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[Accepté][Enchanteur] La Baïonnette Enchantée - Ghideon


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Bonjour à tous !

 

Je me présente aujourd'hui afin de postuler au rang de commerçant ! Je vous souhaite une bonne lecture ! :)

 

Spécialisation : Enchanteur

Nom de l'échoppe : La Baïonnette Enchantée

Localisation : Fort Herobrine, Crystalis

 

 

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  Commençons donc par les présentations. Je m'appelle toujours Ghislain et je suis maintenant âgé de 18 ans. Je suis actuellement en classe de terminal scientifique, sciences de l'ingénieur (SSI), avec option européenne. Malgré le confinement, mon année scolaire continue et touche à sa fin. Pour la suite, j'ai postulé pour rejoindre une classe préparatoire intégrée dans une école d'ingénieur. Dans le cas où je ne serais pas pris, j'ai également candidaté pour plusieurs IUT, qui me permettraient d'ensuite intégrer un cursus d'ingénieur. Outre cela, je porte un grand intérêt sur les jeux-vidéos (j'en citerai quelque uns : Napoleon Total War, Holdfast, Civilization, The Witcher, Star Citizen), et naturellement, sur Minefield où j'aurai d'ici un mois atteint les quatre ans d'ancienneté. Je suis également un grand passionné d'histoire, et particulièrement de la période révolutionnaire et de l'Empire. 

 

 

 

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  Toujours général, Ghideon ou aussi le Général Zorn, continue avec succès sa carrière militaire. Il est maintenant général de la Garde dans son ensemble. Enchaînant les batailles et campagnes, il a acquis une certaine expérience militaire, aussi bien dans le combat que dans la stratégie. Avec l'évolution des effectifs du Corps d'Armée de la Garde qui ne cessent de croître, ses responsabilités se sont multipliées, et son investissement se doit être encore plus intense. Il est retrouvé par exemple dans l'élaboration des plans du Purgatoire de Terre-Morne, maintenant sorti de terre.

Aussi, maintenant citoyen, les passages de Ghideon en capitale sont plus réguliers, malgré le fait que les raisons qui l'y amènent sont souvent liées à son travail et très peu pour le repos. Sans maison, sa cave de scribe lui sert de chambre de passage, et lui est en effet utile pour dormir avant de reprendre la route, quand il alterne ses déplacements entre le Nord et le Sud. Grâce à son métier d'enchanteur, il a pu grandement développer ses compétences et connaissances en terme de magie, faisant de lui un redoutable guerrier, maniant armes et pouvoirs dans une certaine harmonie.

Enfin, l'évolution de mon personnage tourne principalement autour de l'Empire stendelien. En dédiant sa vie à la Garde, il lui a donc aussi dédié. Si à première vue son allégeance impériale ressemble surtout à du fanatisme, il agit cependant pour le bien des populations civiles (impériales).

 

 

 

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  Vient sans doute le point le plus important pour cette candidature, pourquoi ? Mes motivations ne sont pas poussées par l'envie du gain, notamment parce que les quêtes journalières et hebdomadaires me remplissent très bien la bourse, mais plutôt par le côté pratique que cela peut apporter. Ma principale raison à faire cette candidature est donc le fait de pouvoir commercer légalement, ce qui me serait fort utile à la Garde Volontaire, et tout particulièrement pour le Fort Herobrine. En effet, ce droit de commercer me permettrait par exemple d'acheter des ressources en tout genre, et donc de faire avancer au mieux le projet dans les moments où nous n'aurions pas le temps ou la foi d'aller farmer. En fait, je pense que le rang de commerçant est très important pour gérer un projet au mieux. Même s'il n'est pas indispensable, il offre une liberté d'achat et permet la pose de panneaux de dons. 

   A côté de cela, un nouveau grade c'est toujours l'occasion de faire évoluer son personnage. Bien qu'il est compliqué de lié un personnage militaire à un rôle de "civil", le fait d'être commerçant enchanteur me permettra de développer le côté mage de Ghideon.

 

Je suis donc plus intéressé par les avantages que ce rang offre dans la gestion d'un projet que par la gestion elle-même d'un grand commerce.

 

 

 

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-Ma présentation paysanne, postée le 24 mai 2016 :

 

-Ma candidature villageoise, acceptée le 10 Juillet 2016 :

 

-Ma candidature citoyenne, acceptée le 1er Mars 2018 :

 

 

 

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(les prix du modèle 3D ne sont pas ceux qui seront utilisés in-game)

 

- Sceptre foudroyant : 8 PA's

- Sceptre de feu : 8 PA's

- Sceptre de vie : 20 PA's

- Grande bougie sur une coupole : 2.9 PA's

- Moyenne bougie sur une coupole : 2.3 PA's

- Petite bougie sur une coupole : 1.6 Pa's

- Grande bougie : 1.9 PA's

- Moyenne bougie : 1.3 PA's

- Petite bougie : 0.6 PA's

- Cire : 0.7 PA's les deux

- Livre mending : 25 PA's

- Livre infinity : 20 Pa's

- Livre fire aspect I : 15 PA's

- Livre power V : 35 PA's

- Livre sharpness I : 10 Pa's

- Livre silk touch : 25 Pa's

- Livre unbreaking III : 30 PA's

 

 

 

- Mon échoppe sur Fort Herobrine :

 

Révélation

J'editerai les screens avec l'ameublement intérieur.

 

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- Mon échoppe sur Crystalis :

 

A venir.

 

 

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Chapitre un : La bataille Verte.

 

Révélation

Je poussais froidement la toile de laine qui servait de porte à notre maigre tente de commandement. A l'intérieur, je retrouvais autour d'une table les officiers responsables des troupes qui m'accompagnaient : deux commandants d'infanterie, Soult et Ney, un de cavalerie, Pajol et un capitaine d'artillerie, Marmont. Assis, ou plutôt avachis sur les chaises sommaires de la salle, ils discutaient du plan de bataille dans une certaine impatience. La victoire nous était selon eux assurée. Uniformes luisants de l'avant-bataille, sourires aux lèvres, leur confiance inspirerait les rangs. Posant mes mains sur la table, je rompais leur discussion et déclarais d'une voix forte :

 

« Tenez-vous prêts, le clairon devrait sonner d'une minute à l'autre. »

 

Ils se levèrent simultanément, déterminés, et s'empressèrent d'ajuster leurs uniformes avant de sortir de la tente pour rejoindre leurs hommes. Je faisais de même. Le soleil ne s'était pas encore levé, mais sa lumière nous parvenait déjà, nous dévoilant le terrain. J'inspectais brièvement les troupes autour de moi - des voltigeurs - positionnées en tête des sommaires tranchées que nous avions creusées la veille. Les bottes plantées dans la terre et la boue, tous observaient en contrebas, où une multitude de silhouettes commençaient à se profiler à l'opposé de la vallée. Chacun chargeait son mousquet d'une balle de plomb, et aiguisait sa baïonnette. Deux minutes passèrent. Le silence avait gagné nos tranchées quand le clairon sonna.

