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Phillibert

Minefieldien
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Tout ce qui a été posté par Phillibert

  1. Salutations braves gens et manants ! Cette phrase que bon nombre d'entre vous a déjà entendu à maintes reprises m'a accompagnée durant mon court périple sur Minefield. Comme vous l'aurez compris, point de RP dans ce topic, j'ai décidé de mettre cartes sur table afin de faire part de mes sentiments et des spécificités de mon parcours tout particulier sur le serveur. Commençons par le commencement, la grande question qui trotte depuis un moment dans les têtes de nombre de joueurs qui ont eu affaire à moi, en bien comme en mal : qui suis-je réellement ? Pourquoi avoir caché mon identité ? A quel but, à quelles fins, et pourquoi tomber le masque maintenant ? En effet, Phillibert n'est pas mon premier compte sur le serveur. Je suis plus connu sous le pseudonyme de... *Musique de tension* Hola ! Qui que quoi comment, c'est quoi ce foutoir ? Calmez-vous, vous aurez tout le loisir d'avoir les réponses à vos interrogations dans ce message dans un premier temps, et je répondrai à vos questions par la suite (du moins, si vous en avez). Phillibert, c'était un projet qui trottait dans ma tête depuis longtemps. Vous n'êtes pas sans savoir qu'une fois passée la barrière de la modération, il devient difficile d'avoir une expérience normale en tant que joueur, ne serait-ce à la base que par devoir ou vis à vis du regard qu'ont les joueurs sur vous. Quelques modérateurs ont donc, avec l'accord de toute l'équipe, droit à un compte secondaire pour pouvoir profiter de Minefield pépère, sans devoir pendant ce laps de temps, et sans avoir à recevoir un regard particulier de la communauté. Mes débuts sur le serveur me manquaient : partir de rien, refaire connaissance avec la communauté d'un rang modeste, jouer tranquillement dans son coin ou en tissant de nouveaux liens... Mais ce qui m'a surtout motivé à créer Phillibert, c'est cet amour inconditionnel que j'éprouve pour le Role Play et qui manque cruellement à Minefield. Car si Minefield se considère comme serveur semi-rp, bien que nombreux soient les rôlistes à s'adonner au RP forum, j'ai toujours regretté cette absence de RP en jeu qui, je pense l'avoir prouvé, apporte une dimension plus sympathique à la vie commune. Pour ceux qui auraient décelé les petits indices que j'ai laissés au fil du temps pour découvrir le pot aux roses, vous savez alors que Phillibert était un personnage largement inspiré d'Adelbert Steiner de Final Fantasy IX (vous avez du goût si vous le connaissez) que j'incarnais depuis plusieurs années sur le MMORPG Slayers Online, où j'usais du même franc parler acerbe et comique pour mettre l'ambiance et faire mes armes dans le RP humoristique (le RP sérieux se prêtant plutôt mal à un univers dépeint par Minecraft). J'ai donc fait le choix incongrus du 100 % RP qui a fait se poser tant de questions et fait ma réputation. D'une part cela m'évitait d'avoir à répondre aux invitations style mumble, d'une autre cela m'amusait de répondre à n'importe quelle interpellation hrp par du RP, ce qui provoquait des situations assez cocasses et souvent amusantes. Au tout départ je comptais me faire relativement petit avec Phillibert. Faire ma petite expérience de joueur dans mon coin, puis tenter d'approcher des communautés. Mais les choses se sont emballées très vite, car dès mon premier soir de jeu pour ceux qui s'en souviendront, j'ai été pris dans une joute RP avec Aelfyr sur le chat général où l'on m'a sacré vainqueur et fieffé parleur, j'ai même eu droit à mon petit trône sur la place principale de Stendel. C'était dingue, cet accueil de la communauté alors que je n'attendais rien de spécial. Je voulais simplement jouer le jeu et m'amuser, et je remercie du fond du coeur tous ceux qui ceux qui se sont prêtés au jeu jusqu'à ce jour, que ce soit joueurs ET modérateurs. Car il va de soi que je n'ai prévenu absolument personne en créant mon compte secondaire, ce afin de ne bénéficier d'aucun traitement de faveur de la part de mes collègues afin de prouver ma valeur et aussi de profiter de leur ignorance pour me payer de franches tranches de rire. Ce fut vraiment drôle de les entendre parler de moi dans le chan mumble modos tout en ignorant que je les entendait. Je pouvais jouer de ça et modeler mes réactions et mes phrases en accord avec leur amusement. J'ai même été surpris et hilare quand Meikah avouait qu'il me supportait pas, et que je l'ai complètement conquis une heure après. Manamaxxx lui même voyait d'un mauvais oeil ma postulation qui a autant attiré l'attention et vos retours positifs, se disant qu'il était encore tombé sur un sacré cornichon. Si j'insiste sur le fait que la modération ignorait tout de mon identité, c'est parce que j'en arrive aux moments où ma situation est devenue compliquée et qu'il y a eu de l'eau dans le gaz avec certaines petites créatures pas plus hautes que des tabourets. Situation dont j'ai une fois encore souhaité n'en tirer que le drôle en amusant la galerie et en ne répondant que par le RP humoristique; je parle bien évidemment du contentieux qu'il y a eu entre les nains d'Ultharik et la construction de mon château, célèbre running-gag qui a beaucoup fait rire... mais pas que. Et en cela je m'excuse platement à tous les joueurs concernés qui ont été dérangés par mon insistance et mes bêtises alors qu'ils ne souhaitaient qu'avancer leur projet. Pour resituer le contexte : j'avais créé en une demi-journée mon immonde château (on va pas se mentir, je sais très bien qu'il est pas beau !) et malgré sa laideur, c'était ma petite fierté. J'ai toujours été incapable de créer quoi que ce soit sur Minecraft, et même si ce n'était pas digne des plus grands, j'étais plus content de ma bâtisse à la hauteur de l'insolente estime de soi du presque chevalier. J'ignorais alors que je me trouvais sur le terrain d'Ultharik (qui n'avait pas marqué la zone, je pouvais pas deviner) et ils m'ont alors prestement demandé de sortir de la zone. Je ne vais pas vous mentir, je ne me souviens plus des très nombreuses discussions que nous avons eues, je ne vais donc cracher sur personne : ce qui est sûr c'est que certains nains ont été bien plus courtois que d'autres dans un premier temps, et que dans un deuxième temps ce manque de courtoisie m'a donné envie de m'accrocher et de voir jusqu'à quel point un simple joueur pouvait jouir de ses droits de propriété en étant arrivé le premier. Le tout fusionné au même désir depuis le départ à faire du RP humoristique et à créer des situations marrantes. C'est ainsi que je suis venu poster