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Alkkatraz

Recensement des textes Nain

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Galianör

 

"L'Histoire de Galianör" par Galaoud :

 

"Hola tavernier! Une bière pour moi et tournée générale pour tous ceux qui daignent entendre mon histoire! Car je vais vous raconter l'histoire d'un nain et d'un vrai, d'un nain qui vient des montagnes glacées du Nord et quand je dis au Nord c'est bien loin d'ici, dans une contrée très lointaine!

Et je peux vous dire qu'après un long voyage comme ça, chez nous, on fète l'arrivée avec une bière!!

 

Pour commencer je m'appelle Galaoud et je suis né dans le clan des Beaux-Barbus. Durant mon adolescence je passais mon temps à la mine: la forge et les minerais me passionaient et je m'y rendais avec mon ami Braam du clan des Barbes-Dures qui lui était voué à devenir mineur; malheureusement j'étais, moi, voué à devenir bûcheron. A cause de ma lignée spécialisée dans le bois depuis des siècles je n'avais pas le droit d'exercer un autre travail; c'est pour vous dire que chez les Nains, la société est très codifiée parce que sinon ça devient vite n'importe quoi: par exemple on n'a pas le droit de boire plus de 6 bières par repas. J'étais donc destiné à couper du bois pendant toute ma vie. Vers 20 ans je me rendis à mon initiation militaire et j'allai faire la guerre contre les Gobelins dans les mines de l'Est; J'avouerai que cette expérience m'a bien plu et que ça m'a donné le goût de l'aventure. Après deux ans de guerre, ayant libéré la mine de l'Est, je rentrai chez moi heureux de revoir ma belle ville: Traagh. A partir de ce moment mon père me prépara au métier de bûcheron et ce plusieurs fois par semaine. Je continuai pourtant à me rendre à la mine pour exercer ma passion. Seulement, à ma 58ème année (c'est très jeune pour un Nain) mon père, lors d'un repas à la taverne, èvoqua clairement que je devrais sans doute reprendre la firme familiale dans peu de temps. Cet évènement me fit prendre consience qu'il fallait faire quelque chose, ne pouvant me résigner à ce destin; Je me décidai donc à partir lorsque j'aurai atteint ma majorité (60 ans chez les nains). Pendant 2 années j'ai économisé pour préparer mon grand voyage et le jour de ma majorité je déposai un message d'adieu à mes parents et je partis; ce fut le début d'un long voyage...

 

-Boit une grosse gorgée de bière-

"HAAAAA! ça fait toujours du bien une bonne petite bière. J'en étais où déjà? Ha oui, mon histoire. Je venais de partir de Traagh je crois. A partir de ce moment là, il faut avouer que je ne savais pas vraiment où aller. Au début je pensais que je partirai vers l'Ouest pour trouver une autre ville naine, où je puisse trouver un travail à la mine; mais je ne pourrai pas résider là-bas longtemps avant qu'on ne me retrouve. Non, il fallait partir loin, très loin, le plus loin possible! Alors je referai ma vie, je me créerai une mine, je rencontrerai des populations inconnues. Ca c'était l'aventure comme je l'aimais! Enfin décidé, je décidai donc de partir vers le Sud, avec quelques rations, une bourse bien remplie à la ceinture ainsi qu'une bonne hache naine en acier pour me protéger dans le cas de mauvaises rencontres. Ainsi débuta mon long périple...

Tout d'abord il fallait descendre la montagne, ce qui présentait une bonne distance et il faudrait passer par des villages nains. Je me couvris donc d'une tunique à capuche pour cacher mon visage, supportant les regards intrigués tournés vers moi lorsque je me rendais à la taverne et la menace permanente d'être découvert. Après environ 1 semaine, j'apperçu enfin la première trace de verdure. C'est pour vous dire que je n'avais jamais vu ça! Et oui, ça doit vous paraître sidérant, mais je n'avais jamais vu d'herbe de toute ma vie! Chez nous ce n'est que de la roche, de la neige, du fer, des minéraux et quelques sapins dont la coupe est réservée aux familles bûcheronnes telles que la mienne. Cet aspect si peu connu de la vie: la végétation, me remplit de courage et ravivat mon entousiasme. Si bien que je descendis la montagne en me ruant vers la vallée, animé par la soif de l'aventure! Je continuai ainsi tout le long de la montagne, jusqu'à m'arrêter dans la vallé, essouflé. Appercevant un village sur le flanc d'une colline je décidai de m'y arrêter pour la nuit et de reprendre des forces. Je ne me cachais plus mais j'essayais quand même de rester discret, car étant nain, tout le monde me remarqua tout de suite lorsque j'entrai dans la taverne. Je pris un bon repas et je partis de bonne heure le lendemain: une aventure vers des terres inconnues m'attendait. Je commençai par longer les collines et me dirigeai à travers la vallée. Rien d'intéressant ne se produisit durant cette journée ni même dans les 10 prochains jours. Je passai de village en village, suivant toujours le chemin de la vallée. Je crois me rappeler que le temps fut pluvieux, et la pluie c'est bien moins agréable que la neige! Ce n'était pas vraiment va vision de l'aventure... Enfin, après donc 11 jours de marches je m'arrêtai dans un village à l'orée d'une forêt. Et lorsque je décrivis le but de mon voyage au tavernier et ma volonté de traverser la forêt, tous les yeux se tournèrent vers moi et le bruit cessa. Seuls quelques cuchotements persistèrent, intrigués. Le tavernier chuchota alors d'une vois presque inaudible:

-La forêt... Elle est maudite! Tous ceux qui y sont entrés n'en sont jamais sortis.

Je répondis, téméraire, aucunement appeuré par ces racontards:

-Et bien j'y irai, moi, les nains n'ont pas peurs des mines ils n'auront pas peur des forêts!!

Et laissant sans voix les villageois, je me dirigeai vers ma chambre.

Le lendemain je me préparai pour la traversée de la forêt soi-disant maudite et pris une bonne collation.

Je partis selon mes habitudes de bonne heure et m'engouffrai dans les pénombres de la forêt, devant le regard effaré des villageois présents. Je n'étais absolument pas habitué aux forêts. Et je me rendis compte plus tard qu'elle était particulièrement tortueuse d'ailleurs. Je me dirigeai tant bien que mal à travers les fougères et les hautes herbes, aggacé par l'humidité ambiante et la terre instable s'éfritant sous mes bottes. Malgré tous mes efforts je n'arrivai pas à traverser la forêt avant la nuit. J'entrepris donc de construire un cabanon en vitesse avec de grosses branches, je fis aussi un feu pour éloigner les bêtes sauvages. Grave erreur!! Si le feu éloigne les bêtes sauvages, il ne fait qu'attirer les monstres. Ainsi, tard dans la nuit, je fus réveillé par un bruit effroyable, un râle puissant et rauque qui se rapprochait de plus en plus; jentendis plus loin des bruits de cliquetis, comme un claquement d'os et je perçu des petits couinements aigus, accompagnés de petits bruits de pas rapides et réguliers. Je saisis ma hache, les grognements se rapprochaient de plus en plus. La peur me saisit. Les bruits s'amplifiaient. Je serrais ma hache de plus en plus fort entre mes doigts, mon souffle s'accélérant. Soudain j'entendis le râle comme si on me le criait dans les oreilles et une puanteur envahit l'atmosphère; tous mes visiteurs semblaient se rapprocher. Soudain une flèche percuta ma cabane, suivit par une volée entière dont je sentis le choc contre le bois. Le souvenir des batailles dans les mines me revint et mon courage se raviva: qu'ils y viennet j'allais tous les broyer sans faire de quartier! Et soudain une main verdâtre en putréfaction traversa ma porte: ma réaction fut immédiate, j'écrasai ma hache sur l'avant bras et il tomba par terre: l'odeur était horrible. Mais le combat ne faisait que commencer: loin de tout, en pleine nuit, dans une forêt dense et touffu, seul dans une cabane en bois sans armure ni protection et avec pour seule arme ma bonne hache naine j'allai devoir affronter une horde de monstres invisibles qui pouvaient me toucher à distance sans même que je puisse me défendre. La nuit s'avèrait plus compliquée que prévu...

 

Un cri effroyable retentit soudain, si aigu et strident que j'ai bien cru perdre mes deux oreilles:

je vis par le trou formé dans la porte que la créature verdâtre que j'avais combattu s'abattait sur le sol, transpercée de flèches, inerte. Apparemment mes agresseurs ne s'importaient pas beaucoup de leurs congénères. Je vis alors une flèche se diriger tout droit vers moi et j'eu à peine le temps de bondir sur le côté qu'elle traversa ma petite cabane et se planta dans le bois. J'entrepris d'arracher une planche afin de l'utiliser en guise de bouclier. La nuit s'assombrissait et le feu était éteint. Les flèches fusaient et des cris et bruits venaient de toutes parts autour de moi: paniqué je ne voyais que faire d'autre que rester caché dans ma modeste installation. Soudain j'entendis un bruit proche, extrêmement proche, comme un bruit de mêche qu'on allume, et j'eu à peine le temps d'entrevoir une immondité verdâtre, difforme et sans singularité apparente que la moitié des planches formant ma cabane explosèrent dans une détonation effroyable! Sous le choc je ne me rendis pas tout de suite comppte que mon bras gauche tenant le bouclier improvisé était transpercé d'une multitude d'éclats. A partir de ce moment mes mémoires sont un epu trouble: les flèches fusent de partout, je hurle inconsciemment et tente de me frayer un passage à travers la forêt touffue et les hordes de monstres. Je vois du sang, je ne sais pas à qui il appartient. Quelque chose me mort la jambe, je sens un choc sur la planche que je tiens: elle tombe. Une flèche me percute l'épaule et après un instant dont je ne saurais déterminer la durée mon pied heurte quelque chose et je perds conaissance.

 

Je me réveille dans une petite maison ronde en bois bien amménagée: je suis installé dans un lit confortable et je perçois une belle femme de peau bleue à mon chevet. Elle est grande et mince, ses cheveux sont noirs, ses oreilles longues et pointues et elle a les doigts palmés. Je crois que sa peau était aussi parsemé de micro-écailles bleues. Elle portait un pantalon court en cuir ainsi qu'un haut sans manches en cuir. Des couteaux de chasse différentes tailles et de différentes formes étaient accrochés à sa ceinture. Je voulus me redresser un peu pour mieux admirer le décor qui m'entourait mais je sentis des douleurs à l'épaule, au bras gauche et à la jambe: je ne pus que m'affaler misérablement sur mon lit provisoire, ce qui fit prononcer de exclamations à la femme bleue. Mes douleurs me rappelant la nuit de la veille je demandai:

"-Où suis-je?

-Dans mon cabanon, plus exactement situé dans un village ondin.

-Ondin? Et comment suis-je arrivé ici?

-Hier, alors que je profitais de la nuit pour faire la pêche a poulpe, j'ai entendu des bruits effroyables, ja savais que la forêt était maléfique mais les monstres et diverses créatures ne se rendent jamais jusqu'au lac. Alors j'ai sorti la tête de l'eau et je vous ai vu, affolé, sortant de la forêt en hurlant et poursuivi par une horde de monstres. Vous avez alors trébuché contre la racine d'un arbre sur la rive et vous avez plongé dans l'eau. Vos poursuivants ont tenté de vous suivre pour vous emporter mais vous étiez déjà trop loin de la rive et ils ne savent pas nager, les squelettes archers n'ont pas tenté de vous toucher de leurs flèches, sûrement qu'ils pensaient que vous ne surviveriez pas, que vous couleriez ou que vous vous feriez empoisonné par des poulpes. J'ai donc attendu le temps de m'assuerer qu'ils soient bien partis et je vous ai apportés ici.

-Mais où es situé votre village au juste?

-Ha oui j'avais oublié ce détail, bien qu'il soit relativement important...

Comme vous l'avez sûrement reamarqué les Ondins sont des créture des eaux; et pour avoir le moins d'ennuis possibles avec la surface, nous préférons construire nos villages sous l'eau, dans d'immenses bulles flottantes infranchissables par des êtres impures. Cette bulle ets maintenue en place toute la journée par un rituel continu alimenté par les anciens du village. Vous vous demandez sans doute pourquoi nous avons décidé de construire d'immenses bulles d'oxygène alors que nous pouvons respiere sous l'eau, et bien c'est simplement parce que l'air est plus agréable pour notre appareil respiratoire, que la construction y est plus simple et que notre bulle permet de déplacer le village. En effet nous n'avons pas placé notre village au fond du lac mais notre bulle flotte bien dans l'eau, et on peut choisir sa trajectoire!

-Incroyable!

-Et ce n'est que l'un des nombreux pouvoirs des Ondins, dit-elle fièrement.

-Est-ce que vous pensez que votre village acceptera de me déposer au point le plus au Sud du lac?

-Il faudra en référer au conseil.

-Un conseil? Je regrettai d'avoir prononcer ces mots, ayant eu les preuves auparavant des capacités apparentes de mon hôte à être extrêmement bavarde...

L'Ondine reprit son discours:

-En fait, l'organisation de notre conseil est assez compliquée, l'ensemble des habitants du village en âge mûre élisent vingt chefs chargés chacun d'une tâche différente de la vie de la communauté. Ces vingt chefs élisent l'Archondin, le représentant de notre village et le principal gérant de la communauté. Il dirige le village et les vingt chefs. A cela s'ajoute le cercle des Anciens, composé des cinquante membres les plus sages du village, les Anciens sont très respectés et peuvent appliquer leur droit de veto sur tout choix et toute décision. Une réunion du conseil est composée de l'ensemble des membres du conseil et de cent citoyens du village. Les décisions sont ainsi prises par le vote, sachant que les anciens peuvent prendre s'ils le veulent la décision au nom du village.

-Votre organisation est des plus complexes... Dis-je un peu abasourdie.

-C'est le moins qu'on puisse dire, mais au moins ça fonctionne bien et ça évite les problèmes.

-Quand pourrons-nous nous présenter?

-Il faut que je m'y rende pour programmer l'heure à laquelle nous serons reçus; mais maintenant il est temps de manger! J'ai mis du poisson à cuire dans le four à braises, il a l'air prêt, ça va faire du bien de manger.

-Ne m'en parlez pas, je pourrais avaler un ours entier!

-L'Ondine posa une petite table en bois à côté du lit et installa un coussin à côté. Elle se rendit ensuite au four à braises et apporta un gros poisson aromatisé aux algues du lac sur un plat en terre cuite. Elle le posa sur la table et repartit chercher dans un coffre un flacon contenant un breuvage vert clair qu'elle posa près de moi.

-Tenez c'est bon pour la cicatrisation des blessures, dit-elle en me le présentant.

Je bus l'étrange breuvage qui avait un goût de champignon.

Nous mangeâmes avec un gros appétit et le poisson fut vite dévoré. Mon hôte alla ensuite nettoyer et ranger nos assiettes et le plat et elle posa la carcasse du poisson près de la porte.

-Je l'amènerai à la fausse commune à ma prochaine sortie.

Puis elle revint s'asseoir près de moi.

Je vais m'absenter une petite heure, le temps de prévenir le conseil et d'aller chercher un vieil ami qui pourra mieux soigner tes blessures. Essayez de dormir, ça vous fera du bien.

-Je me suis réveillé à l'heure du déjeuner!

-Ah oui, c'est vrai... Désolé mais pour l'instant il va falloir rester au lit et être raisonnable; à toute à l'heure. Dit-elle en refermant la porte derrière elle, me laissant seul dans la petite cabane.

Je me suis remémoré les évènements de la veille durant cette heure et j'écoutais les bruits provenant des alentours: apparemment le village était très vivant, les gens se saluaient amicalement, comme s'ils se connaissaient tous. Perdu dans mes réflexions, je ne sentis pas le temps passer; la porte s'ouvrit et me sortit de ma torpeur. L'Ondine s'exclama:

-Nous sommes reçus demain matin au conseil et j'ai demandé mon ami du cercle des Anciens de venir; entrez Zaraël.

-Merci bien Aquiala.

Voyant que j'arborais un air surpris elle reprit:

-C'est vrai, j'ai oublié de faire les présentation, je m'appelle Aquiala et, dit-elle en se tournant vers Zaraël tout en me désignant de la main, il se nomme... Comment vous appelez vous?

-Je me nomme Galaoud des Beaux-Barbus! Du peuple nain!

-Je connais cette famille, elle est fort sympathique. Répondit Zaraël

-Vous avez dû faire du voyage! M'exclamais-je.

-En effet j'ai beaucoup voyagé... Où sont vos blessures, jeune nain?

-Elles sont à l'épaule droite, au bras et à la jambe droite.

L'Ancien s'approcha de mes blessures et retira les bandages qu'avait fait Aquiala.

-Bien, oui... Ça n'a pas l'air bien grave... Je vais enduire avec une pommade spéciale et prononcer quelques incantations, ensuite je remettrai vos bandages et vous serez parfaitement en forme pour demain.

Le vieil Ondin étala la pommade sur mes blessures et prononça des phrases dans une langue inconnue , à l'accent chantant.

-C'est de l'Ondin antique, précisa Aquiala, nous parlions cette langue avant d'employer la langue universelle imposée par le Seigneur des Très Hautes Terres sur l'intégralité du monde.

L'ancien s'arrêta et remit les bandages.

-J'ai fini, déclara-t-il. Bougez le moins possible jusqu'à demain et ne touchez pas aux blessures.

Je dois y aller, j'ai à faire au conseil.

Je le remerciai et nous lui souhaitâmes au revoir. Il sortit et referma la porte derrière lui.

-Bon, je vais pêcher, ne gesticulez pas trop dans votre lit, déclara Aquiala avant de refermer la porte derrière elle à son tour.

Ainsi je me retrouvais encore seul, dans l'ennui le plus profond. Aquiala revint quelques temps plus tard, en traînant deux gros poissons derrières elle.

-Ce qui est bien dans ce lac, c'est qu'il y a des gros poissons, s'écria-t-elle.

-Apparemment! Je n'ai jamais vu d'aussi gros poissons. Chez nous, dans les lacs gelés, on ne trouve que de vulgaires petits poissons à moitié congelés.

La femme bleue mit un poisson dans le four et l'autre dans un coffre remplit de sel avant de s'asseoir sur un coussin.

-Vous avez moins mal?

-Je crois que ça va un peu mieux...

-Vous devez avoir faim

-Je n'aurais rien contre quelque chose à me mettre sous la dent en effet.

Aquiala alla alors chercher le poisson et nous nous mîmes à manger. Le repas fini, l'Ondine me souhaita bonne nuit et se retira dans sa chambre. Je n'eu pas trop de mal à dormir et fus réveillé de bonne heure:

-Allez il faut se réveiller,la réunion du conseil est dans deux heures dit Aquiala d'un pas pressé, se dirigeant vers l'établi de cuisine.

-J'ai bien dormi! Déclarais-je

-Ces déjà une bonne nouvelle; et vos blessures?

-Ah, et ben, tiens! Je n'ai plus rien, c'est un miracle!

-C'est donc que le sort a fonctionné.

Elle apporta des galettes de blé avec un gros pot en verre rempli d'un contenu pâteux.

-Nous avons des plantations au Sud du village, c'est ce qui nous permet de faire des galettes et d'autres plats à base de céréales. Sinon nous allons aussi cueillir dans la nature et chasser, les rivages sont très riches. Cette préparation qui a l'air de vous intriguer est créée à partir d'algues et de tentacules de poulpes, il suffit d'y rajouter du sucre qu'on trouve dans les canes à sucres sur la rive et c'est excellent. Ça se mange en la tartinant sur les galettes, vous voulez goûter?

-Oui, qui ne tente rien n'a rien.

La fille me tendit la tartine et je mordit à pleine dents dedans. Je sentis tout d'abord le croquant de la galette puis je sentis la consistance pâteuse, elle avait un goût assez particulier, difficile à décrire, on sentait le goût sucrée, l'arrière goût de l'algue non déplaisant et la présence de la tentacule de poulpe, goût étrange, étranger à mon palis, mais bon. Ainsi je finis très vite ma galette et j'en redemandai une autre, puis deux, et ceci jusqu'à ce que je n'aie plus faim.

-Et bien vous avez bon appétit ce matin! déclara Aquiala.

-Cette confiture est excellente! Le monde entier devrait la connaître.

-C'est bien gentil de votre part, c'est une spécialité de notre village. Ah,nous devons y aller, le cadran solaire m'indique qu'il est 7h30 et nous devons être au conseil à 7h50. Si nous partons maintenant nous devrions être à l'heure, alors en avant!

Nous nous mîmes alors en route et je pus ainsi visiter le joli village des Ondins. Les rues étaient bien disposées, les gens aimables, ma compagnonne saluait la plupart des passants, qui le lui rendaient. La bulle qui entourait le village était extraordinaire! On voyait les poissons se balader, comme si de rien n'était, la bulle s’intégraient sans problèmes au décor. La vie ici paraissait tellement belle, joyeuse et remplie de vie que je me demandai si si je ne ferais pas mieux de rester ici... Mais non, je devais créer une mine, une vraie, et reformer une communauté de nains, sans hiérarchie sociale et sans attribution de métiers. Après un petit moment Aquiala déclara en montrant un grande bâtisse circulaire:

-Voilà le conseil! Nous sommes à l'heure.

Nous nous dirigeâmes vers le bâtiment et un Ondin vint nous chercher:

-On vous attend, je vous amène à votre place.

 

L'homme aquatique nous fit déambuler à travers les couloirs et nous fit entrer dans une immense salle ronde. En face de de nous se tenaient vingts Ondins bien habillés, un autre était placé plus en hauteur, imposant. De vieux Ondins étaient disposés de part et d'autre de ce groupe et le reste de la salle était bondé d'homme et de femme bleus. Nous fûmes placés au milieu même de la salle, en contrebas par rapport aux Ondins présents dans la pièce. Cette position était très dérangeante, on se serait cru dans une arène, il ne manquait plus que les fauves. La salle était extrêmement bruyante et les hommes et femmes bleus étaient agités en tous sens. Aquiala me chuchota:

-Les vingt du milieu ce sont les sous-chefs, celui plus au dessus est l'Archondin, à gauche et à droite de ces derniers ce sont les Anciens et le reste de l'assemblée est composé des citoyens.

Soudain l'Archondin leva la main et toute la salle se tut. Il annonça:

-Bien, nous avons aujourd'hui l'honneur d'accueillir Galaoud des Beaux-Barbus, du peuple nain; maître nain, quelle est votre requête?

-Je souhaite continuer mon voyage vers le Sud, afin de trouver une contrée propice à la création de ma mine!

L'assemblée parut intriguée et le brouhaha reprit. L'Archondin répéta son geste et le silence revint.

-En quoi pouvons nous vous aider dans votre périple?

-Je demande, votre honneur, que vous déplaciez le village au point le plus au Sud du lac.

La salle redevint bruyante avant que l'Archondin donne son signal et réponde:

-Oui... La proposition ne me paraît pas très dérangeante... Mais le Sud est dangereux, il vous faudra traverser le marais, et des terres encore inconnues.

-Je ne demande que ça, l'aventure!

Aquiala se leva et s'exclama:

-Si votre honneur le permet j'accompagnerai Galaoud à travers le marais, nous partirons tôt et je rentrerais avant la nuit.

Les spectateurs parurent intrigués.

-Bien, lança l'Archondin, la proposition est valable, nous pouvons procéder au vote à main levée: que tous ceux ceux qui sont d'accord pour cette proposition lèvent la main!

L'Archondin et la majorité des ministres levèrent la main mais très peu de citoyens approuvèrent la proposition.

-La majorité est donc contre, nous allons laisser le cercle des Anciens se retirer afin de décider s'ils participeront au débat. S'ils le veulent ce sera alors à eux de délibérer du dénouement de cette réunion.

Les Anciens sortirent de la pièce, laissant l'ensemble de la salle dans le silence le plus complet. Notre dernier espoir reposait sur la décision des Anciens; un espoir très faible puisque les Anciens ne verraient sans doutes pas l'intérêt de participer à ce vote et n'approuveraient de toutes façons pas car c'est à eux que revient le devoir de prononcer quotidiennement les incantations pour déplacer le village. Le cercle des Anciens réapparut et se réinstalla, imposant dans la salle un suspense insoutenable. Zaraël que je reconnus annonça:

-Le cercle des Anciens a délibéré: Nous avons décidé de participer au vote.

La déclaration échauffa la salle et raviva le brouhaha de plus belle. L'Archondin fit signe de se taire et Zaraël put continuer:

-Ainsi nous avons décidé dans notre grande bonté et pour prouver notre tolérance envers les autres peuples et notre attitude accueillante envers eux, nous votons pour la proposition de Galaoud des Beaux-Barbus des lointaines montagnes du Nord pour entamer son périple vers le Sud, nous lui accordons de continuer son courageux cheminement vers des terres inconnus!

Les citoyens sortirent alors de la salle, mécontents tandis que nous allions remercier le cercle des Anciens et les dirigeants du village. Ainsi j'allais pouvoir continuer mon grand voyage, me dirigeant inconsciemment vers Stendel...

 

Mais aujourd'hui j'ai enfin trouvé une terre propice à la création de mine, et je créerai la mine la plus belle, la plus riche et la plus puissante du monde connu!! Que tous les nains présents se réunissent sous la même bannière, dans la même ville, et devenons une des principales puissances de ce monde, grâce au minerais précieux que nous trouverons et qui font la fierté des nains! Ainsi j'invite tous les nains et prétendants nains (il suffit de rapetisser et de se faire pousser la barbe) à se présenter ici même pour oeuvrer à la création de Galianör, la cité naine! Ainsi, peu à peu, je recrutais de nouveaux nains, affluant de toutes parts pour des raisons toutes différentes et nous pûmes nous attaquer à l'imposant travail qui nous attendait. Nous étions au début environ quatre pour commencer les grands escaliers et la porte, puis le groupe s'élargit et nous fûmes encore plus efficaces pour la créations des petits escaliers, du couloir et du pont. Au moment de la création de la salle des colonnes le chantier battait son plein, de nombreux nains s'occupaient dans tous les sens et la salle fut vite creusée, avant le quartier riche et bientôt la salle des règles et son imposant nainconnu. Grâce à mes superbes compagnons que sont les nains une immense cité prospère vit le jour, encore en développement, et toujours en voie à de nouveaux projets. Suite à la fin des quartiers principales j'élisait Eyce38, Dacrokmistakilla(tous deux grands organisateurs et très actifs sur le forum) et Bohem, actif depuis le début du chantier, ministres pour diriger avec moi la cité et ses prochains contremaîtres dans le but d'en faire une des villes les plus riches et puissantes de Stendel. Vive le peule nain, vive Galianor!... Bientôt Thorvald, notre Grind Rase, général en chef de l'armée de naine, s’attela au quartier militaire, imposant et impressionnant, qui fut vite prêt à accueillir nos troupes, défenseurs de la liberté. La vie en ville commençait à s'activer, les nains grouillaient pour échanger, biens, ressources, conseils. La taverne de joethepilot marchait à merveille, quoi de mieux qu'une bonne bière après un dur labeur? Ainsi un jour que plusieurs nains creusaient ensemble pour une rendu optimisé ils frappèrent un objet mystérieux, la pioche se cassa.

Ils coururent prévenir toute la cité et on s'occupa de la dégager. Yukiori, le garant de la religion, s'exclama alors: "La pierre mère, pierre transitoire entre le monde de nos bien-aimés titans et notre monde, c'est un signe que les titans nous adressent, reprenons l'héritage de nos ancêtres et faisons briller sur Stendel cette belle race qu'est la nôtre, gloire aux titans! Gloire aux nains!"

Ainsi Delobito prépara les plans d'un immense tourbillon en l'honneur de cette pierre des titans et tous les nains vinrent creuser pour ce projet titanesque. Je baignais dans la bonne ambiance de Galianör, content d'avoir vu mon immense projet se réaliser. J'avais créé cette cité si parfaite dans mon esprit, où chaque nain pouvait choisir sa spécialité de métier, où la liberté était présente partout dans nos actions, où tout nain pouvait proposer un projet et exposer ses idées. Il ne restait plus qu'une chose d'essentielle à la fin de mon voyage: devenir mineur. Ainsi je choisis cette voie et devenait un des mineurs de la ville. Je pus m'intéresser aux minéraux, à leurs particularité proches, je goûtais à la joie de creuser seul ou en compagnie d'un frère nain, d'aller me restaurer autour d'une bonne bière par la suite, en chantant les chansons de notre peuple souterrain. LetharGik fut nommé contremaître de la mine et je décidai de fonder avec ce nain dont j'avais pris confiance un commerce pour tous les nains, qui vendrait à tout Stendel nos minerais extraits des mines et les produits ensuite travaillés par mon associé forgeron, exposant notre art de la forge et notre maîtrise des métaux. Ce magasin paierait un salaire à de nombreux nains et permettrait l'essor de la cité, au point je l'espère de devenir une des plus grandes villes de Stendel!

 

Quelques semaines plus tard, alors que je creusais dans une des galeries reservées au commerce d'Etat, ma pioche heurta quelque chose de dure, un minerai sans doutes incassable avec ma rudimentaire pioche en pierre. Je decidai de dégager tout d'abord en partie le minerai a l'aide de cette derniere, et apres un travail fatiguant je pus admirer avec stupéfaction l'éclat et la brillance du mineral auquel j'avais à faire. Il était d'un rouge éclatant, semblait doté d'un pouvoir prodigué par les titans eux-mêmes. En effleurant avec précaution ma trouvaille du bout de ma pioche je compris que cette matière merveilleuse n'etait autre que de la poudre. Il me revint a l'esprit un minerai dont parlaient souvent les mineurs de Traagh, c'était une poudre, rouge, terne, qui avait des pouvoirs apparemment formidables et que les meilleurs chercheurs nains continuaient encore et toujours a exploiter. On racontait qu'ils avaient eu un premier resultat et avaient réussi a allumer des lampes a fonctionnement infini avec. Malheureusement l'éclat paraissait faible, mais personne ne perdait espoir et la rumeur courait comme quoi il serait même possible d'activer des machines de forages a l'aide de cette mystérieuse matière. Mais le minerai auquel j'avais a faire était différent, la brillance de la poudre était intacte et fabuleuse. J'avoue que ce nouveau minerai m'interpelait beaucoup, c'était la première fois que je le trouvais, c'était aussi la première fois que je minais si profond. Je decidai d'aller en parler à l'ingénieur de la mine, djyoda, pour avoir réponse a mes questions. Je le trouvai au quartier industriel, en train de travailler sur les tuyaux de la salle, vraissemblablement un problème de pression. Je l'interrogeai donc, presque en criant pour faire percer le son de ma voix a travers le brouhaha de l'activité des forgerons et le gargouillement de la lave en fusion:

-Dis-moi djyoda, tu pourrais venir voir dans le tunnel 1 du commerce d'Etat? J'ai quelque chose à te montrer!

-Laisse-moi une seconde et je suis a toi! Il se retourna vers les ouvriers positionnés sur l'échafaudage en fer forgé en face de lui: D'accord donc vous avez bien compris? Vous devez complètement me changer ce cerclage, Il y a une fuite de gaz et ça peut être dangereux, il manquerait plus que le tuyau explose!

-Très bien, s'exclama le contremaître et, se dirigeant vers son équipe: Mettez tous vos masques à gaz, et apportez un cerclage de rechange!

L'ingénieur descendit de l'échafaudage et se dirigea vers moi:

-Jamais facile de changer ces satanés cerclages, encore une de tes idées folles ces tuyaux capables de transporter la lave! dit-il en riant. Enfin, plus on est de fous plus on rit!

-Et plus on est de nains plus on mine! je ne me lasserai jamais de ce dicton. Enfin revenons au sujet principal, suis-moi j'ai quelque chose a te montrer.

les deux nains traversèrent la grande forge et atteignirent la sortie du côté de la mine publique. Ils descendirent l'escalier, traversèrent la petite salle d'entrée et pénétrèrent dans la grande salle centrale de la mine. Une immense pyramide de coffres était placée au centre de cette dernière pour ranger les minerais extirpés dans les interminables galeries de la mine naine. La salle était à environ cinq mètres de hauteur bordée d'un tour de ronde, lui même délimité par des rangées de barrières en fer. Djyoda et moi entrâmes dans la galerie numéro 1 du commerce d'Etat où je minais il y a moins de 20 minutes et la traversâmes jusqu'à son extrémité ou j'apercevais déjà la clarté fascinante de mon nouveau minerai. A peine fûmes-nous arrivés que djyoda, pris d'excitation, déclara:

-WAAWH! De la redstone, je ne pensais pas qu'on en trouverait ici, c'est formidable, je vais enfin pouvoir exercer mes talents d'ingénieur sur cette superbe matière! Par contre si tu veux la garder en bonne état il te faudra user d'une pioche en fer.

-Hum... Et a quoi cela sert-il?

-Cette poudre est tout simplement fantastique! Elle peut tout faire, tout! Laisse-moi quelques jours et je te montrerai ses formidables pouvoir.

-Ne perdra-t-elle pas de a brillance?

-Si, bien sur, mais il y a des moyens très simple de la raviver.

-mais ça restera sous forme de poudre... Je préférerais la garder comme ça, elle est tellement plus belle!

-Hum... Il doit y avoir un moyen, si tu dégages entièrement le minerai en laissant la redstone sous sa forme initiale accrochée à la pierre, elle gardera son éclat et son aspect.

-Bonne idée, je m'attelle tout de suite a la tâche! Haha je vois déjà marqué sur mes panneaux publicitaires: "Redstone pur, son éclat magique conservé dans sa forme naturelle en exclusivité au commerce d'Etat de Galianor, minerai 100% nain!"

-Décidément Galaoud tu ne changeras jamais, toujours l'esprit commerçant! si tu trouves un minerai il devrait normalement y en avoir beaucoup, prends-en aussi sous forme de poudre pour moi et ton commerce, ce minerai éveille la curiosité de tous les savants du monde connu! Bon allez je te laisse, j'ai encore du travail!

Djyoda me laissa en se dirigeant vers la sortie de la mine. Pour ma part j'empruntai le réseau de minecart qui relie le commerce à la mine et je reunis le matériel nécessaire afin de tirer mon minerai de la roche. Je placardai ensuite une pancarte de recherche d'employés sur la facade de mon magasin et je redescendis dans le tunnel numero 1, près à en découdre avec cette fabuleuse découverte. je fus bientôt rejoins par une dizaine de nains et les stocks de minerais bruts de redstone et de redstone en poudre devinrent bientôt conséquents. Une nouvelle aubaine pour l'essor de Galianor!

 

 

"Les mines de l'est" par Tragicz

 

Chapitre 1 : Le commencement

 

Il existe des histoires que l'on se raconte autour d'un bon feu de camp, d'autres autour d'une chope de bière alors que la tempête fait rage au dehors et d'autres encore qui ne se racontent que dans l'intimité chaleureuse d'un habitat. L'histoire que je vais vous raconter n'est ni de celle-ci ni des grands récits héroïques d'un seul et unique héro qui sauve le monde. Cette histoire est l'histoire de courageux nains de différents horizons mais qui pourtant ont tous vaillamment combattu dans le même et unique objectif : gagner leur liberté.

 

Tout remonte à la grande époque des Titans, quand Ulther façonna les premiers nains dans la froide roche. Il lui insuffla la vie, et de froide la roche devint chaude et brulante, fière et orgueilleuse, ayant la capacité de se mouvoir et de parler. C'est Gothrom, qui, grâce à son immense connaissance des minéraux, permit aux nains de s'étendre et de devenir un peuple fier et envié. Néanmoins ce ne fut pas sans embuches. Car les montagnes étaient déjà habitées. Des êtres vils et belliqueux hantaient les grottes des montagnes. Ces êtres, qui répondaient au nom de gobelin, n'hésitaient pas à tuer quiconque passaient à côté de leurs épées rudimentaires. Le titan Tharik, grand maître des guerriers et forgeron exceptionnel, mère Kadrika, guérisseuse divine et Gothrom s'unirent pour défendre la création d'Ulther, pendant Morgrim, protecteur de l'âme des nains, pleurait les morts qui chaque jour venait rejoindre la Voie des Titans et partaient rejoindre leur père Ulther.

 

La guerre pour la montagne dura des jours et des jours. Elle fut surnommé la bataille de 100 ans. Au cours de cette guerre, un nain s'illustra vaillamment. Il se nomme Tyr "Au marteau d'argent" et est le fondateur d'Ankor Bryn, la cité des Mines de l'Est. Mais c'est une autre histoire, un autre chapitre de l'histoire naine qui figure dans le Norin Krom, le grand livre des nains.

 

Lorsque finalement les gobelins furent chassés hors des montagnes, les nains connurent une période de prospérité qui dura une cinquantaine d'année. Et pour la première fois dans l'histoire de ce jeune monde, un nain sorti de la montagne et rencontra d'autres civilisations. Mais la encore il s'agit d'un autre chapitre du Norin Krom.

 

Le peuple nain ne cessait de grandir et finalement, les montagnes étant devenues trop étroites, la période de la Grande Migration eu lieu. Le peuple magique du Dominion, qui était la première civilisation à avoir eu un contact avec les nains, les guida vers d'anciennes mines, les Mines de l'Est et le peuple nain s'y installa.

 

Ces mines regorgeaient de ressources en tout genre et Tyr "Au marteau d'argent", grand héro de la guerre de 100 ans, guida le peuple nain et bâti la cité d'Ankor Bryn. Le peuple nain connu alors sa plus longue période de paix et vécu heureux pendant plus de 1000 ans.

 

Mais dans l'ombre, de nouvelles guerres se préparaient, des armes étaient forgés et des armures créées. Les gobelins, guidés par un chef plus habile à réfléchir et dont le nom est une torture à écrire, se rassemblaient et s'unissaient pour faire subir aux nains leur courroux.

 

Chapitre 2 : Ankor Bryn est en flamme

 

C'était un matin, en pleine saison hivernale. Alors que la garde se faisait relever après une longue nuit à protéger l'entrée des mines de l'est, plusieurs flèches tombèrent du ciel. Les gardes s'écroulèrent sans pousser un cri, leur sang teintant la neige d'un rouge vif. Seul un garde, grièvement touché, vivait encore. Il pu à peine voir le chef gobelin lui transpercer le corps de son épée tellement son esprit était loin, rejoignant la Voie des Titans et Ulther. Dans un ultime effort, il porta à ses lèvres le Cor de Garde. Le rugissement que poussa le cor fut si puissant que tout le Dominion s'en souvient encore.

 

Dans la cité d'Ankor Bryn surgir alors des dizaines de nains en armes, se ruant vers l'entrée des mines. Et ce qu'ils virent les laissèrent pantois. Des montagnes et cavernes environnantes surgissaient des centaines et des centaines de gobelins, se ruant vers la mine à la suite de leur chef. Celui-ci avait déjà commencé à attaquer les nains. Ses coups d'épées faisaient des ravages dans les rangs des nains. Il manipulait habilement sa large lame et s'en servait pour maintenir ses adversaires à distance. La marée gobeline rattrapa son chef et repoussa les nains. Ceci durent battre en retraite pour rejoindre Ankor Bryn.

 

Dans la cité c'était l'effervescence. Les balistes étaient armés, les archers se postaient sur les remparts, scrutant les galeries à la recherche d'ennemis, et dans la cour centrale, tous les bataillons nains se ralliaient à leur chef et leur étendard. Chacun d'eux portaient une cotte de maille en anneaux rivetés que recouvrait une lourde armure de fer ornementés de runes. Certains portaient une hache à deux mains, d'autres des marteaux, d'autres encore des épées en fonction des traditions de leurs clans. Les chefs de clan portaient quant à eux une armure d'or ou de diamant et leurs armes brillaient telles des étoiles dans cette mer fer.

 

Le bruit des armes recouvrait la cité, les ordres tombaient et le peuple nain qui ne pouvait se battre refluait vers l'arrière de la cité, cherchant à se protéger le plus possible de la fureur des combats.

Soudain le silence se fit. Garik, descendant direct de Tyr "Au marteau d'argent", roi d'Ankor Bryn depuis la mort de son père, venait d'arriver. Son armure était faite de diamant brut. Des rubis et des saphir étaient serti aux épaules et aux cotés. Sur son casque reposait la couronne des rois, symbole de la royauté naine. Dans son dos était accroché Gan Tarak, le marteau Briseur de Monde, grâce auquel Tyr libéra le peuple nain dans ses débuts. Son éclat, que rien ne pouvait ternir si ce n'est le Sang du Dragon Malok, brillait tel au jour de sa création.

 

 

 

Frère nain, dit-il à l'assemblée, l'ennemi que nous croyons vaincu vient frapper à nos portes. Il s'imagine pouvoir nous faire tomber, il s'imagine pouvoir nous bruler. Mais rien, frère nain, rien ne peut nous faire tomber! Nos armes forgés par nos pères et les pères de nos pères leurs montreront notre force! Mes frères! Aujourd'hui est une journée rouge, une journée de l'épée! Défendez votre ville, défendez votre famille, défendez votre honneur!!! Frères nains!! A la guerre!!

 

Et dans un rugissement terrifiant, les nains se lancèrent à la suite de leur chef. Les portes leurs furent ouvertes et la marée naine continua sa course vers l'immensité gobeline. Au devant des deux armées, les chefs respectifs se détachaient, tels des lumières pour tout ceux de leur race. Le choc fut d'une extrême violence et déjà le sol rougeoyait du sang des vaincus.

