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ackashi

Journal d'ackashi

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Journal d’ackashi.

 

 

 

 

Chapitre 1 : Un départ.

 

« La vie est longue et je veux la vivre pleinement, pas bloqué sur ce maudit dirigeable à la con ! »

Cette phrase, je l’ai prononcée il y a six ans, en pleine adolescence, à mes parents. Nous étions alors sur le Vellaciella, notre dirigeable, et suite à une violente insubordination de ma part, refusant d’aller chercher le charbon pour alimenter la chaudière, je décidais de quitter la demeure familiale qui m’avait vu naître sur Nabes.

 

 

 

Agé d’à peine douze ans, complètement fou, j’ai erré dans divers mondes en prenant de nombreuses identités. Que se soit mon vrai nom auprès d’anciens amis, celui de personnes de mon entourage ou bien ceux qui me furent attribués par les habitants que je rencontrais au cours de mon voyage. C’est notamment grâce à ces rencontres que j’ai pu découvrir tous les arts du travail de la pierre ou de la maçonnerie. Par ailleurs, cette vie de voyageur m’endurcissait chaque jour, m’enseignait à chaque instant les diverses façons de survivre dans les milieux hostiles. Tous ces apprentissages vous seront surement relatés ultérieurement. Le principal apprentissage pour ma survie fut celui que m’avait donné Maîtresse Kosume, lors des expéditions de colonisation, et qui me sert encore aujourd’hui. Je me la rappel chaque soir me crier « Couché si tôt ?! Comment veux tu t’en sortir sans faire plus que ce qu’on t’as demandé ?! Retournes avancer dans ton travail ! »

 

Puis plus rien. Durant de nombreuses années je me suis perdu. Pour tout dire, à la suite d’une expédition qui avait mal tournée, Maîtresse Kosume, son amie d’enfance Hitomi et ma comparse de travail Kogame étaient toutes les trois décédée. Je savais qu’elles avaient la santé fragile mais après toutes ces années passées loin des frontières à les voir si joyeuses avec nous, nous les pensions à toutes épreuves. Mais il est des choses sur lesquelles on ne peut tricher. Avec la dernière survivante du groupe, Nanase, nous avions essayé de regagner le point de départ mais nous fumes séparé par une tempête de sable dans le désert de Kigaru et depuis ce jour je ne l’ai jamais revu. À la suite de cela, j’ai passé du temps à chercher une occupation, ou quelque chose, n’importe quoi ! mais rien. C’était simple ; j’avais perdu espoir.

 

Et puis un jour, dans un éclair de lucidité, je me suis repris en main ; j’ai pris une identité fixe à laquelle me tenir et que j’allais faire mûrir. Repartant de zéro, j’ai repris le chemin de la civilisation, je me suis fait un nom dans divers mondes dans lesquels mon travail de bâtisseur et d’aide de camp fut reconnu. Tout allait pour le mieux ; les routes étaient tracées, les frontières étendues et les dragons connurent le même sort que les Withers : l’annihilation la plus totale. Les squelettes découvrirent la notion de destruction massive et les Creepers furent vaincus dans toute la comptée. Les portails étaient fonctionnels et l’économie battait son plein. Des contrées du Nord nous venaient par galions entiers, les fourrures et les cuirs les plus fins, tandis que par la Grande route de l’Est arrivaient les bois les plus rares. Je me sentais enfin entier et j’avais retrouvé une place quelque part.

Puis vint le Grand cataclysme ! Du jour au lendemain, tout fut rasé, la noirceur s’installa et recouvrit ce monde et sépara ses habitants.

J’étais à nouveau sans logis et seul. Mais cette fois ci, je ne me suis pas laissé sombrer. Bien décidé à retourner aux origines, et à reconstruire ce que j’avais perdu, je suis arrivé il y a un an, jour pour jour, sur ma Terre natale. Mais hors de question de rentrer chez moi comme un vagabond. Je voulais être reconnu à nouveau et que je puisse faire la fierté de ceux que j’avais laissé.

