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Taverne d'Inneria et Cantine de la caserne


Bitroulix
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Et Mutsu, concernant ton petit RP père Mutsu, je sais que c'est ça à la base, j'avais juste pas compris pourquoi tu disais ça, c'est tout. ^^

 

Et si j'avais dit copyright VE et Otto, c'est juste parce que c'est Otto qui m'avait donné l'idée d'utiliser cette phrase pour représenter les explications quasi inexistantes sur des éléments du serveur. Je l'avais donc repris pour le VE, et c'est en quelque sorte devenu une petite private joke du serveur du coup pour certains, c'est tout. :3

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Bitroulix aime trop la redstone !!!

Il est partit voir en courant si ce que tu as dit est vrai :

 

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Et moi je ne l'ai pas laissé passer sinon il allait pleurer !:

 

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Il n'a donc pas pu voir. Mutsu tu peux te réjouir !

 

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Tenez bande de ploucs moisis, des vieux messages RP de ma boîte de réception. Ivan Spencer en est l'auteur.

Fichez moi la paix maintenant :P

 

 

Il y a de cela des éons, bien avant l’arrivée des quatre empereurs sur ces terres, de nombreuses civilisations naissaient et s’éteignaient sur ce qui allait devenir les terres de Stendel. Nombre d’entre elles sont désormais à jamais perdues dans l’oubli, les peuples leur succédant ayant effacées toutes traces de leur passage avant de disparaitre à leur tour. Il en fut toutefois certaines qui, malgré la chute de leur empire, restèrent dans les mémoires, que cela soit grâce aux grandioses monuments qu’ils laissèrent derrière eux, ou par le biais de légendes qui se transmirent de générations en générations, pour finir par former de véritables mythes.

L’une d’entre elle, un peuple redoutable de grands hommes à la culture guerrière bien ancrée, vint du Grand Sud, bien déterminée à étendre son territoire aux riches terres de ce nouveau continent pour eux. C’est à la tête d’une vaste armée de plusieurs milliers d’hommes qu’arriva le Jarl Hartmod le Conquérant , l’un des plus puissants guerrier de son époque. Son arrivée dans l’antique village de Winteria marqua le début d’un âge de conquête et d’exploration. Rien ne semblait pouvoir arrêter la progression des troupes des hommes du Sud, qui s’emparaient de toujours plus de territoire.

 

Mais hélas, ce qui aurait pu devenir un gigantesque empire tourna au désastre. La folie et la convoitise des hommes déchirèrent ce qui était uni. Nombre des guerriers se contentèrent de se disséminer en une infinité de petits hameaux, se repliant sur eux-mêmes pour finir par être abandonnés après une petite dizaine de générations. Les autres se mirent à se battre pour des miettes de pouvoir, et le frère se retourna contre le frère. Du chaos émergèrent trois grands clans, qui se battirent jusque plus rien ne subsiste, et que tout le Sud ne soit plus qu’un tas de cendres flottant dans des mares de sang.

 

C’est à ce moment que la légende raconte l’arrivé du Strygidae, gigantesque oiseau, qui mit fin définitivement au conflit. Aussitôt après son passage, toute trace du conflit disparut, comme si jamais rien n’avait troublé la quiétude des lieux avant l’arrivée des hommes. Seule subsista Winteria, unique preuve de ce passé perdu, qui resta endormie des siècles, devenant un simple mythe pour les descendants des fiers guerriers qui s’installèrent plus au Nord. Quand à l’animal fabuleux, personne ne revit jamais trace de lui, comme si il s’en était allé une fois son but réalisé.

 

Il est toutefois une famille qui entretint avec soin son histoire. Si les prénoms de ceux qui la composèrent à l’époque sont depuis longtemps perdus, son nom et ses principes traversèrent les époques : Les Spencer. Connus comme de fidèles vassaux de Roald le Roux, ils le suivirent sans hésiter lorsqu’il joignit ses forces à celle du premier Jarl, et joignirent leurs capacités à la puissance de ses guerriers, qui purent s’avérer précieuses dans l’expansion des domaines d’Hartmod.

