Description IRL : IRL je m'appelle Thomas et j'ai 14 ans. Je vis à Lausanne en Suisse et je fais mes études en première année de gymnase (équivalent de la seconde)
J'ai découvert minecraft il y a plus d'un an et minefield.fr quelques mois plus tard, mais, flemme oblige, je n'ai pas encore posté de candidature pour devenir paysan. Erreur désormais réparée !
Mon personnage : Tomaš Ivanovitch Mendrozoïev, révolutionnaire en devenir, gaffeur certain et exilé politique
RP : I remember now, I remember how it started Sans vouloir faire de plagiat, ces paroles tirées de Queensrÿche conviennent parfaitement à ma situation. Moi, Tomaš Ivanovitch Mendrozoïev, cadre du parti communiste d'Abarkoff, rejeté à la rue tel un vulgaire mendiant, et surtout, plus important et plus terrifiant encore, sans savoir pourquoi. Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui a bien pu transformer l'opposent le plus en vue au czar Ivan III en vulgaire raclure de caniveau, contraint de fuir et de s'exiler pour sauver sa misérable vie ?
Toujours est-il que quand on a la terrifiante police du czar aux trousses, on passe peu de temps en considérations métaphysiques et plus en basses pensées, généralement du domaine de "comment vais-je éviter de mourir devant ce colosse tatoué qui me domine comme un chat domine une souris".
Alors fuir, fuir droit devant, et refaire sa vie ailleurs ! Telle est la seule solution. J'ai cherché à joindre les camarades, mais l'agent de liaison que j'ai voulu faire rentrer en Abarkoff a été renvoyé à l'expéditeur en pièces détachées. Me voici donc seul, sans moyen de subsistance, et dans une terre étrange autant qu'étrangère. J'ai survécu en vendant mon maigre talent d'écriture à des adolescents boutonneux et vulgaires qui ne différencieraient pas un Dostoïevski d'une latte de parquet, en leur vendant pour une bouchée de pain des poèmes d'amour qu'ils offraient à leurs plates et pathétiques dulcinées avec des yeux de merlan frit, en espérant au moins que la fille sache lire.
J'ai essayé aussi de recréer ici un réseau de prolétaires, mais apparemment les fielleux bourgeois qui dominent ce pauvre pays ont privé les plus pauvres du droit même de la parole. Ah ! Quel monde cruel avec les sans-grade et les moins-que-rien ! J'ai été tenté de partager leur malheur, pour mener à leur tête la dernière lutte des classes (et être acclamé en récompense de mes services nouvel empereur prolétarien), mais je me suis dit qu'une révolution muette manquerait grandement de panache - et il n'est pas né, celui qui verra un Mendrozoïev privé de l'usage de la parole tel un animal. Fermez plutôt le caquet des propriétaires terriens, des cochons capitalistes et petit-bourgeois qui n'utilisent la parole que pour aboyer les cours des matières précieuses.
Enfin me voici, dans cette bourgade de Stendel, prêt à recréer ma vie, avec toujours en point de mire la lutte finale de l'Internationale contre le Grand Capital. Do Svidanya !