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Shalaevar, Chevalière de la Brume


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Mes chers amis, collègues minefieldiens, compagnons d’aventures et invités de marques, bienvenue. Je suis très heureuse de vous retrouver sur ce texte, marquant le début d’un nouveau chapitre de mon histoire. C’est avec honneur, reconnaissance et humilité que je remets entre vos mains aujourd’hui  ma demande d’adoubement.

Tel qu’il est d’usage, voici les liens vers mes précédentes candidatures effectuées tout au long de mon parcours sur Minefield. Je vous recommande fortement de les regarder avant de continuer la lecture du présent texte:

 

-Présentation d'arrivée

-Candidature Villageoise;

-Candidature Citoyenne;

 

-Candidature Commerçante;

 

 

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  • I. Présentation IRL;
  • II. Présentation In-game;
  • III. Mon parcours sur Minefield;
  • IV. Motivations pour devenir chevalière;
  • V. Role-Play;
  • VI. Clôture;

 

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Bien que je sois d’une nature discrète et réservée concernant ma vie personnelle et quotidienne, particulièrement sur Internet où je préfère garder un certain niveau d’anonymat, je vais continuer de lever légèrement le voile sur ma personne, tel que entamé lors de mes précédentes candidatures. Québécoise de 24 ans et dénommée Sarah, je suis une petite personne habitant dans une grande, très grande ville connue sous le nom de Montréal. Bien que cette métropole soit souvent critiquée par les autres habitants du Québec pour son manque de verdure et son abondante quantité de béton apparente, le quartier dans lequel je loue mon appartement est tout l’inverse. Peu de passants, bruits pratiquement inexistants outres les échos lointains, arbres et végétation abondantes, en bref un petit coin de paradis au centre d’une cité mouvementée où il est possible de relaxer et surtout étudier. Voilà qui tombe plutôt bien car je suis en ce moment étudiante dans le domaine de l'ingénierie de bâtiment. Malgré que ma formation ne soit pas entièrement achevée et qu’il me reste encore un long parcours, je travaille tout de même dans ce domaine en tant que chargée de projet dans le département des installations matérielles pour un hôpital pédiatrique.

 

Sur une note un peu moins formelle et sérieuse, il est évident que j’ai de nombreuses passions et passe temps outre Minefield. Je vous accordes qu’il est difficile de concevoir cette réalité étant donné le temps que je passe in-game… Parmi la liste non exhaustive d’activités que je pratique, le cosplay et le roleplay occupent une place très importante dans mon emploi du temps et mon coeur. J’affectionne tout particulièrement passer des journées complètes derrière ma table de travail, sans avoir à me soucier de rien outres coudre des jolies lignes droites sur un tissu finement brodé. Malgré les nombreuses demandes, je suis toujours en phase de réflexion pour la création d’un Instagram ou une quelconque autre page afin d’y regrouper mes réalisations. Je n’apprécie aucunement l’idée d’exposer mes créations (et mon corps du coup) au chaos qu’est Internet. Peut-être qu’un jour, je vais finalement me faire à l’idée qu’internet n’est pas peuplé que de troll. Ironique de dire cela alors qu’on se considère comme tel (Je sors de chez moi pour voir des gens aussi parfois et je n’habite pas sous un pont. mdr).

 

Également grande fanatique de cinéma et série en tout genre, il est impensable de passer une journée sans regarder un film ou équivalent. Autant dire tout de suite que Disney+ et Netflix ont fait une fortune avec moi, étant abonnée depuis déjà bien longtemps. Witcher, The Arrival, Avengers, Star Wars, Moana, Frozen, Altered Carbon, Daredevil, Lucifer, Star Wars, The Office, Breaking Bad, (Star Wars again ?), Narcos,  (Star Wa…. Bon okay on a compris je crois), Peaky blinders, Riverdale, Sabrina, You, Elite…. Et Tout cela n’est qu’une infime partie de tout ce que j’ai regardée au courant de la dernière année ! Grâce à cette liste, il vous est possible de constater deux choses assez importante me concernant. La première étant que je suis une amatrice incontestée de Star Wars (c’était difficile de le remarquer). Et la seconde que j’aime varier les styles de films et séries que je regarde. En sommes, je me considère comme une cinéphile aguerrie. 

 

L’une de mes plus grandes découverte de cette année a sans doute été l’impression 3D. J’ai débutée cette activité que dernièrement, mais je suis déjà tombée follement amoureuse de ce médium. Il suffit seulement de quelques heures d’impression et de peinture pour obtenir une réplique presque exacte de tout ce que vous pouvez imaginer. Props de jeux vidéos, accessoires de film et pièces de cosplay d’une simple pression sur un bouton. La magie des temps modernes j’imagine. En bref, cette nouvelle découverte risque de grandement améliorer la qualité de mes créations futures.

Voilà qui fait un très bon résumé de ma petite personne. Vous savez maintenant un peu plus qui cache derrière le signe [MUET] lors des discussions Discord !

 

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Maintenant, attardons-nous davantage sur le personnage que j’incarne en jeu. Shalaevar Merilae est une dokkalfar (l'équivalent d'une haute elfe) de naissance, arrivée sur Stendel à la suite d’une relativement courte vie hors des terres de l’Empire. Fille du Noble Evardan De Merilae, elle fut privée de la particule noble de son nom suite à sa naissance non désirée d’une quelconque gourgandine de maisons de passe. Détesté par ses deux frères aînés pour cette exacte raison et n’ayant jamais connue sa mère, elle n’a pas eu une enfance que l’on pourrait qualifier d’ordinaire ou d’aisée. Entre l'obsession que son père nourrissait, pour ses yeux verts et son éducation, et le peu d’amour que Shalaevar eu droit tout au long de son cheminement vers l’âge adulte, sont là que deux exemples bien anodins des épreuves qu’elle a traversé. (Je vous invite d’ailleurs fortement à lire les RP de mes précédentes candidatures.) L’histoire de Shalaevar est longue avant son arrivée officiel sur les terres de l’Empire. Malgré cela, son histoire sur Stendel est loin d’être vide et inintéressante, tel que vous allez l'apercevoir lors de la lecture de la section suivante de cette candidature. Son évolution RP au sein de l’Empire lui a permis d’obtenir de nombreux titres au fil de ses aventures. De Vassale de Simurgh à Conseillère, en passant par Commodore de la garde volontaire, sans oublier le titre de Gardienne de l’Ordre du Lys d’Argent ou encore Tailleuse à ses heures perdues. Shalaevar à une vie bien remplie et ne compte pas s’arrêter là, en gardant ses acquis.

 

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Depuis mon arrivé sur Minefield, les projets se sont accumulés et dupliqués de manière exponentielle :

 

Simple Paysanne ne demandant rien à personne, je prends possession d’un petit lopin de terre près d’une rivière tortueuse. Quelques arbres coupés, planches taillées et pierres empilées plus tard, une petite maison rustique est désormais installée aux abords du cours d’eau.

 

La décoration intérieure à peine terminée, cette petite résidence reçoit déjà un invité de marque sous son toit fraîchement construit: le seigneur de Simurgh, Chevalier de Stendel, Stalroc. Suite à une visite de son territoire, plusieurs discussions enjoués et le début d’une amitié, c’est avec une Shulker sous le bras et un inventaire plein que je pris possession d’une petite chambre dans l’auberge de Simurgh. Ainsi se termine l’histoire de cette construction paysanne, détruite aussi rapidement que construite.

 

Peu de temps après mon déménagement, de nombreuses séances de farm m’ont permises de renflouer les coffres de la banque de Simurgh. Cette réserve abondante de ressource m’a d’un côté permise de m’intégrer aux citoyens de Simurgh et de gagner leur confiance, et de l’autre côté confirmer les rumeurs et légendes sur les farmeurs Québécois, venant renforcer cette réputation.
 

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En prenant activement part à la vie quotidienne de Simurgh, de nombreux projets m’ont été confiés: aménagement, construction, décoration et rénovation de bâtiments divers et variés ont été mon quotidien pendant de nombreuses semaines. En un rien de temps à l’aide des précieux conseils des joueurs, mon potentiel créatif sur Minecraft a explosé, mes talents en architecture ont été décuplés et je me suis découvert une force que je ne pensais pas posséder.

 

Armé de pioches, pelles et haches, Stalroc et moi-même avons en quelques semaines intégralement rénovés les quartiers aux alentours de la banque, du lac ainsi que la tour abritant l’oiseau géant. Ce projet fort plaisant m’a permis de comprendre le style de Simurgh et d’explorer les limites et possibilités de cette architecture.

 

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Allant contre la nature elfique de mon personnage et cherchant à imiter mes amis nains, avec Lyoriu et MrFalcar, nous avons débutés la construction de la station de métro  de l’Académie de la ville. Cet exercice formateur m’a permis d’assimiler les étapes d’une construction souterraine d’envergure en plus de pousser davantage ma compréhension des blocs disponibles sur Minefield. C’est ainsi que quelques jours plus tard, en solitaire cette fois, j’achevais une seconde station de métro près d’une des nombreuses places marchandes de la cité, laissant dans mon sillage des pioches brisés, signe de mon travail acharné.
 

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Cette fois avec Felix_de_Felicis et Lyoriu, le défi était un peu plus grand. Deux maisons à démolir entièrement et à reconstruire selon des dimensions fixes et un terrain peu clément et impossible à modifier. De plus, l’aménagement de l’espace public à l’avant et à l’arrière des maisons devaient être réalisés conjointement et en harmonie avec les nouvelles structures. Bien que moins importante en durée, ce mini projet a totalement changé le visage de cette entrée de ville, offrant désormais une vue imprenable sur la campagne de la cité et la rivière en contrebas.
 

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Toujours dans la catégorie de l’architecture de ville, un projet “carte blanche” comme je les appelles m’a été confié. Sans indications ou limites, la construction de ce qui deviendra par la suite mon manoir personnel commença. Avec ce manoir, ma descente vers un enfer portant le nom ‘’folie des grandeurs’’ débuta. Bâtiment magnifique mais beaucoup trop gros pour être une maison standard, Stalorc m’a offert la construction en guise de remerciement pour les services apportés à Simurgh.
 

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Quelques séances de farm, de nombreux petits projet divers et mandats variés plus tard, MrFalcar entama le début de ce qui allait être ma plus grosse construction sur Minecraft et Minefield combiné. Ardoise, brique de marbre et pierre taillée en inventaire, les fondations du château de Simurgh étaient placées. Jour après jour, les murs du château étaient érigés par une bonne partie des citoyens de Simurgh. Cette majestueuse construction prenait lentement forme sous mes yeux ébahis devant cette architecture monumentale et ce travail de précision.

 

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Alors que l’extérieur du château était en bonne voie d’être terminé, on m’a assigné la rénovation d’un quartier complet, datant des débuts de Simurgh. Le quartier artistique, situé près du théâtre de la cité devait totalement être rénové afin de respecter le nouveau style précédemment mis en place. C’est ainsi que moi-même, Apixel, Hice_Berg et Kageboshi avons réalisé en quelques semaines cet nouvel aménagement.
 

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Mon plus récent projet de construction en date pour Simurgh, en oubliant l’extension récemment obtenue, la réalisation complète d’un nouveau quartier m’a été confié par Stalroc. Aidé par Kageboshi et d’autres joueurs de Simurgh, nous avons aménagé, créé et décoré le nouveau quartier au pied de l’académie de Simurgh.
 

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Voilà qui résume mes grands projets d’architecture réalisés pour la ville de Simurgh ! Cependant, de nombreux petits projet de construction ici et là sur le serveur ne peuvent que difficilement être classés, les voici donc accompagnés d’une petite légende.
 

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Bureau de conseillère dans le château de Simurgh;

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Maison décorative sur Simurgh;

Maison décorative sur Simurgh

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois, je me prends pour une super-héroïne. Bat-Shala protège Simurgh;

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Décoration d'une maison quelconque;

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Maison en Capital;

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Maison en banlieue sud de New-Stendel:

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Comme vous devez vous en douter, les constructions ne sont que la pointe de l'iceberg de mes activités sur le serveur. En effet, non loin de la catégorie précédente, à l’aide des autres dirigeants de Simurgh, nous avons préparé la troisième grande extension pour Simurgh. Les nombreuses heures de rédactions, planifications et construction de maquette nous ont permis d’obtenir une grande portion de territoire, qui devrait très bientôt abriter de petites merveilles architecturale, comme le reste de Simurgh.

Depuis mon arrivé sur Minefield, j’ai en tête la construction et la mise en place d’un élément fort important à mes yeux et occupant une place importante dans mon coeur: la création d’un projet RP dark fantasy regroupant des éléments de mes univers favoris. Manque de temps et vu le fort lien d’amitié qui se développe davantage chaque jour avec les gens de Simurgh, l’un des bâtiments clés de ce projet, aka le monastère de l’Ordre du Lys d’Argent, est devenue partie intégrante de la nouvelle extension, ci-dessus mentionnée. Cependant, je garde encore espoir et dans un coin de ma tête la possibilité de faire naître ce projet dans le futur. Visiblement, j'ai n'ai pas été en mesure de garder ce projet dans ma tête bien longtemps ! Le projet "Les Terres du Lys" a récemment été validé, venant enrichir davantage le RP et le lore disponible pour l'Ordre !

 

 

 

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Également, depuis plusieurs mois maintenant, je suis en charge de la salle des quêtes de Simurgh. Tant de point de vue gestion qu’organisation logistique et matériels. Cette institution a pour but de farmer, regrouper et distribuer les ressources nécessaires aux quêtes quotidiennes de Riannon et Bou’Dumonde aux citoyens de Simurgh désirant participer. Les divers récompenses de quêtes sont ensuite redistribuées un peu partout sur Minefield: que ce soit dans les coffres de Simurgh, envoyés à l’ANA pour les nouveaux arrivant, etc.

 

Quelques temps après mon arrivé sur le serveur et face à un manoir énorme sur Simurgh, j’ai décidé de combler une bonne partie du rez-de-chaussée de ma résidence personnel avec un atelier RP de couture. De cette façon, j'espérais combler plusieurs besoins précis d’un seul coup: remplir cet énorme bâtiment, joindre ma passion pour la couture IRL à un élément In-game et offrir mes services de création de skin pour les joueurs et projets de Minefield. 

Ainsi depuis près d’une année, de nombreux joueurs et certain projets se pavanent fièrement portant mes créations.
 

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Afin de partager mon amour pour le roleplay, partager des conseils d’écriture et s’amuser entre compagnon de jeu, j’ai initié il y a un moment un atelier d’écriture. Le principe est assez simple: permettre à n’importe qui d’écrire une petite histoire de quelques paragraphes sur un sujet de leur choix. Les autres participants peuvent par la suite lire, commenter et conseiller l’auteur du texte afin de lui donner un avis en temps réel. J’envisage fortement faire une deuxième édition de cet atelier dans un futur rapproché au vu du succès et des nombreuses participations de la première édition.

 

Depuis l’obtention de ma license commerçante, les verreries de la nouvelle lune fonctionnent à merveille. Mon petit commerce en capital offre des prix compétitifs sur une bonne sélection d’articles. Il n’est pas rare de voir mes panneaux de la capital et de Simurgh se faire vider en quelques semaines, signe à mon avis de la satisfaction des clients.
 

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D’ailleurs, j’ai récemment rejoint le Comptoir Commercial des Artisans Simurgheois (CCAS) afin d’offrir davantage de services de qualité et de bas prix aux joueurs du serveur.

Bien que ma participation ait été relativement limitée, j’ai aidé les dirigeants de Simurgh lors de l’organisation de l’event “Le Royaume de Simurgh en fête”. 

 

Suite à la relance des activités de Simurgh, j’ai rejoint un mouvement débuté par Stalroc afin d’aider les nouveaux arrivants sur Minefield, en les guidant dès leur premier pas sur le serveur afin qu’ils trouvent rapidement leurs repères, qu’ils trouvent un projet à leur goût et qu’ils s’intègrent à notre communauté minefieldienne. 


Commodore de la garde volontaire depuis peu de temps, j’ai récemment pris part à la construction d'une multitude de Navires avec l’aide de l’Amiral Wariow. Les bâtiments, situés près de Terre-Morne, Fort Herobrine et Nouvelle-Azur, chacun d’eux, 18 canons, deux mâts et tout ce qui va avec pour que le bâtiment roule soit opérationnel ! (Vous voyez maintenant à quel point je m’y connais en Navire… xD). Il s'agissait de ma première tentative de construction minecraft de bâtiment flottant et je crois, sur toute réserve, être arrivée à un résultat intéressant. À noter que les plans ont été créés par l’Amiral et que je suis seulement l’ouvrière en charge de suivre les indications.

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La république de Freiwald m'ayant récemment accepté parmi-eux, j'ai eu l'occasion de construire quelques bâtiments en leur compagnie ! 