 

Car en effet certains des membres de la famille Spencer naissaient avec un don. Ceux-ci possèdaient une certaine affinité avec les vents de magie invisibles aux yeux des autres mortels, et étaient capables de canaliser ces énergies pour ensuite en user selon leur volonté. Si l’on pouvait y voir là le même genre de capacités que les mages de Stendel, la ressemblance s’arrêtait toutefois là. Car là où les sorciers utilisaient leurs pouvoirs grâce à des formules et des enchantements, le plus souvent pour engendrer de puissants effets, comme faire flotter la roche, invoquer des monstres, ou projeter des boules de feu, engendrant des catastrophes dès lors du au manque de connaissance ou de mesure de ceux-ci, l’approche des Spencer était bien plus intuitive et subtile. En général, chaque personne touchée par ce don l’exprimait d’une manière différente, et ce sous des formes très variées. Certains étaient capables d’entrer en communion avec la nature, écoutant tout ce qu’elle pouvait leur dire, et pouvant influencer son développement, d’autres se servant des flux des magies pour améliorer leurs propres capacités physiques, les transformant en véritables surhommes à même de vaincre nombre d’adversaires.

Lors de la guerre qui entre-déchira les clans, Roald ordonna évidemment à ses vassaux de se battre, escomptant bien utiliser leurs atouts pour prendre l’avantage. Mais si la loyauté était l’une des plus grandes valeurs de la famille, celle-ci refusa de faire couler le sang de ceux qui furent leurs camarades pour des querelles de pouvoir. Il entra alors dans une rage incommensurable, les menaçant des pires atrocités pour cette trahison, et ils n’eurent d’autre choix que de s’exiler loin de tout ce folie.

 

Des siècles durant, la famille survécut, allant de ville en ville, s’installant rarement plus de quelques générations, avant de devoir repartir en quête d’un nouveau lieu d’accueil. Mais jamais dans leurs cœurs ne s’éteignit la nostalgie de Winteria, et les récits contant sa grandeur se transmirent de père en fils, de mère en fille. Parfois, certains se mirent en tête de retrouver le village perdu, mais pas un ne revint de cette quête. Il sembla que le passé ne pouvait être ramené à la vie, que le clan serait condamné à errer pour l’éternité, et que les épreuves ne cesseraient jamais.

 

L’une des plus grandes qu’eut à affronter la famille Spencer fut d’ailleurs l’arrivée des empereurs en ce monde. La déferlante de magie qui se déversa sur ces terres, conséquence de la téléportation de la ville entière de Stendel, tua net ceux qui possédaient un don, incapables de supporter tant de puissance à la fois. Cette tragédie marqua ses membres, qui gardèrent depuis une grande méfiance à l’égard des dirigeants de la puissante cité et ses alliés. De plus, après cet évènement, plus aucun enfant ne naquit avec des capacités, et le clan crut alors que les anciens dieux avaient finis par les abandonner définitivement...

 

Cela toutefois prit fin à notre époque, avec la naissance d’Ivan. Si celui-ci sembla au départ un enfant comme tous les autres, grandissant sans histoire, lorsque vint l’adolescence, et la recherche d’un but à atteindre, son pouvoir commença à se manifester. Cela débuta par la perception de sensations inconnues de ses parents, chose qui bien sûr l’intrigua et l’angoissa énormément, car quoi de plus effrayant pour quelqu’un que de réaliser qu’il n’était pas normal ? Ces émotions disparurent toutefois assez rapidement, lorsqu’il devint clair que le don était revenu , et avec lui l’espoir d’un nouvel âge d’or. Mais si les énergies magiques s’écoulaient en lui, la forme de son pouvoir restait encore à être trouvée. Le rechercher devint alors la quête de sa vie, et il ne se doutait pas qu’elle le mènerait à bien plus.

