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Eiovas

Minefieldien
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Tout ce qui a été posté par Eiovas

  1. Chapitre 1: Sept « Ouvrez la grande porte ! » lança Minaas du haut des remparts nord. Les deux hommes chargés de la surveillance cette nuit-là descendirent de la tour de guet et exécutèrent aussitôt l’ordre du chef des veilleurs. En actionnant la roue à levier, Ils firent lentement basculer le contrepoids de pierre taillée qui entraina le mécanisme de la porte principale du village de Queynos et la lourde grille de métal commença à se soulever, laissant ainsi entrer la noirceur de la nuit, toujours plus sinistre et menaçante. Devant la herse en mouvement, Quatre veilleurs s’étaient postés, armes au poing. Pendant ce temps, Minaas descendit le large escalier des remparts quatre à quatre, emprunta le petit passage devant la réserve des récolteurs, et finit sa course dans la rue principale, ou il calma son allure pour empoigner son épée et rejoindre le groupe devant l’entrée. La grande porte était maintenant totalement ouverte. Une silhouette était postée à quelques mètres devant eux mais la lumière des torches ne suffisait pas à en distinguer d’avantages. « Presse toi, étranger» pesta un des veilleurs, scrutant les alentours pour s’assurer que la voie étant sûre. L’homme avança d’un pas hésitant et, lorsqu’il se trouva dans l’enceinte du village, la grille principale se referma presque instantanément dans un fracas métallique et assourdissant. L’agitation nocturne inhabituelle avait réveillé quelques villageois qui se précipitaient dans la grande rue. Les veilleurs encerclaient maintenant le visiteur un peu plus exposé à la lumière, que Minaas reconnu aussitôt. Il s’agissait en fait de Thoriim le tisserand d’Armenelis, village voisin situé à 2 jours de marche en direction du sud, aux pieds des montagnes de Mafiroth. Ces vêtements étaient déchirés, salis et il semblait très affaibli par ce voyage pénible que l’on ne fait d’ordinaire jamais à pied de peur de ne pouvoir s’extirper de quelques situations dangereuses. L’expression de son visage et une blessure importante au bras droit, laissait d’ailleurs penser que quelque chose de terrible avait du se produire, mais il n’eût la force de prononcer un mot et s’effondra dans les bras de Minaas, qui le porta jusqu’à la taverne. Une fois remis sur pieds grâce aux potions du vieux Doloras, Thoriim raconta à Minaas, aux veilleurs et aux quelques villageois présents, les raisons de sa venue à Queynos. Le discours du maitre artisan était écouté avec attention et les regards se faisaient de plus en plus inquiets. En effet, Thoriim unique survivant d’Armenelis, raconta comment une poignée de Creepers avaient anéanti son village et ses habitants, 3 jours plus tôt. Ils étaient descendus des montagnes pendant la nuit et avaient déchiré les fragiles palissades de bois, envahissant les demeures et anéantissant des familles entières de villageois surpris dans leur sommeil. Ce fût un véritable carnage. Après ces mots, la panique envahi la salle commune de la taverne qui commençait à résonner de mille discours : « Il nous faut fuir, les Creepers l’ont certainement suivi » disaient les uns, « restons et battons nous, nos fortifications sont bien plus résistantes » rétorquaient les autres. Le ton montait, les esprits s’échauffèrent quand soudain,… une terrible détonation retentit dans toute la plaine. En un instant le silence prit place dans la grande salle, puis, une seconde explosion résonna, plus proche encore. « Creepers » hurla un des veilleurs restés en haut de la tour de guet. Je me réveillai en sursaut et je compris très vite la gravité de la situation. J’empoignai ma fidèle lame et courut rejoindre mon frère Minaas, de garde cette nuit-là. Je sorti de notre demeure et me trouvai face à face avec un Creeper, sifflant tel une trainée de poudre allumée, annonçant une autre explosion. En quelques coups d’épée je réussis à envoyer ce monstre au tapis sans être pulvérisé. Notre voisin Galorm, n’a pas eu la même chance et la troisième explosion de cette nuit fût pour lui et sa famille. Je me précipitai dans les ruelles évitant un, puis deux creepers, avant d’atteindre l’échelle de la tour de guet. Je monte. Arrivé en haut, je pu assister impuissant à ce spectacle de désolation : Une armée de Creepers envahissant le village par un trou béant dans les remparts Ouest. Encore une explosion, la quatrième. Cette fois, l’écurie et 2 fermiers qui tentaient de repousser la menace verte, disparurent sous mes yeux. J’aperçu Minaas qui sortait de la taverne et se dirigeait dans la rue principale. Je descends. Cinquième puis sixième explosion, les maisons et les corps étaient balayés comme on souffle sur un château de cartes. C’est la taverne qui était maintenant éventré - Thoriim n’a pu s’échapper à temps, encore trop affaibli : cette fois, il y est resté - « Eiovas, mon frère » s’écria Minaas lorsque nous nous sommes rejoints. « Tout est perdu, nous devons partir. Allons trouver refuge dans la grande cité suspendue, nous serons à l’abri là-bas ». En me tenant par le bras, Il se mit à courir en direction de la grande porte, évitant les Creepers, sautant par dessus les gravas des bâtisses et les cadavres carbonisés. Nous arrivions à la grille quand une septième explosion retentit… Un Creeper que nous n’avions pas vu. Je,... cette douleur,… plus rien, je m’évanouie. «Ma tête,… Ou suis-je ? Il fait si sombre, je ne vois rien ! Je suis tout seul, Minaas ? » Je tâtonnai au dessus de ma tête ensanglantée,… de la terre ? Je me mis à creuser et soudain, la lumière du soleil m’aveugla. J’avais passé la nuit. Le corps de mon frère gisait sur le sol et je compris vite qu’il s’était sacrifié pour me mettre à l’abri dans ce trou creusé de ces mains. Je me tournai vers le village que les creepers avaient complètement détruis. Plus un bruit, plus une âme qui vive, des tas de pierres, de bois et de chair encore fumant. Queynos notre village n’existait plus. Je décidai de mettre en terre Minaas dans le trou qu’il avait creusé pour me sauver la vie et, à genoux, je pleurai mon frère en jurant de venger sa mort. Ses dernières paroles résonnèrent dans ma tête : « … la grande cité suspendue, nous serons à l’abri là-bas, ... » « Je trouverai la grande cité suspendue,… Pour mon frère, je trouverai New Stendel… »
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