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A boire !


descamps
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L'ancienne nouvelle version de mon RP ne me plaisait plus, donc je me suis mis à réécrire le premier chapitre, après le prologue... Voilà ce que ça donne, pour l'instant :) :

 

 

La Forêt de Saphir... Ce lieu magnifique devait son nom aux reflets bleutés le constellant, causés par l'abondance de feuilles bleues dans la ramure des végétaux, ainsi que la multitude de petites mares qui s'y étaient creusées.

Un lieu magnifique... où toutefois quelque chose clochait. L'ambiance habituellement paisible de cette forêt, le frissonnement des feuilles bercées par le vent, la douce lumière de la lune filtrée par le plafond végétal... Tout cela, ce jour-là, semblait comme... empoisonné, délétère. Comme si un mal rongeait ce lieu, et le consommait lentement.

Aërlyn s'en était aperçu depuis quelques minutes déjà, mais n'arrivait pas à localiser la cause de ce phénomène. Il sillonnait la forêt, essayant malgré tout de l'atteindre, mais tout ce qu'il trouvait n'était autre que cette nuance entêtante de l'air, toujours plus oppressante au fur et à mesure qu'il marchait. Peut-être signifiait-ce qu'il se rapprochait de son objectif...

Continuant de s'interroger sur cette anomalie, il écarta les branches basses qui lui barraient le chemin... et se baissa en voyant une ombre flotter dans la clairière. Il se redressa prudemment après quelques instants, mais il n’y avait plus rien.

Le jeune homme s’avança pour inspecter les environs, à la recherche d’éventuelles traces de cette ombre qu’il n’avait pu identifier… Il ne trouva rien. Il décida donc de suivre le seul autre chemin praticable partant de la clairière, espérant la rattraper.

Au fur et à mesure qu’il avançait, l’excitation se mêlait à l’appréhension dans le cœur d’Aërlyn, et il n’aurait su dire lequel prédominait. Au bout d’une minute environ, il vit sur sa droite un arbre dont la ramure penchait sinistrement, et dont les feuilles avaient pris une teinte violette sombre et inquiétante. S’approchant anxieusement, il remarqua que l’arbre était couvert de petits filaments grisâtres et parfois violacés. Il se pencha, avança son bras droit et toucha le tronc de l’arbre mort ; le contact du végétal était désagréable, un peu poisseux. Il retira sa main, et fronça les sourcils. « Qu’est-ce que cela peut bien être ? se demanda-t-il. Quel mal s’est infiltré dans cette forêt ? »

Il poursuivit son chemin en accélérant, pris d’un pressentiment. Plus d’une centaine de pas derrière lui, l’arbre mort frémit et ses branchages s’agitèrent, répandant leur éclat violet autour d’eux…

 

Aërlyn s’arrêta. Sa main droite le démangeait, mais il l’ignora. Au cours des quelques minutes qu’avait durées sa marche accélérée, le jeune homme avait aperçu d’autres arbres morts autour de lui, à une faible fréquence toutefois. Mais là, il avait débouché dans une clairière autour de laquelle seize de ces arbres étendaient leur feuillage sinistre ! Tout, jusqu’au cours d’eau serpentant entre les troncs pourris, brillait faiblement de cette lumière violette, transmettant au jeune homme un message silencieux qui n’admettait aucune fausse interprétation : il n’était pas le bienvenu ! Il se maudit intérieurement de n’avoir rien remarqué plus tôt… pourtant, il se serait juré qu’il avait fait attention au moindre petit détail qu’il aurait pu détecter. Surpris et apeuré, il recula d’un pas, puis d’un deuxième… pour se cogner à un autre arbre couvert de filaments. Il se retourna vivement : son obstacle se trouvait entre lui et le chemin qu’il avait emprunté pour se retrouver ici ! Mais comment un arbre aurait-il pu se déplacer ? Décidant de remettre cette question à plus tard, il plongea en avant et roula sous les branches du végétal. A ce moment-là, il sentit une brûlure dans son dos ; se relevant, il y passa une main, qu’il ramena couverte de sang vers son visage. Il grimaça ; une branche l’avait fouettée, déchirant sa tunique et l’entaillant peut-être sévèrement, d’après la douleur qui lui faisait serrer les dents. Il lui semblait entendre un ricanement en lui, qui lui glaçait les sangs. Le jeune homme se mit à courir, regrettant d’avoir trouvé l’irrégularité qu’il cherchait. Sur son chemin, les arbres corrompus semblaient s’être multipliés…