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Je vais taire certaines de mes réalisations afin de ne pas déroger aux règles de conduites, mais j'ai récemment eu le privilège de rejoindre l'Association des Artistes Anonymes. Bien que mon implication est, pour le moment en raison de ma récente arrivé au sein du regroupement, je suis honorée de travailler à leur côté afin de fournir à Minefield des œuvres artistiques de toutes sortes ! (Et ainsi aider le serveur au meilleur de mes capacités et talents)

 

Et finalement, il est évident qu’aussi souvent que possible, je suis présente lors des événements organisés sur Minefield.

 

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En une seule année de service, j’ai pu assister à des départs de joueurs, des prises de tête, des discussions stériles et animées par la colère, des temps d’absence et d’inactivité… À titre d’aspirante à l’ordre de la chevalerie, je peux vous assurer que tout comme vous, je suis animée par les mêmes espérances, les mêmes inquiétudes et les mêmes espoirs concernant l’évolution du serveur. À mes yeux, le rang de chevalier est avant tout un titre honorifique afin de mettre de l’avant les joueurs qui prônent les valeurs portés par Minefield. Des joueurs de confiances qui peuvent rester calmes et réfléchis peut importe la situation. Qui savent être respectueux peut importe les allégeances in-game et faire fi des tensions sur le forum lors des débats. En soi, à mes yeux, les chevaliers de Minefield devraient être la flamme qui guide la conduite des autres dans la pénombre. Des joueurs humbles dont l’investissement, l’exemplarité et leur écoute de la communauté ont convaincu le staff de leurs capacités.

 

Je suis convaincue que je possède les qualités ci-dessus mentionnées. Malgré mon ancienneté dérisoire à comparer de certains de mes collègues minefieldiens, je présente une ouverture vers la communauté du serveur non négligeable et une activité largement suffisante pour prétendre à la chevalerie. Je serais honorée de représenter les joueurs et le serveur en portant fièrement ce titre, au combien important à mes yeux. Toujours pour être entièrement honnête avec vous, le deuxième home ainsi que beau palefroi blanc me fait de l’oeil depuis un petit moment. Je suis certaine qu’ils me seraient plus qu’utile pour la suite de mon parcours sur Minefield.

 

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Attention. Veuillez prendre note, avant la lecture des prochaines lignes, que cette histoire contient des passages oppressants, sombres et pouvant parfois dépasser la limite de violence. L'univers dans lequel évolue mon personnage est très sombre et peut être classé dans le dark fantasy. Âme sensible s'abstenir.

 

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Souvenirs embrumés


I - Dans la brume

 

Le plus éprouvant, pour celles et ceux qui pénètrent pour la première fois l’épaisseur grise et froide des Vents de Brume , c’est le moment d’installer un campement.

 

Tout le monde a entendu parler des choses qui emplissent l’atmosphère une fois dans l’étreinte glaciale des langues opaques et ternes qui ont envahit le continent. Les contes, les légendes, les récits, les racontars abondent au sujet des formes indescriptibles qui se découpent dans la pénombre et tortillent leurs membres contre-nature à la lisière de la perception des vivants. Ces histoires, tous ici les connaissent. On leur a raconté que l’air pouvait s’emplir d’une pourriture telle que les poumons se décomposaient. On leur a dit que les animaux qui n’avaient pas été tués par la Brume n’avaient plus rien de reconnaissables, et rampaient en gémissant ou en hurlant à travers la lande désolée où des arbres sans feuilles tendaient leurs branches blanchies et agonisantes, comme autant d’ossements privés de sépultures. On les a prévenu qu’à chaque inspiration, ils avaleraient ce mal gris, humide et froid, et qu’ils le sentiraient grandir en eux, plonger ses racines dans leur cœur, leurs veines, leurs os, et qu’ils se dissoudront dans la Brume comme du sel dans la mer.

 

Ils sont venus, pourtant. Des quatre coins de l'Empire de Stendel, de leurs petits morceaux de royaumes reconstruits sur les ruines de leurs souvenirs. Ils sont venus parce qu’il y a toujours eu, chez les vivants, cet espoir de pouvoir s’en sortir. De pouvoir courir. Courir hors de portée du danger. Courir plus vite que les choses qui hantent la Brume. S’en sortir, de justesse, mais s’en sortir, oui. Alors, lorsqu’il faut camper, lorsqu’il faut s’arrêter d’avancer, lorsqu’il faut s’immobiliser dans ce nuage impénétrable de promesses de morts… c’est là, le plus souvent, qu’ils craquent. Cela prend bien des formes. Souvent, ceux-là vont et viennent entre les différents membres de la caravane, sans attache. Ils ne montent pas leur tente. Ils ne posent pas leurs affaires. Ils vont proposer leur aide, à droite, à gauche. s cherchent un endroit pour s’installer, mais ne sont jamais satisfaits. Ils gardent leurs gants, leurs capes, leurs sacs. Au cas où, soudainement, il faille prendre la fuite. Être prêt, déjà, à s’extraire du groupe de ceux qui auraient trop candidement monté leur campement et se feraient engloutir, nu-pieds et désarmés, par les horreurs de la Brume devenues réelles.

 

Lorsqu’enfin il n’y a plus personne à aider, que les tentes sont montées, ils se mettent à poser des questions. Sommes-nous bien installés ? Sommes-nous sûrs de la route à suivre dans les lambeaux gris qui effacent tout horizon ? Est-il possible de voir la carte ? La boussole ? L’endroit est-il défendable ? Si oui, quels sont les plans d’action en cas d’attaque? Comment se défendre ? Les armes fonctionnent-elles ? Quel matériel sauver en premier ? En dernier ? Et ainsi de suite. Et ça, c’est quand ça se passe bien et qu’ils se calment. Parce qu’il y a ceux que l’oisiveté et l’immobilité tétanisent, peu à peu. Ils restent là, prostrés, à l’entrée de leur tente, et ils oublient. Ils oublient que leurs vêtements sont en train de s’imbiber d’eau. Ils oublient de remplir leur gourde. Ils oublient de manger. Ils restent éveillés toute la nuit, le regard perdu dans les volutes sombres qui trempent peu à peu les torches et les brasiers du campement qui s’endort. Eux, lorsqu’ils se brisent, c’est dans le silence. Ils se figent lorsqu’ils faut courir, et c’est fini. Ils disparaissent. Sans un cri. Sans un bruit. Avalés par la brume.

 

Merilae fut sortie de ses réflexions par le choc de son épaule avec un bol de ragoût fumant. Le-dit bol était tenu par une main imposante, reliée à un bras tout aussi massif, appartenant à un certain Hertas Aguimdor. L’homme mesurait plus de deux mètres de haut. Il portait une barbe noire fournit qui descendait jusqu'à son sternum, et son crâne était chauve. Son armure de métal était faite d’un acier sombre, et il portait à son côté une épée bâtarde ressemblant plus à un espadon brisé qu’autre chose. Il avait la carrure d'un véritable combattant, de quoi faire rêvasser une grande majorité des hommes de la garde volontaire.

 

La dokkalfar se saisit du bol, remerciant l’imposant individu d’un signe de tête tandis que celui-ci prenait place à ses côtés. Sous ses airs patibulaires, le colosse abritait une âme franche et amicale, et faisait profiter quiconque était assez courageux pour discuter avec lui de son esprit vif et prompt à la plaisanterie. Sa famille venait de l'Ouest du continent, d'une cité nommé Aégis. Personne n’en savait plus sur lui, et au fond, cela convenait à Merilae. Ils devaient former un étrange tableau, installés là, dans ce campement au milieu des brumes et de la mort, lui, le mercenaire robuste, et elle, la dokkalfar. Il faut dire que Merilae était l’exact opposé de son camarade : elle ne mesurait pas plus d’un mètre soixante-dix, et encore, ça, c’était avec ses bottes. Son physique était élancé, presque frêle, et cette impression de fragilité était soutenue par le teint pâle de sa peau, propre à sa race. Elle avait noué sa chevelure rousse en une longue tresse qui descendait jusqu’au milieu de son dos. De part et d’autre de son crâne, des mèches rebelles et bouclées pendouillaient comme autant de flammèches rebelles dans l’humidité ambiante de la brume. Son visage était percé de deux yeux d’un vert pâle, de la même couleur que le feuillage d’une plante qui n’aurait pas suffisamment vu la lumière.

 

Ils mangèrent en silence pendant de longues minutes. Autour d’eux, le campement de fortune bruissait d’une activité discrète, comme une famille de souris fouissant dans les feuilles. Tous savaient qu’à chaque instant, le monde entier pourrait les dévorer.

 

Mais il ne le faisait pas. C’était une question qui, depuis longtemps, avait fait son nid dans l’esprit de la dokkalfar. Si la brume était si affamée, si grouillante de monstres, pourquoi ne les dévorait-elle pas tous, purement et simplement, lorsqu’ils y pénétraient ? Aucune biche ne séjournait au milieu des loups. Pourtant, et Merilae le savait bien, la brume ne tuait pas toujours, ils en étaient la preuve. Qu’est-ce qui la poussait à les épargner, ou bien, au contraire, à les absorber ?

 

Il y avait bien trop de zones d’ombres sur la nature même de la brume. Les rares récits au sujet des mystiques qui auraient scellé la brume autour de leur monastère étaient flous, incohérents, se contredisaient les uns les autres. Pourtant, il devait bien y avoir quelqu’un, quelque part, qui connaissait la vérité. Qui saurait découvrir la nature réelle de la brume, de ce qu’elle abritait… et de ce qu’elle voulait.

 

La voix d’Hertas, grave et étonnamment douce, prononça quelques mots à son attention qui l’arrachèrent à ses pensées. Le colosse avait terminé son bol de ragoût, celui-ci à présent déposé à ses pieds, dans la terre rendue meuble par l’humidité constante. D’une main, il utilisait un bâton solide pour attiser les braises du feu de camp, auquel il ajouta avec nonchalance une fine bûche. Les arbres avaient beau être morts, leur bois pourrissant était imbibé d’humidité et brûlait mal, dégageant une fumée grisâtre qui se diluait difficilement dans l’atmosphère saturée de brume. Merilae leva ses yeux de son bol à peine entamé où gisait, désormais froid, le ragoût. Elle n’en avait avalé que quelques bouchées avant de retomber dans la spirale de ses réflexions. Elle n’avait, en y pensant, pas faim. Il fallait pourtant bien qu’elle mange. Son corps en souffrirait, et leur route était encore longue. Hertas la regardait : elle n’avait pas prêté attention à ses propos.

 

- Pardon , dit-elle. Qu’as-tu dit ?

 

- Encore dans tes pensées, hrm ? répondit-il avec un petit sourire en coin sous sa barbe imposante.

 

Son ton se voulait léger, mais quelque chose, dans son regard, était sombre. Inquiet. Merilae fronça les sourcils, faisant dans sa tête le résumé de leur trajet jusqu’ici, la liste des très rares événements intéressants auxquels ils avaient été confrontés et l’inventaire du matériel qu’ils transportaient, cherchant l’origine possible de la contrariété de son compagnon de route. Rien. Son trouble venait d’ailleurs. Elle hésita entre l’interroger immédiatement à ce sujet, ou le laisser aborder le propos qui lui occupait l’esprit. Seconde option.

 

- Oui, poursuivit-elle donc, un sourire léger plaqué sur ses lèvres pour dissimuler sa gêne. Je me disais… tout cela. Toute cette folie, toute cette magie, il doit bien y avoir, quelque part, quelqu’un qui sait. Quelqu’un qui a la clé, les réponses à nos questions.

 

Une question. C’était ça, qui brillait dans le regard sombre d’Hertas. Il avait quelque chose à lui demander, mais, il cherchait encore comment donner forme à sa question. Son cœur se serra un instant dans sa poitrine : c’était personnel. Cela sentait les ennuis.

 

- Merilae. Il faut qu’on parle.

 

Ça y est. Il avait trouvé le courage de parler.

 

- J’ai vu ton bras, Merilae.

 

Le sang de la dokkalfar ne fit qu’un tour. Instinctivement, elle porta sa main à son bras droit, s’assurant qu’il était bien couverte de la longue manche qu’il le dissimulait habituellement. Les yeux d’Hertas suivirent son geste. Elle tenta de l’arrêter, mais c’était trop tard. Elle avait quelque chose à cacher, et il l’avait bien vu.

 

- Hertas, je… entama-t-elle, tandis que, les muscles bandés, elle commençait à se lever, avisant d’un œil vif le long bâton qui lui servait d’arme quand sa magie ne suffisait plus, posé de l’autre côté du feu avec ses affaires, calculant le temps qu’il lui faudrait pour l’atteindre et s’en servir. L’homme leva les mains, voyant son trouble.

 

- Reste assise. dit-il. Je n’en parlerai pas. Montre-moi.

 

Elle hésita, mais se laissa retomber sur la bûche qui lui servait de siège de fortune, jetant un oeil aux alentours. Personne n’avait remarqué la scène.

 

- Je le contrôle, prévint-elle avant de commencer à remonter sa manche.

 

- Pour le moment , répondit-il du tac-au-tac.

 

S’assurant qu’aucun regard indiscret ne se poserait sur eux, Merilae dévoila son avant bras, repoussant la manche de sa tunique jusqu’à son coude. Sur sa peau, on pouvait apercevoir une série d’arabesques blanches et torsadées, se répercutant comme des fractales arrondies tout autour de son bras. Le phénomène, inerte à première vue, produisait sur l’esprit un effet particulièrement perturbant, comme si, là où l’oeil regardait l’une de ces volutes, les autres se mouvaient d’elles-mêmes, sur la peau. Pourtant, dès que l’on y déplaçait son regard, elles demeuraient fixes et semblaient n’avoir jamais bougé. A la lueur des flammes, les marques luisaient par endroits comme du givre sous les premiers rayons du soleil.

 

- Ils savent que tu es affligée ? repris Hertas, un regard inquisiteur planté dans les prunelles de la dokkalfar. Il était là, massif, solide, mais, aucun geste agressif ne se laissait percevoir de sa position.

 

- Quelle importance ? esquiva son interlocutrice. Elle cherchait à calmer le jeu, mais son cœur battait le chamade dans sa poitrine, et en dépit de ses efforts, le ton qu’elle employait était imbibé de la tension qui l’habitait.

 

- Toutes nos vies sont en jeu, Merilae. reprit-il, le ton lourd.

 

- Je le sais bien ! Ne crois pas que je prends cela à la légère. Mais… tenta-t-elle de répondre, avant d’être interrompue.

 

- Mais quoi ? s’exclama-t-il à voix basse. Son ton avait perdu son calme, les mots qui s’échappaient de sa bouche s’enchaînaient à présent avec une précipitation difficilement contenue. On ignore ce que cette chose peut réellement te faire, ou te forcer à faire. J’ai entendu l’histoire d’un gars qui…

 

- On a tous entendu des histoires, Hertas, le coupa Merilae. De quoi as-tu peur ? Que je me change en Engeance ? C’est pas comme ça que ça marche.

 

- Qu’est-ce qu’on en sait ? Son ton était désormais chargé de reproches sourds, grondant comme l’orage dans le lointain, annonciateur d’une averse glacée. Rien n’est normal, rien n’est prévisible ici. Et votre fichu Ordre…

 

- L’Ordre du Lys d’Argent te paye pour faire ce travail, Hertas, répliqua-t-elle sèchement.

 

- Je sais. Et, je sais aussi que je t’apprécie, Merilae. Mais si cette chose… te rend dangereuse, je n’aurais pas le choix.

 

La voilà, l’averse. Elle était arrivée. C’était de ça qu’il s’agissait. Elle accusa le coup, en silence. Hertas l’imita. Il avait craché le morceau, et à présent, sa nature protectrice avait repris le dessus. Il regrettait ses mots, ça se voyait. Mais, il était déterminé. Merilae inspira longuement. Au bout d’une poignée de secondes, elle prit un ton plus doux.

 

- Je le sais bien, Hertas. Aie confiance en moi. Cette… marque… n’est pas comprise encore, et peut être dangereuse, mais… tu peux me croire. Je me contrôle encore. Cela fait des jours que l’on est dans cette brume, et il ne m’est rien arrivé. Crois-moi.

 

- Je te crois, Merilae. Du moins, je te promets d’essayer.

 

Il se leva et quitta le feu de camp, s’aventurant plus loin parmi les tentes de fortune, où il fut englouti rapidement par quelques relents de brume.

 

Merilae tira hâtivement sa manche par-dessus son bras, recouvrant les empreintes maudites encrées à même son corps. Elle n’arrivait pas à passer outre, à les oublier. Hertas avait raison. L’emprise de la brume sur son esprit demeurait, menace sourde et continue, aux frontières de ses perceptions, la poursuivant comme son ombre.

 

Elle expira longuement. Devant elle, les braises de l’âtre étaient en train de s’éteindre.