 

Je ne pourrais vous décrire la totalité des combats, tellement le champ de bataille était immense. A droite les nains Barbes-Dures et leurs haches de guerre semaient la mort sur leur passage. A gauche, les Barbes-Longues et les Barbes-Frisés faisaient corps uni et faisaient honneur à leurs clans respectifs. Au centre, le roi Garik menait ses troupes tel un lion. Chaque nain tombé à ses côtés augmentait sa rage, tant et si bien qu'il se retrouva face au roi gobelin.

 

Garik n'hésita pas une fraction de seconde. Il se rua sur le roi gobelin, tentant un coup transversal. Gan Tarak flamboya et le roi gobelin l'évita de peu. Celui-ci contre-attaqua avec sa lame, que Garik esquiva aisément. Le duel dura une bonne vingtaine de minute, chacun d'entre faisant preuve de courage et d'ingéniosité pour arriver à porter un coup fatal. A un moment, grâce à un moulinet incroyable, Garik envoya valser l'épée du chef gobelin. Celui-ci était à terre, à la merci de Garik. Garik leva alors sa hache, s'apprêtant à trancher en deux son ennemi. C'est alors que, ramassant une dague laissé au sol, le roi gobelin la lança en plein dans le cœur du chef nain.

La bataille sembla se figer. Tous les nains observaient leur chef tomber en arrière, la poitrine en sang. Gan Tarak tomba à ses cotés. Un immense cri de désespoir empli la caverne de Ankor Bryn. Tout les nains étaient prostrés et les gobelins, vils créatures, en profitèrent pour avancer et tuer le plus de nain possible. Lorsque ceux-ci se reprirent, il était trop tard. Les gobelins avaient atteint les murs de la cité. Et pour la première fois dans l'histoire des nains, ils furent défaits dans leur propre cité.

 

Les gobelins n'épargnaient personne, tuant tout ceux qui passaient à porté de leurs épées. Les quelques soldats restants tentèrent tant bien que mal de protéger leurs familles, mais ils ne purent rien faire face au nombre de gobelins. Seuls quelques combattants purent s'échapper par des tunnels miniers annexes. J'en faisais parti. Et lorsque, avant de perdre de vue Ankor Bryn, je me retournai, toute la cité était en flamme. Les larmes coulèrent et rien ne put les arrêter. Chacun au fond de son cœur savaient que seule la reconquête d'Ankor Bryn pouvait apaiser l'âme des morts au combat.

 

Et nous partîmes, laissant derrière nous Ankor Bryn.

 

Chapitre 3 : un nain nommé Galaoud

 

Il est né dans la ville de Traagh. Fils du clan des Beaux-Barbus, c'était un remarquable mineur né. Malheureusement le clan des Beaux-Barbus étant spécialisé dans le maniement et les constructions en bois, sa formation fut celle d'un bucheron. Son nom était Galaoud, il résonnerait à tout jamais dans le panthéon des créateurs nains.

 

Je ne l'ai connu qu'à l'âge de 20 ans, quand il vint faire son service militaire dans notre caserne. 50 ans s'étaient écoulés depuis la prise d'Ankor Bryn par les gobelins et nous nous préparions à lancer un assaut sur les Mines de l'Est pour les écraser. Naturellement doué avec les métaux, il contribua grandement à la création d'armes en tout genre. Son éducation, bien qu'imparfaite, était suffisante pour combattre des gobelins. Il fut mit dans ma section et nous nous mîmes en marche vers les Mines de l'Est.

 

A une demi-journée de marche des mines, nous rejoignîmes le camp nain. Il y avait la plus d'un demi-millier de nain, tout clans confondus, qui campaient et se préparaient à la bataille. Certains portaient les traces de violents combats alors que d'autres semblaient complètement perdus. A peine arrivé, on nous donna à boire et à manger. La nuit fut courte et sans lune.

 

Au lendemain, le cor de guerre sonna et tous les nains se mirent en marche. La mine fut en vue vers le milieu de la journée. Les gobelins avaient érigés des barrières sommaires pour protéger la mine. Le chef de section donna ses ordres et les nains se séparèrent en trois bataillons. A droite, les Barbes-Dures, à gauche les Beaux-Barbus, et au centre les Barbes-Claires.

 

L'assaut fut lancé et une première salve de flèche atteignit nos rangs. Quelques-uns d'entres nous tombèrent mais la plupart des flèches furent déviés par nos armures. A peine arrivé contre leurs barricades que déjà les haches attaquaient le bois. Lorsque celui-ci fut assez grand, les barrières tombèrent d'elles mêmes et le combat s'intensifia. Les gobelins, totalement surpassé en nombre fuirent dans les cavernes. Avec mon ami et subordonné Galaoud, nous les suivirent et en tuèrent le plus possible. Ils avaient reflués dans Ankor Bryn elle-même. Elle n'était désormais plus que ruines et pales souvenirs de sa gloire passée. En plusieurs endroits les murs avaient cédés et s'étaient écroulés. Le fer qui l'ornait et qui était censé briller de milles feux était maintenant aussi noir que le charbon.

 

Quand nous vîmes cela, notre rage se décupla et notre charge fut telle qu'un pan entier d'Ankor Bryn s'effondra à notre passage. Les gobelins furent massacrés sans une once de pitié. Et lorsque la tête du roi gobelin roula au sol, un cri émanant d'un millier de gorges naines monta jusqu'au sommet de la grotte et rempli les cavernes de sa puissance sonore.

La victoire était notre. Notre honneur était lavé.

 

Je ne me rappelle que de peu de choses. Quelques souvenirs de tonneaux de bières que l'on mettait en perce, des feux qui s'allumaient un peu partout, les chants nains qui résonnaient et surtout une conversation que j'eut avec Galaoud. Il me tint ces mots :

- Ankor Bryn ne redeviendra jamais la fière cité qu'elle était avant. Je vais en faire une autre, encore plus grande, plus imposante et mieux défendable. Ce sera la plus belle cité naine jamais faites jusqu'à ce jour. Ce sera Galianor!

 

"La mort du Pontife" par LetharGik64 :

 

« Yukiori ! » … Quelqu'un m'appelait, la voie était lointaine, je vis une ombre arrivait tandis que je sombrai dans les ténèbres, avant que ma tête n'ai pu toucher le sol, quelqu'un m'agrippa.

« -Yukiori ! »

Le retour à la réalité fut rude, et engendra un mal crâne intense qui persista jusqu'au lendemain. Reprenant mes esprits, je reconnus le visage de LetharGik, inquiet....

 

*****

 

Cela faisait au moins un mois que Thorvald était partis, et pourtant, j'avais toujours du mal à m'y faire, tandis que les travaux de la salle économique commençais, j'étais là, en train de vagabonder dans Galianör, admirant notre travail remarquable. J'entrais dans le quartier religieux, lorsque je vis Yukiori, chancelant, ni une, ni deux, je fonçai vers lui pour le retenir, je l'atteignis juste avant qu'il ne s'effondre.

« -Yukiori ! Criais je »

Il émit un grognement en guise de réponse, j'étais fort inquiet, ce n'étais pas la première fois que cela lui arrivais, et c'était de plus en plus fréquent.

Il reprit rapidement ses esprits, mais il était encore faible, je le conduisis donc vers ma maison, pour qu'il puisse reprendre des forces. Arrivé là bas, je le fis s'asseoir, puis je lui présentai une choppe de bière qu'il accepta sans rechigner.

« -Comment te sens tu maintenant ? Lui demandai je

- Bien merci pour la choppe, dis moi LetharGik, j'ai une question à te soumettre...

- Et bien pose la donc !

- Peux tu tout entendre ?

- Euh tout entendre.... C'est à dire ?

- Pardonne moi, je me suis mal exprimé, je voulais dire par là que j'ai quelque chose d'important à te confier.

- Et bien ne te gène pas !

- Alors voilà, tu n'es pas sans savoir que les incidents comme celui auquel je viens d'être confronté sont de plus en plus fréquents, et j'ai bien peur que ce soit un signe.

- Un … signe ?

- Oui, un signe annonciateur que ma fin est proche. Et …

- Tu te fais des idées, c'est juste un manque certain de sommeil ! Dis je d'un air joueur malgré le fait que j'avais la même appréhension que lui.

- Laisse moi finir je te prie. Donc, en fut de ce fait, je recherche ardemment un... une sorte de remplaçant. Et... vue que tu es le seul à avoir répondu à l'appel des Titans, je souhaiterais que ce soit toi mon successeur. »

Cela me laissa sans voix. La plupart des Nains avait décidé de se joindre à la Voix des Titans, mais en restant au rang de simple croyant, dernièrement, j'avais décidé de dépassé ce stade il y a peu, mais je n'étais toujours qu'un simple aspirant, j'avais les bases et quelques connaissances en runes et en langue Naine d’antan, mais je n'avais assurément pas le niveau pour devenir « pontife-remplaçant », je lui fis donc part de mes craintes. Il me répondit calmement :

« - Ne t'inquiète pas autant, je t'apprendrais tout ce que je sais, et puis... tu n'as pas besoin d'être Pontife, avoir le niveau d'un Templier gris ou d'un Maître des Runes est largement suffisant.

- M-Mais... Mais cela demande des mois d'apprentissages ! Et puis je n'ai même pas encore trouvé un Titan auquel me dévoué...

- En vue de tes attributions, et de tes compétences au combat, je suis certain que tu es déjà quelque part dévoué à Tharik.

- Bien j'ai trouvé le Titan auquel me dévoué, mais cela ne résous pas le problème ! Vous dîtes vous même que vous êtes sur le déclin et devenir Templier Gris demande au moins 8 mois d'apprentissages !

- Je t'en accorde un et demi, car au delà de ce délai, je ne suis pas sûr de la stabilité de mon Etat. »

Durant un mois et demi donc, Yukiori m'enseigna tout ce qu'ils savaient, et diantre, qu'est ce qu'il en savait des choses ! Il m'appris d'abord que mon clan, le clan des Pioches Noirs, avait pour ancêtre un clan de brave guerrier, le clan [A DEFINIR], puis il m'apprit quelque notions de musiques, je ne compris tout d'abord pas pourquoi il tenait tant à m'apprendre des choses là dessus, je lui fis part de mes pensées et il me dit solennellement : « La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à notre pensée. », je compris seulement bien plus tard la signification de ces mots. Ses connaissances ne s'étendait pas que notre Religion et sur quelques notions de sciences, il connaissait des tas de choses ! Il m'apprit par exemple tout ce qu'il y avait à savoir sur les minerais, de comment il se formait à la meilleure manière de les extraires sans les abîmer, il m'apprit aussi énormément de choses sur la culture du blé, du malte et de l'houblon, puis sur la fermentation de la bière, ma surprise fut la plus grande lorsqu'il me parla des différentes religion dans le monde, lorsqu'il remarqua mon incompréhension, il m'expliqua que je devais être ouvert à toutes choses, et que je devais être respectueux envers chacune des religions et des coutumes que les gens pouvaient avoir, il m'expliqua ensuite la limite de cette ouverture.

Au bout de ce mois et demi d'apprentissage, j'en avais appris plus pendant ce court laps de temps que durant toute ma vie, j'avais un regard différent sur le monde et les personnes qui m'entouraient, je commençais presque à supporter un Nainxtraterrestre comme on l'appelait du nom de Kinderlight. Ce sentiment de joie qui émanait de moi fut de courte durée, en effet, marchant vers l'endroit où Yukiori m'enseignait ses connaissances, je l'aperçu, couché à même le sol, aussitôt, je couru, vers lui, j'essayai de le réveiller, au bout d'une bonne dizaine de minutes de secouement intensif, il fit la moue, puis cligna des yeux, comme s'il se réveillait avec une forte migraine, je le pris donc dans mes bras et le ramena chez moi...

A partir de ce triste événement, Yukiori tomba fortement malade, je l'avais installé dans mon lit, et il ne le quittait plus de puis maintenant deux semaines, malgré mais obligations, je restais là, à veiller sur lui, ne dormant que lorsqu'il avait un visage serein. Trois jours plus tard, j'appris que Thorvald avait eu vent de l'état de Yukiori, et qu'il était dans Galianör, laissant Yukiori dormir, je partis à la rencontre de Thorvald pour avoir de ses nouvelles et lui parlait de l'état de notre Pontife.

Depuis qu'il était parti, Thorvald n'était plus beaucoup apprécié dans Galianör, beaucoup le regardaient d'un air mauvais, les autres changeaient de chemin à son approche, je le vis au niveau de l'entrée de la salle des Piliers, je lui fis signe de loin, il me sourit, nous nous approchâmes l'un de l'autre et il me dit :

- Les choses ont bien changé ici à ce que je vois !

- Et oui que veux tu....

Voyant qu'il était encore tôt, nous décidâmes de prier devant la pierre Mère ensemble. Nous étions donc en train de marcher vers le quartier religieux, lorsque nous vîmes Yukiori, s'avançant lentement vers celle ci, j'accourus vers lui en criant d'une voix forte son nom, « N'avancez plus ! » nous dit il, nous nous stoppèrent donc en pleine course, nous étions encore à une dizaine de mère de lui. Il me regarda, puis me sourit, il avait le visage serein, il me dit enfin ses mots :

« - J'ai fort apprécié ton attention lorsque j'étais souffrant, jamais je n'oublierai cela, mais malheureusement il est temps pour moi de partir...

- Mais..Ma

- Ne t'inquiète pas, tout ira bien, me coupa t'il, j'ai fait mon temps dans ce monde, et je ne regrette absolument rien, d'ailleurs, mon cher LetharGik, je te nomme Templier Gris, je t'en ai assez enseigné et je suis fier de savoir que notre religion est entre de bonne main, j'espère que tu guideras bien nos frères vers la Voix des Titans, sur ceux... »

A ces mots, il toucha la Pierre Mère, je n'eus pas le temps de l'en empêché, car de cette Pierre à la base de toute chose, jaillit une lumière intense et Thorvald et moi furent aveuglé par celle-ci.

Lorsque mes yeux réussirent à se réhabituer à la lumière ambiante, je vis que Yukiori avait disparu, je le cherchais en vain du regard, mais j'avais déjà compris...

Notre Pontife tant aimé était maintenant revenu auprès des Titans....

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Garaz-Dûk :

 

"La découverte d'une citée" par Thorvald0598 :

 

Dans la cité naine flamboyante de Galianör, la vie suivait son cour, les nains minaient sans relâche le jour, moment qu'ils ne pouvaient savoir, puisqu'ils ne sortaient jamais de leur cité ou très rarement pour des raisons économiques importantes, ou lorsque quelques Elfes fougueux s'amusaient à les narguer. Ils se référaient juste au moment où le tavernier les appelait pour boire la ou plutôt les bières du soir. Le tavernier était le seul à posséder la seule horloge de la cité. Cette horloge lui servait notamment pour les horaires de livraisons des ingrédients de la bière, et pour les horaires d'ouvertures.

 

Aujourd'hui, les nains Thorvald et MetalHead avaient décidés d'en finir avec les Elfes qui importunaient le bien-être de la cité, qu'importe le temps que cela allait leur prendre.

 

Aujourd'hui donc, quelques Elfes s'amusaient encore à narguer les nains à l'intérieur de la ville. Leur plus grand avantage était leur taille et grâce à cette dernière, ils couraient trop vite pour les nains lorsqu'ils se faisaient chasser.

 

Les deux nains décidèrent de les attendre et de leur tendre une embuscade à la sortie de la ville.

 

Comme prévu, une petite troupe sortit en trombe de la citée. On entendait l'écho de leurs rires venant de l'intérieur de la tête de dragon, tel des enfants jouant tranquillement au bord d'une rivière.

 

La course était lancée, quatre Elfes couraient à toute allure. On pouvait percevoir un sifflement provenant de leurs oreilles qui perçaient l'air. Thorvald et Metalhead était de bon coureur, il n'allait sûrement pas les laisser partir comme ça. Ils les poursuivirent durant toute une après-midi.

 

Au soir, les Elfes étaient exténués. Ils croyaient avoir semé leurs poursuivants. Ils firent halte dans une petite clairière faisant face à une falaise colossale d'une montagne haute de plus de huit cents pieds. Malheureusement pour eux, Thorvald et MetalHead avait le souffle long, malgré leur petite taille. L'air de la montagne rendait les nains plus endurant dans les exercices physiques surtout s’ils descendaient dans les plaines.

 

Sans attendre, ils attaquèrent en assommant toutes têtes venant à proximité de leurs marteaux. Deux Elfes s'en tirèrent. Thorvald retint MetalHead qui commençait déjà à se lancer à leur poursuite. Ils avaient eu leur leçon et ne reviendraient pas de si tôt. L'un des deux nains s'assit paisiblement contre un rocher et voulu s'appuyer contre un mur fait de liane, lorsque tout à coup, il bascula en arrière et se retrouva dans une position forte embarrassante en train d'admirer le plafond d'une grotte scintillant de mille feux formé par l'érosion du calcaire après des milliers d'années. Thorvald prit alors un bâton assez large qu'il recouvra d'une poudre noire comme la nuit. Puis, il alluma le tout avec un briquet, le suivi et aida son compagnon à se relever. Tous deux, prient d'une grande curiosité, s'enfoncèrent dans la mystérieuse grotte.

 

Les nains aiment depuis toujours explorer les grottes, et bien sûr, y habiter. Ils creusent toujours plus profondément sous leurs montagnes natales à la recherche de richesses minérales. Minerais et gemmes brutes qui deviennent par leur travail des objets magnifique comme des armes, des armures, de magnifiques vases et des bijoux d'une incroyable finesse. Un dédale de galeries et de cavernes existent sous chaque forteresse.

 

Après quelques mètres, Thorvald glissa sur une flaque d’eau et tomba. Il jura et lâcha violemment sa torche qui alla s'écraser contre la paroi ce trouvant à sa droite. MetalHead remarqua alors que le mur avait sonné creux lors du choc. Comme tout bon nain, il avait une pioche sur lui, et il commença à creuser le mur. Thorvald, le voyant faire, lui demanda ce qu'il faisait. Son ami ne lui répondit pas, Il donna de l'élan à sa pioche et la planta dans le mur comme si ce n'était qu'un vulgaire morceau de beurre. Thorvald remarqua à son tour que la pioche ne fit pas un bruit sourd comme lorsqu’on tape un mur plein. De plus, une lueur se dégagea tout autour de MetalHead. Il s'empressa de donner d'autres coups de pioche.

 

Quelques secondes plus tard, les nains avaient dégagé un passage. Encore pris d'une curiosité inébranlable, ils s'engouffrèrent dans l'étroit corridor. Quelle ne fût pas leur surprise et leur stupeur de voir quelques mètres plus loin, juste sous leur yeux, un pont enjambant une rivière de lave et des piliers d'architecture naine !

 

Ils s'avancèrent sur le pont, les yeux écarquillés. Arrivés à la moitié du chemin, ils remarquèrent que le passage vers l'autre sortie était bouché. Un éboulement avait eu lieu. Malgré la poussière qui avait envahi les lieux, Thorvald avait remarqué la présence de plusieurs manuscrits. Il s'enquit de trouver le plus possible de parchemins et de reste de livres qui pourraient leur donner des informations sur cet endroit apparemment abandonné de toute vie.

 

Il souleva un premier bout de papier qui s'effrita dans ses mains et disparu en poussière. Il devait faire plus attention. A nouveau il trouva un parchemin, ne le saisit pas, et se contenta de souffler avec précaution dessus, ce qui dégagea quelques lettres et symboles d'une langue naine qui semblait assez ancienne. Au même moment, MetalHead le rejoignit, se demandant ce qu'il faisait.

 

Malgré l'obscurité de la grotte, Thorvald connaissait l'ancien langage et arriva à lire ce qui était écrit sur le parchemin.

 

"Acte de… minerais… des mineurs… Garaz…"

 

Il s'assit, déçu de n'avoir rien trouvé d'assez intéressant. Il allait pousser un soupir quand MetalHead marmonna :

 

- Garaz-Dûk… serait-ce possible?

 

- Que dit tu mon frère?

 

- Nous venons de faire la plus grande découverte de l'histoire des nains Thorvald !

 

- Qu'avons nous découvert? Parle!

 

-Garaz-Dûk, la légendaire cité de Garaz-Dûk!

 

Thorvald était bouche bée.

 

Garaz-Dûk fut la première cité majeure des nains à tomber aux mains des orques, il y a plus de quatre mille ans. Elle fut le théâtre des pires massacres qu'ont connus les nains à travers toute leur histoire. Cependant, elle était la plus importante ville jamais conçue. Premier exemple des architectures naines, elle contenait tout le savoir ancien perdu des nains.

 

Nos héros n'avaient pas trouvé seulement une vieille cité abandonnée et oubliée. Ils avaient trouvé la cité des tout premiers nains. Des chants élogieux racontaient les batailles qui y avaient été remportées. Les premiers clans s'y étaient formés. Au temps de sa gloire, elle était plus communément appelée Cité des Joyaux. Jusqu'à aujourd'hui, cette cité avait été complètement détruite. Et là, sous leurs yeux, se trouve cette cité légendaire.

 

Ils sortirent et prirent la direction de Galianör pour annoncer la nouvelle. MetalHead jeta un dernier regard vers la plaine ou se trouvait en dessous la cité. Malgré sa petite taille, il avait des yeux digne d'un aigle, il remarqua au loin, une sorte de crevasse assez étendue...

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Ultharik

 

"Redécouverte de la bibliothèque d'Hulla" par Alkkatraz :

 

Bien des jours sont passés depuis la dernière fois qu'un nain avait foulé le sol de Stendel. Hurj Courtes-Mains était le premier depuis le grand cataclysme. C'était un nain somme toute assez ordinaire, il n'avait pas une intelligence exceptionnelle, ni une force incroyable. Il arborait un immense barbe rousse tressée qui lui descendait jusqu'au milieu du ventre, son expression était celle d'un nain ayant vécu beaucoup d'aventures, et son regard témoignait d'une détermination sans failles. Il était vêtu d'un lourd harnois d'acier qu'il ne quittait presque jamais. Étant soldat, c'était comme son outil de travail. Après avoir passé le portail que les quatre mages avait récemment fait apparaître, il se retourna et caressa sa barbe. C'était une habitude qu'il avait lorsqu'il était nerveux, et en ce moment, autant dire qu'il ne faisait que ça.

 

Bientôt, le flot ininterrompu d'individus de toutes races le poussa sur le côté du chemin. En observant la foule, il remarqua beaucoup de personnes richement parées discutant entre elles de l'avenir de leurs villes respectives, débattant sur quel emplacement serait le plus approprié pour tel ou tel projet.

* Bah ils ne perdent pas de temps ceux-là ! *

Sa mission à lui était bien différente, il devait de ce pas se mettre en quête de la bibliothèque d'Hulla, immense temple construit par les plus grands architectes du peuple nain. Cet édifice avait pour tâche de protéger tout le savoir qui avait était donné aux nains par les titans au commencement. Et bien sur, la discrétion était de mise, car un tel trésor ne manquerait pas d'attiser les convoitises d'aventuriers peu scrupuleux.

D'après les légendes, il devait se diriger " là où la nuit commence ".

 

*Bah, ce doit être l'Ouest*

 

Il sortit de sa poche une boussole, nouvelle invention des ingénieurs nains, fabuleuse machine ayant la capacité de toujours pointer le nord, peut importe la position dans laquelle on est tourné.

 

La marche était éprouvante. Ses pieds le faisaient souffrir et les bandages qui les protégeaient n'étaient pas d'une grande efficacité. Il avait traversé de nombreux marécages et franchi nombres de col, mais rien de ce qu'il avait rencontré n'était sur sa carte. Il lui était même arrivé plusieurs fois de rebrousser chemin, car il était tombé sur une crevasse ou une chaîne de montagnes malheureusement infranchissable. Depuis le cataclysme, la géologie avait été profondément modifiée. Même la météo avait changé, ce qui était autrefois des prairies verdoyante et fertile était désormais d'immenses déserts arides. Certaines montagnes avaient même été englouties par les flots. Dix-sept jours après avoir quitté son monde natal et s'être mis en route il se retrouva presque à court de provisions. Il n'en avait pas suffisamment pour envisager un retour et il n'avait aperçu aucun signe civilisation depuis des siècles sur Stendel. Si bien qu'il devait chasser pour survivre, ce qui lui prenait une partie considérable de son temps. Temps qu'il n'utilisait alors pas pour avancer.

 

Au fil des jours, continuer devenait de plus en plus difficile. La neige tombait abondamment rendant toute progression extrêmement laborieuse du fait de la visibilité quasiment nul. Il devait aussi faire très attention à où il mettait les pieds. Un seul faux pas et il pouvait mourir étouffé par la neige. D'autant qu'avec la lourde armure qu'il portait, il ne pourrait s'en libérer.

 

Le soir du vingt-quatrième jour, il se réfugia dans une grotte et entreprit d'allumer un feu lorsqu'un hurlement bestial se fit entendre. Il était proche, beaucoup plus proche qu'il ne l'aurait souhaité d'ailleurs. Et il se rapprochait encore. Hurj pensa trop tard qu'il avait peut-être établi son bivouac dans la tanière d'un loup des glaces. Et ça ne présageait rien de bon. Épuisé comme il l'était, il devait en finir vite. Car si le loup le repéré, il le mettrait en pièces. C'est là qu'il l'aperçut. Il était immense, d'au moins quatre pieds de long.

 

La bête montra ses crocs acérés, comme pour jauger le nain au travers de son regard de glace. Celui la même qui pour beaucoup d'animaux et d'humains était synonyme de mort. Hurj , tout en prenant soin de ne pas quitter son adversaire des yeux, se baissa et saisi sa hache. C'est le moment que choisit la boussole pour glisser de sa poche et s'écraser sur le sol dans un tintement sonore. L'animal, visiblement surprit, se rua sur Hurj. Celui-ci tomba à la renverse sous la force de l'impact puis, d'un seul geste, envoya sa hache se loger dans le flanc de l'animal avec une telle force que plusieurs de ses os craquèrent.

 

Quand Hurj fut sûr que la bête avait bien était envoyée dans l'autre monde, il se détendit enfin et se gratta pensivement la barbe puis ramassa sa boussole. En la remettant dans sa poche il remarqua une chose étrange, l'aiguille ne tournait plus ! Le mécanisme avait sûrement gelé. Il la lança rageusement sur le sol, s'en voulant de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Cela faisait probablement des jours qu'il tournait en rond !

 

Il avait sûrement dévié de son chemin original et il n'avait aucun moyen de le retrouver. Il réfléchit longuement, enlevant de sa barbe tous les cristaux de glace qui s'y étaient formés.

*Je trouverais un moyen !*

Lorsqu'il fut suffisamment calmé, il se laissa glisser dans un profond sommeil.

 

Ce fut un bruit de griffe raclant le sol qui le réveilla, la nuit était alors bien avancée. Faisant bien attention à ne pas faire de gestes brusques, le nain ouvrit doucement un œil. Ce qu'il vit ne lui plus pas : un petit louveteau reniflait le cadavre de celle qui devait être sa mère, lui donnant des petits coups de museau pour l'inciter à se réveiller. Mais elle ne bougea pas d'un pouce. Lorsque le petit animal compris que la mort avait emporté celle qui l'avait nourri et qu'il devrait désormais se débrouiller seul dans ce monde hostile, il poussa une longue plainte. Ce spectacle retourna Hurj. A la place du louveteau, il aurait sûrement traqué le tueur de sa mère et lui aurait arraché les yeux.

 

Le nain fouilla dans sa besace jusqu'à retrouver les maigres réserves de viande qu'il lui restait, il en découpa un morceau et le tendit au loup. Celui-ci le renifla longuement puis, ne pouvant se retenir, l'avala tout rond. Tout tremblant, il vint se blottir contre le nain. Hurj n'émit pas de protestations, ça lui allait, il avait bien besoin d'un compagnon de route ! Ce fut le début d'une grande amitié. Une amitié silencieuse, certes, mais tout aussi forte que celles qu'il pouvait entretenir avec certains de ses congénères.

 

Désormais, à mesure qu'il avançait, le climat se réchauffait. Tant et si bien qu'il arriva bientôt aux abords d'un désert qu'il choisit de contourner. Il valait mieux rester dans les forêts, c'était du suicide d'aller dans le désert avec le peu de provisions qui lui restait. Un jour, alors qu'il n'avait encore rencontré aucune civilisation, il tomba soudainement sur une route. La voix du salut pour lui. Car qui dit route dit village, et dans les villages on peut manger à sa guise et récolter diverses informations. Il suivit le chemin, bifurquant toujours à droite lorsqu'il rencontrait une intersection. Un vieux truc de son grand-père qui, tout au long de sa vie, avait remarqué que les chemins qui partent vers la gauche n'amènent que des ennuis.

Il lui fallut encore deux jours de marche pour arriver à un village. Il eut quelques problèmes pour faire entrer Kilrek dans la modeste bourgade, bien qu'un pot-de-vin convaincus finalement les gardes de laisser entrer un loup dans leur foyer.

 

Lorsqu'il franchit la grande porte, il fut comme frappé en plein visage. Au flanc de la montagne à laquelle était adossé le village, une immense porte close pleine d'inscription runique était dressé. Hurj était sûr qu'elles étaient de facture naine.

Le temple d'Hulla trônait en plein milieu d'un village peuplé d'humain ! Il s'approcha d'un pas rapide vers la gigantesque porte de pierre pour s'assurer que les humains n'avait pas profané ce sanctuaire sacré. Mais la solide porte était intacte malgré les années. Même le temps ne semblait pas avoir de prises sur elle. Voulant s'approcher encore plus près de l'antique passage de pierre, il sentit une vibration du bout de ses doigts se trouvant à quelques centimètres des runes qu'il voulait observer. Il recula de quelque pas et gratta pensivement sa barbe, cette porte n'avait pas retenu les éléments déchainés pendant des siècles par sa seule résistance, elle était sûrement imbibée d'une puissante magie. D'ailleurs quelques secondes après s'être fait la réflexion, une autre évidence le frappa :

*Tous les humains devraient être morts !*

 

Comment avaient-ils survécu au cataclysme ? En quête de réponses, Hurj se dirigea vers la taverne, lieu de passage obligatoire pour tout voyageur et autre colporteur de ragots. Après avoir intimé à Kilrek de ne rien faire de répréhensible, il entra dans ce bâtiment où l'hygiène était plus que douteuse. Les vitres était noircit par la crasse et ne laissaient plus passer qu'une quantité infime de lumière et, sans les deux ou trois torches accrochées aux murs, l'endroit aurait été plongé dans la pénombre. Il se dirigea vers le comptoir derrière lequel se tenait un humain de taille impressionnante qui distribuait des pintes à tour de bras.

 

Hurj s'assit au comptoir, le tavernier lui demanda :

- Tu prends quoi petit bonhomme, un jus d'orange ?

Le nain répondit d'une voix gutturale :

- Une bière fraiche !

 

Le tavernier, visiblement déconcerté hésita quelques secondes puis servit une bière à celui qu'il avait prit quelques secondes auparavant pour un gamin en maraude.

 

Après quelques minutes passées à siroter sa bière, il interpella le tavernier.

- Dîtes, qu'est-ce que c'est que cette porte au flanc de la montagne ?

Hurj crue voir un instant une lueur haineuse dans le regard du tavernier.

- Ça c'est le sanctuaire, la source de l'aura.

- L'aura ?

Le tavernier haussa un sourcil.

- Tu es bien mal informé ! L'aura, celle qui à sauvée nos ancêtres il y a des siècles ! Celle qui nous à préservés du cataclysme !

- Mais... Tous les humains n'ont pas rejoint Stendel à l'aube du cataclysme ?

Le tavernier regarda Hurj d'un air horrifié.

- Mais d'où viens-tu petit homme ? Tu as vécu reclus toi et ton clan durant les dix derniers siècles ou quoi ?

- Mais je ne suis pas un homme, je suis un nain et ...

 

Le tavernier se raidit, pris une grande inspiration et cria :

 

- Garde ! Garde ! Un troglodyte ! À l'aide !

- Qu'est-ce que ...

 

Il ne fallut que quelques secondes pour qu'une dizaine de gardes débarque dans la taverne et se mettent en cercle autour du nain. Instinctivement, Hurj détacha la lanière de cuir qui retenait sa hache dans son dos et empoigna l'arme qui avait si souvent causée des ravages dans les rangs de ses ennemis.

 

- Rendez-vous ! Nous ne vous ferons aucun mal si vous coopérer !

 

Douze hommes dans un espace clos, c'était trop, même pour un nain. À contrecœur, il déposa les armes. Il devait impérativement savoir ce qui se passer dans ce village et prévenir son peuple qu'il pensait avoir trouver le temple D'Hulla.

Après quelques minutes de marche dans le dédale de maisons et autres bâtiments, ils s'arrêtèrent devant ce qui semblait être un poste de garde. Après avoir pénétré dans la seule cellule du bâtiment, il entendit la lourde porte de métal se refermer derrière lui dans un cliquetis.

 

Il avait l'impression d'avoir attendu des heures lorsqu'un homme richement paré se présenta à la porte de sa cellule.

- Alors comme ça vous êtes un nain ... On n'en avait plus vu des comme vous depuis quarante cycles au moins …

 

Hurj jaugea son interlocuteur. C'était un homme de petite taille, avoisinant les cinquante printemps. Il était habillé d'une longue robe bleu roi qui mettait en valeur son visage au trait aristocratique encadré par de longs cheveux blancs. Les multiples anneaux et autres bijoux qu'il portait aux doigts et autour du cou témoignaient de sa grande richesse.

 

- Pourquoi m'avait vous enfermé ?

L'homme commença à faire les cent pas devant la cellule.

 

- Et bien vois-tu, les nains sont des traitres, des lâches et ...

Les muscles d'Hurj se bandèrent et il se jeta violemment contre la porte de métal qui émis une plainte sonore.

- Reparle une seule fois de mon peuple comme ça et je te découpe en petits morceaux, Skruff.

 

L'humain, visiblement décontenancé se ressaisit bien vite.

 

- Allons, du calme troglodyte, excusez-moi de vous exposer la vérité ! D'où venez-vous ?

- Pourquoi méprisez-vous mon peuple ? Parlez, avant que je ne vous arrache la langue pour avoir proféré de tels propos?

- Je suppose que vous êtes aussi opiniâtre et aussi remarquablement indisposé à reconnaitre vos erreurs que vos frères ? Soit, je vais répondre à vos questions car vous n'avez pas l'air d'être du coin, je me trompe ?

Le nain hocha la tête.

 

- Commençons par le commencement, jadis, ce monde était peuplé de milliers d'être. Humain, nain ou elfe, nous vivions tous en parfaite harmonie les uns avec les autres, un âge d'or en somme. Puis vint le cataclysme, toutes les peuplades furent appelées à rejoindre Stendel pour émigrer vers un autre monde, mais mes ancêtres furent avertit trop tard. Lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit où se trouvait la capitale de tous les peuples, ils ne trouvèrent qu'une immense crevasse, stigmate de la disparition de la cité. Malgré ce que certains disaient à cette époque, tout n'était pas perdu. Certains avaient entendu parler d'un groupe de nains étant resté dans leurs montagnes pour protéger un de leurs nombreux artefacts de la destruction. Ils les trouvèrent et engagèrent des négociations afin de connaitre leurs moyens de survivre au cataclysme. Ils refusèrent de révéler leur secret aux humains, mais acceptèrent qu'il survivent à leurs côtés.

Et, lorsque des colonnes de flammes s'élevèrent jusqu'au firmament, une sorte de dôme de lumière apparue au-dessus de leur tête, l'Aura ! Celle-ci ne faiblit pas pendant des siècles, permettant à nos ancêtres de survivre aux éléments déchainés. Puis vint un jour où les nains, jugeant que les conditions de vie était devenue viable dehors, levèrent l'Aura. Mais il s'était trompé. Des centaines d'humains sont morts, et lorsqu'ils leur implorèrent de réinvoquer l'Aura, les nains refusèrent. Prétextant qu'il n'avait plus assez de magie pour l'alimenter.

Vous comprenez maintenant les raisons de notre rancune ?

 

Hurj ne sut quoi répondre.

 

- Notre peuple à tout de même survécus, se terrant dans des grotte sombres et humides pendant des années. Et le votre à scellé l'entrée du sanctuaire dans lequel il vivait.

 

Hurj comprenait ses frères, bien que l'idée de laisser des personnes mourir sans rien faire le répugnais, il devait protéger ce dont les titans leur avait fait dons.

 

- Oui, je vous comprend. Mais je ne suis pas responsable de ce qu'on fait les ainés.

- Vous avez le même sang qu'eux, la fourberie fait partie de vous.

Et c'est sur ces mots que l'homme tourna les talons et se dirigea vers la porte.

Lorsque le garde entra dans la cellule d'Hurj pour lui donner son repas journalier, il n'en ressortit jamais. Le nain lui brisa d'abord le genou et frappa du tranchant de la main dans sa trachée, l'envoyant dans l'autre monde presque sans bruits. Hurj fut surpris de la facilité dont il s'était débarrassé du garde. Les années passer à surveiller les tavernes l'avait sûrement ramollis.

Quoiqu'il en soit, il été de nouveau libre et il ne tenait qu'à lui de ne pas retomber en captivité. Hurj prit son équipement ainsi que la grossière traduction des runes gravées sur la porte de pierre et sortit discrètement du poste de garde. Se frayant un chemin à travers la foule à l'heure du marché, il espérait qu'il pourrait quitter la ville sans se faire repérer. Malheureusement, la grande porte était gardée par deux soldats, les mêmes qui avaient rechignés à laisser entrer Kilrek. Ils le reconnaîtrait à coup sur. Au moment où il se décida à passer en force, il sentit quelque chose de mouillé lui remuer la main. C'était la truffe de Kilrek. Hurj ne pût s'empêcher de penser:

*Quand on parle du loup ...*

Et il trouvait cette formule très appropriée.

 

Un mauvais pressentiment le saisie. Il prit son journal, y indiqua toutes les informations qu'il avait pût récolter jusqu'à aujourd'hui et l'attacha au flanc de Kilrek. Le louveteau ayant beau ne pas comprendre ce que faisait son maître, se laissa faire. Il récita une prière que sa mère lui avait apprise et se jeta sur les deux gardes.

 

Le nain planta sa hache dans le torse d'un des gardes qui s'approchait de lui. Mais il ne pût retirer l'arme du cadavre avant que le deuxième ne donne l'alerte. Il donna une tape à Kilrek, lui faisant comprendre qu'il devait courir le plus loin possible. Lui aussi se mit à courir. Il devait à tout prix attirer l'attention des gardes afin que le louveteau puisse parcourir la centaine de pas qui le séparait d'une épaisse forêt.

Alors que ses pas s'enchaînait, il entendit le son d'un corps de chasse, puis de suite après les nombreux cliquetis des armures des soldat se pressant sur les remparts.

* Tharik, père des guerrier ...*

De nombreux sifflement se firent entendre, à la première salve tout les traits se plantèrent dans le sol. Kilrek quand à lui était à mis chemin des bois.

*... place ton bouclier devant les nains ...*

A la deuxième salve, une flèche atteignit Hurj au genou qui malgré un hurlement sonore et une douleur lancinante continua d'avancer.

*... car moi je suis tombé ...*

Les archers, gagnant en précision à chaque tirs, touchèrent bientôt Hurj à plusieurs reprise. Ses jambes se dérobèrent et il resta là, attendant la prochaine salve, sachant pertinemment qu'elle serait fatale. Il regarda autour de lui. Il ne voyait plus Kilrek nul part.

- Ta réussi mon vieux ...

Réussit t'il à articuler. Un Autre sifflement se fit entendre. Hurj ferma les yeux, savourant son dernier instant de vie.

*... en servant les miens !*

 

Si Alkkatraz Œil de Pierre se tenait aujourd'hui devant le conseil des nains, c'était pour leur annoncer une nouvelle de la plus haute importance, un des éclaireurs envoyé sur Stendel avait sûrement trouvé quelque chose d'important.

- Hurj Courtes-Mains, on a retrouvé son journal accroché à un loup des glaces errant en plein désert. Les pages de cet ouvrage racontent un périple éprouvant, mais la dernière, j'ai du mal à la déchiffrer. On dirait des runes de l'ancienne époque. Et comme le seigneur LetharGik est un templier gris je me disais ...

- Bien sur, amène-moi ça !

Après quelques minutes de réflexion, celui-ci dit :

- Étrange, c'est une sorte d'énigme. C'est en quelque sorte un enchevêtrement de rune qui en forme une autre, plus puissante ...

- Et que signifie cette rune !

- "Unité"

- Bah, elle est simple cette énigme, nous n'avons qu'à bâtir une cité majestueuse qui protégerait ce sanctuaire au contenu si précieux. Elle surpasserait toutes les autres en termes de grandeur, de beauté et de majesté ! Et grâce à elle, nous montreront au monde que l'unité des nains n'a jamais été aussi forte ! S'exclama le seigneur Thorvald.

 

 

 

"Les Gardiens" par Alkkatraz :

 

"Les Gardiens, une caste bien singulière au sein des nains ! [...] On ne devient pas Gardiens, on nait pour l'être. Aucun nain ordinaire ne peut les égaler dans l'art de la guerre. Doté d'une force, d'une agilité et d'une vitalité extraordinaire au combat, ils semblent complètement éteint en dehors. Comme si ils avaient le poids du monde sur leur épaules et que chacune de leur actions risquer de le renverser !

Car tel est leur fardeau ! ils sont nées pour servir les nains, ou plutôt pour les protéger, des autres et d'eux même. Ainsi, chacun des sept Gardiens est reparti équitablement dans chacune des provinces naines. Un par capital. [...]

