Anthelme Posté(e) le 13 novembre 2011 Partager Posté(e) le 13 novembre 2011 * Pom pom pom… L’écriture n’est vraiment pas mon fort, par où dois-je commencer, ma tendre enfance ou la création de mon entreprise ? Je me tâte ! * Un homme entre brusquement dans la pièce et dérange l'intimité du protagoniste. -Patron ! Une commande pour Leyawine, mais nous n’avons plus d’hommes ! -Mais que fait Bartholomé ? Je lui avais pourtant demandé de s’occuper du recrutement. Tant pis, sacrifie-toi pour cette fois mon cher associé, vole jusqu’à cette ville. Que le client n’attende pas. -Tu gronderas Bartholomé de ma part, c’est lui qui devrait être envoyé à l’autre bout de Stendel à ma place. -Nous avons besoin de ses services pour remplir nos rangs, allé, cours ! L’homme quitte la pièce avec hâte. * Pff… Nous sommes vraiment surchargés ces temps-ci. Le C.R.A.S.H. est encore en panne, le cooldown bloque les fainéants chez eux et les paysans préfèrent se tourner vers du minage plutôt que vers nous, quelle honte ! Bref, j’irai voir Bartholomé plus tard, pour l’heure, je dois relater l’histoire du Pony Express. * Un deuxième homme entre dans la pièce, arrachant à nouveau celui-ci à sa feuille. -Chef, chef ! -Qu’il y a-t-il encore !? -C’est Jehan chef, il n’a toujours pas versé les gains du mois de septembre à la société ! -Allez donc lui réclamer, c’est quand même dingue ça, je suis à la tête de dizaine d'hommes et je dois tout faire moi-même. Allé, du balai et qu’on ne me dérange plus ! Les portes battent à nouveau et quelqu’un rentre dans la pièce. -Yop le boss, on a toujours pas reçu les côtes de porcs pour la cantine, c’est fou d’être si lent quand on est coursier. Un homme entre, puis un autre, et encore un autre. Une petite dizaine d’employés s’entassent bientôt dans la pièce. -Oh capitaine, mon capitaine, la tapisserie de votre chambre, plutôt bleu marine ou anthracite ? -J’ai faim ! -C par ou azure ? -Groumph ! -SORTEZ TOUS DE MON BUREAU ! Et que personne ne vienne me déranger tant que je n’en suis pas ressorti. La petite troupe dédale en courant tels des vagabonds face à un Creeper. * Je n’en peux plus, ils me désespèrent. Je me souviens encore des débuts du Pony Express.. * C’était un beau matin, les rayons dorés du soleil passaient à travers les quelques blocs de leaves que possèdent les arbres de la forêt qui bordaient notre village natal. Comme tous les matins depuis le début de notre adolescence, les femmes du village nous envoyaient troquer du bois contre le poisson qu’attrapait le village portuaire voisin, heureusement, nous recevions une petite récompense mensuelle en PA. Nous étions donc quatre jeunes hommes à pratiquer ce rituel tous les matins depuis plus de sept années, cette tâche était épuisante, le voyage aller-retour nous prenait facilement la matinée et comme à notre habitude nous nous plaignions en chemin tout en rêvant d’un monde différent. Nous imaginions par exemple la construction de longs tunnels d’eau dans lesquelles il nous suffirait de jeter les matériaux pour qu’ils arrivent de l’autre côté, ou encore que nous étions à la tête de grandes industries, comme le légendaire Vauda qui a depuis pris sa retraite bien au chaud sur son matelas doré, nous contrôlerions alors, depuis nos bureaux, une armée de fourmis qui feraient les trajets à notre place. Un matin, j’ai cessé de rire avec tous ces scénarios improbables et je me suis plongé sur la question. Un tunnel ? Impossible ! Des fourmis ? Et puis quoi encore !? Mais alors que je revoyais ces petites fourmis cheminer vers l’autre village dans ma tête, mon petit frère entra dans la pièce croyant venir me réveiller pour m’envoyer sur la route. L’idée me parut alors fulgurante, avant même de le laisser parler, je lui dis : « Tom ! Tu veux des sous !? Vas-y à ma place, accompagne les autres sans ne rien dire à personne pendant que je reste ici en cachette. 