 

Un soir, alors qu’il se reposait d’une longue journée de marche dans une taverne, l’impensable se produisit. Assis à une table, un homme aux cheveux blons comme les blés et à l’impressionnante moustache était occupé à discuter avec d’autres personnes. Si tout cela parut d’abord fort banal, le sang d’Ivan ne fit qu’un tour lorsque le mot Winteria lui parvint aux oreilles. Il fut aussitôt attentif à tout ce que pouvait bien dire cet étranger, et il apprit ainsi que le dénommé Tasterix, après de longues recherches, était parvenu à retrouver le village perdu. Il n’en fallu pas plus pour que les deux hommes s’entrainent dans une passionnante discussion, qui dura toute la nuit. Au petit matin, ceux-ci étaient désormais liés par une cause commune, rendre au village sa gloire d’antan.

 

La route vers les terres de leurs ancêtres fut longue, bien plus qu’il n’aurait cru se l’imaginer. Le terrain était vallonné, le climat rude. Pour quelqu’un ne sachant quelle direction prendre, la mort devait y être souvent au rendez-vous, et il comprit désormais pourquoi l’on revit jamais ceux partis avant lui. Mais son cas était différent, car le sort avait voulu qu’il fasse la rencontre du nouveau maitre des lieux, et ils parvinrent enfin à atteindre le légendaire village.

 

Comme il fallait s’y attendre, le poids des siècles d’oubli et d’inoccupation avaient mis à mal la plupart des bâtiments, ne laissant que des fondations en pierre et des pans de bois friable. Les seuls abris étaient ceux construits par Tasterix depuis sa propre arrivée. Tout était à refaire, et l’ampleur de la tâche semblait à première vue insurmontable. Par la volonté et leur force, ils remirent peu à peu les bâtiments essentiels sur leurs pieds, montrant le lent mais inexorable retour de la vie en ces lieux. L’accès aux mines fut rouvert, le sous-sol rendant à nouveau disponible aux maitres des lieux ses richesses, qui purent être stockées dans les entrepôts restaurés. Les pales du moulin tournèrent sous le souffle du vent, produisant le pain qui pourrait être vendu dans l’auberge et la taverne remises à neuf.

 

Durant des mois, ils demeurèrent seuls, affrontant les difficultés de cette reconstruction sans assistance, ne rejoignant la civilisation que lorsque le besoin en denrées et matériaux se faisait ressentir. Cette situation ne dura toutefois pas, car le mot se passa rapidement parmi les grands voyageurs qu’à l’extrême-Sud des contrées Stendeliennes, un village renaissait de ses cendres. De nombreuses personnes se décidèrent alors à tenter l’aventure à leur tour, certains périssant en chemin, d’autres y arrivant eux aussi, mais réalisant que leur destin n’était pas en ces terres et repartirent. Il en fut toutefois qui décidèrent de rester à Winteria, et de former sa communauté. Le nom de nombre d’entre eux restèrent gravés dans les mémoires, tel que le Elhvan le barde, Yonnesse tête-de-creeper, Choyume la deux-fois-née, Sny le Loup, et bien d’autres encore.

 

Ensemble, ces hommes et ces femmes firent renaitre la gloire du village, qui connut alors un nouvel âge d’or. Peu à peu, les myriade de nations sous la bannière de Stendel reconnurent Winteria comme leur égale, et se mirent à tisser liens diplomatiques et commerciaux avec la froide contrée. Des routes furent tracées pour la relier aux autres villes, des navires mis à flot pour transporter les ressources et ramener des lointains pays les produits qui inondèrent les étals des halles.

