Aller au contenu

[Accepté]Demande de candidature - Qdejatte


Notuorc
 Partager

Messages recommandés

Bonjour à vous

Voici ma candidature au rang de paysan sur votre serveur.

 

Tout d’abord, qui suis-je?

 

Mon pseudo (sur Minefield) est Notuorc. Son utilisation remonte à mon secondaire où je passais la plupart de mon temps au club informatique et dans les locaux d’ordinateurs à jouer en réseau (à cette époque, on jouait en multijoueurs par modem ou en réseaux). J’ai toujours utilisé cette expression obscure en tant que pseudo dans tous les jeux que j’ai joués en multijoueurs, les premiers étant : Warcraft 2, Red Alert et Duke Nukem 3D. Eh oui, ça remonte à quelques années déjà. J’ai toujours aimé les jeux de type RTS, et de temps à autre les FPS pour se défouler, mais parfois je me disais que ce serait bien de pouvoir se consacrer exclusivement à construire des bases qui ont de la gueule. D’ailleurs, cela m’arrivait de jouer une partie de Warcraft (1, 2 ou 3) ou de Starcraft en « custom » et de me dépêcher à vaincre l’ordinateur tout en lui laissant quelques bâtiments afin que la partie ne se termine pas pour pouvoir tout exploiter la carte et construire un simulacre de ville. Pour vous dire, j’ai déjà couvert une carte de Warcraft 1 de pavés (si vous n’êtes pas familier avec le fonctionnement de ce jeu, pour construire un bâtiment il fallait qu’il soit relié aux autres par des segments de chemins pavés), ce qui impliquait de raser toutes les forêts et de vider toutes les mines. Comme vous pouvez le constater, je suis quelqu’un de patient et de minutieux. Des qualités que j’ai constaté fort utiles dans Minecraft lorsqu’on entreprend des projets de grande envergure.

 

Concernant Minecraft, j’ai découvert ce jeu seulement récemment, car j’étais concentré sur Starcraft 2 et Warhammer Online. C’est d’ailleurs en regardant la chaîne Youtube de Anharis (principalement des reprises de parties de Starcraft 2 jouées par des joueurs professionnels et commentées par Anharis) que j’ai découvert Minecraft. Il avait fait une vidéo pour présenter son serveur et les réalisations des joueurs. Cela m’a intrigué. Un jeu où on peut se consacrer exclusivement à l’accumulation de ressources et à la construction de cités avec pour seule limite notre imagination. Ça correspond plutôt bien avec le jeu que j’ai toujours souhaité jouer. J’ai donc téléchargé ce jeu et je l’ai essayé. Toutefois, je ne comprenais pas très bien ce qu’il fallait faire alors je suis allé sur Youtube pour rechercher des vidéos tutoriels et je suis évidemment tombé sur celles de Fanta qui sont incontournables. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de sa chaîne que j’ai découvert votre serveur, j’imagine comme tant d’autres.

 

À propos de Minefield, j’ai vagabondé ici et là sur votre serveur. J’ai aimé ce que j’ai vu. Toutefois, ce n’est pas tant l’architecture qui m’a fasciné, mais plutôt d’être en présence d’un univers parallèle qui transcende la géographie et doté de son propre système social. J’ai donc vagabondé également dans le forum de votre site web et je n’en reviens pas de la quantité de travail qui est mis sur votre site web et votre serveur. C’est la première fois que l’aspect social d’un jeu m’intéresse alors que je le maintenais à un minimum et même m’en désintéressais lorsque je jouais à World of Warcraft, puis à Warhammer Online. C’est ce qui m’a fait penser que Minecraft, c’est bien plus qu’un jeu, c’est une forme d’expression et une œuvre collective lorsqu’il est expérimenté en mode multijoueurs. J’espère donc pouvoir ajouter ma modeste contribution à cette œuvre exprimée autant par des cubes que par des mots.

 

D’ailleurs, quelle serait ma contribution sur votre serveur si je suis accepté?

