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[Roleplay] Contes et légendes de la toundra Fingelbergeoise


Lucasbauert
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CHAPITRE PREMIER : Le Mythe de la Montagne d'Argent

 

On raconte qu'en des temps reculés, les ancêtres des Fingelbergeois - nommés Almars - vivaient sur ces terres dans une crainte permanente. A l'ombre de la Montagne d'Answald, ce peuple farouche était à la fois effrayé des légendes frémissantes des dragons survolant et embrasant les villages, et émerveillé par le conte de la Montagne d'Argent.

 

En effet, il était dit que dans les profondeurs rocheuses de cette montagne, résidaient le dieu-dragon Answald, gardant avec avidité son Trésor d'Argent. Ce dernier aurait été le fruit de ses innombrables pillages en ces terres de glace, impitoyables quêtes qui bâtirent sa renommée.

 

 

cbe65ef4.jpg

 

Il vint un jour sur son drakkar un voyageur nommé Lothar dont je vais vous conter brièvement les faits d’armes. On raconte qu’il descendait des firmaments pour rétablir la paix et la miséricorde entre les peuples. Ce mythe fut sûrement enjolivé aux cours des siècles, mais toujours est-il qu’il apporta de grandes choses.

Lothar apparut pour la première fois aux yeux des Almars au cours d’un rude hiver. Il eut vent de la légende de la Montagne d’Argent et personne ne l’aperçut de nouveau avant plusieurs lunes. Puis, au cours d’un clair matin, il reparut éreinté accompagné d’un énorme magot d’argent et d’airain. De nombreuses versions décrivant son périple existent de nos jours, mais aucune n’est purement prouvée.

Le plus vraisemblable des lais chantés par les ménestrels de Fingelberg est probablement celui-ci :

 

« En des temps oubliés descendit un guerrier.

De la voûte céleste son drakkar s’abattit

Sur les flots congelés et avant d’accoster.

Par le peuple des Almars, Lothar fut accueilli.

 

Ecoutant les propos d’un vieux mage érudit

Il partit avec Osgeir sa hache fidèle.

Les abymes de la montagne vomirent un cri

Le dragon Answald y déploya ses ailes.

 

Après d’âpres combats le dragon fut occis

De son trésor d’argent Lothar s’empara.

Des lunes passèrent et le guerrier surgit

 

Sous la liesse des Almars les richesses il céda.

La paix reparut et Lothar fut béni.

Ainsi ce conte prend fin et il s’envola. »

 

De nos jours, la montagne d’Answald est le symbole de la lutte acharnée du peuple de Fingelberg face aux dragons tyranniques des Temps Anciens. Malheureusement au coeur d'Answald demeure une menace, comme vous l'apprendrez dans le Chapitre Troisième.

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CHAPITRE SECOND : La Légende de la Boule de Neige

 

Il existe a Fingelberg une vieille légende datant du temps des Almars, transmise par le blizzard sifflant sur les terres glacées de Frowin. On l'entend chanter lorsqu'a bord d'un Drakkar on écoute le Doux bruissement des flocons sur la coque du navire.

Aucun Fingelbergeois ne saurait dire quelle est la part de vérité de cette légende, mais tous l'acceptent comme une de leurs principales traditions.

 

drakkar.jpg

 

Laissez moi vous conter cette histoire :

"Un jour froid de decemberg, deux enfants se lançaient des boules de neige dans les rues de Almarian. Leur rôle dans la légende n'intervint que plus tard. Pour fêter la fin de l'année, on construisit un grand drakkar qui irait pourfendre les flots glacés de sa coque de pin dur, en signe de revanche contre l'Hiver, qu'une fois de plus les Almars avaient vaincu. Tous les habitants s'étaient rassemblés pour aider au chantier, et c'est avec joie qu'on posait tel ou tel bouclier, qu'on taillait telle ou telle planche, et qu'on cousait telle ou telle voile.