 

Assise sur sa bûche, Merilae se sentit terriblement seule.

 

II - Le coffret


La petite troupe s’était remise en marche à travers la lande noyée dans l’opaque brume. Merilae, tâtant de son bâton le terrain boueux devant elle, se trouvait à l’arrière de leur convoi. Histoire de se changer les idées après son contrariant entretien avec Hertas, elle avait pris le parti de remettre au clair son programme des jours à venir.

 

Ils étaient dans la brume depuis près d’une semaine, et se dirigeaient vers l’avant-poste de Burdenaut, une place forte dans un petit massif montagneux, tenu par l'Armée Impériale et aidé par certains membres de l'Ordre du Lys d'Argent, hors des terres de l'Empire. Le convoi leur apportait du matériel de construction, des réserves de nourritures, ainsi que de la main d’oeuvre plus ou moins volontaire pour compenser les pertes de l’avant-poste. Plus ou moins, car certains d’entre eux étaient à n’en pas douter des criminels ou des bannis, “offerts” à l’Ordre par les différents royaumes qui se remettaient sur pied. Les territoires nouvellement récupérés par la civilisation étaient loin d’être des paradis terrestres, et, hélas, quel que soit le peuple concerné, certains finissaient toujours par se retrouver en bas de l’échelle.

 

La vie était rude sur le continent, et les ressources manquaient dans certaines régions. Gravement. L’Ordre du Lys d’Argent était loin d’avoir encore l’influence et les ressources qu’on lui prêtait autrefois : au fur et à mesure que la brume reculait, que les anciennes terres émergeaient de l’obscure magie qui les avait condamnées, les grandes nations amoindrissait le soutien qu’elles lui avaient porté par le passé.

 

Une manière de s’assurer que l’Ordre ne devienne pas une menace politique, qu’ils restent à leur place. Rien que d’y penser, cela faisait fulminer la dokkalkar. Ils n’avaient pas perdu leur temps, avec leur manigances, et avaient vite oublié que le vrai danger n’était pas dans les décisions de leurs pairs, mais dans cette brume, intemporelle, sournoise, dont les flux et reflux, s’ils pouvaient sembler être le fruit de puissants stratagèmes mis en place par les mages de l’Ordre et des différents royaumes, demeuraient grandement méconnus, et tout à fait incontrôlables. L’affaiblissement progressif de l’Ordre du Lys s’accompagnait d’un intérêt croissant des différentes nations pour la brume, les engeances et les pouvoirs qui, selon certaines théories, y résidaient. Dans certaines régions, on ne voyait même plus la brume comme un danger, mais comme une source de pouvoir, peu connue, mais emplie de potentiel.

 

Merilae se mordit la lèvre, fronçant ses sourcils, toute seule dans son coin. Ils avaient tout perdu avec l’arrivée de la brume, et pourtant, à peine le pied posé sur le sol encore spongieux d’humidité du continent, que déjà il fallait nouer des alliances, vaincre ses rivaux, manœuvrer des troupes au travers des terres désolées à peine reprises au brouillard monstrueux qui les recouvrait autrefois. Tout cela ne rimait à rien. La brume allait disparaître, laissant les peuples du monde recommencer leur cycle de conquêtes et de guerres, de progrès et de décadence, et dans cent ans, mille ans, quelle différence, elle jaillirait de nouveau des profondeurs du monde et les dévorerait une nouvelle fois, rendant vains tous ces plans, toutes ces créations, toutes ces civilisations bâtis sur le désir d’éternité de quelques puissants et le sang de ceux qu’ils auront manipulé pour échouer face à ces forces qu’ils pensaient pouvoir maîtriser. Les démons sortant du portail des Tréfonds en étaient bien la preuve.

 

Merilae expira longuement, cherchant à ralentir le flot de pensées contrites qui avaient envahi son esprit. Son regard glissait d’un membre du convoi à l’autre. Les hommes et les femmes qui le composaient avaient le visage incrusté de fatigue. Leurs traits étaient marqués par l’amertume de celles et ceux qui hésitent à se laisser engloutir par le premier obstacle venu ou à lutter pour vendre chèrement jusqu’à la dernière goutte de leur sang. Ils portaient des vêtements que la boue avait rendu ternes et crissants. Les sacs qu’ils charriaient avaient pris la couleur du sol. Tout était brun-verdâtre, de la même teinte glauque que l’on retrouve dans les profondeurs de l’eau des fleuves, grisée par l’épaisseur de l’air engluée dans la brume.

 

Cependant, dans cette cohorte d’épouvantails crasseux animés par la triste volonté de ne pas mourir immédiatement, les yeux de la dokkalfar se posèrent sur deux silhouettes encapuchonnées, qui marchaient de part et d’autre d’un cheval maigre à la robe noir et aux larges sabots. Celles-ci portaient des tuniques qui avaient été bleues, le visage dissimulé dans une profonde capuche. Elles revêtaient par dessus leur vêtement une cuirasse de métal à peine corrodée par leur long séjour dans la brume, et à leur hanche pendait une épée bâtarde, à mi-chemin entre la lame droite classique et l’épée longue. Avec l’usure et la saleté du trajet, ils auraient presque pu passer pour deux mercenaires comme les autres, mais, pour un œil avisé, leur port était bien trop rigoureux, leur pas trop cadencé, leur stature trop droite. Surtout, des plaques de métal protégeaient leurs avant-bras, du poignet jusqu’au coude, et celles-ci étaient marquées de l’emblème de l’Ordre du Lys d’Argent, finement ciselé. Taciturnes, les deux personnes évitaient d’attirer l’attention sur eux, et s’étaient montrés remarquablement discrets depuis le début de l’expédition.

 

Le cheval qu’ils accompagnaient portait sur son dos bonne quantité de matériel, mais surtout, à son côté, trônait l’objet qui attirait toute l’attention et la curiosité de Merilae : un coffret de bois gris, cerclé de métal noir, qui devait mesurer une quarantaine de centimètres de long, une trentaine de large et une bonne vingtaine de haut. Il était fermé par trois serrures, une devant, une derrière, et une sur le dessus : un mécanisme complexe permettant de s’assurer qu’il soit impossible d’ouvrir le réceptacle sans la présence des trois clés, et donc, de leur trois possesseurs. Et la dokkalfar portait l’une de ces clés.

 

Sa mission lui avait été remise sans entretien. L’Ordre lui avait fait parvenir en main propre, par un messager mal rasé aux gestes secs et saccadés par des spasmes nerveux, une lettre lui expliquant vaguement sa tâche. Elle devait se joindre au convoi qui s’apprêtait à rejoindre Burdenaut à travers la lande embrumée. Dans ce convoi, elle avait échangé quelques signes de reconnaissance avec les deux individus qui transportaient le coffret. Elle ne savait même pas leur nom, ni eux le sien probablement. L’Ordre avait sa manière de faire. La clé et le coffret voyageaient ensemble, mais séparément.

 

L’objectif de Merilae était de s’assurer que les deux arrivaient à destination, quoi qu’il en coûte, aussi gardait-elle un œil sur le duo encapuchonné. Et eux, sur elle. Elle pouvait les sentir l’observer. Ce n’était pas de la paranoïa. C’était juste leur travail. Il y avait toujours des risques, avec ce genre de mission. Des risques que le transporteur cède à la brume, devienne fou, s’enfuit avec l’objet, la missive. Pire encore, qu’il soit abordé par quelque organisation intéressée par un moyen de pression sur l’Ordre du Lys d’Argent, et persuadé, avec grand renfort d’argent, de leur remettre l’objet de leur intérêt. Alors, régulièrement, les missions était découpées par groupes ainsi. Ils se surveillaient entre eux, mais, d’une certaine manière, ils veillaient les uns sur les autres aussi. Merilae savait que, tant qu’ils étaient dans le coin, ses chances de finir avec une dague dans le dos étaient bien moindre et en cela, c’était rassurant.

 

Mais ça n’éteignait pas le moins du monde la curiosité brûlante qui dévorait en silence les entrailles de la dokkalfar. Que pouvait bien contenir le coffret ? Des lettres ? Des cartes ? Des rapports ? Des parchemins de sorts ? Un artefact ? Une relique ? Des gourdes d’alcool pour les responsables du fort ? Tout était possible, et l’ennui de ce morne voyage avait peu à peu endormi ses craintes pour les remplacer par cet unique point de questionnement, cet unique nœud d’intrigue et de mystère : que contenait ce coffret ? Les transporteurs n’en savaient rien. Et quand bien même ils auraient su, ils ne lui auraient rien dit. Elle n’avait pas été incroyablement bien payée pour cette mission. Mais, peut-être était-ce uniquement pour éviter d’attirer l’attention. Ou alors simplement car elle était une nouvelle recrue de cet Ordre mystique. Ils étaient trois, ce n’était pas beaucoup, mais, ce n’était pas une simple missive. Mais, encore une fois, à l’inverse, c’était peut-être un leurre. Et puis, peut-être que, dans le convoi, d’autres travaillaient pour l’Ordre en secret. Peut-être que deux autres anonymes transportaient les clés manquantes. Elle n’avait aucun moyen de savoir. Elle comprenait la démarche, mais, Merilae détestait par dessus-tout ne pas avoir toutes les cartes en main. De la connaissance naît la maîtrise et de la maîtrise, le choix. Elle n’avait aucun choix. Elle ne savait pas ce qui était transporté, elle ignorait qui étaient réellement ses alliés. Elle ne pouvait compter sur personne dans cette foule anonyme et boueuse qui avançait à travers l’épaisseur nuageuse, vers Burdenaut, dans l’espoir d’y trouver refuge, et dans la crainte de découvrir sur place que les vents de brume auraient, lentement mais sûrement, envahi l’avant-poste, ne laissant dans leur sillage que les corps sans vie des occupants.

 

Ce fut à ce moment-là que les choses tournèrent au cauchemar. Merilae fut la première à les percevoir, mais elle ne compris pas tout de suite de quoi il s’agissait. Son bras droit était terriblement engourdi depuis le matin, et ses muscles semblaient faits de résine tant elle avait du mal à effectuer le moindre geste avec souplesse. Cela arrivait, parfois, elle ne s’en était pas inquiétée, cela passerait. Mais, alors qu’ils avançaient sur ce qui avait autrefois dû être une route pavée, son bras s’était crispé et contracté douloureusement. La Dokkalfar avait dû étouffer un cri, et plaqué son membre contre sa poitrine, cherchant à continuer à avancer. La douleur était atroce : elle avait l’impression que son bras était offert en pâture à une nuée de corbeaux, dont le bec arracherait par lambeaux chaque parcelle de chair qui le composait. Elle voyait trouble sous la douleur, et se mordait les lèvres pour étouffer sa respiration sifflante. De la sueur perlait sur son front, et de sa main valide, elle agrippa sa capuche et la rabattit sur sa tête avec violence pour dissimuler son trouble.

 

Hertas la fixait. Elle croisa son regard et s’immobilisa.

 

Une seconde après, tout le convoi s’arrêta quand un cri retenti à l’avant de la troupe. Des murmures insidieux retentissaient dans l’opacité de l’atmosphère et, en tendant l’oreille, on entendait des pas dans la brume. Quiconque a vécu avec les mêmes personnes assez longtemps sait reconnaître leur pas. Certains montent les escaliers presque sans bruit, d’autres, le pied qui claque à chaque marche. Certains se déplacent avec légèreté, le pas vif, d’autre, avec une assurance rythmée et affirmée.

 

Reconnaître le pas de quelqu’un, c’est bien une manière de savoir qu’on le connait. Merilae s’était amusée à reconnaître les pas d’Hertas. Sa manière d’approcher à pas lourds, de s’arrêter à deux ou trois mètres d’elle, puis de reprendre sa marche pour venir la déranger, comme si il avait hésité, marchant plus vite pour couvrir la distance qui les séparait, comme pour ne pas se donner la possibilité de faire demi-tour.

 

Ici, ce n’était pas le genre de pas que l’on avait envie d’entendre.

 

Les rythmes qui retentissaient dans la brume n’avaient rien ni d’humain, ni d’animal. C’étaient des enchaînements de frappes sourdes et irrégulières, comme si l’on écoutait un cheval doté de trop de pattes trébucher sur un sol inégal. Ils grouillaient, lourds et sourds, claquant parfois dans la boue ou des flaques que personne ne voyait.

 

Le convoi était en ébullition. On regroupait les bêtes qui piaffaient de terreur, on regroupait les chariots, on sortait des armes de toutes parts. Un hurlement, rapidement étouffé par un gargouillis révulsant, se fit entendre, tout proche. L’un des membres du convoi venait de se donner la mort, enfonçant dans sa propre gorge un stylet. Il gisait désormais au sol dans une flaque de sang, le corps agité de spasmes. A ses côtés, les hommes et les femmes qui s’écartaient de son corps agonisant se jetaient des regards paniqués. Ce qui les attendait était donc si horrible que cette mort était souhaitable ? L’un d’entre eux se jeta rapidement sur le corps encore chaud, et commença à faire les poches du mort.

 

Le pire de la sensation avait désormais disparu, mais son bras demeurait crispé et douloureux. Merilae se laissa tomber, un genou à terre, faisant mine d’ajuster sa botte et les lacets qui la retenaient. Elle respirait fort, haletante, le menton posé sur son genou, cherchant à réveiller son corps et son esprit pour pouvoir faire face. Ils n’étaient plus si loin de Burdenaut. Ils pouvaient le faire. Il fallait se battre, il fallait s’accrocher. Le plus long de la route avait été fait. Si ça se trouve, sans la brume, ils auraient déjà pu apercevoir la grande tour de l’avant-poste.

 

Elle se redressa, le front perlant de sueur. Son corps tout entier se déplia comme une voile gonflée par les vents marins. Ses poumons s’emplirent de l’air froid de la brume.

 

- On serre les rangs, on avance ensemble, on laisse personne derrière et on allume ces putains de lanternes pour y voir quelque chose, suivez la route sans courir, ça vous servira qu’à vous épuiser trop tôt ! Bougez-vous !

 

C’était la voix d’Hertas.

 

Merilae observa la haute stature du mercenaire qui s’était positionné à mi-hauteur du convoi pour faire porter sa voix à toute la colonne. Les mains autour de sa bouche, il avait déclamé ses directives d’une voix sûre, rassurante et impérieuse. La voix d’un père qui sait comment bander votre plaie, qui sait que ça fait mal, mais qui va vous assurer de pouvoir retourner courir sous peu. 

 

Quelqu’un poussa un cri. Merilae se mordit la lèvre. Derrière Hertas se tenait une engeance de la brume....

 

III - Le choix


L'Aégi n’eu qu’à peine le temps de se retourner lorsque la chose le frappa avec violence, en plein torse. Le plastron métallique épais qu’il portait éclata en équilles luisantes à la lueur des torches et des lanternes du convoi. Son visage devint blanc comme la neige sous la force de l’impact. Son corps décolla du sol et fut projeté, comme au ralenti, en direction des voyageurs, s’écrasant sur les pavés boueux de la route qu’ils avaient suivie jusque là dans un choc sourd teinté du chant crissant de son armure chuintant sur la pierre.

 

La chose qui se tenait devant le convoi mesurait un peu plus de deux mètres de haut, mais il était difficile de lui donner une taille réelle, la partie supérieure de son corps ressemblant à une flamme noire et épaisse qui dégoulinait sur elle-même constamment. Cet appendice informe et changeant était soutenu par une série de sept longues pattes, très semblables à celles d’une araignée, mais dotée d’un nombre inégal d’articulations. La chose toute entière semblait composée de la même matière sombre, à la fois intangible et d’une opacité à toute épreuve.

 

L’espace d’un instant, le temps fut suspendu, tandis que les voyageurs prenaient conscience de la chose qui se tenait devant eux.

 

Puis, ce fut le chaos.

 

Les mieux préparés, ou ceux qui étaient les plus chanceux, se trouvaient déjà à cheval. Ils talonnèrent leurs montures et disparurent dans la brume, plus en avant sur le chemin. Merilae se redressait, le regard encore trouble, alors qu’elle vit, à demi effacées par la brume, la silhouette d’un cavalier et de sa monture être arrachées au sol et disparaître dans les nuages grisâtres qui noyaient le paysage. Une poignée d’instant plus tard, un cri horrible retentit, et une nuée de gouttelettes de sang jailli des cieux impénétrables, rapidement suivis par la chute de leurs corps démembrés.

 

Le convoi se sépara en deux parties. La plupart des gens qui le composaient se mirent à courir, emportant avec eux leurs montures, animaux et charrettes, de manière relativement coordonnées, vers l’avant, suivant la route, sous les cris et les directives incertaines de la petite troupe de mercenaires qui avaient été engagés pour escorter le convoi. Mais, une poignée de voyageurs prirent le parti de fuir dans l’autre sens, remontant la route qu’ils avaient suivie jusqu’ici. Merilae cria quelque chose à leur égard, sans réussir à entendre ses propres mots. Ils disparurent dans la brume, sans un regard en arrière.