Quand il parvint là où il avait aperçu l’ombre, il se figea. Il la revoyait désormais, et la distinguait très nettement : une silhouette évoquant vaguement un buste orné d’une tête qui auraient pu être ceux d’un humain s’ils n’avaient pas été formés d’une sorte de fumée noire opaque. Ses bras étaient ornés des épaules jusqu’aux mains de plaques sombres d’apparence métallique, terminées par des lames grises tout aussi sombres. Il ne semblait pas du tout surpris de la présence d’Aërlyn ici. Après avoir poussé un sifflement suraigu – un rire ? – l’ombre prit la parole d’une voix évoquant le raclement d’acier sur une pierre.

– Enfin quelqu’un venu nous nourrir… Nous avons attendu longtemps, mais ton sang nous donnera de quoi nous libérer !

Le timbre de sa voix était si désagréable que des frissons glacèrent le jeune homme. Il tenta de maîtriser sa peur – sans grand succès – et se força à répondre, espérant gagner du temps pour trouver un moyen de s’enfuir.

– Qui êtes-vous, et que me voulez-vous ?

A nouveau ce rire horrible. Puis l’ombre reprit :

– Ce que nous te voulons ? Nous te l’avons déjà révélé ! Nous puiserons notre liberté et notre vie dans ta mort ! Et ce que nous sommes ? Nous ne sommes rien d’autre que les vrais habitants de ce lieu, que les ancêtres de tes frères ont enfermés dans ces arbres enchantés !

– Enchantés ?

– Oui. Ils nous retiennent, nous empêchent de nous échapper à nouveau… Tes frères de sang et de peau ont uni leurs forces pour nous enfermer, car ils craignaient nos pouvoirs… Ton corps sera l’offrande parfaite à notre résurrection !

A ces mots, la silhouette s’élança vers Aërlyn avec une vitesse stupéfiante. Celui-ci eut juste le temps de tendre les bras, ce qui lui permit de dévier les lames de l’ombre et d’éviter de se faire empaler. Néanmoins, le choc se répercutant dans ses épaules fut si fort qu’il perdit l’équilibre et bascula en arrière. Roulant sur le côté, il se releva et courut à toutes jambes. L’ombre se retourna et se lança à sa poursuite.

Quand il fut sur le point de se faire rattraper, le jeune homme bifurqua brusquement et changea de direction sans ralentir. Emportée par son élan, la créature parcourut encore quelques dizaines de pas avant de pouvoir s’arrêter. Quelques précieuses secondes de gagnées… Aërlyn répéta cette manœuvre encore une demi-douzaine de fois, constatant que son poursuivant ne pouvait agir autrement pour l’en empêcher, et conscient que c’était sa seule chance de lui échapper. Il était si près de la lisière de la forêt ! Soudain, le ciel s’assombrit en un instant, jusqu’à plonger le jeune homme dans la pénombre. Il entendait des chuchotements, des sifflements parmi les arbres l’entourant… Puis il vit l’ombre, se lancer vers lui à une vitesse hallucinante, traversant tout ce qui l’entourait comme si rien n’existait, rien d’autre que sa proie… Elle était comme un trou noir dans l’obscurité déjà presque totale qui l’entourait, comme une annonciatrice de la mort… Aërlyn fut pris d’une terreur sans nom. Il voulait courir, fuir à tout prix, mais ses jambes refusèrent de lui obéir. Mais la créature s’arrêta à un pas de lui, comme bloquée par un mur invisible. Elle tenta de le décapiter d’un coup de ses lames incurvées. En vain ; elle se heurtait toujours à ce mur. Alors, le jeune homme comprit ce que l’ombre voulait dire quand elle se disait enfermée. Seuls deux rangées d’arbres le séparaient de la sécurité de la plaine. Après avoir poussé un long sifflement de rage, la silhouette recula lentement, avant de se volatiliser.