 

Alors, les soldats se hissèrent hors de celles-ci, et sous les ordres vociférés par leurs supérieurs, chaque compagnie forma la colonne. Le bataillon bâtard - constitué des voltigeurs du 1er et 4e d'infanterie - se mit à avancer à belle allure, guidé par les tambours qui donnèrent le rythme et les officiers positionnés en tête. Sous ses pas, l'herbe, encore mouillée des intempéries de la veille, se mêla à la terre et donna une allure de terrain vague à la pente qu'il dévalait. Arrivées en bas de la vallée, à environ cinq-cents mètres de distance des tranchées, les colonnes se dispersèrent. Les compagnies s'alignèrent et se déployèrent en tirailleurs pour ensuite continuer à progresser à la rencontre de l'adversaire. Les premiers rangs de celui-ci, masse verte désorganisée et barbare, n'étaient justement plus très loin, ayant eux aussi atteint le bas de la vallée. Nombreux, bien plus que l'ensemble de mes hommes, leur équipement se résumait cependant à des haches, lames bâtardes et masses émoussées. Ils arrivèrent alors à distance de tir de la ligne. Au-même instant, les officiers abaissèrent leurs sabres en directement de l’ennemi.  La ligne ouvrit le feu. Des dizaines d'orcs s'écroulèrent, inertes. Les voltigeurs rechargèrent, la distance les séparant de la cohue étant encore suffisante. Puis, ils reculèrent, se repositionnèrent, et rouvrirent le feu. Ce petit jeu continua encore trois salves. A l'échelle des effectifs ennemis, les pertes restaient minimes. Elles avaient à vrai dire pour principal objectif d'agacer les troupes adverses pour provoquer la faute, et espérer en tirer avantage. Le bataillon se repliait maintenant vers les tranchées, pour éviter le contact. A ma droite, un observateur d'artillerie œillait la scène à la longue vue. Tandis que les peaux vertes s'élançaient dans la montée de la vallée, il tira une fusée. L'instant suivant, les huit bouches à feu du capitaine Marmont, positionnées entre le premier et deuxième réseau de tranchées ouvrirent le feu simultanément. Ce fût d'abord une série de détonations puis, de sifflements aigus. Enfin, les boulets vinrent s'écraser contre la horde verte dans un fracas de poudre, de feu et de métal, puis ricochèrent à plusieurs reprises. Dans leur sillage, ils soulevèrent la terre, fauchèrent les corps, et stoppèrent la progression de la cible. Le sol s'imbiba de sang, le rendant plus boueux encore. L'artillerie envoya une seconde fois toute sa puissance, décimant toujours autant de monde et semant le trouble dans le moral ennemi, ennemi qui se fît moins confiant dans sa montée. Au même moment, le clairon sonna à nouveau. Alors, le 1er d'infanterie sauta par-dessus le parapet, à ma suite. En un instant, ses deux bataillons formèrent la ligne en rangs serrés. A l'unisson, les mille gardes qui le composait avancèrent tandis qu'au-dessus de leurs têtes, huit nouveaux boulets ronds sifflèrent et percutèrent les rangs adverses, les rendant plus éparses encore. 

 

A cent mètres de notre ancienne position, j'ordonnais aux troupes de s'arrêter, et de se tenir prêtes. L'étendue d'herbe qui nous séparait de notre tranchée n'était plus qu'un terrain vague fait de traces de bottes et de gadoue. Derrière, deux autres bataillons sortaient des tranchées, sous les ordres du commandant Ney. Devant, la horde se rapprochait doucement. D'abord à trois cent mètres, puis à deux cents, elle était maintenant à cent-cinquante mètres de la troupe, suffisamment près pour que nous puissions entendre les grognements qui s'en échappaient. Alors, j'hurlais :

 

« 1er d'infanterie, en position de tir.

 

L'ordre fût répété tout le long de la ligne par les officiers en un écho de plus en plus faible.

 

- En joue.

 

Chaque garde pointa son mousquet, ajustant sa cible.

 

- Feu ! »

 

Les détonations résonnèrent dans toute la vallée. La ligne s'enveloppa d'un brouillard de fumée, et devant, les corps gisaient. Ce premier coup de foudre n’arrêta pas la masse ennemie qui, malgré ses pertes, accéléra en notre direction. Les hommes rechargèrent rapidement, et je pus donner un nouvel ordre de feu. Les balles sifflèrent, et bon nombre de corps s’écroulèrent. Ces bougres d’orcs n’étaient toutefois plus qu’à cinquante mètres. Il était l’heure. Je me tournai alors vers Soult :

 

« Que le régiment porte haut les couleurs de son drapeau. »

 

Les drapeaux s’élevèrent encore plus, se déplièrent complètement sous le vent, arguant fièrement l’ennemi de leurs vives couleurs et dorures.

Je tirai alors mon sabre, jetai ma pipe au sol, et m’écriai :

 

« Battez la charge ! Vive l’Empire ! »

 

L’ordre raisonna dans la vallée, amplifié par les officiers.

La ligne rompit alors portée par les cris de ses hommes et, baïonnettes en avant, vint culbuter de plein fouet la masse adverse. Ils furent bientôt remplacés par le fracas métallique de l’arme blanche. Un premier ennemi se jeta sur moi, la hache à pleines mains, les crocs sortis et les yeux injectés de sang. Haut d'au moins deux mètres, la bête était plus qu'impressionnante. Composée à majorité de muscles et d'une peau qui me semblait être un dérivé de cuir, je comprenais vite que la bataille ne serait pas si aisée que ça. J'esquivai sans peine, et à vrai dire sans un grand intérêt les quelques coups que tenta de m’assainir ce piètre duelliste. Rapidement lassé, je me ruai dessus et transperçai son ventre de bout en bout, de telle manière que je pus entendre quelques vertèbres se briser au contact de mon sabre. Le point faible de cette armée était sans nul doute son équipement. Des habits disparates, des armes à peine aiguisées, cet accoutrement était digne d'une révolte paysanne. A la seule différence que les ennemis en question mesuraient trois têtes de plus que la plupart de mes hommes et pouvaient briser des crânes à mains nues. Un nouvel orc se présenta devant moi, couvert du sang de quelques malheureux soldats, morts pour la gloire. Je devinais facilement à la taille de la masse en pierre qu'il tenait que la moindre erreur me serait fatale. Avant qu'il ne puisse avancer ou gémir davantage, je pointais mon pistolet en direction de sa gorge et pressais la détente. S'étouffant dans son propre sang, la bête tomba à terre, gesticula quelques secondes, puis cessa. Deux secondes après, non pas un mais deux adversaires se présentèrent face à moi. Je rangeais alors mon pistolet dans son étui et tendais la main vers les deux orcs. Elle s'illumina, puis un jet de flammes en sortit pour s'enrouler autour d'eux. Ils se tordirent de douleur pour finalement s'écrouler dans un râle sourd. Tout autour de moi, la bataille faisait rage. Les hommes se débattaient avec une fougue sans pareille contre ces bêtes pourtant bien plus imposantes qu’eux. Devant moi, un jeune porte drapeau qui s’était un peu trop avancé luttait tant bien que mal contre les peaux-vertes qui commençaient à l’encercler. Il éventra d’abord l’une d’elles de la pointe du drapeau, avant de planter celui-ci dans le sol à travers le ventre du cadavre. Puis, sabre en main, il se rua contre ses adversaires pourtant trois fois plus nombreux. De quelques coups de lame, je me joignis à lui, accompagné de grenadiers tout aussi déterminés à en découdre. Un peu plus loin, le commandant Soult apprenait à ces sauvages la civilisation à grands coups de sabre et de bottes. Le clairon sonna à nouveau.