Le gardien ne s'immisce pas dans la politique d'une ville ou d'une nation, il n'en a pas besoins pour être au courant de tout les dangers qui menace le peuple nains. Car tant qu'il est menacé, le Gardien ne trouve pas de repos. Incapable de manger ou de dormir, le gardien n'éprouve pas non plus le désir de la chair. [...]

Il est écouté des plus grand souverain car d'une grande sagesse. Et les seuls s'étant délibérément tournés vers la guerre ce sont vue tué de la main de l'un d'eux. [...]

Il est d'usage de dire qu'une ville fortifié de bonne taille peut être conquise par les Sept. Nous n'irons pas jusque la, ne connaissant pas précisément l'étendue de leur pouvoir. Mais cela ne m'étonnerais pas qu'il en sois réellement capable !" ~ Muardin Chercheur-D'Or, "Note du peuple Nain" 1E198

 

Le jour s'était à peine levé sur les hautes montagne de l'Hurghön, mais déjà Juyrd veillait. Toute la nuit il n'avais eu de cesse de scruter l'horizon, le regard fixe, à l'affut du premier signe suspect qui soit. Comme il le faisait sans discontinuer depuis des années ... Juyrd étais un gardien, un élus des Titans.

 

Niché sur un promontoire surplombant la ville, il la veillait comme un aigle sur son nid. Le Gardien n'avais changer de position depuis des cycles et des cycles : Un genou au sol, les deux mains sur le pommeau de sa hache dont la tête était désormais solidement incruster dans la roche. Cette positions n'étais pas faite pour être confortable, elle devais lui rappeler les souffrances perpétuel de tout un peuple. Un vent d'ouest ne tarda guère à se lever, apportant à lui les douces odeurs du matin ... Mais à son contact, il frémit, comme si la lame d'un couperet s'était déposé sous sa gorge. Ce vent étais chargé d'énergie magique. Mais pas la douce et chaude énergie de la terre, non ... Une magie froide, puissante et destructrice, voilà ce que c'était.

 

Brisant son immobilisme imposé, il se redressa de toute sa hauteur et inspira à plein poumons. Après avoir délogé sa lourde hache du sol, il caressa pensivement sa longue barbe brune. Juyrd avait fier allure dans son armure dorée parée de mille pierres précieuse, une capuche cyan lui recouvrait une bonne partie du visage. Son visage dur et impénétrable témoignais d'une dévotion sans faille à sa tache. Note intéressante, ses yeux n'étaient pas noisette, comme l'immense majorité de peuple nain, mais d'une sombre couleur écarlate.

 

*Je dois m'entretenir avec les autres.*

 

Et ainsi, ils descendit de son promontoire pour la première fois depuis de nombreux cycles. En fait, cela faisait si longtemps qu'il existait ici des jeunes adultes ne l'ayant jamais vue et des plus vieux l'ayant oublié. Lorsque il traversa la grand place de la ville, un silence assourdissant saisie la foule, ébahie de voir un Gardien en chair et en os. Les seul bruits qui se faisaient encore entendre étaient le claquement sec des bottes de Juyrd sur les pavés de la place ainsi que les beuglement caractéristiques d'animaux en cage. La venue d'un Gardien n'étais jamais synonyme de bonne nouvelle. Ainsi, la plupart de la population redoutait le jour ou ils auraient à en croiser un. A peine eu t'il fini sa traversé que le brouhaha de citoyens interloqué se fit entendre.

 

Sans passer par le Château ou quelque institution officiel que ce soit, il se dirigea plutôt directement vers les écuries. La bas, il scella le cheval le plus rapide et se mis directement en route. Les nains ne voyager pas souvent à cheval. C'était un moyen de transport inconfortable et fort peu adapté à leur petite taille.

 

Il chevaucha jour et nuit, ne s'accordant de pose que lorsque sa monture était à la limite de l'épuisement. A l'aube du cinquième jours de voyage, il aperçu enfin les épaisses murailles de la bibliothèque d'Hulla, un sanctuaire sacré ou est contenue tout le savoir du peuple nain, ainsi que ses plus grands secrets. La demeure des Gardiens.

 

Passant l'arche se dessinant dans les murailles, il posa pied à terre au bas d'un interminable escalier de marbre noir veiner de blanc serpentant jusqu'à une immense porte de pierre incruster au flanc d'une montagne. Il le gravit, marche par marche, aussi lentement qu'un condamné marchant vers le billot. Juyrd réfléchissait à ce qu'il aller bien pouvoir dire aux autres Gardiens, même si eux aussi l'avaient sûrement sentis.

 

Après la porte aux lourds battants de pierre s'étendais un vaste hall d'entré pavé d'une sombre pierre d'origine inconnue. D'immense colonnes se perdaient dans la pénombre avant d'atteindre le plafond de la salle. Il entra bientôt dans une pièce rectangulaire de taille moyenne : la salle de conseil. Au milieux de celle ci trônait une massive table de pierres incruster d'or et d'argent. Atour étais disposés consciencieusement six siège eux aussi taillés dans la pierre. Cinq nains étais déjà assis autour de la lourde table. L'un d'eux pris la parole :

 

"- Bien, nous somme maintenant au complet. Tu à trainé Juyrd.

- Je le sais, les conditions n'étais pas idéal pour le voyage. Et j'ai malheureusement sentis bien tard la menace. Répliqua t'il.

- C'est l'age, la fatigue émousse tes sens." dit un troisième.

 

S'asseyant, il toisa le Gardien qui venais de parler, sans doute le plus jeune du groupe, il jouissait encore d'une fougue rare pour l'un d'entre eux.

 

"Ça ne durera pas."

 

Juyrd étais en effet le plus vieux des Gardiens. Il avait connue bien des batailles, et la mort ne lui faisait plus peur. Il se surprenait même à penser que la mort serait un repos bien mérité après une vie comme la sienne. Mais le secret de sa longévité, ne résidait pas dans quelque remède ou plante médicinal que ce soit, non. Cela lui venais de son arm, Humbaldur, une hache aux propriétés exceptionnelles. Composé d'un manche et d'une arrête central forgé dans l'or le plus pur, les deux lames avaient quant à elle étaient tailler à partir d'un cristal d'un bleu brillant qui vibrait d'énergie. On disais de cette arme que son porteur ne pouvait mourir tant qu'il avait quelque chose à accomplir mais que dés lors ou sa vie n'aurais plus de sens, elle la prendrait. En tant que Gardien ayant pour tache de protéger les nains aussi longtemps qu'il vivrait, il était potentiellement immortel. Mais si ne serais-ce qu'un seul instant, il cessait de croire en sa tache, il mourrerait. Un bien lourd fardeau pour quelqu'un portant déjà le destin d'un peuple à bout de bras en somme.

 

Le premiers nain à avoir parler repris la parole :

 

"- La Sentinelle ne devrais pas tarder."

 

La Sentinelle était le chef des Gardiens, elle n'avait pas de nom, pas même d'existence physique, c'était un être de pure énergie directement en contact avec les Titans. Le guide et la force des Gardiens, elle étais la au commencement et avais toujours guidé les nains vers la victoire. Elle veillait sur la capitale de l'alliance tant et si bien qu'aucune guerre ne l'avais atteinte depuis son édification il y a des siècles. Elle n'apparaissait qu'en de très rare occasions et seulement à des personnes exceptionnel, lorsque la survie du peuple nain en dépendait directement.

 

Et effectivement, dans les minutes qui suivirent, elle apparue dans une lumière aveuglante. La sentinelle avait un aspect pour le moins singulier ! En fait, le seul fait de penser pouvoir la décrire découle d'une idiotie. Elle n'était en fait qu'une sorte de brume compacte et changeante, palpitant, se contractant et s'étirant sans cesse. Luisant faiblement, elle attira bientôt toute l'attention des Gardiens. Soudain, une voix guttural sans source retentit :

 

- L'heure est grave mes frères.

 

La Sentinelle aimait user d'expression comme celle ci, car bien que plus proche des Titans que des nains, elle se plaisait à se considérer comme tel.

 

- Ce monde s'effrite. L'obscure magie des humains l'a pervertie et maintenant, la terre la rejette. Ce monde va mourir pour se purifier, et renaitre en faisant peau neuve. Aucun de nous ne pouvons l'empêcher. Pas même les Titans ne peuvent faire face au cycle de la terre, l'éternel recommencement . Les Nains sont condamné.

 

Cette annonce fis l'effet d'un coup de massue dans l'assemblée. Même si tous ici avaient sentis quelque chose d'anormal, aucun n'auraient pue imaginer que leur civilisation allait être réduite au néant. Juyrd pris la parole, en tant que plus vieux nain présent, il était d'usage qu'il parle le premier.

 

- Ne peut t'on rien faire pour l'empêcher ou le retarder ? Le temps de trouver une solution ...

- Le cycle de la vie est inaltérable. Mais par chance, j'ai ouïe dire que les quatre avaient eux aussi sentis la menace, et qu'il préparait quelque chose pour l'éviter. Rétorqua la Sentinelle.

- Quoi donc ?

- N'avait vous pas reçue d'émissaire ? Demanda t'elle visiblement surprise.

 

Les Gardiens se jetèrent un regard négatif. Aucun d'eux n'avait reçue la visite d'un quelconque envoyé de l'empire. Le plus jeunes nains s'exclama :

 

- Chiens ! Il n'ont pas juger bons de nous mettre au courant peut être ! C'est vrai, la mort de toute une espèce leur importe peu !

- Modère tes paroles. Nous ne savons pas quel sont leurs raisons. Alors ne t'avance pas trop. Nous ne connaissons pas précisément la nature de leur remède, même si j'ai ma petite idée la dessus. Nous savons juste que tous les habitants du monde son conviés à rejoindre la capitale de l'empire humain. Je vais charger quelqu'un de porter des messages à chaque roi de l'alliance afin de les informer de la situation.

 

Juyrd, visiblement dépité repris la parole :

 

- Mais, vous avez dis que même les Titans ne pouvaient rien ! Comment quatre mages, aussi puissant soit ils peuvent ils avoir la solution ?

- Ho, les peuples sont bien plus inventif et ingénieux quand leur existence touche à leur fin. Oui, le monde tel que nous le connaissons ne peut être sauver. Mais un autre peux nous accueillir. Stendel ne sera qu'une arche si tu veux mon avis. Un vaisseau flottant entre les mondes.

 

Tout le monde se tut. Ne sachant plus quoi penser, Juyrd s'apprêta à poser une question lorsque la Sentinelle parla :

 

- Il me faut un volontaire. Pour protéger le savoir de notre peuple qui est contenu entre ces murs. Dit elle d'un ton calme.

- Mais vous avez dis que ce monde allait prendre fin !

- Oui, mais aussi qu'il aller renaitre. Et dés que cette nouvelle ère commencera, notre peuple reviendra ici. Car c'est un de nos seul lien avec les Titans. Il ne tien qu'à nous de faire perdurer cette endroit afin que les générations futur puissent en profiter. Je ne peux pas partir Je suis attacher à cette terre. Alors supporterais-je un changement aussi radical de ce monde ? Si j'en étais sur, je ne demanderais pas à l'un d'entre vous de rester. Car malgré mes pouvoirs, je ne peux lire dans l'avenir.

 

Juyrd se leva sans hésitation et dit :

 

- Je le ferais ! Je protègerais cet endroit pour que nos enfants ne perdent pas le savoir des anciens.

- Ainsi soit-il.

 

 

 

Assis sur un des créneau de l'antique muraille, Juyrd réfléchissait. Voilà déjà dix-sept jours que ses compagnons étaient parties. Et son peuple avait sûrement déjà rejoint Stendel. Cependant, il ne pouvait s'empêcher d'avoir des mauvais pressentiment. La Sentinelle lui avait déjà rapporté des événements bien sombre à l'ouest. Et le mal progressait vite ...

Au soir, toujours du même promontoire surplombant la plaine en contrebas de la muraille, il aperçus un convois d'humains se déplaçant en direction de l'est. Sautant au bas de la muraille d'un bond qui aurait briser les os de bien des humains, il se dirigea vers le convois.

 

Et c'est d'humain affaiblis et désespérer dont il fit la connaissance. La rumeur du Cataclysme approchant s'était faite si forte que toutes les populations avaient commencer à migrer vers Stendel. Mais eux étaient arriver trop tard. Lorsqu'il avaient enfin embrasser une vue d'ensemble de ce qu'aurait dus être la ville, il ne découvrirent qu'un immense cratère fumant et bouillonnant. Ils avait alors entendu de la bouche d'autre voyageur que des nains avait décider de rester sur ce monde, ayant trouver un moyen de se protéger des affres du Cataclysme.

 

Ces humains ne se trompaient pas, la Sentinelle avait bel et bien trouver un moyen de protéger le sanctuaire et ses alentours immédiat du cataclysme. Ils avaient aussi raisons lorsqu'il avaient mentionner des nains. En effet, les neuf prêtre des Titans, protecteur du sanctuaire avaient tous décider de rester pour aider Juyrd et la sentinelle dans leur tache.

 

- Et le fait que vous soyez la confirme leurs dires ! Alors comme ça vous avez trouver un moyens de vous protéger du Cataclysme ? Demanda un grand homme blond d'un trentaine d'année, les cheveux auburn coupé court qui disait se prénommer Ylian.

- Installer vous au bas des murailles, mais qu'aucun de vous ne s'approche de notre sanctuaire. Ou vous en paierez tous le prix. Leur ordonna le Gardien d'un ton sec.

 

Cela aller contrarier la Sentinelle. Elle n'avais d'affection que pour les Nains et considérer les autres peuple non pas avec mépris, mais avec une indifférence peu commune. Elle verrait d'un mauvais œil le fait que des humains est était autoriser par un Gardien à séjourner aux abords du sanctuaire. Lorsque elle l'interpella à ce sujet, il répliqua seulement que quelques humains n'aller pas fondamentalement chambouler leur plan.

 

A mesure que les jours passer, les signes annonciateur de la catastrophe se faisait de plus en plus présent. La végétation mourrait, le vent était plus fort que jamais et Juyrd avait arrêter de compter les secousses qu'il subissait chaque jours.

Alors qu'il empruntait un couloir pour se rendre sur les murailles, il se fit interpeller par un des prêtres qui passait par la :

 

- Gardien ! Je voulais vous faire part de mes inquiétude au sujet des humains ... Il sont de plus en plus inquiet de dormir dehors et m'on dit qu'à chaque fois que l'un d'eux s'endormais il craignait de ne plus revoir la lumière du jour.

- Dis leur qu'une promesse est une promesse, et que ...

 

A ce moment précis, il fut interrompus par une secousse infiniment plus puissante que les autres. Elle ébranla les fondations même du sanctuaire.

 

- Le moment est venu.

 

Et sur ces mots, Juyrd s'élança au pas de course dans les divers couloir traversant l'épaisse muraille. Il devait se rendre dans la bibliothèque et le chemin le plus rapide était de sortir de la murailles et d'emprunter l'escalier central. Mais lorsqu'il poussa la lourde porte de bois qui donnait sur l'extérieur, ce qu'il vit lui glaça le sang.

 

Les cieux était rouge. Un rouge sang, malsain et dangereux. Des cendres commençait déjà à tomber abondamment, tant et si bien qu'une fine couche recouvrit bientôt le sol, imprimant chacun de ses pas ... Et cette chaleur, il était devant ce que les humains appelaient l'enfer en somme ...

 

A mis chemin du pied de l'escalier, il fut agripper par Ylian, hystérique :

 

- Maitre Nain ! Je vous en supplie faite quelque chose !

- Lâcher moi, j'ai à faire !

- Mais enfin voyez ! Voyez ce qui arrive maintenant ! Des colonnes de flammes s'élèvant jusqu'au firmament ! Des cendres recouvrant voilant la vue et sapant les âmes ! C'est la fin !

- Écoutez, je ...

- Non, vous écoutez moi ! Vous nous aviez dit que nous serions protéger ! Que nous n'aurions rien à craindre ! Que ...

 

A ce moment, un éclair tonna. Tout proche, il surpris l'humain qui relâcha son étreinte. Juyrd en profita pour mettre de la distance entre lui et Ylian qui trébucha en essayant de le rattraper. Le visage plein de cendres, l'humain lança un cris de désespoir :

 

- Vous aviez promis ! Dit il en sanglotant.

 

Ne daignant pas se retourner, Juyrd continua sa route au pas de course lorsque une seconde secousse, encore plus puissante que la première le fit trébucher. Malgré ça, il ne tarda pas à arriver dans le hall principal et à emprunter la direction de la grande bibliothèque d'Hulla. D'ailleurs, de l'avis de bien des humains, cette appellation n'aurais pas était correcte, la bibliothèque ne contenant aucun livre, mais plutôt d'énorme cristaux imprégné de tout les souvenirs de chaque nains qui à vécu.

 

Malheureusement, arrivant à ce qui aurait du être l'entré de la bibliothèque, il se trouva que le couloir avait était boucher par des gravât ! Il s'était effondrer lors des secousses. Et c'était la seul entrée ! Bientôt rejoint des neuf prêtres, la Sentinelles restait introuvable. Il fouilla longuement dans son armure et un ressorti un cristal bleu roi gros comme un poing de nain et le confia à l'un des prêtres. Puis, détachant les sangles qui retenaient Himbaldur dans son dos, il s'attaqua au gravât. Sans faiblir, il martela la pierre qui ployait sous la puissances de ses coups. Et pendant ce temps la, Juyrd avait les yeux fixer sur ses pensées. Il pensait à ces humain à qui il avait fait la promesse de les protéger et qui étaient maintenant saisie par la terreur, le désespoir et toute sorte de sentiment plus désagréable les un que les autres ....

 

Sa hache entra une fois de plus en contact avec la pierre qui produisit un craquement sonore.

 

Il pensait aussi à ces hommes, ces femmes et leurs enfants à qui il avait promis. Il revoyait leurs visages, leurs sourires ...

 

Alors qu'il continuait de marteler les débris, les pierres qu'il touchait explosaient en mille morceau sous la force de ses coups. Lorsqu'il sentis que la barrière de gravât aller bientôt céder il recula de trois pas ...

 

Il revoyait ses enfant jouant dans les plaines, sans conscience du danger qui se rapprochait, engendrer par la folie et la soif de pouvoir des hommes.

 

Il leva Himbaldur haut au dessus de sa tête ...

 

Et maintenant, il revoyait les mêmes enfants, se consumant sous les cieux rouge, ne pouvant bouger, s'étouffant à mesure que les cendres les recouvraient.

 

... Et l'abattis avec une force inouïe sur le tas de débris tant et si bien qu'elle le transperça et se planta dans la pierre, en formant une large fissure dans le sol de marbre. Reprenant le cristal en main, il courut jusqu'à l'autel qui avait était construit pour l'accueillir. Une fois insérer dans son socle, le cristal procurerait au sanctuaire une défense impénétrable contre les éléments déchainés.

 

C'est une troisième secousse qui entraina Juyrd à lever les yeux sur les murs et le haut plafond de la salle, guettant chaque nouvelle fissure de formant dans la roche. Tantôt fine comme un cheveux, tantôt épaisse comme un doigt de nain, elles commençaient à lézarder les épais mur de pierres et à menacer la solidité du sanctuaire tout entier. Se ruant sur l'autel, Juyrd posa le cristal sur son réceptacle. Pendant quelques secondes, il ne se passa rien. Puis une lumière aveuglante fut émise par la pierre. Une lumière blanche et chaude, de celles qui redonnait espoir. Juytr eu une sensation étrange, celle de dormir. Cela faisait des cycles que ça ne lui était pas arriver. Le repos, le relâchement, c'était quelque chose d'inconnue à quelqu'un qui dois veiller sur un peuple jours et nuits.

 

Ils se revoyait dans son enfance, jouant et riant avec les autres nains, puis à sa majorité, la remise des ses armes et la Sentinelle lui révélant quel serait la tache qui lui incomberait pour les siècles à venir. L'appréhension, le doute ... Bientôt remplacé par une foi sans faille et inébranlable envers les Titans et son propre devoir. De longues, éprouvantes et horribles batailles, et du sang, tant de sang ...

Puis la paix, pendant des décennies. Encore la guerre, que ce soit par les Hommes, les orcs ou les elfes, elle venait toujours de quelque part. Tant de guerres qu'il ne les comptait plus. Et sitôt un conflit résolu, il revenait se poster à la même place, jusqu'au prochain. Ainsi sa vie filait, sa longue et interminable vie. Étais-ce un cadeau ou une punition ? Avait il déçue ou honoré les Titans ? Nul ne le savait.

 

Puis la teneur des ses "rêves" changèrent du tout au tout, il s'y sentais oppressé, comme guetté d'une catastrophe inévitable et sans précédents. L'angoisse le saisie ...

 

Il ne sus combien de temps il avait dormis ... Mais lorsqu'il se réveilla, il se trouvait dans un lit bien chaud, et tout était calme. Aucun tremblements, sifflements, grésillements ou crépitement ne venaient troubler le silence reposant de cette pièce. Se levant rapidement, il revêtit l'armure qu'il n'aurais jamais du quitter et voulue sortir sur les murailles. Bien que ne sachant pas du tout ou il se trouvait, il retrouva assez facilement le chemin de l'extérieur ou il assista à un spectacle incroyable. A quelque centaine de pas au dessus de sa tête s'étendait un gigantesque champ d'énergie changeant, vibrant et palpitant sans cesse. Sans doute signe du cataclysme qui faisait rage à l'extérieur. En revanche, à l'intérieur du dôme former par L'Aura, comme l'appelait déjà les humains, la température était convenable et seul quelques cendres jonchant encore le sol ça et la témoignait encore de l'existence d'une quelconque catastrophe.

 

Durant les mois, les cycles et les décennies qui suivirent la vie suivie son court relativement normalement. L'Aura avait couverte une zone suffisamment large pour accueillir un villages entier d'humains. Et c'est ce qui ne tarda pas à se développer. Mais Juyrd était inquiet. D'année en année, le cristal se fissurait. Ne perdant jamais en puissance, c'est son intégrité physique qui était menacé. Il n'avait sans doute pas était prévue qu'il soit appeler à fonctionner en continue aussi longtemps.

 

Puis vint un jour, alors que Juyrd se rendait pour la troisième fois de la journée dans la bibliothèque, il aperçu la Sentinelle se tenant près du cristal, l'observant probablement. Alors qu'il s'apprêtait à repartir, elle l'interpella :

 

- Juyrd, l'heure est venu. Dit elle d'un ton sans appel.

- Pardon ?

- Il survivront. Les humains survivront.

- Quoi ? Vous n'allez tout de même pas désactiver l'aura ? Demanda le gardien d'un air ébahi. Il vont mourir ! Vous savez comme moi que c'est l'enfer dehors !

- Si tu ne leur avais pas fait une promesse que tu ne pouvais tenir, nous n'en serions pas la ! Tu à étais faible ce jour la, Gardien. Nous ne pouvions pas les protéger. Répliqua la Sentinelle d'un ton sec.

- Que voulez vous dire ? Jusqu'ici, l'Aura tien bon et ...

- Le cristal se fissure. Et nous avons presque atteint le point de non retour, nous ne pouvons attendre. Encore quelques jours et le cristal se brisera. Sa capacité d'auto régénération est limitée, et il nous faut le ménager.

 

Juyrd détacha les sangles qui retenaient Himbaldur dans son dos et saisie l'arme ancestral.

 

- Écartez vous de ce cristal.

- Non. Je dois le faire. Pour nos frères.

- Il ne tarderons pas, nos frères. Le cataclysme est bientôt fini. Et vous savez pertinemment que le cristal peut tenir jusque la ...

- Certe. Mais tiendra t'il toutes les deux cents prochains cycles ?

- Comment ?

- Est ce que tu pense que le cristal tiendra deux siècles de plus ?

- Mais, nous n'avons pas besoins de tenir deux siècles ! Nos compagnons ...

- Il sont morts, Gardien. Morts, et réduit en poussière depuis bien longtemps. Tu l'a sentis toi aussi cette nuit la. Tu a juste refusé de l'admettre.

 

Juyrd commença à ressentir une sensations de raideur au niveau de ses extrémités et lâcha bientôt sa hache qui tomba sur le sol dans un cliquetis. Il s'aperçue d'abord avec horreur ses doigts se changer en pierre, puis ses poignets ... Bientôt il ne puis plus bouger les bras ...

 

- Et oui Gardien. Ta tache est en quelque sorte accomplis. Tu est l'un des dix derniers survivant de ton peuple. Tu a failli à les protéger. Mais ce n'est pas de ta faute, non. Tu n'y pouvais rien.

 

Juyrd voulue parler lorsqu'il s'aperçue que sa mâchoire ne répondait plus à ses ordres. Ils était comme prisonniers de son propre corps.

 

- Bientôt, le mal de l'arme que tu à porter si longtemps s'insinuera dans ton cœur, et tu mourra. Mais avant que tu t'en aille rejoindre les Titans, laisse moi te dire pourquoi. Et bien, nos frères sont morts, d'accord. Mais nous ne sommes pas les seuls enfant des Titans. Ce monde est le point ou se rejoigne beaucoup d'énergies magique. Tôt ou tard, nos cousins débarqueront sur ces terres et trouverons ce lieux. Leur savoir, leur héritage. Mais ce futur et bien lointain. Et l'Aura tel qu'elle fonctionne maintenant ne durera pas aussi longtemps. C'est pourquoi il est nécessaire de faire des sacrifices. Pour que ce lieux ne soit pas perdue et que ceux qui nous suivront ne parte pas de rien. Tu a bien servis les Titans et il t'accorderons sûrement les honneurs lorsque tu les rejoindra ...

 

La Sentinelle s'approcha très près de la statue vivante de Juyrd. Celui ci sentait son cœur palpiter et durcir, ayant plus en plus de mal à se rester en activité.

 

- Mais ton temps est révolue.

 

Et sur ces mots, la Sentinelles réarrangea le cristal pour que l'Aura se rétrécisse jusqu'à n'englober qu'une toute petit partie du sanctuaire. Livrant les humains à la mort et la désolation.

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Ultharik ( Suite ) :

 

"Historique du chantier d'Ultharik" par GeekOfFantastik :

 

La nuit pâlissait et le jour faisait scintiller la neige comme des milliards de petits cristaux. Un cliquetis répété résonnait dans la vallée. Une lueur blanche, encore plus blanche que la neige, apparut au loin. Cette lueur était le reflet des armures majestueusement forgées par les nains car en effet, un groupement important de nains avait quitté leur asile de paix et de tranquillité dans la montagne pour accomplir ce qu'ils savaient faire le mieux. Non, il ne s'agissait pas de boire ni de forger mais de bâtir : un édifice ancien et de grande ampleur religieuse et même spirituelle avait été découvert par Hurj Courtes-Mains, brave nain mort pour son peuple. Afin de protéger cette découverte majeure, Thorvald, seigneur nain, eut l'idée de créer une cité, une forteresse même, autour de ce Sanctuaire de sorte qu'il soit protégé contre n'importe qui. Les nains arrivèrent alors à destination. Armés de pioches, de pelles, de haches et d'épées, ils se mirent tous au travail. Des hordes de monstres avaient élu domicile dans cette plaine et c'est alors que la chasse commença. Même le seigneur Galaoud de Galianör mit la main à la patte.

 

I-Une attaque inattendue.

 

Ce terrain était très montagneux, des Creeper, une bonne dizaine, marchaient en groupe sur une colline, les gardes s'en méfiaient. Non loin d'eux, il y avait une sombre caverne. Les nains installèrent alors leurs avant-postes dans une plaine dégagée. Un avant-poste majeur, tout en bois et en chaume, fut installé près des chantiers. Il comportait de nombreux fours et coffres. Puis, servant de dépôt ou encore de cellier, le petit avant-poste de pierre fut installé par un certain Clint-Eastwood, ami des nains, et Geekoffantastik, un nain sous les ordres de ces Seigneurs. Les nains, pour survivre dans cette toundra gelée, avaient établi des élevages d'animaux et des cultures mais leur travail était menacé par les différents monstres peuplant ces contrées hostiles. La nuit, des animaux disparaissaient sans laisser de trace et la façade avant de l'avant-poste était trouée. Les Enderman et les creeper faisaient des ravages aux cultures, et donnaient du fil à retordre aux nains. Certains hérauts nains, connus pour leurs exploits d'aventure mais aussi de combat, se joignirent aux nains pour les aider : Janot, Darkléo, Nahes, Thorvhak, Alkkatraz et j'en passe beaucoup trop.

 

Le problème des monstres fut évoqué. Armés d'épées, de haches, de pioches et de pelles, nos multiples héros se lancèrent dans le combat, déchiquetant, coupant, décapitant tout ce qui leur paraissait louche. Le jour faiblissait et les squelettes, les araignées mais aussi les zombies sortirent de leurs cavernes sombres et humides.

 

Nos héros, au nombre de vingt-deux, se jetèrent dans la masse grouillante de bêtes. Mais un problème encore plus grave sortit des cavernes: des gobelins et des trolls surgissant des profondeurs de la terre, dérangés par les pioches fissurant la pierre. Une grande bataille allait commencer.

 

Les marées de Gobelins, de trolls puis de Nains se percutaient avec fracas sous le bruit de la tempête de neige qui s'accentuait de minutes en minutes. Toutes les forces naines étaient venues en aide au Gouverneur de Galianör, Lethargik. Galaoud, fondateur de Galianör, en était. Il menait avec lui une grande troupe de nains et quelques hérauts. Son très bon ami, Thorvald, le dirigeant de Garaz-Duk, se trouvait sur un poney à ses côtés. Il ne tarda pas à descendre de sa monture et à se mêler à la bataille. Les chants nains retentissaient dans toutes la vallée, les gobelins et trolls tapaient vulgairement sur des tambours de peau en criant, ils avançaient dans la bataille sans savoir pourquoi. Les nains, dirigés par Galaoud, prirent du terrain pour ensuite se détacher en groupe pour couvrir plus de surface. Une entrée pas plus grosse qu'un troll s'ouvrait aux vermines verdâtres qui s'y dirigeaient promptement, mais rien ne devait entrer ! Alors, Lethargik et son groupe partirent défendre la porte. Le sang ne tarda pas à couler.

 

Les nains se firent piéger par des gobelins montant les murs et piégeant le sol. Ils furent submerger, mais ils persistèrent et firent tournoyer leurs haches, tuant les gobelins passant à portée, épaulés par une vingtaine d'archers nains venus en renfort. Les os gobelins craquèrent sous le poids des assaillant nains, mais ceux-ci prirent quelque flèches d'une salves gobeline pas très précise. Galaoud décida alors de monter sur une corniche avec son équipe. Les trolls et gobelins prenant ça pour une fuite continuèrent leur chemin vers les portes. Cette technique n'avait pourtant rien d'une fuite, les nains reculaient pour mieux avancer en quelque sorte car une fois arrivés sur la corniche, ils sautèrent armes en mains, prirent les vermines au dépourvu en plein milieux de la "formation" gobeline et ne tardèrent pas à faire un trou béant dans leur bataillon, Galaoud s'entailla le bras, son armure étant fêlée, il était lacéré à chaque mouvement.

 

A quelques mêlées de celle-ci, Un grand gobelin tranchait les soldats nains. Lethargik fit signe aux siens de rester ici combattre. Ce gobelin devait être l'un des meneurs. Galaoud sortit alors de la bataille entre nains et gobelins pour s'occuper de lui. Son bras allait déjà mieux mais restait toujours un handicap, il fonça vers le commandant . Il se fit stopper net par trolun du haut de ses deux mètres , "armuré" jusqu'aux dents qui lui donna du fil à retordre. Il avait une épée de métal gris qu'il faisait tournoyer dans tous les sens mouchetant les murs de pierre de rouge sang. Celui-ci allait être dur à tuer. Le nain batailla contre le colosse, sa hache de jet se ficha dans la jambe du mastodonte qui cria comme un chien. Galaoud la fit tourner et la reprit.

 

La chair du troll était chiffonnée et coulante, il frappa un grand coup sur le pectoral du nain avec la garde de sa claymore, Galaoud tomba sur le dos et lâcha son arme sur le sol. La vermine géante le maintenait le pied sur son torse, se préparant à l'égorger. Mais le nain lui saisit la jambe et le fit tomber. Aussitôt, les deux adversaires se relevèrent et croisèrent à nouveau le fer. Le gobelin le fit tomber sur le dos avec son pied. Le nain frappa l'entre-jambe de l'orque qui se mit à genoux sur le nain, ce dernier fit appui sur ses bras et la frappa. Ils arrivèrent alors aux cotés du commandant Troll qui, arborant un sourire sadique, tuait les nains se mesurant à lui. Le fondateur de Galianör se leva le premier et appuya avec son pied de toutes ses forces sur le poignet du gobelin tenant l'épée. Le nain lui prit son épée. Mais de sa main gauche, la vermine saisit le bras de Galaoud et tira. Il lâcha l'épée qui se planta dans le sol, il s'écrasa au coté du Troll qui se releva. Le nain sauta sur le dos de l'orque encore à genoux et lui agrippa le cou. Le colosse le prit en tâtant son dos et le renvoya sur le sol. Le troll saisit son épée et frappa en direction du nain qui fit une roulade et accéda à sa hachette.

 

Le grand gobelin boitait et le nain avait du mal à tenir complètement sa hachette avec son bras perforé. Il fit un mouvement circulaire avec son bras, le gobelin para avec son épée et cassa la lame de l'arme de jet. L'arme de la peau verte se fit emporter et le nain mit du gravier dans les yeux du guerrier et en profita pour le faire tomber en lui brisant le genoux de son manche. Le ver était à terre. Galaoud de son arme étrangla le monstre. Le chien étouffait, le nabot pris la claymore et perça par trois fois le thorax du guerrier. Il lâcha un "Tu t'es bien battu". Il regarda le commandant troll et cria pour attirer l'attention. Il pris sa hache de guerre et frôla la peau du commandant en la jetant. -Viens te battre !- Cria le nain avant de se jeter sur lui Hache à la main. Le Troll para le coup du nain avec son long bouclier de taule. Son casque lui couvrant tout le visage ne laissait passer qu'une grande bouffée de fumée sortant des entrailles les plus profondes de son corps poisseux. Il fonça sur le nain avec son épée. Galaoud évita la charge de justesse en se jetant sur le côté. Le Troll de sa puissante épée frappa en direction du nain, toujours stoïque. Il para le coup avec le manche en métal de sa hache de guerre, le commandant était si puissant que Galaoud recula de quelques mètres dans la neige. Le nain ne tarda pas à riposter en déviant le coup et en s'attaquant au bouclier de fer rouillé, qui se brisa. Des éclats de métal se plantèrent dans la jambe de la peau-verte. Ne se souciant que de sa cible il ignora la douleur et donna des coups de plus en plus importants. Le nain n'était pas de taille, l'arme du Troll était trop grande et effilée pour faire mine de l'oublier. C'est alors par la ruse qu'il allait le combattre. Galaoud se contentait alors juste de parer les coups et d'éviter. Mais il décida de se ressaisir, il vit les cadavres de ses frères nains gisant sur le sol. Cela ne le laissa pas indifférent, la rage s'empara de lui et il ne tarda pas à taper à son tour. Le Troll énervé cria, et envoya le nain au sol.

 

Le nain se leva, il cracha un filet de sang, prit son autre hache de jet et la lança contre la jambe du Mastodonte qui hurla. Le troll courut vers le nain qui chargea lui aussi. De sa main le Général fit tomber Galaoud qui, en glissant sur la neige, s'agrippa à la cheville musclée du troll qui tomba avec lui. Le nain, dans sa glissade tonitruante, arriva à se lever avant son ennemi. Mais celui-ci se leva juste après le nain. Galaoud lui arracha le bras de sa hache, le sang moucheta le visage du nain qui ria. Le Troll hurla à la mort. S'en était fini de lui. Il poussa un cri frénétique. L'entièreté de ce col était protégée. En attendant la prochaine vague ennemie, les nains rentrèrent leurs morts, les enterrèrent et firent une porte rudimentaire pour minimiser les pertes.

 

C'est en pleine nuit que l'armée naine fut réveillée par des cris et des sons de tambours. Les gobelins et troll se tenaient en bas, prenant le chemin sinueux pour gravir la montagne. Tous les nains se mobilisèrent et n'attendirent pas pour attaquer. Thorvald, sur son cheval de guerre, fonça contre la vague ennemie suivi de toute son armée. Un grand Shaman Troll, galvanisa ses troupes qui crièrent frénétiquement. Leurs yeux devinrent rouge comme des charbons ardents. Pendant que les troupes de Lethargik étaient dans la mêlée, celles de Thorvald essentiellement composées d'arbalétriers, d'archers et de rangers, se positionnèrent en hauteur, au dessus du chemin menant à la montagne, et décochèrent leurs flèches. Les flèches et carreaux filèrent à toute vitesse dans les corps des ennemis, les faisant tomber dans le vide.

 

Le grand Troll tuait les nain avec des pouvoirs inconnus. Thorvald, n'écoutant que son courage, sauta et tomba sur le Troll, qui s'écrasa avec lui. Le Shaman, beaucoup plus grand que le nain, le pris par le cou et le plaqua contre la paroi de la montagne. Le nain entailla de sa hache le poignet du Shaman qui le lâcha. Le Peau-verte se prit une flèche dans l'épaule, flèche qu'il retira avec facilité et planta dans la cheville de Thorvald. Le nain hurla et donna un coup de tête dans le genoux du Troll, le casque nain brisa son genoux. Mais il était comme "drogué" ou "possédé" et ne sentit pas la douleur. Il saisit le nain et allait le faire tomber dans le vide quand soudain les troupes Galaoud se rapprochèrent. Il lâcha Thorvald qui s'accrocha aux parois de pierre et réussit à remonter. Le Troll, pour avoir plus d'influence, devait se mettre au cur de son armée. Une nuée de flèche arriva en direction du Troll qui n'en reçut aucune, utilisant ses puissants sorts pour les dévier sur les côtés. Thorvald était déterminé, il se fraya un chemin dans les lignes ennemi et prit au dépourvu le Shaman qui retenait les flèches. De son puissant bouclier, il frappa le corps du Shaman qui tomba. Il dégaina sa hache et coupa l'avant bras du Troll qui cria. Le peau-verte de son autre bras envoya le nain en l'air avec une sorte d'onde de choc. Thorvald, avant de retomber sur le sol, lança sa hache fragmentée sur le Shaman qui la prit en plein thorax. Il agonisa et dégringola de la falaise. Thorvald, au bord de la mort, fut retiré du champs de bataille.

 

Les Peaux-vertes avaient eut la mauvaise idée d'attaquer les nains en montagne. Les nains étaient conçus pour résister au froid des montagnes, à la chaleur des forges, et aux adversaires les plus coriaces. C'est au tour d'un de nos vingt-deux joyeux lurons de briller. Delobito, ce nain marin, plein de fougue et... d'alcool, allait tenir un rôle majeur dans cette bataille, qui durait de plus en plus. Ayant trop bu la veille, il était le seul à dormir profondément sous sa tente. Une semaine auparavant, on lui avait répété sans cesse de prendre autant d'ardoises qu'il pouvait dans le monticule de gravier surplombant cette grande caverne, et il était décidé à la ramasser cette ardoise. Il sortit de sa tente en titubant, armé d'une pelle en pierre. Il savait très bien qu'une guerre se déroulait, mais le breuvage divin qu'est la bière fait bien des chose au cerveau d'un nain...

 

Delobito remit sa casquette de marin en place et partit en direction de la grotte où se trouvait ce grand tas de gravier. En réalité, cette grotte était le refuge de la population Troll et Gobeline, mais ça, Delobito l'avait déjà oublié. Il avançait encore et toujours dans la neige, à l'opposé de la bataille. Il ne savait pas que le gravier était au dessus de cette fameuse grotte, à vrai dire, il ne savait pas qu'il y avait une grotte tout court. Les Gobelins et Trolls se faisaient repousser par les bataillons nains, toujours plus coriaces et déterminés. Delobito rota et cracha sur le sol et s'exclama :

 

-Delobito fais si, Délobito fais ça... Burp.. Et pourquoi c'est pas les Elfes qui font l'boulot ?! Ils ont bien des grandes jambes ! Bouarf ! Ces types là tiennent pas l'alcool ! Nous on est des vrais nains ! Nous on boit d'la... D'la bière et... et même des champignons ! Ouép ! Je leur avais dit que la bière naine était la meilleure ! Mais ils l'ont pas cru ! Ils préféraient miner du bois ! Bah voyons ! Et puis... Et puis aussi.. Burp... Aussi c'est toujours moi qui m'tape le gravier ! C'est chiant à la fin ! Je préfère miner du charbon et du fer ! Ca c'est un boulot de vrai nain ! Un vrai ! Et puis les Elfes avec leurs grandes jambes ! Ils peuvent... je l'ai déjà fait remarquer ça ! Et puis aussi je leur avais dit que y'avait trop d'gravier pour moi tout seul bah ho ! T'va y arriver qu'ils disaient ! Mes fesses ! J'vais arriver à rien avec une pelle fissurée moi ! Et puis... Ho ! De l'ardoise ! C'est c'vieux bougon qui va... Bah il va bien être content ! J'ai un de ces maux de tronche moi ! Mais pas question..Burp... Pas question que je prenne ces vieilles plantes médicinales elfiques ! C'est bon pour les oreilles pointues ça ! J'vous l'dis ! Et puis... Ho d'l'ardoise ! Bah tiens ! Ca valait l'coup de s'casser l'cube tiens !-

 

 

Delobito creusait toujours plus. Toujours de plus en plus, il creusait, il rotait tout en creusant. Le gravier commençait à tomber, Delobito se jeta sur le côté et tomba en arrière. Le gravier s'écroula, bouchant la caverne des trolls et des gobelins. Des cris retentirent et de lourds fracas se firent entendre. Delobito sombra dans un profond sommeil. Personne ne saura jamais que ce fut Delobito qui tua les assaillants vivant dans les entrailles de la terre. (Celui ci fut d'ailleurs retrouvé deux jours après en train de parler à un arbre, toujours une bouteille à la main)

 

II-Minage intensif

 

Une brève fête avait été célébrée la veille, il y avait beaucoup de morts et de blessés du côté des nains mais ceux-ci n'en restait pas moins nombreux. Les travaux continuèrent, ils durent casser des montagnes. Beaucoup de nains mirent la main à la patte, aidés par les hérauts nains qui d'ailleurs travaillaient comme des fous. Ce n'était pas vraiment des montagnes que nos nains durent casser mais plutôt de grandes collines. Ces mêmes collines regorgeaient de minerai singulier mais très utile pour la fabrication d'outils ou même d'objets divers comme des torches. D'autres creusaient la terre, d'autres la pierre, tandis que ceux qui minaient les minerais les acheminaient vers l'Avant poste. C'était très organisé. Ce travail était tellement bien fait que les nains avaient même le temps de pêcher et de couper du bois (L'eau ne gelait pas grâce aux deux dispositifs ingénieux de bois et de torches de ce fabuleux Sakesto.).