sur différents topics, toujours en mode 100 % RP, débattant avec les nains sans en venir aux mains. Et une fois encore je remercie vraiment tous les nains qui se sont prêtés au jeu et qui ont apprécié nos échanges. Pour autant je comprends l'ennui et l'exaspération que j'ai fait naître chez les autres, et je m'en excuse encore. J'ai abusé de votre patience et de votre expérience de jeu, j'en suis navré. Le dernière partie de cette fâcheuse histoire s'est déroulée alors que je ne consacrais plus beaucoup de temps au serveur, pas plus avec Tyroine. Travail, occupations IRL, bref le lot de tout joueur qui perd de l'activité. Mon château avait finalement été déplacé sur le flanc de la montagne d'Ultharik (à leur grand désarroi vu qu'on est d'accord qu'il est moche), et nos derniers échanges se sont résumés à "hé, t'es encore actif ?", pour me virer (et je comprends et respecte leur désir) et moi qui me reconnectais de temps à autre pour jouer un petit peu et profiter pour renouveler mon activité. Mais j'ai commencé à me faire une raison et à me mettre à la place de ces nains un tant soit peu exaspérés : je crois que je me suis assez payé leur tête sous couvert de l'humour et qu'il était temps de mettre fin à cette mascarade. Je me suis beaucoup amusé avec Phillibert, je n'ai pas atteint tous mes objectifs mais j'ai redécouvert Minefield et j'ai eu l'amitié une deuxième fois d'un morceau de la communauté, je ne puis que m'en réjouir. Mais continuer de mentir sur mon identité devenait ridicule et contraignant. D'une part parce qu'il m'était impossible d'évoluer avec Phillibert (cela aurait impliqué une implication plus grande dans la communauté, de créer mon propre projet ou d'en rejoindre un autre : difficile à cause de mon double jeu mais surtout par ce manque de temps qui est intervenu dans ma vie), d'une autre parce que mes dernières connexions ne rimaient à rien et continuaient de troubler le projet Ultharik, qui se sont gentiment proposés de rénover mon château afin de le rendre plus attrayant. C'est un peu gêné que j'ai accepté, mais à cela je vous réponds autrement : détruisez ce château. La page Phillibert se tourne, avec la révélation de mon identité son existence n'a plus raison d'être, je ne compte pas rejouer avec lui et cela permettra enfin aux nains de se débarrasser de moi Je ferme le sujet Ultharik en affirmant une fois encore que je n'ai aucunement bénéficié d'un traitement de faveur de la modération : cependant j'ai confessé à Louvinette mon identité quand elle a commencé à s'en mêler, parce que je me doutais que ça allait foutre le boxon si les joueurs pensaient qu'on s'était arrangés pour mes petites affaires. Je peux vous certifier qu'une Louvinette fâchée, ça fait peur ! Elle a décidé de ne plus se mêler de mes histoires et elle a prétexté qu'on étais amis IRL (Phillibert, pas moi. On est amants vous le savez bien) au cas ou mon identité venait à être percée. En terme de RP pur et simple, Phillibert n'a plus d'avenir. Je ferai sûrement un texte RP sur le forum soit pour le faire mourir, soit pour lui faire quitter les contrées Stendeliennes, de la même façon qu'il est arrivé dans mon topic de postulation... ou alors juste le faire partir de la montagne d'Ultharik. Mais j'avais aussi d'autres projets pour ce personnage qui me tient particulièrement à coeur. C'est un humour que j'aime utiliser et que j'aurais aimé exploiter en vidéo depuis bien longtemps (malheureusement j'ai du me réserver à cause de tout ce que j'ai écrit). Donc rien n'est encore sûr quant à son avenir, mais il ne sera en tout cas plus utilisé en jeu de façon RP ou même en tant que joueur. J'ajoute que je suis prêt à céder mes maigres possessions aux nains en signe de post-amitié. Bref. Ce fut une expérience fort enrichissante et sympathique, j'avais fait le pari un peu prétentieux de réussir à me faire connaître une deuxième fois sur le serveur, je peux dire que c'était réussi. Ce sujet touche à sa fin, bonne continuation à vous, adieu Phillibert, je reste bien évidemment présent avec Tyroine ! Vive le 100 % RP, et vive les nains! Heu... mouais!
  2. Phillibert s'inclina bien bas et répondit par ces mots avant de retourner dans son trou : Je vous remercie pour votre sollicitude messires, vos règles me conviennent parfaitement et j'avais déjà commencé à les appliquer. La neige a retrouvé son bon droit sur la terre qui salissait le paysage. Sur cette bonne nouvelle je retourne vaquer à mes occupations, bonne continuation à Sedannah. Et l'armure s'enfonça dans le panorama enneigé, retournant "chez lui".
  3. Vous me voyez navré de l‘apprendre, car je n‘ai justement pas remplacé la neige par de la terre, j‘ai laissé le paysage comme tel. A moins que vous parlez des bordures où j‘ai effectivement pris un peu de neige, effectivement je remettrai la chose en état. Cependant je pensais mon abris suffisamment discret pour qu‘il ne “dénature“ pas le paysage. Quant à la protection effectuée sur ma maison je m‘en excuse bien qu‘elle fut faite avant que je ne me rende compte que j‘etais à quelques pas de votre muraille. Encore une fois je tiens à m‘excuser de la gêne occasionnée et je le répète, si ma présence cause le moindre soucis je m‘en irai solennellement.
  4. Phillibert faillit verser une larme devant la droiture d'Amrod, son raisonnement était bon et compréhensible. Messire Amrod, sachez que votre proposition me touche. Sachez qu'en ma présence personne ne souillera les frontières de votre cité, le rôle de gardien me convient parfaitement, temporairement comme vous me l'avez suggéré. Nous verrons bien ce que nous réserve l'avenir, après tout même en récupérant mon château, rien ne m'empêche de rejoindre Sedannah. Mon avenir est encore tout à tracer, je peux bien faire une longue halte dans une communauté comme la votre avant de partir fonder mon royaume. Sachez que pour l'heure je respecte beaucoup le travail de vos citoyens, la ville de Noël est magnifique et je suis honoré qu'on y accepte ma présence. Vous avez toute ma coopération messire !
  5. Navré je n'utilise pas cette sorcellerie qu'est "meuh mble", quant à l'entrée de mon abris je pensais laisser cet aspect fusionnel avec le décor et relativement caché.
  6. Malheureusement je suis une personne assez volage et très peu active en ces temps-ci, de nombreuses communautés m'ont déjà fait l'offre et je ne perds toujours pas espoir d'être le premier de la dynastie Phillibert qui sera le nom de mon royaume... Un rêve mégalomane à la hauteur de la rigueur de mon épée ! Toutefois si cela devait s'avérer réellement nécessaire je reconsidérerai sérieusement la question, me poser dans une ville pourrait ne pas me déplaire.