50/50 ça te va ? » Bien sûr, le petit accepta, il n’avait jusque-là jamais reçu la moindre somme d’argent et l’idée l’enchantait. De nombreux mois passèrent ainsi, je gagnais relativement bien ma vie puisque, la matinée, je partais couper du bois et le revendais à des maréchaux tout en continuant de toucher la moitié des fruits du travail de mon petit frère. Mais le jour était venu pour moi de quitter le village, ma bourse était bien remplie et je savais à présent comment gagner ma vie. J’avais pu observer la misère que provoque ces longs échanges et je connaissais le moyen d’y remédier. Je pris donc mon baluchon et je partis à l’aventure. Je marchai de longues heures durant dans la direction opposée à la capitale en me disant que plus j’irais loin, plus les gens auraient besoin de mes services. J’établis mon campement non loin de Valmont et me mis à afficher quelques offres d’emplois ici et là. J’étais malin, je cherchais des vagabonds qui ne connaissaient rien de la valeur de la monnaie de ce monde, c’était un bon moyen de les sous-payer, et donc, de m’enrichir. J’eu rapidement de nombreuses réponses, le marché Valmontois et ses nombreux gueux en quête de revenus était une vraie aubaine pour moi. Je commençai par engager trois personnes, c’était suffisant car ma popularité était encore à faire et je participais moi-même aux courses pour lancer l’entreprise plus facilement. Les affaires commencèrent sans mal, je n’avais pas même imaginé les avantages que j’eusse à m’installer dans ce comté. La ville jouissait d’une économie stable fondée sur son port et ses nombreuses routes commerciales vers Sähbia et Sylve entre autres. Le port était constamment en effervescence, les marins accostaient, vidaient leurs cales avant de les remplir à nouveau et partaient de sitôt, les navires se succédaient ainsi de jour comme de nuit, des commerçants pressés se mêlaient aux contribuables de la ville et aux caravaniers qui venaient récupérer leurs marchandises. Le port était bondé, de nombreuses caisses y étaient entreposées et je vis de suite que l’endroit aurait bien besoin d’une collectivité semblable à la mienne. Je commençai par louer une chambre dans l’auberge du port, j’y entreposais les marchandises à transporter car je fus, dès les premières semaines, rapidement dépassé. Ces allers-retours encombrant ne plaisaient guère au tavernier, mais dans un port, tout s’achète et se troque, j’étouffai donc ses geindres avec quelques poignées de monnaies car j’en avais déjà les moyens. Je fis une nouvelle vague de recrutement, je cherchai cette fois des ouvriers qualifiés, j’engageai donc une petite dizaine de caravaniers et d’anciens marins lassés par la houle. Ma petite entreprise clandestine prenait de l’ampleur, les affaires étaient bonnes et un grand ciel bleu me souriait à l’horizon. Je passais néanmoins des journées épuisantes, je me devais d’être toujours disponible et, déjà à l’époque, de nombreux problèmes encombraient mes affaires. Celui qui drainait mes nuits à l’époque était le manque d’un entrepôt. Je louais de plus en plus de chambre, ça ne satisfaisait ni le tavernier ni ses clients. Un jour, j’avais beau lui proposer des bourses pleines à craquer, il refusait de me louer d’autres chambres. Je me retrouvai alors face à un mur, j’entreposai quelques caisses dans les couloirs car je n’avais nul endroit où les mettre mais le propriétaire trouva rapidement que ce petit jeu avait assez duré, je l’encombrais, il me mit donc à la porte. J’étais à la rue des caisses plein les bras sans endroit où poser mon pied-à-terre. Heureusement, cette misère ne dura pas bien longtemps, le comte Roddrick avait bien sûr eu vent de mes activités, il m’invita à le rencontrer dans son château car il avait quelque chose à me proposer. Je me souviens parfaitement de cette journée, Valmont était une ville typique de notre époque, de ce fait, le palais des comtes était impressionnant par sa luxueuse différence avec les ruelles de la ville. On y reconnaissait sans mal la place forte d’une cité riche et puissante, malgré les mendiants qui siégeaient à l’entrée du bâtiment, le lieu était d’un chic clinquant. Je rencontrai le comte dans une pièce majestueuse, il était là, sur son trône, dominant cette salle bleue et noire, de nombreuses personnes faisaient la queue pour obtenir une audience avec celui-ci. Quand vint mon tour