 

Le deuxième acte de la bataille se mit alors en place. Les compagnies de voltigeurs, qui n’avaient pas pris part à la mêlée, avancèrent sur les flancs du combat, et ouvrirent le feu sur les orcs. De la même manière, le 4e d’infanterie, guidé par Ney, se scinda en deux colonnes, une par bataillon, puis vînt poursuivre la ligne formée par les voltigeurs, pour ouvrir le feu sur toute la longueur des flancs ennemis. Les balles sifflèrent alors sans interruption, désengorgeant le front du 1er d’infanterie. Au corps à corps, les hommes redoublèrent d’efforts, et, sous le poids des baïonnettes, les orcs reculèrent. Leur nombre restait conséquent, mais leur moral pouvait d’une minute à l’autre céder, acte qui nous accorderait la victoire. Je m’apprêtais à faire appeler les cuirassiers de Pajol pour mettre fin à la bataille quand l’appel d’un cor raisonna de la rive opposée de la vallée à notre position. Sans se faire entendre, les troupes adverses déguerpirent, accompagnées de dos par les balles du 4e. Il était cependant hors de question de les laisser fuir. Je fis regrouper au pas de course les survivants du 1er en ligne, ligne qui vint se joindre au 4e et au bataillon de voltigeurs. Dans notre dos, le clairon sonna et les cuirassiers du 4e de cavalerie se profilèrent au loin, menés par leur commandant. Derrière moi, les hommes ne formaient désormais qu’une ligne uniforme. L’ordre d’avancer fût donné, et la troupe se mit en marche. Avant que nous ne puissions avancer davantage, nous fumes coupés. Il y eut d'abord comme une dizaine de coups de tonnerre, suivi de panaches de fumée s'échappant de par-delà la vallée, puis des sifflements aigus. Je restais bouche bée, immobile. Ce fût le silence, tout sembla ralentir. Je fus ramené à moi par les gardes qui m'entouraient, qui, en se jetant sur ma personne, hurlèrent avec détresse :

 

« Tirs d'artillerie ! Protégez le général ! »

 

Silence. Enseveli sous les corps, mes oreilles bourdonnaient, et mon crâne me faisait un mal de chien. Je me dégageais non sans mal et constatais que les hommes qui m'avaient plaqué au sol s'étaient sacrifiés pour moi, dans un élan de courage et devoir. Les pertes se comptaient au moins à une centaine de gardes, à simple vue d’œil. Quel foutu charnier. Les corps des victimes avaient été réduits à l'état de charpie. Les plus heureux n'avaient été que simplement lacérés, mais d'autres étaient déchiquetés voir complètement démembrés. Nous nous tenions à présent au milieu d'un fleuve de sang et de boue qui coulait le long de nos bottes. Zigzaguant entre les cadavres, l'aide de camp du capitaine Devaux se présenta à moi essoufflé et boitant, un petit morceau d'obus planté dans la hanche. 


"Général, l’adjudant Bouvyer a pris la tête du second bataillon du 1er suite à la mort du capitaine Devaux, du lieutenant Tastet, des sous-lieutenants Gaudin et Dumat et aux blessures de l’ensemble des autres officiers, qui sont dans l'incapacité de se déplacer. Il attend vos instructions.
 

- Je vois. Bien, faites-lui dire de ...

 

De nouveaux tirs m'interrompirent. Les obus, sortes de gros boulets de canon, gagnèrent le haut de la vallée avant de piquer vers nous. A une dizaine de mètres au-dessus du sol, ils explosèrent en mille éclats métalliques qui se dispersèrent sur le champ de bataille, abattant des dizaines de troupiers sur leur passage. Une vive douleur me traversa alors la hanche droite, transpercée d’un éclat. Je peinais à m'asseoir, et constatais que l'aide de camp du défunt capitaine Devaux n'était elle aussi plus. La moitié de son visage arrachée, du sang s'éjectait à flot de son corps sans vie. Utilisant mon sabre comme appui, je me relevais avec difficulté, constatant le carnage de mes propres yeux. Une nouvelle centaine de gardes étaient inertes au sol, et par ci par là, d'autres arrachaient des cris de détresse. Cette difficulté inattendue ne devait pas mettre un terme à nos opérations. J’arrachai l’éclat d’obus planté dans ma jambe, la bandai d’un morceau de tissu, puis partis à la recherche du clairon. Après quelques pas, je trouvai son cadavre. Je me saisis alors de son instrument, et soufflai à plein poumons dedans. Soult et Ney furent bientôt devant moi.

 

« Commandants, que vos hommes soient prêts dans moins d’une minute pour battre la charge, exécution. »

 

Ils me répondirent d’un garde à vous avant de rejoindre à la hâte leurs régiments. Devant nous, la troupe verte se regroupait, prête à nous charger. L’acte final était lancé. Au loin, Marmont fît sonner à nouveau ses batteries, qui projetèrent poudre et métal sur la masse ennemie. En quelques minutes, les hommes furent regroupés en une ligne plus ou moins rigoureuse. Je tirai à nouveau mon sabre, et hurlai à la charge. Nos compagnons morts seraient vengés. Criant sa haine, la ligne chargea, baïonnette en avant, bottes martelant le sol, avec pour seule défense son courage et sa foi impériale. De nouveaux tirs d’obusiers se firent entendre, mais ceux-ci tombèrent en arrière de notre position. L’impact fût d’une extrême violence. En un instant, les trois quarts de l’avant ligne de chaque camp fût réduite en une sanglante charpie. Les lames s’entrechoquaient dans ce chaos total. Au fur et à mesure du combat, nos bottes s’enfonçaient plus encore dans cette terre rouge, et les corps s’empilèrent dans la plaine. Hors, nous n’avions pas abattu toutes nos cartes. Derrière le combat, le régiment du commandant Pajol se présenta. Les cuirassiers, hauts et forts de leur panache, avancèrent au pas dans la vallée. Puissants guerriers, courageux soldats, ils toisèrent leur ennemi d’un sanglant regard. La ligne fût alors mise au trop. L’instant suivant, elle se scinda en deux groupes distincts, qui formèrent des colonnes et se séparèrent, l’une vers le flanc gauche, l’autre vers le flanc droit. Ce mouvement, calculé et effectué avec perfection permit à chaque colonne de se positionner face à l’un des flancs adverses. Il y eut un léger moment de silence, aussitôt rompu par le bruit des sabres qui glissent hors de leur fourreau. Le clairon raisonna. Les deux colonnes se mirent au galop, puis au trop. Elles parcourent en peu de temps la distance qui les séparait de leur cible. Inébranlables colosses, les cuirassiers culbutèrent les lignes adverses de toutes parts. Notre ennemi était assailli de tous côtés. L’infanterie redoubla d’efforts et sous le poids de ses baïonnettes, les orcs fléchirent. La déroute ennemie, totale, ne nous assurait pour autant pas encore le goût de la victoire. Son artillerie était encore en place, et il fallait empêcher la possibilité de tout ralliement. Pajol reforma ses cuirassiers en une seule colonne qui déchaîna toute sa haine sur les peaux vertes déroutées, avant de disparaitre derrière le relief du terrain pour mettre au silence leurs bouches de feu, responsables de plus d’une mort. Les orcs survivants furent cueillis par l’infanterie, contraints de se rendre. Je fis réunir Soult et Ney, pour leur distribuer mes instructions.

