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[Validé]Rejoindre Ourik - ellisine

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Salut à tous ! Je me présente, ellisine ou Pierrette IRL, 20 ans, étudiante à Lyon à partir de septembre. Pour l’instant je travaille dans un festival (les Nuits de Fourvière) jusqu’au 31, donc je suis rarement disponible le soir comme vous avez pu le constater. Je vais probablement déménager à la mi-août donc j’aurais peut-être quelques soucis d’internet à ce moment là, mais sinon une fois cette période passée je vous promets une activité des plus assidue ! ( ;

 

Pour ce qui est de mes projets sur Ourik, j’aimerais surtout m’intégrer à la communauté et bien sûr participer à l’agrandissement de la ville. Je ne suis pas une as en construction, minefield étant mon premier serveur multi, donc je ne peux pas vous régaler de superbes images de châteaux et de navires, cela dis je serais ravie d’apprendre et de m’améliorer dans ce domaine. En attendant je peux toujours vous fournir le matériel nécessaire à vos chefs d’œuvres.

Je serais également ravie de participer à la rénovation de la scierie, pour y avoir passé plusieurs heures, c’est vrai que c’est pas hyper convivial x)

 

Voilà, sinon ce que j’envisage pour la suite de mon personnage c’est notamment de passer citoyenne pour pouvoir faire du commerce et peut-être devenir Enchanteresse, même s’il me semble que le poste est déjà pris à Ourik.

 

Mon RP : (avec petit rappel de ma candid' paysan)

 

L’aube pointe le bout de son nez. Je ne peux pas la voir, terrée au fond de mon trou, mais je peux clairement l’entendre. Des grognements, des crissements, le bruit des flammes, des os qui se brisent… Les monstres s’évaporent, uns à uns. Je reste silencieuse un moment, pour m’assurer qu’ils sont tous partis, avant de sortir de ma cachette. Cela fait presque trois jours que je n’ai croisé personne, et mes réserves de nourriture sont au plus bas. Mais je dois tenir bon. Stendel est tout près, je le sens.

 

Alors que je reprends ma marche dans cette plaine désertique, je ne peux m’empêcher de penser à mes parents, labourant les champs sous un soleil de plomb chaque jour que dieu fait. Il y a quelques années à peine pourtant, il nous arrivait de jouer dans la neige tous ensemble. Mais la pluie avait cessé de tomber. Les jours étaient tous devenus aussi longs les uns que les autres, et les terres s’étaient asséchées. Il a fallut trouver de l’eau dans le sol, puisque le ciel ne nous en donnait plus. Je me rappelle ces quelques ouvriers affamés qui venaient parfois aider mon père à creuser notre puit en échange de quelques bouts de pain. Je me rappelle ma mère qui s’évertuait à sauver un maximum de nos récoltes, chargée de quatre ou cinq seaux. Et puis la guerre, juste après cela. La guerre…

 

 

 

« Tu es bien trop maladroite pour nous aider à faire quoi que ce soit ! » j’entends encore ma mère me crier, alors que je proposai de travailler aux champs. Et c’était vrai. Les rares fois où elle m’avait laissé faire, j’avais réussi à faire tomber tous mes seaux et à piétiner pas moins de 7 parcelles. Alors elle me gardait à l’intérieur, cachée de tous, et elle me laissait lire ses vieux livres d’enchantements. « Des sottises de ta grand-mère », qu’elle disait. Mais ils me passionnaient. Toutes ces combinaisons, cette magie… et cette langue ! Si seulement un jour j’arrivais à la lire…

Il m’arrivait aussi parfois de tomber sur des vieux grimoires de potions toutes aussi étonnantes que les incantations. En fait, il y avait tant à apprendre ici que je n’avais jamais le temps de m’ennuyer.

 

Mais les choses ne pouvaient pas durer comme ça éternellement.

 

Fatigués par la sécheresse et la pauvreté, les paysans du pays ont décidé qu’il était temps de se soulever. De renverser ce pouvoir qui n’avait d’yeux que pour le roi et ses nobles. En quelques mois seulement, celui-ci avait quitté la région et légué son pouvoir au chef des armées. Mais malheureusement cela n’avait rien arrangé. Appuyé par des troupes arrogantes et belliqueuses, le nouveau régime avait instauré la terreur dans nos villes : de nouvelles lois nous interdisaient de sortir après huit heure le soir, les impôts se payaient désormais deux fois par mois, le tiers de nos récoltes devaient nourrir les soldats et leur commandement, mais surtout… toute forme de lecture était proscrite. Inutile de vous dire que mes grimoires m’aurait donc conduit tout droit en prison, où même probablement au bûché pour sorcellerie.

