Faraam Posté(e) le 11 mars 2011 Partager Posté(e) le 11 mars 2011 Je dépose enfin une candidature afin de pouvoir passer un nouveau rang : paysan. Présentation : Je m'appelle William, j'ai 17 ans , je suis actuellement en première ES, et je vis dans le 77 (Seine et marne). J'aime les jeux-vidéos, passer du temps à dire des bêtises avec mes amis, rigoler, et manger (oui c'est important ^^). Concernant ma personnalité, je pense être ouvert à tout point de vue et à toute critique, du moment qu'elle est constructive. Moi et Minecraft : Je connais Minecraft depuis environ 6 mois, mais je ne l'ai acquis que très récemment. J'ai joué au solo avant et à l'alpha, qui malheureusement cachait bien des spécificités de cette OVNI qu'est Minecraft. Seulement, le solo ne me suffisait plus, et donc le multi m'attira irrévocablement. Seulement, je suis difficile, et je ne voulais pas un serveur de kikoolol désorganisé qui croyait roxer du poney. Et puis, un jour, un ami m'a présenté Minefield, et je fus sidéré de voir l'organisation et l'exigence demandée (la carte du monde fut un plus fondamentale dans mon choix, je passe des heures à la contempler). Après avoir testé le serveur, je ne pouvais que décider d'apporter ma pierre à l'édifice. Mes Projets: Il est peut-être encore un peu tôt pour parler de projet, mais avec mon ami Syrald, nous avions pour idée de mettre en place une banque (prêt de PA, avec taux d’intérêt). Mais déjà, si je suis accepté, je vais commencer par me construire une petite chaumière au bord du lac ^^. Mon personnage, Faraam Lazardès: Mon personnage Faraam Lazardès, il a 28 ans, et il vient d'une terre loin de Minefield, à l'ouest. Alors qu'il voyageait par les chemin dans son ancien pays, il partit si loin qu'il se perdit. Il marcha longtemps dans l'inconnu. Chaque jour était une épreuve, trouver de la nourriture, se couvrir des nuits fraiches et des créatures sauvages. Tout cela représentait un défi pour Faraam. Un jour il arriva près d'une rivière, et qui dit rivière dit ville. Il la suivit alors en amont dans l'espoir de tombé sur un semblant de civilisation. Il arriva dans un petit village de fermier. Des enfants jouaient à l'entrée. Il tenta de leur parler, mais dès qu'ils le virent, ils partirent en pleurant et en criant " Maman, y'a un monsieur bizarre qui veut nous manger". Il était partagé entre le rire ou la honte. Il jeta un oeil dans la rivière, et en effet, il y avait de quoi avoir peur : il avait le visage creux, et la peau terne. Les parents des enfants arrivèrent et s'excusèrent auprès de Faraam de l'accueil de leur enfant. Ce dernier les pardonna, leur disant que c'était compréhensible. La petite famille l'invita dans leur chaumière afin qu'il se restaure et qu'il se repose. Faraam leur demanda s'il n'y avait pas une grande ville au alentour. Ils répondirent que New Stendel n'était pas loin. Notre héros ne connaissait pas cette cité, mais dans la région, elle semblait fort réputée. Faraam, après s'être reposé, remercia la famille, et se mit en route. Une nouvelle aventure commençait... A vous d'écrire la suite, en statuant sur ma candidature Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Faraam Posté(e) le 11 mars 2011 Auteur Partager Posté(e) le 11 mars 2011 Excusez moi, mais j'ai oublié de mentionner une chose dans ma candidature, mais qui me semble vitale: le RP. Le RP et moi : Vous me demandiez il y a 1 ans, ce qu'est le RP, je ne vous aurais pas répondu. Et oui, le RP je ne connaissais pas. J'ai appris sur un petit jeu par navigateur (Eplanet) et j'avoue avoir découvert un réel engouement pour cette disciplone. J'ai également renforcé mon expérience RP, en rejoignant une guilde sur le futur MMO de Bioware Star Wars The Old Républic. Je vous colle ici le RP que j'ai écrit pour mon personnage, si vous désirez le lire Journal de bord de l’officier Faraam Lazardès [PREMIER ENREGISTREMENT-LE COMMENCEMENT] Je rédige ce journal dans le cadre de mon passage en justice militaire, face au commandement du Trinité, concernant l’incident qui a eu lieu lors d'une opération d'abordage, il y a de cela trois jours. On m’a demandé de recueillir toutes les informations me concernant pour évaluer mon profil et statuer sur mon sort. Le compte-rendu doit être rédigé par mes soins pour étudier avec plus de profondeur la manière avec laquelle j’en suis arrivé là aujourd’hui. Ces mots seront mes derniers en tant que capitaine et chef de la sécurité sur le cuirassé Trinité. Je m’appelle Faraam Lazardès, je suis le dernier héritier vivant de la célèbre famille Lazardès. Je suis né sur Coruscant, dans la richesse et l’opulence et j’avais toujours aspiré à faire de ma vie un exemple de réussite. Pour vous expliquer, la famille Lazardès est depuis longtemps, dans les mondes du Noyau, connue pour être une des plus grandes familles de diplomates et de politiciens. J’ai été élevé dans le protocole des hautes familles : Règles, bienséance, politesse, tout cela était mon quotidien et en tant qu’enfant de bonne