 

C’est difficile à dire, j’imagine que cela dépend beaucoup des autres joueurs. D’abord, je m’appliquerais surtout à m’établir modestement, puis je m’impliquerais dans les grands projets déjà en cours afin de contribuer à l’architecture du serveur et de socialiser avec d’autres joueurs. Je vais également pendant cette période tenter de devenir membres d’une communauté spécifique parmi celles qui m’intéresse que j’ai repérée sur le forum. Au fur et à mesure que je serai plus connu et que j’aurai obtenu le grade de citoyen (je sais, je pose ma candidature pour le rang de paysan en ce moment, mais on peut bien se projeter dans le temps), je me lancerai certainement dans le commerce, probablement en me spécialisant dans une ressource ou deux. Évidemment, je tâterai le terrain d’abord afin de bien comprendre comment le commerce fonctionne au sein du serveur et de sa communauté. Autrement, si cela consomme trop de temps, je me contenterai bien de travailler pour d’autres joueurs plus anciens ou investis dans le serveur. Une chose est certaine, j’ai vraiment envie de donner un coup de main sur de grands chantiers, c’est vraiment l’aspect construction dans Minecraft que j’apprécie le plus.

 

Enfin, quelles sont les origines de Qdejatte (pseudo sur Minecraft)?

 

Au tout début, mon existence prit forme dans des schémas et des plans. J’étais alors à l’état de chiffres, de variables, de mesures, de quantités et d’incantations. J’étais le projet d’une vie, celle d’Avlon, un mageingneur qui vivait en ermite sur une petite île isolée dans le monde de Minefield. Pourquoi le titre de mageingneur? Parce qu’il l’avait inventé et se l’était accordé. Parce qu’un mageingneur, tel qu’il l’entendait, alliait les connaissances de l’ingénierie à celle des arcanes et de l’alchimie. Et moi, j’étais son projet ultime, un homunculus. Je ne serais pas un simple automate, ni un golem, ni un familier, mais un peu de tout cela à la fois, et ce, doté de sa propre conscience. Ce fut donc un travail de longue haleine.

 

Il dut d’abord visiter les bibliothèques des divers royaumes et cités de Minefield afin de regrouper toutes les parcelles de connaissances pouvant faire progresser son projet. Il passa des mois à étudier des incantations et à les remodeler afin qu’elles soient utilisées à ses fins. Tandis qu’il voyageait et amassait les ressources nécessaires pour me créer, il concevait les schémas des circuits de redstone, d’or et d’obsidienne qui constitueraient le siège de la conscience de son homunculus et il expérimentait à infuser divers ingrédients à divers métaux afin d’obtenir un alliage qui pourrait collecter les énergies magiques environnantes. Ces dernières seraient principalement ce qui l’animerait, mais seraient aussi appliquées au processus de régénération de sa création qui devrait s’alimenter tel un être humain afin d’avoir les matières nécessaires pour lubrifier ses articulations, entretenir ses circuits et ses membres et réparer les bris éventuels.

 

Puis, Avlon s’affaira à créer mes pièces et à m’assembler. Il commença par le siège de ma conscience qui est une toile de fibre métallique de son alliage enchanté afin d’attraper l’énergie magique ambiante. Elle est dotée de noyaux secondaires à chaque extrémité de mon corps et d’un noyau central qui se situe au niveau de mon torse. Après cette première étape, il souda les premiers circuits de redstone auxquels seraient rattachés mes sens, mes membres et mon système d’alimentation de matériaux. Il assembla alors mes organes sensoriels et mon système alimentaire. Mon torse et ma tête étaient alors complétés. C’est là qu’il entreprit d’effectuer le rituel qui me doterait de la vie et d’une conscience. Pas besoin d’attendre que je sois complété. J’avais déjà les sens qui me permettraient d’être conscient et d’alimenter mon intellect. De plus, si l’expérience devait mal tourner et que je me retournais contre mon créateur, je ne serais pas doté des membres nécessaires pour causer un quelconque mal.

