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Histoire et naissance d'Elryss


Niouk
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- Prologue -

 

C’était il y' a fort longtemps…

 

La guerre entre Stendel et les vikings du nord faisait rage. La grande capitale, ayant été considérablement affaiblie lors de cette bataille, avait vu ses effectifs militaires grandement décroître après que nombre d’entre eux y soient morts au fil d’un combat barbare, massacrés sur le champ de bataille.

 

Cette bataille fut aussi la toute première implication du genre pour les guerriers-mages, qui, étonnamment, avaient montré une grande ténacité et résistance face à l’envahisseur. Leur pouvoir destructeur avait même été primordial au succès de cette armée.

 

L’empereur en était bien conscient, et c’est pour ces raisons qu’il ordonna l’édifice d’une Académie aux abords des frontières Stendelienne, cherchant à tout prix à tirer profit de cette divination. Une Académie où cette pratique ancestrale y serait enseignée par des sages (professeurs en magie), afin d’y former des disciples qui une fois leur apprentissage terminée, viendront renforcer les rangs d’une armée déjà surpuissante.

 

 

- Chapitre 1 : La soif du pouvoir -

 

Les premiers chariots bourrés de pierres et matériaux en tout genre affluèrent sur la zone vierge. Ouvriers, ingénieurs et architectes suivirent quelque temps plus tard. La construction de la bâtisse allait débuter sous peu, sous les yeux de l’empereur, avec à sa gauche, Athyl Bathem II, un vieux sage de la soixantaine, longue barbe grise, rides creusées, portant de larges lunettes rondes ainsi qu’une longue robe noire. Mais surtout un des archimages les plus connus de l’empire, qui avait été nommé à la tête de la future académie, par l’empereur lui-même.

Sa nomination à ce poste de directeur ne fit pas l’unanimité. Ce dernier dut d'abord affronter l'hostilité des vieilles maisons de Stendel, celles-ci le considérant comme un étranger, indigne d’un tel poste. On le critiquait beaucoup et on peinait à lui accorder confiance…

D’autres rumeurs jouant en sa défaveur se racontaient à son sujet, notamment son ancienne pratique de l’art noir qui remonte à travers cet écrit :

 

:sheet: Extrait d’un vieux manuscrit, relatant sa jeunesse :sheet:

 

« Issu d’un clan illustre de magiciens, à la réputation parfois notoire, Athyl se prit de passion dès son plus jeune âge pour la magie… Il se consacra plus tard à l’étude et à l’application des arts noirs, auxquels il vouait un grand intérêt. Chose que les premières lois mentionnent pourtant comme étant strictement interdites et sévèrement réprimandées… Il fut jeté en prison peu après la découverte de ces recherches illicites… Étonnamment, on le libéra quelques temps après, sous ordre d’un membre haut placé de la cour de Stendel. Cette libération précipitée avait bien sûr une condition, celle de mettre ses connaissances et son savoir magique au service de la science Stendelienne. »

 

Mais la décision d’un empereur restait indiscutable, et même sous la forte pression qu’on lui imposait, il exclut totalement un changement d'archimage. Il désigna néanmoins deux seconds maîtres mages pour l’épauler dans sa direction.

 

- Chapitre 2 : L’âge d’or –

 

L’heure était aux dernières finitions, l’académie allait bientôt ouvrir ses portes à ceux qui désiraient s’enrichir de son savoir unique, et les prétendants ne se firent pas attendre... Ils affluèrent par centaines aux portes de l’école, tous aspirants à la maitrise des arcanes. Certains postulants venaient même de contrés lointaines et quasi inconnues de Stendel. L’académie était née sous de favorables auspices.

 

Les premiers cycles d’apprentissage venaient de s’achever, et très vite, les premières recrues mage partirent rejoindre les rangs d’une nouvelle armée plus redoutable que jamais. Stendel en était très fière, mais ne s’en satisfaisait pas pour autant, car pour elle, l’utilité d’une telle académie ne devait pas se limiter à de l’intérêt uniquement militaire vu tout le potentiel qu’elle offre. Elle voyait plus grand et songea à englober d’autres secteurs.

 

C’est alors que vint la formation d’alchimistes, qui grâce à leurs potions pouvaient vous confier la rapidité de l’éclair, décupler votre force physique, accroitre votre vigueur ou même améliorer vos sens. Suivirent très vite les enchanteurs, qui avec leurs ensorcèlements pouvaient transformer la plus banale des épées en une arme redoutable, capable de terrasser la plus féroce des bêtes, ou des pioches pouvant saper le plus solide des rocs. Même l’élevage s’était mit à la magie, et on aperçu rapidement des fermes pousser un peu partout aux environs de l’académie. Des fermes bien peu communes, puisque on y élevait exclusivement des animaux alimentés à des engrais magiques, qui avaient pour but d’accélérer leur croissance ainsi que d’améliorer grandement leur productivité, il en allait de même pour les champs de blés et autres plantations qui poussaient à une vitesse folle.