  7. (1000 / -2203 pour les coordonnées)
  8. Un monticule de neige mouvant s'approcha du lieu de rassemblement des sedanniens. La ville de noël a pour réputation d'abriter des surprises diverses et variées, mais jamais une telle chose n'avait encore été vue. Le tas de neige se secoua dans un grommellement hargneux, laissant place à l'armure du presque chevalier Phillibert qui ne semblait pas réellement affecté par le froid... Après tout c'est ainsi que se doit d'être tout bon soldat ! Il salua l'assemblée puis prit la parole, à moitié caché par la buée s'échappant de ses lèvres gercées. Messires et dames, mes salutations. Si je viens à vous en ce jour c'est pour m'excuser... Car sachez le, je me suis installé illégalement sur votre territoire. Vous vous en doutez ce ne fut pas une oeuvre motivée par le malin afin de nuire à votre cité, disons que j'ai été contraint de trouver refuge dans une caverne de neige non loin de votre muraille alors qu'une tempête de neige harassait ma pauvre armure. De ce fait j'ai pris quelques jours pour aménager mon refuge de fortune que je pensais alors temporaire, mais je dois avouer avoir pris goût au panorama de votre cité, et bien que je haïsse les nains j'ai fini par partager leur goût pour les constructions souterraines. Mais quel ne fut pas mon désarroi lorsque je suis monté davantage sur ma petite montagne de neige et que j'y ai aperçu la muraille délimitant votre frontière... Je vous avoue que je pensais m'être installé suffisamment loin de votre ville, mais cette maudite tempête m'a totalement dupé et désormais le mal est fait. Bref, si je viens vous saluer et m'excuser, c'est également pour vous soumettre une requête quelque peu égoïste. Si ma présence relativement éloignée de votre cité ne vous dérange pas plus que ça, j'apprécierais volontiers que vous m'autorisiez de continuer à séjourner dans ma petite grotte enneigée. Vous pourriez même passer voir ce que j'y ai fait, il y a fait certes froid mais la décoration est ma foi plutôt sympathique. Toutefois si ma présence illégale est un point noir dans notre relation native, sachez que je ne vous en tiendrai absolument pas rigueur et que je déménagerai dans l'heure. Pour finir sur mon petit monologue, j'ai choisi de m'installer près de chez vous après de nombreux mois d'errance, "chassé" par les nains qui ont démonté mon château en promesse de le reconstruire sur la montagne d'Ultharik... Et depuis rien ne s'est fait et je survis à la belle étoile depuis bien trop longtemps, voilà pourquoi je recherchais ardemment un logement. Mes intentions ne furent pas, et ne sont toujours pas, hostiles et je comprendrai sans regret que vous ne désiriez pas de moi chez vous. Ainsi le presque chevalier ferma son clapet et attendit la réaction de l'assemblée.
  9. La couleur du presque-chevalier reprit une teinte à peu près normale, le quarantenaire se calma peu à peu... PAS DE TERRE ILLIMITÉE ? ET LES GOLEMS DE STENDEL ALORS ? VOUS VOUS PAYEZ MA TÊTE ?! JE VAIS VOUS ÉTRANGLER !!!
  10. Un cliquetis insupportable approcha de la montagne des nains. Une armure rouillée et souillée par la boue et la crasse déboula au pied de l'imposante création, sa lame et ses bottes couvertes de sang et de poudre de creeper. Son teint était blafard voir noir, les explosions de ces démons verts avaient failli lui griller la barbe plus d'une fois. C'est en agitant son épée dans tous les sens que l'étrange personnage qui se révéla être Phillibert vociféra sur le premier nain venu. Traîtres ! Ectoplasmes ! Gobelins décharnés ! Cela va faire bientôt TROIS MOIS que mon château a été rasé sous promesse que vous le déplaciez sur le flanc de votre montagne... Et me voilà toujours à la rue ! Je dors à la belle étoile, sans cesse assiégé par les légions démoniaques de la nuit ! J'ai même été réduit à manger les rats et des cochons des marais pour me rassasier ! Je ne me suis pas lavé depuis des semaines et je ne parle même pas DE MON HALEINE ! Le pauvre nain faillit vaciller, tant déboussolé par les gestes menaçants de la lame de Phillibert que par l’odeur de ses amygdales. Je commence à en avoir ras le casque ! Vous qui vous targuiez d'être des constructeurs hors paire aussi rapides que la lumière, vous allez finir avec les tripes à l'air ! NON MONSIEUR JE N'EN FAIS PAS TOUTE UNE MONTAGNE, CONTRAIREMENT A VOUS !!! J'exige que vous accélériez vos projets par tous les dieux ! Vais-je devoir continuer à uriner et boire dans la même rivière encore longtemps ?!
  11. De nombreuses lunes s'étaient éclipsées depuis l'assaut des gouverneurs tyranniques sur le fief du dit Phillibert, le presque chevalier. C'est contre sa volonté que son château était devenu le sujet de discussion préféré des citoyens et aventuriers. Il surprit un beau matin, en se réveillant, qu'une horde de touristes et d'admirateurs névrosés s'étaient faufilés dans son palais. Il entendit même parler d'une visite guidée au prix relativement exagéré. Le presque chevalier s'attarda quelques instants à recevoir ses invités improvisés avant de repartir à la chasse. Il s'était aventuré non loin de la capitale Stendelienne quand une forme énigmatique apparut dans le feuillage des arbres de la forêt avoisinante. Il reconnut alors l'ours maléfique Meikah, qui ne semblait pas se lasser de suivre le pauvre Phillibert et le faire courir dans des situations risquées. Cette fois-ci, c'en était trop ! Le quarantenaire réajusta son heaume, et se mit à beugler de plus belle : - Par les pucerons de la barbe du roi des nains, vous commencez sérieusement à m'échauffer ! Ma fureur est sans appel maudit ours, je vous défie en duel ! Le presque-chevalier venait tout juste de finir sa phrase et de cligner des yeux, qu'il s'était retrouvé en plein milieu d'une arène close entourée de barbares et habitants de la capitale hurlant et se saoulant. Phillibert se rendit compte bien rapidement qu'il était devenu un objet de spectacle apprécié, et que ce maudit ours avait répondu à sa provocation. Meikah se tenait en face de lui, la férocité et la fourberie pouvaient se lire dans ses petits yeux grossiers. De grandes barrières entouraient l'arène, et