Les jambes tremblantes, Aërlyn tomba à genoux. Il avait échappé de justesse à la mort aujourd’hui, et craignait de ne pas avoir autant de chance au cours des lendemains sombres que le mal s’étant abattu sur cette forêt lui laissait craindre…

 

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Ah ! Depuis le temps que j'attends de voir ce que tu écris... :P

Bon, là c'est grave tard et mes yeux sont au bord du suicide, mais dès demain je me penche dessus. ;)

 

EDIT de la mort of do(o)m lol de l'apocalypse :

 

 

Donc !

Maintenant que mes yeux vont mieux et que j'ai dormi quelques heures, j'ai pu m'atteler à la lecture de ton texte !

 

J'avoue ne pas être déçu du tout. Le rythme est bien maîtrisé, tu as une bonne notion du mystère et tu arrives bien à créer les différents sentiments que tu veux faire passer, aucun soucis là-dessus. Seul petit truc : tu gagnerais à essayer de faire des phrases plus courtes lorsque la tension et/ou l'action font crescendo : des phrases courtes augmentent le rythme et donc l'angoisse ressentie par le spectateur, et tu aurais pu accentuer davantage cet effet, surtout à partir du moment où ton personnage commence à fuir et se faire attaquer. :)

Pour l'histoire en elle-même, ce n'est que le premier chapitre, je ne peux donc pas vraiment me prononcer dessus pour le moment. ^^ Néanmoins, j'attends donc d'en lire plus, je compte sur toi !

 

Après, si je voulais vraiment être tatillon et te donner quand même quelques conseils (parce que), il y a quelques tournures ou choix de vocabulaires qui semblent un peu maladroits, mais très peu. :) Je pense notamment au « plafond végétal », où j'aurais plutôt parlé de « voute végétale », donc la forme et la lourdeur me semblent mieux coller à l'ambiance et au décors. Mais encore une fois, je suis pointilleux histoire de. ;)

Et aussi, tu gagnerais à utiliser les Alt-codes pour faire des caractères spéciaux. ^^ Ça te permettrait notamment d'utiliser les tirets cadratins pour tes dialogues (ceux-là : —), parce que les traits d'union que tu utilises se confondent avec les césures. Il y a un très bon exemple de ça dans ton dialogue avec l'ombre, où une césure tombe pile au début d'une ligne, en plein milieu des dialogues. Bon, on comprends quand même hein, mais ce serait un petit gain de clarté appréciable. ^^

Dans le même ordre d'idée, tu peux tenter d'utiliser les blocs d'air des smileys du forum pour faire des alinéas au début de tes paragraphes et de tes dialogues, de même que je pense que tu n'es pas obligé d'utiliser de l'italique de partout. Là c'est juste un avis purement personnel vu que j'aime mieux procéder comme ça (je préfère une mise en page similaire à celle d'un livre, mais ça n'engage que moi !), c'est juste que je trouve que c'est plus clair et agréable à l'œil. :)

 

Sinon, je pense avoir tout dit ! Mention spéciale pour l'orthographe à laquelle je n'ai pas trouvé quoi que ce soit à redire (même si j'ai pu ne pas voir quelque chose bien sûr :P).

Autrement, dans l'ensemble c'est un très bon texte, bien écrit et agréable à lire. J'attends avec impatience que tu daignes nous pondre la suite histoire que je puisse connaître la suite, parce que bon, faire des RP c'est bien, mais après on a des lecteurs voraces à nourrir. :P

 

Bref, bravo !