 

« Messieurs. Je ne veux pas de prolongations inutiles, nous en finirions aujourd’hui. Dressez un peloton d’exécution. »

 

Plus tard, Pajol et son régiment firent leur retour, triomphants. Je vins à l’encontre de l’officier.

 

« Bon travail commandant. A quoi ressemblait donc cette foutue artillerie ? 

 

- Justement mon général, ces obusiers, ce sont ceux de l'opération Barrière. »

 

Chapitre deux : Les obusiers de la Garde. 

 

Révélation

    Je trempais le bout des lèvres dans ma tasse de thé, encore brûlante, et écoutais avec attention le rapport de nos hussards, dont j'avais fait venir le lieutenant pour avoir le compte rendu dans les moindres détails. Ma tasse posée sur l'un des rares espaces libres de mon encombré bureau, je questionnais :

 

"Hum, ainsi donc, vous êtes en train de me dire que les orcs que nous avions abattu moi et mes hommes au Sud-Ouest de Stendel ne constituaient qu'une simple et vulgaire avant-garde ? 

 

- C'est l'idée oui mon général. Nous avons repéré l’équivalent d’une brigade entière qui semble se diriger tout droit vers nos frontières.

 

- Une troupe d’orcs en ordre de guerre, de nos jours ... Cela semble presque irrationnel. Moi qui pensais ces bêtes rares. Et donc, d'où venaient-ils exactement ces pouilleux ? 

 

- De l'Est, ils arriveront d’ici quelques semaines au Nord de Middenheim. 

 

- Bien, je vois. Vous avez fait un excellent travail vous et vos hommes. Disposez."

 

Une fois seul, je songeais alors à comment endiguer cette menace avec efficacité. Je me levais et poussais la porte de mon bureau pour en sortir. Le couloir du commandement était grouillant d'activité à cette heure-là. Commandants, capitaines, lieutenants, tous venaient recevoir leurs instructions, rendre des rapports et prendre la pause déjeuner au passage. Je saluais brièvement quelques officiers, avant de filer dans l’aile droite, à notre salle stratégique. Content de la trouver déserte, j'ouvrais l'une des malles pour en sortir quelques figurines de troupes taillées dans le bois et peintes. Les posant sur la carte de Stendel étalée sur la table, j'observais la zone où la troupe de peaux vertes avait été signalée. Située à l'Est des chantiers navals de Middenheim, j'en examinais le terrain. Il semblait y avoir essentiellement de grandes étendues de sapin, et peu de clairières. Je repérais toutefois, à l'Est d'une petite vallée, une colline qui dominait l'une des rares plaines de la zone. J'y plaçais les maquettes de deux batteries d'obusiers à cheval et d'un bataillon d’infanterie légère. Ces troupes pourraient rapidement débarquées sur zone, à partir de l’HMS Insurrection. Elles auraient le rôle de harceler l’ennemi, sans se compromettre, de manière à ralentir sa progression le temps que des forces plus imposantes arrivent sur le terrain. En effet, les navires amarrés au Fort n’étaient pas assez conséquents et nombreux pour emmener tous les hommes dont j’avais besoin pour cette opération. Il me fallait attendre l’arrivée de bâtiments assez grands pour accueillir trois à quatre mille hommes. Je sortais alors sur le balcon du commandement, pour appeler mon aide de camp qui discutait avec quelques sergents sur la place d'arme :

 

"Leon ! Allez me chercher au plus vite les capitaines Rigaud et Duval, dites-leur de me rejoindre immédiatement.

 

- Bien reçu général Zorn, j'y cours, j'y cours !"

 

Cette aide de camp était un brave et jeune garçon. Un simple soldat à vrai dire, mais d'une grande efficacité. Je l'avais repéré il y a des mois de cela, alors que sa vivacité d'esprit avait été signalée et félicitée. Moi qui méprisait les lents d'esprit, cette bleusaille me satisfaisait jusqu'à me surprendre de temps à autre. Quelques minutes plus tard, la porte de la salle s'ouvrit, et les deux adjudants demandés entrèrent. Rigaud, capitaine du deuxième bataillon d’artillerie à cheval était de petite taille, et son ventre laissait indiquer qu'il avait échappé à plus d'une séance d'entrainement. Cette mission lui ferait donc le plus grand bien, même si j'en venais à me demander si je n'aurais pas du confier la tâche à l'adjudante Adélaïde, plus réactive. A l'inverse, Duval mesurait bien les un mètre quatre-vingt-dix pour une musculature de grenadier. C'était un jeune homme, fier de diriger la deuxième bataillon d’infanterie légère du 6e régiment d’infanterie de la Garde. Je les fis asseoir. 

 

"Messieurs, vous allez avoir la chance de pouvoir honorer, non pas juste vos régiments respectifs, mais toute la Garde.

 

L'ensemble du plan récapitulé, le capitaine Duval me posa une question fort intrigante.

 

- Et, dans le cas où nous ferions des prisonniers, général ? Quelles sont les instructions ? 

 

- Il n’y aura pas de prisonnier, tirez à vue. Vous partez dans quelques heures, allez chercher et informer vos hommes."

 

Sans discuter, ils se levèrent et partirent exécuter mes ordres. Je fis venir à la suite mes aides de camp Leon et Dorsenne. Le premier fût chargé de faire parvenir sous les plus brefs délais au Fort Herobrine les HMS Victory, Formidable, Principe, Unity, Constitution, Infinity et Cobra. Si le Principe était au large au Nord, et que le Unity et le Constitution étaient situés sur la mer au épaves (il ne leur fallait ainsi que regagner le Nord), les autres étaient bien plus loin. Le second, le lieutenant Dorsenne, se vit attribuer la tâche de mettre sur le pied de guerre le 1er et 4e d’infanterie, le 4e de cavalerie et le 1er bataillon d’artillerie à pieds. Mis à part le régiment de cavalerie, tous étaient casernés au Fort. Ainsi, plusieurs jours d’attente nous étaient imposés. Durant ce temps, j'effectuais mes tâches quotidiennes de général. Inspections des différents chantiers, organisation des opérations de la Division terrestre, signature de piles entières de documents, la routine en somme. Les HMS Unity et Constitution amarrèrent au port Nord le deuxième jour. Le régiment du commandant Pajol arriva le troisième jour. Le septième jour, au matin, on annonça l’arrivée des derniers HMS pour le soir.