famille, je m’y pliais sans rechigner. Je dois avouer que je n’ai jamais manqué de rien, et que jusqu’à un certain âge, je ne me souciais que de moi. Normal, me diriez vous et pourtant, il parait que j’étais vraiment odieux à l’époque. A l’âge de 18 ans, j’obtins mon diplôme de l’un des meilleurs établissements scolaires de Coruscant, celui qui fait de tous les enfants des familles puissantes « un pilier de la communauté ». En ce temps, la guerre, qui avait commencé depuis déjà 26 années semblait éloignée des mondes du noyau et pour les habitants de ces derniers, les piliers c’était nous, les futurs diplomates, sénateurs ou chefs économiques. Je ne me suis rendu compte qu’après que les vrais piliers de la République, c’était ceux qui étaient sur le front, ceux qui mourraient pour que des gens comme moi gardent leur train de vie égoïste. Je développerai ce point-ci dans mon deuxième journal. Donc je suis ensuite entré dans l’armée, dans le seul but de payer mes études de droit. En effet, ce n’est pas parce que l’on vient d’une famille aisée qu’on ne peut pas se froisser avec ses parents à cause de divergences d’opinions. Mais comment ? Comment quelqu’un qui a été élevé toute sa vie dans un monde de richesse et de mondanité pouvait se rebiffer contre ceux qui l’avaient éduqué ? C’est très simple. Il arrive un point dans ce genre de vie où vous ne contrôlez plus rien mais où on décide pour vous. Et j’avais toujours eu un besoin d’indépendance, ce que mes parents me refusèrent. Et si vous vous froissez avec vos parents et qu'en plus vous venez d'une famille aisée, l'une des options possibles, c'est que l'on vous coupe les vivres. C'est ce que firent mes parents et je dois avouer que cela m'a permis de devenir plus indépendant. Cela forge le caractère comme on dit. Quand j'y repense ces tensions m’ont permis de changer ma vision des choses et ont changé ma vie à jamais. Je détaillerai le reste de ma carrière militaire dans mon prochain journal. Journal de bord de l’officier Faraam Lazardès [PREMIER ENREGISTREMENT-FIN DE SESSION] Journal de bord de l’officier Faraam Lazardès [DEUXIÈME ENREGISTREMENT-6 ANNÉES DE SERVICES RÉGULIERS] L’académie de recrutement de la GAR. Que de souvenirs passés entre les mains de cette institution qui forge aujourd’hui encore les espoirs de la République. A l’époque, je ne me rendais pas encore compte de ce que représentait cette organisation. Pour moi, ce n’était qu’un moyen de parvenir à payer mes études, mais pourquoi ces hommes et ces femmes risquaient leur vie ? Pour la gloire, le prestige, les idéaux ? Pourquoi risquer sa vie pour des personnes que l’on ne connait pas et que nous ne connaîtrons peut-être jamais ? Telles étaient les questions qui me trottaient dans la tête à mon arrivée au sein de l’Académie. Les premières semaines furent les plus dures. Bien qu’étant dans l’une des académies du Noyau, l’entrainement n’était pas différent des académies de la Bordure. L’enfer : c’était ce que représentaient toutes les heures d’entrainement, de théorie, de survie, tous ces réveils en pleine nuit pour aller patrouiller ou pour faire encore plus d’exercices. On savait tous qu’étant situés dans le Noyau, on ne ferait jamais appel à de jeunes recrues, le Noyau étant invulnérable. Enfin c’est ce qu’on croyait, mais j’y reviendrai. L’entrainement n’était cependant pas mon pire ennemi. En effet, la pire chose qui puisse nous arriver dans ce genre de cas, c’est la solitude et je l’ai bien connue. Je n’arrivais pas à m’intégrer. Aujourd’hui je sais pourquoi, le problème venait de moi mais à l’époque je pensais que c’était les autres qui me rejetaient. Et non, j’étais le seul responsable de ma solitude, j’étais trop fier à l’époque pour trainer avec des "gens du peuple", et pourtant, ça me faisait mal. Je ne pouvais me libérer de cette douleur et il a fallu que j’attende une main secourable pour m’aider à sortir de ce cauchemar. Cette main, elle appartenait à Garen Demyrias. Ce fut lui qui me sortit de ma solitude et qui me lança au contact des autres : Grâce à lui j’ai appris la confiance, l’amitié, le sacrifice et ce qu’est réellement la vie. Mais comme un bonheur n’est jamais très éloigné d’un malheur, la situation dégénéra. L’année du Traité de Coruscant, une année fatale pour la République et pour mon académie. Et oui, ma promotion et moi étions en visite sur Coruscant lorsque les Sith ont envahi la planète, notre chef nous a conduis dans un dépôt de munitions caché, pour nous équiper et je me souviens encore de cet instant: Il nous regarda dans les yeux, et il commença tout un speech sur le fait que l'on était entraînés, prêts à défendre notre patrie. Et nous y sommes allés. Nous sommes partis au combat, notre première bataille, obéissant aveuglément à notre instructeur, sachant pertinemment que nous n'avions aucune chance. Je n’ai jamais perdu mon sang-froid mais je dois avouer que nous étions tous tétanisés par la peur, j'en voyais certains paniqués, d'autres en pleurs. Ils le cachaient, bien