Pour cela j’ai décidé de commencer par le commencement et d’accepter les règles régissant ma future maison. Il me fallait donc commencer par devenir paysan. Et bien soit ; quand j’y repense cela fut vite fait sans doute grâce à ma motivation sans failles. Malheureusement je n’étais toujours pas entièrement libre de mon temps et de mon esprit à cause d’engagements qui me retenaient ailleurs. J’en oubliais ainsi de me présenter auprès des personnes auprès desquelles je voulais me faire connaître. Je suis donc resté seul longtemps bien que cela ne me fût point préjudiciable, car sans compte à rendre ici, je pu découvrir à loisir les subtilités de ces mondes dans lesquels j’allais me faire un nom.

 

Puis après quelques temps, je décidais de passer au niveau suivant. J’avais, à mon sens, fait le tour des possibilités que m’offrait mon rang de paysan. Bien qu’il soit déjà une preuve de l’attention portée à ce monde, je voulais plus. Je voulais pouvoir enfin trouver un métier qui me permette de rendre service auprès des habitants. Quand je vis que le gouverneur Sir Antenio acceptait de m’élever au rang de villageois, une énergie nouvelle s’insuffla en moi. J’étais devenu ackashi le bucheron et je m’attelais ainsi à monter mon exploitation forestière. Bien que modeste, elle me permettait de produire correctement les principaux bois de construction. 

Par ailleurs, j’avais reçu,  en tant que paysan, une dépêche de Messire Miti me proposant l’aide de la glorieuse Nevah, pour me faire mes marques. Mais comme je le disais plus tôt, j’avais pu bien m’adapter à ce monde. Aussi j’avais en ce temps là décliné son offre (ce qui était extrêmement impoli de ma part j’en convient). Mais le rang de villageois et la prise d’un métier m’avaient fait évolué. Aussi je réfléchissais depuis quelques temps à offrir mes services à une cité. C’est là qu’en revoyant la lettre de Sir Miti, je voulu partir pour Nevah.

Et c’est ce que je fis. Laissant ma cabane de bucheron pour un temps, j’arrivais sur les terres de New-Stendel. Par C.R.A.S.H, le trajet jusqu’à la cité fut rapide et à la sortie de la gare, surprise une agitation assez rare animait la ville. Je me dirigeais donc vers les grandes portes de la citadelle afin de me rendre pour demander une audience auprès du duc.

Mais les grandes portes n’étaient plus, celles ci étaient démontées pierres par pierres et les murailles étaient en passe de connaître le même sort. Une dizaine de névains s’activaient avec acharnement à cette tâche et, au milieu d’eux, Miti travaillait avec acharnement. Ainsi, profitant d’une pause, je m’agenouillais devant lui et lui offrit mes services avec du bois de ma réserve en gage de ma bonne parole. Il dut trouver cette idée étrange surement de plus mes manières étaient grossières, mais il eut la bonté d’accepter. Il dépêcha un de ses acolytes qui me fit faire une visite détaillée du magnifique territoire de Nevah. Son histoire et sa beauté me plurent immédiatement et, en rentrant à la citadelle (dont la plupart des murailles étaient déjà à terre), on m’offrit la possibilité d’intégrer l’illustre guilde des vagabonds chasseurs. Ainsi, pour Nevah, on me proposait de chasser, de me dépenser et de prouver mon attachement à ses habitant. J’ai donc instantanément accepté et entamé avec toutes les personnes présentes les modifications à apporter à la citadelle et au château de Nevah la fière.

 

 

 

Chapitre 2 : En route pour Nevah.

 

Les murailles furent vite abattues sous les nombreux coups de pioche des névains. Bien qu’ayant l’air de personnes tout à fait normales au premier abord, ils se révèlent être complètement fous mais très sympathiques. Leurs aptitudes à la destruction au remplissage de cavités ou leur cohésion méritent d’être cités tant ils excellent dans ces domaines. Reboucher les douves fut également rapide car leur faible profondeur et leur largeur n’avaient en réalité que des but dissuasifs plus que réellement défensifs.