les spectateurs secouaient et frappaient ces dernières afin de mettre l'ambiance et pousser Phillibert à dégainer son épée pour assumer ses actes et ses dires. Mais l'homme n'était pas une chiffe-molle, cela allait sans dire ! Il dégaina son épée et la jeta à ses pieds, brandissant les poings alors que son visage devenait violacé à force de vociférer : - RAMENE TOI ESPECE DE RAT, CE DUEL SE FERA DANS L'ART DU PUGILAT !JE SERAI L'HOMME QUI A VENDU LA PEAU DE L'OURS AVANT DE L'AVOIR TUE ! Les deux personnages s'élancèrent l'un sur l'autre, et le choc fut d'une violence extrême. Phillibert venait de décocher un direct du droit magnifiquement bien envoyé dans le nez de l'ours qui se retrouva vite malmené entre ses petits coups du gauche et un uppercut logé dans la mâchoire de la bête. Mais le bête animal n'avait pas dit son dernier mot et pesait son poids. Il se rua sur le presque-chevalier dans un élan d'effort et le plaqua contre la rambarde en mordant sa garde. Le duel fut court mais intense, les coups fusaient et les coquards apparaissaient. Finalement, Phillibert attrapa l'ours à bout de souffle, le souleva et l'envoya valdinguer sur le gravier. - Je t'ai vaincu monstre poilu, à moi la gloire ! Ce féroce combat resta dans les mémoires... une bonne semaine, puis l'évènement fut vite classé. Malgré cela aujourd'hui encore ceux qui ont eu la chance de voir le presque-chevalier triompher du gouverneur désabusé content la violence du combat entre deux choppes de bière dans les tavernes populaires. Les mois passèrent à nouveau. Phillibert faisait prospérer son image et occupait son temps à miner et améliorer son palais. C'est un beau soir de pleine lune, alors qu'il rentrait avec son gibier, qu'une étrange créature vint l'interpeller devant son entrée. Le presque-chevalier se retourna et ne vit personne... Un bon coup de pied dans le genou suffit à attirer son attention et faire baisser sa tête vers un petit homme de la taille d'un... ben... C'était un nain en fait ! Le bougre eut le culot de lui demander de raser son château car il se trouvait sur le territoire déjà tracé de la cité des nains, Ultharik. Phillibert dégaina sa lame en hurlant et brassant de l'air pour tenter de découper le nain qui prit alors les jambes à son cou, comprenant que la diplomatie n'était pas un concept qu'il affectionnait. Les négociations n'avaient pas commencé qu'elles étaient déjà refusées ! Personne ne me dira où mon château doit se trouver ! Je l'ai construit ici, il restera ici, point final nom d'une cigale ! Envoyez l'armée, les gouverneurs ou ramenez vos barbes de gnomes fichus nains, vous ne trouverez que le fil de mon épée ! Il n'y aura nulle discussion ni de reddition, C'EST LA GUERRE ! Et c'est ainsi que la longue lutte entre Phillibert et les nains prit racine dans les champs enneigés. Les petits hommes vinrent régulièrement tenter de dialoguer avec le presque chevalier, le raisonner, le menacer, mais rien n'y faisait. Les travaux commencèrent et Phillibert vit jour après jour le décor se modifier selon les désirs des nains, pour se dresser comme des montagnes. Il ne fallut guère beaucoup de temps avant que son château ne soit totalement masqué par la montagne d'Ultharik, et il n'eut d'autre choix que d'obtempérer... Dans sa vision des choses. Il débarqua une nuit chez les nains, une entrée fracassante qui attira l'attention de l'assemblée, et exposa ses intentions. Messires, dames, nains et autres joyeusetés, je vous ai entendus. Puisque aucune solution ne semble convenir à nos deux partis; j'entends là la nation des nains ainsi que le royaume de Phillibert premier (à savoir, moi) et de son château, je viens vous proposer un dernier arrangement qui je pense contentera petits et grands. Mais surtout petits. Il dressa fièrement son buste et tapa de son pied sur le sol, tel un champion victorieux prenant appui sur sa victime. Vous allez finir vos montagnes messires sacs à v... nains, et j'accepte cette fois-ci que mon château soit déplacé... SUR votre montagne, trônant au dessus de vos cavernes et se tenant avec panache dans les hauteurs que vous destinez à vos montagnes. Ainsi je ne gênerai pas votre cité, et mon château ne sera pas enterré. Il n'en sera d'ailleurs que plus resplendissant. Quelle est votre réponse mes braves ? Et la réponse se conclut par les hurlements de rage de Phillibert qui voulait aplatir plus qu'il ne l'était déjà Thorvald, le représentant des nains sur cette sombre affaire. Finalement les négociations finirent sur cet état de fait : le château de Phillibert allait être déplacé sur le flanc de la montagne d'Ultharik. Cela convenait à Phillibert car son château pourrait trôner dans les hauteurs enneigées, ce qui lui offrirait une bien meilleure vue et une meilleure protection contre les monstres qui ne cessaient d'affluer. C'est ainsi que la bâtisse du presque-chevalier fut rasée, et le voilà errant chaque nuit en pourfendant les légions démoniaques pour passer le temps entre deux bâillements.
  12. Quand on parle du presque chevalier, le voilà qui apparait. Ledit Phillibert s'était mêlé à la foule et avait entendu parler de la dernière des paysannes, Noomaye. La donzelle était jeune mais suffisamment âgée pour plaire au rustre dépaysé de la gente féminine depuis que son château a été pris d'assaut des mois durant par des poulets meurtriers et quelques nains expatriés. Il était vrai que la concernée avait su faire preuve d'un beau parler et ses arguments pour passer la frontière s'étaient avérés suffisamment léchés. Phillibert brandit sa chope de bière en l'air et vociféra en postillonnant de sa voix rauque : Morbleu ! Puisqu'on parle de révolution, il est une dame pour laquelle nous boirons ! Que son séjour sur les terres Stendeliennes soit paisible et agréable, car quand elle croisera ma route la foudre elle même ne pourra m'arrêter, pas même au préalable ! Cette femme sera ma reine !! Si elle veut bien de moi comme roi. Qu'on m'apporte DU POULET !!! Il était évident que Phillibert avait déjà sacrément bu, et ses paroles n'étaient que de dires grisants pour lui même et la dame, issus de son esprit quelque peu saugrenu.