 

La moitié du terrain était désormais plate. L'autre moitié était déjà à niveau mais comportait en son milieu une colossale montagne de terre et de pierre. Les nains ne furent pas découragés et attaquèrent le sommet de la montagne. Elle était si grande qu'aucun monstre, aussi bizarre soit-il, n'y vivait. Les nains les plus investis sur cette grande montagne étaient sans nul doute Galaoud, Thorvhak, Darkleo, Milkteam et aussi Geekoffantastik. Ils y passaient beaucoup de temps dessus. Cette grande montagne était presque entièrement faite de roche et n'était pas la plus facile à détruire. Cette montagne regorgeait de charbon et de fer, une aubaine pour les nains. Les ressources furent acheminées a l'avant poste avec le reste. Là bas, Janot fréquemment aidé par Thorvhak, faisait fondre le fer et taillait la pierre.

 

La montagne était traversée de partout par de vieilles grottes naturelles, Geekoffantastik voulut s'y aventurer. Une grotte partait en ligne verticale à quatre vingt dix degrés. Il saisit sa corde et l'attacha à une grosse pierre. Il descendit alors, tenant une torche à la main. En face de lui, il y avait une autre grotte. Des yeux rouges se mirent à luire, le nain prit peur et lâcha la torche, qui révéla un creeper. Toujours suspendu en l'air, il ne craignait rien mais le creeper avançait toujours. Il ne vit pas le vide et tomba dans le gros ravin entrainant avec lui la corde du nain. Elle cassa et il fut tiré vers le bas. Un cris étouffé fut entendu par Milk et Galaoud. Ils se précipitèrent vers la corde de Geekoffantastik et virent qu'il n'y était plus. Milkteam allait descendre quand il entendit un gros "Splouch". Il plissa les yeux :

 

-Geek ???-

 

Il n'y eut aucune réponse. A la place, des bruits métalliques se firent entendre. Milkteam descendit alors voir ce qui était advenu du nain. Une fois descendu il posa sa torche sur une pierre et aperçut Geekoffantastik en train de batailler contre deux zombies avec sa pioche en fer. Il saisit alors son épée en fer et lui vint en aide. Les deux zombies furent vite tués. Geekoffantastik venait de découvrir une mine abandonnée, Milkteam fit signe à Galaoud avec sa torche de descendre prudemment. Cette mine regorgeait de minerai. Galaoud descendit et dit :

 

-Tout va bien pour vous ? Et qu'avez vous trouvé ma parole !-

 

Milkteam s'épousseta, prit sa respiration et soupira :

 

-Oui... Oui tout va bien ! C'est une vieille mine abandonnée que nous avons trouvé là, elle doit regorger de minerais rares et exceptionnels !

 

Galaoud passa ses doigts dans sa barbe :

 

-Nous avons enfin une excuse pour ne plus miner de la pierre ! Bon nous... Il se fit couper par une voix lointaine venant du dessus :

 

-Galaoud ! Je suis allé voir Gaïa Bouzétron à la Capitale, il accepte de nous fournir la terre nécessaire, et... Galaoud ? MilkTeam ? Où sont-ils ? Geek' ?

 

Geekoffantastik eut un léger sourire et cria :

 

-On est en bas Darky ! (il avait la fâcheuse tendance à donner des petits sobriquets à tout le monde).-

 

-Comment vous êtes arrivés ici ?!-

 

-Longue histoire...- soupira Milkteam.

 

-D'accord ! Je vous rejoins ! Thorv ak est en train de faire une sieste à l'avant poste.-

 

Il descendit à l'aide de la corde, ils partirent tous les quatre dans la même direction.

 

-Pourquoi tu nous amènes par ici Galaoud ?- s'interrogea Darkleo

 

-Car il y a de la lumière ! Et qui dit lumière à cette profondeur dit lave, et qui dit lave dit minerai rare, et qui dit minerai rare dit or ou diamant, et qui dit diamant et or dit argent, et qui dit argent...

 

-Oui ! D'accord, on va vers la lave.- soupira Milkteam

 

Ils continuèrent de marcher, récoltant dans leur sacs à dos le charbon et le fer trouvé en chemin. Cette mine était en très bon état, et regorgeait de minerai. Les nains minaient à cur joie et ne s'en lassaient pas. Ils commençaient à être loin du trou par lequel ils étaient entrés. Mais, depuis tout ce temps, ils avaient toujours pris tout droit et ne risquaient donc pas de se perdre. La lave était en vue, ils se précipitèrent dessus, et virent un filon de diamants. Ils firent un chemin de pierre dans la lave et se jetèrent dessus. Ils voulaient tous en avoir au moins un c'est à ça que l'on reconnaissait les vrais nains. C'était un filon de huit diamants, chacun en avait deux, ils jubilaient à la vue de ces diamants, mais ce beau et doux rêve ne fut que de courte durée. Galaoud prit les diamants et regarda les nains hostilement. Ils firent tous la moue et baissèrent les yeux.

 

-Ces diamants serviront à la cité ! Que l'on soit clair.-

 

Milkteam s'avança vers Galaoud et bégaya

 

-Mais...Mais... C'est trop... Vraiment trop voilà quoi....-

 

Galaoud se fichait bien que les nains soient tristes, ils comprenaient parfaitement la saisie de leur doux diamants bleus. Mais enlever des diamants de la main d'un nain, c'est comme enlever le hochet de la main d'un bébé. Content de leurs trouvailles, ils étaient sur le point de partir quand un creeper leur explosa à la face. Ils furent propulsés en arrière et une pile astronomique de gravier dégringola, leur bouchant la sortie.

 

Geekoffantastik se leva et demanda hasardeusement :

 

-Quelqu'un... Quelqu'un à une pelle ?-

 

-Non..-

 

-Non !-

 

-J'aurais du en prendre une avant de venir vous rejoindre...-

 

Ils se levèrent tous, titubèrent et s'assirent dans un endroit sûr. La mine abandonnée continuait encore. N'ayant pas vraiment le choix, ils partirent prudemment dedans. Galaoud était en chef de file avec une torche.Aucun des nains n'était rassuré. Ils arrivèrent devant une paroi de pierre, la mine semblait se finir ici, après n'avoir fait qu'une centaine de pas. Geekoffantastik sortit sa pioche et creusa en escalier dans la roche, les trois autres nains firent de même. Ils creusèrent sur une longue distance, jusqu'a toucher du bois. Ils le cassèrent et atterrirent en plein milieux de la maison de Milkteam. Delobito et Thorvak passaient par là quand ils virent les quatre nains sortir de la toute petite maison de Milkteam. Delobito les regarda pensivement :

 

-D'où vous venez comme ça vous ?!-

 

Darkleo posa sa main droite sur l'épaule de Délobito.

 

-C'est une longue histoire mon ami...-

 

Galaoud avança et ouvrit les portes de l'avant poste. Il ouvrit un coffre dont lui seul avait la clef et y entreposa les diamants fraichement minés. Greensaurora, ce nain fanatique de minage, se jeta à corps perdu dans cette immense mine. Il avait la réputation d'être un "aimant à diamants". Ils se lancèrent alors dans un concours. Celui qui ramasse le plus de diamants a le droit à trois bières gratuites payées par les perdants. Il y avait Milkteam, Geekoffantastik, Greensaurora . Delobito n'hésita pas à les rejoindre. Delobito était persuadé qu'il allait gagner :

 

-Vous êtes prêts à prendre la raclée de votre vie bande d'amateurs ? J'ai déjà miné plus de deux cent cinquante diamants moi ! Je suis imbattable !-

 

-C'est ce qu'on va voir- ricana Greensaurora

 

La chasse commença. Les quatre nains partirent chacun dans leur côté respectif. Delobito s'attaquait déjà à un lac de lave, se faisant un chemin sinueux en pierre pour attraper les quelques minerais qui étaient accrochés dangereusement au dessus de la lave. Milkteam s'engouffra dans une grande caverne où se trouvait un filon de fer et plusieurs de charbon. Geekoffantastik tomba sur un maigre filon de lapi lazuli. Greensaurora était lui aussi sur un lac de lave. Ils minaient tous sans relâche quand soudain, un cri retentit :

 

-Diaaaaaaamannnnts !!-

 

Delobito cria de rage :

 

-C'est pas possible ! Qui en a trouvé ?

 

-C'est moi héhé- cria Greensaurora.

 

 

Finalement, le score s'est élevé à soixante quatre pour Greensaurora, vingt et un pour Milkteam, neuf pour Geekoffantastik, et aucun pour Delobito qui grommela pendant plusieurs jours. Mais il persista et voulait trouver du diamant. Il y passa au moins quatre jour à chercher, mais en vain... Il se résigna et abandonna le minage pour la semaine... Et il se remit à boire et à dire des choses n'ayant aucun sens, bref, c'était la routine... mais soudain, Galaoud rentra avec fracas dans l'Avant-poste :

 

-J'ai un boulot pour vous les gars !-

 

-Comme une impression de déjà vu...

 

Il les envoya dehors. La grande montagne était sur le point d'être détruite par les troupes naines, ça avait bien avancé. Mais nos vingt-deux nains avaient d'autres chats à fouetter. Galaoud avait tracé d'étranges signes en sable dans la neige. Les nains étaient intrigués, et aucun ne savait où il voulait en venir. Il passaient tous leurs doigts boudinés dans leurs barbes filandreuses et marmonnaient ensemble en se jetant des regards suspicieux. Galaoud ;sous sa barbe, arborait un petit sourire invisible à tous. Il s'avança sur un tas de sable et dit :

 

-Mes amis ! J'ai un travail d'une haute importance à vous confier ! Seuls vous êtes assez dignes de confiance pour faire ce que je vais vous dire de faire en ce moment même. Vous avez sûrement remarqué qu'il avait deux tracés de sable parallèles dans la neige ? Et j'imagine que vous avez remarqué que l'écart entre ces deux bandes de sable est assez important...-

 

-Où veux-tu en venir Galaoud ?- s'interrogea Titicube.

 

-Je vais le dire, je vais le dire... Hé bien, Darkleo m'a rapporté que Gaïa Bouzétron était d'accord pour nous fournir autant de terre qu'il nous fallait. Donc ! Je reviens sur les bandes de sable. Vous devrez remplir l'écart entre les deux lignes de sable avec de la Terre... Sur cinq couches.-

 

Les nains émirent un long soupir, et sans rechigner se mirent au travail. C'était un travail de Titan qu'ils devaient accomplir, ils devaient remplir tout le diamètre de la future ville en terre, et sur cinq couches. Gaïa Bouzétron envoya alors la première cargaison, elle n'allait pas tarder à arriver. Les nains, avant l'effort, rentrèrent dans l'avant-poste pour manger et boire. Milkteam positivait, il préférait poser de la terre que d'en retirer.

 

-Bah les gars, soyez pas déprimés, ça se pose facilement la terre !- Milkteam insistait, il voulait vraiment que cette ville voit le jour. Titicube finit sa pinte, se leva et regarda Milkteam

 

-T'as sûrement raison, mais ça fait vraiment beaucoup de terre à tracter et poser. Mais nous nous sommes engagés dans ce projet, Galaoud nous fait confiance et c'est à nous de tenir parole.-

 

Tous les nains se levèrent (sauf Delobito, encore ivre-mort) et trinquèrent à la santé de Galaoud, de Lethargik, Thorvald et au projet. Ils prirent tous une grande bouffée d'air et sortirent de l'avant poste. La cargaison de terre venait d'arriver. Milkteam et Galaoud furent les premier à "bouser" (car en effet, les nains appelaient le fait de poser de la terre: bouser) Geekoffantastik ne tarda pas à les rejoindre. Le travail était vraiment dur, c'était une très grande surface, et les nains ne tardèrent pas à rentrer quand la nuit pointa son nez. Milkteam restait nuit et jour sur ce chantier, il avait développé un grand intérêt pour ce travail. C'était sans nul doute le nain le plus actif et le plus travailleur pour poser la terre. Morthimar l'aida beaucoup a "bouser" durant la nuit, mais celui-ci s'indignait de ne pas être payé. Morthimar, à chaque kilo de terre posé, grommelait dans son foulard. Les autres nains riaient de lui, n'ayant jamais vu un nain aussi cupide, mais il en restait tout de même un type bien.

 

Tous les nains participaient avec acharnement à la construction de ces grandes buttes de terres où seront construites les murailles. Beaucoup de bestioles sans nom allaient sur le chantier et détérioraient le travail des nains. C'est la nuit, les nains étaient réunis autour d'une grande table dans l'Avant poste. Galaoud prit la parole :

 

-Mes frères, ne vous laissez pas décourager par les dégradations causées pas ses horribles bestioles que sont les Enderman, ou même les creepers. Je sais que ce que je vous demande est dur, et que la bataille d' il y a quelques mois vous a sûrement déstabilises. Mais ne vous laissez pas abattre par tout ce travail. Encore quelques jours et vous pourrez souffler !-

 

Les nains regagnèrent leurs chambres et dormirent. Ils avaient presque fini le chantier, ils étaient tous soulagés de pouvoir enfin se détendre. Mais Milkteam était encore sur le chantier. Il y resta tellement tard la nuit qu'il finit presque la dernière couche à lui tout seul. Mais le lendemain matin, jugeant qu'il en avait amplement assez fait (ce qui était la vérité) il ralentit la cadence, les autres nains se joignirent à lui. La dernière couche fut finie dans l'après-midi, ils prirent tous une longue semaine de repos. Galaoud allait leur annoncer qu'ils devaient encore travailler, mais il s'abstint pendant quelques jours pour laisser nos pauvres nains se reposer un minimum. Mais les travaux étaient loin d'être finis, ils reprirent le travail aussitôt leur semaine de repos écoulée.

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Autre :

 

"Psaumes aux Titans" par Delobito :

 

Oh Ulther, sainte et éternelle source de vie !

 

Donne nous mille espoirs et mille envies afin que l'aurore soit plus belle

Donne nous mille cœurs et mille esprits afin de ressentir ton appel

 

Repousse les portes de notre perception afin qu'il n'y ai plus d'illusions

Fait nous pousser des ailes que ne destins soit à jamais réels

 

Soulève nos boucliers, nos armes effilées

Soulève nos volontés, nos âmes enchaînées

 

Oh Ulther, ardent et vif feu de vie !

 

 

 

Réveille toi !

Ne regrette tu pas le règne des artifices ?

Sens tu ce sifflement à la présence malsaine ?

Tu as brisé ton âme en vénérant les vices

Et celle-ci se laisse bercer par la haine

 

Réveille toi !

Pourquoi ne pas jeter ce masque à la mer ?

Pourquoi ne pas oublier ta raison et tes frères ?

L'écho de ton cœur te caresse

Et t'intime de cesser à la paresse

 

Réveille toi !

Va à l'horizon et le silence t'illuminera

Va briser les frontières de ton esprit

Alors ton voyage sera accompli

Alors la larme de lumière te libèrera

 

Réveille toi !

Ne rate pas le lever du Soleil ...

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Personnel :

 

LetharGik64, Seigneur Nain et Gouverneur de Galianör :

 

Chapitre 1 : Premier RP et découverte de mon état de Nain

 

Sorti d'une famille de pauvres paysans, LetharGik64 à vite dû se débrouiller comme il a pu.

En effet, laissé à lui même dès la majorité, il arpente les contrées à la recherche d'aventure et de sensations fortes. Il ne délaisse pas non plus le coté social de son aventure et il tente d'aider son prochain du mieu qu'il peut. Au bout de long mois de calvère, il atteignit une ville du nom de New Stendel, après une intense réflexion de sa part ( d'environ un demi quart de seconde ) il décida de s'installer près de cette immense cité dans l'une des bourgade environnante. Le début du reste de sa vie allait commencer.

 

[...]

 

En y repensant, tout cela paraît évident.

Je n'avais jamais fait attention à ma petite taille jusqu'à il y a deux semaines, mes parents ( du peu que je me rappel d'eux ) n'étaient pas très grand et la logique voulait que je sois petit.

Vagabondant depuis maintenant trois mois je m'étais éloigné de New Stendel où j'avais du mal à m'intégrer, pour partir vers le Sud.

Quel ne fut pas ma surprise lorsque j'aperçus des habitations bien loin de la capitale.

Après m'être arrêté devant une tour saugrenue, un village fait d'habitations où le toit des maisons touché le sol ( j'appris plus tard que ce village avait pour nom Rupture Farm ) après encore quelque kilocubes de marche j'aperçus un panneau qui montrait la direction pour « Galianör », intrigué je suivis la direction que le panneau me montrait pour apercevoir une immense porte orné de fer, impressionné , j'avançais sans faire un bruit , lorsque, j'aperçus après moult marche d'escalier, une salle immense où s'affairait plein de gens tout aussi petit que moi.

Étonné par cette coïncidence je m'avançais,

l'un d'eux vint vers moi et me dit :

- Ola le nain, moi c'est Bohem ,viens tu nous aidés ?

Lui répondant poliment que je n'étais pas un nain, il me regarda d'un air amusé et me dit :

- En vu de ta barbe imposante et de ta petitesse, tu m'as tout l'air d'un nain pourtant !

Là je compris que mes parents avaient sûrement était des nains, n'ayant jamais prêté d'attention à mes origines, je ne leur avait jamais demandé d'où venait notre petite taille.

Après un petit temps de réflexion, je lui demandais en quoi ils avaient besoin d'aide et il m'expliqua que la cité de Galianör n'était qu'en construction et qu'il avait besoin de main d'œuvre.

Ni une, ni deux, j'acceptais sa demande, n'ayant pas de but précis avant ce jour je voulais faire quelque chose de ma vie, il me présenta rapidement aux mineurs et après quelque jours de minages intensifs je me découvrais déjà des aptitudes à l'extraction de minerai, j'avais enfin trouver un but à mon existence.

 

Chapitre 2 : Baruk Rik

 

Cela faisait déjà 3 mois... 3 mois que j'avais rejoins cette belle citée qu'est Galianör, 3 mois que nous creusions comme des forcenés, jour et nuit des équipes se relayais, mais depuis quelque temps. L'heure était aux batifolages, nous avions déjà fini les salles principales, nos ministres avaient été nommés,et chacun déjà avais pu s'acheter une parcelle de terrain où il pouvais vivre coquètement, mais une question me taraudait l'esprit. Quelles était mes origines ? Je savais simplement que mes parents était des fermiers, et qu'apparemment ils s'étaient exilé d'une anciennes citée naine. Mais maintenant il ne restait que Galianör, les gobelins avait réussi à détruire toutes les autres citées naines, avant que l'on ne réussisse à les repousser une bonne fois pour toutes. Heureusement, la plupart des écrits de notre peuples avait été rapatrié des quatre coins du monde grâce à la bravoure des nains qui s'étaient enfuis de leurs citées juste avant qu'elles ne soient détruites.

Ainsi un jour, en rentrant d'une lavathérapie, je décidais d'aller rendre visite à notre « grand » Pontife, Yukiori. Je le trouvai assis, les pieds croisés, tel un moine, sûrement en train de prier Père Ulther, créateur de tout nains. Il avait dû sentir ma présence en ces lieux, car il se releva, avec une agilité déconcertante pour un Pontife et me dit, un sourire bénéfique aux lèvres :

« - Que me vaut le plaisir, mon cher LetharGik ?

-Salutations, ô grand Pontife, j'aimerais te soumettre une question.

-Qu'elle est elle ?

-J'aimerais connaître mes origines, mais malheureusement, je n'ai aucune piste sur laquelle me pencher.

-Au contraire, ne t'es donc jamais demandé pourquoi tu appréciais tant ce casque que tu ne quitte presque jamais ?

J'avais complètement oublié que je n'avais pas enlever ce casque si spécifique qui comporte trois orifices pour la vision plus vert que les yeux du Grind Rase Thorvald ( Je crois que chez les humains, cela équivaut au général en chef ). J'enlevai ce casque qui me tenait tant à cœur sur le champs.

-Pardonne moi... J'avais complètement oublié que je le portais encore, il faut dire qu'il est bien pratique pour voir dans les ténèbres de nos cavernes mais il est fort sensible à la lumière, et vu que je ne sort jamais... Enfin bref, excuse moi.

-Savais tu par exemple ce symbole, oui cette triple vision, était celui du clan des Pioches Noires ?

-Pardon ? Quel est ce clan et pourquoi n'en ai je jamais entendu parler ?

-Ah... Et bien...

-Dit moi tout grand sage, je t'en conjure !

-Pour tout te dire, ce clan a été démantelé, et les gens qui en faisais parti exilés ou abattus.

-Pour quels motifs ?

-Et bien... On a appris qu'ils louaient un culte au Dieu déchu, Yotis, ceci n'est pas trop grave car certain des Galianains lui loue aussi un culte, là n'est pas la question, le fait est qu'à force de lui louer un culte. Les membres de ce clan sont petit à petit devenu... fous et ils sont à l'origine de la destruction de la citée naine Mhornar Orrud.

-Pourquoi le nom de cette citée ne me dit rien ?

-Pour la simple et bonne raison que nous avons préféré l'oublier, avec ce qui s'est passé là bas.

-Donc, je serais le fils d'une famille qui s'est exilée ?

-Certainement...

Après ce long entretien avec Yukiori pendant lequel j'en appris plus sur mes ancêtres que pendant toute ma vie, je décidai qu'il était préférable d'aller se coucher et de cogiter là-dessus le lendemain.

« Humrf », je me réveillais difficilement, j'avais peu dormi, cette histoire m'avais hanté toute la nuit. Étrangement, je réfléchissais mieux de nuit. J'avais donc cogité toute la nuit durant, dormant pendant de cours moment. Et j'en étais arrivé à une conclusion simple, comme je l'ai aime. J'allais tout simplement perpétuer la tradition du clan, à l'insu de tous. Mais en redorant l'image que les gens avais de ce clan oublié. Le fait de vouer un culte à Yotis était, d'après moi, quelque chose d'assez alléchant, je songeais à lui vouer un culte depuis longtemps, et j'avais enfin trouver une bonne raison de le faire...

 

Quelque jour plus tard

 

Peu après cet incident, les ministres nommaient les contremaitres pour qu'ils les allègent d'un peu de responsabilité. Depuis la salle du conseil, Eyce énoncer les personnes choisis qui ont atteint ce rang, Yukiori fut évidemment le contremaitre du quartier religieux, tandis que Thorvald vu tout naturellement celui du quartier militaire, les noms des contremaitres filés rapidement, tandis que moi je commençais quelque peu à somnoler, lorsque, tout à coup, j'entendis Eyce finir par :

« Et enfin LetharGik, Contremaitre de l'exploitation Minière. Vous prendrez vos service dès Lundi. »

Silence dans l'Assemblée, tous me regardèrent avec un drôle d'air. Les yeux grands écarquillés, je regardai Eyce qui du haut de la salle du conseil me lance un sourire. Tous rentrèrent chez eux, effarés par cette dernière annonce. Et moi, restant là, tout autant effarés par la nouvelle que les autres. A cette instant précis, je venais de devenir quelque chose, j'avais pris du grade, je n'étais plus juste LetharGik l'excentrique atypique, j'étais LetharGik, contremaitre de l'exploitation Minière. J'eus du mal à me faire à cette idée, puis petit à petit, je réussi à m'y habituer, d'ailleurs chacun avait réussi à s'y faire. Je commençais à faire des plans, il fallait que je trouve comment donc gérer une bande de nains sans que la mine ne se transforme en un bordel incommensurable. J'y travaillais de nuit, faisant comme tout autre, ma dose de minage la journée.

 

Il passa ainsi deux semaines encore, j'étais retombé dans le train train quotidien, lorsque Thorvald annonça quelque chose d'exceptionnelle :

« Mes chers amis, dans deux jours se tiendra le Tournoi de la Dun'Tor, il comportera des épreuves d'habilités. Mais surtout des Duel à Mort. Que ceux qui veulent y participer inscrive leur nom sur cette feuille ! »

 

Beaucoup de nains se jetèrent sur la feuille en question dès que Thorvald l'eut posée sur une table non loin de là. Moi, je restait là, reculait des autres, pensif, moi qui avais toujours faire partie d'une armée, c'était l'occasion rêvée, de plus, ce serait une belle occasion de redorer l'image du clan des Pioches Noires. Après les nainbéciles et autres excités soit passés, je m'inscrivis à mon tour pour ce fameux tournoi.

 

Après deux jours d'entrainement intense, le tournoi aller enfin commencer.

Toutes la populaces de Galianör, aussi importante soit elle c'était réuni pour l'occasion dans le quartier militaire. En son centre avait été aménagé une arène plutôt grande où les concurrents allaient se foutre allègrement sur la gueule, je faisais parti de ceux ci. Je fus moi et les autres, convié à descendre par un escalier, lorsque nous arrivâmes aux portes de l'arène, chacun reçu une épée de pierre, et fus invité à s'asseoir sur des bancs prévus à cet effet en attendant qu'on l'appelle. Je regardais des gens perdre un bras, un poignet et même les vainqueurs ne rentrait pas indemne. Grâce à des mages nains et humains venus pour l'occasion, les gens se faisaient soigner et requinquer puis repartaient aussi sec au combat. Lorsque ce fus à mon tour de passer, une crainte incommensurable de mourir me noua l'estomac, le garde qui faisait rentrer les combattants s'avança vers moi et me dit :

« - Ne t'inquiète pas, dit toi qu'à la guerre, tu as peu de chance d'être aussi bien soigné. Et puis, tu as une sacrée carrure, même pour un nain, tu as toute tes chances de vaincre tes adversaires. »

 

Je vis Thorvald descendre les marches, il s'impatientait, il me vit, ma peur et moi. Le sourire aux lèvres, il vint vers moi et me dit :

« - Si tu veux un conseil, fonce sur ton adversaire comme si ta vie en dépendait, car justement c'est le cas. Maintenant si tu veux bien entrer dans l'arène, notre public commence à s'impatienter. »

 

Il ne sût jamais à quel point ces mots me redonnèrent du courage. Je rentrais donc dans l'arène, le cœur revigoré par le courage, l'adrénaline coulant dans mes veines. Je regardais mon adversaire de manière assez intimidante et cela avait l'air de le faire quelque peu frémir, il n'étais pas plus costaud que moi. J'entendis à peine le « Combattez ! » que lança Thorvald que je me ruais déjà sur mon adversaire, ni une, ni deux, je lui sautais dessus et lui plantais mon épée dans le torse, j'attendis que les soigneurs le sorte de l'arène, et que mon prochain adversaire rentrait dans celle ci, il avait déjà l'air plus expérimenté. Au départ de Thorvald, je fis de même que pour le premier combat, mon adversaire eu cependant le temps de parer, d'esquiver ma seconde attaque, mais à la troisième, je réussit à lui planter mon épée dans le bassin. Les adversaires s'enchainèrent et j'arrivais néanmoins à rester victorieux dans mes combats. Lorsque je finit mon dernier adversaire à la main car il avait réussi à m'enlever l'épée qui me tenait en vie, je m'effondrais de fatigue dans l'arène, j'étais exténué, mais bien heureux qu'il y ai des mages pour me remettre. Lorsqu'ils me requinquèrent assez pour qu'au moins je puisse me relevez, Thorvald m'adressa la parole :

"-LetharGik, je suis impressionné par ta dextérité au combat. Où as tu donc appris à te battre comme ceci ?

-Nulle part, grand Thorvald, seul ton conseil ma permis de survivre, cela doit être dans mes gènes.

-Et bien dans ce cas, que dirais tu d'un combat à main nue ?

J'étais exténué, mais l'adrénaline coulait toujours dans mes veines, et le fait de me battre contre le grand Thorvald m'alléchais.

-Et bien qu'il en soit ainsi."

Thorvald enleva sa cape et sauta dans l'arène, les mages continuais de me soigné, je fis signe que j'avais ma dose.

Je me préparais à me battre contre une légende. Le départ fut donné, le combat fut rude.

Thorvald étais bon, très bon même, meilleur que tous les combattants réuni que j'avais dû affronter jusqu'à présent, j'arrivais néanmoins à bloquer ses coups, je réussissais même à lui mettre mon poing entre les cotes, il perdit son souffle, se repris, puis m'asséna encore plus de coup. Je ne pus résister à la vague de coups de poing que je reçu. J'avais l'œil boursouflé, faut dire qu'il avait pris cher, Thorvald paradait , pensant qu'il était déjà vainqueur de ce combat, ce fut sa seule erreur, il fut tout d'abord étonné que je réussi à me relever, même difficilement. Aussitôt après que je fus sur mes deux jambes, il s'élança vers moi, et fut encore plus étonné que je réussi à contrer son attaque, puis une autre et encore, je stoppais net chaque attaque qui était lancé contre moi, moi même j'étais étonné de ma vivacité, les mages avaient dû me surcharger, ce n'étais si mal après. Après avoir contré toute ces attaques, ce fut à moi d'attaquer. Au début, il réussissait à bloquer mes coups, puis je réussi à lui placer mon poing dans le ventre, puis j'enchainais par un coup de coude dans la tête, je lui assénais une pluie de coups, puis je finis par un choc frontalier dont j'en ai le secret. Thorvald s'effondra de tout son être, puis au bout de quelques minutes d'inconscience où tout le monde le regardait, il se releva péniblement, il était vraiment surhumain. Il me regarda, me sourit et me dit :

« -Que dirais-tu de devenir l'un des 3 Baruk Rik ? »

 

C'est ainsi que je devins Baruk Rik dans la Dun'Tor, ou si vous préférez, second du Grind Rase Thorvald.

 

Chapitre 3 : Employé à Rupture Farm

 

2 mois... Cela faisait exactement deux mois que j'avais été accepté au sein de Rupture Farm, deux mois que je travaillais sans relâche pour gagner ma vie, le travail était dur, certes. Mais depuis le début, je ressentais toujours la même joie lorsque je voyais, placardés sur la porte de mon baraquement, qu'une nouvelle mission m'avais été attribué. Pourtant, mes débuts n'avais pas été simple... Mais pour vous contez cette histoire retournons 2 mois en arrière.

 

Galianör grandissait rapidement, que ce soit en taille ou à son nombre d'habitant, maintes fois nous dûmes ralentir les travaux car les nouvelles idées n'allaient pas aussi vite que la conception des précédentes. Aussi pour m'occuper durant ses ralentissement, j'allais à Nixe pour aider Quebecbass à creuser l'endroit où se trouverait son Temple. Je l'avais rencontré il y a peu, en vagabondant près de Rupture Farm, après une longue discussion dans une Taverne proche de notre lieu de rencontre, il m'apprit qu'il avait besoin de main d’œuvre pour un gros projet, je lui avais proposé mon aide, qu'il avais accepté sans hésité. Au fil du temps, je m'étais lié d'amitié avec ce Nixien fort sympathique, aussi ce fut en creusant avec lui que j'appris que Rupture Farm recrutait. De là, me vint une folle idée, et si moi, Nain comme les autres, essayais d'entrer à Rupture. Je lui fit part aussitôt de mon idée, qu'il ne trouva pas si extravagante que ça en fin de compte.

Je partis donc en direction de Rupture, espérant avoir plus de détails sur la candidature à donner.

Arrivais là bas, je demandais à un employé du nom de Shiromar où pouvais je trouver le dénommé Gauchiste, il me dévisagea, se mit à rire aux éclats, et m'envoya boulet dans les règles de l'art, après ça, il reparti le plus simplement du monde vaquer à ses occupations. J'appris plus tard qu'il lui était arrivé quelque chose durant son enfance, et que, depuis ce temps, il détestait amèrement les nains.

Me remettant de mes émotions, j'aperçus un autre employé, espérant être plus chanceux ce coup là, je lui réitérais ma question, il pointa du toit la plus grande bâtisse, et me dit que je trouverais Gauchiste à l'étage. Le remerciant ( et remerciant Ulther qu'ils ne soit pas tous comme le dénommé Shiromar ) je fonçais vers cette fameuse bâtisse, arrivais à l'étage, j'aperçus un homme blond en salopettes. Je me présentai et lui demandait où était le fameux Gauchiste, il me dit fièrement : « Il est juste devant tes yeux ! », je le saluait en tant que telle, et lui expliqua que j'étais venu dans le but d'en apprendre plus sur comment être accepté à Rupture farm car j'avais ouï dire qu'ils recrutaient.

Il me sourit, et me dit ces mots : « Ce que je souhaite dans une candidature, c'est que la personne me montre pourquoi je dois le choisir et pas un autre, qu'est ce qui fera que ce sera lui que je veux avoir aux rangs de mes employés. »

Sur cela, je le remerciais et je repartais vers Galianör.

Trois jours plus tard, j'avais enfin fini d'écrire ma candidature, j'avais aussi fait connaissance avec la plupart des employés, et je m'entendais correctement avec la plupart d'entre eux. Je prenais donc la route vers Rupture pour aller soumettre ma candidature, qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque je vis une longue file d'attente devant le baraquement, je savais qu'être employé à Rupture étais un emploi convoité, mais à ce point... J'aperçus Ankou non loin de là, je l'interpellai, lorsqu'il arriva à mon niveau, je lui demandai : « Mais qui sont donc tout ses gens ? », il me répondit : « Ce sont des gens qui comme toi veulent entrer à Rupture » … J'étais sans voix, j'avais à présent une liste de concurrents longue comme ma barbe. Je me mis donc dans la file d'attente, priant Ulther pour que je sois choisi parmi tout ces gens. Le manque de travail n'était pas la seule raison de cette ardente volonté d'entrer à Rupture, l'argent y était bien sûr pour quelque chose, depuis mes débuts, je n'avais jamais roulé sur l'or, travailler sur le chantier de Galianör était quelque chose que je faisais sans regrets bien sûr, mais il ne rapportait pas d'argent, d'autant plus que les minerais s'utilisaient rapidement et étaient beaucoup plus dur à trouver qu'au début. Ce fut mon tour de donner ma candidature, je le fis et on me dit simplement que ma candidature serait traitée et que je devais attendre un retour. Je repartis donc dépité chez moi... Mais ma tristesse fut de courte durée, car le lendemain même, je recevais, à la porte de ma maison de pierre, une lettre à mon attention. Je l'ouvris et quel ne fut pas ma joie lorsque je lus ces mots :

« Ah LetharGik, Nain de Galianör

 

Fier Nain, j'ai l'immense joie de vous apprendre que votre candidature pour devenir employé à Rupture Farm à était retenu, vous pouvez dès à présent revenir dans nos locaux pour passer un entretien oral. Vous serez sur place si vous avez été accepté.

 

Signé : Gauchiste »

 

Ni une, ni deux, je partis à vive allure en direction de Rupture, j'arrivai 10 min après, haletant, devant le baraquement, il devait être environ 10 heures et la file d'attente d'hier avait littéralement disparu. Aussi je toquai à la porte, Gauchiste en personne m'ouvrit.

« - LetharGik ? Tu es la pour ton entretien ? Entre donc ! Me dit il en souriant »

Je le suivais tandis qu'il me présentait un siège.

« Nous devons attendre Saryshe, comme tu dois le savoir, c'est le cogérant de Rupture Farm et je fais toujours les entretiens en sa présence, nous allons donc attendre qu'il arrive »

Je le connaissais déjà pour avoir quelque peu discuté avec lui. Nous avons donc discuté une demi-heure, puis tout à coup, je remarquai des tâches bleuâtres sur sa peau. Je lui fît part de ma « découverte ». Il me répondit :

« - A ceci ? Ce sont les effets du Glukonium, tu n'es pas sans savoir que nous avons découvert cette roche sous notre sol il y a longtemps, d'ailleurs, à force de travailler dans cette mine, tu auras sûrement toi aussi des tâches de la sortes, chaque personne a des tâches qui lui sont bien spécifiques.

- Est ce … douloureux ?

- Non, pas le moins du monde ! D'ailleurs c'est cette fameuse roche qui procure une force,une vitesse et une longévité accrue, tu vivras sûrement plus longtemps que tes frères Nains. »

BLAOUM

La porte venait de s'ouvrir brusquement et nous vîmes débarquer Saryshe, les cheveux en pagaille.

« Salut Gauchiste ! Dit il toujours en mouvement, Bon là je viens bûcher pendant trois longues heures donc j'ai les crocs là, on s'occupe des entretiens cet après midi ! A tiens salut Lethar ! Il est là pour son entretien ? Bon bah pour moi c'est OK pour lui salut ! Tu lui expliques tout le tralala et voilà salut ! »

BLAOUM

Gauchiste et moi étions sans voix, ce fut le premier à reparler :

« - Bon et bien.... Je crois qu'il vient de donner son accord d'après ce que j'ai compris... Personnellement, je pense que les nains sont de bon travailleurs donc tu es embauché ! »

De là, il m'expliqua comment cela fonctionnait, plus me posa une étrange question à propos d'oreilles que je ne compris que trop tard.

Je sortis de là une heure après, une joie d'une ampleur incommensurable s'était emparé de moi, j'avais réussi à être embauché !

 

Chapitre 4 : Mort d'un Pontife...

 

« Yukiori ! » … Quelqu'un m'appelait, la voie était lointaine, je vis une ombre arrivait tandis que je sombrai dans les ténèbres, avant que ma tête n'ai pu toucher le sol, quelqu'un m'agrippa.

« -Yukiori ! »

Le retour à la réalité fut rude, et engendra un mal crâne intense qui persista jusqu'au lendemain. Reprenant mes esprits, je reconnus le visage de LetharGik, inquiet....

 

*******

 

Cela faisait au moins un mois que Thorvald était partis, et pourtant, j'avais toujours du mal à m'y faire, tandis que les travaux de la salle économique commençais, j'étais là, en train de vagabonder dans Galianör, admirant notre travail remarquable. J'entrais dans le quartier religieux, lorsque je vis Yukiori, chancelant, ni une, ni deux, je fonçai vers lui pour le retenir, je l'atteignis juste avant qu'il ne s'effondre.

« -Yukiori ! Criais je »

Il émit un grognement en guise de réponse, j'étais fort inquiet, ce n'étais pas la première fois que cela lui arrivais, et c'était de plus en plus fréquent.

Il reprit rapidement ses esprits, mais il était encore faible, je le conduisis donc vers ma maison, pour qu'il puisse reprendre des forces. Arrivé là bas, je le fis s'asseoir, puis je lui présentai une choppe de bière qu'il accepta sans rechigner.

« -Comment te sens tu maintenant ? Lui demandai je

- Bien merci pour la choppe, dis moi LetharGik, j'ai une question à te soumettre...

- Et bien pose la donc !

- Peux tu tout entendre ?

- Euh tout entendre.... C'est à dire ?

- Pardonne moi, je me suis mal exprimé, je voulais dire par là que j'ai quelque chose d'important à te confier.

- Et bien ne te gène pas !

- Alors voilà, tu n'es pas sans savoir que les incidents comme celui auquel je viens d'être confronté sont de plus en plus fréquents, et j'ai bien peur que ce soit un signe.

- Un … signe ?

- Oui, un signe annonciateur que ma fin est proche. Et …

- Tu te fais des idées, c'est juste un manque certain de sommeil ! Dis je d'un air joueur malgré le fait que j'avais la même appréhension que lui.

- Laisse moi finir je te prie. Donc, en fut de ce fait, je recherche ardemment un... une sorte de remplaçant. Et... vue que tu es le seul à avoir répondu à l'appel des Titans, je souhaiterais que ce soit toi mon successeur. »

Cela me laissa sans voix. La plupart des Nains avait décidé de se joindre à la Voix des Titans, mais en restant au rang de simple croyant, dernièrement, j'avais décidé de dépassé ce stade il y a peu, mais je n'étais toujours qu'un simple aspirant, j'avais les bases et quelques connaissances en runes et en langue Naine d’antan, mais je n'avais assurément pas le niveau pour devenir « pontife-remplaçant », je lui fis donc part de mes craintes. Il me répondit calmement :

« - Ne t'inquiète pas autant, je t'apprendrais tout ce que je sais, et puis... tu n'as pas besoin d'être Pontife, avoir le niveau d'un Templier gris ou d'un Maître des Runes est largement suffisant.

- M-Mais... Mais cela demande des mois d'apprentissages ! Et puis je n'ai même pas encore trouvé un Titan auquel me dévoué...