Hors, en début d’après-midi, un messager envoyé par le lieutenant Milhaud se précipita à mon bureau, en enfonça les portes violemment et me tendit une missive à la suite d’un garde à vous.

 

"Général Zorn.

 

Moi et et mes hussards nous sommes rendus au plus près du lieu où l’opération « Barrière » devait se dérouler. Quelques kilomètres avant d'arriver constater son efficacité ou non, nous avons repéré l'armée orc avançant à un rythme soutenu vers l'Ouest, intacte. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu du bataillon d’obusiers et du deuxième bataillon d’infanterie légère, mais d'une façon ou d'une autre, les peaux vertes sont passées, et leur route vers l'Empire est libre. Il est fort probable que les orcs aient massacré les troupes qui devaient opérer, que ce soit par un détournement ou un reploiement des obusiers trop lent.

Nous demandons l’accélération de l’opération. Si cette armée passe la frontière, se sera un désastre et notre réputation en paiera le prix cher par la même occasion. L'ennemi devrait arriver au niveau d'une vallée, à l'Ouest du lieu de l'opération, d'ici une semaine. L'endroit semble adéquat pour une bataille en notre faveur.

 

En espérant que cette missive vous parvienne à temps avant votre départ,

Lieutenant Milhaud, 1er escadron d'élite des hussards de la Garde."

 

Ces incapables de Rigaud et Duval avaient échoué. Et nous étions bloqués à terre en attendant l’arrivée du reste de l’escadre. Je fis congédier le messager, lui ordonnant de retourner vers son escadron, et de lui informer de notre départ. A cheval, la route avait dû lui prendre deux jours et deux nuits, avec peu de repos. Cela ne nous laissait que cinq jours. Il nous fallait hâter le pas. Je me jetai hors de mon bureau. Je fis sceller mon cheval, et parti en direction du port, où les préparatifs devaient être terminés. Sur place, le 2e bataillon du 4e d’infanterie attendait. Les autres navires étaient déjà chargés, et au large, prêts à partir. A côté, du matériel de campagne restait à embarquer. On y trouvait mousquets, balles, poudre, nourriture, toiles de tente. Des pelles et pioches étaient également dans la liste des fournitures, afin de creuser des tranchées une fois sur zone. Au loin, une première silhouette sortit du détroit de Novi, suivie d’une plus imposante, qui en précéda une dernière : l’HMS Formidable, accompagné de ses deux avisos. Ils seraient bientôt à quais. En effet, une heure plus tard, l’embarquement des dernières troupes et du matériel fût fait. Je montai à bord de l’HMS Cobra, qui leva l’encre aussitôt. Avant que l’escadre ne parte, il s’amarra à l’HMS Victory, mon galion, où je rejoignis le 1er d’infanterie. Le départ fût donné.

 

Le voyage fût très rude. Dès le premier jour, la moitié des hommes du 1er attrapèrent le mal de mer. En conséquence, une odeur nauséabonde, mélange entre vomi et sueur, s'empara des différents ponts. L'air en devenait presque toxique. La tempête dans laquelle l’escadre tomba quelques heures plus tard n'arrangea pas les choses. Pour ma part, je me laissais bercer par le tangage du navire, enfermé dans une cabine à examiner mes cartes, éclairées par une mince bougie, seule source lumineuse à ma disposition. Je concluais qu'une fois à terre, il nous resterait encore deux bonnes journées de marche pour arriver à cette fameuse vallée. Cela serait trop court. Nous allions donc avoir à marcher de jour comme de nuit. Je passais le reste de la journée à réfléchir quant à la meilleure stratégie à adopter sur place. La nuit se passa également sans soucis. 

Au matin, je montais jusqu'au pont, et constatais que la tempête mettait toujours l'équipage à rude épreuve dont maintenant les trois quarts crachaient leurs repas par-dessus bord, aux plus grands fous rires des marins middenheimers. Les flots finirent par se calmer en fin d'après-midi, au plaisir des malades. Les heures passèrent, et j'utilisai ce temps libre pour avancer dans la rédaction de mon carnet de voyage. J'appréciais raconter ce genre de périples, aussi bien que j'avais au commandement des bibliothèques entières de récits de campagnes et escarmouches, datant de mes débuts comme soldat à aujourd'hui. Le lendemain la journée allait être longue, puisque nous débarquerions. Après avoir observé la descente du Soleil, je retournais dans la cale à ma cabine et m'endormais, confiant pour la suite des événements. 

Je fus brusquement réveillé par les cloches du navire, ce qui signifiait que nous étions arrivés. En effet, une fois sur le pont, je remarquais que le navire avait jeté l'ancre, et que le reste de l’escadre avait fait de même. Les barques furent mises à l'eau, et le débarquement débuta. En trois heures, l’ensemble des troupes étaient à terre. Je distribuai les ordres. L’artillerie, plus lente, serait escortée par un bataillon de cuirassiers. Deux autres bataillons, le 2e et 3e, escorteraient l’infanterie, et les deux derniers, le 4e et 5e, iraient au plus vite à notre destination. Je chargeai leur capitaine d’y débuter les tranchées, ou du moins de marquer leurs emplacements, et de faire monter la tente de commandement.

 

A la tête de l’infanterie, je fis sonner le départ. Chaque compagnie marchait en file indienne, guidée par son lieutenant. Dix heures. Dix grosses heures de marche sans la moindre pause. Les hommes, exténués, en rampaient presque. Moi et les officiers décidions donc de nous arrêter pour une heure. Un campement de fortune fût monté, constitué de feux de camps entourés de couchettes. J’aimais l’ambiance du terrain, cela me rappelait le temps où j’étais moi-même un troupier. Nous reprîmes la marche. Nous étions selon mes estimations à douze heures de la vallée. L’ennemi devait arriver le lendemain, en fin d’après-midi. Le Soleil illuminerait notre route une heure, peut-être deux, puis nous devrions continuer à la lumière des torches et lanternes. L’obscurité gagna peu à peu les alentours. S’ajoutant à cela, une soudaine averse s’abattit. En peu de temps, nos uniformes nous collèrent la peau, et à chacun de nos pas, nous nous enfoncions plus encore dans la boue. L'avancée fût longue et fastidieuse, d'autant que se repérer dans une telle étendue de conifères était presque impossible en l'absence de notre guide le plus compétent, le Soleil. Plus nous nous éloignions des frontières impériales, plus la végétation prenait possession des lieux et obstruait notre passage, rendant l'avancée hardue. Les heures s’écoulèrent. En tête de file, j'aperçus des étendues d'herbe au loin, éclairées par le lever de soleil, derrière les sapins. La vallée. Je faisais accélérer la troupe, déjà à bout de force après ces heures de marche, et nous atteignîmes le haut d'un creux naturel dans le sol, qui s'étalait sur quelques kilomètres. C'est à l’extrême Est qu'arriveraient les hordes d'orc, dans plusieurs heures.