 

Quelques-uns, le corps figé de terreur, l’œil fou, les doigts crispés sur leur crâne, se recroquevillèrent au sol, sans parvenir à suivre le convoi. Leurs yeux dégoulinaient de larmes tandis que le groupe les abandonnait, ne pouvant se permettre de ralentir.

 

Merilae, elle, courait tant bien que mal au milieu des corps haletants et en sueur des voyageurs. Elle aperçut Hertas qui claudiquait également, soutenu par l’un des mercenaires qui avait dû le ramasser. Dans la foule compacte qu’ils formaient désormais, elle devina également les silhouettes encapuchonnées qui gardaient le coffret dont elle devait assurer l’arrivée à Burdenaut.

 

La mission. Un objectif simple. Clair. Précis. L’esprit de Merilae tournait à toute allure, s’arrachant aux griffes de doute et de douleur qui l’avaient entravé jusqu’ici. Sa respiration, erratique, devant rapide mais régulière. Son pas, plus sûr, claquait désormais sur les pavés sales de la route que suivait le convoi avec la cadence hâtive d’un métronome.

 

- La borne ! Tenez bon, plus que quelques mètres ! cria quelqu’un.

 

Effectivement, sur le bas-côté, une stèle de pierre haute, marquée de trois traits, indiquait que seuls trois cents mètres les séparait des murs de Burdenaut. Ils pouvaient le faire. Ils allaient le faire !

 

- Là ! Là ! Ils sont l...  

 

La formation se rompit violemment tandis qu’une déflagration de son et de fumée teintée de sang retentissait au cœur du groupe.  Une engeance avait pénétré le peloton, personne ne sachant ni d’où elle était arrivée, ni comment elle avait pu atteindre le centre du regroupement. Projetée au sol, Merilae se redressa, les oreilles résonnantes et sifflantes. Autour d’elles, des corps gisaient, humains et animaux confondus. Deux charrettes avaient été réduites en miettes, les morceaux de bois répandus par l’explosion avaient pénétré la chair de nombreux hommes et femmes qui les entouraient. Certains tentaient de se relever. D’autres, miraculeusement épargnés comme la dokkalfar, cherchaient à leur venir en aide. Certains ne bougeaient plus du tout. Le groupe avait failli. Le groupe était rompu. C’était du chacun pour soi.

 

Au milieu des ruines du convoi se dressait une haute engeance noire. Son corps ressemblait au tronc d’un arbre et s’élevait à près de cinq mètres, projetant vers le ciel invisible des tentacules sombres qui se tortillaient horriblement. En bas du tronc, une douzaine de pattes très semblables à des bras humains soutenaient la bête. Celle-ci demeura parfaitement figée quelques instants, puis produisit un son atroce et aigu, avant de se précipiter à une vitesse folle sur une poignée de survivants qu’elle saisit de ses atroces mains, presque humaines, avant de commencer à arracher leurs membres les uns après les autres.

 

Le coffret gisait par terre, plus loin. L’un des deux gardes avait été broyé par la déflagration, et son corps partiellement réduit en charpie ne bougeait plus du tout. Sa capuche avait été dégagée de son visage, dévoilant les traits d’une jeune femme aux cheveux dorés. Son regard gris observait désormais, privé de vie, le néant brumeux. Agenouillé à ses côtés, le second garde, un jeune garçon, le visage barré d’un balafre qui dégoulinait de sang, la fixait d’un œil hébété, les mains crispées sur ses épaules inanimées.

 

Merilae se rua sur lui, le secouant avec énergie.

 

- Reprends-toi ou ils t’auront aussi ! articula la dokkalfar, le souffle court, entre ses dents. Elle est morte, le cheval aussi, on doit courir jusqu’à Burdenaut, on peut le faire, lève-toi !

 

- Elle est… elle… balbutiait-il en tournant son regard vers Merilae. Il la fixait de ses grands yeux bleus. Il ne devait pas avoir seize ans.

 

- Gamin si tu ne te lèves pas maintenant je te laisse mourir sur place. Debout ! elle saisit son bras gauche, le hissant sur ses jambes.

 

- Je… je vous s-

 

Son visage perdit toute émotion pendant une fraction de seconde, puis il poussa un hurlement, les yeux fixés dans ceux de Merilae. Son ventre était désormais percé de ce qui ressemblait à un pieu sombre, se terminant par un embout semblable à un grappin. A cinq mètres derrière lui, une créature noire agitait au-dessus de son corps rappelant celui d’une limace une forêt de tentacules obscurs, semblables à des lianes se terminant par des griffes. Le corps du jeune homme, harponné par la chose, fut brutalement arraché en arrière, son regard injecté de sang se fixa sur celui de la Dokkalfar, qui se précipita vers l’avant, sans parvenir à saisir les mains qu’il tendait vers elle. A demi étalée dans les graviers et la boue qui entouraient le chemin, Merilae tendit les mains vers l’avant, mordant sa lèvre. L’air se mit à grésiller entre ses doigts qui tremblaient, se troublant en une poignée d’infimes éclairs, plus semblables à des déchirures iridescentes aux reflets d’huile. Le tentacule noir qui traînait le malheureux fut brièvement entouré d’un halo en demi-cercle rappelant les facettes d’un prisme et commença à se désagréger tandis que mille aiguilles de lumière cherchaient à en percer l’obscurité.

 

Une silhouette qui fuyait bouscula Merilae, une lourde botte s’abattit sur son dos, la plaquant au sol, coupant sa respiration, avant de poursuivre sa fuite incertaine vers les profondeurs de la brume. Tout autour de la dokkalfar, les cris de terreur et les bruits atroces que généraient les engeances avaient envahi tout l’épaisseur de l’air. Elle ne pu que regarder, impuissante, le garçon qu’elle avait tenté de sauvé. Il était encore vivant lorsqu’il fut traîné jusqu’au corps obscur de la créature qui commença à l’engloutir tandis qu’il hurlait de terreur.

 

Merilae saisit le coffre et se mit à courir.

 

Quelque part, elle saignait, sans parvenir à savoir exactement où, tant son corps tout entier grinçait de douleur et de peur. Quelque chose courait vers elle. Quelque chose s’approchait. La rattrapait. Tout proche.

 

- T’arrête pas, dokkalfar, cours ! dit la silhouette qui désormais se hâtait à ses côtés.

 

- Hertas ! s’exclama Merilae.


Malgré la situation, elle ne pu réprimer un sourire, aussi bref soit-il, de soulagement et de joie en entendant la voix de son compagnon de route. Celui-ci courait. Il n’avait plus d’arme, et il ne restait plus grand chose de son plastron. Une entaille sanguinolente marquait son front, sa joue, et descendait presque jusqu’à sa gorge.

 

- Lâche ce coffre ça n’en vaut pas la peine !

 

- Non ! répondit-elle en resserrant sa prise sur l’objet. Nous y sommes presque !

 

- Merilae !

 

Le corps du mercenaire s’effondra. Merilae se retourna après quelques mètres, observant en arrière. Ses jambes étaient désormais entortillées dans une masse noire informe et frémissante, qui le traînaient en arrière. Dans la brume, la haute silhouette de l’engeance-arbre se dessinait, presque imperceptible, se dressant là comme un monument mortuaire. Hertas secouait ses jambes avec vigueur, cherchant à échapper à l’emprise de la chose. Sans succès. Il plantait ses doigts dans le sol, ses ongles se brisaient sur les pavés. Il leva un regard implorant sur son amie, tendant la main vers elle.

 

La dokkalfar ravala ses larmes et se mit à courir. À quelques mètres se trouvaient les murs de Burdenaut, à la sortie de la région engloutie par la brume. Elle se précipita vers cette issue, vers la fin de ce cauchemar, les mains serrées sur le coffret à s’en faire saigner les paumes, tandis que, derrière elle, la voix d’Hertas retentit dans un dernier râle...

 

IV - La forteresse

 

- Vous avez la troisième clé, Merilae ?

 

La dokkalfar hocha la tête, présentant l’objet en question entre ses mains. Elle, et une poignée de survivants du convoi, avaient réussi à atteindre la forteresse de Burdenaut, à la lisière de la partie embrumée de la région, hors des terres de l'Empire. Elle s’était nourrie, lavée, changée, mais… elle n’avait trouvé le sommeil que difficilement, une poignée d’heures avant qu’un garde ne vienne la faire chercher, de bon matin, pour la convoquer dans une salle aux murs épais et aux fenêtres hautes, surplombant la petite place forte qu’était Burdenaut.

 

À l’intérieur se trouvaient deux hommes, autour d’une grande table de bois sombre, sur laquelle trônaient un certain nombre d’ouvrages et de parchemins, certains dans un état de décrépitude avancé. Au milieu de la table, Merilae pouvait observer une carte de ce qu’elle interpréta comme les alentours de la citadelle. Un certain nombre d’épingles en piquetaient la surface, marquant la présence de points de ravitaillement, passages dangereux, et lieux de manifestations des engeances. L’Ordre du Lys d'Argent ne perdait pas de temps.

 

Rapidement, l’attention de la dokkalfar fut saisie par le premier individu. Un homme d’une certaine taille, vêtu d’une tunique noire, par-dessus laquelle il portait ce qui s’apparentait à une armure en écailles de cuir épais et luisant. Il portait autour de son cou une peau de ce qui avait dû être un renard d’argent, tombant jusqu’à son torse, lançant des reflets gris à la lumière des bougies et des flambeaux qui éclairaient la pièce. Merilae ne pouvait pas se tromper, elle connaissait cet homme. Le commandant Leif de Velsk, dit le Corbeau d’Ambre, l’une des figures les plus éminentes de l'armée impériale.

 

À ses côtés se tenait un homme de haute taille, très svelte, vêtu d’une ample bure beige aux manches trop longues. Il n’était plus de première jeunesse et devait approcher de la bonne cinquantaine, mais, son regard bleu perçant avait la vigueur et la vivacité d’un jeune homme, et Merilae se sentit, l’espace d’un instant, étrangement saisie, mal à l’aise, lorsqu’il posa ses yeux sur elle, entre les mèches grisonnantes qui tombaient sur son front.

Devant elle trônait, au milieu de la pièce, un guéridon sur lequel était déposé le coffret qu’elle avait apporté la veille et qu’on lui avait soigneusement pris des mains à son arrivée. À côté de celui-ci se trouvait deux clés, d’apparence semblable à celle que Merilae transportait depuis de longues journées. La voix du commandant la ramena à la réalité.

 

- La clé, Merilae. L’avez-vous ?

 

Elle cligna des yeux, à plusieurs reprises, et pris une posture qu’elle espérait martiale, droite sur ses jambes, talons joint sur le vieux plancher, extrayant la clé de l’une des petites bourses qui pendaient à sa ceinture.

 

- Je l’aie transportée précieusement, commandant.

 

- Votre mission est terminée, dokkalfar. Vous êtes remerciée pour vos services. Déposez la clé avec les autres et laissez-nous, je vous prie. Votre paiement vous sera remis dans la journée.

 

Le cœur de la jeune femme battait avec une lenteur écrasante, pulsant son sang à travers son corps et ses tempes. Ses lèvres étaient sèches. Les mains jointes dans son dos, elle ne bougea pas d’un pouce.

 

- Commandant. Plusieurs de mes amis sont morts pour vous apporter ce coffre et cette clé. Que contient-il ?

 

Le Corbeau d’Ambre plissa les yeux, coulant un regard en direction de l’homme plus âgé, qui croisa les bras, en silence. Elle déglutit et poursuivi.

 

- Laissez-moi vous aider. Je veux comprendre la Brume, je veux pouvoir la vaincre.

 

Le commandant adressa un simple signe de la main aux gardes. Ceux-ci s’approchèrent de la dokkalfar. L’un d’entre eux posa fermement, mais sans violence, sa main sur son épaule, l’entraînant vers la sortie. Non. Elle ne pouvait pas laisser sa chance lui glisser ainsi entre les doigts. Jetant un regard derrière elle, elle lança :

 

- Je maîtrise la magie, commandant ! Je suis une nouvelle recrue du Lys mais j'arpente la brume depuis des années ! Je peux vous être utile !

 

L’homme âgé releva un instant son regard glacial sur elle, la dévisageant d’un œil perçant, puis pencha sa haute carcasse vers celle du commandant. Merilae vit ses lèvres bouger avec vivacité. Le commandant dodelina de la tête.

 

- Soit. Qu’elle reste , ordonna-t-il aux gardes qui la relâchèrent. Laissez-nous.

 

La lourde porte de chêne se referma derrière Merilae, la laissant seule, aux frontières de l’incrédulité, face aux deux hommes qui la jaugeaient, installés de part et d’autre du coffret. Ils détournèrent leur attention de la dokkalfar, et se saisirent des clés qu’ils placèrent, tour à tour, dans chaque serrure, s’assurant de l’ouverture du mécanisme complexe qui le maintenait fermé. Merilae s’avança de quelques pas, et plongea son regard dans le coffret tandis que le commandant et l'homme mystérieux en extrayaient le contenu.

 

Il y avait d’abord un certain nombre de parchemins de taille réduite, dont certains ressemblaient davantage à des pages de carnets arrachées et recousues ensemble à la hâte. Leur surface tachée et jaunie était couverte d’inscriptions à l’encre noire dans des langues qui échappaient à la dokkalfar, de symboles et de glyphes cabalistiques tordus et torsadés.

 

Un objet, visiblement lourd, entouré dans un drap gris, fut par la suite extrait du coffret avec une prudence extrême et déposé sur la grande table. Les quelques liens qui retenaient la toile furent défaits et celle-ci retirée, dévoilant ce qui s’apparentait à un fragment de roche, posée à la verticale, relativement fine. Sa texture se rapprochait de celle de l’ardoise, noire, relativement lisse, dénuée de strates ou d’impuretés. Merilae avait déjà entendu parler de ce genre d’objet. Il s’agissait d’une pierre de brume, un artefact capable d’influencer le comportement des engeances. Celle-ci devait bien mesurer une vingtaine de centimètres de haut, et ses faces être larges d’une dizaine de centimètres. Le silence attentif qui régnait dans la pièce fut interrompu par la voix de l’homme âgé.

 

- Je suis le lieutenant du Lys d'Argent, Arther Elyas.  C’est moi qui au commandité votre mission, jeune dokkalfar, ainsi que celle de ceux qui, contrairement à vous, n’ont pas eu la chance de s’en sortir.

 

Il marqua un temps. Son ton était léger, tranquille, mais résonnait aux oreilles de Merilae en un écho étrange, torve presque, comme si une autre voix, plus distante, plus exotique, s’exprimait à travers lui. Le commandant ne semblait pas le moins du monde dérangé par cet étrange phénomène, aussi, la dokkalfar se contenta d’hocher la tête, dissimulant son trouble.

 

- Leur sacrifice… ne sera pas inutile. Ces artefacts ont parcouru de grandes distances pour, enfin, se trouver entre nos mains. Nous nous trouvons à la veille d’une avancée incroyable… nous autres, les Mystiques de l'Ordre, pourrons bientôt repousser la Brume au-delà de toutes nos espérances… et vous, jeune dokkalfar, vous nous aiderez, le moment venu !


Il brandit un doigt vers Merilae, l’agitant vivement, puis détourna d’un bloc toute son attention pour s’absorber dans la lecture des parchemins, sans rien ajouter. La dokkalfar lança un regard hésitant en direction du commandant qui pris la parole.


- Venez avec moi, je vais vous montrer.


S’extirpant de la pièce, laissant Arther Elyas à son ouvrage, le Corbeau d’Ambre et Merilae descendirent d’un pas vif les différents étages qui composaient la forteresse. La voix du commandant résonna dans les couloirs et escaliers.


- Je ne vous fais pas confiance plus que cela, dokkalfar. Vous n’êtes restée que parce que le lieutenant Elyas estime votre présence utile, et qu’il est entre ces murs notre référence pour tout ce qui touche à ces arcanes.


- Quelles arcanes, Commandant ? demanda-t-elle, qui cavalait derrière les grandes enjambées de Leif.


L’homme poursuivit, tandis qu’ils s’enfonçaient désormais dans une galerie plus que dans un couloir, sous le niveau du sol.


- Il y a de cela quelques mois, nous avions organisé l’excavation d’une nouvelle pièce, dans les sous-sols de la forteresse, afin d’agrandir nos réserves de poudre et d’explosif. Elles sont profondément enfouies, afin de ne pas risquer d’endommager les bâtiments en surface en cas d’accident.


- Des explosifs ? interrogea la dokkalfar, son regard vert luisant de reflets enflammés à la lueur des lanternes qui pendaient au plafond.