sûr, mais on le ressentait. Nous connaissions les bases du combat urbain mais passer de la théorie à la pratique, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire. Nous étions 20, plus notre chef. Nous nous sommes divisés en 4 escouades. Je me suis retrouvé avec Garen et trois autres amis, Viss, Kira, et Judith. On n’avait toujours pas croisé de patrouille Sith, que des civils qui fuyaient ou deux, trois pillards. Nous avancions prudemment, en nous frayant un passage à travers les décombres, avec au loin les cris et le sifflement des lasers et l'impact qu'ils avaient sur les bâtiments de la ville. C’est là que nous sommes tombés sur une escouade ennemie, mais comme si la situation n’était pas déjà désastreuse, cette escouade était conduite par un guerrier Sith. Je n'avais jamais vu de guerrier Sith avant ce moment là, et je ne connaissais pas encore la puissance de cette arme ennemie. Les Sith ouvrirent le feu sur nous. J'ai dit à tout le monde de se mettre à couvert et j’ai ordonné à Garen de contacter le chef pour l’informer de la situation et lui demander des renforts. Personne ne répondait et on avait déjà perdu Kira et Judith. Complètement perdus, on s'est tous repliés dans les ruines d’un bâtiment proche. Je suis rentré avec Viss mais Garen était resté en arrière. J’ai couru dehors pour aller le chercher et c’est la que je l’ai vu : Le sabre laser du Sith qui empalait Garen. On dit tous qu’on ne perd jamais son sang-froid mais quand votre meilleur ami se fait sauvagement tuer sous vos yeux vous ne pouvez que réagir. Seulement, j’étais pétrifié. Je n’avais que deux solutions : Fuir ou mourir. J’ai fui avec Viss comme un lâche. Je ne me suis jamais pardonné ma réaction ce jour là, et chaque nuit, cette scène me hante. Viss et moi avons semé les Sith et nous nous sommes cachés jusqu’à ce que la flotte Sith évacue le ciel de Coruscant, ne laissant derrière elle que des ruines. Trois jours plus tard, des cérémonies funéraires eurent lieu, en hommage à tous les morts tombés pour défendre Coruscant. Et nous, les survivants, on nous décorait. Imaginez la scène : On vous décore pour avoir défendu la capitale de la République contre les Sith, on vous prend pour des héros mais, en réalité et on le savait tous, les vrais héros sont des morts, et tout ce qu’on leur offre, c’est une tombe, des hommages, et ils retombent dans l'oubli. Où étaient les Sénateurs et les diplomates, ces soi-disant piliers de la communauté, lorsque votre ami se fait tuer sous vos yeux ? Je suis rentré à l’Académie et j’ai demandé ma mutation comme garde de Sécurité dans la flotte Républicaine, j'avais alors 20 ans. J’espérais ainsi fuir les horreurs des combats, mais même dans l’espace, la guerre faisait rage. J’ai appris deux jours plus tard que mes parents avaient été tués dans l’attaque de Coruscant par les Sith. Mes parents et mes amis, emportés dans la même journée par un seul être : l'Empire Sith. Et puis après 3 ans de service, je suis rentré à l’Académie des officiers. Je suis arrivé troisième de ma promotion et j’ai reçu ma première affectation sur le Dévolu, en tant que chef de la sécurité, sous les ordres du colonel Mike Hydratia. J’avais alors 25 ans. Je détaillerai cette période de ma vie dans mon prochain journal. Journal de bord de l’officier Faraam Lazardès [DEUXIÈME ENREGISTREMENT-FIN DE SESSIONS] Journal de bord de l’officier Faraam Lazardès [TROISIÈME ENREGISTREMENT] : Mon premier assaut Le Trinité, l’un des cuirassés les plus puissants des flottes de protection de la République. Ces flottes étaient destinées à protéger les chantiers navals de la République, et continuer l’effort de guerre contre l’envahisseur Sith. En ce moment, le Trinité est affecté à la 8ème flotte de protection, affectée à la protection des chantiers navals de Fondor. Mais revenons sur le commencement. Après l’académie des officiers, j’ai intégré l’équipage de plusieurs croiseurs, frégates et cuirassés de la flotte comme le Vaillant, l’Intrépide, le Dévolu, le Rédemption, comme chef de sécurité. Je dois reconnaitre que par la composition des flottes républicaines, c’est plus reposant de protéger un croiseur qu’un cuirassé, déjà par la longueur qui diffère et puis par l’importance. A votre avis, l'ennemi va attaquer en priorité les petits croiseurs ou les cuirassés, généralement dévoué à un rôle de vaisseau amiral ? Je me souviens d'un raid en particulier en tant que chef de section. J’étais affecté sur le Vaillant, un croiseur de classe Hammerhead comme il y en a des tas dans la flotte de la République. Son commandant était Hio’rack Jurfil, et nous étions chargés de patrouiller à la frontière Républico-Sith pour évaluer la menace de l'ennemi dans le secteur. Tout était calme, je me suis dit que j’aurais enfin une journée de repos, je me suis alors rendu au mess pour retrouver mes hommes. Je me suis servi et j’ai scruté la salle à la recherche de visages familiers. C’est alors que j’aperçus deux de mes hommes, Fridon et Conrad, assis à une table. Je