 

Sur place, les cuirassiers déjà arrivés avaient commencé à creuser les tranchées. Aucun répit ne fût donné aux fantassins, qui suivirent le même exemple. Soldats comme officiers creusaient sans relâche, pelles et pioches en main. Il fallut bien cinq bonnes heures pour terminer l'ensemble, et des litres de sueur. La tente de commandement installée, les officiers s'y abritèrent pour discuter de la stratégie à adopter. Je prenais la parole. 

 

"J'ai réfléchi à tout cela sur l'HMS Victory. Ces tranchées ont pour unique but de servir de lieu de repli. Nous ne les utiliserons pas pour le contact. Les orcs ayant une carrure imposante, les affronter au corps à corps dans un lieu si étroit serait risqué. Nous allons faire réunir les voltigeurs du 1er et 2e en un bataillon d’avant-garde qui tiraillera l’ennemi. Puis, ils se retireront et le 1er sortira des tranchées en ordre de bataille, prêt à tirer et charger. Une foi dans la mêlée, il sera épaulé sur les flancs par les tirs des voltigeurs, et du 4e, qui se sera scindé en deux. Enfin, les cuirassiers de Pajol chargeront les flancs ennemis, ce qui devrait suffire à le faire céder. Aussi, quand Marmont arrivera sur les lieux, il déploiera au plus vite ses canons, pour nous épauler. Des questions ? »

 

La stratégie fût acquise par tout le monde, et un aide de camp eut pour charge d’attendre Marmont pour le lui récapituler à son arrivée.

 

Les officiers se levèrent et sortirent de la tente. Je les suivis quelques minutes après. Dehors, les troupiers, pour la plupart assis dans les tranchées discutaient ou jouaient aux cartes. Tout semblait en ordre et les quelques heures restantes se déroulèrent tranquillement. Je m'assoupissais alors. L'agitation de la tranchée me réveilla. Je me levai rapidement et courrai vers le point le plus à l'Est de celle-ci. Passant la tête par-dessus le parapet, j'observai. Au loin, des centaines de silhouettes commençaient à descendre : les peaux vertes. Les gardes se mettaient un à un en ligne, prêts au combat. Tous semblaient confiants. J'ordonnais à ce que clairon soit sonné dans les prochaines minutes et trottinais jusqu'à la tente de commandement, prêt à en découdre avec ces foutues bêtes. 

 

Chapitre trois : Un ennuyeux retour

 

Révélation

Le voyage de retour fût calme. Dans ma cabine du Victory, je lisais les différents rapports qui m’avaient été donnés. Au total, nous avions perdu sept six cents quarante-neuf gardes dans la bataille. Ceux-ci avaient été enterrés sur place. Une fosse commune par bataillon avait été creusée. On décomptait quatre cents trente-six blessés, dont quatre-vingt-sept graves. Si nos médecins de ligne avaient fait du bon travail, il fallait les faire parvenir aux hôpitaux du Fort au plus vite.

 

Le rapport suivant concernait l’opération « Barrière ». Nous avions eu tort de sous-estimer l’intelligence de ces bêtes, et de se référer à de vieilles cartes. Le terrain où devait se dérouler l’opération était en vérité vallonné. Les orcs devaient avoir des éclaireurs, puisqu’ils avaient repéré et la compagnie de reconnaissance de hussards et les troupes de Rigaud et Duval. Rigaud s’était déployé comme convenu, et Duval avait avancé pour tirailler l’ennemi. Hors, il s’est retrouvé embusqué dans le creux de quelques abaissements de terrain, en dehors du champ de vue de Rigaud. Ainsi, les orcs purent atteindre l’artillerie avant qu’elle ne puisse se replier. Les artilleurs furent tous massacrés. Quant à Duval, manœuvrant en « crabe » avec le carré qu’il avait réussi à former, il avait réussi à sortir du bourbier. La légion orc avait continué à avancer, et n’avait envoyé qu’un détachement le poursuivre, l’empêchant de nous rejoindre. Il fût retrouvé par les hussards de Milhaud. Le nombre de pertes pour l’opération « Barrière » s’élevait ainsi à deux cents quatre-vingt-douze gardes.

 

Cependant, l’opération globale restait un succès. L’avancée orc avait été annihilée, malgré les pertes. Restaient quelques interrogations. D’où venaient ces orcs ? Etaient-ils plus nombreux là-bas ? Cette brigade était-elle une armée, ou une simple avant-garde ? Ces questions restaient en suspens.

 

Afin de lui rendre compte des résultats de la bataille, j’écrivis au Maréchal Pencroff.

 

« Maréchal,

Me voilà enfin de retour vers notre bon désert. Comme vous vous en doutez, l’opération a été un succès, malgré quelques évènements imprévus. Nous avons écrasé cette menace orc par la poudre, le sabre et le sang. Je me suis bien amusé. Les hommes ont fait preuve de courage, de vaillance et ont honoré à nouveau la Garde et leur Empire. Je reste cependant amer de l’incompétence du capitaine Rigaud qui, malgré un terrain qui ne ressemblant guère à celui que nous avions sur nos cartes, s’est contenté d’exécuter à la lettre mes instructions sans réfléchir. Qu’il paye sa stupidité de sa vie est une bonne chose, que ses hommes en subissent les conséquences en est une moins bonne. Je ferai dégrader son instructeur.

La question orc reste cependant en suspens. La menace n’est peut-être pas totalement écartée. Aussi, je ferai organiser une expédition menée par le Bataillon d’Exploration afin de confirmer ou non mes doutes sur la possible présence d’une force ennemie plus conséquente.

Je vous glisse le bilan humain et matériel à la suite de cette lettre.

58 Fifrelune, an 242,

Général Zorn »

 

Les rapports lus, le voyage me parut bien long. L’agitation due à l’approche des combats était retombée, et de longues heures me séparait de mon arrivée au Fort. J’avais toutefois confiance envers le Général Thalkion, à qui j’avais confié la tâche de diriger la Garde en mon absence. Ce bon Halwynt était un ami de longue date, ancien nivemi qui s’était racheté en dédiant sa vie à l’Empire.

 

Cet ennui m’amena à la rédaction d’une candidature commerçante en direction du château impérial stendelien. Décision certe brusque, je voyais l’obtention de ce grade comme un moyen d’étendre l’influence de la Garde, mais aussi de pouvoir par moi-même réaliser les commandes matérielles de la Garde. Si le travail jusque-là correct des officiers commerçants de la comptabilité me convenait, je n’avais confiance qu’en moi-même. L’écriture terminée, j’entrepris de la faire déposer au bureau du gouverneur Yann par mon aide de camp Leon. J’en profitais pour lui demander de glisser avec une bouteille de Château de la Garde, an 226. Un bon vin ne peut qu’ouvrir les esprits.