- En vue de tes attributions, et de tes compétences au combat, je suis certain que tu es déjà quelque part dévoué à Tharik.

- Bien j'ai trouvé le Titan auquel me dévoué, mais cela ne résous pas le problème ! Vous dîtes vous même que vous êtes sur le déclin et devenir Templier Gris demande au moins 8 mois d'apprentissages !

- Je t'en accorde un et demi, car au delà de ce délai, je ne suis pas sûr de la stabilité de mon Etat. »

Durant un mois et demi donc, Yukiori m'enseigna tout ce qu'ils savaient, et diantre, qu'est ce qu'il en savait des choses ! Il m'appris d'abord que mon clan, le clan des Pioches Noirs, avait pour ancêtre un clan de brave guerrier, le clan [A DEFINIR], puis il m'apprit quelque notions de musiques, je ne compris tout d'abord pas pourquoi il tenait tant à m'apprendre des choses là dessus, je lui fis part de mes pensées et il me dit solennellement : « La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à notre pensée. », je compris seulement bien plus tard la signification de ces mots. Ses connaissances ne s'étendait pas que notre Religion et sur quelques notions de sciences, il connaissait des tas de choses ! Il m'apprit par exemple tout ce qu'il y avait à savoir sur les minerais, de comment il se formait à la meilleure manière de les extraires sans les abîmer, il m'apprit aussi énormément de choses sur la culture du blé, du malte et de l'houblon, puis sur la fermentation de la bière, ma surprise fut la plus grande lorsqu'il me parla des différentes religion dans le monde, lorsqu'il remarqua mon incompréhension, il m'expliqua que je devais être ouvert à toutes choses, et que je devais être respectueux envers chacune des religions et des coutumes que les gens pouvaient avoir, il m'expliqua ensuite la limite de cette ouverture.

Au bout de ce mois et demi d'apprentissage, j'en avais appris plus pendant ce court laps de temps que durant toute ma vie, j'avais un regard différent sur le monde et les personnes qui m'entouraient, je commençais presque à supporter un Nainxtraterrestre comme on l'appelait du nom de Kinderlight. Ce sentiment de joie qui émanait de moi fut de courte durée, en effet, marchant vers l'endroit où Yukiori m'enseignait ses connaissances, je l'aperçu, couché à même le sol, aussitôt, je couru, vers lui, j'essayai de le réveiller, au bout d'une bonne dizaine de minutes de secouement intensif, il fit la moue, puis cligna des yeux, comme s'il se réveillait avec une forte migraine, je le pris donc dans mes bras et le ramena chez moi...

A partir de ce triste événement, Yukiori tomba fortement malade, je l'avais installé dans mon lit, et il ne le quittait plus de puis maintenant deux semaines, malgré mais obligations, je restais là, à veiller sur lui, ne dormant que lorsqu'il avait un visage serein. Trois jours plus tard, j'appris que Thorvald avait eu vent de l'état de Yukiori, et qu'il était dans Galianör, laissant Yukiori dormir, je partis à la rencontre de Thorvald pour avoir de ses nouvelles et lui parlait de l'état de notre Pontife.

Depuis qu'il était parti, Thorvald n'était plus beaucoup apprécié dans Galianör, beaucoup le regardaient d'un air mauvais, les autres changeaient de chemin à son approche, je le vis au niveau de l'entrée de la salle des Piliers, je lui fis signe de loin, il me sourit, nous nous approchâmes l'un de l'autre et il me dit :

- Les choses ont bien changé ici à ce que je vois !

- Et oui que veux tu....

Voyant qu'il était encore tôt, nous décidâmes de prier devant la pierre Mère ensemble. Nous étions donc en train de marcher vers le quartier religieux, lorsque nous vîmes Yukiori, s'avançant lentement vers celle ci, j'accourus vers lui en criant d'une voix forte son nom, « N'avancez plus ! » nous dit il, nous nous stoppèrent donc en pleine course, nous étions encore à une dizaine de mère de lui. Il me regarda, puis me sourit, il avait le visage serein, il me dit enfin ses mots :

« - J'ai fort apprécié ton attention lorsque j'étais souffrant, jamais je n'oublierai cela, mais malheureusement il est temps pour moi de partir...

- Mais..Ma

- Ne t'inquiète pas, tout ira bien, me coupa t'il, j'ai fait mon temps dans ce monde, et je ne regrette absolument rien, d'ailleurs, mon cher LetharGik, je te nomme Templier Gris, je t'en ai assez enseigné et je suis fier de savoir que notre religion est entre de bonne main, j'espère que tu guideras bien nos frères vers la Voix des Titans, sur ceux... »

A ces mots, il toucha la Pierre Mère, je n'eus pas le temps de l'en empêché, car de cette Pierre à la base de toute chose, jaillit une lumière intense et Thorvald et moi furent aveuglé par celle-ci.

Lorsque mes yeux réussirent à se réhabituer à la lumière ambiante, je vis que Yukiori avait disparu, je le cherchais en vain du regard, mais j'avais déjà compris...

Notre Pontife tant aimé était maintenant retourné auprès des Titans....

 

 

Chapitre 6 : Forgeron

 

J'étais dans ma forge, et je patientais... Voilà plus d'un mois que j'étais dans cet état là, à attendre une banale lettre cachetée "Administration de New Stendel", mais quelle lettre pardi ! Car si la tant attendu réponse était positive, Ô joie ! Car après avoir payé une caution de 500 pièces d'argent, je serais enfin apte à être promu au grade de Commerçant, grâde tant prisé de par chez moi. Car en effet, chez les Nains, être accepté en tant que commerçant, équivaut à entrer dans la vie active, la vrai ! Avant cela, seul la vente à des minerais à des commerçants rapporte, et encore, ses rapaces vous les rachètent à des prix scrupuleusement bas ! Combien ai je vu de famille entière partir ailleurs, "Pour trouver mainte richesse !" que certain me disait en s'exclamant, la plupart des autres, ceux qui étaient lucides, partaient simplement pour chercher un "infime mieu" dans leurs conditions de vies. Moi bien heureusement, je ne vivais pas dans autant de misère. En effet, cela faisait maintenant plusieurs années que je travaillais au sein de Rupture Farm, ce qui me permettait d'avoir un certain plus au niveau de mes revenus, malgré cela, Rupture avait de moins en moins besoin de moi, car les commandes se faisaient rares ( sûrement en raison de la concurrence ). Et paradoxalement, j'avais de plus en plus besoin d'elle. En effet, j'avais maintes choses à faire, notamment à Garaz Dûk, et le coup de ses "choses à faire" n'étaient pas moindre. C'était donc pour cette raison que j'avais envoyé une lettre aux gouverneurs de ses contrées, pour pouvoir subvenir plus facilement au besoin de ma cité donc, mais entre nous soit dit, c'était aussi pour m'enrichir, je reste Nain après tout.

Le fait de me remémorer ses évènements passés, fit ressurgir en moi le souvenir de mon choix de métier.

C'était il y a maintenant 11 mois, j'étais en plein voyage sur les terres de New Stendel, j'avais décidé d'arrêter quelque temps le minage ( mais juste ce qu'il faut ), pour prendre la peine de visiter les innombrables cités et Royaumes de ses terres si fertiles. Aussi, j'arrivais dans une cité que le temps avait marqué, du nom de Valmont, qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque je vis autant d'Humain, entre autre, s'affairer sur la place principale, ils étaient tous là, en train de s'agglutiner devant une affiche. J'avais ouïe que les Valmontois étaient quelque peu... barbare avec les personnes d'autre race. Aussi attendais je qu'il soit tous parti pour pouvoir enfin aller voir l'affiche qui les avaient ameuter ici même il y a à peine une heure. Qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque je lus :

" Chers habitants de New Stendel,

Chaque personne ayant dépassé le stade de paysan sur nos terres devra désormais se spécialisés,

18 métiers vous sont proposés, à vous de choisir !

 

Cordialement,

DokMixer,

Empereur de New Stendel"

 

Etait listés après cela les 18 métiers, cela allait d'aventurier à mineur, en passant par Pêcheur et Maçon...

Moi, je restais là, le regard vide, sans même penser au danger que représentait Valmont pour ma personne, je demeurais là, inerte, en ne pensant qu'à une chose, une seule, quel métier allais je donc choisir ?

C'était bête je l'admet, de rester ainsi tel une statut juste pour une simple pensée. C'est enfin lorsque je me rendis compte que j'avais l'air idiot, et quelque peu suiscidaire, n'oublions pas que j'étais à Valmont et que quelqu'un pouvait signaler mon intrusion à tout instant, que je m'enfuis en toute hâte, mais cependant sans aucun bruit.

J'étais divisé entre deux sentiments, d'une part une grande joie, car se spécialisé, pouvoir faire des choses que d'autres ne pourraient faire était excitant, et d'un autre coté, j'avais peur pour l'économie et bien sûr, pour moi. Car ce fait de choisir des spécialités, ruinerait probablement les marchands, provoquant une grande crise, amenant famine, dettes et voleurs sur nos contrées, j'avais peur aussi pour moi, que je me fasses entrainer dans cet engrenage vicieux, c'est donc l'esprit tourmenté de futile pensée que je m'en retournais vers Galianör.

Deux jours plus tard, j'étais de retour dans ma ville natale, ici la nouvelle faisait grand bruit, cette nouvelle génait certains de nos commerçants pour la simple et bonne raison qu'eux exerçaient souvent plusieurs métiers, d'autre au contraire était ravi. On entendait de partout de grands débats passionés, c'était sans surprise que je découvris que les débats les plus intenses se tenaient à la Taverne, je me décidais donc à boire de la bière de mes cuvées personnelles tant que l'on en débattrait dans ce lieu si propice à la débandade. Partout sur les piliers du quartier du même nom était placardé de grande affiche où il était précisé que l'on ne devait pas choisir notre spécialités de suite, que l'on en débattrait le soir même à l'amphithéâtre de la ville. J'attendis donc le soir en réfléchissant à ce que je pouvais faire, depuis que j'étais arrivé à Galianör, je ne m'étais pas vraiment "posé", je minais où l'on avait besoin de moi, et je n'avais jusque là jamais pensé à ouvrir quelconque boulangerie ou autre commerce... Maintenant que le choix était un plus, il devenait évident que je devais me spécialiser, j'hésitais encore entre trois métiers : Armurier, Outilleur et Forgeron, j'avais depuis toujours, été interressé par la fonte, la forge et le moulage des métaux, je trouvais d'ailleurs que ces trois métiers se ressemblaient en somme. C'est donc toujours indécis que je rejoignit le peuple de Galianör dans l'amphithéâtre, la concentration de nain et de leurs esselles était si important que dans cet endroit, l'air y était presque irrespirable. Tandis que je fûs bousculé maintes fois, une idée me vint : la forge, c'était tout de même ce que je préfèrais, étant Nain, c'est tout de même une sorte de stéréotype, mais j'adorais vraiment tout ce qui se ramenait la fonte des métaux, de plus, les armuriers et outilleurs auraient sûrement besoin d'un Forgeron si les mineurs se faisaient rares pour leur métaux ! C'est donc ainsi que je me décidai à devenir Forgeron.

Un petit Nain ( et ceci n'est pas un pléonasme car même pour nous, cet être était minuscule ) passait ça et là, demandant à chacun quelle métier choisissait il, certain d'entre nous devrait sûrement changer de choix s'il venait à manquer certain corps de métiers, et j'espèrais que cela ne soit pas mon cas. Bienheureusement et à ma grande surprise, nombre de nain avait choisi des spécialités un peu cocaces, aussi nous nous retrouvîmes avec un bon nombre de Tisserand, de fermier ainsi que de menuisier. En tant que Forgeron, nous n'étions que trois, Janot, Dacrokmistakilla et moi même. Et c'est ainsi que je devins forgeron et que j'installai ma forge dans mon sous sol, non loin des fûts de bière en cas de besoin.

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Thorvald0598, Seigneur Nain :

 

 

( Les candidatures précédente ne sont pas dans un RP nain donc je ne les inscrit pas dans ce post )

"Candidature commercante"

Depuis que Thorvald avait rejoints les terres de Minefield, terre peuplée en majorité d'hommes et de créatures magiques tel les démons ou les bouffeurs de salade (Elfes). Il n'avait pas de but précis, depuis qu'il avait appris qu'il était l'héritier et le seul membre nain vivant du clan Korin'Tor, il cherchait un nouveau départ, un nouveau foyer.

Une nuit alors qu'il chassait le cochons, animal rose et fort abondant en ces terres, dont la viande crue offrait aux papilles des sensations très quelconque mais qui restait cependant très bonne lorsqu'on la cuisait ou que l'on la faisait cuire. Il rencontra donc d'autre nains, étonné de leur présence, il s'avança vers eux et rencontra le plus agité et charismatique d'entre eux, LetharGik. Un nom bizarre pour un nain bizarre mais qui restait très sympathique et drôle en toute situation.

 

Après avoir fais connaissance avec la petite troupe (les autres noms ne sont pas donnés faute de mémoire), tous se dirigèrent vers une plaine où quelques vagabonds s'amusaient à molester quelques moutons, les nains firent signent à Thorvald suivis d'un clin d'oeil d'aller dans la plaine. Thorvald compris où ils venait en venir lorsqu'ils sortirent tous leur seaux de lave afin de brûler les vagabond, qui ne se doutaient pas de ce qui allait leur arriver.

Un nain se déplaçant toujours avec un seau de lave - Ils les entourait de panse de dragon, qui permettait à la lave de ne pas sécher et de ne rien brûler- sur lui, pour pouvoir cuire tous ses repas, il croyait que la fonction du seau de lave s'arrêtait là. Et bien il avait tord, trouvant le jeu fort plaisant lorsqu'il entendit les premiers hommes hurler de douleur et de terreur. Il se saisit du sien et participa à la fête qui s'avéra chaude et mortelle pour les hommes. D'ailleurs Thorvald se découvrit alors un véritable don pour ce qui était de brûler les gens.

 

Le soleil se leva, accompagné d'oiseaux qui chantaient, comme si le monde était neuf, comme si tout venait de naitre. Ses rayons caressaient les feuilles des arbres où la rosée donnée l'illusion de perles partout sur les arbres, l'herbe et les plantes. Cela ne toucha pas le nain, qui n'avait pas l'esprit faible et ignare d'un elfe qui seul pouvait ressentir de l'émotion face à une telle scène.

Thorvald avait été réveillé par LetharGik qui voulait lui parler en privé. Il le suivit dans son abri de fortune, car la nuit à Minefield n'est pas de tout repos entre les morts-vivants, les squelettes, les araignées et les Creepers - Concombres géant qui explose tel de la dynamite-.

Tout les deux s'asseyent autour d'une peau de vache où quelques mouches semblait incrustés à certains endroit, et entamèrent une discussion…

 

Thorvald : - C'était très amusant cette nuit, dommage qu'ils étaient peu nombreux…

 

LetharGik : - C'est pas faux ! Mais je t'ai convié ici pour parler d'autre chose, tu connais la ville naine de Galianör ?

 

Thorvald : - Il y a une ville naine à Minefield ? Jamais entendu parler.

 

LetharGik : - Tu dois vraiment venir de loin toi ! Bref, c'est une nouvelle ville naine, regroupant tous les nains de ces contrées dans un même endroit. Elle est en cour de construction et nous avons besoin de main d'oeuvre !

 

Thorvald : - Et bien je n'ai nul par où aller… Si vous avez une taverne je suis partant !

 

LetharGik : - Et bien c'est partit en route !

 

Il invita le reste des nains à partir pour Galianör. Ils se mirent tous en marche vers cette ville que Thorvald avait hâte de voir.

Une fois sur place, l'entrée ne payé pas de mine, et notre nain trouvait qu'il fallait y rajouter quelque chose… Il en parlerait plus tard aux dirigeants de la ville en construction.

Durant tout le chantier, il rencontra plusieurs nains comme MetalHead, qui avait le nom que joue les peaux vertes en musique (cf naheulbeuk), Delobito, Dacrokmistakilla, Eyce, Galaoud qui est le fondateur de la cité, jb, Antrezede Joethepilot, Mopo, loulama, Tragicz et plein d'autre (on va pas tous les citer quand même mer** !).

 

Après quelques mois de travaux à creuser sans relâche, toujours à coté de son nouvel ami LetharGik, et de litre de bière bus dans la taverne, vint un passage qui changea à tout jamais la vie de Thorvald…

 

Un jour le ministre nain Dacrokmistakilla, demanda de la pierre de lumière (Glowstone) afin de réaliser une fresque sur le plafond de la salle du pont. Tous parlèrent du Nether. Thorvald était apparemment le seul à ne pas connaitre l'existence de ce qui paraissait être un monde très hostile et répugnant.

L'un des nains lui fit une description courte mais néanmoins efficace des lieux. Il s'agissait d'un monde rougit par le sang et les boyaux de ceux qui y sont mort, d'un monde où chaque pas est une survie et une chance, où chaque seconde de respiration est un miracle. Là bas règnes en maitre les Hélliens, qui d'ailleurs furent la cause de tout ce qui va suivre…

 

Une dizaine de nain fut donc choisi pour participer à l'expédition, dont Thorvald, LetharGik et MetalHead qui se sont tout trois lié d'amitié durant les travaux dans la cité. Il durent aller dans un désert sans fin, ou au centre se trouver un volcan impressionnant, le Ragnarok. La ils devait prendre un portail ouvert par les mages de Stendel afin de ce rendre dans le monde où la mort n'est que banalité.

 

Tous les nains avaient rejoints les mines de pierre de lumière et s'apprêter à les emmener dans le monde normal. Une première équipe réussi à passer, Thorvald en faisait parti, la seconde malheureusement n'eu pas plus de chance, les Hélliens leurs avaient tendu une embuscade et avait volé toute la pierre de lumière. Tuant au passage trois nains…

 

La tragédie était immense, MetalHead faisant parti du deuxième groupe, avait dut lâcher ses biens afin de survivre, déshonoré il devait repartir les affronter.

 

La guerre était déclaré. Aelfyr le chef des Hélliens leur avait donné un ultimatum, les nains devaient payer pour pouvoir creuser. Etant radin et très à cheval sur les valeurs, ils refusèrent et déclarèrent la guerre aux démons.

 

C'est ainsi que commença l'enfer de Thorvald. Lors d'un combat sanglant et violent, il fut projette dans une petite crevasse, qui malheureusement était profonde et impossible à grimper pour notre nain…

 

10 ans… il resta 10 ans enfermé dans ce trou, tuant et mangeant les Pigmens tombant dans le trou, cette nourriture n'eut aucun effet bénéfique sur le nain, et le rendit tout simplement fou… Se sentant terriblement seul, il se chanta et se raconta des blagues à lui même, matérialisant dans son esprit deux êtres, Thorvald0598 et Thorvaldounet…

 

Sa seule occupation durant 10 ans fut de travailler des bloc de pierres de lumières qui était tombé en même temps que lui. Il les fit cuire avec de la lave, les cassa pour en refaire d'autre. Il arrivais de temps en temps que la terre sanglante autour de lui s'enflamme, au début ne sachant pas pourquoi,il appris petit à petit à "contrôler" l'apparition du feu par endroit. De même qu'il put réfléchir assez longtemps au portail du Nether pour savoir comment il fonctionnait en partie, il pensais même pouvoir dissocier un bout du portail pour un faire des minuscules... Il connaissait désormais tous les secret des matériaux du Nether, ainsi que leur monstre - Il est biens sur évident qu'aux bout de 10 années (représente 1 ans pour les hommes environs) passé dans un endroit pareil, l'on devienne fou et surtout très bon connaisseur des lieux et des ressources de ce lieu-.

 

L'on pouvait entendre ses pleures et ses rires d'une tonalité aigu puis grave qui faisait fuir n'importe qui, même les démons redoutaient que ce fut Schwarz en personne.

 

Il avait acquis un sens aigu du meurtre en s'entrainant à tuer le Pigmen, que ce sois avec les mains, son casque, sa ceinture ou sa dague - qu'il n'utilisait pas à chaque fois de peur de l'émousser-

 

Ce n'est que lorsqu'un jour - même jour où il eu la vision de Tharik ( Titan de la guerre) qui lui redonna de la force pour ne pas sombrer définitivement dans la folie et la mort -, un Gasth passa à porté du trou et laissa tomber une de ses tentacules dedans, que le nains put se hisser et sortir du trou.

 

Il partit de ce lieux maudit, où il jura de ne plus revenir ( C'est ce qu'il voulait mais le destin en décida autrement). Il était de retour à Galianor, la ville avait beaucoup changé, les nains firent une fêtes en sont honneur, calmèrent ses angoissent la nuit, et ses coups de folies le jour lorsqu'avec un seau de lave il décidai de brûler tout ce qui était à porté.

 

Il lui fallu un ans pour récupéré, gardant à vie quelques séquelles tels que sa triple personnalité ou son envie lorsqu'on le tenter de brûler ennemis comme amis. Il créa ensuite la Dun'Tor Légion, l'élite des armées naine de Galianor, une tête de dragon à l'entrée de la cité, et aida du mieux qu'il peu durant quelques années la cité à se développer.

 

Dans la cité naine maintenant flamboyante, la vie suivait son cour, les nains minaient sans relâche le jour, moment qu'ils ne pouvaient savoir, puisqu'ils ne sortaient jamais de leur cité ou très rarement pour des raisons économiques importantes, ou lorsque quelques Elfes fougueux s'amusaient à les narguer. Ils se référaient juste au moment où le tavernier les appelait pour boire la ou plutôt les bières du soir. Le tavernier était le seul à posséder la seule horloge de la cité. Cette horloge lui servait notamment pour les horaires de livraisons des ingrédients de la bière, et pour les horaires d'ouvertures.

 

Aujourd'hui, les nains Thorvald et MetalHead avaient décidés d'en finir avec les Elfes qui importunaient le bien-être de la cité, qu'importe le temps que cela allait leur prendre.

 

Aujourd'hui donc, quelques Elfes s'amusaient encore à narguer les nains à l'intérieur de la ville. Leur plus grand avantage était leur taille et grâce à cette dernière, ils couraient trop vite pour les nains lorsqu'ils se faisaient chasser.

 

Les deux nains décidèrent de les attendre et de leur tendre une embuscade à la sortie de la ville.

 

Comme prévu, une petite troupe sortit en trombe de la citée. On entendait l'écho de leurs rires venant de l'intérieur de la tête de dragon, tel des enfants jouant tranquillement au bord d'une rivière.

 

La course était lancée, quatre Elfes couraient à toute allure. On pouvait percevoir un sifflement provenant de leurs oreilles qui perçaient l'air. Thorvald et Metalhead était de bon coureur, il n'allait sûrement pas les laisser partir comme ça. Ils les poursuivirent durant toute une après-midi.

 

Au soir, les Elfes étaient exténués. Ils croyaient avoir semé leurs poursuivants. Ils firent halte dans une petite clairière faisant face à une falaise colossale d'une montagne haute de plus de huit cents pieds. Malheureusement pour eux, Thorvald et MetalHead avait le souffle long, malgré leur petite taille. L'air de la montagne rendait les nains plus endurant dans les exercices physiques surtout s’ils descendaient dans les plaines.

 

Sans attendre, ils attaquèrent en assommant toutes têtes venant à proximité de leurs marteaux. Deux Elfes s'en tirèrent. Thorvald retint MetalHead qui commençait déjà à se lancer à leur poursuite. Ils avaient eu leur leçon et ne reviendraient pas de si tôt. L'un des deux nains s'assit paisiblement contre un rocher et voulu s'appuyer contre un mur fait de liane, lorsque tout à coup, il bascula en arrière et se retrouva dans une position forte embarrassante en train d'admirer le plafond d'une grotte scintillant de mille feux formé par l'érosion du calcaire après des milliers d'années. Thorvald prit alors un bâton assez large qu'il recouvra d'une poudre noire comme la nuit. Puis, il alluma le tout avec un briquet, le suivi et aida son compagnon à se relever. Tous deux, prient d'une grande curiosité, s'enfoncèrent dans la mystérieuse grotte.

 

Les nains aiment depuis toujours explorer les grottes, et bien sûr, y habiter. Ils creusent toujours plus profondément sous leurs montagnes natales à la recherche de richesses minérales. Minerais et gemmes brutes qui deviennent par leur travail des objets magnifique comme des armes, des armures, de magnifiques vases et des bijoux d'une incroyable finesse. Un dédale de galeries et de cavernes existent sous chaque forteresse.

 

Après quelques mètres, Thorvald glissa sur une flaque d’eau et tomba. Il jura et lâcha violemment sa torche qui alla s'écraser contre la paroi ce trouvant à sa droite. MetalHead remarqua alors que le mur avait sonné creux lors du choc. Comme tout bon nain, il avait une pioche sur lui, et il commença à creuser le mur. Thorvald, le voyant faire, lui demanda ce qu'il faisait. Son ami ne lui répondit pas, Il donna de l'élan à sa pioche et la planta dans le mur comme si ce n'était qu'un vulgaire morceau de beurre. Thorvald remarqua à son tour que la pioche ne fit pas un bruit sourd comme lorsqu’on tape un mur plein. De plus, une lueur se dégagea tout autour de MetalHead. Il s'empressa de donner d'autres coups de pioche.

 

Quelques secondes plus tard, les nains avaient dégagé un passage. Encore pris d'une curiosité inébranlable, ils s'engouffrèrent dans l'étroit corridor. Quelle ne fût pas leur surprise et leur stupeur de voir quelques mètres plus loin, juste sous leur yeux, un pont enjambant une rivière de lave et des piliers d'architecture naine !

 

Ils s'avancèrent sur le pont, les yeux écarquillés. Arrivés à la moitié du chemin, ils remarquèrent que le passage vers l'autre sortie était bouché. Un éboulement avait eu lieu. Malgré la poussière qui avait envahi les lieux, Thorvald avait remarqué la présence de plusieurs manuscrits. Il s'enquit de trouver le plus possible de parchemins et de reste de livres qui pourraient leur donner des informations sur cet endroit apparemment abandonné de toute vie.

 

Il souleva un premier bout de papier qui s'effrita dans ses mains et disparu en poussière. Il devait faire plus attention. A nouveau il trouva un parchemin, ne le saisit pas, et se contenta de souffler avec précaution dessus, ce qui dégagea quelques lettres et symboles d'une langue naine qui semblait assez ancienne. Au même moment, MetalHead le rejoignit, se demandant ce qu'il faisait.

 

Malgré l'obscurité de la grotte, Thorvald connaissait l'ancien langage et arriva à lire ce qui était écrit sur le parchemin.

 

"Acte de… minerais… des mineurs… Garaz…"

 

Il s'assit, déçu de n'avoir rien trouvé d'assez intéressant. Il allait pousser un soupir quand MetalHead marmonna :

 

MetalHead : - Garaz-Dûk… serait-ce possible?

 

Thorvald : - Que dit tu mon frère?

 

MetalHead : - Nous venons de faire la plus grande découverte de l'histoire des nains Thorvald !

 

Thorvald : - Qu'avons nous découvert? Parle!

 

MetalHead : -Garaz-Dûk, la légendaire cité de Garaz-Dûk!

 

Thorvald était bouche bée.

 

Garaz-Dûk fut la première cité majeure des nains à tomber aux mains des orques, il y a plus de quatre mille ans. Elle fut le théâtre des pires massacres qu'ont connus les nains à travers toute leur histoire. Cependant, elle était la plus importante ville jamais conçue. Premier exemple des architectures naines, elle contenait tout le savoir ancien perdu des nains.

 

Nos héros n'avaient pas trouvé seulement une vieille cité abandonnée et oubliée. Ils avaient trouvé la cité des tout premiers nains. Des chants élogieux racontaient les batailles qui y avaient été remportées. Les premiers clans s'y étaient formés. Au temps de sa gloire, elle était plus communément appelée Cité des Joyaux. Jusqu'à aujourd'hui, cette cité avait été complètement détruite. Et là, sous leurs yeux, se trouve cette cité légendaire. On raconte même que la crevasse de cette ville a été formé par la main de Yotis !

 

Ils sortirent et prirent la direction de Galianör pour annoncer la nouvelle. MetalHead jeta un dernier regard vers la plaine ou se trouvait en dessous la cité. Malgré sa petite taille, il avait des yeux digne d'un aigle, il remarqua au loin, une sorte de crevasse assez étendue...

 

Ils décidèrent avec LetharGik de remettre sur pied la cité, plusieurs personnes ne tardèrent pas à les rejoindre pour participer à l'exhumation de cette cité. Malheureusement, Galianor ne faisait plus partie des prioritées de Thorvald, il s'en était lassé et ne trouvait plus sa place la bas. Il démissionna de son post de général, et abandonna la cité, qui lui en voulu au fond… Ses amis le suivirent sans regret pour Garaz-Dûk. Il décida donc, d'habiter la ville naine, et d'en faire un nouveau foyer pour tous les nains.

 

Après quelques mois, la salle du pont de Garaz-Duk fut en partie rénovée, La salle des héros dont les statues s'était écroulées était en pleine construction, les statues de ses trois dirigeants à savoir LetharGik, MetalHead et Thorvald allait y être érigée. La faille était de plus en plus aménagé et dégagée, et de plus en plus de monde venait travailler.

 

Cependant un problème subsistai, la cité n'avait pas assez d'argent pour pouvoir se permettre de vivre et de reprendre un cour de vie normal, il fallu à notre nain trouver du travail, s'offrait alors, une solution, des spécialités de métiers s'était installé dans les terres de Minefield, dont Indigène à la con du chaos. Beaucoup de gens disait que ce titre correspondait bien à son caractère et son vécu… Alors il décida de prendre cette spécialité comme métier, il enverra plus tard un ami fidèle envoyer des demandes aux gouverneurs et aux empereurs de tout Minefield.

 

Quelque jours plus tard, un semi-homme plus communément appelé nain courait dans la ville de Stendel, manquant de se faire écrasé par quelques hommes insouciants.

Il demandait en criant de sa voix rauque et déraillé où se trouvés les gouverneurs Nothsa et Loymaster pour leur apporter un message. Un homme que beaucoup de personnes nommait "troll" qui d'ailleurs avait une forte ressemblance tant sur le plan physique ou verbale avec la race, du nom de Nalaf lui lança "Tu n'a qu'à lire la FAQ !". Ne comprenants pas le langage fort compliqué de celui-çi, notre nain continua sa course folle, jusqu'au moment où il se cogna au coin de la gare à un homme. Cet individu pour le moins charismatique avec un accent que certaines personnes appelés "accent québécois" -surement un accent d'un pays très froid et reculé de toute civilisation- lui demanda si le nain était pris de démence ?

 

Nain : - Non du tout, bien que certaines personnes me disent être schizophrène, ce que je ne comprend pas du tout et que d'ailleurs j'ai essayé de comprendre avec mes amis thorvald et thorvaldounet.

 

L'homme : - Et vous vous appelé comment ?

 

Nain : - Thorvald0598 ! Oui les numéros, sont les numéros gagnant d'une loterie qu'il y a eu le soir de ma "création" lorsque mes parents on gagné le lot…

 

L'homme haussa un sourcil l'air perplexe, mais continua d'écouter le nain…

 

Thorvald0598 : - Donc je cherche l'un des deux gouverneurs du nom de Loymaster et Nothsa, vous auriez vu ?

 

L'individu s'appuya sur son genoux droit pour se mettre à la hauteur du nain et donna sa réponse tout en souriant.

 

L'homme : - Je suis Nothsa, à quoi puis-je t'être utile ?

 

Thorvald0598 : - Ho ! enchanté Monsieur ! - il serra vigoureusement la main du gouverneur- je suis désolé de vous avoir bousculé ainsi. Je vous cherchez pour vous délivrez un message de la part d'un ami

 

Nothsa : - Et qui est donc cet ami ?

 

Thorvald0598 : - Il se nomme Thorvald !

 

Nothsa était désormais convaincu du problème du nain, mais passa outre pour savoir ce que le semi-homme avait à lui dire.

 

Nothsa : - Je t'écoute quel est le message ?

 

Thorvald0598 : - Il voulait savoir si il pouvait avoir une licence de commerçant, il a récemment prit la spécialité qui lui va fort bien je trouve de "Indigène à la con du chaos", il voudrais vendre tout un tas d'article dont voici la liste avec les prix, ainsi qu'une peinture de l'échoppe…

 

Thorvald0598 déballa deux bouts de papiers de ses mains grassouillettes.

 

"Candidature noble"

 

Prologue :

 

Le clan KorinTor est l'un des premiers et des plus puissants qui est été crées dans l'histoire des nains Folrik du nord. A l'époque où les riches étoffes brodées des couturiers des clans étaient renommés à travers toutes les contrées naines, où l'honneur et la fierté étaient les premières armes face à l'adversité.

 

Son fondateur Torik était le premier roi de Garaz-Dûk, légendaire cité, Berceau de la civilisation et de la culture naine, aujourd'hui oublié et perdue, car détruite lors d'une attaque de peaux vertes pendant les premières guerres tribales.

Depuis, la race naine du nord ne vit que par petites communautés éparses à la surface et ne descend dans les mines que pour travailler.

 

I.Chapitre Premier

 

Un soir d'hiver :

 

Dans le petit village de Fokral, vivait une paisible communauté, aujourd'hui tous les habitants étaient réfugiés Dans la hutte principal. A l'extérieur, le temps était chaotique, le vend froid fouettait les parois des maisons. Il hurlait inlassablement tel les loups du Ragnarök.

Les nains n'étaient pas rassurés à l'intérieur de la bâtisse, certains chantonnaient, d'autre se racontaient des histoires en se blottissant les un contre les autres.

 

Tout à coup, quelqu'un ou quelque chose toqua violamment à la porte. Les femmes étouffèrent des cris de frayeur. Les hommes tenaient leurs mains sur le pommeau de leur marteau ou de leur hache. Quelle créature pouvait se déplacer dehors par un temps pareil ?

Ragnar, imposant nain à la barbe excessivement longue, chef du village ordonna à deux de ses hommes d'aller ouvrir la porte. Les femmes et les enfants une fois mient en retrait, tous se préparaient à voir surgir un monstre encore inconnu de tous.

 

Les jambes des soldats flageolait, la sueur perlée sur leur front tout crasseux. Ils hésitaient à ouvrir la porte, Ragnar las de tous ces lâches, se leva de son trône de bois, s'avança avec aplomb face à la porte et l'ouvrit. Les deux soldats reculèrent d'un bond, un éclair venait d'éclater, une fillette poussa un cri de terreur. Suivis d'une stupeur générale la plus complète. A présent seul Ragnar et les deux soldats ne craignaient plus ni le temps ni les éclairs. A leurs pieds était étendu une naine, dans ses doigts congelés se tenait un couffin en osier remplit de draps vert foncé. Une forme bougeait à l'intérieur.

 

Ragnar retira avec délicatesse l'objet des mains du cadavre. Il se releva et alla s'asseoir sur son trône. Toute l'assistance ne prêtait plus attention au corps sans vie que les soldats étaient en train de dégager. Dans le couffin, se trouvait un bébé.

 

Ragnar :- Cet orphelin... ce garçon abandonné des Dieux, je le fait miens ! Ce soir notre village compte un nouveau membre !

 

Un grand blanc suivit cette déclaration. Puis quelques applaudissements commencèrent à venir, de plus en plus nombreux. Désormais toute la hutte était en effervescence. Les nains heureux d'accueillir parmi eux un nouveau membre, oublièrent le blizzard et firent la fête durant toute la nuit. Alors que le moral des nains remontait à vu d'oeil, l'imposant nain, d'une voie à peine audible par le bruit murmura :

 

Ragnar :- Tu te nommeras... Thorvald !

 

II.Chapitre deuxième

 

Vérité douloureuse :

 

Plus de 40 cycles ont passés. Le village est prospère en ce jour d'été. Les femmes lavent leur linge en se racontant les derniers ragots, les enfants jouent avec leurs haches en bois. Les hommes s'échangent des blagues et des bières. Parmi eux se trouve un jeune nain, vous l'aurez sans doute compris, il s'agit de Thorvald.

 

Aujourd'hui, il doit passer une épreuve qui fera de lui un véritable nain au sein de la communauté (un homme pour les humain). Confiant de la soirée énigmatique qui l'attend, il se saoule à la bière parmi ses amis.

 

Le soir venu, il se voit vêtu d'un simple pantalon. Désormais pieds et torse nu, il s'apprête à passer son épreuve. Devant lui se dresse un chemin de cailloux aussi noir que le fond d'un tonneaux vide, entre lesquels coule une fine couche de lave. le chemin faisant plusieurs mètres de long et quelques mètres de large, il permettait à tout le village de pouvoir se réunir autour de l'événement. Cependant tous les regards étaient tournés vers Le père de Thorvald. Il devait donner le départ, et c'est ce qu'il fit d'un simple hochement de tête.

 

C'est parti, le jeune nain inspire profondément et expire un véritable nuage de fumée qui témoigne de la froideur de la nuit. Sous les encouragements du village, il se lance à travers sans presque réfléchir, bondissant de bloc en bloc. Bizarrement la chaleur des blocs ne semblait pas le faire souffrir, il restait stoïque.

 

Il réussit son épreuve avec brio. Tout le monde applaudissait, la foule était en délire. Le fils du chef avait réussi son épreuve sans faillir, sans aucune erreur du premier coup et tout ça dans un courage exemplaire.

 

Ragnar s'avança vers son fils et lui dit d'un ton fière.

 

Ragnar :- Je te félicite mon garçon, tu es digne de ton père.

 

Il se tourna vers la foule et hurla

 

Ragnar :- Voilà encore un deuxième soir ou Thorvald nous fera tous faire la fête et nous rendra tous saoule !

 

Dans un éclat de rire général, tous se mirent à danser en rythme avec la musique des saltimbanques qui venaient d'entamer une mélodie fort joyeuse.

 

Une seule personne ne riait pas à ce moment la. Thorvald demanda à son père si il pouvait lui parler en privée, celui-ci accepta d'un air festif.

 

Ragnar :- Ha ha ! tu as vu la fête dehors ! tu leur a mis le feu aux poudres !

 

Thorvald :- Père, je n'ai pas compris... Pourquoi avez vous dis que c'était le deuxième soir ou le village est en fête grâce à moi ?

 

Ragnar cessa immédiatement de rire. Son visage désormais grave dévoilait son désarroi face à la question.

 

Ragnar :- Mon... Mon fils, tu dois savoir quelque chose. Il y a quarante cycle, ta mère, ma femme, n'est pas morte en te mettant au monde. Elle est morte il y a de cela fort longtemps...

 

Thorvald :- Que voulez vous dire ?!

 

Ragnar :- Je… ta… ta mère est venue un soir de grand blizzard. Elle t'a amenée à nous et a lâchée son dernier souffle au seuil de cette porte. Dans ses mains se trouvait un petit panier avec toi à l'intérieur. La seule chose qu'elle-t-est laissée est ce médaillon.

 

Il sortit un petit médaillon incrusté de diamant et d'or de sa bourse.

 

Thorvald :- Pourquoi ne pas m'en avoir parlé avant ? Qui d'autre est au courant ?

 

Ragnar :- Je n'ai pas eu le courage… Tout le village pratiquement... Je t'en conjure pardonne moi !

 

Thorvald prit d'une grande colère, arracha le médaillon des mains de son père adoptif, il sortit de la hutte en trombe, et courra en direction de nul part. Il voulait être partout sauf dans son village. Tous l'avez trompés...

 

III.Chapitre troisième

 

Renaissance d'un clan :

 

Après plusieurs jours et plusieurs nuits, il ne revint pas à son village. Il avait décidé de suivre son instinct, de marcher plus au sud en direction des terres brumeuses qui abritaient des territoires encore inconnus pour notre nain.

 

Pour survivre, Thorvald s'était développé un emploi du temps bien précis. Le matin, il partait à la chasse aux cochons, qu'il débusquait par petites troupes. La journée jusqu'au soir, il marchait espérant trouver un village ou une ville pouvant l'accueillir et le nourrir gratuitement - Il faut savoir que les nains sont pingres, même si leur bourse sont pleines - pour la nuit. L'hygiène ne le dérangeait pas, comme tous ceux de son espèce, car un nain sale est un nain qui travaille dur jusqu'à ne plus se soucier de son apparence physique ni même de son odeur. C'est pourquoi ils laissent pousser leur barbe sans jamais la couper, ce serait un grand déshonneur pour un nain de ne pas avoir de barbe ou de se la voir coupée ! - Même les érudits qui rarement viennent dans les mines dégagent une odeur de livre pourrit-

 

Un jour, alors qu'il commençait à s'habituer à la vie de nomade, Thorvald aperçu une taverne en piteux état, au milieu de nul part. Perdue dans une clairière à l'orée du bois, la taverne était envahie par les plantes grimpantes, le bois défoncé et gondolé par endroit à cause de la pluie, donnait un aspect bizarre à l'ensemble. La porte était entre-ouverte, d'ailleurs cette porte était adaptée à sa taille, peut être s'agissait-il d'une taverne naine abandonnée. Une fois dedans, une forte odeur lui imprégna les narines, ça sentait la bière qui avait tourné. Quelque chose n'allait pas, aucun nain qui qu'il soit n'abandonne de la bière où que ce soit.

 

Soudain ses yeux s'écarquillèrent, il avait compris. Une lutte sanguinaire avait eu lieu ici, les tonneaux étaient griffé par les pauvres gens qui avaient essayés de s'échapper, les entailles dans les poutres et sur le plancher était celle de haches et de massues lourdes, trop grande pour appartenir à des nains... Trop lourde pour la race humaine ou elfique... De plus aucun cadavre n'était là, aucun squelette, seul les peaux vertes sont capables d'un tel massacre.