les ai alors rejoint. En me voyant arriver, ils se levèrent pour me saluer. A l’instant même, je leur demandais de se rassoir. Je détestais ce genre de formalité, et je le déteste toujours. Pour moi, un soldat est mon égal mais j’attends à ce qu’il fasse son job au combat, c’est tout. Nous avons discuté pendant une bonne demi-heure, de tout et de rien. C’est à ce moment que l’alarme retentit. Évidemment dans ces moments là, on ne panique pas, surtout si vous êtes au mess au même moment. Dans ces cas là, vous avez l'impression de regarder un troupeau de banthas s’agiter de manière désorganisée devant vous. Des gens sortaient, rentraient, couraient, les officiers présents ralliaient leur troupes. Quand à moi, je restais très calme. Mes hommes connaissaient cette attitude de ma part, ils ne furent pas étonnés. A ce moment je reçus un message sur mon comlink. C’était Syti qui attendait mes ordres. Je lui ordonnai de rallier toute l'équipe, de se rendre à l’armurerie, et de m’attendre dans les quartiers de l’unité. Je transmis les mêmes ordres à Fridon et Conrad qui sortirent en courant de la salle. Quand à moi, je me dirigeai vers la passerelle pour connaitre enfin la raison de tout ce beau petit bazar. Pendant que je m’y rendais, le vaisseau fut frappé par un projectile, d'assez forte puissance. Dans ce cas, votre cerveau ne fait ni une ni deux et vous savez qu’il y a un problème, et pas un petit. Vous êtes alors pris d’une montée d'adrénaline et vous commencez à vous presser. Arrivé sur la passerelle, la première chose que je vis furent les deux croiseurs Sith qui nous pilonnaient et le commandant Jurfill qui paniquait et qui aboyait ses ordres. Il m’interpella dès mon arrivée et m’ordonna à moi et à mon unité de foncer aux navettes d’abordage et de faire gagner un peu de temps à l’équipage du vaisseau. Dès que j’eus reçu mes ordres, je fonçai vers mes quartiers pour aller me préparer et ordonnai à toute mon unité, via mon comlink personnel, de me retrouver aux navettes. Dès lors bien équipé, je rejoignis mon groupe qui m’attendait. Je vous fais écouter maintenant les enregistrements de l’opération que je viendrai commenter de temps à autre. [DÉBUT DE L’ENREGISTREMENT] J’arrive dans le hangar des navettes et un de mes hommes m’interpelle : « Encore en retard chef, comme d’habitude. - Écoutez Devis, si vous n’êtes pas content, allez vous plaindre auprès du commandant qui n’a pas été fichu de communiquer ses ordres par comlink. J’ai dû faire l’aller-retour entre la passerelle et ici. - Ok, pardon chef alors c’est quoi tout ce bordel ? - Deux croiseurs Sith sont sortis de l’hyperespace il y a de cela cinq minutes et ont ouvert le feu sur le vaisseau. Notre mission est d’aborder l’un des croiseurs, de neutraliser toute résistance et de trouver un moyen de faire gagner du temps au croiseur. » Un de mes hommes sortit alors du groupe. C’était Vit’hir, un Kel-Dor, réputé pour son ironie marquée. Il s’avança : « Alors tout ce qu’on a à faire, c’est monter dans ces navettes, sans défense, passer au travers du barrage de l’ennemi et de ces chasseurs, monter à bord du vaisseau, neutraliser l’équipage qui doit être composé d’au moins 30 000 soldats, droides et officiers et rentrer comme si de rien n'était. - C’est un peu l’idée, lui répondis-je - Rien d’insurmontable en soit. - Après cette remarque fort utile, est-ce que vous êtes tous prêts ? Ils me répondirent tous en chœur « OUI, Chef ». Et pourtant, sur le coup je savais que la plupart ne reviendrait pas. Comme pour tous les assauts, il y avait des pertes. C’était peut-être la dernière fois que je voyais la plupart de ces visages. C’est vrai et je le concédais à Vit’hir, on ne s’était jamais attaqués à un aussi gros vaisseau : 30 000 membres d’équipage contre à peine 25 soldats entrainés, nos chances étaient faibles. Nous embarquâmes juste après dans les navettes. J’avais divisé mon équipe en 5 escouades de 5 et nous serions tous largués à des points différents du vaisseau. Avec la pagaille qui régnait dehors, notre impact passerait pour des coups de laser. Tout marcha bien, mon escouade aborda avec succès l’un des vaisseaux ennemis. Je contactai tout de suite le reste de l’équipe : « A toutes les escouades, quelle est votre situation ? - Ici l’escouade Beta, au complet et prête, chef. - Ici l’escouade Gamma, ici le sergent Pakiss Skyell, on a eu un problème lors de l’impact, le chef d’escouade Ong est morte et le soldat Nordine est blessé. - Ici l’escouade Delta, au complet et prête, chef. - Ici l’escouade Epsilon, on est au complet mais je crois qu’on est bloqués. L’atterrissage a endommagé la porte de la salle de débarquement et je crois que l’ennemi nous a repérés. J’ai demandé au technicien Otrayn de débloquer la porte comme il pouvait. - Et merde, ça pouvait pas plus mal commencer, bon finie la rigolade, escouades Beta et Delta commencez à avancer vers la passerelle. Escouade Epsilon, restez où vous êtes et tenez moi au courant toutes les minutes de votre situation. Escouade