 

J'entrepris la rédaction d'une énième lettre, cette fois-ci à destination de Fort Herobrine. J'y fis ordonner la construction d'une échoppe pour Sandstown. Un bâtiment en L, accessible par une petite courte, fermée d'un muret. La lettre indiquait également la réquisition deux officiers de la comptabilité. Ils seraient attachés à la gestion du futur commerce. Je ne pouvais me permettre de gérer moi-même le bâtiment, en vue de mes responsabilités militaires. Enfin, j'y indiquais les différentes matières premières que je voulais faire acheminer sur place. Fils, gelée de slime, livres (la base de tout enchantement) et divers joyaux et métaux pour l'élaboration de sceptres. 

 

Le tout écrit, je m'endormais en l'attente de l'arrivée vers mon bon vieux désert.

 

Remerciements :

Je tiens à remercier tous les membres de la Garde, et les différents joueurs que j'ai pu rencontrer.

Un remerciement spécial à Arthur, qui m'a fait ces modèles 3D il y a plus de deux ans, mais qui a du attendre avant de les voir postés en public, encore merci à lui o/

 

Etant donné que bébé-croff se plaint de ne pas avoir un remerciement pour lui, le voilà : Merci à Pencroff, le maréchal moustachu et mon plus vieux camarade sur Minefield o/

 

 

 

Merci d'avoir lu jusqu'au bout :P

 

 

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Bonsoir,

 

Ahhh ! Super un nouvel enchanteur commerçant actif sur Minefield. Ça fait plaisir. 
Je ne vais pas épiloguer sur ce soutien. Il mérite amplement cette licence, un joueur reconnu par tous et à l’écoute des joueurs. 
Simurgh sera ravi de t’accueillir en tant qu’enchanteur commerçant pour un shop

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Ces illustrations... No rage du recyclage.

 

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Hello.

 

Ghideon va me ruiner mon commerce de livre enchant en s’alignant à mes prix. Mais bon, on va dire que c'est de bonne guerre. Je souhaiterai néanmoins pourvoir continuer à en proposer contre des ressources pour les non-commerçants. Je tiens tout de même à le félicité pour avoir enfin pondu cette candidature commerçante. Et il a évidement tout mon soutien. Même si il passe son temps à dénigrer mes navires alors qu'il les a inclus dans son RP. 

En ce qui concerne Ghideon, il s'agit selon moi d'un futur commerçant d’exception. Et je lui resserve une place de choix pour vendre ses trucs sur mon arsenal. J'espère quand même qui n'abusera pas de MES pnj villageois pour s'enrichir sur mon dos, ou je serai obliger de les barricader dans un endroit secret.

 

Pour faire court, j'espère bientôt voir sur le chat des trucs du genre : [C] GhideonZorn : Wariow, t'es navires sont trop beaux, t'es promu.

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Enfin! 

Depuis le temps que je l'attendais celle-là =p 

(je crois qu'il y a une parcelle à ton nom sur Crystalis depuis un ou deux ans)

 

M'enfin, je viens aujourd'hui plussoyer la candidature chevalière Commerçante de ce bon Ghideon!

Il m’apparaît évident que Ghideon a le potentiel tout à fait nécessaire pour gérer une firme commerçante, lui qui dirige le FH, et gère de nombreux autres projets exceptionnels.

D'autant qu'il est un excellent camarade, et occupe une place importante dans la communauté, ses shops ne pourront qu'avoir la réputation qu'on lui connait déjà.

 

Aussi, un nouvel enchanteur aussi dévoué au service de la communauté ne pourrait qu'être bénéfique!

J'appose donc mon +1

 

Bonne continuation à toi Ghid! 

 

 

 

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Eh bah purée si je m'y attendais à celle-là !

Je viens donc soutenir l'ami Ghideon dans sa demande car je n'ai aucun doute sur le fait qu'il saura mettre à profit son sens des affaires. Je suis sût qu'il saura gérer d'une main de maître ses échoppes et il saura faire prospérer son commmerce comme il se doit. Je t'apporte tout mon soutient dans ta requête. Je n'ai pas de doute  sur le fait qu'on te verra bientôt avec un [C] devant ton pseudo !

Cordialement,

Lugnasad,

Citoyen de l'Empire,

Commerçant Outilleur,

Ambassadeur de Simurgh,

Chevalier Dolenti

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Bonsoir, 


Je viens en ce jour soutenir ce cher GhideonZorn dans l'obtention de la licence de commerçant.

 

Etant souvent en contact avec ce personnage, je peux vous affirmer que GhideonZorn est une brute dans ce qu'il fait. Actif et motivé, son implication sur le serveur n'est en effet plus à prouver.

Officier supérieur de longue date de la garde volontaire qu'il dirige désormais d'une main de maître depuis maintenant plusieurs années, je pense qu'il n'aura aucun mal à appliquer ses compétences de gestion d'un projet dans le cadre de la gestion de son futur commerce.

 

Bref, tu as tout mon soutien !

 

Cordialement,

 

Dark l'âne

 

ps : j'attends ma promotion

 

 

Edited by The-Darkalne
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Bonsoir ! 

Je soutiens ce cher Ghideon dans sa candidature commerçante, en effet, je ne vais pas écrire de grand paragraphes pour décrire ce fameux personnage de fond en comble, je garde tout ceci pour une prochaine candidature :winkwink:. Cependant, soyez sur qu'ils seront bien garni ! 

Il va de soit que Ghid' saura gérer ses différents commerces d'une main de fer, son sérieux et son investissement ne sont plus à prouver. Le choix de devenir enchanteur est très intéressant, c'est aujourd'hui une des spécialités les plus prisées sur Minefield à juste titre, et un commerçant de plus ne sera sûrement pas de trop ! De plus, les prix proposés sont très intéressants et aideront au bon développement de ses actuels et futurs projets.

Enfin voilà, bien que mon plussoiement ne soit pas très long, tu as tout mon soutien pour ta candidature, mais aussi pour la suite !

Amicalement,
Jihair

 

 

 

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Salutations,

 

Bien qu'ayant fait la connaissance de Ghideon il y a peu de temps, j'ai pu rapidement m’apercevoir qu'il est un joueur motivé et très actif. Il suffit de regarder la façon qu'il dirige les troupes du FH pour voir qu'il n'aura aucun problème à faire prospérer et garder ses commerces remplis à ras bord d'items variés !

 

Il a mon total support pour cette nouvelle aventure qu'il démarre aujourd'hui.

 

Bon courage pour la suite !

 

Amicalement,

 

Shalaevar, conseillère de Simurgh, sous-lieutenante de la garde volontaire et gardienne de l'Ordre du Lys d'argent. 

 

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Hello !

 

Je viens apporter mon soutiens à Ghideon pour sa candidature commerçante!