et que je me présentai, il m’invita immédiatement à le rejoindre dans son bureau et il m’y mena. J’écoutai sa proposition attentivement, l’homme souhaitait racheter et officialiser mon entreprise. Il me tendit un parchemin sur lequel étaient écrites des informations en vrac, j’y découvris que mon entreprise serait appelée « Pony Express » et qu’un pégase, créature légendaire, en serait son logo. Jusque-là, rien ne me dérangeait, mais le contrat suivait et quelques termes me froissèrent. Dorénavant, le Pony Express serait propriété du compté de Valmont, il y sera donc exclusivement représenté, le comté touchera 30% des revenus mensuels de l’entreprise et les transactions extérieures au territoire Valmontois seront sujettes aux taxes de transport au même titre que tout autre convoi. Seul point positif, il m’était bien sûr possible de racheter mon entreprise, cependant elle était considérée comme inestimable et je n’eu pas même le courage de compter les zéros qui suivaient le chiffre 1 sur le parchemin. Je n’avais malheureusement pas le choix et je du me restreindre à accepter ce contrat en échange d’un entrepôt et d’une stabilité certaine. Les affaires reprirent de plus belle, même si nous subissions de sévères impôts le Pony express continuait de se développer, à dix, nous garantissions les transactions propres au comté. L’enseigne qui avait établi ses quartiers près de la ville fortifiée se forgea une réputation internationale à une vitesse impressionnante. En effet, le comte ne manqua pas de se vanter de cet organise postier révolutionnaire auprès des bourgeois venus de tout Stendel qu’il côtoyait lors de ses dîners mondains. De nombreuses villes voulurent s’accommoder du dit « Pony Express », mais le comte gardait précieusement l’une de ses plus grandes fiertés. Dans mon coin, je continuais de m’enrichir et je rêvais évasivement en secret. C’est cette période que choisit, à juste titre, le dirigeant d’une grande puissance Stendelienne que je ne citerai pas pour des raisons évidentes, pour venir me proposer un coup de poker des plus emblématiques. Il me proposa de me financer à l’aide de nombreuses grandes villes afin de racheter moi-même le Pony Express. Il me vendit littéralement du rêve et je ne pus refuser cette audacieuse proposition. Je débarquai quelques jours plus tard dans la salle du trône du comte Valmontois et, bousculant la queue, je lui demandai une audience privée qu’il accepta. Il s’assit à son bureau et avant même qu’il n’ouvre la bouche, je fis s’écouler un nombre incalculable de pièces d’argent sur sa table. Le compte y était, abasourdi, il me permit de récupérer la propriété de l’entreprise. Je sortis du château et poussai un grand cri de joie, je me sentais enfin libre. Le Pony Express s’installa ensuite dans chacune des villes ayant œuvré à sa libération en guise de remerciement. Je repartais de rien, mais ma réputation me permis de revenir rapidement sur le devant de la scène économique. Les commandes se succédèrent, des dizaines d’hommes furent recrutés, des coursiers voyageaient d’un bout à l’autre de New-Stendel et même au-delà, dans les lointaines contrées de Nubes, Navis et Nimps. À présent, je siège à la capitale d’où je dirige les moindres faits et gestes de la société, je suis l’une des plus grandes fortunes de Stendel et je raconte mon histoire avant de la voir disparaître avec moi. Le pégase survole fièrement les terres de Minefield pour longtemps encore. * Que ça fait du bien d’être un peu seul au calme, je suis plutôt fier de moi, l’écriture se révèle peut-être finalement être l’une de mes nombreuses qualités. Bref, ceci étant fait, il est temps d’aller voir Bartholomé. * À peine sorti de la pièce, l’homme est assailli par de nombreuses personnes. -Les employés sont en grève chef ! -Et c’est seulement maintenant que vous me prévenez !? Il faut agir, vite, les clients ne doivent attendre ! -‘Scusez patron mais vous ne sembliez pas vouloir nous recevoir donc on a préféré vous attendre. * Pincez-moi, je rêve… * Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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