Et Ivan dans tout cela ? Et bien, fort de son héritage et de son impartialité, son influence auprès du Jarl et des habitants du village grandit au fur et à mesure que sa communauté grandissait et se diversifiait. Lorsque vint l’heure d’organiser une hiérarchie pour gérer les nombreuses tâches, il fut assez rapidement convenu de lui confier le rôle du Hersir Valorous. Depuis ce jour, il fut chargé de maintenir l’ordre et la justice sur le territoire, défendant les lésés et punissant les fauteurs de troubles, rendant ses verdicts depuis le tribunal imaginé par le forgeron Maask. Heureusement pour lui, la solidarité des membres de Winteria était grande, et il n’eut que peu à utiliser son autorité pour régler des litiges, se chargeant plus souvent de problèmes avec les communautés alentours, pas toujours amicaux.

Ce temps libre ne fut toutefois pas gaspillé, puisqu’il s’en servit pour continuer à participer à la reconstruction matérielle du village. Sur le sommet d’une petite colline, il érigea le Fort de Winteria, dont la structure servirait à offrir une défense aux habitants en cas d’attaque, en plus d’abriter des structures importantes telles qu’une vaste bibliothèque pour abriter le savoir récupéré parmi ses ruines, une salle des fêtes pour les célébrations, et enfin une imposante table, qui fut nommée la Table Cubonde, autour de laquelle le Jarl et ses Hersirs pourraient prendre les décisions importantes.

C’est lors de cette construction que le plus inattendu pour lui arriva. Si sa capacité à sentir les vents de magie avait continué de se développer , son don ne s’était pas encore exprimer. Mais alors qu’il se servait de ses mains pour travailler un bloc de pierre, un frisson se mit soudain à le parcourir, tandis qu’une douce énergie coulait à travers lui pour s’infiltrer au cœur même de la roche. Sous son regard ébahi, il put voir la surface changer subtilement, adaptant doucement sa forme pour former le symbole que le Winterian désirait y graver. Il lui fallut un moment pour réaliser ce qu’il venait de faire, et encore plus pour comprendre ce que cela impliquait. A force de nouveaux essais pour reproduire ce résultat, il découvrit qu’il était désormais capable d’instiller l’énergie de la magie dans des objets, et s’en servir pour modifier leur structure même, pouvant les rendre plus résistants, plus légers ou plus lisses par exemple.

Il passa dès lors plusieurs semaines à s’entrainer, cherchant à tester les limites et les particularités de son don, manipulant toutes sortes de matériaux dans ce but. Il put ainsi se rendre compte qu’il lui était bien plus aisé d’imprégner d’énergie des matières minérales pures que les autres types dont il disposait. Hélas une fois encore les évènements allaient s’accélérer, et il dut remettre à plus tard ses recherches.

 

En effet, alors qu’il semblait que les vents de magie s’étaient un peu plus apaisés depuis l’apparition de Stendel, ceux-ci s’animèrent à nouveau, engendrant une importante tempête à la puissance dévastatrice. De violents courants d’air chaud repoussèrent les nuages loin des frontières, réchauffant du même coup les terres jusqu’ici gelées de Winteria. La neige fondit, le sol devint bien plus mou, et les troupeaux d’animaux sauvages migrèrent bien plus au Sud, là où se trouvait désormais leur climat de prédilection. Des effets plus étranges furent également visibles, comme les coffres qui se déplacèrent d’eux-même pour s’orienter tous dans la même direction, et bien d’autres encore. Fort heureusement, si dans un premier temps la panique s’empara des habitants, le Jarl sut trouver les mots pour rassurer son peuple et leur redonner du courage dans cet épreuve.

Il ne fallut pas longtemps pour le jeune homme pour trouver l’origine de tout ces troubles : Les mages de Stendel semblaient effectivement occupés à faire d’importantes recherches, certains tentant de stabiliser des portails vers de nouveaux mondes, d’autres travaillant à de puissants sortilèges. Face à ce qui semblait de l’inconscience, Ivan craignait que de nouvelles catastrophes soient engendrées, et qu’à terme les sorciers répètent les erreurs qui les forcèrent une fois déjà à s’exiler. Il fallait faire quelque chose pour empêcher cela, mais quoi ?