- Le contrôle de la région passe par le contrôle des cols et le traçage de routes sûres à travers la montagne. L’Ordre du Lys d'Argent est plus que compétent pour protéger les convois, mais ses membres ne peuvent pas toujours être présents. L'Empire a donc décidé de barrer certaines routes et d’en creuser d’autres. Tout cela est faisable en grande partie grâce à ces explosifs, expliqua le commandant d’un ton docte, où se manifestait cependant la pointe de fierté d’un homme dont on constate le travail bien fait.

- Et… quel rapport entre les explosifs et les Mystiques de l'Ordre?


- Alors que nous creusions, nos hommes sont tombés sur quelque chose. Quelque chose qui, d’après le lieutenant Elyas… va changer la donne et notre manière de lutter contre la brume et les engeances.


- Qu’avez-vous trouvé, Commandant ?


Leif de Velsk saisit une clé, qu’il enfonça dans l’épaisse serrure qui maintenait close la lourde porte, et déverrouilla cette dernière. Il poussa le battant d’une main, et répondit simplement, un lueur amusée mais grave dans le regard :


- Voyez par vous-même.


Merilae pénétra dans la pièce, à pas lents. Elle était obscure, taillée à même la roche, éclairées seulement par quelques rares lampes à huile qui jetaient sur les parois des ombres déformées qui paraissaient vivantes. Mais, ce n’était pas le décor qui saisit l’âme de la dokkalfar tandis que son œil perçait la pénombre : c’était le monolithe de pierre noire, de près de quinze mètres de haut, qui se dressait, veinulé de lueurs teintées de bleu et d’ocre qui couraient à sa surface comme un millier d’insectes, dans un bourdonnement grave, continu, et écrasant, qui glaça le corps et le sang de Merilae.

 

V - Le rite

 

- Merilae, il est temps. Que tout le monde quitte la caverne !

 

Le lieutenant Arther Elyas exultait et trépignait. Sa silhouette, d’ordinaire si sage et toute en retenue, nimbée de l’aura d’un homme d’expérience, frémissait désormais  dans son ample tunique. Les hommes vidaient la pièce, peu à peu, menés par leur commandant Leif de Velsk.

 

Les préparatifs avaient duré près de deux mois. Deux mois durant lesquels Merilae s’était retrouvée dans la plus étrange des positions. Mise dans la confidence du projet du lieutenant Elyas, il expliquait être capable d’activer le monolithe qui se trouvait dans les sous-sols de la forteresse et que son éveil chasserait la brume grâce à l’utilisation de la pierre. Pour le commandant, c’était une chance inespérée de libérer une large portion d’un territoire qui les rapprocherait, peu à peu, de leur objectif, sans compter les incroyables progrès dans le domaine de la maîtrise de ces artefacts encore mal connus.

 

Merilae n’avait pas été autorisée à étudier la totalité des parchemins en possession du lieutenant. Arther la traitait avec une amabilité particulière, mais ne lui offrait des informations précises qu’au compte-gouttes. L’essentiel de ses enseignements reposait davantage sur le travail de sa propre volonté, dans le but de pouvoir améliorer sa maîtrise des fluxs qui traversaient son corps lorsqu’elle faisait usage de ses talents de Mystique. La chose avait du bon, en soit. Merilae n’avait jamais progressé aussi vite dans la maîtrise de son pouvoir. L’entraînement qu’elle suivait avec acharnement repoussait, jour après jour, les limites de son esprit et de son corps. Pratiquer l’épuisait de moins en moins vite, et Arther lui avait malgré tout remis quelques parchemins annotés par ses soins, et offert quelques cours de sa voix si étrange et dérangeante, à laquelle Merilae ne parvenait pas à s’habituer.

 

Pour tout ce qui abordait la magie, la puissance d’un mystique relevait de son endurance, sa capacité à résister à l’épuisement qu’induisait le passage du flux à travers son corps, mais surtout, de sa vivacité d’esprit. La capacité à créer des formes et d’exercer des forces à travers elles était une chose, mais ce n’était pas le plus important. Il était relativement aisé de former un bâton et d’y appliquer une force, afin de générer l’équivalent d’un coup. Mais, le mystique débutant a tendance à enchaîner ainsi formes et forces, sans cohérence. Il s’épuise car son esprit ne tisse aucun lien entre les structures qu’il crée, et que chaque création s’efface après avoir remplit son but. Merilae, ainsi, s’exerçait sous le distant, mais bien présent, mentorat d’Arther. Il l’incitait à résoudre des casses-têtes, lui donnait quantité de traités sur la géométrie à étudier, et attendait d’elle qu’elle parviennent à produire des formes et des forces non seulement complexes, mais également cohérentes, liées entre elles. Et, sans mentir, la dokkalfar était une élève aussi acharnée que talentueuse. Jour après jour, les entrelacs grésillants aux couleurs huileuses qui naissaient des doigts de Merilae se faisaient plus grands et plus compliqués. Chaque forme générée découlait  de la précédente et se transcendait en quelque chose de nouveau. Des arabesques de fractales luisantes s’amoncelaient en cascades, déformant les rayons du soleil, avant de s’effondrer en milliers d’éclats ondulants de lumière solide. Souplesse, cohérence, vivacité, endurance.

 

Parfois, la dokkalfar apercevait Leif de Velsk, qui l’observait pratiquer, de loin. D’abord, elle l’avait ignoré, autant par crainte de ne pas savoir quoi lui dire que par déférence vis-à-vis du commandant. Puis, ils s’étaient échangés quelques regards, quelques signes de tête aimables, une poignée de formules de politesse. Ils n’étaient pas proches, loin de là, mais ils œuvraient ensemble au rythme des directives bizarres du lieutenant et des instructions qu’il arrachait à ses parchemins exotiques. Le nom du Corbeau d’Ambre n’était inconnu de personne, et ceux qui le suivaient le tenaient en haute estime - et Merilae en faisait partie. Une certaine connivence s’était installée entre eux, et s’était concrétisée le jour où l’un des intendants de la forteresse était venu lui remettre une tunique aux couleurs de l’Ordre du Lys d'Argent. Officiellement, rien ne lui avait été dit. Elle n’avait signé aucun engagement, n’avait récité aucun serment. Officiellement, elle était qu'une recrue et n'était pas encore membre à part entière de l'Ordre. Mais… c’était suffisant, pour la Dokkalfar. Pour le moment, du moins. Elle se prenait à aimer l’ambiance qui régnait dans la forteresse, le respect que les membres avaient entre eux et pour elle. Elle se sentait à sa place.

 

Le jour du rite était enfin arrivé. Arther Elyas allait procéder à un certain nombre de manipulations complexes ; pour cela, il exigeait être seul. Merilae allait devoir prendre place dans la cour, aux côtés de la pierre de brume, disposée au cœur d’un ensemble de motifs intriqués tracés sur les dalles de pierre. Les civils et la garnison de la forteresse de Burdenaut s’étaient massés sur les remparts et dans les tours, pour être témoins de l’incroyable spectacle qui s’annonçait : la Brume allait fuir. Fuir face aux puissants arcanes du Lys, fuir les alentours de Burdenaut, fuir loin, libérer des terres, libérer leurs terres, où bientôt ils pourraient vivre en paix, loin des cauchemars engendrés par les langues de brouillard qui, pour le moment, opacifiaient l’horizon.

 

Il était temps. Dans les profondeurs de la forteresse, Arther Elyas avait commencé son œuvre. L’air se mit à vibrer autour de la pierre de brume, grésillant de filaments de foudre aux couleurs d’azur et de pourpre, emplissant l’atmosphère d’une odeur d’ozone. Merilae, les yeux grands ouverts, bandait sa concentration et maintenait toute cette énergie qui circulait autour d’elle, transmise depuis les profondeurs, depuis le monolithe, dans le sceau tracé au sol, en direction de la pierre de brume qui se dressait là.

 

L’air était brûlant et glacial autour de la dokkalfar, sa respiration se faisait difficile et la lumière se fendait en un dôme de fractales iridescentes tandis que le flux qui jaillissait tout autour de Merilae était redirigé vers la pierre. Les spectateurs détournèrent le regard sous l’intensité aveuglante de la lumière qui avait envahi la cour de la forteresse. Merilae ferma les yeux.

 

Une déflagration retentit, soufflant Merilae comme une feuille, la projetant à plusieurs mètres sur le sol dallé. Alors qu’elle cherchait à reprendre ses esprits, elle aperçu, au milieu de la cour, la pierre de brume qui s’effritait à vue d’œil, s’effondrant sur elle-même en une poudre noire qui s’évaporait presque instantanément. Arther l’avait prévenue. La chose était envisageable et ne devait pas être traitée de manière alarmante. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : le rite avait été accompli. Alors que deux gardes se précipitaient aux côtés de la dokkalfar pour l’aider à se redresser, des torrents d’applaudissements se mirent à dégringoler des remparts et des tours. Au sol, le motif tracé autour de la pierre de brume luisait d’un éclat gris tirant sur le bleu, dégageant une légère fumée. À moins de vingt mètres des murailles, le lisière de brume commençait à s’éloigner, se tordant en volutes épaisses.

 

Merilae sourit. On tapa dans son dos, on la serra dans de nombreux bras, sa main fut secouée avec chaleur. Hébétée, elle se contentait de hocher la tête, cherchant du regard Arther Elyas, l’homme qui avait rendu cela possible.

 

Elle était en train de jouer des coudes dans la foule compacte, lorsqu’un cri perçant retentit par-dessus le brouaha. En y repensant, ce n’était pas le premier, mais, la population de Burdenaut, rassemblée dans un élan de festivité, avait dissimulé les premiers cris, et c’est surtout lorsque la cloche d’alerte se mit à résonner à travers la forteresse que le cauchemar prit forme.

 

La brume, qui s’était retirée sur quelques dizaines de mètres, s’était en réalité gonflée, densifiée, comme une vague s’apprêtant à déferler. Et, à présent… cela arrivait. Elle avait rongé la distance qui séparait autrefois sa frontière et les murs de Burdenaut, et dégoulinait désormais depuis les créneaux des murailles. Le sceau qui luisait au centre de la cours continuait de projeter son éclat malsain, et la fumée qu’il dégageait ne laissait désormais plus place à l’incertitude : c’était de la brume qui s’en élevait.

 

Des hurlements de terreur et des ordres incertains retentissaient désormais entre les murs de la forteresse. La brume, comme un raz-de-marée tranquille, engloutissait les bâtiments les uns après les autres, effaçait la silhouette des hautes tours, s’infiltrait sous les portes, grimpait les escaliers, fuitait par les carreaux. Et, dans son épaisseur opaque… des cliquètements et des chuintements insupportables retentissaient : les engeances de la brume étaient là.

 

VI - Fin

 

Fuir, mais pour aller où ? Merilae ne distinguait plus les contours à trois mètres. Son bras droit la brûlait et son corps dégoulinait de sueur glacée. Que s’était-il passé ? Où s’étaient-ils trompés ? À demi assommée par la douleur et la fièvre, elle se traînait comme une somnambule en direction de l’accès qui menait aux sous-sols, et donc, au monolithe. Arther Elyas devait savoir ce qu’il se passait. Haletante, elle chercha à calmer sa respiration, se dissimulant aux côtés d’un petit empilement de tonneaux, et risqua un œil dans la brume.

 

Une chose se dressait là. Il était presque impossible de la décrire. L’esprit de Merilae cru apercevoir ce qui ressemblait vaguement à une immense araignée, devant bien attendre les trois mètres de haut, dont le corps fin était suspendu au sommet d’une quinzaine de pattes arquées. Sous le corps de la chose, une dizaine de membres semblables à des bras d’enfants se terminant par des pinces formaient un cercle autour d’une bouche noire où pendait une langue, une queue, ou un tentacule, qui hissait, avec une lenteur insupportable, le corps qui se débattait d’un jeune garçon d’écurie.

 

Merilae ne réfléchit pas. Pas cette fois. Bondissant hors de sa cachette, elle prit place sur les tonneaux, inspirant par grandes goulées l’air vicié de brume, et écarta ses bras de part et d’autres de son corps, avant d’en joindre les mains devant elle dans un mouvement de torsion. L’air frémit et lança des gerbes d’éclairs aux reflets d’émeraude, tandis que des formes kaléidoscopiques tourbillonnaient autour de la créatures dont le corps solide paraissait désormais se diluer dans l’air ambient. Le cœur de la dokkalfar battait à tout rompre tandis que son pouvoir, presque instinctivement, saisissait, frappait, découpait, retournait les membres cauchemardesques de la créature qui créait des sons stridents à fendre la roche. Le garçon d’écurie s’enfuit dans l’opacité de l’atmosphère.

 

Merilae poursuivit sa course à travers la forteresse embrumée. Où qu’elle soit, le vacarme des cris, des bruits de lutte et les sons déformés des engeances résonnaient, étouffés mais distincts, comme une horrible litanie chantant à tout instant l’effondrement des espoirs et des vies qui s’étaient cultivés ici. Alors qu’elle atteignait l’aile de la forteresse qui permettait de s’enfoncer dans les profondeurs de Burdenaut, une explosion soudaine en vaporisa la porte de l’intérieur. Le corps de la dokkalfar fut projeté à travers une vitre qui explosa sous l’impact. Elle se trouvait heureusement au rez-de-chaussée, et gisait désormais dans une petite cour intérieure entièrement dallée, plus calme, mais pas moins envahie par le brouillard mortifère des vents de brume.

 

Quelque chose s’approchait d’un pas lent. Le corps douloureux, les oreilles sifflantes, Merilae sentit des mains la saisir et la redresser. Une voix déformée, presque inhumaine, dégoulinait de la silhouette qui la maintenait debout et la secouait avec une excitation certaine.

 

- Nous avons réussi, Merilae ! Nous avons réussi ! Regarde ! Regarde autour de toi ! N’est-ce pas magnifique ?

 

La tête de la dokkalfar tournait, et les muscles de son bras droit, marqué d’arabesques couleur du gel, étaient douloureusement crispés. Elle reprenait peu à peu ses esprits, mais, pourtant… la voix du lieutenant Arther Elyas, car c’était bien la sienne, était plus atroce que jamais.

 

- Li… lieutenant… tout le fort… tout Burdenaut est englouti dans la brume… il faut… il faut arrêter ça ! parvint à articuler Merilae, retenant des sanglots de soulagement inquiets.

 

- Haha, mais que racontes-tu, Merilae ? N’avons-nous pas œuvré avec acharnement pour en arriver là ?

 

Son regard luisait d’un éclat malsain, inhabituel, contre-nature. Quelque chose clochait… et l’angoisse qui nouait l’estomac de Merilae resserra sa poigne, impitoyable. La dokkalfar inspira difficilement, levant ses yeux vers ceux d’Arther Elyas, reculant d’un pas.

 

- Qu’est-ce que vous racontez, lieutenant ..?

 

Arther ne la retint pas, écartant les bras, désignant les alentours noyés dans le brouillard. Sa tunique ample était en lambeaux, et...

 

- Tu le sais déjà, Merilae ! Toi et moi nous sommes pareils ! Nous portons Sa Marque, nous sommes Ses élus !

 

Et elle la vit alors. Du poignet droit d’Arther Elyas jusqu’à la base de son cou s’étendait une marque, très semblable à la sienne, plus sèche peut-être, mêlant des angles plus marqués, moins arrondis que les arabesques de son propre bras.

 

- Lieutenant vous êtes complètement fou ! s’exclama-t-elle, le désespoir pointant dans sa voix.

 

- Et pourtant… et pourtant, admire notre œuvre, Merilae ! La brume dévore, apaise et nettoie ce monde ! Nous avons tant à faire encore pour poursuivre notre travail !

 

- Vous… vous êtes un malade, Arther !

 

Il exultait. Ses yeux avaient perdu leur teinte d’azur, et n’affichaient désormais plus qu’une surface argentée, presque luisante, veinulée de filaments noirs. De la salive dégoulinait de sa bouche tandis qu’il tendait vers la dokkalfar des mains aux veines terriblement saillantes, agitées de convulsions sous sa peau fine.

 

- Tu la sens aussi, n’est-ce pas ? Ta marque… j’ai longuement lutté contre la mienne, comme toi, par le passé… et puis… et puis un jour, j’ai compris que je ne devais pas lutter contre elle. Alors, je les ai entendues.

 

- Qui ça ..?

 

- Les voix, Merilae… les voix dans la brume. Tu les entends, parfois, je le sais. Même si tu ne les comprends pas encore, ça viendra. Et lorsque tu les comprendras… tu sauras que j’ai raison.

 

- Vous mentez… jamais je ne deviendrai comme vous. Je suis venu pour… pour vaincre la brume, pas pour m’y perdre...