 

Mais qu’allait-il advenir de moi alors, incapable de toute tâche manuelle ?

 

Je m’essayai quelques temps à commercer avec d’autres marchands du village, vendant des plantes et des graines dont je connaissais les effets médicinaux. Malheureusement mes cueillettes se faisaient de plus en plus remarquées et je m’attirai très vite les foudres du commandant qui n’appréciait guère de me voir toute seule en forêt pendant des heures. J’essayai d’aider mes parents à vendre les récoltes, mais bientôt il ne nous en resta plus que pour nous nourrir et payer les impôts. Alors un jour, je pris la décision de quitter Darangon.

 

Ma mère, accablée par l’épuisement et le désespoir, n’essaya pas de me retenir. Je pense même qu’elle attendait de moi que je parte, mais qu’elle me chérissait encore trop pour arriver à me le faire comprendre. « Prend la route du Sud, » me dit-elle, « va jusqu’à Stendel. Là bas y vit un vieil homme du village qui pourra peut-être t’accueillir quelques temps. Je ne connais pas son nom, mais on l’appelait tous l’homme Epine. » Elle m’embrassa longtemps sur le front avant de me faire signe qu’il était temps. « Les soldats sont passés il y a moins d’une heure, tu seras tranquille sur une bonne partie de la route. » J’écoutai ses dernières recommandations, pris quelques miches de pains, de l’eau, et je m’enfonçai dans la route qui traversait la forêt.

 

 

 

 

Je lève la tête un bref instant pour constater qu’il est bientôt midi. Le désert est derrière moi désormais, et j’avance vers une grande muraille de pierre qui s’étend à perte de vue. Stendel est là. Enfin.

Dans la rue les gens me saluent chaleureusement. Les maisons sont toutes luxuriantes et décorées comme les palaces de mon pays. Les enseignes des commerces vantent des denrées que je ne connais pas, ou qui ont toujours été trop cher pour ma famille. Il y a même dans la vitrine d’un boulanger un énorme gâteau au glaçage scintillant dans les rayons du soleil.

 

La guerre semble si loin ! Comme si je m’étais réveillée d’un très long cauchemar.

 

Mais mon ventre me rappelle brusquement à la réalité. Comment vais-je bien pouvoir trouver cet homme Epine, parmi toutes ces maisons et tous ces visages… ?

 

J’arpente la ville d’un pas hésitant, les yeux pleins d’étoiles. J’ai l’impression qu’à tout moment je risque de tomber dans un puit sans fond pour finalement me réveiller en sursaut, au fond d’un trou, attendant l’aube. Mais non, tout cela est bien réel. La pierre finement taillée sur laquelle je marche n’a pas l’air de vouloir se dérober sous mon poids. Mais je n’en reviens toujours pas.

Au fil des heures, tout un tas de questions me traversent l’esprit. Malgré l’apparence chaleureuse de tous ces habitants, voudront-ils bien m’accueillir ? Chez eux, dans leur foyer, sans contrepartie ? Ai-je vraiment le droit d’être ici, ou bien est-ce que je devrais me cacher des gardes que j’ai pu apercevoir aux détours des ruelles ? Existe-il des lois ici pour protéger les habitants, ou protègent-elles seulement les dirigeants les plus riches et les plus puissants ?

 

Perdue dans mes pensées, j’ai fini par m’installer sur un banc de la Grand’ Place, sans même remarquer ce grand rideau violet devant mes yeux. Cela ressemble un peu à de l’eau qui ondule, mais vers le haut. Je reste sans voix devant ce spectacle étonnant. Ne devrait-elle pas simplement couler et former une grande flaque sur le sol ? Je cligne des yeux une fois, deux fois, mais il reste là, inerte. Lentement des bribes de souvenir me reviennent en mémoire. Quelque part dans un livre il me semble avoir vu quelque chose de semblable. A l’époque je l’avais pris pour un mythe, une de ces légendes que racontent les ancêtres entre deux potions un peu trop relevées. Le grimoire parlait de voyages je crois…

 

Et là, sous mes yeux ébahis, un citoyen se matérialise de nulle part.

 

Le cheminement se fait alors dans ma tête et je me rappelle pourquoi j’avais rangé ce livre tout au fond de la bibliothèque, à l’abri des regards : il parlait de voyages en enfer.