 

Mais ce qui n’était censé qu’être à la base qu’un simple institut ressemblait maintenant à une usine surexploitée. Les demandes de la capitale devenaient de plus en plus exigeantes au fil du temps, et des mages, terriblement épuisés et presque vidés de leur pouvoir (ou mana) ne parvinrent bientôt plus à suivre la cadence exhaustive et à combler leurs requêtes…

 

Athyl se devait d’agir vite pour rééquilibrer la balance entre production et demande. Son poste étant déjà largement controversé, il ne pouvait se permettre de décevoir, autrement, sa succession ne saurait trop tarder…

 

 

- Chapitre 3 : La déchéance –

 

 

- Acte I : L'usage de l'interdit -

 

La lune et les étoiles étaient dissimulées, ce qui rendait cette nuit particulièrement obscure. L’archimage avait arrangé une réunion avec ses deux conseillés, pour en discuter de l’avenir de l’académie. Il n’était pas du genre à tourner autour du pot, et jeta les cartes sur table d’entrée. Pour lui, la seule solution à cette impasse était de légaliser l’emploi de la magie noire à l’académie, et d’en ignorer les lois qui la restreignent. Car bien qu’elle puisse corrompre l’esprit et altérer le physique si on s’y prend mal, elle procure un pouvoir surpuissant et décuple les facultés psychiques de son lanceur.

 

Finalement, après un lourd débat, pesant le pour et le contre, son utilité l’emporta face aux risques et dangers qu’elle présentait et l’académie légalisa aussitôt son utilisation.

Les cours et formations purent reprendre, mais une question d’extrême demeurait dans les esprits de ses maîtres et disciples : « Jusqu’à quel point l’académie était-elle prête à user de la magie noire ? » Car il avait été prouvé maintes fois que ce type de magie n’apportait que malheur et terreur, et tous craignirent un abus. Beaucoup dès lors songèrent à stopper leur apprentissage, mais contre leur gré, ils se virent forcés de terminer leur formation, comme le stipulait le pacte à leur inscription.

 

Bien sûr, Stendel ne sut rien quant aux pratiques noires qui s’y employaient, ce qui se passait à l’académie devait y rester, car en le dévoilant publiquement, elle provoquerait la peur et l’hostilité de sa population.

 

Mais rien ne peut-être voilé indéfiniment, et la vérité finit bien par éclater un jour ou l’autre…

 

- Acte II : Tuer avant d'être tué -

 

On en sait très peu là-dessus, ni comment, mais Stendel eut vent de la regrettable décision qu’avait prise l'archimage, et le moins que l’on puisse dire était que la nouvelle avait grand mal à passer au travers de la gorge. L’art noir étant un nom n’inspirant que craintes et menaces. Même l’empereur commençait à douter sévèrement de la nécessité d’une telle académie, au vue des dangers qu’elle augurait et qui pesaient lourd. Et sous la pression de plus en plus grandissante, appuyé cette fois par les maisons nobles de la capitale, il fut contraint de détacher la rébellion pour éviter le désastre.

 

Les forces d’opération quittèrent le sol de la capitale dès l’aube et débarquèrent à point dans la journée. Ils avançaient désormais à grands pas en direction de l’académie. L’offensive allait bientôt être lancée, et il n’était plus qu’une question de minutes avant qu’elle ne soit réduite à un tas de gravats et de débris.

 

 

- Acte III : Dernier Recours -

 

Les mages de l'académie furent bien vite prévenus de l'attaque par leurs sens sur développés. L'archimage décréta aussitôt l'état d'alerte, et tous les habitants du domaine de l'académie furent accueillis dans le bâtiment principal. Un conseil de très haute importance avait lieu dans la bibliothèque : l'archimage et ses conseillers cherchaient désespérément une solution, tandis que les mages et le peu d'apprentis qu'ils avaient surveillaient la progression de l'ennemi.

 

De nombreuses solutions furent envisagées, mais alors qu'ils souffraient d'une telle infériorité numérique, ils ne pourraient pas se battre, même avec leurs immenses pouvoirs, pour défendre leur territoire. Ils cherchèrent donc tous les traités qu'ils trouvaient, des plus bénéfiques aux plus obscurs, en passant par tous les types de magie qu'ils pouvaient contrôler. La partie de la bibliothèque où étaient gardés les livres traitant sur la magie noire avait longtemps été maintenue fermée, et ouverte depuis peu. Aucun livre n'avait été classé.