 

Le chantier allait bon train, et le Chef Viking de l'époque, Kairn Gurs Larsson, comblé par tant d'entrain de la part de ses citoyens, décida que le navire appartiendrait au peuple. Il alla sur le port annoncer la nouvelle. De leur côté, les 2 garnements, s'étant eux aussi déplacés vers le chantier et n'ayant peur de rien, poursuivirent leur bataille de l'autre cote du Drakkar. Le plus habile, sur de lui, fit le pari avec son ami qu'avec sa boule, il dépasserait le mat du bateau et qu'elle irait s'ecraser sur un quelconque objet de valeur, comme un signe de bonne chance. Le second, plus sérieux, se refusa a son petit pari. Le premier lança sa boule de neige de toutes ses forces, espérant qu'elle fasse mouche. Le roi, finissant a ce moment son discours, prononça cette promesse : "gageons que rien ne puisse atteindre le sommet du Drakkar, dans le cas contraire je veux bien offrir le Drakkar a celui qui y arrivera !" les vikings ne l'écoutaient plus : ils avaient vu une boule de neige passer par dessus le mat, et a peine le roi remarquait le projectile, que la boule blanche vint s'écraser sur sa couronne! Les Almars furent tous muets, tandis que le jeune garçon, fier de son exploit, alla clamer haut et fort qu'il avait réussi son pari. Le roi, amusé par tant de fougue et d'audace, offrit le navire au jeune homme.

 

On raconte que ce garçon fut un grand navigateur, et qu'il fut très célèbre aux sein des Almars pour son charisme.

 

Ici prend fin la légende"

Ici commence la tradition: les Fingelbergeois ont gardé cette tradition, et en ont fait une sorte de baptême pour toutes leurs constructions : on lançait des boules de neige par dessus le bâtiment pour lui porter chance, a lui et a son propriétaire. Tout les habitants se joignent généralement a ces baptêmes, notamment car ils finissent souvent en batailles de boules de neiges, et parce que c'est une occasion de plus de se rendre a la taverne boire un Fingel'cola !

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CHAPITRE TROISIÈME : Les facéties naines de Drakk’Ungor

Le blizzard balayait Frowin avec entrain depuis plusieurs heures déjà. Une silhouette avançait dans les bourrasques, petite, large, et diablement bougonne. Il s’agissait d’Okrik de sous la Montagne, fier nain, descendant de Lothar, et avide de richesses. Une nouvelle bourrasque le coucha sur le flanc. Aveuglé, Okrik se releva et distingua les contreforts d’une épaisse montagne. Il entama tant bien que mal son ascension, en quête d’une cavité naturelle qui pourrait le protéger du vent nordique. Il toucha au but rapidement, s’étalant de sa courte hauteur sur le sol glacial d’une grotte à flanc de Falaise.

 

Okrik était un chasseur de trésors, véritable détective des minerais rares et autres richesses tangibles. Les caisses de la cité naine de Gorgenheim, royaume de sous la Montagne, était presque vides en ce début d’année, et Okrik se devait de ramener à son peuple de quoi poursuivre son riche et gras train de vie. Il explorait ainsi les Montagnes de la chaine des Pics Givrifiés, en quête de trésors enfouis, de filons abondants, ou de quelque riches ruines abandonnées.

 

Montant avec difficulté une peau d’ours blanc à l’entrée de la grotte en guise de porte, Okrik décida de stopper son expédition en ce lieu pour la nuit. Il déploya sa couche de peaux et de fourrures et s’endormit, bercé par le sifflement du blizzard froërn.

 

Chacun sait comme les nains peuvent être gronchons lorsque l’on les contrarie. Aussi lorsqu’un nain endormit de se prend à rêver d’un trésor d’or et de rubis, toute tentative de vol, aussi cantonnée au monde des rêve soit-elle, donne lieu à de grandes gesticulations. Emporté par son sommeil, Okrik se mit à rouler sur le sol de la grotte, se débordant au passage de sa couverture. Il roula encore, et s’enfonça dans la grotte, tombant quelquefois, mais resta endormit, bien protégé par sa grasse bedaine.