  13. Une masse de ferraille apparut en trombe, manquant de tomber à plusieurs reprises. Le presque chevalier Phillibert retira pour la première fois en public son heaume révélant sa chevelure grasse et mal coiffée. Ses yeux pétillaient de tristesse et sa voix rauque sembla trembler dès ses premiers mots. Le quarantenaire célibataire (et libre comme l'air) alla même jusqu'à dégainer sa lame et la jeter aux pieds du nain visiblement interloqué par la venue tardive et impromptue de l'individu. Morbleu, vous ne pouvez pas vous en aller comme ça sac à bière ! Oublions nos maux passés, ne ressassez plus le passé et par tous les dieux, ne me laissez pas seul avec ma volonté ! Vous êtes le nain le plus irascible que j'ai connu, mais vous étiez également le plus barbu, gage de grandeur... enfin je veux dire, métaphoriquement parlant, le plus haut et au fond de moi mon coeur m'avoue que vous m'étiez fort sympathique ! Sans vous, ma vie aura perdu une partie de son sens. Qui d'autre vais-je pouvoir importuner avec mon château délabré si ce n'est vos frères de bière eux-même, bien moins loquaces que vous ? Qui vais-je pouvoir insulter quand mon coeur ne pourra d'avantage en supporter, en espérant qu'une voix affectueuse et graveleuse me réponde comme si j'étais le dernier des moins que rien ?! Vous représentez tout ça à mes yeux sieur Thorvald, OUI JE VOUS APPELLE SIEUR ! Car même si vous êtes le plus insupportable des nains (et c'est peu dire), vous êtes celui qui a su secouer mon âme et m'empêcher de mettre à bas mes projets infâmes (à savoir trôner sur le sommet de votre montagne) ! Je vous en prie, je vous en conjure, je vous en cire les bottes! Reconsidérez votre décision et ne cédez pas à la tentation de l'exil ! Je sais que l'herbe a l'air plus verte ailleurs, je sais que les gouverneurs de nos contrées sont complètement tarés (ils m'ont assiégé de nombreuses reprises), mais ne laissez pas ces quelques incommodités prendre le pas sur votre moral d'acier ! Un acier aussi solide que celui de votre hache que vous avez construite parmi nous et usé parmi nous! SANS VOTRE BON COEUR MA BIERE N'AURA PLUS LA MEME ODEUR !!! Le presque chevalier s'étala lestement devant le nain abasourdi, son crane chevelu (malgré les rumeurs) se prosternant sous le menton du petit homme. Son discours s'apparentant à de grands cris inhumains sortaient effectivement des profondeurs de son coeur, et il ne souhaitait pas perdre une personne d'aussi grande valeur !
  14. Phillibert rengaina son épée, fier de son discours. Il semblait que son excès de colère avait finalement attiré la sympathie de ces braves nains qui riaient de bon coeur comme pour oublier les maux passés. Il avait sans doute été trop dur avec eux, et le remord commençait déjà à le ronger. Mais il ne devait pas céder à ses belles émotions, un chevalier est inflexible ! ... Mais peut-être parlons nous-là d'une autre personne. Et bien soit, je vais attendre votre verdict avec attention. Gardez quelques cotes pour continuer à rire de bon coeur, vous serez les bienvenus dans mon château, ça vous changera de vos ennuyeuses galeries. Ainsi Phillibert se retira, réellement convaincu que les nains ne riaient pas de lui. LES FOURBES !
  15. Ses deux sourcils eurent une réaction différente. Le gauche, à l'écoute de l'approbation du nain au nom fort étrange, sembla palpiter un instant comme pour montrer sa satisfaction. Son opposé se braqua complètement d'un air critique, laissant le regard de braise de Phillibert incendier le nain qui semblait de toute évidence trop petit même pour ceux de sa race afin de constater de sa grandeur. L'homme dans la fleur de la quarantaine n'avait pas vraiment le teint rosé et encore moins celui du vin; lui qui est bien plus porté par la bière; mais plutôt assombri par la poussière et la crasse qui se dressèrent sur son chemin alors qu'il tentait de traverser les murailles de terre des nains pour sortir de chez lui. Quant à son odeur elle serait sans doute bien plus comparable avec un fauve en rut mêlé à des effluves de sang de zombie, de bière et de cendre de creepers. Thorvald le nain devait sans doute avoir trop laissé pousser les poils de ses oreilles pour se méprendre sur le ton caverneux et rauque, et non rauquet, de la voix de Phillibert dont les rumeurs colportent qu'il aurait tué une dizaine de gallinacés par le seul timbre de sa voix rugissante, mais soit. Ce dernier était d'ailleurs vêtu d'une simple armure de fer et non de collants semblables à ceux qui l'approchèrent un soir pour festoyer... Ils ne reçurent dans leurs bourses qu'un bon coup d'épée. Vint alors sa réponse qui résonnera plusieurs instants dans sa tête... si fort qu'on pouvait l'entendre fulminer sous son heaume. Mais Phillibert, connu pour son calme (hem), le garda justement. Enfin, pas tout à faix... *SHLING* (Il dégaine son épée) En aucun cas je ne tolérerai qu'un être vivant de la taille d'un tabouret se permette de critiquer l'art moderne caractérisant mon château alors que vous n'êtes bons qu'à creuser vos caniveaux ! Des cités ? Ah ! Laissez moi rire ! Creusez donc votre trou et enterrez vous dedans, ça vous fera une belle jambe en plus d'une tombe trop grande pour vous, mollusque rocheux ! Il prit un temps pour respirer et son teint qui avait viré au rouge reprit une couleur normale. Bah, je perds mon temps avec ce poltron, ceci était un ultimatum p'tit homme! Laissez donc ceux de votre race et votre nation décider, vous allez voter ! Si la majorité est d'accord pour que mon château trône sur vos montagnes, vous n'aurez qu'à avaler votre pioche, et je vous fournirai le sel !
  16. Le mur des lamentations commença doucement à apparaître sous les yeux du presque-chevalier Phillibert. Il entendait déjà les clameurs et discours de mécontentement, principalement venant des nains, ces fourbes gnomes des montagnes buvant tout leur saoul et surtout saoulant le sobre quarantenaire... Il constatait donc que sa proposition d'adapter son château aux terres des nains n'avait pas abouti, et tout en s'approchant il entendit des propos intéressants qui firent naître une idée intéressante. L'assemblée se tut en voyant l'armure mouvante s'approcher et s'éclaircir la voix. Messires, dames, nains et autres joyeusetés, je vous ai entendus. Puisque aucune solution ne semble convenir à nos deux partis; j'entends là la nation des nains ainsi que le royaume de Phillibert premier (à savoir, moi) et de son château, je viens vous proposer un dernier arrangement qui je pense contentera petits et grands. Mais surtout petits. Il dressa fièrement son buste et tapa de son pied sur le sol, tel un champion victorieux prenant appui sur sa victime. Vous allez finir vos montagnes messires sacs à v... nains, et j'accepte cette fois-ci que mon château soit déplacé... SUR votre montagne, trônant au dessus de vos cavernes et se tenant avec panache dans les hauteurs que vous destinez à vos montagnes. Ainsi je ne gênerai pas votre cité, et mon château ne sera pas enterré. Il n'en sera d'ailleurs que plus resplendissant. Quelle est votre réponse mes braves ?