Une des étapes les plus longues fut le démontage des maisons. En effet il était nécessaire dans un premier temps de trouver les propriétaires, leur demander si ils voulaient se charger en personne de la mise en sécurité provisoire de leurs affaires et, dans le cas où ceux ci n’étaient plus joignables, ou que les missives n’arrivaient pas à leur destinataire, c’était donc à nous de nous charger de récupérer et trier les affaires des habitants et des maisons pour les emmener à l’abri dans les salles de la banque. Les matériaux ainsi récupérés étaient alors stockés car la ville, dans un souci de développement durable et d’éviter les dépenses inutiles, comptais récupérer les matériaux encore utilisables lors de la construction de la nouvelle citadelle.

 

Parmi les névains avec lesquels je nouais le plus rapidement des liens, on peut naturellement citer Sir Miti, Dame Junie, Dame Yuna ou Messires Khantyer et Ezdrinker. C’est sûrement grâce à leur présence à chaque fois que je passais que je pris vite certaines habitudes des coutumes de Nevah comme d’enterrer les personnes immobiles trop longtemps ou le massacre systématique des lapins présents sur le territoire. Leur enthousiasme et leur amabilité me touchaient car, bien que n’étant pas névain et peu présent, ils ne m’en tenaient pas rigueur et me confiaient des travaux de modification du terrain, de construction, certes simple, mais je pouvais au moins avoir l’impression d’être utile.

Deux autres névains sont également à citer pour leur caractère ; comment dire, étrange et singulier. Il s’agit de Sir BartolomHey et Sir Gauchiste. En effet ils ont une façon assez singulière de communiquer. Une des premières fois que je les croisaient, ils étaient en train de hurler au travers du chantier demandant des ressources ou exprimant leurs avis sur divers sujets comme Nevah ou leurs opinons sur la vie quotidienne. C’était ma foi fort impressionnant bien que en réalité assez drôle. J’eu ce jour là la bonne idée de me taire car il est bon de savoir que, dès que Sir Gauchiste est contrarié, il peut avoir des réactions étranges. Une fois il me fit taire de force car je l’avais taquiné et une autre il m’en ferma dans une cage de bedrock dont je ne pu m’échapper avant quelques heures, me faisant torturé par un système de pistons que personne autour ne voulu me libérer préférant me traiter de Protokévin, insulte violente s’il en est. Trouvant une autre occupation, il me laissa seul dans mon piège de bedrock dans lequel, après quelques essais, je trouvais une position confortable et réussis à trouver le sommeil. Au matin, j’avais été libéré et placé dans un coin de la pièce et les murs de la salle avaient été érigés. Puis je pris quelques jours de repos. Enfin si on peut appeler cela du repos. Le but de ces jours était de refaire mes réserves sur Novum afin de les rapatrier pour la guilde.

 

J’avais lors de mon arrivée, construit une cabane où entreposer mes ressources, un lieu où je pouvais laisser mes biens les plus précieux comme les denrées les plus banales. Je l’avais placé non loin du portail d’arrivée, à quelques kilomètres de là, histoire de ne pas être trop loin non plus, mais tout en trouvant coin que les générations de mineurs n’avaient pas vidé. Le chêne et le bouleau y sont des ressources présentes en assez grandes quantités mais le problème reste le sapin. En effet, faisant parti des ressources principales pour la construction de bâtiments et de mats de navires, ces forêts, parfois assez rares selon les régions, sont souvent surexploitées et de manières non durables. Aussi, je m’étais crée une petite exploitation de taille très modeste mais adaptée à mes disponibilités et mes besoins réduits. J’avais par ailleurs réussi à me procurer des plants de sapins géants qui, stimulés par un engrais de ma composition à base de d’auxines et de gibbérellines, accélère fortement la croissance de entrenœuds et permet un rendement amélioré. Mais malgré cela, le rendement ne me convenait pas en matière de sapin. Les petites campagnes d’extermination de squelettes et de creepers fonctionnaient, le minage de minerais de fer était rentable mais pas assez par rapport au besoin que j’éprouvais de remplir au plus vite mes objectifs. Aussi j’entrepris un court voyage durant lequel je pu vider un forêt de sapin la replanter et rapatrier le bois à Nevah. J’étais assez fière de mes résultats.