Gamma, restez sur place, je vous envoie deux de mes hommes. Tarus et Risker, rejoignez l’escouade Gamma et portez leur assistance. - A vos ordres !" Sur ces mots, mes deux hommes se mirent en route pendant que le reste de mon escouade et moi-même avancions vers la passerelle. Nous connaissions bien les plans de tous les vaisseaux Sith, ce ne fut pas difficile de trouver les pièces vitales. Le plan était le suivant : les escouades Beta et Delta devaient sécuriser la passerelle pendant que mon équipe nettoyait la salle des machines et les quartiers de l’équipage. Tout se déroula sans accrocs, notre présence semblait passer inaperçue, en même temps avec le chaos qui régnait à l’extérieur tout le monde devait être occupé mais il est vrai que ne tomber sur aucune équipe de sécurité me perturba. Nous avançâmes prudemment dans les couloirs du vaisseau jusqu’à arriver dans les quartiers de l’équipage. Je reçus alors un message. « Commandant, ici l’escouade Beta, nous sommes deux niveaux en dessous de la passerelle. Nous nous sommes séparés de l’escouade Delta, qui prendra la passerelle du côté tribord tandis que nous attaquerons par bâbord. - Bien reçu, et n’oubliez pas, vous ne tuez que ceux qui résistent, on a besoin de survivants à interroger. Soudain l’alerte se déclencha, et au même instant je reçus une seconde communication. « Ici l’escouade Gamma, on a besoin d’aide, les Sith nous ont trouvé. Ils nous ont encerclé et Risker et Tarus sont déjà morts. On est presque à court de munitions … [grésillement]. -Escouade Gamma répondez, Gamma répondez, bon sang sergent Skyell, répondez. Et merde ! - Commandant qu’est-ce qu’on fait ? - On continue la mission. Escouades Delta et Beta, poursuivez sur l’objectif. Escouade Alpha en avant. » Une escouade entière perdue. Sur le moment, je me souviens avoir maudit le commandant Jurfill, lui qui nous avait envoyé ici, à l’abattoir, comment pouvait-on espérer s'en sortir ? Mais nous étions des soldats. Des chiens de guerre, on devait obéir aux ordres sans rechigner. Nous arrivâmes enfin dans la salle des machines. « Aucune résistance, bizarre y’a toujours au moins deux équipes de sécurité pour un truc aussi important. Bon, Trhakus, placez les explosifs, restez ici et couvrez la zone, je n’ai pas envie que notre porte de sortie foire elle aussi comme le reste de cette opération. Escouade Beta, où en êtes-vous ? - Ici l’escouade Beta, on arrive sur la passerelle. Attendez, qu’est ce que ça veut dire ? - Qu’est-ce qui se passe escouade Beta ? - Commandant, la passerelle est vide, il n’y a personne qui pilote le navire tout semble automatisé. - Quoi ? C’est pour ça qu’il n’y avait pas d’équipe de sécurité, il ne doit y avoir que quelques droïdes sur tout le vaisseau. C’est eux qui ont dû attaquer nos équipes. » C’est alors qu’un message se déclencha : « Attention, Attention, système d’autodestruction activé, je répète système d’autodestruction activé. 10 minutes avant la détonation, veuillez évacuer le navire. «C’était un piège, à toutes les unités repliez-vous vers les capsules je répète repli général. » Je crois que c’est vraiment la pire des situations. Imaginez-vous dans un long couloir avec une lumière au bout qui s’éteint petit à petit, et que vous fatiguez de plus en plus et désespérez de ne pouvoir l’atteindre un jour. C’est un peu le même effet que produit la menace d'autodestruction prochaine d’un vaisseau dans lequel vous êtes. Moi et mon escouade courûmes aussi vite que possible vers les navettes. Cependant, c’est à ce moment que les droides firent leur apparition. Ils nous bloquèrent sans arrêt le chemin, pour nous ralentir. « Saleté de droïdes, escouades Beta et Delta, où êtes-vous ? - Aux navettes, commandant et vous ? - Nous sommes retenus par une escouade de droides. - Donnez votre position on arrive. - Négatif, je répète négatif, allez-vous-en, et si je ne reviens pas, engueulez le commandant Jurfill pour moi. - A vos ordres. » Les droides prenaient de plus en plus de terrain et le sergent Nerboath et moi étions prêts à rendre nos âmes fièrement. C’est alors qu’un barrage de laser vint s’abattre sur les droïdes et les transforma en pièces détachés. Une voix familière transperça alors le voile de fumée qui retombait « Alors Commandant on s’amuse sans son Kel-dor préféré. -Officier Technicien Vit’hir Trhaqus, ne vous avais-je pas donné des ordres clairs. - Oui, c’est exact mais vu que je passais dans le coin et que j’ai croisé l'escouade Epsilon en chemin, je me suis dit qu’un petit coup de main ne vous ferait pas de mal. - Merci, mais on rediscutera de ça quand on sera sur le Vaillant. En route. - Attentions, Attention, 5 minutes avant autodestruction du vaisseau, veuillez évacuer. Nous courûmes tous vers nos navettes respectives. Nous décollâmes et nous dirigeâmes vers le hangar du Vaillant. Je descendis de la navette, ordonnai à tous mes hommes de rester sur place pendant que je me rendais sur la passerelle pour informer le commandant de la situation. « Commandant