  17. La nuit était peut-être tombée mais Phillibert n'en eut point conscience alors qu'il s'enfonçait dans les galeries obscures des nains. On lui avait indiqué le chemin et c'est à contre-coeur qu'il s'y engouffra, mais l'heure n'était plus à la guerre. La situation était devenue plus délicate qu'escomptée, et le presque chevalier se doutait bien que sa petite discussion avec le nain Lethargik, pourtant fructueuse, ne suffirait pas. Il suivit les torches menant à divers axes des galeries naines... Quelle idée saugrenue de vivre sous la terre dans des dédales interminables ! Mais sa réaction prit rapidement fin quand il marcha malencontreusement sur la barbe d'un nain qui ne manqua pas de lui envoyer un bon coup de pied dans les tibias. Non sans quelques vociférations, le peu commun Phillibert éclaircit sa voix et tenta d'expliquer la raison de son "intrusion" dans ce monde de gnomes. _____________________________________________ « Messire, j'aimerais que vous transmettiez ces paroles que j'avais déjà contées à votre frère de bière Lethargik. Je n'ai pas changé d'avis quant à la localisation de mon château, il ne bougera point de sa position actuelle. Mais comme je n'ai ni envie de guerroyer contre plus petit que moi *Il reteint un rire gras*, et que je ne compte pas non plus me laisser enterrer vivant, j'ai décidé qu'il était temps d'arriver à un accord qui nous arrangerait tous. J'ai appris de la barbe de l'individu précédemment cité que vous escomptiez bâtir une cité dans les alentours de mon château. Je vous propose donc, après mûres réflexions, d'adhérer mon modeste palais à vos nouvelles contrées. Mon château serait considéré comme faisant parti de votre territoire, et il serait intéressant d'agencer ma bâtisse vis à vis de votre cité. Et pour conclure cette trêve et si vous vendez d'la bière de bonne qualité, c'est avec plaisir que je vous en débarrasserai au profit de ma gorge assoiffée. Avouez que l'offre est alléchante. Cessons donc ces stupidités une bonne fois pour toutes. » _____________________________________________ Il ne savait pas vraiment s'il avait endormi son interlocuteur par son monologue, ce dernier se balançant d'avant en arrière en se tenant sur sa pioche noircie par la saleté et le travail auquel il s’acquittait avec entrain avant que Phillibert ne vienne lui casser les pieds.
  18. Les premiers pas sur des terres en proie aux ténèbres Cela fait déjà plus de deux mois que j'ai abandonné mes terres natales où j'ai rampé dans la boue et les crachats des passants pour commencer une nouvelle vie dans le royaume de Stendel ! Les gens me virent un beau matin, hurlant et vociférant moult déclarations, puis je disparus dans une galerie à la recherche de minerais et champignons. Plusieurs lunes s'écoulèrent paisiblement sans les cris et hurlement du presque-chevalier Phillibert, autrefois aussi rustre qu'un cerf en rut, pourtant assagi de par les expériences de sa vie. Durant tout ce temps il avait brisé mille pioches et pelles, allumé tellement de torches que ses gantelets avaient fini par rouiller, et miné de long en large et travers qu'il faillit en avoir en ulcère. Il remontait quelques fois à la surface, supportant le poids incommodant de son armure, pour rassembler toutes ses ressources et ses trésors en un même lieu, dans une immense plaine enneigée. S'il voulait commencer à devenir quelqu'un, il lui fallait avant tout un toit et un lieu sûr où se rassasier sans avoir à mener de véritables combats à mains nues contre les rats où les diaboliques poulets apparaissent de nulle part... ses pires ennemis ! L'un d'eux avait bien failli lui arracher un oeil un funeste soir où il avait baissé sa garde, mais il parvint à le saisir et le plumer pour le manger. Phillibert n'est pas du tout un noble, et ne descend d'aucune lignée descente. Né d'une putain qui gagnait le sou sans pour autant attendre en tendant ses mains, il se contre-fichait de ce que les gens pensaient de lui, et encore plus d'être noble, riche ou bouffon du roi. La richesse véritable est celle qu'on modèle de ses propres mains; on ne peut s'auto-proclamer roi sans avoir travaillé ne serait-ce qu'une fois ou triomphé d'un match de pugilat dans une taverne de zombies et autres absurdités cadavériques et tout ce que leur orgueil implique. Ce n'est qu'il y a quelques jours que le brave Phillibert s'extirpa des entrailles de la terre, faisant une croix sur ces longs mois où il avait été plus productif qu'un mineur; et c'était peu dire pour ce quarantenaire dans la fleur de la crise de nerfs. Il revint progressivement vers la capitale de Stendel qui s'était encore agrandie et était désormais une ville importante et très animée. Il prit simplement quelques minutes pour faire ses emplettes de chevalier (quelques épées et beaucoup à manger) quand il entendit parler d'un terrible démon assoiffé de sang, résolument opposé à la race humaine à laquelle il appartient, et prêt à en découdre avec quiconque en n'usant que de son petit doigt. Phillibert imposa son point de vue aux détracteurs, démontrant qu'il n'avait point peur de ce trouffion auto-proclamé roi des champignons, et que s'il était peut-être descendant de divinités existant depuis des millénaires, lui descendait de la reine de l'adultère et il viendrait lui botter le derrière par la seule force de son poing et de ses futurs compères. Le débat fut houleux et mouvementé, mais le franc parler du chevalier sembla lui apporter quelque crédibilité aux yeux de ceux qui lui étaient étrangers. On lui érigea un trône pour sa répartie et son courage, il se pavana sur le beau promontoire et malgré son âge, les donzelles et autres gosses plein de rêves lui dédièrent un bien étrange adage : Phillibert, chevalier botteur de trains de démons ! Il se dit que la formule était flatteuse mais que pour mener à bien ses propos, il devrait commencer la construction de l'édifice qui marquera la naissance de son ordre de fidèles suivants, écuyers et chevaliers. Puisque les gens se prêtaient au jeu, il leur offrirait l'honneur de combattre avec eux.. mais pour lui. Un concept intéressant qui ne lui coûterait pas grand chose; après tout, le brave Phillibert était presque sans le sou, et dans la mouise jusqu'au cou. Une journée entière s'écoula, où le temps détraqué vit le soleil décliner une bonne dizaine de fois, lui envoyant des légions entières de monstres le déranger durant ses travaux. Il les balaya les uns après les autres de son épée, reprenant par la suite ses occupations. Ce fastidieux spectacle se répéta jusqu'au dernier coucher de soleil, où la neige se mit à tomber. Son château était fin prêt. Il n'était peut-être pas maçon mais il avait un certain talent pour copier le style architectural des châteaux des contrées dont il venait. Ainsi le modeste édifice lui offrait un réel abris où dormir, se repaître et repousser les monstres sans grande difficulté. Les aventuriers et autres citoyens moribonds eurent vite vent de la nouvelle qui disait qu'un homme seul avait érigé un château dans la journée. Les visiteurs se firent nombreux, intéressés et intéressants, mais peut-être imposés et imposants... Il avait encore du pain sur la planche, et justement il aurait bien voulu garder à manger jusqu'à dimanche. Il invita cordialement ses visiteurs à foutre le camp, mais c'était sans compter l'arrivée des diaboliques gouverneurs. Alors que le brave chevalier s'apprêtait à commencer les sous-sol du château où siègeraient les dortoirs, il entendit au dehors un inquiétant foutoir. Ses ennemis jurés avaient investi son palais ! Les diaboliques poulets caquetaient à tout va, pondèrent leurs oeufs et tentèrent de lui arracher les yeux, contrôlés par les mains vicieuses des hommes de pouvoir qui ne lui laissèrent guère de répit des heures durant, allant même jusqu'à déverser des flots de lave sur son paillasson. L'odieuse insulte, l'affront, la provocation ! Ces malandrins n'allaient pas s'en sortir sauf et sains ! Il ne savait rien de leurs desseins mais il prit son courage et son épée à deux mains et envoya valdinguer son épée dans tous les sens ! Vlan ! BIM ! BAM ! BOUM ! Le sang se déversa par flots, les gallinacés avaient été éradiqués, et les hérauts de l’apocalypse reconnurent se ténacité et le laissèrent en paix. Ereinté et lessivé, Phillibert se laissa aller sur son trône nouveau (alors que celui de Stendel avait été rasé) et se laissa dire qu'il était peut-être atteint du ciboulot. Toutes ces visions étaient-elles réelles ? Peut-être avait-il trop respiré de souffre dans les mines ou mangé de champignons étranges... Il se laissa porter par ses songes et l’irascible guerrier s'endormit.