 

Mais, déjà, les oreilles de la dokkalfar tintinnabulaient de sons étranges et déformés. Les échos des combats et des cris des engeances, à travers Burdenaut, peut-être ? Non. C’était des murmures, mais, des murmures qui auraient résonné dans une caverne d’acier pendant des millénaires avant de parvenir enfin à la surface et d’être emportés par le vent. Des murmures qui escaladaient sans effort les murailles de son esprit, y plantant leurs sonorités lancinantes comme autant de piolets d’escalade.

 

- Tout le monde est perdu dans la brume, jeune dokkalfar... mais moi… je n’ai plus peur. Viens… viens, Merilae…

 

Les sons qui sortaient de la bouche d’Arther Elyas n’avaient plus rien d’humain, mais Merilae en comprenait le sens sans pouvoir expliquer comment ni pourquoi. Ils se mêlaient aux murmures qui agrippaient son esprit et aux hurlements arriérés des engeances qui envahissaient peu à peu la forteresse.

 

C’était terminé. L’esprit de Merilae était verrouillé, entravé, paralysé par la brume et ses horreurs qui l'assiégeaient de toutes parts. Son bras battait à contre-temps du rythme de son cœur, pulsant d’une énergie mauvaise à travers tout son corps.

 

Non.

 

Merilae serra les dents, mordant sa lèvre à se la faire saigner. Redressant sa tête en direction de ce qui avait été le lieutenant Arther Elyas, elle lui lança un regard chargé de haine, et poussa un cri, un cri unique, jailli des profondeurs de son être. Un cri à peine articulé, à pleins poumons, un cri qui fit bouillir le sang de chacune de ses veines, un cri qui annihila ses doutes, ses peurs, son engourdissement, qui éclatèrent comme autant de lames de verre pointées vers son cœur.

 

- Jamais !

 

Elle brandit ses mains vers l’avant. Son bras marqué luisait d’un éclat irréaliste, et les motifs tentaculaires à sa surface semblaient danser sur sa peau comme des algues dans le courant de la magie qui coulait à travers la dokkalfar. Entre ses doigts, l’air crépita de reflets kaléidoscopique. Le front dégoulinant de sueur elle projeta une vague de lumière solide en direction d’Arther Elyas. À son contact, l’air le rayon éclata en un torrent étoilé dont chaque branche vint balayer le sol et les bâtiments environnant, vaporisant la pierre et le bois dans un bruit d’explosion qui fit trembler la terre.

 

Arther Elyas lui faisait face, son corps tordu comme celui d’un pantin contrôlé par quelque marionnettiste fou. Sa tête basculée en arrière affichait un rictus épouvantable qui déchirait son visage et ses yeux révulsés inhumains semblaient dégouliner et fondre. Ses gestes étaient saccadés, malhabiles, mais dégageaient une puissance mystique telle que la dokkalfar cru, l’espace d’un instant, se trouver au cœur d’une tempête.

 

La lumière se tordait autour d’eux, créant des zones d’ombre insensées qui paraissaient solides. La brume tourbillonnait en volutes épaisses, presque gluantes. L’air était chargé de l’odeur piquante de l’ozone. Des formes géométriques complexes tremblotantes, radieuses et multicolores, s’intriquaient, mutaient, s’interpénétraient et s’annihilaient mutuellement dans des bruits de foudre et de papier froissé qui résonnaient aussi fort que si l’on était occupé à broyer la réalité. L’air et la roche se délitaient en poussière noirâtre et collante, engluant peu à peu les deux mystiques qui s’affrontaient dans la forteresse noyée par la brume.

 

Merilae avait perdu la notion du temps. Elle n’était que mouvement, geste, bonds, énergie, intention, feinte, force, composition. Elle peignait de lumières et d’ombres la réalité, la réarrangeait à sa convenance, déconstruisait et reconstruisait le monde qui l’entourait, cristallisant sa volonté qu’elle tentait de garder inébranlable dans le chaos qui se déchaînait autour d’elle. Le souffle. L’intention. Le lien. La cohérence. Transfert. Maîtrise. Respiration. Agir. Pas réfléchir. Créer et détruire. Elle n’était que flux, vivante et vivace, aux portes de l’annihilation, au bord de l’abysse, à la lisière de la mort.

 

Touché.

 

Le corps d’Arther Elyas tombait en poussière. Lentement. Dans un hurlement silencieux qui effaçait tout autre son, sa mâchoire ouverte au-delà du raisonnable désarticulée, ses membres tordus en des angles impossibles. Son corps dégoulinait d’un sang noir et gluant, qui s'amoncelait autour de lui sur le sol, formant une flaque massive et épaisse.

 

Merilae se précipita en direction de l’escalier menant au monolithe, mais s’immobilisa rapidement. Le passage était totalement effondré, engloutissant le long réseau de galeries dans les profondeurs de la terre. La dokkalfar se retourna avec hâte, retrouvant ses esprits. Il était impossible de savoir jusqu’où les vents de brume allaient porter la désolation et la mort, quelle serait la portée de l’influence du monolithe suite au rite qu’Arther Elyas avait réalisé.

 

Dans ce qu’il restait de la petite cour, le corps exsangue du lieutenant gisait au sol. Une bonne part de celui-ci avait fondu sous l’influence des énergies qui l’avaient consumé. À quelques pas, une masse bloblotante et noire se tordait, fumante dans l’air frais. Merilae déglutit longuement, tendant ses mains tremblantes vers l’avant.

 

Il n’y avait pas besoin d’attendre que ses suppositions soient confirmées ou non. Elle embrasa dans une déflagration de prismes iridescents la chose qui prenait forme là, et se traîna à travers la forteresse.

 

Ici et là, les corps sans vie de nombreux gardes et habitants gisaient, inanimés. Certains étaient loin d’être reconnaissables. Merilae atteignit, le pas vacillant, l’une des entrées de la forteresse. Tout n’était que brouillard. Les vents de brume avaient englouti la région. Quelque chose cliqueta derrière elle, et elle se retourna, levant ses mains devant elle, sans savoir si elle pourrait encore lutter.

 

Leif de Velsk se trouvait là. Son armure, partiellement brûlée, tachée de sang sombre, une longue estafilade barrant sa gorge, et son épée pointée sur celle de la dokkalfar.

 

- Saviez-vous ce qu’il préparait, Merilae ? demanda-t-il. Sa voix était grave, solide, mais dans son regard oscillait la flamme de la colère et du désespoir retenu. Derrière lui se découpaient les silhouettes de plusieurs survivants.

 

- Non, commandant. Je n’en avais aucune idée. Il a condamné l’accès au monolithe et aux sous-sols. Merilae serra les dents, déglutissant avec difficulté. Elle ne pouvait pas se permettre de mourir. Pas maintenant. Pas après tout ça.

 

- Où est-il ? interrogea Leif, ses yeux plissés, rivés sur le visage noirci de crasse de la dokkalfar.

 

- Il est mort, commandant. Arther Elyas est mort.

 

Il hésita un moment. Merilae retenait son souffle, son regard vert enfoncé dans les yeux noirs de l’homme. Il abaissa son arme, lentement, et la remit dans le fourreau qui pendait à sa ceinture, détournant la tête vers les survivants qui s’organisaient à la hâte. Dans la distance, le ronflement des flammes était audible. Quelque part dans le brouillard, Burdenaut brûlait. Leif de Velsk reprit la parole.

 

- Je dois m’occuper de ces gens, Merilae. Je ne peux les laisser sans guide. Je vais partir vers l’Ouest. Ils n’ont plus que moi pour veiller sur eux. L’Ordre du Lys d'Argent et l'Empire leurs a failli à Burdenaut. 

 

- Ce n’était pas votre faute, commandant.

 

- Mais c’était ma responsabilité. répondit-il d’une voix dénuée d’émotion.

 

Un silence. Il réfléchissait, et la dokkalfar ne pouvait se résoudre à l’interrompre. Les questions se pressaient à son esprit, mais aucune ne semblait digne d’intérêt, après ce qu’ils avaient vécu. Elle aspirait au silence et voulait hurler à la fois. Le Corbeau d’Ambre ôta quelque chose à son doigt, et le tendit à Merilae. Son regard s’était plus dur, plus réfléchi, plus posé peut-être.

 

- Prenez cette bague, Merilae. Elle porte mon sceau. Allez au Nord, vers la capitale de Stendel et le monastère de votre Ordre. Racontez-leur ce qu’il s’est passé ici. Les empereurs doivent savoir. De même que les dirigeants du Lys.

 

Elle resta silencieuse, fixant la chevalière entre ses doigts. Il reprit la parole.

 

- Je sais que vous n’êtes qu'une recrue de l’Ordre du Lys, et je sais que les mystiques ne travaillent pas pour rien, aussi, sachez que je ne peux vous assurer que ce service soit payé, cepen-

 

- Je le ferai, commandant, l’interrompit-elle, glissant la bague dans l’une des bourses qui pendait à sa ceinture.

 

Il l’interrogea du regard.

 

- Pourquoi ?

 

Bizarre. La réponse lui semblait évidente. Peut-être que pour le commandant aussi, elle l’était, mais qu’il y avait besoin de réussir à mettre des mots dessus. Qu’est-ce qui les poussait, maintenant, lui comme elle, à continuer ? À ne pas juste fuir, vers un refuge, loin, bien loin, hors de ces terres maudites. Elle prit son temps pour répondre. Il fallait mettre des mots, bien pauvres, sur quelque chose qui bouillonnait en elle.

 

- Ni pour vous, ni pour moi, ni pour ceux qui sont morts. Mais pour ceux qui, ailleurs, vivent encore aux frontières des vents de brume. Pour qu’un jour, tout cela cesse. Enfin.

 

Le corbeau d’ambre resta silencieux. Ses yeux s’attardèrent un instant sur le bras couvert d’arabesque givrées de la dokkalfar, puis il saisit la bride de l’une des montures qu’on lui apportait et la tendit à Merilae. Elle la saisit, enfourcha la bête, et baissa son regard vers le commandant qui la regardait.

 

- J’espère vous recroiser un jour, Merilae.

 

- Moi aussi, commandant. Au revoir. Et… bonne chance.

 

La dokkalfar fit tourner sa bête vers le Nord, et partit au petit trot sur la route embrumée.

 

Tout le monde a entendu parler des choses qui emplissent l’atmosphère une fois dans l’étreinte glaciale des langues opaques et ternes qui ont envahi le continent. Les contes, les légendes, les récits, les racontars abondent au sujet des formes indescriptibles qui se découpent dans la pénombre et tortillent leurs membres contre-nature à la lisière de la perception des vivants.

 

Ces histoires, Merilae les connaissait bien.


 

 

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Afin de clore cette candidature très cher lecteurs, je tenais à vous remercier. Vous qui êtes arrivés à la fin de cet énorme pavé. Cette candidature ne serait que de vulgaires mots sur une page internet, sans réel fondement si vous n’étiez pas là. Merci d’avoir pris de votre temps afin de lire cette demande de changement de grade. Évidemment, tout retour serait et sera grandement apprécié !

 

Tel qu’à mon habitude, je tenais à spécialement remercier les membres de la communauté de Simurgh. Je suis arrivée parmi vous il y a une année alors que Simurgh était en pleine relance. J’ai eu l’honneur et le privilège de vous aider dans ce grand projet en intégrant votre petite famille et je vous en serais éternellement reconnaissante. Je passe de merveilleux moments sur Minefield et c’est en grande partie grâce à vous. Il est rare pour moi de considérer des gens rencontrés sur Internet d’amis proche, mais il s’agit bien de cela avec une grande majorité de la communauté de Minefield.

 

Cordialement,

 

Shalaevar

 

                                         

 

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*Se racle la gorge* (Avec l'accent Québécois...)

 

Bonsssssssssssoir !

 

Chaque chose en son temps, premièrement FIRST !!! Après ...

 

            Le premier contact avec Shala fut après mon retour de vacance. Je lui lança un steak et dans le respect de son RP d’elfette, elle implosa pour répondre l’entièreté de son inventaire au sol. Nous avons sympathisé en un rien de temps et je me suis vite dit qu’elle n’aurait aucun mal à s'intégrer au serveur et effectivement la suite m’a donné raison. 


 

           Depuis son arrivé elle n’a pas seulement impactée Simurgh mais aussi les autres joueurs par ses shops de souffleuse de verres à travers tout Minefield car le serveur manquait cruellement d’une commerçante dans ce domaine. Ainsi que sa boutique de skins “Tab’Arnaque” qui connaît un succès sans précédent. Ci dessous quelques noms à la volée ; Lorewin; Pencroff; Shrui; Napo50; Guillaume73. Ainsi que tous les Simurgheois. J’ai également eu la chance d’avoir une collection entière d’une qualitée supérieure qui je dois bien l’avouer, rendent bien mieux que mon ancien skin. Elle a également abattu un travail de titan à Simurgh comme elle a pu le citer plus haut qui l’a mené jusqu’au poste de conseiller. On peut également la voir très souvent aux événements organisés par le serveur et donner de la vie à tous ces blocs. Tout ceci montre son investissement sur notre beau serveur et c’est pour moi sa deuxième meilleure qualité en temps que future chevalière.

 

Divulgacher

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(surtout le premier ;) )


 

              Oui son investissement n’est que la deuxième de ses qualités car sa première est belle et bien sa sympathie. Ce que les joueurs retiennent de Shala c’est bel et bien sa sympathie et son côté attachante qu'elle arrive à nous transmettre simplement par le tchat ainsi que par les mouvements hasardeux de son personnage. C’est pour dire à quel point sa joie de vivre est contagieuse et nous donne le sourire. Elle ne laisse personne indifférent à son second degré et à sa joie de vivre. Toujours là pour aider les autres joueurs même si elle est occupé sur autre chose.


 

            Après les paragraphes précédents, je peux affirmer que Shala a su nous laisser une marque indélébile de sa personnalité attachante et drôle. Son investissement que ce soit sur Simurgh où elle gère un zone entière à elle toute seule ainsi que bien d’autres projets. Sa boutique de skin ou encore sa participation aux évents. Elle mérite donc, à mon sens, très largement son rang de Chevalière.

C’est donc évidemment un énorme +1 !!!

 

Québécoisement,

 

MrFalcar.

Edited by MrFalcar
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Salutations Bonsoir !

Je me présente ici en la qualité de citoyen de l'Empire et du Royaume de Simurgh pour soutenir  Shalaevar dans sa quête de la chevalerie. Shala arrivée pourtant récemment à su s'imposer dans la communauté minefildienne notamment en gravissant à la fois les échelons sur le royaume de Simurgh où elle est actuellement conseillère et à la fois les échelons de Minefield de part son investissement que ce soit sur Simurgh ou avec le Oh Tab'Arnaque avec ses skins de qualités. De plus son talent pour l'architecture est désormais ancré sur le serveur avec le monastère du Lys d'Argent. D'autre part, Shala est une joueuse sympathique avec qui il est agréable de jouer et discuter avec sa bonne humeur contagieuse ! Impliquée et investie sur Minefiled. Présente pour aider les nouveaux joueurs à s'intégrer sur le serveur, je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle saura représenté l'élite du serveur avec exemplarité.

Je souhaite de tout coeur te voir bientôt arborer tes nouvelles couleurs fièrement

[RP] à venir...[/RP]

 

Cordialement Lugnasad,

Citoyen de l'Empire,

Citoyen du Royaume de Simurgh,

Chevalier Dolenti,

Commerçant Outilleur.

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Bonsoir à tous,

 

Il était temps que je vienne soutenir Shalaevar dans sa demande pour devenir Chevalière de l'Empire.

 

Pour commencer Shala est une joueuse très sympathique, ultra gentille, et super investi dans tout ce qu'elle réalise sur Minefield. Son énorme investissement dans la ville de Simurgh lui a valu une ascension rapide au sein de notre Royaume. Elle fait aujourd'hui parti du cercle de la gestion de notre communauté Simurgheoise. Et elle assure totalement son rôle.

 

Mais Shala' ça ne résume pas qu'à Simurgh, Shala est une joueuse qui apporte son aide et ses services sur le serveur. Elle gère notamment sa propre petite entreprise de création de Skin qui commence à bien exploser et où les commandes affluent de plus en plus. Créer des skins, c'est clairement son plaisir ! Je vous invite à lui poser une simple question : Combien possèdes-tu de skin rien que pour toi Shala ? (Je vous laisse spéculer sur le nombre mais sachez que vous êtes très loin du compte)

 

Shala apporte également son aide dans les corrections de candidatures, les corrections de RP et gère également un petit topic un peu moins connu où les joueurs écrivent des petites histoires, des petits RP ensemble.

 

Aujourd'hui je tiens clairement à venir vous manifester mon envie de voir Shalaevar obtenir son rang de Chevalière. Elle possède toutes les facettes et surtout toute la sagesse pour devenir une très bonne chevalière au sein de l'Empire.