Je pense que personne peut nier le travail de qualité qu'il produit sur le serveur. Entre les tréfonds et la Garde Volontaire, Ghideon s'applique un maximum et il fera de même pour son commerce. Je te souhaite donc bonne chance !

 

cdt, 

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B'soir !

 

C'est évidemment avec un grand plaisir que je passe moinsoyer plussoyer Ghideon de mon plein grès et sans aucune pression sur moi ou sur ma famille de la part de la garde ! 

Je n'ai pas besoin de refaire tout son CV à ce petit Ghislain que j'ai vu arriver et grandir sur Minefield. Intégrer un projet qui s'approchait plus d'une garderie, y contribuer de toute son âme jusqu'à le transformer en une référence du serveur (Started from the bottom, now we're here !). Je ne soulignerai pas non plus son investissement incessant pour la COMMU, tantôt Ambassadeur de l'ANA, tantôt scribe, tantôt secrétaire sexy du WAM et j'en passe.

Ca a toujours été un plaisir de le côtoyer et je n'ai aucun doute sur sa capacité à gérer un commerce. 

 

Ghideon tu as tout mon soutiens !

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A que bien le bonjour,

 

Je viens faire un truc ici mais je sais plus trop qu.... Ah si c'est vrai c'est pour soutenir mon cher Ghideon !! 

Bha il y a beaucoup de chose à dire mais je vais faire simple, d'une implication remarquable depuis des années, Ghideon a apporté énormément dans chacun des chantier qu'il a entrepris et au serveur de façon général (comme ton grade, c'est une sorte de jeu de mot mais en moins bien). 

  • La Garde Volontaire est magnifiquement dirigé. 
  • Les tréfonds sont un énorme succès.
  • Tout ce qu'il touche ça brille.

 

Je ne doute pas qu'au vu de son dévouement et de son expérience sur le serveur il saura gérer d'une main de maître un commerce enchanteur !

J'apporte donc mon plus grand soutien au Général Zorn dans sa demande pour devenir commerçant.

 

Nerofir

 

PS1: Puis c'est marrant un Général d'armée qui vend des livres               

PS2: Puis j’espère bien qu'il va m'acheter des bouquins :3  

Edited by Nerofir
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Bonsoir,

 

Je viens soutenir Ghideon pour sa candidature. Bien qu'on ne se croise pas trop souvent, toutes les interactions que j'ai eu avec lui furent très positives, c'est un joueur très gentil et très impliqué dans la communauté du serveur. Il est tout naturel à mon avis que Ghideon obtienne sa license commerçante, ça lui donnera encore plus l'occasion d’interagir avec la communauté.

 

Bonne continuation,

 

Magi

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Bonsoir,

 

Avant toute chose, j'aimerai lâcher un petit coup de gueule à GhideonZorn ...

" MAIS T'EN AS MIS DU TEMPS PUREE !!!!"

 

Bref vaut mieux tard que jamais et c'est un plaisir aujourd'hui de venir soutenir ce joueur très investi sur Minefield.

 

Que peux-t-on dire sur GhideonZorn ...

Et bien c'est clairement un joueur très doué en Architecture. Ses travaux sur les différents projets de la Garde Volontaire : Fort Herobrine, Prison de TerreMorne, Tolwhig, ... ont toujours été d'excellente qualité d'ailleurs. Je vous invite à aller voir le Fort Herobrine qui évolue sans cesse pour être à la pointe de la qualité (d'ailleurs une extension vraiment nice arrive prochainement chez eux :D )

Mais Ghideon c'est également un joueur très investi pour le serveur en général ! Les Tréfonds représentent un travail titanesque accompli de ses mains et celle de ses deux fidèles camarades et amis Thalkion et Pencroff. Il y a passé des heures, des jours, des semaines pour apporter du contenu novateur et de qualité pour tout les joueurs. D'ailleurs j'aimerai te dire Merci Ghideon pour m'avoir redonner goût aux quêtes et aux événements (qui était par le passé une facette du jeu que j'avais délaissé par ennui et redondance).

Quoi on peut encore en dire sur lui ! Car oui Ghideon c'est aussi de l'événementiel, les nombreux events Tréfonds et de la guilde des Explorateurs préparés par ses soins font exploser les compteurs d'activités et de présences aux événements (encore une fois je n'oublie pas les autres personnes qui l'accompagnent dans cette aventure mais bon faut le mousser le petit ZeGhislain, c'est sa candidature quoi :p )

 

Alors clairement, voir la candidature commerçante de Ghideon n'est pas une surprise pour moi. Je me disais bien qu'un jour, il se déciderait à faire le grand pas. Il l'a fais et je suis ravi de pouvoir apporter mon soutien dans cette nouvelle aventure qui approche à grand pas pour lui.

 

Pour revenir sur la candidature, c'est toujours du travail très propre venant de sa part, les illustrations d'ArthurBn apportent également son petit plus dans la candidature. Son RP est toujours long et agréable à lire.

 

Pour conclure un peu tout ça, je n'ai aucun doute sur la future réussite du commerce de GhideonZorn. C'est un joueur qui mène toujours tout ses projets au bout et toujours à fond. J'ai hâte de voir ses petits commerces apparaître sur le serveur :)

 

Bref voici mon +1 pour GhideonZorn !

 

Ghideon : Prochaine étape, la candidature Chevalier hein ?? :D   


Cordialement,

 

Stalroc,

Roi de Simurgh

 

 

PS : Encore désolé du retard, je pensais l'avoir déjà soutenu mais au final non ^^
 

Edited by Stalroc
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Bonjour,

 

Une fois n'est pas coutume (et parce que l'occasion s'était rarement présentée avec ce sagouin) je viens plussoyer mon vieux camarade Ghideon dans sa démarche pour devenir commerçant. Il faut dire qu'à la lecture du nom de l'enseigne et surtout du RP, je ne pouvais que difficilement rester muet.

 

Joueur actif et toujours motivé, dirigeant de projets reconnu et organisateur aguerri; il va sans dire que la gestion d'un commerce sera une formalité pour ce minefieldien vétéran. Je ne vais pas m'étendre trop longtemps, mes vdd ont largement couvert les grandes lignes des bonnes raisons que je partage pour soutenir cette candidature.

J'ajoute à cette liste de bonnes raisons, et à titre plus personnel, que puisque c'est en partie moi qui l'ait tanné pour qu'il la publie, il était de bon ton que je vienne au moins y laisser un mot.

 

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter bonne chance pour la suite !

 

Hardi !

Pencroff

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Bonsoir,

 

Ta candidature est complète et soutenue, j'ai donc le plaisir de l'accepter, félicitations !
 

Afin de valider ton nouveau statut, je te demanderai d'effectuer le paiement des 300 pa au serveur puis de m'envoyer un mp une fois que cela sera fait afin que je t'ajoute ta licence. Tu peux également utiliser ton crédit cubo pour payer ta licence si tu le souhaites.

 

À bientôt,

 

Yann.

 

PS : Très bonne cuvée

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