Jurfill, il faut quitter le secteur, les deux vaisseaux vont sauter. » Sur cette déclaration, tout l’équipage de la passerelle se figea en me regardant et je leur renvoyais du regard que mon équipe n’y était pour rien. Le commandant donna l’ordre de passer en vitesse lumière juste avant la détonation des deux vaisseaux. Nous arrivâmes dans l’espace républicain autour de Kuat. La panique retomba pour laisser place au calme et à la joie. Mais mon équipe et moi n’avions pas envie de fêter quoi que ce soit. J’avais perdu 7 hommes et femmes lors de cet assaut inutile et je voulais qu’on me rende des comptes. « Commandant Jurfill, j’aimerais vous voir dans vos quartiers d’ici 5 minutes pour mon rapport, s’il vous plait. -Entendu, lieutenant Lazardès, et nous fêterons aussi votre héroïsme et votre rapidité car vous venez de sauver tous les membres de ce vaisseau. » J’ai toujours été sceptique et prudent de nature et quand il y avait un problème, je le sentais tout de suite. Le Commandant me rejoignit dans ses quartiers, juste après avoir félicité les membres de la passerelle, ceux qui ont paniqué durant toute la bataille pendant que mes hommes se faisaient tuer. « Vous étiez au courant, n’est-ce pas ? Vous étiez au courant que les vaisseaux Sith du secteur étaient automatisés. -Commandant, veuillez garder votre calme. Il se pourrait bien que j’aie été au courant de la nouvelle tactique des Sith. Il nous fallait une certitude. » Mon sang ne fit qu’un tour et je décochai mon poing dans la tête du commandant « Vous vous rendez compte qu’à cause de vous, que pour confirmer vos infos, j’ai perdu 7 de mes hommes dans ce raid inutile pendant que vous flippiez sur votre passerelle surprotégée. -Vous allez regretter ce geste Commandant. Vous êtes un soldat, vous obéissez c’est tout. » Je voulus lui décocher un second poing mais je me retins. Je rétorquais au commandant que même si on était des soldats, on n’était pas dénués de conscience et de réflexion, et qu’en tant qu’officier lui et moi avions la responsabilité de plusieurs vies, et qu’on ne pouvait pas les sacrifier inutilement. [FIN D'ENREGISTREMENT] L'incident dans le bureau fut étouffé. Si le commandant avait diffusé cette info, l’équipage aurait demandé des comptes et la vérité sur la mission qu’on nous avait confié aurait éclaté. Je n’ai jamais cru aux fins heureuses, et j’ai toujours eu raison de redouter le lendemain. Quelques jours plus tard, j’ai été muté, sur un autre vaisseau, sans plus de raisons. J’ai supposé que le Commandant avait utilisé ses relations pour me muter, ces mêmes relations qui lui avaient octroyé son poste, sans doute. Je me suis alors retrouvé sur le Trinité, sous les ordres du commandant Jill Nabiaff. J’avais alors 28 ans. Le commandant Nabiaff était un vrai soldat lui, qui avait eu ses galons par ses actes et pas par ses relations. Tout se passa bien sur le Trinité durant ces deux années, des raids toujours réussis, avec un minimum de pertes. Je me sentais enfin à ma place. Mais si vous avez suivi mon histoire, les fins heureuses n’existent pas et l’homme est dessiné ainsi, il monte et retombe inexorablement. On ne peut connaitre le bonheur jusqu’à la fin, le malheur fait toujours son office. Mais après tout, que serait le bonheur sans un peu de malheur. Je conclus ici ce journal de bord. Il servira de preuve à charge pour mon procès contre le commandement du Trinité. J’espère que ceci vous aidera à délibérer et je tiens à dire que si ces mots sont mes derniers en tant qu’officier, ce fut un honneur de servir au sein de la flotte de la République, en me battant et en vivant avec des hommes et des femmes comme vous, les soldats, et officiers, les vraies héros de cette guerre. Journal de bord de l’officier Faraam Lazardès [TROISIÈME ENREGISTREMENT-FIN DE SESSION] Cela faisait deux jours, deux jours que le commandement du Trinité étudiait mon journal de bord, rédigé sur leur ordre, que je leur avais remis. Je n’ai jamais été du genre à stresser mais à ce moment-ci, je me demandais ce qui leur prenait autant de temps: les sanctions possibles, les causes, ou même en finir le plus vite possible mais sans avoir de remords. Je ne savais rien, j’étais dans le brouillard complet. Tout le monde sur le vaisseau connaissait la situation et chacun m’apportait son soutien. Cela me réconfortait mais sans m’apaiser l’esprit pour autant. J’avais passé les douze dernières années de ma vie dans l’armée, en bon soldat obéissant, pour arriver au grade de capitaine et chef de la sécurité sur un cuirassé de la flotte. Et enfin, au bout de neuf ans passés dans la flotte, je me retrouve au tribunal militaire pour une erreur de jugement, attentat contre des civils, et autres foutaises du même nom. Un dossier irréprochable, j’aurais pu passer officier supérieur, mais il a fallu que la vie me fasse encore une crasse. En même temps, je me sentais bien intérieurement, mieux vaut que ce soit un officier comme moi qui prenne plutôt que mon équipe, que j’ai formé, aimé et