 

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J'avoue ne pas être déçu du tout. Le rythme est bien maîtrisé, tu as une bonne notion du mystère et tu arrives bien à créer les différents sentiments que tu veux faire passer, aucun soucis là-dessus.

 

Merci, déjà :)

 

Seul petit truc : tu gagnerais à essayer de faire des phrases plus courtes lorsque la tension et/ou l'action font crescendo : des phrases courtes augmentent le rythme et donc l'angoisse ressentie par le spectateur, et tu aurais pu accentuer davantage cet effet, surtout à partir du moment où ton personnage commence à fuir et se faire attaquer. :)

 

Effectivement. J'essayerai de changer ça :P

 

Pour l'histoire en elle-même, ce n'est que le premier chapitre, je ne peux donc pas vraiment me prononcer dessus pour le moment. ^^ Néanmoins, j'attends donc d'en lire plus, je compte sur toi !

 

Eh, j'ai pas l'intention de m'arrêter là ! :D Par contre je ne sais moi-même pas encore comment je continuerai l'histoire. Au feeling ! ^^

 

Après, si je voulais vraiment être tatillon et te donner quand même quelques conseils (parce que), il y a quelques tournures ou choix de vocabulaires qui semblent un peu maladroits, mais très peu. :) Je pense notamment au « plafond végétal », où j'aurais plutôt parlé de « voute végétale », donc la forme et la lourdeur me semblent mieux coller à l'ambiance et au décors. Mais encore une fois, je suis pointilleux histoire de. ;)

Et aussi, tu gagnerais à utiliser les Alt-codes pour faire des caractères spéciaux. ^^ Ça te permettrait notamment d'utiliser les tirets cadratins pour tes dialogues (ceux-là : —), parce que les traits d'union que tu utilises se confondent avec les césures. Il y a un très bon exemple de ça dans ton dialogue avec l'ombre, où une césure tombe pile au début d'une ligne, en plein milieu des dialogues. Bon, on comprends quand même hein, mais ce serait un petit gain de clarté appréciable. ^^

Dans le même ordre d'idée, tu peux tenter d'utiliser les blocs d'air des smileys du forum pour faire des alinéas au début de tes paragraphes et de tes dialogues, de même que je pense que tu n'es pas obligé d'utiliser de l'italique de partout. Là c'est juste un avis purement personnel vu que j'aime mieux procéder comme ça (je préfère une mise en page similaire à celle d'un livre, mais ça n'engage que moi !), c'est juste que je trouve que c'est plus clair et agréable à l'œil. :)

 

Ce n'est pas faux, pour le vocabulaire, j'ai pas trouvé la masse de mots à utiliser sur les arbres ^^

Pour les tirets, j'avais mis des tirets cadratins sur word, mais il semblerait qu'ils ne soient pas restés en passant sur minefield. My bad, j'aurais dû vérifier ^^

Ok pour les alinéas — encore une chose que je fais sur word sans changer après ^^ — et pour l'italique, c'est un truc que je fais de temps en temps sur les rp courts — quand ils sont plus longs, je préfère éviter parce voilà.

 

Sinon, je pense avoir tout dit ! Mention spéciale pour l'orthographe à laquelle je n'ai pas trouvé quoi que ce soit à redire (même si j'ai pu ne pas voir quelque chose bien sûr :P).

Autrement, dans l'ensemble c'est un très bon texte, bien écrit et agréable à lire. J'attends avec impatience que tu daignes nous pondre la suite histoire que je puisse connaître la suite, parce que bon, faire des RP c'est bien, mais après on a des lecteurs voraces à nourrir. :P

 

Bref, bravo !