 

Peu de temps après, la tension remonta lorsque vint la nouvelle que plusieurs opposants connus du régime Stendelien avaient été emprisonnés ou muselés, et nombre des guerriers réclamèrent une entrée en guerre pour protéger les intérêts du territoire renaissant de Winteria. Mais alors que le hersir craignait déjà le spectre d’une grande vague de destruction et de mort, leur chef les surprit une fois de plus. Déterminé comme jamais à protéger ce qui lui était cher, il exposa à tous son plan visant à changer l’Empire de l’intérieur. Contre toute attente, il exposa son intention d’accéder à le citoyenneté, afin que sa voix puisse être entendue en haut lieu. Beaucoup crièrent à la folie, d’autres tentèrent de le dissuader, jusqu'à ce qu’une autre voix s’élève :

-Je le suivrai.

D’habitude peu loquace malgré son influence, Spencer venait à son tour de faire cesser net toute discussion, tandis que l’assemblée les regardait stupéfaits.

 

 

 

Noir, il faisait noir. Ce fut la première impression d’Ivan lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, et se releva brutalement, cherchant avec effroi la moindre source de lumière. Mais sa vue n’était pas encore habituée à la pénombre, et il ne put rien voir. Lui vinrent alors les premières questions, alors que son esprit réassemblait ses derniers souvenirs. Sa quête, qui allait le mener à New-Stendel, la tempête, chargée de magie, qui s’était abattue sur son navire et l’avait fait chavirer. La lutte pour survivre dans les éléments déchainés, jusqu’à ce qu’il perde connaissance.

 

Que s’était-il passé depuis ? Où était-il, où étaient ses compagnons ? Alors qu’il s’agitait, une douleur le tenailla à la jambe, sur lequel il passa une main. Ses doigts glissèrent sur des bandages et une attelle, quelqu’un semblait l’avoir soigné durant son inconscience. Il n’avait même pas souvenir de s’être blessé… Après quelques minutes d’habituation, il parvint enfin à déceler un très fin rai de lumière sur le sol, cela devait être une porte. Rassemblant ses forces, le Winterian se releva, appuyé sur sa jambe valide, manquant de chuter au premier petit saut qu’il effectua pour atteindre l’issue.

A force d’acharnement, il parvint enfin jusqu’à la porte, cherchant à tâtons la bobinette, qui se tourna sans effort, laissant le passage s’ouvrir vers l’extérieur. Cet imprévu déstabilisa le jeune homme, qui s’effondra sur le sol tandis que son appui s’éloignait. Etalé sur le sol, il put observer un peu les alentours. Une petite pièce sans fenêtres, éclairée par une simple torche, avec pour seul mobilier une petite table et quelque chaise, ainsi qu’un escalier de bois. A en juger par l’absence de la moindre vitre, Ivan estima qu’il devait être dans un sous-sol. L’avait-on enfermé là ? l’idée parcouru l’esprit du Sudiste, cherchant à savoir qui pourrait bien l’avoir capturé. Décidé à en avoir le cœur net, il se traina jusqu’à une des chaises, pour s’en servir comme appui pour se remettre debout. Une fois cela fait, il l’utilisa alors telle une béquille, et parvint à atteindre l’escalier à l’autre bout de la pièce.