Il fut prit d'un haut le cœur pour tous ces nains, ses frères de race qui sont mort. Il n'osait à peine imaginer la scène. Il décida d'en savoir plus, il monta à l'étage là où se trouvait les chambres.

 

Toutes les portes étaient ouvertes, défoncés, un matelas de paille était placé en travers du passage, en le dégageant il vit un éclat lumineux sortir d'un tiroir mis-ouvert.

La chambre était dans le même état que le reste de la taverne, des plantes avaient réussi à grimper jusque-la et attaquées déjà le plancher en s'enracinant entre les lattes. Il ouvra le tiroir, saisit l'objet entre ses mains hésitantes.

 

La confusion était totale. C'était un médaillon, et il était la réplique exacte de celui que lui avait donné Ragnar son père adoptif. En regardant de plus près, les symboles montraient que ce médaillon représentait le blason d'un clan. Soudain il fut pris de vertige, il voyait trouble, il se laissa tomber sur le plancher. Il était épuisé, les nains ne sont pas fait pour être en déplacement constant, la vie de nomade était finie pour lui.

Quelques heures plus tard, le soleil se couchait, caressant la joue du nain de ses derniers rayons chaud. Une légère brise, vint secouer les feuilles entassées par les années d'abandon, réveillant ainsi Thorvald.

 

Il humecta ses lèvres, qui était sèches, il avait soif, très soif. Cela faisait des jours et des jours qu'il n'avait pas bu ! Dans un mouvement de folie ou d'inconscience, il courra en bas s'emparer du premier fût de bière et se déversa des dizaines de litres pourries dans l'estomac. Manquant de s'étouffer, il revint à lui, hoqueta et partit de la taverne.

Il ne réfléchissait plus, il ne savait pas qui il était, sa découverte l'avait totalement troublé. Son objectif était désormais d'atteindre la première grande ville naine qu'il trouverait afin de se plonger dans les bibliothèques à la recherche de la vérité.

 

Après une longue marche de plusieurs jours entre des Montagnes escarpées, en évitant le plus possible de descendre vers les plaines - car c'est là que se trouve les hommes, les Elgis (Elfes) et tous ceux d'la surface ! - Il arriva aux abords d'une ville, du nom de Az-Grim (grande hache/dur, rigide) rare ville naine se trouvant à la surface. C'était plus une forteresse qu'une ville, de hauts remparts en pierre et en granit protégés les maisons d'un éventuel assaut. Ce n'est pas ici qu'il trouverait des archives contenant les informations qu'il cherchait, il devait pour cela se rendre à Kron'Izril (Livre,archives ou histoire/Joyaux) ville très connue et reconnue pour ses nombreux érudits qui parcouraient le monde sans cesse afin de rassembler dans une immense bibliothèque tout le savoir du monde.

 

Cependant, il devait se reposer, trouver un animal comme un sanglier domestiqué, ou un cheval des monts (cheval adulte qui a la taille d'un poney à l'échelle humaine, très utile pour les nains) afin de le conduire plus rapidement à la ville des érudits.

 

La ville était peu accueillante, à croire que les nains vivant à la surface sont plus antipathique que ceux qui vivent sous terre. Mais cela ne fut pas d'une grande importance pour notre nain, il acheta donc un cheval et des vivres pour le voyage. Il devait aussi se reposer, il avait donc décidé de faire le tour des tavernes et de se bastonner comme devait le faire un nain qui veut dormir dans une taverne - rien ne vaut d'être assommé pour bien dormir-.

 

Deux jours plus tard, après avoir récupéré des forces et cassé la gueule à ses congénères lors de joyeuses fêtes dans pratiquement toutes les tavernes de la ville, il repartit avec un cheval des monts en direction de Kron'Izril.

 

Le voyage fut long et périlleux, il avait due passer par des plaines verdoyantes, où l'herbe semblait se propager à l'infini, et ne jamais finir... Malheureusement c'était l'endroit préféré des bouffeurs de verdure, et il ne tarda pas à rencontrer deux spécimens.

 

Les Elfes étaient physiquement très grands et sveltes, malgré leur intelligence qui semblait vraiment des moindres pour Thorvald, ils étaient cependant fort dans la provocation et la bagarre. Après quelques insultes bien placées, le nain n'ayant pas mangé de Chiantos se retrouva fort dépourvu il se maudissait d'ailleurs de ne pas en avoir acheté, même si le prix était exorbitant. Continuant son chemin et essayant de ne pas écouter les Elfes qui lui cherchaient noise, il finit par craquer, se saisit d'une corde dans son sac pour aller étrangler l'un des deux.

Après une violente rixe, il due se résoudre à abandonner, après avoir goutté une touffe d'herbe, puis la terre se trouvant en dessous. Il n'était pas prodigieusement fort au combat... Il lui fallait un mentor un maître d'arme, quelqu'un qui puisse lui apprendre le maniement des armes. Peut être trouvera-t-il tout ce qu'il cherchait à Kron'Izril...

 

Quelque temps plus tard... Une fraiche matinée où la rosé avait répandue ses perles sur tous les cailloux environnants, rendant un simple plateau -sorte de terrasse naturelle sur le flanc d'une montagne- rocailleux en un plateau rempli de diamant. L'image était magnifique... Le monde serait tellement beau avec des montagnes,des cailloux et de la bière à la place des mers...

 

Il était arrivé à Kron'Izril, la ville était solidement défendue et riche, des joyaux ornées les contours de chaque porte plus ou moins importante. Mais Thorvald n'était pas là pour admirer la ville, il devait en savoir plus sur lui. Le nain entra dans les archives, immenses, elles semblaient s'étendre à l'infini. Dire que le conseil des érudits, génération après génération avait lu tous ces livres... La lumière très faible laissée voir la poussière qui se déplaçait lentement faisant éternuer de temps en temps un nain trop haut sur une échelle.

 

Après une bonne heure de recherche, Thorvald trouva ce qu'il cherchait, le "Recensement des clans". Comme il le pensait, il trouva le dessin identique du blason sur son médaillon. Le nom du clan était Korin'Tor (Aucun rapport avec le Kirin'Tor), apparemment, ce clan gouvernait une ville du nom de Garaz-Dûk -sûrement l'une des plus anciennes citées naines de ce monde. Jadis introuvable elle demeure de nos jours, ouverte aux voyageurs et aux marchands nomades, bien entendue on n'entre pas comme cela ... il faut déjà survivre aux nains qui y vivent.

 

Elle ne figure sur aucune carte, pour la simple est bonne raison est que les nains ont refusés toute divulgation de ce lieux ... car moins on en sait, mieux la cité se porte...Du moins c'est ce qu'ils en disent. Dans des terres fortes éloignées d'ici. Le clan était déclaré "mort", aucun descendant connu du clan n'avait été découvert ou reconnu. Ses yeux s'écarquillèrent. Simple habitant d'un petit village perdu, Thorvald était le dernier descendant d'un clan seigneurial, qui gouvernait une ville... Il lui fallait se faire reconnaitre comme membre du clan Korin'Tor. Il décida de parler au roi de la cité en personne...

 

Gramlir, roi savant de Kron'Izril, accepta de recevoir notre nain. Après quelques heures d'explications, d'argumentation et d'administration, le verdict allait enfin être rendu.

 

- Roi : - Moi Gramlir, roi de Kron'Izril la cité des érudits, je reconnais Thorvald comme dernier membre et donc chef du clan Korin'Tor. Le clan Korin'Tor renait de ses cendres !

 

Cette phrase changea le cour de sa vie. Il n'était plus un simple nain, il était maintenant considéré comme un noble nain chez ses frères, descendant reconnu d'une haute ligné de nain, qui avait régné sur une ville prospère et puissante.

 

Il avait une dernière chose à demander au roi, celui d'être entrainer au combat par un maître d'arme de sa cour.

 

Thorvald : - Mon roi... En tant que noble et nain, je ne sais pas me battre comme mes semblables guerriers. Je souhaiterai que votre meilleur maître d'arme puisse m'apprendre le combat contre n'importe qu'elle créature.

 

Roi : - Je regrette, je ne peux vous accordez ce privilège. Il va vous falloir vous entrainer seul, où trouver un maitre d'arme par vos propres moyens. Un seigneur est censé se suffire à lui même et subvenir à ses besoins par ses propres moyens sans passer par les autres.

 

Déçu mais néanmoins remonter comme un coucou suisse -Etrange pays plein de chocolat et d'horloge-, Thorvald se retira avec toutes les politesses du monde. Un problème le tracassait encore... il avait appris qui il était et d'où il venait. Mais il voulait tellement voir la ville de Garaz-Dûk, voir sa ville... Il décida donc de voyager vers Minefield. Pays vaste et contrôlé par quatre empereurs juste et terrible, apparemment Garaz-Dûk s'y trouverait, bien qu'il y est peu d'espoir qu'elle soit encore habité.

 

Il devait y aller pour repartir de zéro, redonner au clan Korin'Tor sa gloire d'antan !

 

 

IV.Chapitre quatrième

 

Minefield :

 

Thorvald était sur les terres de Minefield, terre peuplée en majorité d'hommes et de créatures magiques tel les démons ou les bouffeurs de salade, on y trouvait même quelque trolls. Il n'avait pas de but précis, depuis qu'il avait appris qu'il était l'héritier et le seul membre nain vivant du clan Korin'Tor, il cherchait un nouveau départ, un nouveau foyer.

 

Une nuit alors qu'il chassait le cochon, animal rose et fort abondant en ces terres, dont la viande crue offrait aux papilles des sensations très quelconque mais qui restait cependant très bonne lorsqu'on la cuisait ou que l'on la faisait cuire. Il rencontra donc d'autres nains, étonné de leur présence, il s'avança vers eux et rencontra le plus agité et charismatique d'entre eux, LetharGik. Un nom bizarre pour un nain bizarre mais qui restait très sympathique et drôle en toute situation.

Après avoir fait connaissance avec la petite troupe (les autres noms ne sont pas donnés faute de mémoire), tous se dirigèrent vers une plaine où quelques vagabonds s'amusaient à molester des moutons, les nains firent signent à Thorvald suivis d'un clin d'oeil d'aller dans la plaine. Thorvald compris où ils voulaient en venir lorsqu'ils sortirent tous leur seaux de lave afin de brûler les vagabonds, qui ne se doutaient pas de ce qui allait leur arriver.

 

Un nain se déplaçant toujours avec un seau de lave - Ils les entouraient de panse de dragon, qui permettait à la lave de ne pas sécher et de ne rien brûler- sur lui, pour pouvoir cuire tous ses repas, il croyait que la fonction du seau de lave s'arrêtait là. Et bien il avait tort, trouvant le jeu fort plaisant lorsqu'il entendit les premiers hommes hurler de douleur et de terreur. Il se saisit du sien et participa à la fête qui s'avéra chaude et mortelle pour les hommes. D'ailleurs Thorvald se découvrit alors un véritable don pour ce qui était de brûler les gens.

 

Le soleil se leva, accompagné d'oiseaux qui chantaient, comme si le monde était neuf, comme si tout venait de naitre. Ses rayons caressaient les feuilles des arbres où la rosé donnée l'illusion de perles partout sur les arbres, l'herbe et les plantes. Cela ne toucha pas le nain, qui n'avait pas l'esprit faible et ignare d'un elfe qui seul pouvait ressentir de l'émotion face à une telle scène.

 

Thorvald avait été réveillé par LetharGik qui voulait lui parler en privé. Il le suivait dans son abri de fortune, car la nuit à Minefield n'est pas de tout repos entre les morts-vivants, les squelettes, les araignées et les Creepers - Concombres géant qui explose tel de la dynamite-.

Tous les deux s'asseyent autour d'une peau de vache où quelques mouches semblaient incrustés à certains endroits, et entamèrent une discussion...

 

Thorvald : - C'était très amusant cette nuit, dommage qu'ils étaient peu nombreux…

 

LetharGik : - C'est pas faux ! Mais je t'ai convié ici pour parler d'autre chose, tu connais la ville naine de Galianör ?

 

Thorvald : - Il y a une ville naine à Minefield ? Jamais entendu parler.

 

LetharGik : - Tu dois vraiment venir de loin toi ! Bref, c'est une nouvelle ville naine, regroupant tous les nains de ces contrées dans un même endroit. Elle est en cour de construction et nous avons besoin de main d'oeuvre !

 

Thorvald : - Et bien je n'ai nul par où aller… Si vous avez une taverne je suis partant !

 

LetharGik : - Et bien c'est partit en route !

 

Il invita le reste des nains à partir pour Galianör. Ils se mirent tous en marche vers cette ville que Thorvald avait hâte de voir.

 

Une fois sur place, l'entrée ne payé pas de mine, et notre nain trouvait qu'il fallait y rajouter quelque chose… Il en parlerait plus tard aux dirigeants de la ville en construction.

Durant tout le chantier, il rencontra plusieurs nains comme MetalHead, qui avait le nom que joue les peaux vertes en musique (cf naheulbeuk), Delobito, Dacrokmistakilla, Eyce, Galaoud qui est le fondateur de la cité, jb, Antrezede Joethepilot, Mopo, loulama, Tragicz...

 

Après quelques mois de travaux à creuser sans relâche, toujours à coté de son nouvel ami LetharGik, et de litres de bière bus dans la taverne, vint un passage qui changea à tout jamais la vie de Thorvald…

 

 

V.Chapitre cinquième

 

Une période sombre… :

 

 

 

Un jour le ministre nain Dacrokmistakilla, demanda de la pierre de lumière (Glowstone) afin de réaliser une fresque sur le plafond de la salle du pont. Tous parlèrent du Nether. Thorvald était apparemment le seul à ne pas connaitre l'existence de ce qui paraissait être un monde très hostile et répugnant.

 

L'un des nains lui fit une description courte mais néanmoins efficace des lieux. Il s'agissait d'un monde rougit par le sang et les boyaux de ceux qui y sont mort, d'un monde où chaque pas est une survie et une chance, où chaque seconde de respiration est un miracle. Là bas règnes en maitre les Hélliens, qui d'ailleurs furent la cause de tout ce qui va suivre…

 

Une dizaine de nain fut donc choisi pour participer à l'expédition, dont Thorvald, LetharGik et MetalHead qui se sont tout trois lié d'amitié durant les travaux dans la cité. Ils durent aller dans un désert sans fin, ou au centre se trouver un volcan impressionnant, le Ragnarok. La ils devaient prendre un portail ouvert par les mages de Stendel afin de se rendrent dans le monde où la mort n'est que banalité.

 

Tous les nains avaient rejoints les mines de pierre de lumière et s'apprêter à les emmener dans le monde normal. Une première équipe réussie à passer, Thorvald en faisait parti, la seconde malheureusement n'eue pas plus de chance, les Hélliens leur avaient tendu une embuscade et avait volé toute la pierre de lumière. Tuant au passage trois nains...

La tragédie était immense, MetalHead faisant parti du deuxième groupe, il avait dût lâcher ses biens afin de survivre, déshonoré il devait repartir les affronter.

 

La guerre était déclaré. Aelfyr le chef des Hélliens leur avait donné un ultimatum, les nains devaient payer pour pouvoir creuser. Etant radin et très à cheval sur les valeurs, ils refusèrent et déclarèrent la guerre aux démons.

 

C'est ainsi que commença l'enfer de Thorvald. Lors d'un combat sanglant et violent, il fut projette dans une petite crevasse, qui malheureusement était profonde et donc impossible à grimper pour notre nain...

 

10 ans... il resta 10 ans coincé dans ce trou, tuant et mangeant les Pigmens tombant dans le trou, cette nourriture n'eut aucun effet bénéfique sur le nain, et le rendit tout simplement fou... Se sentant terriblement seul, il se chanta et se raconta des blagues à lui même, matérialisant dans son esprit deux êtres, Thorvald0598 et Thorvaldounet...

 

Sa seule occupation durant 10 ans fut de travailler des blocs de pierres de lumières qui était tombé en même temps que lui. Il les fit cuire avec de la lave, les cassa pour en refaire d'autre. Il arrivait de temps en temps que la terre sanglante autour de lui s'enflamme, au début ne sachant pas pourquoi,il apprit petit à petit à "contrôler" l'apparition du feu par endroit. De même qu'il put réfléchir assez longtemps au portail du Nether pour savoir comment il fonctionnait en partie, il pensait même pouvoir dissocier un bout du portail pour un faire des minuscules... Il connaissait désormais tous les secret des matériaux du Nether, ainsi que leur monstre - Il est biens sur évident qu'au bout de 10 années (représente un ans pour les hommes environs) passé dans un endroit pareil, l'on devienne fou et surtout très bon connaisseur des lieux et des ressources de ce lieu-.

L'on pouvait entendre ses pleures et ses rires d'une tonalités aigue puis grave qui faisait fuir n'importe qui, même les démons redoutaient que ce fut Schwarz en personne.

 

Il avait acquis un sens aigu du meurtre en s'entrainant à tuer le Pigmen, que ce sois avec les mains, son casque, sa ceinture ou sa dague - qu'il n'utilisait pas à chaque fois de peur de l'émousser-

Ce n'est que lorsqu'un jour - même jour où il eu la vision de Tharik ( Titan de la guerre) qui lui redonna de la force pour ne pas sombrer définitivement dans la folie et la mort -, un Gasth passa à portée du trou et laissa tomber une de ses tentacules dedans, grâce à ça,le nains put se hisser et sortir du trou.

 

Il partit de ce lieux maudit, où il jura de ne plus revenir. Il était de retour à Galianor, la ville avait beaucoup changé, les nains firent une fêtes en sont honneur, calmèrent ses angoissent la nuit, et ses coups de folies le jour lorsque avec un seau de lave il décidait de brûler tout ce qui était vivant.

 

Il lui fallut un ans pour récupérer, gardant à vie quelques séquelles tels que sa triple personnalités ou son envie lorsqu'on le tentait de brûler ennemis comme amis. Il créa ensuite la Dun'Tor Légion, l'élite des armées naine de Galianor, une tête de dragon à l'entrée de la cité, et aida du mieux qu'il put durant quelques années la cité à se développer.

 

VI.Chapitre sixième

 

Découverte :

 

Dans la cité naine maintenant flamboyante, la vie suivait son cour, les nains minaient sans relâche le jour, moment qu'ils ne pouvaient savoir, puisqu'ils ne sortaient jamais de leur cité ou très rarement pour des raisons économiques importantes, ou lorsque quelques Elfes fougueux s'amusaient à les narguer. Ils se référaient juste au moment où le tavernier les appelait pour boire la ou plutôt les bières du soir. Le tavernier était le seul à posséder la seule horloge de la cité. Cette horloge lui servait notamment pour les horaires de livraisons des ingrédients de la bière, et pour les horaires d'ouvertures.

 

Aujourd'hui, les nains Thorvald et MetalHead avaient décidés d'en finir avec les Elfes qui importunaient le bien-être de la cité, qu'importe le temps que cela allait leur prendre.

 

Aujourd'hui donc, quelques Elfes s'amusaient encore à narguer les nains à l'intérieur de la ville. Leur plus grand avantage était leur taille et grâce à cette dernière, ils couraient trop vite pour les nains lorsqu'ils se faisaient chasser.

 

Les deux nains décidèrent de les attendre et de leur tendre une embuscade à la sortie de la ville.

 

Comme prévu, une petite troupe sortit en trombe de la citée. On entendait l'écho de leurs rires venant de l'intérieur de la tête de dragon, tel des enfants jouant tranquillement au bord d'une rivière.

 

La course était lancée, quatre Elfes couraient à toute allure. On pouvait percevoir un sifflement provenant de leurs oreilles qui perçaient l'air. Thorvald et Metalhead était de bon coureur, il n'allait sûrement pas les laisser partir comme ça. Ils les poursuivirent durant toute une après-midi.

 

Au soir, les Elfes étaient exténués. Ils croyaient avoir semé leurs poursuivants. Ils firent halte dans une petite clairière faisant face à une falaise colossale d'une montagne haute de plus de huit cents pieds. Malheureusement pour eux, Thorvald et MetalHead avait le souffle long, malgré leur petite taille. L'air de la montagne rendait les nains plus endurant dans les exercices physiques surtout s’ils descendaient dans les plaines.

 

Sans attendre, ils attaquèrent en assommant toutes têtes venant à proximité de leurs marteaux. Deux Elfes s'en tirèrent. Thorvald retint MetalHead qui commençait déjà à se lancer à leur poursuite. Ils avaient eu leur leçon et ne reviendraient pas de si tôt.

 

L'un des deux nains s'assit paisiblement contre un rocher et voulu s'appuyer contre un mur fait de liane, lorsque tout à coup, il bascula en arrière et se retrouva dans une position forte embarrassante en train d'admirer le plafond d'une grotte scintillant de mille feux formé par l'érosion du calcaire après des milliers d'années. Thorvald prit alors un bâton assez large qu'il recouvra d'une poudre noire comme la nuit. Puis, il alluma le tout avec un briquet, le suivi et aida son compagnon à se relever. Tous deux, prient d'une grande curiosité, s'enfoncèrent dans la mystérieuse grotte.

 

Les nains aiment depuis toujours explorer les grottes, et bien sûr, y habiter. Ils creusent toujours plus profondément sous leurs montagnes natales à la recherche de richesses minérales. Minerais et gemmes brutes qui deviennent par leur travail des objets magnifique comme des armes, des armures, de magnifiques vases et des bijoux d'une incroyable finesse. Un dédale de galeries et de cavernes existent sous chaque forteresse.

 

Après quelques mètres, Thorvald glissa sur une flaque d’eau et tomba. Il jura et lâcha violemment sa torche qui alla s'écraser contre la paroi ce trouvant à sa droite. MetalHead remarqua alors que le mur avait sonné creux lors du choc. Comme tout bon nain, il avait une pioche sur lui, et il commença à creuser le mur. Thorvald, le voyant faire, lui demanda ce qu'il faisait. Son ami ne lui répondit pas, Il donna de l'élan à sa pioche et la planta dans le mur comme si ce n'était qu'un vulgaire morceau de beurre. Thorvald remarqua à son tour que la pioche ne fit pas un bruit sourd comme lorsqu’on tape un mur plein. De plus, une lueur se dégagea tout autour de MetalHead. Il s'empressa de donner d'autres coups de pioche.

 

Quelques secondes plus tard, les nains avaient dégagé un passage. Encore pris d'une curiosité inébranlable, ils s'engouffrèrent dans l'étroit corridor. Quelle ne fût pas leur surprise et leur stupeur de voir quelques mètres plus loin, juste sous leur yeux, un pont enjambant une rivière de lave et des piliers d'architecture naine !

 

Ils s'avancèrent sur le pont, les yeux écarquillés. Arrivés à la moitié du chemin, ils remarquèrent que le passage vers l'autre sortie était bouché. Un éboulement avait eu lieu. Malgré la poussière qui avait envahi les lieux, Thorvald avait remarqué la présence de plusieurs manuscrits. Il s'enquit de trouver le plus possible de parchemins et de reste de livres qui pourraient leur donner des informations sur cet endroit apparemment abandonné de toute vie.

 

Il souleva un premier bout de papier qui s'effrita dans ses mains et disparu en poussière. Il devait faire plus attention. A nouveau il trouva un parchemin, ne le saisit pas, et se contenta de souffler avec précaution dessus, ce qui dégagea quelques lettres et symboles d'une langue naine qui semblait assez ancienne. Au même moment, MetalHead le rejoignit, se demandant ce qu'il faisait.

 

Malgré l'obscurité de la grotte, Thorvald connaissait l'ancien langage et arriva à lire ce qui était écrit sur le parchemin.

 

"Acte de… minerais… des mineurs… Garaz…"

 

Il s'assit, déçu de n'avoir rien trouvé d'assez intéressant. Il allait pousser un soupir quand MetalHead marmonna :

 

MetalHead : - Garaz-Dûk… serait-ce possible?

 

Thorvald : - Que dis tu mon frère?

 

MetalHead : - Nous venons de faire la plus grande découverte de l'histoire des nains Thorvald !

 

Thorvald : - Qu'avons nous découvert ? Parle!

 

MetalHead : -Garaz-Dûk, la légendaire cité de Garaz-Dûk!

 

Thorvald était bouche bée.

 

Garaz-Dûk fut la première cité majeure des nains à tomber aux mains des orques, il y a plus de quatre mille ans. Elle fut le théâtre des pires massacres qu'ont connus les nains à travers toute leur histoire. Cependant, elle était la plus importante ville jamais conçue. Premier exemple des architectures naines, elle contenait tout le savoir ancien perdu des nains.

 

Nos héros n'avaient pas trouvé seulement une vieille cité abandonnée et oubliée. Ils avaient trouvé la cité des tout premiers nains. Des chants élogieux racontaient les batailles qui y avaient été remportées. Les premiers clans s'y étaient formés. Au temps de sa gloire, elle était plus communément appelée Cité des Joyaux. Jusqu'à aujourd'hui, cette cité avait été complètement détruite. Et là, sous leurs yeux, se trouve cette cité légendaire. On raconte même que la crevasse de cette ville a été formé par la main de Yotis !

 

Thorvald avait retrouvé sa cité… il n'en revenait pas. Il pleurait de joie, réalisant un peu plus chaque seconde sa découverte.

 

Ils décidèrent avec LetharGik de remettre sur pied la cité, plusieurs personnes ne tardèrent pas à les rejoindre pour participer à l'exhumation de cette cité. Malheureusement, Galianor ne faisait plus partie des prioritées de Thorvald, il s'en était lassé et ne trouvait plus sa place la bas. Il démissionna de son post de général, et abandonna la cité, qui lui en voulu au fond… Ses amis le suivirent sans regret pour Garaz-Dûk. Il décida donc, d'habiter la ville naine, et d'en faire un nouveau foyer pour tous les nains.

 

Après quelques mois, la salle du pont de Garaz-Duk fut en partie rénovée, La salle des héros dont les statues s'était écroulées était en pleine reconstruction, les statues de ses trois dirigeants à savoir LetharGik, MetalHead et Thorvald allait y être érigée. La faille était de plus en plus aménagé et dégagée, et de plus en plus de monde venait travailler… tout était bien dans le meilleur des mondes.

 

Cependant, dans les terres de Minefield, son titre n'était pas reconnu. Il était égal à de vil commerçants sans vergogne et sans courage. Il lui fallait devenir Chevalier au sein de ces terres, il décida de démontrer sa valeur par ses actes et sa volonté et de réclamer par la suite ce qui lui revient de droit.

 

"Candidature Chevalier"

Depuis la réapparition du légendaire rang de chevalier, une question trottait dans mon esprit. Une question qui ne m'était pas venu à l'esprit lorsque j'étais vagabond et que je creusais avec mes défunts amis nains (Effectivement beaucoup ont disparu, mais quelques un survivent encore), ou que je buvais jusqu'à l'inconscience dans des taverne sordides et puantesou encore lors des fameuses chasses aux méxicains à coup de seau de lave.

 

Une question qui aujourd'hui est la, bien présente dans mon esprit et à laquelle je me dois de répondre.

 

Que signifie le grade chevalier ?

 

Pour certains, il signifie la reconnaissance d'actes, la récompense qui leur est due après un dur labeur.

Pour quelques énérgumènes, il signifie quelque chose d'obsolète et de complétement inutile qui ne représente rien.

Pour d'autre, un préstige unique presque impossible à saisir.

Et pour d'autre encore, un défi de plus.

 

Pour moi, Thorvald0598 Nain de mon état il signifit tout autre chose.

 

Il est comme une signature que je porterais constamment sur moi, un rang plein de résponsabilités car il sera de mon devoir de représenter le pays de Minefield qui m'a recueilli et m'a fait grandir (sprituellement parlant).

 

C'est donc avec cette pensé que je me dirige maintenant vers le château de Stendel, avec une missive demandant humblement et solenelement mon ascension au grade de chevalier, même si j'avais hésitais à plusieurs fois avant de prétendre à ce rang, me disant que je ne méritais pas un tel préstige, quelques amis furent bon de me redonner le moral et de m'encourager.

 

C'est ainsi que Thorvald accompagné de ses deux autres personnalités s'avança dans la longue et imposante salle du trône, vers les hautes têtes du royaume afin de faire sa demande.Retenant son souffle pour éviter d'incommodé les personnes présente d'une haleine qui baignait dans la bière, il déposa la lettre cacheté sur les paumes des mains de l'impératrice, il s'inclina, se retourna et se retira, l'on entendait alors seulement le frottement doux et légé de sa cape boueuse sur le sol. En sortant il inspirant fortement, fermant les yeux, en se rappelant ses débuts en ces terres. Il avait fait un sacré bout de chemin pour en venir jusqu'ici. Mais tout cela lui aura permit une chose, c'est d'avoir rencontrer des gens et des lieux inoubliables, d'avoir vécu des aventures hilarentes et haletantes.

Tout cela lui permet aujourd'hui de répondre à cette question pourtant si simple...

 

Que signifie le grade de Chevalier ?

 

Rien.

 

Il ne signifie rien, car il représente quelque chose. La valeur d'une personne, ses actes et ses pensées à travers le préstige du rang. Il représente l'esprit de Minefield, un esprit souriant, aidant, courageux et noble. Un esprit qui ne se soucie guerre des obstacles et qui va de l'avant à travers le temps.

 

Il ne signifie pas que vous êtes quelconque, mais il représente ce que vous êtes

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Galaoud, Sage du Kil'Nura :

 

 

"Candidature Paysanne"

"Hola tavernier! Une bière pour moi et tournée générale pour tous ceux qui daignent entendre mon histoire! Car je vais vous raconter l'histoire d'un nain et d'un vrai, d'un nain qui vient des montagnes glacées du Nord et quand je dis au Nord c'est bien loin d'ici, dans une contrée très lointaine!

Et je peux vous dire qu'après un long voyage comme ça, chez nous, on fète l'arrivée avec une bière!!

 

Pour commencer je m'appelle Galaoud et je suis né dans le clan des Beaux-Barbus. Durant mon adolescence je passais mon temps à la mine: la forge et les minerais me passionaient et je m'y rendais avec mon ami Braam du clan des Barbes-Dures qui lui était voué à devenir mineur; malheureusement j'étais, moi, voué à devenir bûcheron. A cause de ma lignée spécialisée dans le bois depuis des siècles je n'avais pas le droit d'exercer un autre travail; c'est pour vous dire que chez les Nains, la société est très codifiée parce que sinon ça devient vite n'importe quoi: par exemple on n'a pas le droit de boire plus de 6 bières par repas. J'étais donc destiné à couper du bois pendant toute ma vie. Vers 20 ans je me rendis à mon initiation militaire et j'allai faire la guerre contre les Gobelins dans les mines de l'Est; J'avouerai que cette expérience m'a bien plu et que ça m'a donné le goût de l'aventure. Après deux ans de guerre, ayant libéré la mine de l'Est, je rentrai chez moi heureux de revoir ma belle ville: Traagh. A partir de ce moment mon père me prépara au métier de bûcheron et ce plusieurs fois par semaine. Je continuai pourtant à me rendre à la mine pour exercer ma passion. Seulement, à ma 58ème année (c'est très jeune pour un Nain) mon père, lors d'un repas à la taverne, èvoqua clairement que je devrais sans doute reprendre la firme familiale dans peu de temps. Cet évènement me fit prendre consience qu'il fallait faire quelque chose, ne pouvant me résigner à ce destin; Je me décidai donc à partir lorsque j'aurai atteint ma majorité (60 ans chez les nains). Pendant 2 années j'ai économisé pour préparer mon grand voyage et le jour de ma majorité je déposai un message d'adieu à mes parents et je partis; ce fut le début d'un long voyage...

 

-Boit une grosse gorgée de bière-

"HAAAAA! ça fait toujours du bien une bonne petite bière. J'en étais où déjà? Ha oui, mon histoire. Je venais de partir de Traagh je crois. A partir de ce moment là, il faut avouer que je ne savais pas vraiment où aller. Au début je pensais que je partirai vers l'Ouest pour trouver une autre ville naine, où je puisse trouver un travail à la mine; mais je ne pourrai pas résider là-bas longtemps avant qu'on ne me retrouve. Non, il fallait partir loin, très loin, le plus loin possible! Alors je referai ma vie, je me créerai une mine, je rencontrerai des populations inconnues. Ca c'était l'aventure comme je l'aimais! Enfin décidé, je décidai donc de partir vers le Sud, avec quelques rations, une bourse bien remplie à la ceinture ainsi qu'une bonne hache naine en acier pour me protéger dans le cas de mauvaises rencontres. Ainsi débuta mon long périple...

Tout d'abord il fallait descendre la montagne, ce qui présentait une bonne distance et il faudrait passer par des villages nains. Je me couvris donc d'une tunique à capuche pour cacher mon visage, supportant les regards intrigués tournés vers moi lorsque je me rendais à la taverne et la menace permanente d'être découvert. Après environ 1 semaine, j'apperçu enfin la première trace de verdure. C'est pour vous dire que je n'avais jamais vu ça! Et oui, ça doit vous paraître sidérant, mais je n'avais jamais vu d'herbe de toute ma vie! Chez nous ce n'est que de la roche, de la neige, du fer, des minéraux et quelques sapins dont la coupe est réservée aux familles bûcheronnes telles que la mienne. Cet aspect si peu connu de la vie: la végétation, me remplit de courage et ravivat mon entousiasme. Si bien que je descendis la montagne en me ruant vers la vallée, animé par la soif de l'aventure! Je continuai ainsi tout le long de la montagne, jusqu'à m'arrêter dans la vallé, essouflé. Appercevant un village sur le flanc d'une colline je décidai de m'y arrêter pour la nuit et de reprendre des forces. Je ne me cachais plus mais j'essayais quand même de rester discret, car étant nain, tout le monde me remarqua tout de suite lorsque j'entrai dans la taverne. Je pris un bon repas et je partis de bonne heure le lendemain: une aventure vers des terres inconnues m'attendait. Je commençai par longer les collines et me dirigeai à travers la vallée. Rien d'intéressant ne se produisit durant cette journée ni même dans les 10 prochains jours. Je passai de village en village, suivant toujours le chemin de la vallée. Je crois me rappeler que le temps fut pluvieux, et la pluie c'est bien moins agréable que la neige! Ce n'était pas vraiment va vision de l'aventure... Enfin, après donc 11 jours de marches je m'arrêtai dans un village à l'orée d'une forêt. Et lorsque je décrivis le but de mon voyage au tavernier et ma volonté de traverser la forêt, tous les yeux se tournèrent vers moi et le bruit cessa. Seuls quelques cuchotements persistèrent, intrigués. Le tavernier chuchota alors d'une vois presque inaudible:

-La forêt... Elle est maudite! Tous ceux qui y sont entrés n'en sont jamais sortis.

Je répondis, téméraire, aucunement appeuré par ces racontards:

-Et bien j'y irai, moi, les nains n'ont pas peurs des mines ils n'auront pas peur des forêts!!

Et laissant sans voix les villageois, je me dirigeai vers ma chambre.

Le lendemain je me préparai pour la traversée de la forêt soi-disant maudite et pris une bonne collation.

Je partis selon mes habitudes de bonne heure et m'engouffrai dans les pénombres de la forêt, devant le regard effaré des villageois présents. Je n'étais absolument pas habitué aux forêts. Et je me rendis compte plus tard qu'elle était particulièrement tortueuse d'ailleurs. Je me dirigeai tant bien que mal à travers les fougères et les hautes herbes, aggacé par l'humidité ambiante et la terre instable s'éfritant sous mes bottes. Malgré tous mes efforts je n'arrivai pas à traverser la forêt avant la nuit. J'entrepris donc de construire un cabanon en vitesse avec de grosses branches, je fis aussi un feu pour éloigner les bêtes sauvages. Grave erreur!! Si le feu éloigne les bêtes sauvages, il ne fait qu'attirer les monstres. Ainsi, tard dans la nuit, je fus réveillé par un bruit effroyable, un râle puissant et rauque qui se rapprochait de plus en plus; jentendis plus loin des bruits de cliquetis, comme un claquement d'os et je perçu des petits couinements aigus, accompagnés de petits bruits de pas rapides et réguliers. Je saisis ma hache, les grognements se rapprochaient de plus en plus. La peur me saisit. Les bruits s'amplifiaient. Je serrais ma hache de plus en plus fort entre mes doigts, mon souffle s'accélérant. Soudain j'entendis le râle comme si on me le criait dans les oreilles et une puanteur envahit l'atmosphère; tous mes visiteurs semblaient se rapprocher. Soudain une flèche percuta ma cabane, suivit par une volée entière dont je sentis le choc contre le bois. Le souvenir des batailles dans les mines me revint et mon courage se raviva: qu'ils y viennet j'allais tous les broyer sans faire de quartier! Et soudain une main verdâtre en putréfaction traversa ma porte: ma réaction fut immédiate, j'écrasai ma hache sur l'avant bras et il tomba par terre: l'odeur était horrible. Mais le combat ne faisait que commencer: loin de tout, en pleine nuit, dans une forêt dense et touffu, seul dans une cabane en bois sans armure ni protection et avec pour seule arme ma bonne hache naine j'allai devoir affronter une horde de monstres invisibles qui pouvaient me toucher à distance sans même que je puisse me défendre. La nuit s'avèrait plus compliquée que prévu ...

 

"Candidature Citoyenne"

"Hola tavernier! Une bière pour moi et tournée générale pour tous ceux qui daignent entendre mon histoire! Car je vais vous raconter l'histoire d'un nain et d'un vrai, d'un nain qui vient des montagnes glacées du Nord et quand je dis au Nord c'est bien loin d'ici, dans une contrée très lointaine!

Et je peux vous dire qu'après un long voyage comme ça, chez nous, on fète l'arrivée avec une bière!!

 

Pour commencer je m'appelle Galaoud et je suis né dans le clan des Beaux-Barbus. Durant mon adolescence je passais mon temps à la mine: la forge et les minerais me passionaient et je m'y rendais avec mon ami Braam du clan des Barbes-Dures qui lui était voué à devenir mineur; malheureusement j'étais, moi, voué à devenir bûcheron. A cause de ma lignée spécialisée dans le bois depuis des siècles je n'avais pas le droit d'exercer un autre travail; c'est pour vous dire que chez les Nains, la société est très codifiée parce que sinon ça devient vite n'importe quoi: par exemple on n'a pas le droit de boire plus de 6 bières par repas. J'étais donc destiné à couper du bois pendant toute ma vie. Vers 20 ans je me rendis à mon initiation militaire et j'allai faire la guerre contre les Gobelins dans les mines de l'Est; J'avouerai que cette expérience m'a bien plu et que ça m'a donné le goût de l'aventure. Après deux ans de guerre, ayant libéré la mine de l'Est, je rentrai chez moi heureux de revoir ma belle ville: Traagh. A partir de ce moment mon père me prépara au métier de bûcheron et ce plusieurs fois par semaine. Je continuai pourtant à me rendre à la mine pour exercer ma passion. Seulement, à ma 58ème année (c'est très jeune pour un Nain) mon père, lors d'un repas à la taverne, èvoqua clairement que je devrais sans doute reprendre la firme familiale dans peu de temps. Cet évènement me fit prendre consience qu'il fallait faire quelque chose, ne pouvant me résigner à ce destin; Je me décidai donc à partir lorsque j'aurai atteint ma majorité (60 ans chez les nains). Pendant 2 années j'ai économisé pour préparer mon grand voyage et le jour de ma majorité je déposai un message d'adieu à mes parents et je partis; ce fut le début d'un long voyage...

 

-Boit une grosse gorgée de bière-

"HAAAAA! ça fait toujours du bien une bonne petite bière. J'en étais où déjà? Ha oui, mon histoire. Je venais de partir de Traagh je crois. A partir de ce moment là, il faut avouer que je ne savais pas vraiment où aller. Au début je pensais que je partirai vers l'Ouest pour trouver une autre ville naine, où je puisse trouver un travail à la mine; mais je ne pourrai pas résider là-bas longtemps avant qu'on ne me retrouve. Non, il fallait partir loin, très loin, le plus loin possible! Alors je referai ma vie, je me créerai une mine, je rencontrerai des populations inconnues. Ca c'était l'aventure comme je l'aimais! Enfin décidé, je décidai donc de partir vers le Sud, avec quelques rations, une bourse bien remplie à la ceinture ainsi qu'une bonne hache naine en acier pour me protéger dans le cas de mauvaises rencontres. Ainsi débuta mon long périple...

Tout d'abord il fallait descendre la montagne, ce qui présentait une bonne distance et il faudrait passer par des villages nains. Je me couvris donc d'une tunique à capuche pour cacher mon visage, supportant les regards intrigués tournés vers moi lorsque je me rendais à la taverne et la menace permanente d'être découvert. Après environ 1 semaine, j'apperçu enfin la première trace de verdure. C'est pour vous dire que je n'avais jamais vu ça! Et oui, ça doit vous paraître sidérant, mais je n'avais jamais vu d'herbe de toute ma vie! Chez nous ce n'est que de la roche, de la neige, du fer, des minéraux et quelques sapins dont la coupe est réservée aux familles bûcheronnes telles que la mienne. Cet aspect si peu connu de la vie: la végétation, me remplit de courage et ravivat mon entousiasme. Si bien que je descendis la montagne en me ruant vers la vallée, animé par la soif de l'aventure! Je continuai ainsi tout le long de la montagne, jusqu'à m'arrêter dans la vallé, essouflé. Appercevant un village sur le flanc d'une colline je décidai de m'y arrêter pour la nuit et de reprendre des forces. Je ne me cachais plus mais j'essayais quand même de rester discret, car étant nain, tout le monde me remarqua tout de suite lorsque j'entrai dans la taverne. Je pris un bon repas et je partis de bonne heure le lendemain: une aventure vers des terres inconnues m'attendait. Je commençai par longer les collines et me dirigeai à travers la vallée. Rien d'intéressant ne se produisit durant cette journée ni même dans les 10 prochains jours. Je passai de village en village, suivant toujours le chemin de la vallée. Je crois me rappeler que le temps fut pluvieux, et la pluie c'est bien moins agréable que la neige! Ce n'était pas vraiment va vision de l'aventure... Enfin, après donc 11 jours de marches je m'arrêtai dans un village à l'orée d'une forêt. Et lorsque je décrivis le but de mon voyage au tavernier et ma volonté de traverser la forêt, tous les yeux se tournèrent vers moi et le bruit cessa. Seuls quelques cuchotements persistèrent, intrigués. Le tavernier chuchota alors d'une vois presque inaudible:

-La forêt... Elle est maudite! Tous ceux qui y sont entrés n'en sont jamais sortis.