 

Merci encore, et merci pour les conseils ;)

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Bon, double post mais voilà. Tu trouves ça mieux comme ça Dom ? :)

 

:air: La Forêt de Saphir... Ce lieu magnifique devait son nom aux reflets bleutés le constellant, causés par l'abondance de feuilles bleues dans la ramure des végétaux, ainsi que la multitude de petites mares qui s'y étaient creusées.

:air: Un lieu magnifique... où toutefois quelque chose clochait. L'ambiance habituellement paisible de cette forêt, le frissonnement des feuilles bercées par le vent, la douce lumière de la lune filtrée par la voute végétale... Tout cela, ce jour-là, semblait comme... empoisonné, délétère. Comme si un mal rongeait ce lieu, et le consommait lentement.

:air: Aërlyn s'en était aperçu depuis quelques minutes déjà, mais n'arrivait pas à localiser la cause de ce phénomène. Il sillonnait la forêt, essayant malgré tout de l'atteindre, mais tout ce qu'il trouvait n'était autre que cette nuance entêtante de l'air, toujours plus oppressante au fur et à mesure qu'il marchait. Peut-être signifiait-ce qu'il se rapprochait de son objectif...

:air: Continuant de s'interroger sur cette anomalie, il écarta les branches basses qui lui barraient le chemin... et se baissa en voyant une ombre flotter dans la clairière. Il se redressa prudemment après quelques instants, mais il n’y avait plus rien.

:air: Le jeune homme s’avança pour inspecter les environs, à la recherche d’éventuelles traces de cette ombre qu’il n’avait pu identifier… Il ne trouva rien. Il décida donc de suivre le seul autre chemin praticable partant de la clairière, espérant la rattraper.

:air: Au fur et à mesure qu’il avançait, l’excitation se mêlait à l’appréhension dans le cœur d’Aërlyn, et il n’aurait su dire lequel prédominait. Au bout d’une minute environ, il vit sur sa droite un arbre dont la ramure penchait sinistrement, et dont les feuilles avaient pris une teinte violette sombre et inquiétante. S’approchant anxieusement, il remarqua que l’arbre était couvert de petits filaments grisâtres et parfois violacés. Il se pencha, avança son bras droit et toucha le tronc de l’arbre mort ; le contact du végétal était désagréable, un peu poisseux. Il retira sa main, et fronça les sourcils. « Qu’est-ce que cela peut bien être ? se demanda-t-il. Quel mal s’est infiltré dans cette forêt ? »

:air: Il poursuivit son chemin en accélérant, pris d’un pressentiment. Plus d’une centaine de pas derrière lui, l’arbre mort frémit et ses branchages s’agitèrent, répandant leur éclat violet autour d’eux…

 

:air: Aërlyn s’arrêta. Sa main droite le démangeait, mais il l’ignora. Au cours des quelques minutes qu’avait durées sa marche accélérée, le jeune homme avait aperçu d’autres arbres morts autour de lui, à une faible fréquence toutefois. Mais là, il avait débouché dans une clairière autour de laquelle seize de ces arbres étendaient leur feuillage sinistre ! Tout, jusqu’au cours d’eau serpentant entre les troncs pourris, brillait faiblement de cette lumière violette, transmettant au jeune homme un message silencieux qui n’admettait aucune fausse interprétation : il n’était pas le bienvenu ! Il se maudit intérieurement de n’avoir rien remarqué plus tôt… pourtant, il se serait juré qu’il avait fait attention au moindre petit détail qu’il aurait pu détecter. Surpris et apeuré, il recula d’un pas, puis d’un deuxième… pour se cogner à un autre arbre couvert de filaments. Il se retourna vivement : son obstacle se trouvait entre lui et le chemin qu’il avait emprunté pour se retrouver ici ! Mais comment un arbre aurait-il pu se déplacer ? Décidant de remettre cette question à plus tard, il plongea en avant et roula sous les branches du végétal. A ce moment-là, il sentit une brûlure dans son dos ; se relevant, il y passa une main, qu’il ramena couverte de sang vers son visage. Il grimaça ; une branche l’avait fouettée, déchirant sa tunique et l’entaillant peut-être sévèrement, d’après la douleur qui lui faisait serrer les dents. Il lui semblait entendre un ricanement en lui, qui lui glaçait les sangs. Le jeune homme se mit à courir, regrettant d’avoir trouvé l’irrégularité qu’il cherchait. Sur son chemin, les arbres corrompus semblaient s’être multipliés…