  19. (Bonsoir à tous et à toutes ! J'ai remarqué qu'il y avait quelques commentaires sur ma candidature paysan; cela me touche néanmoins j'ai cru comprendre que cela retarderait le traitement de ma postulation. De ce fait, puisque ce sous-forum semble être propice au Role Play, j'ai décidé de vous poster ici ma petite histoire contée dans ma candidature. Plutôt que de me plussoyer là-bas, faites moi plutôt vos commentaires ici, je vous en serai reconnaissant ^^ Bonne lecture à vous !) Hola gentes dames et damoiselles ! Et heu... les autres au fond, là. Oui vous, mâles insignifiants lorgnant sur mon armure éclatante. Enfin rangez vos épées, je plaisantais ! Humpf... Bien, reprenons. Je me nomme Sir Phillibert, chevalier pour vous servir ! Je me suis aventuré sur bon nombre de continents, prêtant ma lame aux faibles aux orphelins... et surtout aux dames.. qui ne me le rendent pas forcément toujours bien. Avant de devenir une sorte de bienfaiteur ambulant pour la pauvre populace, j'étais le capitaine de la garde rapprochée d'un certain roi d'un certain pays... A vrai dire, j'ai fini par oublier une bonne partie de mon passé glorieux. En effet, la chute fut brutale et je suis comme qui dirait tombé de haut, on pourrait croire que j'ai pris le choc sur la tête et que j'ai décidé de nier mes faits d'armes passés... Mais bon sang de bois, ça vous regarde pas et puis foutez moi la paix avec ça!! Comment ça c'est moi qui ai commencé à en parler ? Peu importe ! Qu'est-ce que je racontais déjà... Ah, oui. Après avoir été jeté comme un malpropre par le roi moustachu parce que j'avais tenté de peloter sa bien aimée fille, j'ai erré tel un mendiant dans les rues boueuses du village entourant le château. Plus les jours passaient, et plus la pluie et la boue salissaient mon armure et mon honneur. Réduit à devoir gifler des gosses pour leur voler leur casse-croûte (une époque sombre de ma vie s'il en est), kidnapper quelques donzelles pour rançonner leurs parents encore plus pauvres que moi, je perdais de fil en aiguille le but de ma vie, mes principes et mes idéaux. Ce fut une sorte de vieillard bossu n'ayant plus toutes ses dents ni même un semblant de raison dans sa tête cramoisie qui m'illumina de la divine lumière de la justice. Alors que je m'apprêtais à lui arracher la barbe pour lui substituer son dû (un panier de pommes aussi ramollies que lui), il se mit à déblatérer les premières idioties idéalistes et utopistes lui passant en tête pour sauver sa peau. Chevalerie, honneur, dignité, gloire... Oui, le vieil homme avait fait mouche et atteint le point noir de mon coeur. Toutes ces choses me manquaient, et j'étais devenu l'exact opposé de ce que je pourfendais jadis durant tant d'années. Une crapule, un corrompu, pire... Une fripouille de la pire espèce ! Ayant malencontreusement arraché quelques poils de la barbe du vieil affolé, je relâcha ce dernier et n'eut guère le temps de le remercier, puisqu'il prit aussitôt ses jambes à son cou. Du moins, ce qu'il en restait... Je m'étais sans doute fait berner car mon ventre grognait avec toujours autant de férocité... Mais mon amour propre commençait à reprendre vie et remplir mon corps d'une chaleur de dignité ! Puis la pluie se mit à tomber. Les jours, les semaines, que dis-je... les années passèrent, et je mis tout en oeuvre pour effacer mes pêchés. C'est durant cette période que je décida de ne plus vivre des déboires des autres et de protéger la voeuve, l'orph... OUI JE ME REPETE MAIS LAISSEZ MOI FINIR ! Bref, je pouvais désormais me regarder dans le reflet d'un lac sans mourir de honte. Vous vous demandez sans doute pourquoi je n'ai pas cherché à me faire embaucher par un autre monarque... Mauvaise publicité sur mon compte, j'ai bien essayé, mais j'ai eu des problèmes. D'autre part jouer les bons samaritains ne m'amenait guère de pain, à part quand quelques idiots reconnaissants me récompensaient de quelques deniers pour ma bonne volonté. Je dois reconnaître que ces niais m'ont fort bien aidé à survivre, mais je devais surtout ma survie à mon entraînement à la chasse aux moutons, vaches et autres poulets trucidés par ma lame rouillée. De ce fait j'ai mené une bonne partie de ma vie aux abords des forêts pour substituer à mes propres besoins, sans rançonner ni devenir mercenaire, continuant à défendre les valeurs bienséantes. Mais même cette vie commence à devenir difficile, et il serait temps pour moi de revenir à mes origines et mettre de nouveau mon épée au service d'un idéal bien précis... me permettant d'être nourri logé et chouchouté par des dizaines de poulettes gloussant de plaisir à la vue d'un superbe chevalier de ma carrure ! Hahaha ! C'est le rêve de tout homm... Hum, enfin, oubliez ça. J'avais déjà pris la belle résolution, fait mon sac, aiguisé mon épée, récuré mon armure rouillée, et je laissa ces boulets de villageois à leur misérable sort, tiraillés entre attentats de creepers, pillards et autres zombies puants. La route fut longue et difficile. J'ai du échapper à des créatures cauchemardesques ressuscitées d'entre les morts, des araignées géantes, des espèces de grands noirs et j'en passe! Mais ni l'adversité, ni le vent, ni la neige, ni les tempêtes de sable furent suffisantes pour m'arrêter !! Non à vrai dire, c'est une île imposante et gigantesque qui m'arrêta. New Stendel. C'était le nom de cette île d'après certains passants. Ces étranges contrées étaient réputées pour être les plus peuplées du monde... J'aurais sans doute eu aucun mal à trouver une cause à défendre et quelques rétributions à obtenir. C'est pour cette raison que... QUE JE VOUS TAPE LA DISCUT' DEPUIS PRES D'UNE DEMI-HEURE SALETE DE GARDE, ALORS MAINTENANT LAISSEZ MOI PASSER !!!