 

Pourtant l’homme qui vient d’en sortir me parait bien vivant. Il s’avance vers le bourreau qui ne lui lance pas un regard et lui adresse un petit mot gentil. Guilleret, il fait quelques bons en l’air avant de me remarquer et de se diriger vers moi sans la moindre hésitation. Une bouffée de panique m’envahit. La nuit tombe et je suis la seule femme ici, parmi tous ces étrangers dont je ne connais pas les mœurs. C’était bien imprudent de ma part de rester là à contempler la porte de l’enfer plutôt que de chercher quelque part où me mettre à l’abri… J’esquisse un mouvement pour m’enfuir mais il est déjà à ma hauteur, le sourire aux lèvres.

 

- Bonjour jeune demoiselle ! Vous vous êtes égarée ? Il me semble bien ne vous avoir jamais vu dans les parages n’est-ce pas ?

- Je… Je…

 

Je jette un coup d’œil à droite puis à gauche, mais personne n’a l’air de nous remarquer. J’ai beaucoup de mal à savoir si je suis en danger ou s’il veut juste faire connaissance.

 

- Je viens d’arriver en effet. Mais il se fait tard, je ferais mieux de trouver un endroit ou rester pour la nuit.

- Tu rigoles j’espère ? La nuit se couche à peine ! Et puis tu sais, personne ne dort ici, ça ne servirait à rien !

 

Ce brusque changement de ton me désarçonne totalement, et il éclate de rire à la vue de ma mine déconfite.

 

- Aller viens, je vais te montrer un peu les alentours. Soit tranquille, tu ne risques rien du tout ici. Moi c’est Lettow et toi ?

 

Il fait demi-tour et je lui obéis, marchant dans ses pas.

 

- Ellisine.

- Enchanté Ellisine ! D’où est-ce que tu viens donc pour êt…

 

Et voilà qu’il a à nouveau franchi cet étrange rideau qui me tétanise. Je le contourne pour vérifier qu’il ne se cache pas derrière mais il n’en est rien. Il s’est tout simplement évaporé.

Je prends alors mon courage à deux mains et, au lieu de rebrousser chemin comme toute personne sensée l’aurai fait, je décide de me jeter contre cette surface visqueuse et brillante.

 

- T’en a mis du temps !

 

Je rouvre les yeux doucement, anticipant les flammes et les buchés qui ont hantés mes plus vieux cauchemars. Mais en réalité le décor est presque le même. La place est un peu plus petite, les bancs ont laissés place à un petit canal qui serpente entre les dalles, et la foule surtout a disparu. Lettow me regarde sans un mot, devinant qu’il me faut quelques instants pour comprendre ce qui vient de se passer.

 

- Bienvenue à New Stendel ! s’écrit-il. On utilise ces portails pour voyager entre les deux villes, c’est le seul moyen d’y accéder.

- Alors ça ne mène pas tout droit en enfer ?! je finis par demander.

- Non pas du tout ! dit-il en rigolant. Enfin pas ceux là. Il y a un autre portail pour y aller je te montrerais si tu veux !

 

Je lui fais non de la tête, un peu effrayée par la proposition.

 

Lettow se mit alors à me raconter tout ce qu’il y avait à savoir sur Stendel et New Stendel. De mon statut d’étrangère au fonctionnement économique de la cité, nous abordons tous les sujets. Il m’offrit même une chambre dans sa grande résidence sur Stendel, ainsi qu’un petit porte-bonheur un peu curieux. L’idée de savoir qu’à aucun moment je ne suis en danger – tout du moins tant que je reste dans la lumière, ou sur New Stendel – me remplie tout simplement de liesse.

 

 

Je passe les jours suivant à visiter de nombreuses villes, et à rencontrer toutes sortes de personnes plus intéressantes les unes que les autres. Petit à petit, j’envisage de mieux en mieux le reste de ma vie dans ces contrées paisibles. Stendel rayonne, mais à la nuit tombée je ne peux m’empêcher de frissonner aux bruits des monstres qui rodent. Je choisis alors de continuer mes recherches aux alentours de New Stendel. Et c’est au détour d’une gigantesque ligne de train que je découvre la cité d’Ourik.