:air: Quand il parvint là où il avait aperçu l’ombre, il se figea. Il la revoyait désormais, et la distinguait très nettement : une silhouette évoquant vaguement un buste orné d’une tête qui auraient pu être ceux d’un humain s’ils n’avaient pas été formés d’une sorte de fumée noire opaque. Ses bras étaient ornés des épaules jusqu’aux mains de plaques sombres d’apparence métallique, terminées par des lames grises tout aussi sombres. Il ne semblait pas du tout surpris de la présence d’Aërlyn ici. Après avoir poussé un sifflement suraigu – un rire ? – l’ombre prit la parole d’une voix évoquant le raclement d’acier sur une pierre.

— Enfin quelqu’un venu nous nourrir… Nous avons attendu longtemps, mais ton sang nous donnera de quoi nous libérer !

Le timbre de sa voix était si désagréable que des frissons glacèrent le jeune homme. Il tenta de maîtriser sa peur – sans grand succès – et se força à répondre, espérant gagner du temps pour trouver un moyen de s’enfuir.

— Qui êtes-vous, et que me voulez-vous ?

A nouveau ce rire horrible. Puis l’ombre reprit :

— Ce que nous te voulons ? Nous te l’avons déjà révélé ! Nous puiserons notre liberté et notre vie dans ta mort ! Et ce que nous sommes ? Nous ne sommes rien d’autre que les vrais habitants de ce lieu, que les ancêtres de tes frères ont enfermés dans ces arbres enchantés !

— Enchantés ?

— Oui. Ils nous retiennent, nous empêchent de nous échapper à nouveau… Tes frères de sang et de peau ont uni leurs forces pour nous enfermer, car ils craignaient nos pouvoirs… Ton corps sera l’offrande parfaite à notre résurrection !

:air: A ces mots, la silhouette s’élança vers Aërlyn avec une vitesse stupéfiante. Celui-ci eut juste le temps de tendre les bras, bloquant ceux de l'ombre. Ses lames furent déviées, passant à quelques centimètres du plexus solaire du jeune homme. Néanmoins, le choc se répercutant dans ses épaules fut si fort qu’il perdit l’équilibre et bascula en arrière. Roulant sur le côté, il se releva et courut à toutes jambes. L’ombre se retourna et se lança à sa poursuite.

:air: La créature se mouvait si rapidement... Sur le point de se faire rattraper, il bifurqua brusquement sans ralentir. Emportée par son élan, la créature continua dans la mauvaise direction. Elle finit par se retourner, gagnant inexorablement du terrain... Nouveau détour. Encore quelques précieuses secondes de gagnées... Aërlyn s'efforçait de ne pas réfléchir ni se retourner. Il sentit à nouveau le souffle brûlant de son poursuivant dans son dos... Il plongea sur le côté, se rattrapa en roulant et reprit sa course. Il commençait à peiner à conserver son rythme, tandis que l'ombre ne montrait pas le moindre signe de fatigue... Les branches basses lui griffaient la peau, et des gouttelettes de sang perlaient sur ses bras et son visage. Il trébucha, manqua tomber... Il se retourna, plongea directement sous l'ombre, se releva maladroitement... Il avait entendu les lames siffler juste sous ses oreilles... Sa stratégie semblait cependant lui avoir donné assez de temps. Mais ses poumons étaient en feu, et chaque respiration était un supplice. En regardant en arrière, il crut lire de la peur dans les yeux de son poursuivant. Délirait-il déjà ? Il fallait qu'il tienne quelques secondes encore... Il était si près de la lisière de la forêt ! Soudain, le ciel s'assombrit en un instant, jusqu'à plonger le jeune homme dans la pénombre. Il entendait des chuchotements, des sifflements parmi les arbres l'entourant... Puis il vit l'ombre, se lançant vers lui à une vitesse hallucinante, traversant tout ce qui se trouvait sur son chemin, comme si rien n'existait, rien d'autre que sa proie... Elle était comme un trou noir dans l’obscurité déjà presque totale qui l’entourait, comme une annonciatrice de la mort… Aërlyn fut pris d'une terreur sans nom. Il voulait courir, fuir à tout prix, mais ses jambes refusaient de lui obéir. Un étau glacial enserrait son cœur et comprimait ses poumons, tandis que l'ombre était sur lui... Mais la créature s'arrêta à un pas de lui, comme bloquée par un mur invisible. Elle tenta de le décapiter d’un coup de ses lames incurvées. En vain ; elle se heurtait toujours à ce mur. Alors, le jeune homme comprit ce que l’ombre voulait dire quand elle se disait enfermée. Seuls deux rangées d’arbres le séparaient de la sécurité de la plaine. Après avoir poussé un long sifflement de rage, la silhouette recula lentement, avant de se volatiliser.