 

J'aimerai également vous parler d'un projet de Shalaevar qui fera sans doute parler énormément d'elle dans les mois à venir : Le Monastère de l'ordre du Lys d'Argent.
Elle a créé quasiment à elle toute seul un énorme monastère où elle a déjà mis en place énormément de zones d'ambiances, de décorations et c'est clairement une belle surprise qu'elle a su apporter sur le Royaume de Simurgh. (C'est vraiment ouf de voir une joueuse aussi motivé et impliqué dans ses projets et clairement elle a la même détermination pour devenir Chevalière)

 

Shala n'est peut-être pas aussi vieille que certains sur le serveur mais elle a clairement su en 1 an et demi faire entièrement ses preuves et montrer aujourd'hui qu'elle fait parti de ses grands joueurs/joueuses du serveur.

 

 

Voici mon énorme ... que dis-je mon gigantesque +1 pour Shalaevar.

 

 

Amicalement,

 

Stalroc,

Roi du Royaume de Simurgh,

Chevalier de l'Empire,

Grand Prestataire de la Nation d'Aegis,

Co-Gérant de The Adventurer

Edited by Stalroc
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Bonsoir à tous et à toutes, 

 

J'ai mis quelques temps pour venir écrire mon support car je voulais que celui-ci soit à la hauteur de la femme que je viens soutenir. Par où commencer ? Commençons par mon arrivée sur Minefield. Connaissant Shala IRL (oui je suis un des rares élus à entendre sa voix régulièrement), elle m'avait un jour parlé de cette belle communauté qu'était le serveur. Elle m'a donc prise sous son aile et m'a guidée à travers les différentes étapes d'intégration (pas sûr de l’orthographe) minfieldiennes. Elle m'a invité sur la ville de Simurgh et m'a aidé à m'y intégrer très rapidement. Grâce à elle, jamais je ne me suis senti seul ou perdu sur ce vaste serveur, moi qui n'avait qu'environ 1-2 mois d'expérience totale sur Minecraft. 

 

Bon là on part :

 

- Parlons de ses talents d'architecte. Elle sait s'adapter très facilement aux différents types d'architectures et, de ce fait, respecte et honore les personnes à qui elle apporte aide et conseils. Et en faisant cela, elle réussi par son talent brut à apporter sa petite touche personnelle en ajoutant des détails, un relief et une profonde attache au RP qui rendent ses constructions encore plus intenses et uniques. C'est selon moi une référence dans le domaine de la construction sur Minefield. Elle est souvent (même très) sollicitée lorsqu'il est question de construire quelque chose, et ce, dans n'importe quel type de décors. Sa versatilité à toute épreuve et sa passion mise de l'avant par ses différentes actions depuis son arrivée me porte à croire qu'elle fera une Chevalière hors pair. 

 

- Les Skins : Je peux vous dire un petite secret ? Je parle parfois à Shala sur Discord (je sais c'est fou). Et souvent quand je lui parle, elle est en train de faire des skins. Et elle aime vraiment ça et en est passionnée. Ça s'entend dans sa voix qu'elle kiff mettre l'idée des joueurs sur pixel pour en faire un skin qui les représentera de la
manière la plus fidèle possible. Je l'ai vu passé des heures incalculables pour régler UN pixel afin être certaine que le skin serait parfait, soit pour elle mais plus souvent pour un joueur. Mais la chose qui la rend la plus fière (ce seront ces mots cités), << de voir mes créations être utilisées dans différents projets me rend fière. Et ça, c'est la plus belle des paies pour les heures de travail que j'y ai mit. >> .

 

On continue ? Here We Go 

 

-  Shala apporte son aide partout où elle met les pieds (et c'est même pas de la vanité mal placée, on lui demande souvent ses conseils). Elle salut toujours les gens, elle est très polie et serviable, autant avec les nouveaux qu'avec les gens bien implantés dans le serveur. Elle a su (selon ma lecture des différents +1 de Shala) se lier d'amitié avec beaucoup de gens et a même réussi à surmonter sa haine féroce envers les Nains pour la prospérité de son Royaume et juste pour cela, le grade de Chevalière devrait lui être accordé sur-le-champ. N'étant pas très vieux sur le serveur, mes différentes discussions avec les membres de Simurgh ainsi que mes lectures des +1 m'ont permis de me rendre compte de l'impact qu'elle avait au sein du serveur. Sa bonne humeur contagieuse, son énergie et sa fougue amène les gens dans son sillage afin d'aller toujours plus loin. 

 

Pour finir, tous ces beaux moments passés avec elle sur ses projets, plus fou les uns que les autres, depuis mon arrivé sur Minefield me rappelle et devrait nous rappeler à tous la définition attendue d'un Chevalier de Minefield, et si un nom devait y être inscrit, ça serait le sien. 

 

 

Simurgheoisement, 

 

 

 

LeNurse (anciennement QCDARKILLQC)

 

 

 

Edited by QCDARKILLQC
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Bonsoir,

 

C'est avec un peu de retard, que je viens soutenir Shalaevar afin de rendre hommage à cette missive si belle soit-elle. 

Dans sa quête du pouvoir hmmm. Dans son ascension au sein du serveur, notre future Chevalière de la Brume a su se démarquer par ses nombreuses qualités.

En effet, talentueuse dans l'élaboration de skin, dans l’architecture , la décoration, mais également dans la gestion de projets/ commerces et surtout  dans l'écriture avec une grande aisance.

 

Il va de soi que ceux-ci sont justifiables. Premièrement, la création de son atelier afin de réaliser des skins pour des joueurs. Certes, ce genre d'atelier nous est familier mais, il s'avère que mon amie Shalaevar a apporté un nouveau style de skins en utilisant davantage de relief ce qui est tout bonnement bleffant. 

Ensuite, on ne va pas épiloguer sur ce qu'elle a pu faire en architecture, je vous invite tout simplement à vous rendre à son monastère, qui fait partie des rares constructions qui ont pu m'impressionner sur ce serveur. 

Ceci nous amène à la facilité dont elle dirige un projet, à la fois chef de projet et conseillère du Royaume de Simurgh, elle sait y faire tout comme la gestion de ces commerces Souffleur de Verre sur Minefield.

On termine sur son talent d'écriture. Il n'y a rien à dire, une grandiose imagination qui n'est pas donnée à tout le monde. J'en reviens ici pour la remercier de son aide, dans l'écriture, ou l’orthographe Shalaevar m'a beaucoup apporté.

 

De nombreuses qualités qui demandent à ne pas être pris à la légère, rare son ceux qui se sont aussi vite démarqués sur le serveur, le grade de Chevalier est pour ma part un grade honorifique pour des personnes honorables. Mon soutien se termine ici, tu es en effet une joueuse, mais au fil du temps tu es devenu une ami de confiance. Merci pour tout Shala, et en espérant te voir Chevalière.

 

Amicalement,

Seigneur d'Ardä

Grand Conseiller du Royaume de Simurgh

Héro des traqueurs de l'ombre.

Citoyen, commerçant Tavernier de l'Empire

 

 

Edited by lyoriu
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Onsoir,

 

Je viens de me prendre une belle baffe dans la figure, j'écris ces mots juste après ma visite du sous-sol du monastère de l'ordre du lys d'argent.

Un an à peine et déjà un beau niveau architectural, je suis d'un naturel très relou sur les constructions et j'ai pas grand chose à dire sur celle que je viens de visiter. (et c'est pas rien)

 

Alors non je ne peux pas juger d'une personne sur un build, non. Je ne suis pas de retour en jeu depuis longtemps, et j'ai commencé à papoter avec Shalaejre..., Shalarao..., Shalamal..., euh non, Shalaevar, oui Shalaevar il n'y que quelques jours. Et pourtant autant vous dire qu'elle fait impression et que du peu que j'ai pu voir c'est une joueuse très sympathique malgré que je l'ai prise pour une ville (oupssss...)

 

Je peux difficilement plussoyer avec si peu de recul, mais j'ai hâte de voir son évolution sur MF et j'espère qu'on verra encore beaucoup de belles choses sorties de son imagination.

 

Groumphement votre,

Poogly Tucman

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SHALAEVAR.

+1



Depuis mon retour au sein de la communauté minefieldienne, j'ai eu la chance de côtoyer joueurs et joueuses en tout genre. Mais aucun joueurs ne possède le même amour et dévouement envers une communauté. Shalaevar a su marquer plusieurs projets grâce à son passage. D'autres joueurs en on déjà fait part ou encore le ferrons après moi. Ainsi, je vais me concentrer sur les points ou elle m'a personnellement aidée. 

 

Premièrement, lors de mon retour, la ville de Port-Estroit avait besoin (grandement) d'une cure de rajeunissement. Comme plusieurs communautés âgées, nous ne sommes plus munis des mêmes bras qu'avant, ce qui rend tout chantier de grande envergure plus long. Shalaevar, malgré le fait qu'elle n'est pas membre ( ALLEZZZZ REJOINT NOUUUUUS ON EST BIENNNNNN, NOUS SOMMES DÉJÀÀÀÀÀ TROIS.... Alllllllez viennnnnnnn)  de Port-Estroit, elle est venue m'aider à démolir l'intégralité de l'intérieur du château. Mais ce n'est pas tout, elle m'a aidé à faire des croquis du nouvel intérieur en plus de m'aider à la construction et la décoration des pièces. De plus, elle m'a porté conseil au niveau de d'autres caractéristique qui composent la cité . Pour cette raison, elle marque la communauté de Port-Estroit grandement, et nous n'avons pas encore terminé de la remercier pour l'aide et le temps qu'elle nous a offert.

 

En second lieux, Shalaevar a demandée mon aide pour la construction de certains système Redstone du Lys (Ce qui fait preuve de RP [ demander l'aide d'un Ingénieur]) Elle a démontré son désir d'ériger ses projets avec l'aide de la communauté minefieldienne, ce qui est selon moi une qualité indispensable au rôle de chevalier. On ne peut pas devenir chevalière seul, et Shalaevar a démontrée qu'elle peut tisser des liens avec la communauté. Dans un autre ordre d'idée, j'ai eu beaucoup de plaisir à partager mon temps avec elle a la décorations du Lys. Elle possède de très bonnes qualités de décoratrice.

 

En somme, je crois fort bien que Shalaevar sera être une chevalière incroyable.

Au plaisir de continuer à bâtir à tes côtés Shala,

                      JMFaucher

                                   Et comme la tradition l'impose : 

                                                                                           +1 :cake:,  +1 :cookie: + 1 :porkgrilled: et j'en passe!

 

 

Edited by JMFaucher
Rédaction ( AKA, j'ai rsvp mon spot comme une bon Kébékwa)
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Bonjour,

 

Il est temps pour moi de faire une petite pause dans mon voyage vers la connaissance pour venir soutenir mon amie Shalaevar dans son objectif de devenir Chevalière.

 

Elle a su en un temps record, devenir l'effigie de l'efficacité et de l'implication. Toujours là pour réaliser des projets pharaoniques qui resteront dans les mémoires tant leurs originalités et leurs qualités dépassent l'entendement ! Un manoir ....... oups un monastère qui déclenche chez moi une profonde envie de repos, de passer du temps à réfléchir et méditer en ces lieux majestueux. Une ambiance rare et très appréciable, en ces temps fatigants et éprouvants.

 

Des projets, en vois tu en voilà, d'une qualité hors normes qui font de Shala (pour les intimes) une joueuse formidablement impliquée dans ce monde. Elle a rapidement réussi à montrer son importance au sein de la communauté Simurgeoise et à gravi les échelons à une vitesse folle. Ses constructions sont sublimes, sont envie d'évoluer et de réaliser des projets sans fin !

 

En plus de tout cela, Shala est une joueuse hyper sympathique, agréable avec qui on passe de superbes moments.  Elle est également présente pour venir aider ses camarades en détresse, j'ai pu moi même obtenir la bienveillance et l'aide de Shala lors de ma requête pour devenir commerçant et je lui suis encore aujourd'hui très reconnaissant !

 

Shala est également une conteuse hors-pair et ses histoires sont magnifiques, malheureusement le temps ne me permet pas de lire toutes ses réalisations mais de celles que j'ai pu lire, ce sont toutes des pures merveilles.

 

Enfin elle possède aussi un caractère de chef d'entreprise avec beaucoup d'activités à son compteur : créatrice de mode, souffleuse de verre et j'en passe surement ! On ne l’arrêtera  donc jamais. Elle possède toutes les qualités pour devenir une Chevalière qui restera dans les mémoires de chacun pour toutes les actions accomplies dans ce monde.

 

Le temps passe et mes obligations me rattrapes très vite, je vous laisse donc ici mais je pense que vous avez compris à quel point je soutiens Shala dans sa demande de devenir Chevalière !

 

Cordialement,

Balmir

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Bonsoir,

 

Après Lyoriu, je viens soutenir Shalaevar qui est également une joueuse qui mérite le rang de Chevalier. C'est une minefieldienne très gentille, très motivé ... enfin non je dirai acharné.

 

Pour illustrer le mot acharné, je vous invite à aller voir son monastère situé sur Simurgh. C'est vraiment très beau et elle a construit ce grand bâtiment quasiment à elle seule et avec une vitesse assez incroyable.

 

C'est également une joueuse très intéressée par le RP, sur ce que j'ai pu voir avec ses nombreux skins et ses dialogues RP faisant d'elle une personne assez mystérieuse.

 

En parlant de Skin, j'ai eu la chance d'avoir un super beau skin réalisé par elle. Elle est très minutieuse dans ce qu'elle fait et elle a pris en compte chaque détail que je lui ai demandé afin de donner le skin que j'ai aujourd'hui et qui me plait énormément.

 

Elle est à un poste très haut sur Simurgh et elle s'implique énormément dans la communauté de la ville.

Son seul défaut serait de ne pas pouvoir parler sur Discord, brulons les tous :p

 

Voilà pour mon soutien pour la québécoise Shala. Comme j'ai pu le dire également à Lyoriu, elle mérite le rang de Chevalier et j'ai hâte de voir cette nouvelle génération de chevalier faire leur premier pas avec la couleur bleu clair.

 

Noblement,

 

Napo50,

Comte de Landervitch

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Mesdames Messieurs,

 

      Je ne vais pas vous mentir, mon point de vue vis à vis de cette candidature était à l’origine… troublé, et son sujet était source de débats. A l’époque, j’étais intiment convaincue que cette candidature n’avais pas lieu d’être car postée trop tôt, car pas assez attendue, car sans animosité envers elle, je ne connaissais pas Shalaevar.

En effet, je n’avais pas eu vent de ses accomplissements et de son impact sur la communauté. Pour moi, l’ancienneté avait tendance à prévaloir sur les actes quant à la légitimité à la chevalerie.

 

Côtoyer Shala ces derniers temps m’a prouvé à quel point je me trompais.

 

      Une fois sortie de ma période d’inactivité, j’ai eu l’occasion de croiser Shalaevar une fois ou deux, avant qu’elle soit conquise par la joyeuse compagnie qu’est Freiwald et qu’elle décide de nous rejoindre. C’est après cela que je me suis intéressée à son parcours, au Lys D’Argent, aux communautés qu’elle impacte et ce sans compter sa dévotion à Freiwald malgré ses autres chantiers, et surtout malgré son décalage horaire – qui est de 8h avec moi, on est littéralement à l’opposée du monde l’une de l’autre -.

Alors ces derniers temps, j’ai rencontré une personne motivée et perfectionniste, qui a su s’intégrer et qui maintenant trouve sa place au sein de notre groupe. Elle sait s’adapter, s’approprier et améliorer tout chantier sur lequel elle travaille, toujours avec bonne humeur et humour. Elle est donc aussi agréable à croiser le soir qu’au petit matin, en rentrant à la maison après quelques verres…

Toutefois, les qualités citées ci-dessus sont celles que j’aurai également cité pour une candidature citoyenne. Elles sont la preuve d’une intégration indéniable et de son travail assidu.

 

Mais, rappelons-le, ceci est sa candidature chevalier, alors il en faut plus que ça.

 

      Cela dit, Shalaevar est plus qu’une citoyenne émérite et une Freiwaldie dévouée. Et c’est de cela dont je ne m’étais pas rendue compte avant d’entendre parler d’elle, et de cela dont j’avais douté à tort : l’impact majeur de Shala sur le serveur.

Qu’il s’agisse de l’ambitieuse bâtisse qu’est le Monastère du Lys, les coups de mains volontaires qu’elle file à droite et à gauche de façon désintéressée ou les skin sur lesquels elle s’applique, les exemples témoignant de son implication sont nombreux. Shalaevar ne se contente pas de participer à la vie du serveur, elle l’améliore.

Alors oui, cela bouscule peut-être le schéma classique du « OK j’attends 5 ans d’ancienneté pour poster ma candidature », mais n’est-ce pas au final pour le mieux ? Shala et son parcours sont à l’image du serveur aujourd’hui : dynamiques, avec une volonté de progression, et elle a probablement accompli bien plus en l’espace d’un an que nombre de joueurs émérites en plusieurs années.