 

A peine sortie de la gare, je me retrouve nez à nez avec un habitant qui m’invite à faire le tour du quartier. Je suis fascinée par toutes ces fontaines, ces canaux, toute cette eau environnante. Comment est-il possible qu’à seulement quelques jours de marche mon pays natal soit accablé par la sécheresse du désert, alors qu’ici tout n’est qu’abondance ? Je m’attarde un peu sur les quais, amoureuse du bruit des vagues, quand Serizawa m’interpelle.

 

- Ca te dit d’aller jusqu’au phare à la nage ? C’est un peu loin mais ça te donnera une meilleure idée de l’étendue de la ville.

 

Je trépigne sur la place à l’idée de piquer une tête dans la mer. La dernière fois que ça m’est arrivé, je devais avoir à peine 10 ou 11 ans. Serizawa plonge dans l’eau sans la moindre hésitation, et je le suis avec un plaisir non déguisé. Nous nageons tranquillement jusqu’au bâtiment avant de gravir ses nombreuses marches, pour finalement nous arrêter tout en haut. La vue est magnifique. Le colisée, la statue, toutes ces petites maisons et ce grand arbre, trônant fièrement au milieu de la ville… Le charme opère. Je m’imagine déjà vivre ici, entourée de livres et de potions, participant à la vie de la cité. Pourrais-je même un jour retourner chez moi chercher mes parents, pour qu’eux aussi aient la chance de respirer cet air empli de paix et de minuscules petites particules d’eau ?

Je fais part de mon projet à mon nouvel ami, qui ne peut réprimer un sourire satisfait.

 

- Je serais ravi que tu deviennes l’une des nôtres ! Cela dit c’est au conseil d’en décider. Viens avec moi.

 

Et sans attendre il me conduisit à eux, réunis au pied du grand arbre.

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Ton RP est magnifique ! Et la partie pour rejoindre Ourik s'accorde très bien avec ta candidature Paysan !

 

Aller je suis inspiré ! Petite reponse RP :)

 

[RP]

 

 

"Assis à l'ombre de l'arbre sacré, sur une des nombreuses racines, j'écoute avec attention et attend patiement que la voyageuse termine son récit. Les autres semblent abasourdis par cette histoire, je le suis moi même, mais je reprend en premier mes esprits et je prend la parole."

 

C'est une triste histoire que tu nous conte ! Néanmoins je suis heureux de faire ta connaissance Ellisine !

D'après ce que j'ai pu comprendre, tu cherche un hermite ... L'Epine c'est bien cela ? Je n'ai jamais entendu parlé d'une personne de ce nom, mais je sais que cet arbre a été habité par un hermite. Tu devrais peut être aller visiter la cabane qu'il a construit, il n'y vit plus mais tu pourrais peut être y trouver des indices.

Au sujet de ta passion pour les charmes et enchantements, sache que dans le Royaume de New-Stendel, cette pratique est autorisée, et même encouragé ! Si bien que le royaume regorge de livres de magie. Notre propre président est un enchanteur spécialisé dans les charmes d'outils; et il affectionne particulièrement les sceptres magiques ! Tu pourrais peut-être lui empreinter quelques livres et lui demander deux ou trois enseignements.

Ensuite, si le conseil est d'accord pour inclure ton nom dans le registre Ourikiens, tu pourras dans un premier temps nous aider à restructurer la bibliothèque ! Les enchanteurs les plus émerites ont découverts une très grande quantité de livres. Pour moi ce ne sont que des livres de couleurs différentes mais je suis certains que tu y trouveras d'autres qualités !

 

[/RP]

 

Voilà ! C'est ce qui se passe quand j'ai un coup soudain d'inspiration ! J'espère au moin que ca pourras te servire dans tes futurs RP dans ta quète de l'Epine !

 

A bientôt en temps que citoyenne d'Ourik je l'espère !

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Une fois de plus Ellisine, je peux me trouver fier d'avoir recruté des membres comme toi, tu as tout mon soutien, et tu m'as également mis des étoiles plein les yeux lors de cette candidature magnifique.

 

Je ne sais que dire de mieux, étant donné que peu débarque sur ce serveur avec un tel niveau.

Au plaisir hâtif de te revoir sur Ourik.

 

Cordialement,

 

Serizawa.

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Bien que non-Ourikien (j'suis deg de pas en être un), je me permet (et m'excuse) d'intervenir sur ce topic en tant que ex-parrain de Ellisine. Je suis sûre qu'elle sera un bon membre pour Ourik, ayant très rapidement assimiliée la complexité de Minefield. Je ne ne peux que la recommander !

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