À mon départ, les habitations de la citadelle avaient été achevées et nous avions commencé la destruction de la façade du château qui avait été vidé au préalable. Mais à mon retour, le château n’était plus et les caves du nouveau étaient en construction. Dame Junie eu la gentillesse de faire le compte des dernières ressources amenées et m’annonça la nouvelle : les 3000 points étaient passés.

À cette nouvelle, je poussais un cri de joie qui gênât fortement les passants. Ainsi, j’étais éligible à l’intégration en tant que névain.

 

Cela peut en soit paraître bénin comme envie, mais comme je le racontait précédemment et comme mon passé l’explique, le fait de m’installer et de me faire reconnaître est un chose extrêmement importante. De ce fait, je me mis activement à travailler ma candidature. J’en arrivais à la suivante :

 

 

         Bonsoir à tous et à toutes,

 

Je me présente ce soir à vous en tant que villageois souhaitant rejoindre la fière Nevah. Je vais donc, dans la présente, commencer par me présenter.

 

Je suis ackashi, je fêterais sous peu mon dix-neuvième printemps et je suis revenu sur ma terre natale il y a un an, suite à quoi je suis devenu paysan. Ce n’est que dix mois plus tard que je me présentais au monde par le biais de l’Ambassade de Nouveaux Arrivants. C’est à ce moment que le grand Miti a pris contact avec moi pour la première fois. Puis, le vingt-et-un janvier, je devins villageois. Je me suis rapidement tourné vers la grande Nevah pour offrir mes services. J’ai donc été intégré à la Guilde des Vagabonds Chasseurs pour laquelle j’ai rassemblé mes 3000 points. Durant ce temps j’ai pu être observé régulièrement sur les murailles de la citadelle, dans une tour installant des escaliers, dans des bâtisses posant des planchers ou dans les caves du château retravaillant les voutes et les piliers. En soit rien de titanesque ou d’exceptionnel mais ce sont ce que je fis pour Nevah.

 

Durant ce temps, j’ai pu croiser des personnages illustres comme Messires Miti, Ezdrinker, Khantyer, BartolomHey, RyeMash, Napo ou Dames Yuna, Junie. Ce fut fort sympathique de pouvoir dialoguer avec ces personnes qui, étant mes ainés ont bien plus d’expériences dans de nombreux domaines. Il est donc pour moi assez enrichissant de bavarder de tout et de rien sur un temps assez libre. J’espère de tout cœur que ma présence leur est sympathique et que nous pourrons encore longtemps converser.

En ce qui concerne mes motivations, je pense les avoirs maintes fois évoquées avec vous ; trouver un foyer. Je tiens à m’installer et construire ma vie dans un endroit aussi riche et vivant que Nevah. Son caractère, sa communauté m’ont toujours charmés et ce serait un honneur de pouvoir continuer à gravir les échelons aux côtés de cette sérénissime cité. En effet, certain d’entre vous le savent peut être déjà, quand le temps sera venu, je souhaite devenir citoyen et ouvrir un commerce. Et Nevah a par le passé et le présent, su montrer son soutien à ces entreprises.

 

Aussi, par la présente, je vous adresse de tout mon cœur ma demande de vous rejoindre.

 

Recevez ainsi mes plus sincères et respectueuses salutations,

 

Ackashi.

 

 

 

Et c’est ainsi que je fis ma demande pour rejoindre Nevah.

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