protégé, comme il m’ont protégé. C’est aujourd’hui, à midi, heure de Fondor, que mon conseil commence. Mon communicateur se déclencha et un gratte papier, détaché pour l’occasion me demanda de me rendre en salle de briefing, aménagée en tribunal. Je sortis de mes quartiers, une boule au ventre, je traversai les coursives du vaisseau et j’arrivai devant la salle de briefing. Appuyant sur le bouton d’ouverture, la porte s’ouvrit devant moi pour faire place à la tribune, face à moi, et mes juges, des officiers, mes supérieurs, assis juste derrière. Et dans le lot étaient présents le commandant Naabiaf chez les juges accompagné des autres officiers et dans la tribune, une partie de l’équipage. Même les techniciens de service se trouvaient sur place pour assister à cette magnifique mise en scène. Je saluai mes supérieurs et je m’assis en face d'eux, sur le banc des prévenus. La séance commença. Je ne sais pas ce qui était le pire sur le moment, être assis ici, sur le banc des prévenus et prêt à être jugé ou être torturé par les Sith, honnêtement le choix était cornélien. Le président de la séance, le second Visqad ouvrit le bal : « Accusé, veuillez décliner votre nom, votre grade et votre fonction sur le Trinité, s’il vous plaît. - Faraam Lazardès, capitaine et chef de sécurité sur le cuirassé Trinité, monsieur. - Merci capitaine. On m’a transmis une donnée selon laquelle vous ne désiriez pas d’avocat. Confirmez-vous toujours ce choix ? - Je confirme ce choix, monsieur. Un avocat me serait inutile dans une mascarade pareille. - Veuillez garder vos remarques déplacées pour vous, capitaine. Voici les chefs d’accusation : - Manque de jugement - Prise de risque inutile - Attentat sur des civils Que déclarez-vous pour tous ces chefs d’accusation ?" Soudain, une grande question s’imposa à moi : Que répondre ? Je savais que la cour allait appeler les hommes, pour témoigner sur les faits qui m’ont conduit ici. Et je leur avais demandé quelque chose, avant la séance. Je leur avais demandé de mentir, de m’accuser de tous les torts que l'on m'attribuait. Mais pourquoi avais-je fait ça ? Par justice, pour l'image, pour ne pas passer pour un carriériste qui fait passer ses galons avant ses hommes ? C’est alors que je me souvins de mes hommes et surtout des novices, la tête pleine de rêves. Allais-je être celui qui briserait ces vies et ces rêves, car si ma tête ne tombait pas, alors c’est leur tête qui allait tomber et ça je ne l’aurais pas supporté. Non, j’avais une dignité à conserver. Je répondis alors à mes juges : « Coupable, messieurs ». La salle fut choquée par ma réponse, quel accusé s’accuse lui-même d’un tel crime et dans l’armée, et bien ceux qui ont un tant soit peu d’honneur et de bonté en eux, et croyez-moi, ils ne courent pas les rues. « Très bien, capitaine, reprit Visquad, nous allons donc exposer la situation clairement. Il y a de cela trois jours, vous avez reçu des informations détaillant le trajet d’un soi-disant transport de munitions Sith. Votre officier supérieur, le commandant Naabiaf étant absent, et ne sachant pas quoi faire de cette information, vous avez décidé d’attaquer le convoi. Vous l’avez abordé avec votre équipe. Cependant, ce n’était pas un convoi de munitions, c’était un vaisseau de transport de réfugiés ! Vous avez abordé le navire et d’après les témoins vos hommes ont tiré sans sommation. Est-ce que c’est bien ce qui c’est passé, Commandant Lazardès ? - Oui Messieurs, je reconnais ne pas avoir pris toutes les précautions d’usage concernant l’information et j’ai foncé droit devant, sans me soucier des conséquences. - Très bien, nous allons maintenant écouter le témoignage des témoins. Premier témoin : Ledge Quelus, soldat première classe dans l’unité du capitaine Lazardès. Soldat Quelus, veuillez nous raconter les évènements d’il y a trois jours, s’il vous plait. - Bien Monsieur. Il y a trois jours, on a reçu un ordre de mission du capitaine Lazardès. Cette mission consistait à aborder un navire de transport militaire ennemi. Le capitaine ne nous donna pas plus de détails sur le nombre d’ennemis ou la contenance du chargement. On y allait un peu à l’aveugle. Nous avons abordé le vaisseau, et nous sommes arrivés dans la salle principale qui était très mal éclairée. On pouvait seulement discerner des formes dans les ombres. Ces formes se levèrent brusquement et le Commandant donna l’ordre de tirer, sans sommation. On a ensuite rétabli le courant pour se rendre compte qu’on venait de tuer dix civils et blessé vingt de plus. - Merci soldat Quelus, vous pouvez disposer. » Quelus obéit parfaitement à mes ordres: Mentir, déformer la vraie version, car si on avait connu la vérité, il y aurait plus de têtes que la mienne de tranchées. La séance se déroula sans accroc, mes hommes donnèrent tous la même version que Quelus, mais je sentais que pour certains, l’envie de crier la vérité à la face du monde était forte, mais à chaque fois ils se contrôlaient, ils me faisaient honneur. La séance s’acheva, les juges