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[RP] Une histoire de Famille


ZoeePdjees
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Bonjour/Bonsoir à toi qui est venu lire ceci,

Ce post est le sommaire du RP de la Famille Westsea dont vous trouverez l'arbre généalogique ici ainsi que d'autres informations dans le futur, comme un plan chronologique des Roleplays plus détaillé.

Ce RP va concerner en quasi-totalité Quinn Westsea, mon personnage actuel, dernière descendante de la lignée du Sud de sa famille, qui réside à Thelos, mais des apartés dans le passé ou le présent d'autres personnages sont à prévoir. Ce personnage remplace donc mon tout premier, Zoée Westsea, qui est l'ancêtre de Quinn et est la nouvelle base de mes RP.

Bonne lecture à vous

 


Sommaire : 

1 : Le retour de l'enfant prodige

2 : Les plus belles intentions ne donnent pas toujours les meilleurs choix

Edited by ZoeePdjees
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Chapitre 1 : Le retour de l'enfant prodige

 

C’est un matin d’automne brumeux que la très jeune Quinn Westsea revint dans ce que certains appelaient la Citadelle des gardiens. Son oncle, Armand Philead l’attendait au pied de l’immense forteresse de pierre, un sourire aux lèvres. Il était content de revoir Quinn, après tout, elle était la seule famille proche qui lui restait, sa petite-nièce, le restant n’étant que des branches assez éloignées. Elle était partie dans de terribles événements lorsqu’elle avait 5 ans et la voici revenue à 10, bien différente, tant en apparence que sur le plan mental selon ses précepteurs. La petite fille s’avança et fit une référence simple, courbant la tête et parlant de sa voix fluette.

-Je suis heureuse de vous revoir, mon oncle.


Si en apparence, elle semblait avoir tout de l’attirail de la petite fille idéale, sa toilette étant parfaite pour son âge, Armand remarqua avec douleur que la passion et la joie qui animait autrefois le regard de l’enfant avait pour ainsi dire disparu. Ses yeux verts, caractéristiques des Westsea étaient toujours aussi beaux, mais ne brillaient pas de cet éclat si particulier qu’il lui avait connu autrefois. Il lui répondit, très poliment également.

-Voyons Quinn, tu n’as pas besoin de faire de telles manières, viens dans mes bras

Il les ouvrit et fit face à une enfant hésitante, qui finit par s’avancer vers son oncle pour l’enlacer. Après tout, il restait la seule famille proche qu’elle avait, même si elle l’avait moins vu ces dernières années que le pan nordiste de sa famille. Il l’enlaça en retour avant de lui prendre la main.

-Tu te souviens de la forteresse ?


-Comment aurais-je pu l’oublier, mon oncle, c’est là où je suis née après tout et Monsieur Dalif m’a fait étudié l’histoire de notre famille ainsi que l’histoire de cet endroit après avoir appris la nouvelle de mon retour.

-C’est bien, je suis content de l’apprendre, mais souhaites-tu que je te la fasse visiter ?

 

La perspective de se perdre dans des couloirs et pièces qu’elle savait grandes de par ses études ne l’enchantait guère, mais à vrai dire celle de troubler la routine de son oncle non plus. De surcroît, sûrement, aurait-elle assez de temps plus tard pour redécouvrir les lieux. 

 

-Je vous remercie, mais je décline votre proposition, j’ai déjà pris bien assez de votre temps comme cela.


-Allons Quinn, tu ne m’embêtes pas, je suis ton oncle après tout, enfin soit, je ne vais pas t’imposer quoi que ce soit. J’ai entendu dire que tu avais assisté ton cousin Mareïn dans la gestion du commerce de pierre précieuses familiales ? Qu’en as-tu appris ?


-C’est exact, j’ai démontré un certain talent pour les chiffres alors j’ai souhaité apprendre et prendre plus grande part dans les affaires familiales. C’était aussi un moyen de passer le temps. J’y ai appris l’importance de la bonne gestion des affaires, notamment en terme de coût annexe…


Plus sa nièce parlait, plus elle lui faisait l’effet d’une adulte dans le corps d’une enfant. Un profond sentiment de culpabilité grimpa en lui, c’était de sa faute si elle avait grandi trop vite, il avait voulu lui épargner des souffrances en la faisant quitter précipitamment ses racines, ses souvenirs, plutôt que d’en assumer pleinement la charge.


-Mon oncle, je vous ennui ?


L’enfant le regardait avec calme, définitivement elle était bien différentes des autres énergumènes de son âge. Il la rassura d’un sourire en secouant négativement la tête.


-Pas le moins du monde, je me faisais simplement la réflexion qu’il faudra que je te fasse rencontrer un des deuxièmes gardiens. C’est un homme de valeur, mais à l’oreille dure et à l’opinion tranchée, il gère la production de verre de Thelos en tant qu’ancien Souffleur de verre. Je pense que te rencontrer pourrait amener à des choses intéressantes. 