:air: Les jambes tremblantes, couvert de sang, frémissant de terreur et de douleur, Aërlyn tomba à genoux. Il avait échappé de justesse à la mort aujourd’hui, et craignait de ne pas avoir autant de chance au cours des lendemains sombres que le mal s’étant abattu sur cette forêt lui laissait craindre…

 

 

Je l'ai pas mal continué, mais je n'ai pas encore achevé la deuxième partie du chapitre — ou deuxième chapitre, aucune idée — donc j'attends de voir ce que ça donnera ^^

 

Ah et au fait, j'ai pas oublié pour ton plussoiement :D

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Je suis dedans ?

 

x)

 

Tu es dans la première version de mon rp, qui sera peut-être la suite de celui-là. Il prend place avant mon rp paysan pour l'instant, donc tu risques pas de t'y retrouver ^^

Normalement je reprendrai l'histoire de l'ancienne version de mon rp, donc oui tu seras dedans.

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Bon matin !

Je m'emmerdais dans mon cours théorique de châssage, alors j'ai moi aussi commencé à écrire un petit RP. Il était complètement random mais m'a le transformer en « L'origine de Karibous ». En voici donc le début :

:air: Dans une caverne sombre aux murs tapissés de cristaux, une créature cachée sous son ample cape noir comme la nuit entonnait un chant tribal. L'écho de sa voix, grave et gutturale, emplissait la grotte et résonnait contre ses parois, plongeant l'être dans une léthargie. Assis sur le sol froid et humide, il continua son rituel des heures durant, jusqu'à ce que des secousses ébranlent son antre. Sortant de sa torpeur, il releva la tête, laissant entrevoir l'ombre d'un sourire sur son visage...

 

:air: Lorsqu'il nous est apparu pour la première fois, c'était durant la nuit, alors que la lune était rouge sang et la neige qui soufflait dans le ciel tombait, noire comme la suie. L'alarme était sonnée dans la ville fortifiée et l'armée était sur son pied de guerre. Le commandant aboyait des ordres à ses soldats, leur armure enfilée à la hâte par-dessus leur pyjama, couverts de poneys pour certains. Malgré leur visage ensommeillé, ils étaient prêt à mener le combat contre leurs assaillants. Soudain, un garde surgit en trombe d'une ruelle et s'arrêta devant le commandant.

 

:air: « Chef, commença-t-il, c'é moé quya sonné l'alarme, j'cré ben qu'on nous attaque simonac.

– Comment çô tu crés esti, répondit son supérieur, on câliss pô la cloche pour'à rien tabarnak !