 

Je m’avoue donc vaincue, échec et mat, car contrairement à mon premier opinion, Shala à su me prouver sans le savoir à quel point elle est digne du rang de Chevalier, à quel point elle méritait que l’on s’attarde sur son cas et pour finir, qu’on lui accorde du soutien.

Ma chère Shalaeshahahahhavar, tu as donc tout mon soutien et mon +1

 

Ewina,

[insérer titres quand j'en aurai]

 

 

 

TLDR : c'est un +1 :) 

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Bonsoir,

 

     Je viens enfin prendre un peu de temps pour soutenir la candidature de Shalaevar. En effet, depuis son arrivée sur le serveur, elle a su montrer sa motivation et volonté de bâtir des projets durable sur le serveur. On pourrait penser que son année d'ancienneté n'est pas suffisante pour postuler à un tel grade mais cela serait une erreur tant son implication sur le serveur est importante depuis son arrivé.

 

     Dès le début de son aventure, elle donna beaucoup de son temps à Simurgh où elle se hissa dans la hiérarchie très rapidement. Nombre de projet n'aurait pas vu le jour sans elle comme le fameux monastère du Lys témoignant de sa haute habilité en architecture et décoration. Mais son aventure ne se limite pas à Simurgh et elle su s'investir au sein de la république de Freiwald ainsi que dans la construction de navire.

 

     Il convient bien sûr de rappeler son implication dans la gestion de ses commerces qui répondent à toutes les exigences ainsi que son sérieux dans la préparation rapide des commandes de client. Notons aussi que son atelier de skin a honoré de nombreuses commandes qui ont permit à des personnes pas très doué avec la création de skin, comme moi, de parader dans les plus beaux habits. N'oublions pas également son aide apporté à la correction de rp que ce soit pour les joueurs ou les projets.

 

     Je finirais mon soutien en évoquant la bonne humeur qui habite Shala à chacune de ses connections et qui fait de son mieux pour la transmettre à travers une multitude de message posté sur les channels discords. Ainsi, elle possède à mes yeux toutes les caractéristiques pour faire d'elle une chevalière.

 

FitchII

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Bonjour,

Je viens ici, soutenir Shalaevar dans sa demande de grade au rang de chevalier.

J'ai pu voir le début de Shalaevar sur le serveur, vu qu'elle a rejoint Simurgh assez vite et ce fut difficile de rater son arrivé. Farm, recopiage, construction tout était fait en une fraction de seconde lorsque Shala était en charge !

Elle ne lui a pas fallu longtemps pour comprendre le style de Simurgh et même ce l'est appropriée avec brio. Ses multiples rénovations de quartier, création de maisons et aménagement en tout genres est gage de son efficacité ! Mais sur l'aspect construction, là où elle a fait un travail incroyable reste son monastère sur les hauteurs de Simurgh. Elle avait déjà pensé a tout, pnj ,musique, zone d'ambiance, avant même que le projet soit officiellement débuté. Tout cela pour que son monastère soit parfait et à la hauteur de ses attentes !

Shala outre la construction est aussi très douée pour la création de skin c'est donc pour cela que je lui passe souvent commande pour toute création de skin pour les Traqueurs de l'ombre, et je ne suis jamais déçu et rien ne me laisse croire que je vais l'être dans un avenir lointain !
Elle est aussi une joueuse présente presque tout le temps, surtout lors des événements. De plus cela est toujours très cool de discuter avec elle-même si je n'ai jamais entendu le son de sa voix.

Pour toutes ses raisons, je pense que le grade de chevalière convient a Shalaevar !

Amicalement,
titi_montagnard

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Messieurs dames, bonsoir,

 

Je tiens par la présente à apporter mon soutien le plus total à cette chère Shalaevar dans sa candidature à la chevalerie.

 

Lors de la publication de cette candidature j'ai d'abord esquissé un sourire narquois : "Mais qu'est-ce qu'elle espère celle-là ? ça fait même pas un an qu'elle est là et elle veut déjà être chevalière ?!" Sans même prendre la peine de lire sa candidature j'ai tout simplement tiré un trait dessus. Ce jugement de valeur sorti de nulle part, complètement infondé, m'a forgé la première impression que j'ai eu de Shala. (A tort bien entendu attendez la suite.) Qui plus est, elle faisait une rivale dangereuse dans le marché du verre auquel je voulais accéder par ma candidature commerçante. Impossible pour moi de traiter avec quelqu'un de la sorte !

Si vous pensez comme moi quelques mois auparavant que présenter une candidature chevalière si tôt dans sa vie de minefieldien relève plus de la provocation voire même de l'insulte pour les autres joueurs qui ont beauuuucoup plus d'ancienneté, la suite vous concerne. Concrètement, je me suis posé la question. Pourquoi cette candidature fait couler autant d'encre, pourquoi fait-elle autant parler d'elle ? Je pense avoir compris. Ce n'est ni plus ni moins que de la jalousie. Jalousie de voir que (dans mon cas) cela fait 7ans que j'erre sur les terres impériales mais que je n'en ai jamais suffisamment eu dans le futal pour daigner poster la mienne. Nombreux sont ceux dans mon cas.

Est-ce que ce facteur "temps" doit à lui seul influer sur le résultat de cette candidature ? Certainement pas. C'est le travail accompli et la place que l'on occupe dans la communauté qui importent.

 

J'ai eu la chance de découvrir qui était vraiment Shalaevar. Mais j'ai d'abord découvert son travail. Le Monastère du Lys d'Argent notamment. Elle n'a pas froid aux yeux notre québecoise (froid - Quebec, vous l'avez ?). Une vraie acharnée du travail. Mais ce Monastère mes aieux, c'est un projet à lui tout seul. C'est beau, ingénieux et ça nous fait vraiment voyager. Je vous conseille vivement d'aller y faire un tour si vous avez encore des doutes sur les qualités de créatrices de Shalaevar. Sans parler de son travail à Middenheim. J'ai eu la chance de la voir à l'oeuvre sur une frégate à Nouvelle Azur et bien c'était .... rapide ! Tout récemment sur Freiwald, sa créativité sans faille et ses idées novatrices donnent un vrai coup de pouce au renouveau de projet amorcé par Nono il y a déjà quelques temps. Et je ne parle même pas de son programme de création de skins rapide efficace et surtout du plus bel effet. Si vous avez encore des doutes, étudiez attentivement sa candidature, visitez ses projets et surtout lisez bien son RP qui m'a vraiment pris à la gorge.  Rendons à César ce qui est à César, Shalaevar en un an a probablement fait plus que certains qui sont là depuis plusieurs années. Et rien que pour ça, ça en fait une personne remarquable.

 

Du côté de la communauté, voyons voir. Son plus gros défaut viens principalement de son fuseau horaire bien entendu. C'est pas plus mal en soi car il ne faut pas abuser des bonnes choses. La croiser qu'a la nuit tombée n'est pas si dérangeant tant elle est très accessible la journée par message. Elle fait partie de plusieurs grandes communauté du serveur où elle est très fortement appréciée. Simurgh, la Garde et maintenant Freiwald, elle sait rapidement se faire sa place et surtout se rendre indispensable. Il est toujours très agréable de discuter avec elle, les sujets de discussions l'intéressant étant nombreux, j'ai l'impression que je pourrais lui parler de la couleur de mes chaussettes ça l'intéresserait quand même. C'est une personne assez réfléchie et plutôt ouverte d'esprit ce qui rend les interactions avec elle toujours très appréciables.  Et je peux clairement le dire, l'étiquette que je lui avais collé dessus il y a 6 mois de cela s'est détachée après seulement quelques minutes à ses cotés.

 

Brrrrref, réticent voire même moqueur au début, j'ai finalement découvert qui elle était vraiment et surtout ce qu'elle valait. Et croyez moi, s'il y a bien une personne sur ce serveur qui mérite de voir sa demande acceptée c'est bien Shala (RIP Falcar). Tout ce qu'elle a pu faire en si peu de temps, la place qu'elle tient dans la commu en seulement un an ?! Imaginez sur plusieurs années. Dommage que tu ne nous ai pas rejoins plus tôt ma chère.

Bonne chance pour ta candidature ! Ne change pas, hâte de voir tes nouveaux projet, achète un micro et surtout rejoins Nouvelle Azur.

 

Valky, Président de Nouvelle Azur.

Edited by Valkyrie04
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Hello.

 

Aujourd'hui, pas de coup dans les gencives via une promotion énervée pour ma chaîne de taverne. Aujourd'hui, je suis venu pour soutenir Shalaevar dans sa démarche. Même si c'était pas vraiment prévu à la base. Je m'explique.

Le rang de chevalier est un grade de prestige. Obtenu pour être connu, mais surtout reconnu de la communauté. Comme pour Valkyrie04, j'étais aux premiers abords assez perplexe vis-à-vis de cette candidature. Perplexe parce que j'aime bien Shala. Mais que passer chevalier aussi vite risquerait de dénaturer le grade. Le rendre trop accessible. Cependant, j'aimerai être clair sur ma précédente position. Shala était pour moi quelqu'un de digne du grade. Mais poster sa candidature et attendre qu'elle soit traitée en guise de temps d'ancienneté me dérangeais. Sans aller jusqu’à parler de jalousie, j'avais surtout peur pour la réputation du grade. Qu'il devienne facile d'accès et en peu de temps.

 

Mais au fond, quel est le temps nécessaire minimum pour pouvoir y prétendre outre les conditions déjà en place sur le Codex ? Surtout quand on sait qu'il sont, techniquement , respectés. Après avoir discuter avec elle, je me suis dit quelques chose comme : "Et si j'arrêtais de raisonné en terme de temps d'ancienneté, mais plutôt sur ce qu'elle apporte au serveur ?" Et a cet instant, j'avais compris. Compris que le temps d'ancienneté ne voulait au final rien dire. Aurions-nous fait passer chevalier un citoyen un peu anonyme qui avait fait ses débuts à l'époque de Bob Lennon et qui resurgirai de nul part avec une candidature après huit ans d'inactivité ?  Sous prétexte qu'il est ancien ? Je ne pense pas. Shala a, en un peu plus d'un an, fait bien plus que bien des joueurs plus anciens. Et pas que en terme de construction. C'est pourquoi je n'hésite plus pour lui donner mon soutien. Un soutien bien mérité.

 

Pour conclure, et pour m'excuser d'avoir douter de toi, et avoir réduit ton mérite à une date d’inscription, je te céderait ma chambre à la chevalerie de Stendel. Lorsque que tu aura obtenu ton rang. Mais ne prends pas la grosse tête hein. Je reste ton supérieur hiérarchique. Et je continuai à t'imposer des délais insoutenables pour la construction de mes futurs navires de guerre.  

 

A bientôt.

 

Amiral James Wariow. 

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Bonsoir à tous,

 

Je viens apporter mon plus grand soutien à la quête de Shalaevar pour la chevalerie. Tout comme plusieurs de mes compères, je vous avouerai avoir également eu quelques doutes quant à cette candidature lors de son apparition sur le forum. Jusque là, nous avons été habitué à des candidatures postées par des joueurs ayant plusieurs années d'ancienneté au point où la chose est sans doute devenue une norme dans l'imagination de la majorité, dont la mienne. Alors, quand Shalaevar a posté sa candidature, je me suis interrogé et en ai pas mal discuté autour de moi. Je me suis dit qu'il était peut-être un peu tôt pour une telle candidature.

Hors, la seule condition d'ancienneté pour ce grade est de trois mois après l'obtention de la citoyenneté. Ca peut paraître court, certe, mais je me suis rendu compte que c'était plutôt logique. Un chevalier n'a pas besoin d'être particulièrement ancien. Les chevaliers sont des joueurs connus et reconnus,  investis dans la communauté. Si j'écris ce plussoiement, c'est parce que Shalaevar a su faire partie de ces joueurs, et ce en peu de temps, chose saluable.

 

J'ai rencontré Shala pour la première fois lors d'une visite du Fort Herobrine que lui avait proposé Stalroc, alors qu'elle venait de rejoindre Simurgh. La pauvre qui pensait faire un petit tour s'est retrouvée piégée dans une de nos longues et interminables visites. Mais ça a été pour moi l'occasion de faire sa connaissance. Un peu plus tard, en début de cette année, elle a finalement rejoint la Garde Volontaire. Je ne dirais pas que c'est la personne qui y est la plus active, mais elle apporte une touche roleplay qui est toujours appréciable.

Pour revenir sur la personne, Shala est une joueuse avant tout sympathique, et qui a la particularité d'être d'une bonne humeur constante, avec laquelle vous pouvez parler de tout et n'importe quoi.

 

L'aide et l'investissement qu'elle a apporté à Simurgh n'est plus à témoigner. En un an, elle a l'occasion d'aider un peu partout, et s'est avérée être une buildeuse acharnée, comme le montrent ses nombreux screens.

Lors de la dernière extension de Simurgh, Shalevar a proposé l'ajout du monastère du Lys, et lors de l'acceptation de cette demande s'est consacrée à la construction du dit monastère. Mais, plus qu'un monastère, Shala a bâti un réel lore autour de l'univers de l'Ordre du Lys d'Argent qu'elle continue aujourd'hui d'étendre par son extension et ses rp's. J'ai eu l'occasion de discuter avec elle de son roleplay et ais pu me rendre compte d'une partie de la profondeur de celui-ci. C'est bête à dire, mais c'est aussi une manière de donner au serveur et à sa communauté de proposer une telle zone, belle et cohérente, accompagnée d'une histoire bien construite qui pousse à la curiosité. 

 

Depuis son arrivée, Shala a aussi ouvert un topic de réalisation de skins pour la communauté. Plusieurs joueurs et projets ont déjà eu recours à ses services. Et, assez récemment, elle a également intégré les AAA. Je pense que cela montre bien son envie de participer pour le serveur et sa communauté en lui donnant de son temps.

 

 

En bref pour conclure, Shalaevar s'est fait connaître en peu de temps par la majorité du serveur et a su montrer qu'elle a toutes les qualités nécessaires pour porter le blason de la Chevalerie Impériale, qu'elle saura sans nul doute honorer.

Bonne chance à toi pour la suite et en espérant te voir bientôt en bleu clair o/

 

Ghid'

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Bonsoir !

Je soutiens également Shalaevar dans sa candidature à la chevalerie !

Bien que ne la connaissant que très peu, c'est une joueuse active ayant à cœur d'aider ses communautés et plus globalement le serveur.
Ses travaux et investissements ne sont plus à démontrer, surtout dans un laps de temps plutôt court par rapport à son arrivée, en cela, je pense que sa candidature est entièrement justifiée.
Bien qu’étant sceptique à la vue de cette candidature dans un premier temps comme certain de mes camarades, il faut bien avouer qu'à la vue du travail et investissement accompli celle-ci n'est pas moins crédible qu'une autre, bien au contraire. J'ai hâte de voir la suite dans les années à venir !

Tu as tout mon soutien pour ta candidature, mais aussi pour la suite.

Bien cordialement,
Jihair

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Coucou à tous !

 

Je viens moi aussi soutenir ici présent notre chère Shalaevar !

 

Je vais pas mentir moi aussi, tout comme mes autres VDD au départ je pensais que l'ancienneté primait sur l'investissement dans une Candidature Chevalière et je pensais sur le coup que Shala était trop récente pour devenir Chevalière.

Après une grosse flémingite aigue, je me décide enfin à la soutenir !

 

Bref maintenant que j'ai avoué mes tords, je peux affirmer que Shala est une personne plus qu'investit dans la Communauté qu'est MineField !

Elle a refait revenir la touche RP qui avait disparu sur MineField, crée un projet avec un Lore Incroyablement Complexe et Unique sur le Serveur !

Shala a su s'investir dans de nombreux projets comme Simurgh ou même Fort Herobrine et j'ai eu l'occasion à de nombreuses reprises de croiser cette valeureuse Exploratrice dans les Tréfonds, lors de mes petites balades journalières.

 

Même si elle n'a pas l'ancienneté des anciens Chevaliers, je pense qu'elle a les qualités d'un Chevalier à en devenir comme du Courage, de la Détermination et prête à aider la Veuve et l'Orphelin en recueillant des Réfugiés dans son Extension du Lys !

 

Pour faire mon Boomer, je vais dire aussi que la Candidature Chevalière n'est pas une fin en soi mais le Début d'un Nouveau Départ vers des Nouvelles Aventures ! ;)

 

Poussin pour la Candidature de Shala !

En espérant te voir avec le Pseudo Bleu Clair.

 

Saguya Tsukihime,

Duchesse du Duché des Terres Maagik,

Chancelière Dolentie et

Citoyenne de l'Empire Stendelien.

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