 

-Si vous le dites mon oncle, mais je m’y connais bien peu en verre, j’espère que ça ne posera pas de problème.


-Tout se passera bien, ne t’en fait pas. Allons à nos appartements, nous y serons bien mieux pour discuter.


Le Premier gardien passa devant, commençait à emprunter les escaliers vides à une heure aussi peu avancée de la matinée, suivi de sa nièce et de sa maigre suite. En effet, si les Westsea ne sont pas des nobles, même si certains les considèrent ainsi à Thelos du fait de leurs liens toujours étroits avec la position de premier gardien, cela reste une famille riche et bourgeoise qui a à cœur la bonne tenue de ses demeures ainsi que la bonne éducation de ses membres, et ce, quel que soit la branche. Après une courte marche, ils arrivèrent dans le long couloir qui servait de sorte de rue aux différents appartements. Ils auraient pu résider dans l’appartement de la famille Westsea, mais Armand en avait décidé autrement, pour permettre à sa nièce un véritable nouveau départ. Ils franchirent donc la porte, laissant celle d’en face close comme à son habitude depuis maintenant plus de 5 ans. Dans l’âtre, brûle un feu puissant, éclairant quasiment exclusivement la pièce. Armand se décale pour la laisser vagabonder dans ces lieux qu’elle n’avait pas vus depuis longtemps, se tournant vers la femme de chambre de sa nièce.


- Miss Pean, déposez et ranger les affaires de Mademoiselle au premier étage, la seconde porte à gauche. Monsieur Thorry, je vous laisse lui présenter la maison et l’aider à se familiariser.


La jeune femme de chambre prit congé avec le valet de chambre et l’oncle se tourna vers sa nièce, celle-ci observant la bibliothèque et les titres sur ses étagères. Armand esquissa un sourire, il faut croire que certaines choses comme la lecture restent des données invariables.


-Es-tu contente de ton retour Quinn ? 

 

La petite fille tourna la tête vers son oncle et observa l’absence de sa femme de chambre ainsi que du reste du personnel. La voilà plus libre de ses mouvements, mais toujours pas complètement. D’une certaine manière, elle avait quitté une cage de pierre pour une autre similaire, mais avec une vue plus naturelle. Elle tourna de nouveau le regard vers les étagères.


-J’en suis satisfaite mon oncle. Et vous ? Est-ce que je conviens à vos attentes ?


-Bien évidemment Quinn, je pourrais difficilement espérer une meilleure nièce que toi, tu es… à la hauteur de tout ce que l’on pourrait espérer d’une jeune fille de ton âge. Néanmoins, garde à l’esprit qu’ici, les règles qui te sont imposées sont bien plus légères, veille à t’amuser, c’est important pour ton âge de ne pas rester la tête dans les livres. J’ai veillé avec ton nouveau précepteur à ce que tu suives le programme enseigné aux enfants ici, qu’il complétera de cours particulier. Sers-toi de cette occasion pour te rapprocher de tes camarades. Tu en connais déjà certains, il me semble. Enfin, c’était il y a longtemps alors je suppose que vous reprendrez de zéro. Prends du repos, je déjeunerais avec toi, j’aimerais te présenter quelques personnes.


-Bien mon oncle


-Si tu souhaites sortir, tu es libre de le faire, saches seulement que le gardien Tirwell est chargé de t’accompagner pour l’instant, le temps que tu sois plus familiarisée avec la forteresse. Je te laisse. À tout à l’heure Quinnie.


L’homme fila après avoir embrassé sa nièce sur le front en un geste simple d’affection, laissant celle-ci gagner à son rythme sa chambre, ce qu’elle fit après avoir trouvé un livre à sa convenance. 

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Chapitre 2 : Les plus belles intentions ne donnent pas toujours les meilleurs choix

 

Le temps était passé depuis son arrivée à la Citadelle, quelques mois déjà qui n’avaient pas été des plus simples à vivre. Tout d’abord, la vie à Thelos n’était pas réglée comme du papier à musique, mouvementé d’abord par les combats épisodiques dans les sous-sols et puis par le fait que son oncle cherchait à l’inclure dans tout ce qu’il faisait. Elle qui avait espéré un peu de calme et de repos, c’était pour ainsi dire raté.

 

-Aie Marlène, tu me fait mal.

 

Gromela la petite fille à sa servante qui s’acharnait à créer une coiffure sophistiquée depuis bientôt une heure. Elle avait une sincère affection pour la jeune femme qui la servait, surtout qu’elle le faisait de bon cœur, mais elle avait du mal à comprendre pourquoi elle s’acharnait à suivre les dernières directives de la gouvernante de leur maison de Stendel.

 

-Désolée Mademoiselle Westsea, est-ce que c’est moins douloureux ainsi ?

 

-Oui, mais je ne comprends pas pourquoi tu t’acharne, nous ne sommes pas à la capitale, j’ai juste l’air ridicule avec ces volumes et toutes les fanfreluches de mes toilettes.