 

Ce fut un long rituel accablant qui épuisa mon créateur à un degré tel qu’il ne se rétablit jamais entièrement de celui-ci. Normalement, un tel rituel aurait nécessité l’assistance d’autres incantateurs, mais Avlon vivait seul et recherchait la compagnie de personne. En fait, il souhaitait la compagnie d’un être, mais cet être n’existait pas encore. Ainsi, le rituel fut un succès et je me rappelle encore de ce moment. Des spirales d’images dans une cacophonie de sons et de sensations en une explosion, puis l’obscurité. Puis, peu à peu, tel un lever de soleil, ma vision s’éclaircit. Je ne pouvais alors comprendre ou décrire l’image qui s’offrait à moi, c’est seulement lorsque j’appris à parler que je pus revisiter ces moments dans ma mémoire. La pièce où je me trouvais était sombre, il y avait des bougies allumées et mon créateur était couché face contre terre. Un long moment passa avant qu’il se mit à bouger, puis se rapprocha de moi. Comme il me le raconta, il vit dans mes yeux une lueur qui n’était pas là auparavant et qui semblait le scruter. Il avait réussi, mais il était si faible qu’il ne parvint qu’à sourire et dire : « bonjour ». Puis, il se traina de peine et de misère jusqu’à son lit et y dormit le temps que l’obscurité de la pièce céda sa place à la lumière, un processus naturel dont le délai entre ces deux états sert de mesure temporelle comme mon créateur m’expliqua plus tard.

 

Pendant ce temps, le mot « bonjour » résonnait en moi. Je le sentais me traverser et chercher un endroit où trouver résidence. Je sentis qu’il atteint un lieu en moi qui provoqua une série de réactions qui traversèrent à rebours tel un écho. Puis, il s’échappa un grésillement de ma personne que je puis entendre. Ce son ne ressemblait en rien au premier son que j’avais entendu. Alors, je m’appliquai à reproduire ce processus en tentant à chaque essai de maitriser le son qui sortait de moi. Chaque son émis trouvait résidence également au même endroit que le son initial. Je parvins éventuellement à recréer les mêmes intonations et ainsi reproduire fidèlement le premier mot que j’ai entendu. Ainsi, mes sens s’exercèrent avec les plus minimes stimuli environnants jusqu’au retour de mon créateur.

 

Lorsqu’Avlon se leva, la faim le tenaillait. Il engloutit un bout de pain sec et du fromage dont il gratta les moisissures. Il en garda un peu et alla voir sa création. Je le vis donc apparaitre à nouveau, mon créateur. Il s’approchait de moi et tenait du fromage à la main. Il le tendit à ma bouche et dit : « mange ». Il mima le geste de mastiquer et d’avaler. Je fis donc la même chose. Lorsque j’eus terminé, l’idée me vint de reproduire le son qu’il avait fait la première fois qu’il s’était penché vers moi et je fis : « bon-jour ». Un sourire se dessina sur ses lèvres et des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Puis, il éclata de rire et de joie. Ce fut un moment d’exaltation comme il n’en avait jamais connu. Il avait créé une existence et c’était enfin la concrétisation d’un projet dont il avait rêvé toute sa vie durant. Lorsqu’il revint à lui après ce trop-plein de joie, toutes les tâches qui l’attendaient lui vinrent à l’esprit. Ce fut le début de mon apprentissage.

 

Mon créateur prit un grand soin à m’apprendre à parler et à lire sa langue. Puis, lorsqu’il fut satisfait de ma maitrise de ce langage, il entreprit l’enseignement des autres langues. En effet, il concevait que chaque discipline, même si elles s’expriment souvent dans une même langue, possède des caractéristiques différentes qui imposent diverses nuances à considérer. Ainsi, un champ d’expertise était synonyme de langue à ses yeux, ce qu’il me transmit. Il souhaitait que je saisisse qu’une phrase est souvent dotée de plusieurs sens selon son contexte, son auteur et son destinataire. Cela me prit longtemps pour comprendre cette notion. J’ai bien saisi la partie concernant le contexte, mais les autres m’échappent toujours. Ainsi, il me transmit les bases des différentes disciplines qui furent nécessaires à ma conception. De cette façon, je serais en mesure de comprendre ce que je suis et du même coup, le monde qui m’entoure.

 

Durant cette période, il créa et assembla mes bras et mes mains. Lorsqu’ils furent soudés à moi, j’obtins une première part d’autonomie. Je dus apprendre à maitriser ces nouveaux membres en fonction de mon sens du toucher qui était maintenant activé. Je brisai plusieurs objets avant d’être en mesure d’ajuster la pression à exercer lorsque je tiens quelque chose dans ma main. Je commençai également à me déplacer en me tenant droit, les bras tendus et en m’élançant en faisant des pas avec mes mains. Je parvenais à me hisser sur les différents éléments de mobiliers de mon créateur. Ce dernier, qui travaillait alors à construire mes jambes tout en poursuivant mon apprentissage, trouvait cela amusant et parfois m’interpelait à l’aide du sobriquet « cul-de-jatte ». Quoique je comprenne qu’il s’agit d’un mot généralement péjoratif pour désigner une personne sans jambe, Avlon l’utilisait avec gentillesse. C’était encore une leçon liée aux nuances de langues, une autre qui m’échappait. Ce fut que bien plus tard, même trop tard que je compris qu’il s’agissait d’une marque d’affection.