délibérèrent pendant au moins une heure et ils revinrent. Je les connaissais tous personnellement et je savais qui était amer et qui ne l’était pas. Je pouvais lire la déception, l’amertume, ou même la joie sur certains visages. Et oui, tous les postes sont enviés dans la flotte, tant que c’est bon pour aller toujours plus haut. La tension dans la salle était palpable, l’auditoire retenait son souffle, et moi j’étais serein. J’étais serein, car je savais que même si je perdais mon poste, ce n’était rien par rapport aux vies que j’avais sauvé et puis après tout, si une vie s’achève, une autre recommence. Le président du Conseil se leva, reçut un datapad sur lequel étaient inscrits très certainement la sentence et le rapport du procès et il le lut : « Capitaine Faraam Lazardès, à la vue de votre dossier qui nous a été remis, des témoignages de vos subordonnés, des faits mis en évidence, ce tribunal vous déclare coupable de tous les chefs d’accusation, vous rétrograde au grade de soldat première classe de la République et vous êtes muté à Fort Garnik sur Ord Mantell, dans l'Amas du Brillant Joyau, affecté à la sécurité. Le Trinité va se diriger vers le dit système, où vous serez transporté via une navette. La séance est levée. » Ainsi s’acheva ma carrière au sein de la flotte de la République Galactique. Mais je savais que je ne m’arrêterai pas là, et que je trouverai une autre voie sur Ord Mantell, même si c’était en boutant du séparatiste. J’eus un léger sourire lors de l’annonce de la sentence, due certainement au fait que je n’étais pas complètement renvoyé. Je me rendis dans mes quartiers et je commençai à faire mes valises. Deux heures plus tard, je sentis l’arrêt de l’hyperespace, on était arrivés. J’ouvris la porte de ma chambre en disant au revoir à cet endroit que j’ai côtoyé pendant 2 ans. C’est alors que le Commandant apparut devant moi. « Alors, on est venus dire au revoir à son capitaine préféré, dis-je ironiquement. - Quelque chose dans ce gout là. Je suis venu dire au revoir à un ami, et puis je suis venu pour te conduire à ton taxi. - Très drôle, Jill. Comme si ce n’était pas assez douloureux il faut que mon ex-commandant m’escorte pour être sûr que je ne gagne pas de temps. Alors, le procès, j’étais comment ? - Magistral, un vrai comédien, on aurait dit que tu avais fait ça toute ta vie, mais plus sérieusement, pourquoi avoir dit à tous tes hommes de mentir ? On sait très bien toi et moi, que tu n’es pas du genre à laisser une info passer comme ça sans vérifier. - Pour les protéger. J’y ai pensé pendant ces trois derniers jours, et c’était selon moi la meilleure décision, quitte à faire voler en éclat ma carrière. La vérité, c’est qu’un jeune a paniqué comme tout soldat panique un jour. Faute de chance pour lui, c’était des civils et toute mon équipe à suivi le tir pensant que ça venait d’en face. - Tu fais pas les choses à moitié pour protéger tes hommes, dis moi. - Je sais un vrai papa poule. C’est qui le nouveau qui va me remplacer ? - On ne sait pas encore, sûrement un novice de l’académie Nous arrivâmes enfin devant la porte du hangar à navette. Je fus alors submergé par l’émotion d’un spectacle comme je n’en avais jamais vu : Tout l’équipage du vaisseau, dans le hangar, qui était venu pour me dire au revoir. C’est ce qu’on appelle un départ mémorable. Le temps que je réagisse, Jill m’avait déjà devancé et se tenait à coté de la navette. « Le capitaine Lazardès quitte le bord » cria Jill C’est alors que tout l’équipage se mit au garde à vous en regardant droit devant lui. Certains ne cachaient pas leur émotion, d’autres montraient leur fierté d’avoir été sous mes ordres et d’autres décochèrent un petit sourire amical. J’étais heureux, je partais sans remords, calme et je savais que toutes ces personnes étaient entre de bonnes mains. Je suis monté à bord de la navette et ma dernière image dans ce glorieux vaisseau fut celle-ci, une image mémorable, d’une famille que l’on quitte et que l’on a aimé plus que tout, car deux ans sur un même vaisseau, cela tisse des liens qui sont plus forts que tout. Espérons que j’aurais les mêmes dans mon nouveau chez moi. La navette décolla et moi au travers du hublot, je regardais le Trinité s’éloigner, puis il passa en hyperespace et je pensais alors ne jamais plus le revoir, enfin qui sait. La navette atterrit quelques minutes plus tard sur la surface et repartit juste après pour une autre mission sur la planète. Mes premiers pas sur Ord Mantell étaient faits, et mes premières pensées furent les suivantes : « Bienvenue dans ton nouveau chez toi ». Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Spaceman Posté(e) le 22 mars 2011 Partager Posté(e) le 22 mars 2011 Coucou J'accepte ta candidature, te voilà officiellement paysan. N'oublie pas de prendre connaissance des règles et de la charte de construction si cela n'est pas déjà fait. A bientôt et bon jeu ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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