 

-C’est ainsi qu’une demoiselle qui représente sa famille doit s’habiller Mademoiselle, ce sont les consignes de Madame Griselda.

 

-Mais techniquement, c’est à mon service que tu es, et pas à celui de Madame Griselda, de même que Madame Griselda d’ailleurs.

 

-Pas exactement, les serviteurs de la maison Westsea de Stendel sont au service de Madame Westsea.

 

-Toi également ? Mais je ne suis même plus à Stendel ! Les règles doivent changer.

 

-Madame Griselda et Madame Westsea m’ont dit que vous deviez traiter la question avec votre oncle le cas échéant.

 

Un soupir sortit des lèvres de l’enfant, évidemment, il ne fallait pas en attendre moins de la part de sa cousine.

 

-Bien, mais je suppose que si tu n’interviens pas, alors j’ai bien le droit de faire ce que je veux. 

 

-Mademoiselle ! Cela ne fonctionne pas exactement comme ça…


Mais Quinn ne semblait visiblement pas d’humeur à l’écouter, saisissant déjà un ruban qui lui semblait suffisamment épais ainsi que la brosse que tenait Marlène, venant coiffer un peu ses cheveux avant de les attacher simplement.


-Je m’arrangerais des froufrous pour cette fois-ci, Marlène simplifie moi mes toilettes habituelles s’il te plaît, ce soir, je reviendrais avec l’accord de mon oncle !


Elle esquiva sa femme de chambre et ses coups de brosse pour sortir de la pièce et descendit en courant, entendant Marlène l’appeler et lui dire de faire attention en courant, mais c’était déjà trop tard, elle se retrouva les quatres fer en l’air dans un cri qui ne manqua pas de faire accourir tant sa servante que le Gardien devant sa porte.


-Mademoiselle Westsea ! s’écrièrent-ils presque en même temps, tout deux se précipitant vers elle.


-Je vais bien, j’ai simplement glissé, maugréa la petite fille, appréciant à la fois la prévenance des gens qui composaient son entourage tout en la détestant. Elle tenta de se relever, mais sa cheville lui fit horriblement, mal, le signalant dans un cri. L’elfe observa rapidement sa blessure.


-Ce n’est rien de grave, votre cheville est simplement foulée, mais je devrais vous amener à l’infirmerie, c’est plus sûr. Je vais vous portez.


Quinn commença à protester, mais la douleur lui fit accepter à contre cœur. Elle qui apparaissait déjà comme une petite peste privilégiée au-dessus des autres, voilà qui n’allait pas arranger ses affaires. Le Gardien Tirwell la souleva donc du sol et sortit de l’appartement, lui faisant traverser quelques parties fréquentées de Thelos, sous les regards tantôt curieux ou moqueur, notamment ceux de certains de ses camarades dont elle entendit les rires et les reconnu sans même les voir, serrant les dents en se forçant à ne pas les regarder. Enfin, ils atteignirent l’infirmerie, vide à une heure pareille et elle fût mise dans un petit box avec Tirwell en tant que garde-malade. 

 

-Ce n’est pas en les évitant que vous vous ferrez respectez.


-Ce n’est pas non plus en me foulant la cheville et en me faisant porter que je vais y arriver, rétorqua l’enfant.


-À ceci prêt que je ne suis pas celui qui court dans les escaliers, d’autant que vous vous trompez de problème.


Elle serra les dents. Il n’avait pas spécialement tort, c’était elle qui avait couru, mais qu’est-ce qu’il en savait lui de cette histoire ?


-Ah bon ? Je me trompe de problème voyez vous ça, personne ne m’avait dit que vous étiez télépathe.


-Vous pensez que le problème vient d’eux, de la manière dont ils vous perçoivent, mais c’est vous qui leur donnez à voir ça et changer de coiffure n’y changera d’ailleurs.


-Vous dépassez les limites, ce n’est pas comme ça que l’on s’adresse à…


-À qui au juste ? Je ne suis pas votre femme de chambre ou votre garde du corps, je suis au service de la forteresse et je ne réponds que d’elle.


-J’en parlerais à mon oncle !


-Je vous en prie Mademoiselle, mais vous ne démontrerez que ce que je viens de vous dire. Si ces enfants vous considèrent si mal, c’est parce que vous leur renvoyez une attitude méprisante, pédante, comme si vous vous considériez supérieure, mais vous apparaissez comme un chaton qui se fait passer pour un tigre.


-SORTEZ TOUT DE SUITE D’ICI !


-Soit, mais je vous aurais prévenu. Réfléchissez à pourquoi votre oncle me laisse à vos côtés alors que cela ne devait durer que deux semaines tout au plus. Il me semble que demain cela fera déjà trois mois…


Rétorqua le gardien tandis qu’il sortait du box et de l’infirmerie, laissent l’enfant enragé là où elle était.

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