 

Comme je l’ai mentionné plus tôt, Avlon ne s’est jamais complètement remis du rituel qu’il a effectué pour me donner vie. Peu à peu, il parvenait de moins en moins bien à se reposer. Je constatai qu’il maigrissait et que sa vigueur le quittait. Avlon en connaissait la cause et ne me la révéla qu’à la toute fin. Ainsi, lorsqu’il compléta mes jambes et qu’il était venu le temps de les souder à moi, il vint à moi et me transmit ses dernières leçons. En effet, lorsque je serai complet ça vie cessera, car le rituel qu’il avait fait ne créait pas la vie, mais la transférait. Il n’avait jusqu’alors que transmis partiellement sa vie en mon être afin d’avoir le temps d’effectuer mon apprentissage. Cependant, Il y avait aussi une autre raison. Il voulait savoir si sa création en valait la peine de lui céder sa vie. Mais, tout au fond de lui, il le savait déjà dès le moment où je lui ai dit bonjour la première fois.

 

Ainsi, il m’expliqua ce qui allait arriver lorsque je serai complet. J’en compris les aspects techniques, mais je ne saisissais pas ce qu’était la mort. Il me dit alors que je serai capable de la comprendre ainsi que toutes les autres choses qui échappaient encore à ma compréhension seulement lorsque je serai entier. Cela ne viendrait pas de soi et ce serait avec le contact d’autres humains comme lui que j’y parviendrai. Il faudrait que je fasse quelque chose que mon créateur n’a jamais été capable de faire : confiance. C’est alors que nous entreprîmes de souder mes jambes, ensemble, lui et moi. Lorsque ce fut terminé, il alla s’asseoir au fond de la pièce, face à moi. Je pris le temps de bien sentir le sol avec mes pieds et d’être bien en équilibre. Puis, je fis mes premiers pas en avançant vers mon créateur. Il s’esquissa alors un sourire sur le visage d’Avlon et une larme roula le long de sa joue. Lorsque je fus rendu à lui, il avait déjà expiré son dernier souffle. Sa vie était maintenant entièrement en moi. Étant dépourvu d’émotions, je ne pouvais ressentir la peine d’avoir perdu mon créateur, la seule personne que je connaissais. Toutefois, une nouvelle énergie s’animait en moi et elle réchauffait l’ensemble de mon corps. Je savais qu’il s’agissait d’Avlon qui était maintenant en moi et qui se manifestait ainsi afin de me dire qu’il est toujours là.

 

Je devais maintenant poursuivre mon apprentissage par moi-même et par le contact avec les autres humains. Pour ce faire, il fallait que je quitte l’île cachée et isolée où résidait mon créateur. Je me préparai et au jour levé, je partis. Comment ces gens qui habitent ce monde me recevront-ils, moi, un homunculus? Avlon m’a souvent parlé de Minefield, de ses cités et de ses contrées, mais il s’attardait peu à ses habitants parce qu’il ne s’est jamais vraiment donné la peine de les connaitre. Il ferait donc leur connaissance à travers moi. D’ailleurs, si ces gens veulent faire ma connaissance, il faudrait que j’aie un nom. Avlon ne m’en avait pas donné parce qu’il souhaitait que j’en choisisse un moi-même. Je me souviens du sobriquet dont il m’affublait lorsque je n’avais pas encore mes jambes : cul-de-jatte. Ce mot est lié à une leçon de vie que je dois comprendre un jour et ce seront les habitants de Minefield qui m’aideront à y parvenir. Ils m’appelleront donc Qdejatte.

 

Sur ce, je vous remercie de considérer ma candidature et au plaisir de vous rencontrez en cubes.

Notuorc/Qdejatte

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Invité
Ce sujet ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.
 Partager

×
×
  • Créer...