Je répondis, téméraire, aucunement appeuré par ces racontards:

-Et bien j'y irai, moi, les nains n'ont pas peurs des mines ils n'auront pas peur des forêts!!

Et laissant sans voix les villageois, je me dirigeai vers ma chambre.

Le lendemain je me préparai pour la traversée de la forêt soi-disant maudite et pris une bonne collation.

Je partis selon mes habitudes de bonne heure et m'engouffrai dans les pénombres de la forêt, devant le regard effaré des villageois présents. Je n'étais absolument pas habitué aux forêts. Et je me rendis compte plus tard qu'elle était particulièrement tortueuse d'ailleurs. Je me dirigeai tant bien que mal à travers les fougères et les hautes herbes, aggacé par l'humidité ambiante et la terre instable s'éfritant sous mes bottes. Malgré tous mes efforts je n'arrivai pas à traverser la forêt avant la nuit. J'entrepris donc de construire un cabanon en vitesse avec de grosses branches, je fis aussi un feu pour éloigner les bêtes sauvages. Grave erreur!! Si le feu éloigne les bêtes sauvages, il ne fait qu'attirer les monstres. Ainsi, tard dans la nuit, je fus réveillé par un bruit effroyable, un râle puissant et rauque qui se rapprochait de plus en plus; jentendis plus loin des bruits de cliquetis, comme un claquement d'os et je perçu des petits couinements aigus, accompagnés de petits bruits de pas rapides et réguliers. Je saisis ma hache, les grognements se rapprochaient de plus en plus. La peur me saisit. Les bruits s'amplifiaient. Je serrais ma hache de plus en plus fort entre mes doigts, mon souffle s'accélérant. Soudain j'entendis le râle comme si on me le criait dans les oreilles et une puanteur envahit l'atmosphère; tous mes visiteurs semblaient se rapprocher. Soudain une flèche percuta ma cabane, suivit par une volée entière dont je sentis le choc contre le bois. Le souvenir des batailles dans les mines me revint et mon courage se raviva: qu'ils y viennet j'allais tous les broyer sans faire de quartier! Et soudain une main verdâtre en putréfaction traversa ma porte: ma réaction fut immédiate, j'écrasai ma hache sur l'avant bras et il tomba par terre: l'odeur était horrible. Mais le combat ne faisait que commencer: loin de tout, en pleine nuit, dans une forêt dense et touffu, seul dans une cabane en bois sans armure ni protection et avec pour seule arme ma bonne hache naine j'allai devoir affronter une horde de monstres invisibles qui pouvaient me toucher à distance sans même que je puisse me défendre. La nuit s'avèrait plus compliquée que prévu...

 

Un cri effroyable retentit soudain, si aigu et strident que j'ai bien cru perdre mes deux oreilles:

je vis par le trou formé dans la porte que la créature verdâtre que j'avais combattu s'abattait sur le sol, transpercée de flèches, inerte. Apparemment mes agresseurs ne s'importaient pas beaucoup de leurs congénères. Je vis alors une flèche se diriger tout droit vers moi et j'eu à peine le temps de bondir sur le côté qu'elle traversa ma petite cabane et se planta dans le bois. J'entrepris d'arracher une planche afin de l'utiliser en guise de bouclier. La nuit s'assombrissait et le feu était éteint. Les flèches fusaient et des cris et bruits venaient de toutes parts autour de moi: paniqué je ne voyais que faire d'autre que rester caché dans ma modeste installation. Soudain j'entendis un bruit proche, extrêmement proche, comme un bruit de mêche qu'on allume, et j'eu à peine le temps d'entrevoir une immondité verdâtre, difforme et sans singularité apparente que la moitié des planches formant ma cabane explosèrent dans une détonation effroyable! Sous le choc je ne me rendis pas tout de suite comppte que mon bras gauche tenant le bouclier improvisé était transpercé d'une multitude d'éclats. A partir de ce moment mes mémoires sont un epu trouble: les flèches fusent de partout, je hurle inconsciemment et tente de me frayer un passage à travers la forêt touffue et les hordes de monstres. Je vois du sang, je ne sais pas à qui il appartient. Quelque chose me mort la jambe, je sens un choc sur la planche que je tiens: elle tombe. Une flèche me percute l'épaule et après un instant dont je ne saurais déterminer la duréemon pied heurte quelque chose et je perds conaissance. Je me réveille dans une petite maison ronde en bois bien amménagée: je suis installé dans un lit confortable et je perçois une belle femme de peau bleue à mon chevet. Elle est grande et mince, ses cheveux sont noirs, ses oreilles longues et pointues et elle a les doigts palmés. Je crois que sa peau était aussi parsemé de micro-écailles bleues. Elle portait un pantalon court en cuir ainsi qu'un haut sans manches en cuir. Des couteaux de chasse différentes tailles et de différentes formes étaient accrochés à sa ceinture. Je voulus me redresser un epu pour mieux admirer le décor qui m'entourait mais je sentis des douleurs à l'épaule, au bras gauche et à la jambe: je ne pus que m'affaler misérablement sur mon lit provisoire, ce qui fit prononcer de exclamations à la femme bleue. Mes douleurs me rappelant la nuit de la veille je demandai:

"-Où suis-je?

-Dans mon cabanon, plus exactement situé dans un village ondin.

-Ondin? Et comment suis-je arrivé ici?

-Hier, alors que je profitais de la nuit pour faire la pêche a poulpe, j'ai entendu des bruits effroyables, ja savais que la forêt était maléfique mais les monstres et diverses créatures ne se rendent jamais jusqu'au lac. Alors j'ai sorti la tête de l'eau et je vous ai vu, affolé, sortant de la forêt en hurlant et poursuivi par une horde de monstres. Vous avez alors trébuché contre la racine d'un arbre sur la rive et vous avez plongé dans l'eau. Vos poursuivants ont tenté de vous suivre pour vous emporter mais vous étiez déjà trop loin de la rive et ils ne savent pas nager, les squelettes archers n'ont pas tenté de vous toucher de leurs flèches, sûrement qu'ils pensaient que vous ne surviveriez pas, que vous couleriez ou que vous vous feriez empoisonné par des poulpes. J'ai donc attendu le temps de m'assuerer qu'ils soient bien partis et je vous ai apportés ici.

-Mais où es situé votre village au juste?

-Ha oui j'avais oublié ce détail, bien qu'il soit relativement important...

Comme vous l'avez sûrement reamarqué les Ondins sont des créture des eaux; et pour avoir le moins d'ennuis possibles avec la surface, nous préférons construire nos villages sous l'eau, dans d'immenses bulles flottantes infranchissables par des êtres impures. Cette bulle ets maintenue en place toute la journée par un rituel continu alimenté par les anciens du village. Vous vous demandez sans doute pourquoi nous avons décidé de construire d'immenses bulles d'oxygène alors que nous pouvons respiere sous l'eau, et bien c'est simplement parce que l'air est plus agréable pour notre appareil respiratoire, que la construction y est plus simple et que notre bulle permet de déplacer le village. En effet nous n'avons pas placé notre village au fond du lac mais notre bulle flotte bien dans l'eau, et on peut choisir sa trajectoire!

-Incroyable!

-Et ce n'est que l'un des nombreux pouvoirs des Ondins, dit-elle fièrement.

-Est-ce que vous pensez que votre village acceptera de me déposer au point le plus au Sud du lac?

-Il faudra en référer au conseil.

-Un conseil? Je regrettai d'avoir prononcer ces mots, ayant eu les preuves auparavant des capacités apparentes de mon hôte à être extrêmement bavarde...

L'Ondine reprit son discours:

-En fait, l'organisation de notre conseil est assez compliquée, l'ensemble des habitants du village en âge mûre élisent vingt chefs chargés chacun d'une tâche différente de la vie de la communauté. Ces vingt chefs élisent l'Archondin, le représentant de notre village et le principal gérant de la communauté. Il dirige le village et les vingt chefs. A cela s'ajoute le cercle des Anciens, composé des cinquante membres les plus sages du village, les Anciens sont très respectés et peuvent appliquer leur droit de veto sur tout choix et toute décision. Une réunion du conseil est composée de l'ensemble des membres du conseil et de cent citoyens du village. Les décisions sont ainsi prises par le vote, sachant que les anciens peuvent prendre s'ils le veulent la décision au nom du village.

-Votre organisation est des plus complexes... Dis-je un peu abasourdie.

-C'est le moins qu'on puisse dire, mais au moins ça fonctionne bien et ça évite les problèmes.

-Quand pourrons-nous nous présenter?

-Il faut que je m'y rende pour programmer l'heure à laquelle nous serons reçus; mais maintenant il est temps de manger! J'ai mis du poisson à cuire dans le four à braises, il a l'air prêt, ça va faire du bien de manger.

-Ne m'en parlez pas, je pourrais avaler un ours entier!

-L'Ondine posa une petite table en bois à côté du lit et installa un coussin à côté. Elle se rendit ensuite au four à braises et apporta un gros poisson aromatisé aux algues du lac sur un plat en terre cuite. Elle le posa sur la table et repartit chercher dans un coffre un flacon contenant un breuvage vert clair qu'elle posa près de moi.

-Tenez c'est bon pour la cicatrisation des blessures, dit-elle en me le présentant.

Je bus l'étrange breuvage qui avait un goût de champignon.

Nous mangeâmes avec un gros appétit et le poisson fut vite dévoré. Mon hôte alla ensuite nettoyer et ranger nos assiettes et le plat et elle posa la carcasse du poisson près de la porte.

-Je l'amènerai à la fausse commune à ma prochaine sortie.

Puis elle revint s'asseoir près de moi.

Je vais m'absenter une petite heure, le temps de prévenir le conseil et d'aller chercher un vieil ami qui pourra mieux soigner tes blessures. Essayez de dormir, ça vous fera du bien.

-Je me suis réveillé à l'heure du déjeuner!

-Ah oui, c'est vrai... Désolé mais pour l'instant il va falloir rester au lit et être raisonnable; à toute à l'heure. Dit-elle en refermant la porte derrière elle, me laissant seul dans la petite cabane.

Je me suis remémoré les évènements de la veille durant cette heure et j'écoutais les bruits provenant des alentours: apparemment le village était très vivant, les gens se saluaient amicalement, comme s'ils se connaissaient tous. Perdu dans mes réflexions, je ne sentis pas le temps passer; la porte s'ouvrit et me sortit de ma torpeur. L'Ondine s'exclama:

-Nous sommes reçus demain matin au conseil et j'ai demandé mon ami du cercle des Anciens de venir; entrez Zaraël.

-Merci bien Aquiala.

Voyant que j'arborais un air surpris elle reprit:

-C'est vrai, j'ai oublié de faire les présentation, je m'appelle Aquiala et, dit-elle en se tournant vers Zaraël tout en me désignant de la main, il se nomme... Comment vous appelez vous?

-Je me nomme Galaoud des Beaux-Barbus! Du peuple nain!

-Je connais cette famille, elle est fort sympathique. Répondit Zaraël

-Vous avez dû faire du voyage! M'exclamais-je.

-En effet j'ai beaucoup voyagé... Où sont vos blessures, jeune nain?

-Elles sont à l'épaule droite, au bras et à la jambe droite.

L'Ancien s'approcha de mes blessures et retira les bandages qu'avait fait Aquiala.

-Bien, oui... Ça n'a pas l'air bien grave... Je vais enduire avec une pommade spéciale et prononcer quelques incantations, ensuite je remettrai vos bandages et vous serez parfaitement en forme pour demain.

Le vieil Ondin étala la pommade sur mes blessures et prononça des phrases dans une langue inconnue , à l'accent chantant.

-C'est de l'Ondin antique, précisa Aquiala, nous parlions cette langue avant d'employer la langue universelle imposée par le Seigneur des Très Hautes Terres sur l'intégralité du monde.

L'ancien s'arrêta et remit les bandages.

-J'ai fini, déclara-t-il. Bougez le moins possible jusqu'à demain et ne touchez pas aux blessures.

Je dois y aller, j'ai à faire au conseil.

Je le remerciai et nous lui souhaitâmes au revoir. Il sortit et referma la porte derrière lui.

-Bon, je vais pêcher, ne gesticulez pas trop dans votre lit, déclara Aquiala avant de refermer la porte derrière elle à son tour.

Ainsi je me retrouvais encore seul, dans l'ennui le plus profond. Aquiala revint quelques temps plus tard, en traînant deux gros poissons derrières elle.

-Ce qui est bien dans ce lac, c'est qu'il y a des gros poissons, s'écria-t-elle.

-Apparemment! Je n'ai jamais vu d'aussi gros poissons. Chez nous, dans les lacs gelés, on ne trouve que de vulgaires petits poissons à moitié congelés.

La femme bleue mit un poisson dans le four et l'autre dans un coffre remplit de sel avant de s'asseoir sur un coussin.

-Vous avez moins mal?

-Je crois que ça va un peu mieux...

-Vous devez avoir faim

-Je n'aurais rien contre quelque chose à me mettre sous la dent en effet.

Aquiala alla alors chercher le poisson et nous nous mîmes à manger. Le repas fini, l'Ondine me souhaita bonne nuit et se retira dans sa chambre. Je n'eu pas trop de mal à dormir et fus réveillé de bonne heure:

-Allez il faut se réveiller,la réunion du conseil est dans deux heures dit Aquiala d'un pas pressé, se dirigeant vers l'établi de cuisine.

-J'ai bien dormi! Déclarais-je

-Ces déjà une bonne nouvelle; et vos blessures?

-Ah, et ben, tiens! Je n'ai plus rien, c'est un miracle!

-C'est donc que le sort a fonctionné.

Elle apporta des galettes de blé avec un gros pot en verre rempli d'un contenu pâteux.

-Nous avons des plantations au Sud du village, c'est ce qui nous permet de faire des galettes et d'autres plats à base de céréales. Sinon nous allons aussi cueillir dans la nature et chasser, les rivages sont très riches. Cette préparation qui a l'air de vous intriguer est créée à partir d'algues et de tentacules de poulpes, il suffit d'y rajouter du sucre qu'on trouve dans les canes à sucres sur la rive et c'est excellent. Ça se mange en la tartinant sur les galettes, vous voulez goûter?

-Oui, qui ne tente rien n'a rien.

La fille me tendit la tartine et je mordit à pleine dents dedans. Je sentis tout d'abord le croquant de la galette puis je sentis la consistance pâteuse, elle avait un goût assez particulier, difficile à décrire, on sentait le goût sucrée, l'arrière goût de l'algue non déplaisant et la présence de la tentacule de poulpe, goût étrange, étranger à mon palis, mais bon. Ainsi je finis très vite ma galette et j'en redemandai une autre, puis deux, et ceci jusqu'à ce que je n'aie plus faim.

-Et bien vous avez bon appétit ce matin! déclara Aquiala.

-Cette confiture est excellente! Le monde entier devrait la connaître.

-C'est bien gentil de votre part, c'est une spécialité de notre village. Ah,nous devons y aller, le cadran solaire m'indique qu'il est 7h30 et nous devons être au conseil à 7h50. Si nous partons maintenant nous devrions être à l'heure, alors en avant!

Nous nous mîmes alors en route et je pus ainsi visiter le joli village des Ondins. Les rues étaient bien disposées, les gens aimables, ma compagnonne saluait la plupart des passants, qui le lui rendaient. La bulle qui entourait le village était extraordinaire! On voyait les poissons se balader, comme si de rien n'était, la bulle s’intégraient sans problèmes au décor. La vie ici paraissait tellement belle, joyeuse et remplie de vie que je me demandai si si je ne ferais pas mieux de rester ici... Mais non, je devais créer une mine, une vraie, et reformer une communauté de nains, sans sans hiérarchie sociale et sans attribution de métiers. Après un petit moment Aquiala déclara en montrant un grande bâtisse circulaire:

-Voilà le conseil! Nous sommes à l'heure.

Nous nous dirigeâmes vers le bâtiment et un Ondin vint nous chercher:

-On vous attend, je vous amène à votre place.

L'homme aquatique nous fit déambuler à travers les couloirs et nous fit entrer dans une immense salle ronde. En face de de nous se tenaient vingts Ondins bien habillés, un autre était placé plus en hauteur, imposant. De vieux Ondins étaient disposés de part et d'autre de ce groupe et le reste de la salle était bondé d'homme et de femme bleus. Nous fûmes placés au milieu même de la salle, en contrebas par rapport aux Ondins présents dans la pièce. Cette position était très dérangeante, on se serait cru dans une arène, il ne manquait plus que les fauves. La salle était extrêmement bruyante et les hommes et femmes bleus étaient agités en tous sens. Aquiala me chuchota:

-Les vingt du milieu ce sont les sous-chefs, celui plus au dessus est l'Archondin, à gauche et à droite de ces derniers ce sont les Anciens et le reste de l'assemblée est composé des citoyens.

Soudain l'Archondin leva la main et toute la salle se tut. Il annonça:

-Bien, nous avons aujourd'hui l'honneur d'accueillir Galaoud des Beaux-Barbus, du peuple nain; maître nain, quelle est votre requête?

-Je souhaite continuer mon voyage vers le Sud, afin de trouver une contrée propice à la création de ma mine!

L'assemblée parut intriguée et le brouhaha reprit. L'Archondin répéta son geste et le silence revint.

-En quoi pouvons nous vous aider dans votre périple?

-Je demande, votre honneur, que vous déplaciez le village au point le plus au Sud du lac.

La salle redevint bruyante avant que l'Archondin donne son signal et réponde:

-Oui... La proposition ne me paraît pas très dérangeante... Mais le Sud est dangereux, il vous faudra traverser le marais, et des terres encore inconnues.

-Je ne demande que ça, l'aventure!

Aquiala se leva et s'exclama:

-Si votre honneur le permet j'accompagnerai Galaoud à travers le marais, nous partirons tôt et je rentrerais avant la nuit.

Les spectateurs parurent intrigués.

-Bien, lança l'Archondin, la proposition est valable, nous pouvons procéder au vote à main levée: que tous ceux ceux qui sont d'accord pour cette proposition lèvent la main!

L'Archondin et la majorité des ministres levèrent la main mais très peu de citoyens approuvèrent la proposition.

-La majorité est donc contre, nous allons laisser le cercle des Anciens se retirer afin de décider s'ils participeront au débat. S'ils le veulent ce sera alors à eux de délibérer du dénouement de cette réunion.

Les Anciens sortirent de la pièce, laissant l'ensemble de la salle dans le silence le plus complet. Notre dernier espoir reposait sur la décision des Anciens; un espoir très faible puisque les Anciens ne verraient sans doutes pas l'intérêt de participer à ce vote et n'approuveraient de toutes façons pas car c'est à eux que revient le devoir de prononcer quotidiennement les incantations pour déplacer le village. Le cercle des Anciens réapparut et se réinstalla, imposant dans la salle un suspense insoutenable. Zaraël que je reconnus annonça:

-Le cercle des Anciens a délibéré: Nous avons décidé de participer au vote.

La déclaration échauffa la salle et raviva le brouhaha de plus belle. L'Archondin fit signe de se taire et Zaraël put continuer:

-Ainsi nous avons décidé dans notre grande bonté et pour prouver notre tolérance envers les autres peuples et notre attitude accueillante pour eux, nous votons pour la proposition de Galaoud des Beaux-Barbus impétueusement des lointaines montagnes du Nord pour entamer son périple vers le Sud, nous lui accordons de continuer son courageux cheminement vers des terres inconnus!

Les citoyens sortirent alors de la salle, mécontents tandis que nous allions remercier le cercle des Anciens et les dirigeants du village. Ainsi j'allais pouvoir continuer mon grand voyage, me dirigeant inconsciemment vers Stendel...

 

"Candidature Commercante"

"Hola tavernier! Une bière pour moi et tournée générale pour tous ceux qui daignent entendre mon histoire! Car je vais vous raconter l'histoire d'un nain et d'un vrai, d'un nain qui vient des montagnes glacées du Nord et quand je dis au Nord c'est bien loin d'ici, dans une contrée très lointaine!

Et je peux vous dire qu'après un long voyage comme ça, chez nous, on fète l'arrivée avec une bière!!

 

Pour commencer je m'appelle Galaoud et je suis né dans le clan des Beaux-Barbus. Durant mon adolescence je passais mon temps à la mine: la forge et les minerais me passionaient et je m'y rendais avec mon ami Braam du clan des Barbes-Dures qui lui était voué à devenir mineur; malheureusement j'étais, moi, voué à devenir bûcheron. A cause de ma lignée spécialisée dans le bois depuis des siècles je n'avais pas le droit d'exercer un autre travail; c'est pour vous dire que chez les Nains, la société est très codifiée parce que sinon ça devient vite n'importe quoi: par exemple on n'a pas le droit de boire plus de 6 bières par repas. J'étais donc destiné à couper du bois pendant toute ma vie. Vers 20 ans je me rendis à mon initiation militaire et j'allai faire la guerre contre les Gobelins dans les mines de l'Est; J'avouerai que cette expérience m'a bien plu et que ça m'a donné le goût de l'aventure. Après deux ans de guerre, ayant libéré la mine de l'Est, je rentrai chez moi heureux de revoir ma belle ville: Traagh. A partir de ce moment mon père me prépara au métier de bûcheron et ce plusieurs fois par semaine. Je continuai pourtant à me rendre à la mine pour exercer ma passion. Seulement, à ma 58ème année (c'est très jeune pour un Nain) mon père, lors d'un repas à la taverne, èvoqua clairement que je devrais sans doute reprendre la firme familiale dans peu de temps. Cet évènement me fit prendre consience qu'il fallait faire quelque chose, ne pouvant me résigner à ce destin; Je me décidai donc à partir lorsque j'aurai atteint ma majorité (60 ans chez les nains). Pendant 2 années j'ai économisé pour préparer mon grand voyage et le jour de ma majorité je déposai un message d'adieu à mes parents et je partis; ce fut le début d'un long voyage...

 

-Boit une grosse gorgée de bière-

"HAAAAA! ça fait toujours du bien une bonne petite bière. J'en étais où déjà? Ha oui, mon histoire. Je venais de partir de Traagh je crois. A partir de ce moment là, il faut avouer que je ne savais pas vraiment où aller. Au début je pensais que je partirai vers l'Ouest pour trouver une autre ville naine, où je puisse trouver un travail à la mine; mais je ne pourrai pas résider là-bas longtemps avant qu'on ne me retrouve. Non, il fallait partir loin, très loin, le plus loin possible! Alors je referai ma vie, je me créerai une mine, je rencontrerai des populations inconnues. Ca c'était l'aventure comme je l'aimais! Enfin décidé, je décidai donc de partir vers le Sud, avec quelques rations, une bourse bien remplie à la ceinture ainsi qu'une bonne hache naine en acier pour me protéger dans le cas de mauvaises rencontres. Ainsi débuta mon long périple...

Tout d'abord il fallait descendre la montagne, ce qui présentait une bonne distance et il faudrait passer par des villages nains. Je me couvris donc d'une tunique à capuche pour cacher mon visage, supportant les regards intrigués tournés vers moi lorsque je me rendais à la taverne et la menace permanente d'être découvert. Après environ 1 semaine, j'apperçu enfin la première trace de verdure. C'est pour vous dire que je n'avais jamais vu ça! Et oui, ça doit vous paraître sidérant, mais je n'avais jamais vu d'herbe de toute ma vie! Chez nous ce n'est que de la roche, de la neige, du fer, des minéraux et quelques sapins dont la coupe est réservée aux familles bûcheronnes telles que la mienne. Cet aspect si peu connu de la vie: la végétation, me remplit de courage et ravivat mon entousiasme. Si bien que je descendis la montagne en me ruant vers la vallée, animé par la soif de l'aventure! Je continuai ainsi tout le long de la montagne, jusqu'à m'arrêter dans la vallé, essouflé. Appercevant un village sur le flanc d'une colline je décidai de m'y arrêter pour la nuit et de reprendre des forces. Je ne me cachais plus mais j'essayais quand même de rester discret, car étant nain, tout le monde me remarqua tout de suite lorsque j'entrai dans la taverne. Je pris un bon repas et je partis de bonne heure le lendemain: une aventure vers des terres inconnues m'attendait. Je commençai par longer les collines et me dirigeai à travers la vallée. Rien d'intéressant ne se produisit durant cette journée ni même dans les 10 prochains jours. Je passai de village en village, suivant toujours le chemin de la vallée. Je crois me rappeler que le temps fut pluvieux, et la pluie c'est bien moins agréable que la neige! Ce n'était pas vraiment va vision de l'aventure... Enfin, après donc 11 jours de marches je m'arrêtai dans un village à l'orée d'une forêt. Et lorsque je décrivis le but de mon voyage au tavernier et ma volonté de traverser la forêt, tous les yeux se tournèrent vers moi et le bruit cessa. Seuls quelques cuchotements persistèrent, intrigués. Le tavernier chuchota alors d'une vois presque inaudible:

-La forêt... Elle est maudite! Tous ceux qui y sont entrés n'en sont jamais sortis.

Je répondis, téméraire, aucunement appeuré par ces racontards:

-Et bien j'y irai, moi, les nains n'ont pas peurs des mines ils n'auront pas peur des forêts!!

Et laissant sans voix les villageois, je me dirigeai vers ma chambre.

Le lendemain je me préparai pour la traversée de la forêt soi-disant maudite et pris une bonne collation.

Je partis selon mes habitudes de bonne heure et m'engouffrai dans les pénombres de la forêt, devant le regard effaré des villageois présents. Je n'étais absolument pas habitué aux forêts. Et je me rendis compte plus tard qu'elle était particulièrement tortueuse d'ailleurs. Je me dirigeai tant bien que mal à travers les fougères et les hautes herbes, aggacé par l'humidité ambiante et la terre instable s'éfritant sous mes bottes. Malgré tous mes efforts je n'arrivai pas à traverser la forêt avant la nuit. J'entrepris donc de construire un cabanon en vitesse avec de grosses branches, je fis aussi un feu pour éloigner les bêtes sauvages. Grave erreur!! Si le feu éloigne les bêtes sauvages, il ne fait qu'attirer les monstres. Ainsi, tard dans la nuit, je fus réveillé par un bruit effroyable, un râle puissant et rauque qui se rapprochait de plus en plus; jentendis plus loin des bruits de cliquetis, comme un claquement d'os et je perçu des petits couinements aigus, accompagnés de petits bruits de pas rapides et réguliers. Je saisis ma hache, les grognements se rapprochaient de plus en plus. La peur me saisit. Les bruits s'amplifiaient. Je serrais ma hache de plus en plus fort entre mes doigts, mon souffle s'accélérant. Soudain j'entendis le râle comme si on me le criait dans les oreilles et une puanteur envahit l'atmosphère; tous mes visiteurs semblaient se rapprocher. Soudain une flèche percuta ma cabane, suivit par une volée entière dont je sentis le choc contre le bois. Le souvenir des batailles dans les mines me revint et mon courage se raviva: qu'ils y viennet j'allais tous les broyer sans faire de quartier! Et soudain une main verdâtre en putréfaction traversa ma porte: ma réaction fut immédiate, j'écrasai ma hache sur l'avant bras et il tomba par terre: l'odeur était horrible. Mais le combat ne faisait que commencer: loin de tout, en pleine nuit, dans une forêt dense et touffu, seul dans une cabane en bois sans armure ni protection et avec pour seule arme ma bonne hache naine j'allai devoir affronter une horde de monstres invisibles qui pouvaient me toucher à distance sans même que je puisse me défendre. La nuit s'avèrait plus compliquée que prévu...

 

Un cri effroyable retentit soudain, si aigu et strident que j'ai bien cru perdre mes deux oreilles:

je vis par le trou formé dans la porte que la créature verdâtre que j'avais combattu s'abattait sur le sol, transpercée de flèches, inerte. Apparemment mes agresseurs ne s'importaient pas beaucoup de leurs congénères. Je vis alors une flèche se diriger tout droit vers moi et j'eu à peine le temps de bondir sur le côté qu'elle traversa ma petite cabane et se planta dans le bois. J'entrepris d'arracher une planche afin de l'utiliser en guise de bouclier. La nuit s'assombrissait et le feu était éteint. Les flèches fusaient et des cris et bruits venaient de toutes parts autour de moi: paniqué je ne voyais que faire d'autre que rester caché dans ma modeste installation. Soudain j'entendis un bruit proche, extrêmement proche, comme un bruit de mêche qu'on allume, et j'eu à peine le temps d'entrevoir une immondité verdâtre, difforme et sans singularité apparente que la moitié des planches formant ma cabane explosèrent dans une détonation effroyable! Sous le choc je ne me rendis pas tout de suite comppte que mon bras gauche tenant le bouclier improvisé était transpercé d'une multitude d'éclats. A partir de ce moment mes mémoires sont un epu trouble: les flèches fusent de partout, je hurle inconsciemment et tente de me frayer un passage à travers la forêt touffue et les hordes de monstres. Je vois du sang, je ne sais pas à qui il appartient. Quelque chose me mort la jambe, je sens un choc sur la planche que je tiens: elle tombe. Une flèche me percute l'épaule et après un instant dont je ne saurais déterminer la duréemon pied heurte quelque chose et je perds conaissance. Je me réveille dans une petite maison ronde en bois bien amménagée: je suis installé dans un lit confortable et je perçois une belle femme de peau bleue à mon chevet. Elle est grande et mince, ses cheveux sont noirs, ses oreilles longues et pointues et elle a les doigts palmés. Je crois que sa peau était aussi parsemé de micro-écailles bleues. Elle portait un pantalon court en cuir ainsi qu'un haut sans manches en cuir. Des couteaux de chasse différentes tailles et de différentes formes étaient accrochés à sa ceinture. Je voulus me redresser un epu pour mieux admirer le décor qui m'entourait mais je sentis des douleurs à l'épaule, au bras gauche et à la jambe: je ne pus que m'affaler misérablement sur mon lit provisoire, ce qui fit prononcer de exclamations à la femme bleue. Mes douleurs me rappelant la nuit de la veille je demandai:

"-Où suis-je?

-Dans mon cabanon, plus exactement situé dans un village ondin.

-Ondin? Et comment suis-je arrivé ici?

-Hier, alors que je profitais de la nuit pour faire la pêche a poulpe, j'ai entendu des bruits effroyables, ja savais que la forêt était maléfique mais les monstres et diverses créatures ne se rendent jamais jusqu'au lac. Alors j'ai sorti la tête de l'eau et je vous ai vu, affolé, sortant de la forêt en hurlant et poursuivi par une horde de monstres. Vous avez alors trébuché contre la racine d'un arbre sur la rive et vous avez plongé dans l'eau. Vos poursuivants ont tenté de vous suivre pour vous emporter mais vous étiez déjà trop loin de la rive et ils ne savent pas nager, les squelettes archers n'ont pas tenté de vous toucher de leurs flèches, sûrement qu'ils pensaient que vous ne surviveriez pas, que vous couleriez ou que vous vous feriez empoisonné par des poulpes. J'ai donc attendu le temps de m'assuerer qu'ils soient bien partis et je vous ai apportés ici.

-Mais où es situé votre village au juste?

-Ha oui j'avais oublié ce détail, bien qu'il soit relativement important...

Comme vous l'avez sûrement reamarqué les Ondins sont des créture des eaux; et pour avoir le moins d'ennuis possibles avec la surface, nous préférons construire nos villages sous l'eau, dans d'immenses bulles flottantes infranchissables par des êtres impures. Cette bulle ets maintenue en place toute la journée par un rituel continu alimenté par les anciens du village. Vous vous demandez sans doute pourquoi nous avons décidé de construire d'immenses bulles d'oxygène alors que nous pouvons respiere sous l'eau, et bien c'est simplement parce que l'air est plus agréable pour notre appareil respiratoire, que la construction y est plus simple et que notre bulle permet de déplacer le village. En effet nous n'avons pas placé notre village au fond du lac mais notre bulle flotte bien dans l'eau, et on peut choisir sa trajectoire!

-Incroyable!

-Et ce n'est que l'un des nombreux pouvoirs des Ondins, dit-elle fièrement.

-Est-ce que vous pensez que votre village acceptera de me déposer au point le plus au Sud du lac?

-Il faudra en référer au conseil.

-Un conseil? Je regrettai d'avoir prononcer ces mots, ayant eu les preuves auparavant des capacités apparentes de mon hôte à être extrêmement bavarde...

L'Ondine reprit son discours:

-En fait, l'organisation de notre conseil est assez compliquée, l'ensemble des habitants du village en âge mûre élisent vingt chefs chargés chacun d'une tâche différente de la vie de la communauté. Ces vingt chefs élisent l'Archondin, le représentant de notre village et le principal gérant de la communauté. Il dirige le village et les vingt chefs. A cela s'ajoute le cercle des Anciens, composé des cinquante membres les plus sages du village, les Anciens sont très respectés et peuvent appliquer leur droit de veto sur tout choix et toute décision. Une réunion du conseil est composée de l'ensemble des membres du conseil et de cent citoyens du village. Les décisions sont ainsi prises par le vote, sachant que les anciens peuvent prendre s'ils le veulent la décision au nom du village.

-Votre organisation est des plus complexes... Dis-je un peu abasourdie.

-C'est le moins qu'on puisse dire, mais au moins ça fonctionne bien et ça évite les problèmes.

-Quand pourrons-nous nous présenter?

-Il faut que je m'y rende pour programmer l'heure à laquelle nous serons reçus; mais maintenant il est temps de manger! J'ai mis du poisson à cuire dans le four à braises, il a l'air prêt, ça va faire du bien de manger.

-Ne m'en parlez pas, je pourrais avaler un ours entier!

-L'Ondine posa une petite table en bois à côté du lit et installa un coussin à côté. Elle se rendit ensuite au four à braises et apporta un gros poisson aromatisé aux algues du lac sur un plat en terre cuite. Elle le posa sur la table et repartit chercher dans un coffre un flacon contenant un breuvage vert clair qu'elle posa près de moi.

-Tenez c'est bon pour la cicatrisation des blessures, dit-elle en me le présentant.

Je bus l'étrange breuvage qui avait un goût de champignon.

Nous mangeâmes avec un gros appétit et le poisson fut vite dévoré. Mon hôte alla ensuite nettoyer et ranger nos assiettes et le plat et elle posa la carcasse du poisson près de la porte.

-Je l'amènerai à la fausse commune à ma prochaine sortie.

Puis elle revint s'asseoir près de moi.

Je vais m'absenter une petite heure, le temps de prévenir le conseil et d'aller chercher un vieil ami qui pourra mieux soigner tes blessures. Essayez de dormir, ça vous fera du bien.

-Je me suis réveillé à l'heure du déjeuner!

-Ah oui, c'est vrai... Désolé mais pour l'instant il va falloir rester au lit et être raisonnable; à toute à l'heure. Dit-elle en refermant la porte derrière elle, me laissant seul dans la petite cabane.

Je me suis remémoré les évènements de la veille durant cette heure et j'écoutais les bruits provenant des alentours: apparemment le village était très vivant, les gens se saluaient amicalement, comme s'ils se connaissaient tous. Perdu dans mes réflexions, je ne sentis pas le temps passer; la porte s'ouvrit et me sortit de ma torpeur. L'Ondine s'exclama:

-Nous sommes reçus demain matin au conseil et j'ai demandé mon ami du cercle des Anciens de venir; entrez Zaraël.

-Merci bien Aquiala.

Voyant que j'arborais un air surpris elle reprit:

-C'est vrai, j'ai oublié de faire les présentation, je m'appelle Aquiala et, dit-elle en se tournant vers Zaraël tout en me désignant de la main, il se nomme... Comment vous appelez vous?

-Je me nomme Galaoud des Beaux-Barbus! Du peuple nain!

-Je connais cette famille, elle est fort sympathique. Répondit Zaraël

-Vous avez dû faire du voyage! M'exclamais-je.

-En effet j'ai beaucoup voyagé... Où sont vos blessures, jeune nain?

-Elles sont à l'épaule droite, au bras et à la jambe droite.

L'Ancien s'approcha de mes blessures et retira les bandages qu'avait fait Aquiala.

-Bien, oui... Ça n'a pas l'air bien grave... Je vais enduire avec une pommade spéciale et prononcer quelques incantations, ensuite je remettrai vos bandages et vous serez parfaitement en forme pour demain.

Le vieil Ondin étala la pommade sur mes blessures et prononça des phrases dans une langue inconnue , à l'accent chantant.

-C'est de l'Ondin antique, précisa Aquiala, nous parlions cette langue avant d'employer la langue universelle imposée par le Seigneur des Très Hautes Terres sur l'intégralité du monde.

L'ancien s'arrêta et remit les bandages.

-J'ai fini, déclara-t-il. Bougez le moins possible jusqu'à demain et ne touchez pas aux blessures.

Je dois y aller, j'ai à faire au conseil.

Je le remerciai et nous lui souhaitâmes au revoir. Il sortit et referma la porte derrière lui.

-Bon, je vais pêcher, ne gesticulez pas trop dans votre lit, déclara Aquiala avant de refermer la porte derrière elle à son tour.

Ainsi je me retrouvais encore seul, dans l'ennui le plus profond. Aquiala revint quelques temps plus tard, en traînant deux gros poissons derrières elle.

-Ce qui est bien dans ce lac, c'est qu'il y a des gros poissons, s'écria-t-elle.

-Apparemment! Je n'ai jamais vu d'aussi gros poissons. Chez nous, dans les lacs gelés, on ne trouve que de vulgaires petits poissons à moitié congelés.

La femme bleue mit un poisson dans le four et l'autre dans un coffre remplit de sel avant de s'asseoir sur un coussin.

-Vous avez moins mal?

-Je crois que ça va un peu mieux...

-Vous devez avoir faim

-Je n'aurais rien contre quelque chose à me mettre sous la dent en effet.

Aquiala alla alors chercher le poisson et nous nous mîmes à manger. Le repas fini, l'Ondine me souhaita bonne nuit et se retira dans sa chambre. Je n'eu pas trop de mal à dormir et fus réveillé de bonne heure:

-Allez il faut se réveiller,la réunion du conseil est dans deux heures dit Aquiala d'un pas pressé, se dirigeant vers l'établi de cuisine.

-J'ai bien dormi! Déclarais-je

-Ces déjà une bonne nouvelle; et vos blessures?

-Ah, et ben, tiens! Je n'ai plus rien, c'est un miracle!

-C'est donc que le sort a fonctionné.

Elle apporta des galettes de blé avec un gros pot en verre rempli d'un contenu pâteux.

-Nous avons des plantations au Sud du village, c'est ce qui nous permet de faire des galettes et d'autres plats à base de céréales. Sinon nous allons aussi cueillir dans la nature et chasser, les rivages sont très riches. Cette préparation qui a l'air de vous intriguer est créée à partir d'algues et de tentacules de poulpes, il suffit d'y rajouter du sucre qu'on trouve dans les canes à sucres sur la rive et c'est excellent. Ça se mange en la tartinant sur les galettes, vous voulez goûter?

-Oui, qui ne tente rien n'a rien.

La fille me tendit la tartine et je mordit à pleine dents dedans. Je sentis tout d'abord le croquant de la galette puis je sentis la consistance pâteuse, elle avait un goût assez particulier, difficile à décrire, on sentait le goût sucrée, l'arrière goût de l'algue non déplaisant et la présence de la tentacule de poulpe, goût étrange, étranger à mon palis, mais bon. Ainsi je finis très vite ma galette et j'en redemandai une autre, puis deux, et ceci jusqu'à ce que je n'aie plus faim.

-Et bien vous avez bon appétit ce matin! déclara Aquiala.

-Cette confiture est excellente! Le monde entier devrait la connaître.

-C'est bien gentil de votre part, c'est une spécialité de notre village. Ah,nous devons y aller, le cadran solaire m'indique qu'il est 7h30 et nous devons être au conseil à 7h50. Si nous partons maintenant nous devrions être à l'heure, alors en avant!

Nous nous mîmes alors en route et je pus ainsi visiter le joli village des Ondins. Les rues étaient bien disposées, les gens aimables, ma compagnonne saluait la plupart des passants, qui le lui rendaient. La bulle qui entourait le village était extraordinaire! On voyait les poissons se balader, comme si de rien n'était, la bulle s’intégraient sans problèmes au décor. La vie ici paraissait tellement belle, joyeuse et remplie de vie que je me demandai si si je ne ferais pas mieux de rester ici... Mais non, je devais créer une mine, une vraie, et reformer une communauté de nains, sans sans hiérarchie sociale et sans attribution de métiers. Après un petit moment Aquiala déclara en montrant un grande bâtisse circulaire:

-Voilà le conseil! Nous sommes à l'heure.