 

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, se réveillant, il admira un large filon d’Or juste sous son nez. D’abord sonné, il reprit ses esprits découvrit avec stupeur qu’il avait roulé de plusieurs dizaines de mètres à l’intérieur de la grotte. Cette dernière, éclairée par une rivière de lave, semblait avoir subit un récent éboulement qui avait brisé ses parois, libérant des gisements de minerais précieux. La joie envahissant Okrik, il remonta la grotte, saisi sa pioche et mina une grosse pépite d’Or pure. Au dehors le blizzard avait miraculeusement cessé. Remerciant Lothar pour tant de grâce, Okrik mémorisa avec ardeur l’emplacement de la grotte, et repartit au pas de course vers Gorgenheim.

Quelques jours plus tard, une expédition minière d’une trentaine de nains arriva à la grotte pleine d’entrain. Une mine y fut installée, et les excavations furent lancées. Celles-ci furent rapidement couronnées de succès, aussi les cargaisons de minerais envoyées à Gorgenheim revinrent-elles remplacées par de nouveaux bras avides de richesses. La colonie dans la montagne se forma, et un village souterrain fut bâti.

 

Des archéologues nains virent un jour leurs pas les mener dans la montagne, où ils travaillèrent quelques mois. Leur plus grosse découverte fut une phalange de dragon, enfouie à même le roc. Ils parvinrent grâce à d’ingénieuses méthodes à la dater à plus d’un millénaire avant leur ère. Ils ne mirent pas longtemps à réaliser qu’ils venaient d’authentifier cette Montagne.

Les nains avaient établi leur colonie au sein même de la Montagne d’Answald, là ou git le dieu dragon Answald, occis par Lothar lors de sa croisades relatée dans la légende de la montagne d’Argent. Leur excitation fut telle qu’ils entreprirent de rechercher dans les profondeurs des vestiges oubliés du trésor d’Answald.

 

Mais ils auraient du s’informer sur la reproduction des dragons glaciaires plutôt que de creuser la montagne avec cupidité. Leur seule récompense fut de tomber nez à nez avec un œuf de dragon. D’où le point info suivant.

 

Point Info : Le Dragon Glaciaire, aussi nommé lézard à la peau de givre, possède un cycle de reproduction tout à fait particulier puisqu’il ne s’effectue que sous l’effet des besoins. Entre autre, un œuf de dragon peut rester intact durant des centaines d’années tant que la nourriture nécessaire à la croissance du jeune dragon ne se trouve pas à portée. Ceci le préserve jusqu’à son éclosion.

 

La suite, comme vous avez pu le deviner, est tragique, et malheureusement censurée par la Haute Autorité pour la Sauvegarde de nos Jeunes Chérubins (HASJC) pour contenu passablement violent. Les derniers cris qui retentirent de la grotte dans la montagne furent les suivants :

- Darik, regarde cette lueur verte dans la grotte

- Cela me rappelle la lueur d’une émeraude, allons voir !

 

*Bruissement d’os, suivis d’un rôt caverneux*

 

dragon-emeraude.jpg

 

Il semblerait que celui que tous nomment le « Dragon d’Emeraude » ai été l’auteur de pillages analogues à ceux perpétués par Answald dans ses années d’or, dans les cités voisines, et on raconte qu’il aurait amassé des monceaux de richesses au cœur de la montagne. Depuis ce jour, les ruines du village qui gisent en ces profondeurs portent le nom de Drakk’Ungor : littéralement en nain « La Caverne du Dragon ». Mais fuyez vous qui lisez ces lignes, si lors d’une froide nuit d’été sans orage vous entendez le tonnerre dans le ciel …

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