  20. Hola gentes dames et damoiselles ! Et heu... les autres au fond, là. Oui vous, mâles insignifiants lorgnant sur mon armure éclatante. Enfin rangez vos épées, je plaisantais ! Humpf... Bien, reprenons. Je me nomme Sir Phillibert, chevalier pour vous servir ! Je me suis aventuré sur bon nombre de continents, prêtant ma lame aux faibles aux orphelins... et surtout aux dames.. qui ne me le rendent pas forcément toujours bien. Avant de devenir une sorte de bienfaiteur ambulant pour la pauvre populace, j'étais le capitaine de la garde rapprochée d'un certain roi d'un certain pays... A vrai dire, j'ai fini par oublier une bonne partie de mon passé glorieux. En effet, la chute fut brutale et je suis comme qui dirait tombé de haut, on pourrait croire que j'ai pris le choc sur la tête et que j'ai décidé de nier mes faits d'armes passés... Mais bon sang de bois, ça vous regarde pas et puis foutez moi la paix avec ça!! Comment ça c'est moi qui ai commencé à en parler ? Peu importe ! Qu'est-ce que je racontais déjà... Ah, oui. Après avoir été jeté comme un malpropre par le roi moustachu parce que j'avais tenté de peloter sa bien aimée fille, j'ai erré tel un mendiant dans les rues boueuses du village entourant le château. Plus les jours passaient, et plus la pluie et la boue salissaient mon armure et mon honneur. Réduit à devoir gifler des gosses pour leur voler leur casse-croûte (une époque sombre de ma vie s'il en est), kidnapper quelques donzelles pour rançonner leurs parents encore plus pauvres que moi, je perdais de fil en aiguille le but de ma vie, mes principes et mes idéaux. Ce fut une sorte de vieillard bossu n'ayant plus toutes ses dents ni même un semblant de raison dans sa tête cramoisie qui m'illumina de la divine lumière de la justice. Alors que je m'apprêtais à lui arracher la barbe pour lui substituer son dû (un panier de pommes aussi ramollies que lui), il se mit à déblatérer les premières idioties idéalistes et utopistes lui passant en tête pour sauver sa peau. Chevalerie, honneur, dignité, gloire... Oui, le vieil homme avait fait mouche et atteint le point noir de mon coeur. Toutes ces choses me manquaient, et j'étais devenu l'exact opposé de ce que je pourfendais jadis durant tant d'années. Une crapule, un corrompu, pire... Une fripouille de la pire espèce ! Ayant malencontreusement arraché quelques poils de la barbe du vieil affolé, je relâcha ce dernier et n'eut guère le temps de le remercier, puisqu'il prit aussitôt ses jambes à son cou. Du moins, ce qu'il en restait... Je m'étais sans doute fait berner car mon ventre grognait avec toujours autant de férocité... Mais mon amour propre commençait à reprendre vie et remplir mon corps d'une chaleur de dignité ! Puis la pluie se mit à tomber. Les jours, les semaines, que dis-je... les années passèrent, et je mis tout en oeuvre pour effacer mes pêchés. C'est durant cette période que je décida de ne plus vivre des déboires des autres et de protéger la voeuve, l'orph... OUI JE ME REPETE MAIS LAISSEZ MOI FINIR ! Bref, je pouvais désormais me regarder dans le reflet d'un lac sans mourir de honte. Vous vous demandez sans doute pourquoi je n'ai pas cherché à me faire embaucher par un autre monarque... Mauvaise publicité sur mon compte, j'ai bien essayé, mais j'ai eu des problèmes. D'autre part jouer les bons samaritains ne m'amenait guère de pain, à part quand quelques idiots reconnaissants me récompensaient de quelques deniers pour ma bonne volonté. Je dois reconnaître que ces niais m'ont fort bien aidé à survivre, mais je devais surtout ma survie à mon entraînement à la chasse aux moutons, vaches et autres poulets trucidés par ma lame rouillée. De ce fait j'ai mené une bonne partie de ma vie aux abords des forêts pour substituer à mes propres besoins, sans rançonner ni devenir mercenaire, continuant à défendre les valeurs bienséantes. Mais même cette vie commence à devenir difficile, et il serait temps pour moi de revenir à mes origines et mettre de nouveau mon épée au service d'un idéal bien précis... me permettant d'être nourri logé et chouchouté par des dizaines de poulettes gloussant de plaisir à la vue d'un superbe chevalier de ma carrure ! Hahaha ! C'est le rêve de tout homm... Hum, enfin, oubliez ça. J'avais déjà pris la belle résolution, fait mon sac, aiguisé mon épée, récuré mon armure rouillée, et je laissa ces boulets de villageois à leur misérable sort, tiraillés entre attentats de creepers, pillards et autres zombies puants. La route fut longue et difficile. J'ai du échapper à des créatures cauchemardesques ressuscitées d'entre les morts, des araignées géantes, des espèces de grands noirs et j'en passe! Mais ni l'adversité, ni le vent, ni la neige, ni les tempêtes de sable furent suffisantes pour m'arrêter !! Non à vrai dire, c'est une île imposante et gigantesque qui m'arrêta. New Stendel. C'était le nom de cette île d'après certains passants. Ces étranges contrées étaient réputées pour être les plus peuplées du monde... J'aurais sans doute eu aucun mal à trouver une cause à défendre et quelques rétributions à obtenir. C'est pour cette raison que... QUE JE VOUS TAPE LA DISCUT' DEPUIS PRES D'UNE DEMI-HEURE SALETE DE GARDE, ALORS MAINTENANT LAISSEZ MOI PASSER !!! __________ (J'ai fait le choix de faire une postulation presque à 100% Role Play, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur et que vous comprendrez mon choix, car je trouve cela plus sympa, mieux tenu sans trop s'encombrer d'infos que vous pourrez obtenir en faisant connaissance. De prime abord je suis de nature méfiante et je préfère ne pas trop donner d'infos sur mon IRL pour le moment, ce n'est ni par arrogance ni narcissisme Si vous avez lu mon RP, vous comprendrez très facilement quelles sont mes ambitions sur ce serveur. J'en suis au point zéro, je n'ai que pour seule prétention de faire la rencontre de la populace Minefieldienne et chercher une communauté à laquelle prêter ma lame et me mettre à la maçonnerie, tout en pourfendant vilains et monstres en tous genre. Merci de m'avoir lu, j'affirme avoir lu les règles du serveur, et bonne continuation !)
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