Nous nous dirigeâmes vers le bâtiment et un Ondin vint nous chercher:

-On vous attend, je vous amène à votre place.

L'homme aquatique nous fit déambuler à travers les couloirs et nous fit entrer dans une immense salle ronde. En face de de nous se tenaient vingts Ondins bien habillés, un autre était placé plus en hauteur, imposant. De vieux Ondins étaient disposés de part et d'autre de ce groupe et le reste de la salle était bondé d'homme et de femme bleus. Nous fûmes placés au milieu même de la salle, en contrebas par rapport aux Ondins présents dans la pièce. Cette position était très dérangeante, on se serait cru dans une arène, il ne manquait plus que les fauves. La salle était extrêmement bruyante et les hommes et femmes bleus étaient agités en tous sens. Aquiala me chuchota:

-Les vingt du milieu ce sont les sous-chefs, celui plus au dessus est l'Archondin, à gauche et à droite de ces derniers ce sont les Anciens et le reste de l'assemblée est composé des citoyens.

Soudain l'Archondin leva la main et toute la salle se tut. Il annonça:

-Bien, nous avons aujourd'hui l'honneur d'accueillir Galaoud des Beaux-Barbus, du peuple nain; maître nain, quelle est votre requête?

-Je souhaite continuer mon voyage vers le Sud, afin de trouver une contrée propice à la création de ma mine!

L'assemblée parut intriguée et le brouhaha reprit. L'Archondin répéta son geste et le silence revint.

-En quoi pouvons nous vous aider dans votre périple?

-Je demande, votre honneur, que vous déplaciez le village au point le plus au Sud du lac.

La salle redevint bruyante avant que l'Archondin donne son signal et réponde:

-Oui... La proposition ne me paraît pas très dérangeante... Mais le Sud est dangereux, il vous faudra traverser le marais, et des terres encore inconnues.

-Je ne demande que ça, l'aventure!

Aquiala se leva et s'exclama:

-Si votre honneur le permet j'accompagnerai Galaoud à travers le marais, nous partirons tôt et je rentrerais avant la nuit.

Les spectateurs parurent intrigués.

-Bien, lança l'Archondin, la proposition est valable, nous pouvons procéder au vote à main levée: que tous ceux ceux qui sont d'accord pour cette proposition lèvent la main!

L'Archondin et la majorité des ministres levèrent la main mais très peu de citoyens approuvèrent la proposition.

-La majorité est donc contre, nous allons laisser le cercle des Anciens se retirer afin de décider s'ils participeront au débat. S'ils le veulent ce sera alors à eux de délibérer du dénouement de cette réunion.

Les Anciens sortirent de la pièce, laissant l'ensemble de la salle dans le silence le plus complet. Notre dernier espoir reposait sur la décision des Anciens; un espoir très faible puisque les Anciens ne verraient sans doutes pas l'intérêt de participer à ce vote et n'approuveraient de toutes façons pas car c'est à eux que revient le devoir de prononcer quotidiennement les incantations pour déplacer le village. Le cercle des Anciens réapparut et se réinstalla, imposant dans la salle un suspense insoutenable. Zaraël que je reconnus annonça:

-Le cercle des Anciens a délibéré: Nous avons décidé de participer au vote.

La déclaration échauffa la salle et raviva le brouhaha de plus belle. L'Archondin fit signe de se taire et Zaraël put continuer:

-Ainsi nous avons décidé dans notre grande bonté et pour prouver notre tolérance envers les autres peuples et notre attitude accueillante pour eux, nous votons pour la proposition de Galaoud des Beaux-Barbus impétueusement des lointaines montagnes du Nord pour entamer son périple vers le Sud, nous lui accordons de continuer son courageux cheminement vers des terres inconnus!

Les citoyens sortirent alors de la salle, mécontents tandis que nous allions remercier le cercle des Anciens et les dirigeants du village. Ainsi j'allais pouvoir continuer mon grand voyage, me dirigeant inconsciemment vers Stendel...

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Galaoud, Sage du Kil'Nura :

 

"Hola tavernier! Une bière pour moi et tournée générale pour tous ceux qui daignent entendre mon histoire! Car je vais vous raconter l'histoire d'un nain et d'un vrai, d'un nain qui vient des montagnes glacées du Nord et quand je dis au Nord c'est bien loin d'ici, dans une contrée très lointaine!

Et je peux vous dire qu'après un long voyage comme ça, chez nous, on fète l'arrivée avec une bière!!

 

Pour commencer je m'appelle Galaoud et je suis né dans le clan des Beaux-Barbus. Durant mon adolescence je passais mon temps à la mine: la forge et les minerais me passionaient et je m'y rendais avec mon ami Braam du clan des Barbes-Dures qui lui était voué à devenir mineur; malheureusement j'étais, moi, voué à devenir bûcheron. A cause de ma lignée spécialisée dans le bois depuis des siècles je n'avais pas le droit d'exercer un autre travail; c'est pour vous dire que chez les Nains, la société est très codifiée parce que sinon ça devient vite n'importe quoi: par exemple on n'a pas le droit de boire plus de 6 bières par repas. J'étais donc destiné à couper du bois pendant toute ma vie. Vers 20 ans je me rendis à mon initiation militaire et j'allai faire la guerre contre les Gobelins dans les mines de l'Est; J'avouerai que cette expérience m'a bien plu et que ça m'a donné le goût de l'aventure. Après deux ans de guerre, ayant libéré la mine de l'Est, je rentrai chez moi heureux de revoir ma belle ville: Traagh. A partir de ce moment mon père me prépara au métier de bûcheron et ce plusieurs fois par semaine. Je continuai pourtant à me rendre à la mine pour exercer ma passion. Seulement, à ma 58ème année (c'est très jeune pour un Nain) mon père, lors d'un repas à la taverne, èvoqua clairement que je devrais sans doute reprendre la firme familiale dans peu de temps. Cet évènement me fit prendre consience qu'il fallait faire quelque chose, ne pouvant me résigner à ce destin; Je me décidai donc à partir lorsque j'aurai atteint ma majorité (60 ans chez les nains). Pendant 2 années j'ai économisé pour préparer mon grand voyage et le jour de ma majorité je déposai un message d'adieu à mes parents et je partis; ce fut le début d'un long voyage...

 

-Boit une grosse gorgée de bière-

"HAAAAA! ça fait toujours du bien une bonne petite bière. J'en étais où déjà? Ha oui, mon histoire. Je venais de partir de Traagh je crois. A partir de ce moment là, il faut avouer que je ne savais pas vraiment où aller. Au début je pensais que je partirai vers l'Ouest pour trouver une autre ville naine, où je puisse trouver un travail à la mine; mais je ne pourrai pas résider là-bas longtemps avant qu'on ne me retrouve. Non, il fallait partir loin, très loin, le plus loin possible! Alors je referai ma vie, je me créerai une mine, je rencontrerai des populations inconnues. Ca c'était l'aventure comme je l'aimais! Enfin décidé, je décidai donc de partir vers le Sud, avec quelques rations, une bourse bien remplie à la ceinture ainsi qu'une bonne hache naine en acier pour me protéger dans le cas de mauvaises rencontres. Ainsi débuta mon long périple...

Tout d'abord il fallait descendre la montagne, ce qui présentait une bonne distance et il faudrait passer par des villages nains. Je me couvris donc d'une tunique à capuche pour cacher mon visage, supportant les regards intrigués tournés vers moi lorsque je me rendais à la taverne et la menace permanente d'être découvert. Après environ 1 semaine, j'apperçu enfin la première trace de verdure. C'est pour vous dire que je n'avais jamais vu ça! Et oui, ça doit vous paraître sidérant, mais je n'avais jamais vu d'herbe de toute ma vie! Chez nous ce n'est que de la roche, de la neige, du fer, des minéraux et quelques sapins dont la coupe est réservée aux familles bûcheronnes telles que la mienne. Cet aspect si peu connu de la vie: la végétation, me remplit de courage et ravivat mon entousiasme. Si bien que je descendis la montagne en me ruant vers la vallée, animé par la soif de l'aventure! Je continuai ainsi tout le long de la montagne, jusqu'à m'arrêter dans la vallé, essouflé. Appercevant un village sur le flanc d'une colline je décidai de m'y arrêter pour la nuit et de reprendre des forces. Je ne me cachais plus mais j'essayais quand même de rester discret, car étant nain, tout le monde me remarqua tout de suite lorsque j'entrai dans la taverne. Je pris un bon repas et je partis de bonne heure le lendemain: une aventure vers des terres inconnues m'attendait. Je commençai par longer les collines et me dirigeai à travers la vallée. Rien d'intéressant ne se produisit durant cette journée ni même dans les 10 prochains jours. Je passai de village en village, suivant toujours le chemin de la vallée. Je crois me rappeler que le temps fut pluvieux, et la pluie c'est bien moins agréable que la neige! Ce n'était pas vraiment va vision de l'aventure... Enfin, après donc 11 jours de marches je m'arrêtai dans un village à l'orée d'une forêt. Et lorsque je décrivis le but de mon voyage au tavernier et ma volonté de traverser la forêt, tous les yeux se tournèrent vers moi et le bruit cessa. Seuls quelques cuchotements persistèrent, intrigués. Le tavernier chuchota alors d'une vois presque inaudible:

-La forêt... Elle est maudite! Tous ceux qui y sont entrés n'en sont jamais sortis.

Je répondis, téméraire, aucunement appeuré par ces racontards:

-Et bien j'y irai, moi, les nains n'ont pas peurs des mines ils n'auront pas peur des forêts!!

Et laissant sans voix les villageois, je me dirigeai vers ma chambre.

Le lendemain je me préparai pour la traversée de la forêt soi-disant maudite et pris une bonne collation.

Je partis selon mes habitudes de bonne heure et m'engouffrai dans les pénombres de la forêt, devant le regard effaré des villageois présents. Je n'étais absolument pas habitué aux forêts. Et je me rendis compte plus tard qu'elle était particulièrement tortueuse d'ailleurs. Je me dirigeai tant bien que mal à travers les fougères et les hautes herbes, aggacé par l'humidité ambiante et la terre instable s'éfritant sous mes bottes. Malgré tous mes efforts je n'arrivai pas à traverser la forêt avant la nuit. J'entrepris donc de construire un cabanon en vitesse avec de grosses branches, je fis aussi un feu pour éloigner les bêtes sauvages. Grave erreur!! Si le feu éloigne les bêtes sauvages, il ne fait qu'attirer les monstres. Ainsi, tard dans la nuit, je fus réveillé par un bruit effroyable, un râle puissant et rauque qui se rapprochait de plus en plus; jentendis plus loin des bruits de cliquetis, comme un claquement d'os et je perçu des petits couinements aigus, accompagnés de petits bruits de pas rapides et réguliers. Je saisis ma hache, les grognements se rapprochaient de plus en plus. La peur me saisit. Les bruits s'amplifiaient. Je serrais ma hache de plus en plus fort entre mes doigts, mon souffle s'accélérant. Soudain j'entendis le râle comme si on me le criait dans les oreilles et une puanteur envahit l'atmosphère; tous mes visiteurs semblaient se rapprocher. Soudain une flèche percuta ma cabane, suivit par une volée entière dont je sentis le choc contre le bois. Le souvenir des batailles dans les mines me revint et mon courage se raviva: qu'ils y viennet j'allais tous les broyer sans faire de quartier! Et soudain une main verdâtre en putréfaction traversa ma porte: ma réaction fut immédiate, j'écrasai ma hache sur l'avant bras et il tomba par terre: l'odeur était horrible. Mais le combat ne faisait que commencer: loin de tout, en pleine nuit, dans une forêt dense et touffu, seul dans une cabane en bois sans armure ni protection et avec pour seule arme ma bonne hache naine j'allai devoir affronter une horde de monstres invisibles qui pouvaient me toucher à distance sans même que je puisse me défendre. La nuit s'avèrait plus compliquée que prévu...

 

Un cri effroyable retentit soudain, si aigu et strident que j'ai bien cru perdre mes deux oreilles:

je vis par le trou formé dans la porte que la créature verdâtre que j'avais combattu s'abattait sur le sol, transpercée de flèches, inerte. Apparemment mes agresseurs ne s'importaient pas beaucoup de leurs congénères. Je vis alors une flèche se diriger tout droit vers moi et j'eu à peine le temps de bondir sur le côté qu'elle traversa ma petite cabane et se planta dans le bois. J'entrepris d'arracher une planche afin de l'utiliser en guise de bouclier. La nuit s'assombrissait et le feu était éteint. Les flèches fusaient et des cris et bruits venaient de toutes parts autour de moi: paniqué je ne voyais que faire d'autre que rester caché dans ma modeste installation. Soudain j'entendis un bruit proche, extrêmement proche, comme un bruit de mêche qu'on allume, et j'eu à peine le temps d'entrevoir une immondité verdâtre, difforme et sans singularité apparente que la moitié des planches formant ma cabane explosèrent dans une détonation effroyable! Sous le choc je ne me rendis pas tout de suite comppte que mon bras gauche tenant le bouclier improvisé était transpercé d'une multitude d'éclats. A partir de ce moment mes mémoires sont un epu trouble: les flèches fusent de partout, je hurle inconsciemment et tente de me frayer un passage à travers la forêt touffue et les hordes de monstres. Je vois du sang, je ne sais pas à qui il appartient. Quelque chose me mort la jambe, je sens un choc sur la planche que je tiens: elle tombe. Une flèche me percute l'épaule et après un instant dont je ne saurais déterminer la duréemon pied heurte quelque chose et je perds conaissance. Je me réveille dans une petite maison ronde en bois bien amménagée: je suis installé dans un lit confortable et je perçois une belle femme de peau bleue à mon chevet. Elle est grande et mince, ses cheveux sont noirs, ses oreilles longues et pointues et elle a les doigts palmés. Je crois que sa peau était aussi parsemé de micro-écailles bleues. Elle portait un pantalon court en cuir ainsi qu'un haut sans manches en cuir. Des couteaux de chasse différentes tailles et de différentes formes étaient accrochés à sa ceinture. Je voulus me redresser un epu pour mieux admirer le décor qui m'entourait mais je sentis des douleurs à l'épaule, au bras gauche et à la jambe: je ne pus que m'affaler misérablement sur mon lit provisoire, ce qui fit prononcer de exclamations à la femme bleue. Mes douleurs me rappelant la nuit de la veille je demandai:

"-Où suis-je?

-Dans mon cabanon, plus exactement situé dans un village ondin.

-Ondin? Et comment suis-je arrivé ici?

-Hier, alors que je profitais de la nuit pour faire la pêche a poulpe, j'ai entendu des bruits effroyables, ja savais que la forêt était maléfique mais les monstres et diverses créatures ne se rendent jamais jusqu'au lac. Alors j'ai sorti la tête de l'eau et je vous ai vu, affolé, sortant de la forêt en hurlant et poursuivi par une horde de monstres. Vous avez alors trébuché contre la racine d'un arbre sur la rive et vous avez plongé dans l'eau. Vos poursuivants ont tenté de vous suivre pour vous emporter mais vous étiez déjà trop loin de la rive et ils ne savent pas nager, les squelettes archers n'ont pas tenté de vous toucher de leurs flèches, sûrement qu'ils pensaient que vous ne surviveriez pas, que vous couleriez ou que vous vous feriez empoisonné par des poulpes. J'ai donc attendu le temps de m'assuerer qu'ils soient bien partis et je vous ai apportés ici.

-Mais où es situé votre village au juste?

-Ha oui j'avais oublié ce détail, bien qu'il soit relativement important...

Comme vous l'avez sûrement reamarqué les Ondins sont des créture des eaux; et pour avoir le moins d'ennuis possibles avec la surface, nous préférons construire nos villages sous l'eau, dans d'immenses bulles flottantes infranchissables par des êtres impures. Cette bulle ets maintenue en place toute la journée par un rituel continu alimenté par les anciens du village. Vous vous demandez sans doute pourquoi nous avons décidé de construire d'immenses bulles d'oxygène alors que nous pouvons respiere sous l'eau, et bien c'est simplement parce que l'air est plus agréable pour notre appareil respiratoire, que la construction y est plus simple et que notre bulle permet de déplacer le village. En effet nous n'avons pas placé notre village au fond du lac mais notre bulle flotte bien dans l'eau, et on peut choisir sa trajectoire!

-Incroyable!

-Et ce n'est que l'un des nombreux pouvoirs des Ondins, dit-elle fièrement.

-Est-ce que vous pensez que votre village acceptera de me déposer au point le plus au Sud du lac?

-Il faudra en référer au conseil.

-Un conseil? Je regrettai d'avoir prononcer ces mots, ayant eu les preuves auparavant des capacités apparentes de mon hôte à être extrêmement bavarde...

L'Ondine reprit son discours:

-En fait, l'organisation de notre conseil est assez compliquée, l'ensemble des habitants du village en âge mûre élisent vingt chefs chargés chacun d'une tâche différente de la vie de la communauté. Ces vingt chefs élisent l'Archondin, le représentant de notre village et le principal gérant de la communauté. Il dirige le village et les vingt chefs. A cela s'ajoute le cercle des Anciens, composé des cinquante membres les plus sages du village, les Anciens sont très respectés et peuvent appliquer leur droit de veto sur tout choix et toute décision. Une réunion du conseil est composée de l'ensemble des membres du conseil et de cent citoyens du village. Les décisions sont ainsi prises par le vote, sachant que les anciens peuvent prendre s'ils le veulent la décision au nom du village.

-Votre organisation est des plus complexes... Dis-je un peu abasourdie.

-C'est le moins qu'on puisse dire, mais au moins ça fonctionne bien et ça évite les problèmes.

-Quand pourrons-nous nous présenter?

-Il faut que je m'y rende pour programmer l'heure à laquelle nous serons reçus; mais maintenant il est temps de manger! J'ai mis du poisson à cuire dans le four à braises, il a l'air prêt, ça va faire du bien de manger.

-Ne m'en parlez pas, je pourrais avaler un ours entier!

-L'Ondine posa une petite table en bois à côté du lit et installa un coussin à côté. Elle se rendit ensuite au four à braises et apporta un gros poisson aromatisé aux algues du lac sur un plat en terre cuite. Elle le posa sur la table et repartit chercher dans un coffre un flacon contenant un breuvage vert clair qu'elle posa près de moi.

-Tenez c'est bon pour la cicatrisation des blessures, dit-elle en me le présentant.

Je bus l'étrange breuvage qui avait un goût de champignon.

Nous mangeâmes avec un gros appétit et le poisson fut vite dévoré. Mon hôte alla ensuite nettoyer et ranger nos assiettes et le plat et elle posa la carcasse du poisson près de la porte.

-Je l'amènerai à la fausse commune à ma prochaine sortie.

Puis elle revint s'asseoir près de moi.

Je vais m'absenter une petite heure, le temps de prévenir le conseil et d'aller chercher un vieil ami qui pourra mieux soigner tes blessures. Essayez de dormir, ça vous fera du bien.

-Je me suis réveillé à l'heure du déjeuner!

-Ah oui, c'est vrai... Désolé mais pour l'instant il va falloir rester au lit et être raisonnable; à toute à l'heure. Dit-elle en refermant la porte derrière elle, me laissant seul dans la petite cabane.

Je me suis remémoré les évènements de la veille durant cette heure et j'écoutais les bruits provenant des alentours: apparemment le village était très vivant, les gens se saluaient amicalement, comme s'ils se connaissaient tous. Perdu dans mes réflexions, je ne sentis pas le temps passer; la porte s'ouvrit et me sortit de ma torpeur. L'Ondine s'exclama:

-Nous sommes reçus demain matin au conseil et j'ai demandé mon ami du cercle des Anciens de venir; entrez Zaraël.

-Merci bien Aquiala.

Voyant que j'arborais un air surpris elle reprit:

-C'est vrai, j'ai oublié de faire les présentation, je m'appelle Aquiala et, dit-elle en se tournant vers Zaraël tout en me désignant de la main, il se nomme... Comment vous appelez vous?

-Je me nomme Galaoud des Beaux-Barbus! Du peuple nain!

-Je connais cette famille, elle est fort sympathique. Répondit Zaraël

-Vous avez dû faire du voyage! M'exclamais-je.

-En effet j'ai beaucoup voyagé... Où sont vos blessures, jeune nain?

-Elles sont à l'épaule droite, au bras et à la jambe droite.

L'Ancien s'approcha de mes blessures et retira les bandages qu'avait fait Aquiala.

-Bien, oui... Ça n'a pas l'air bien grave... Je vais enduire avec une pommade spéciale et prononcer quelques incantations, ensuite je remettrai vos bandages et vous serez parfaitement en forme pour demain.

Le vieil Ondin étala la pommade sur mes blessures et prononça des phrases dans une langue inconnue , à l'accent chantant.

-C'est de l'Ondin antique, précisa Aquiala, nous parlions cette langue avant d'employer la langue universelle imposée par le Seigneur des Très Hautes Terres sur l'intégralité du monde.

L'ancien s'arrêta et remit les bandages.

-J'ai fini, déclara-t-il. Bougez le moins possible jusqu'à demain et ne touchez pas aux blessures.

Je dois y aller, j'ai à faire au conseil.

Je le remerciai et nous lui souhaitâmes au revoir. Il sortit et referma la porte derrière lui.

-Bon, je vais pêcher, ne gesticulez pas trop dans votre lit, déclara Aquiala avant de refermer la porte derrière elle à son tour.

Ainsi je me retrouvais encore seul, dans l'ennui le plus profond. Aquiala revint quelques temps plus tard, en traînant deux gros poissons derrières elle.

-Ce qui est bien dans ce lac, c'est qu'il y a des gros poissons, s'écria-t-elle.

-Apparemment! Je n'ai jamais vu d'aussi gros poissons. Chez nous, dans les lacs gelés, on ne trouve que de vulgaires petits poissons à moitié congelés.

La femme bleue mit un poisson dans le four et l'autre dans un coffre remplit de sel avant de s'asseoir sur un coussin.

-Vous avez moins mal?

-Je crois que ça va un peu mieux...

-Vous devez avoir faim

-Je n'aurais rien contre quelque chose à me mettre sous la dent en effet.

Aquiala alla alors chercher le poisson et nous nous mîmes à manger. Le repas fini, l'Ondine me souhaita bonne nuit et se retira dans sa chambre. Je n'eu pas trop de mal à dormir et fus réveillé de bonne heure:

-Allez il faut se réveiller,la réunion du conseil est dans deux heures dit Aquiala d'un pas pressé, se dirigeant vers l'établi de cuisine.

-J'ai bien dormi! Déclarais-je

-Ces déjà une bonne nouvelle; et vos blessures?

-Ah, et ben, tiens! Je n'ai plus rien, c'est un miracle!

-C'est donc que le sort a fonctionné.

Elle apporta des galettes de blé avec un gros pot en verre rempli d'un contenu pâteux.

-Nous avons des plantations au Sud du village, c'est ce qui nous permet de faire des galettes et d'autres plats à base de céréales. Sinon nous allons aussi cueillir dans la nature et chasser, les rivages sont très riches. Cette préparation qui a l'air de vous intriguer est créée à partir d'algues et de tentacules de poulpes, il suffit d'y rajouter du sucre qu'on trouve dans les canes à sucres sur la rive et c'est excellent. Ça se mange en la tartinant sur les galettes, vous voulez goûter?

-Oui, qui ne tente rien n'a rien.

La fille me tendit la tartine et je mordit à pleine dents dedans. Je sentis tout d'abord le croquant de la galette puis je sentis la consistance pâteuse, elle avait un goût assez particulier, difficile à décrire, on sentait le goût sucrée, l'arrière goût de l'algue non déplaisant et la présence de la tentacule de poulpe, goût étrange, étranger à mon palis, mais bon. Ainsi je finis très vite ma galette et j'en redemandai une autre, puis deux, et ceci jusqu'à ce que je n'aie plus faim.

-Et bien vous avez bon appétit ce matin! déclara Aquiala.

-Cette confiture est excellente! Le monde entier devrait la connaître.

-C'est bien gentil de votre part, c'est une spécialité de notre village. Ah,nous devons y aller, le cadran solaire m'indique qu'il est 7h30 et nous devons être au conseil à 7h50. Si nous partons maintenant nous devrions être à l'heure, alors en avant!

Nous nous mîmes alors en route et je pus ainsi visiter le joli village des Ondins. Les rues étaient bien disposées, les gens aimables, ma compagnonne saluait la plupart des passants, qui le lui rendaient. La bulle qui entourait le village était extraordinaire! On voyait les poissons se balader, comme si de rien n'était, la bulle s’intégraient sans problèmes au décor. La vie ici paraissait tellement belle, joyeuse et remplie de vie que je me demandai si si je ne ferais pas mieux de rester ici... Mais non, je devais créer une mine, une vraie, et reformer une communauté de nains, sans sans hiérarchie sociale et sans attribution de métiers. Après un petit moment Aquiala déclara en montrant un grande bâtisse circulaire:

-Voilà le conseil! Nous sommes à l'heure.

Nous nous dirigeâmes vers le bâtiment et un Ondin vint nous chercher:

-On vous attend, je vous amène à votre place.

L'homme aquatique nous fit déambuler à travers les couloirs et nous fit entrer dans une immense salle ronde. En face de de nous se tenaient vingts Ondins bien habillés, un autre était placé plus en hauteur, imposant. De vieux Ondins étaient disposés de part et d'autre de ce groupe et le reste de la salle était bondé d'homme et de femme bleus. Nous fûmes placés au milieu même de la salle, en contrebas par rapport aux Ondins présents dans la pièce. Cette position était très dérangeante, on se serait cru dans une arène, il ne manquait plus que les fauves. La salle était extrêmement bruyante et les hommes et femmes bleus étaient agités en tous sens. Aquiala me chuchota:

-Les vingt du milieu ce sont les sous-chefs, celui plus au dessus est l'Archondin, à gauche et à droite de ces derniers ce sont les Anciens et le reste de l'assemblée est composé des citoyens.

Soudain l'Archondin leva la main et toute la salle se tut. Il annonça:

-Bien, nous avons aujourd'hui l'honneur d'accueillir Galaoud des Beaux-Barbus, du peuple nain; maître nain, quelle est votre requête?

-Je souhaite continuer mon voyage vers le Sud, afin de trouver une contrée propice à la création de ma mine!

L'assemblée parut intriguée et le brouhaha reprit. L'Archondin répéta son geste et le silence revint.

-En quoi pouvons nous vous aider dans votre périple?

-Je demande, votre honneur, que vous déplaciez le village au point le plus au Sud du lac.

La salle redevint bruyante avant que l'Archondin donne son signal et réponde:

-Oui... La proposition ne me paraît pas très dérangeante... Mais le Sud est dangereux, il vous faudra traverser le marais, et des terres encore inconnues.

-Je ne demande que ça, l'aventure!

Aquiala se leva et s'exclama:

-Si votre honneur le permet j'accompagnerai Galaoud à travers le marais, nous partirons tôt et je rentrerais avant la nuit.

Les spectateurs parurent intrigués.

-Bien, lança l'Archondin, la proposition est valable, nous pouvons procéder au vote à main levée: que tous ceux ceux qui sont d'accord pour cette proposition lèvent la main!

L'Archondin et la majorité des ministres levèrent la main mais très peu de citoyens approuvèrent la proposition.

-La majorité est donc contre, nous allons laisser le cercle des Anciens se retirer afin de décider s'ils participeront au débat. S'ils le veulent ce sera alors à eux de délibérer du dénouement de cette réunion.

Les Anciens sortirent de la pièce, laissant l'ensemble de la salle dans le silence le plus complet. Notre dernier espoir reposait sur la décision des Anciens; un espoir très faible puisque les Anciens ne verraient sans doutes pas l'intérêt de participer à ce vote et n'approuveraient de toutes façons pas car c'est à eux que revient le devoir de prononcer quotidiennement les incantations pour déplacer le village. Le cercle des Anciens réapparut et se réinstalla, imposant dans la salle un suspense insoutenable. Zaraël que je reconnus annonça:

-Le cercle des Anciens a délibéré: Nous avons décidé de participer au vote.

La déclaration échauffa la salle et raviva le brouhaha de plus belle. L'Archondin fit signe de se taire et Zaraël put continuer:

-Ainsi nous avons décidé dans notre grande bonté et pour prouver notre tolérance envers les autres peuples et notre attitude accueillante pour eux, nous votons pour la proposition de Galaoud des Beaux-Barbus impétueusement des lointaines montagnes du Nord pour entamer son périple vers le Sud, nous lui accordons de continuer son courageux cheminement vers des terres inconnus!

Les citoyens sortirent alors de la salle, mécontents tandis que nous allions remercier le cercle des Anciens et les dirigeants du village. Ainsi j'allais pouvoir continuer mon grand voyage, me dirigeant inconsciemment vers Stendel...(mes aventures ne sont pas finies, vous pouvez les suivre ci joint:

viewtopic.php?f=45&t=7354, sujet en suspens pour le moment car je passe l'intégralité de mon temps sur la cité)

 

Mais aujourd'hui j'ai enfin trouvé une terre propice à la création de mine, et je créerai la mine la plus belle, la plus riche et la plus puissante du monde connu!! Que tous les nains présents se réunissent sous la même bannière, dans la même ville, et devenons une des principales puissances de ce monde, grâce au minerais précieux que nous trouverons et qui font la fierté des nains! Ainsi j'invite tous les nains et prétendants nains (il suffit de rapetisser et de se faire pousser la barbe) à se présenter ici même pour oeuvrer à la création de Galianör, la cité naine! Ainsi, peu à peu, je recrutais de nouveaux nains, affluant de toutes parts pour des raisons toutes différentes et nous pûmes nous attaquer à l'imposant travail qui nous attendait. Nous étions au début environ quatre pour commencer les grands escaliers et la porte, puis le groupe s'élargit et nous fûmes encore plus efficaces pour la créations des petits escaliers, du couloir et du pont. Au moment de la création de la salle des colonnes le chantier battait son plein, de nombreux nains s'occupaient dans tous les sens et la salle fut vite creusée, avant le quartier riche et bientôt la salle des règles et son imposant nainconnu. Grâce à mes superbes compagnons que sont les nains une immense cité prospère vit le jour, encore en développement, et toujours en voie à de nouveaux projets. Suite à la fin des quartiers principales j'élisait Eyce38, Dacrokmistakilla(tous deux grands organisateurs et très actifs sur le forum) et Bohem, actif depuis le début du chantier, ministres pour diriger avec moi la cité et ses prochains contremaîtres dans le but d'en faire une des villes les plus riches et puissantes de Stendel. Vive le peule nain, vive Galianor!... Bientôt Thorvald, notre Grind Rase, général en chef de l'armée de naine, s’attela au quartier militaire, imposant et impressionnant, qui fut vite prêt à accueillir nos troupes, défenseurs de la liberté. La vie en ville commençait à s'activer, les nains grouillaient pour échanger, biens, ressources, conseils. La taverne de joethepilot marchait à merveille, quoi de mieux qu'une bonne bière après un dur labeur? Ainsi un jour que plusieurs nains creusaient ensemble pour une rendu optimisé ils frappèrent un objet mystérieux, la pioche se cassa.

Ils coururent prévenir toute la cité et on s'occupa de la dégager. Yukiori, le garant de la religion, s'exclama alors: "La pierre mère, pierre transitoire entre le monde de nos bien-aimés titans et notre monde, c'est un signe que les titans nous adressent, reprenons l'héritage de nos ancêtres et faisons briller sur Stendel cette belle race qu'est la nôtre, gloire aux titans! Gloire aux nains!"

Ainsi Delobito prépara les plans d'un immense tourbillon en l'honneur de cette pierre des titans et tous les nains vinrent creuser pour ce projet titanesque. Je baignais dans la bonne ambiance de Galianör, content d'avoir vu mon immense projet se réaliser. J'avais créé cette cité si parfaite dans mon esprit, où chaque nain pouvait choisir sa spécialité de métier, où la liberté était présente partout dans nos actions, où tout nain pouvait proposer un projet et exposer ses idées. Il ne restait plus qu'une chose d'essentielle à la fin de mon voyage: devenir mineur. Ainsi je choisis cette voie et devenait un des mineurs de la ville. Je pus m'intéresser aux minéraux, à leurs particularité proches, je goûtais à la joie de creuser seul ou en compagnie d'un frère nain, d'aller me restaurer autour d'une bonne bière par la suite, en chantant les chansons de notre peuple souterrain. LetharGik fut nommé contremaître de la mine et je décidai de fonder avec ce nain dont j'avais pris confiance un commerce pour tous les nains, qui vendrait à tout Stendel nos minerais extraits des mines et les produits ensuite travaillés par mon associé forgeron, exposant notre art de la forge et notre maîtrise des métaux. Ce magasin paierait un salaire à de nombreux nains et permettrait l'essor de la cité, au point je l'espère de devenir une des plus grandes villes de Stendel!

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Alexas, Citoyen d'Ultharik :

 

Alexas est un jeune Nain pas trés sportif (c'est même une grosse faignasse) qui aime bien la bière et qui la supporte bien (ou presque...). Il est assez grand, a les cheveux blonds et longs, il est assez matinal, a un grand esprit d'équipe et aime beaucoup être entouré de personnes de confiance avec qui passer de bons moments.Il vit avec son oncle dans une petite ferme non loin de Stendel.Il s'ennuie assez là-bas et des fois, en bêchant, il rêvasse et s'imagine vivant de grandes aventures avec de vaillants compagnons...

 

Son arrivée à Stendel :

Un jour, alors qu'il coupait du bois dans la forêt, il vit des petites choses verdâtres approcher de lui..Son oncle lui avait déjà raconté des histoires à ce sujet et tout à coup il pris peur, c'étaient des creepers ! Trois de ces horribles monstres -ne me demandez pas ce qu'ils faisaient là- fonçaient sur lui, alors, en lâchant un petit cri de surprise, il commença à courir.C'était la première fois qu'il courait aussi vite...Dans un geste de rage, il jeta sa hache sur les créatures qui semblaient inépuisables, sa hache heurta en pleine tête un des trois creepers, celui-ci poussa un long gémissement et tomba dans l'herbe.Les deux autres étaient toujours là et ils étaient bien décidés à se faire sauter avec lui.Il remarqua qu'il était arrivé sur une route, cela le rassura un peu, mais il ne connaissaît pas ce chemin..La nuit tombait et il commençait à vraiment paniquer.Au loin, il vit des lumières briller, cette vue lui donna du courage et il accelèra sa course.Malheuresement pour lui, il s'épuise trés vite, et quand il lui sembla qu'il ne pouvait pas faire un mètre de plus, une volée de flèches siffla au-dessus de sa tête, il entendit des cris assourdissants derrière lui et se laissa tomber à terre.Non sans une certaine crainte, il se retourna, à bout de souffle, et vit le corps des creepers gisant sans vie sur la route."Sales bêtes !" se disa-t-il, soulagé.Il vit que c'étaient les gardes de la ville devant laquelle il était arrivé qui avaient tirés ces traits salvateurs.Les soldats approchèrent de notre héros et lui expliquèrent, aprés l'avoir raffraîchi et fait rentrer dans la ville, qu'il était à Stendel.Alexas se souvint avoir entendu ce nom prononcé par une caravane de marchands qui leur avait vendu des outils à son parrain et lui.Il remercia les gardes, discuta un peu avec ces derniers de la ville, et il partit en direction de ce qui semblait être la place centrale.Il fit un peu de tourisme, envoya une lettre à son oncle lui expliquant sa mésaventure, et décida de rester ici vivre la vie d'aventurier dont il a toujours rêvé.

 

 

 

:groselipsdelamorkiélalimitentrlé2rpdécandid:

 

 

 

 

Il avait froid.Marcher pieds nus dans la neige ne va pas aider me direz-vous, mais n'empêche qu'il avait froid.Les coups répétés des pioches sur la pierre étaient la seule chose qu'on entendait.

Au-dehors, la nuit arrivait, la neige tombait de plus en plus fort.Une tempête se préparait, mais il était à l'abri.Et il continuait à creuser..

 

 

Alexas se plaisait bien à Stendel, un habitant avait accepté de l'héberger temporairement en échange de diverses petites tâches.Il effectuait quelques boulots payés pour pouvoir manger et commençait à bien connaître la ville.

Quelques Elfes l'avaient charié dans la rue car il était un Nain, mais l'un d'eux se retrouva la tête encastrée dans une porte..Un jour, alors qu'il regardait les petites annonces au panneau d'affichage, son attention fut retenue par une petite affiche où était marqué noir sur blanc : La cité Naine Ultharik cherche des ouvriers ! Quand une voix l'interpella :

<

-Je vous ai vu observer l'affiche, vous êtes partant ? Alexas balbutia, étonné :

-Euh..Je..Oui !

-Bien ! Commençons par boire un bonne bière à la taverne, je suis épuisé !>> Notre héros avait des raisons d'être étonné, à part son oncle et lui-même, il n'avait jamais vu de Nains, et soudain une envie folle d'aller à la rencontre des gens de sa race le dévora.

Il découvrit que la personne qu'il a rencontré était un des chefs des travaux, et qu'il était de passage en ville pour acheter divers matériaux.Celui-ci lui expliqua en quoi consistait ce qu'ils faisaient, lui et ses compagnons.

Quelques jours plus tard, il l'emmena jusqu'à la cité en construction où il lui réserva une petite tente au campement.Le chantier était immense, il s'étalait sur plusieurs kilomètres..Alexas aidait du mieux qu'il pouvait, acheminant les ressources, s’occupant des champs, aplanissant le terrain...

Un jour, qui semblait être comme les autres, il partit récolter du charbon dans une grotte naturelle qu'ils avaient découvert la veille.Tout se serait bien passé s'il n'y eut pas "l'incident"..Alors qu'il entreposait le charbon qu'il avait récupéré dans un sac, Alexas entendit un gros "BOUM", il courra vers la sortie, paniqué. Mais quand il arriva à l'endroit où était censé se trouver la sortie, il ne trouva qu'un gros tas de gravats.Apparemment, un creeper avait eu la mauvaise idée d'exploser à cet endroit (Pourquoi ? Ma fois on ne le saura jamais). "Des gens ont dû voir l'explosion" se dit-il, du moins il l’espérait, car il ne pourrait pas déblayer tout ça seul, faute d'outils adéquats. Il tenta d'appeler :

<

-Bon sang, t'étais encore là-dedans ?!!C'est Lethar, ça va ? Pas blessé ? Le Nain qu'il avait rencontré un mois auparavant à Stendel semblait inquiet.

-Non, ça va ! Mais par contre je ne peux plus sortir ! Vas chercher de l'aide pour extraire tous ces débris ! Alexas n'était pas alerté, il n'y avait pas de raisons..Du moins, pas pour l'instant..Il entendit des petits bruits de pas venant du fond de la grotte, il commença à paniquer.

-Purée ! Lethar, Fais vite ! J'entends des pas ! Je ne suis pas armé, je ne sais pas si je pourr..Oh mon Dieu ! Il venait d'apercevoir au bout du couloir 2 squelettes, effrayants, armés d'épées tranchantes.

-Je t'en supplie, fais vite !

-J'suis en train de creuser, p'tit gars, panique pas ! Il n'y a pas grand chose entre nous, ça ira vite, ne bouge surtout pas !

-Purée, pourquoi j'ai laissé ma pioche en bas ?!! À mains nues, je ne peux pas les battre...

Les squelettes l'avaient vu, ils approchaient d'une démarche mécanique et rapide.Les monstres n'étaient plus qu'à quelques pas de lui.Une idée apparut dans l'esprit d'Alexas, tout se passa trés vite.Il saisit le sac de charbon qui se trouvait à ses pieds et vida son contenue à la figure du premier squelette qui fut aveuglé pendant quelques dizaines de secondes, il esquiva une attaque du deuxième squelette d'un petit bond sur le côté, sauta sur une pierre et mit le sac vide sur la tête de l'abomination.Cette dernière commença à donner des coups d'épées au hasard tout autour d'elle.Alexas, qui avait reculé, se tenait dos au tas de gravats et ne savait que faire, l'autre monstre allait bientôt recouvrir la vue et le charger..Par chance, le squelette recouvert du sac, sans le vouloir, donna un coup d'épée à son allié qui chancela sur le côté et s'étala par terre.Soudain, Alexas eut le temps de voir des bâtons de dynamite attachés ensemble passer juste devant son nez à toute vitesse, ils tombèrent aux pieds des squelettes et produisirent une grosse explosion qui eut pour effet de faire voler en éclats un des squelettes et de faire s'effondrer une partie de la grotte sur les deux monstres. Une main saisit Alexas et le tira en arrière.

Il était à l'air libre.Il vit la tête rassurante de son ami penché sur lui.

-Ça va ? Tu m'as fais peur dis-donc ! lui dit celui-ci

-Euh, ouais, ouais, ça va..Merci, tu m'as sauvé la mise

-J'allais faire exploser un gros rocher pas loin qui gêne les travaux quand j'ai vu l’éboulement, alors j'ai accouru de suite, j'ai commencé à creuser, puis j'ai jeté de la dynamite sur les squelettes.Je pouvais pas risquer de l'utiliser pour faire sauter le tas de gravats, ça aurait été trop dangereux pour toi.

-En tout cas j'suis bien content d'être sorti de là..Je garderai toujours une arme sur moi maintenant.

-Viens donc te reposer au campement, ça a dû être éprouvant pour toi !>>

Depuis, Alexas travaille d'arrache-pieds pour que cette cité voit le jour le plus rapidement possible, et qu'elle devienne un des plus beaux et plus brillants joyaux de Stendel !

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