 

Par le Strygidae, que de simples tâches paraissaient de véritables épreuves dès lors que l’on était un peu estropié ! Rien que le trajet jusqu’ici avait entamé ses forces, et l’idée de grimper cela le fatiguait déjà d’avance. Mais il ne pouvait pas rester là, à attendre bêtement, il lui fallait agir. Déterminé, il escalada une à une les marches qui le séparaient de l’étage supérieur, pour arriver en dessous d’une trappe. L’instant décisif était à portée de bras, il allait voir si il était captif, ou bien simple hôte… Poussant de toute ses forces la trappe, il eut la surprise de voir celle-ci s’ouvrir violemment , provoquant un vacarme de tous les diables. Quelles que soient les intentions des habitants du lieu, ils étaient prévenus de la « tentative d’évasion » de leur invité…

Mais alors qu’il se préparait déjà à défendre sa peau, le jeune homme n’entendit qu’une douce voix grave :

 

-Eh bien, on peut dire que vous êtes du matin mon cher !

 

La remarque ironique déstabilisa Ivan, qui s’attendait à tout sauf à cela. Mille questions se bousculaient dans sa tête, qu’il aurait aimé pouvoir poser à cet étranger, mais aucune ne parvenait à sortir, sa bouche restant totalement bée. Mais le maitre des lieux anticipa tout cela, et reprit la parole :

 

-Allons, ne restez pas là, venez donc vous asseoir à ma table. Vous désirez quelque chose ? Thé, chicorée ? J’ai encore du pain et de la confiture sinon. J’espère que vous aimez les prunes dans ce cas, il ne m’en reste plus qu’à cela.

 

Il s’arrêta un instant, avant de reprendre alors même que le Winterian suivait les conseils de celui qui s’avérait être un homme plutôt âgé, aux longs cheveux gris mais au regard toujours perçant.

 

-Mais pardonnez-moi, vous devez avoir tant de choses à me demander. Où êtes-vous ? Quelque part en retrait de la banlieue Sud de Stendel, non loin de là où j’ai trouvé votre corps. Et ne vous en faites pas, je ne vous veux aucun mal, contrairement à la Légion Impériale… Et sinon, peut importe mon nom, il vaut peut-être mieux que l’on ne se les échange pas, question de sécurité voyez-vous.

 

Si les paroles du vieil homme le rassurèrent un peu sur ses intentions, quelque chose l’intrigua toutefois. Sur ton inquiet, il parvint enfin à demander :

 

-Pardon, mais… Mon corps ? Que voulez-vous dire ?

 

Devant la question, son interlocuteur poussa un soupir, comme si il appréhendait déjà ce moment où il aurait à lui expliquer cela .

 

-Je vais être franc : Quand je vous ai trouvés, vous étiez morts, et depuis un moment. Noyés probablement, puisque vous étiez échoués sur une plage. J’ai vu vos vêtements, et j’ai compris d’où vous veniez. Je m’étais alors dit que vous méritiez au moins une sépulture correcte, mais alors que je continuais de creuser, vous.. êtes revenus à la vie. J’ignore comment, ou pourquoi, mais votre âme n’a pas quitté votre corps, et l’a réanimé. Je peux vous dire que ça m’a étonné une telle réaction, alors je vous ai emmené ici, et vous ai soigné. Ce fut surprenant la vitesse à laquelle vous avez récupérés de vos blessures, la seule qui soit resté étant cette fameuse jambe qui bizarrement n’a pas l’air de réagir comme le reste de votre corps.

 

Face à une telle révélation, Ivan fut proprement choqué, restant totalement planté sur la chaise sur la chaise sur laquelle il venait de s’asseoir. Était-il vraiment mort ? Cela expliquerait-il qu’il ne se souvienne de rien après la catastrophe ? Mais alors qu’il songeait à tout cela, son esprit refusant d’accepter les faits, il se rappela soudain d’autres choses importantes.

 

-Et le Jarl ? Tasterix, il devait aller à la capitale, pour changer les choses ? Est-ce qu’il va bien ? Vous dites que la Légion Imperiale me voudrait du mal, qu’en est-il alors de lui ?

 

 

Edit : Non, non, ce ne sont pas les miens xD

C'est Ivan Spencer qui m'avait envoyé ça par MP à l'époque ;)

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