– S'ta cause que moé pis Robert on watchait les arbres qui flyaient dins air à cause d'la tempayte de nâïge pis lô on a vu une criss de grosse patente volante au d'sus du villâge pis à part de'd'ça, queques secondes plusse târd, y'avait des esti de big flammes qui flashaient comme un boule disco.

– Câliss ! J't'ai dit de stopper el'fumage de sirop varge, m'a te foutte éplucheur de potate esti, je suis tanné en sacrament de't'voér crisser la marde icitte !

– Ouais mais siboire, s't'à cause que... tenta de se défendre le garde.

– Criss-moé patiente pis décâliss l'alarme avant que j'te sacre din cachots à coups d'pieds dan'l'cul !

 

:air: Un rugissement d'une puissance inouïe l'interrompit alors et, se bouchant les oreilles, de nombreux soldats rompirent les rangs, tombant au sol, vaincus par la douleur provoquée par ce cri infernal. Une fois celui-ci terminé, le commandant ordonna au guerriers encore valide de reprendre leur formation bacon à l'érable pour pouvoir affronter la menace. C'est alors qu'un jet de feu fendit le ciel, l'illuminant, laissant apparaître la créature.

 

:air: C'était un immense quadrupède ailé dont les cornes s'allongeaient en se ramifiant. Ses yeux brillant de haine et de colère laissaient entrevoir la noirceur de son âme et la puissance qu'il irradiait était telle, que les soldats durent en détourner le regard. Ils se trouvaient devant Gérald, le mythique Karibou-dragon...

 

 

N'hésitez pas à me laisser un avis !

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Haha, super Pcote x)

 

Au fait Dom, tu as lu le Signe de K1 ?

Non, j'ai déjà 7 bouquins en cours sur ma table de chevet, je vais me calmer un peu sur la lecture pour le moment. xD

 

:D Eh bien bonne chance quand tu essayeras de trouver le sommeil alors ^^

En tout cas, je te le conseille pour quand tu auras fini tes autres livres x)

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Dormir ? C'est quoi ce truc ? :0

Non mais du coup j'ai établi un roulement, je lis un peu d'un livre différent chaque jour. :)

 

Haha, j'en serais pas capable moi ^^ Quand je lis un livre j'ai toujours trop envie de le continuer pour passer sur un autre :)

C'est quels livres, pour savoir ?

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J' ai mis à jour ma signature :D

 

Sur le coup, je trouve ma mémoire à l'image de mon sens de l'orientation. Quelle est la phrase que tu as rajoutée ? :D

 

La Trilogie des Fourmis, L'Épée de Vérité tome 6, La Huitième Couleur des Annales du Disque monde, Les Annales de la Compagnie Noire, À la Croisée des Mondes, et Les Seigneurs des Runes. :)

 

Je connais que l'Epée de Vérité, le Disque-monde et A la Croisée des mondes, mais si tu me dis qu'il y a en plus Goodkind et Pratchett dans les 6 livres que tu lis, je comprends encore moins comment tu peux interrompre ta lecture :P

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Ça reste parmi les livres que je lis le plus, avec les Fourmis. J'ai commencé des livres, puis d'autres parce qu'ils m'intéressaient, et au final je me retrouve avec plein de trucs entamés. :P Et puis j'adore lire et je lis beaucoup, donc se dépayser de temps en temps en changeant de style d'écriture permet de varier. :) Vu que derrière j'écris aussi beaucoup ça me permet de ne pas trop m'imprégner du style d'un auteur en particulier, à force ça finit par déteindre sur moi. x)

 

Sinon, mis à part Les Seigneurs des Runes que j'ai pris par curiosité et que je ne connais que très peu pour en avoir un vrai avis, je te conseille vraiment les Fourmis de Bernard Werber et les Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook, ce sont des must have que tu te dois d'avoir lu. :) Les Fourmis est une vraie expérience très dépaysante et inhabituelle en plus d'être originale, et la Compagnie Noire, bien que très sombre, et devenu un pilier de la Fantasy moderne qu'il faut connaitre. :)

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