 

Les recherches ne durèrent pas longtemps : bientôt, l'archimage lui-même tomba sur un traité sur la magie noire, qui parlait surtout de la défense des territoires. Il feuilleta rapidement le livre, bientôt entouré de tout le conseil, qui semblait attendre avec impatience la conclusion de leur maître quant à ce livre, qui semblait l'intéresser plus que les autres. Lorsqu'un sourire se dessina sur ses lèvres, un cri de joie général retentit dans la pièce.

 

Le passage qu'il venait de lire expliquait une incantation permettant à quiconque l'utilisant de protéger un territoire bien précis, sans avoir à intervenir soi-même. Le rituel ne comportait aucun élément qu'ils ne possédaient pas, et il fut bientôt mis en place dans la bibliothèque. Au milieu d'un cercle dessiné sur le sol, l'archimage lisait l'incantation. Elle était transcrite dans un langage très ancien qu'il ne connaissait que très peu, et il n'y avait aucune traduction dans le langage moderne, il maîtrisait donc très mal le texte. Lorsqu'il eût finit, un voile sombre enveloppa la totalité du domaine, éteignant toute flamme. Inquiets, les mages s'empressèrent de faire revenir la lumière dans le bâtiment.

 

- Acte IV : Les Mystères de la Nature -

 

Alors que le rituel était prononcé, les soldats arrivaient tout juste sur le domaine de l'académie. Lorsque tout s'éteignit, ils furent tous inquiets, ayant tous entendu les histoires que l'on racontait sur la magie noire. Alors qu'ils étaient désormais plongé dans le noir, sous l'arche qui couvrait la route menant au bâtiment principal, une lumière aveuglante apparut soudain, les forçant à couvrir leurs yeux.

 

Lorsqu'ils cessèrent d'être éblouis, un changement très net les frappa : la totalité du territoire de l'académie était désormais recouvert d'une forêt très dense, et le voyage leur ayant pris la totalité de la journée, la nuit la rendait d'autant plus effrayante. Ils avancèrent quand même, l'empereur ayant choisi l'élite de son armée.

 

Lorsqu'ils atteignirent la forêt, d'étranges bruits les entouraient. La traversée de la forêt leur paraissait longue, très longue, alors que le bâtiment était censé être proche de l'arche qui y menait. Les torches, qu'ils avaient rallumées, créaient des ombres qui en firent sursauter plus d'un. La tension était palpable. Cependant, après toute cette marche, l'évènement qui les arrêta se produit d'un coup : tous tombèrent au sol au même moment, se couvrant le visage de leurs mains. Leur silence, malgré leurs convulsions, rendait la scène d'autant plus étrange. Des images défilaient dans leurs têtes, des images tellement horrifiantes qu'ils ne purent jamais décrire précisément ce qu'ils avaient vu.

 

Dès que ce fut fini, tous avaient perdu connaissance. Ils se réveillèrent au matin dans une clairière paisible. Même si la journée semblait claire, ils se souvenaient très bien de ce qui s'était passé la veille, et prirent leurs jambes à leur cou, et transmirent leur terreur à tout Stendel, donnant bientôt une réputation bien pire qu'avant à l'académie, au point que l'empereur lui-même ne souhaite plus se mêler de ses affaires.

 

- Épilogue –

 

L’ordre des envoûteurs, comme on l’appelle présentement, demeure aujourd’hui encore une véritable énigme, aux voies impénétrables. Des générations entières y sont passées, et cette organisation autrefois très importante et influente est désormais réduite à une poignée de magiciens, œuvrant indépendamment pour revendre leurs babioles magiques.

 

La forêt tout autour de l’académie a quant à elle été baptisée Elryss. Elle s’est beaucoup développée et diversifié depuis sa première invocation, et prend aujourd’hui pour refuge les rares disciples souhaitant encore rejoindre sa guilde. On raconte même que cette forêt abrite les âmes de ses martyrs d’antan, qui même dans l’autre monde parviennent toujours à veiller sur elle et son académie, là où certains étrangers préfèrent parler de malédiction et de bois hantés…

 

Avec le passage du temps, les tensions avec Stendel se sont quelques peu atténuées, même si la plaie reste encore délicate et n’a pas totalement cicatrisé. Surtout si on sait qu’une partie de magie noire ronge encore les cœurs de ses quelques magiciens, qui n’aspirent plus qu’à un avenir calme prospère.

 

Cependant, le mystère de la forêt d'Elryss pèse toujours sur ses contrées, et ceux qui ses souviennent de l'histoire racontées par les seuls soldats hostiles l'ayant visitée craignent le retour des esprits dont tous ont entendu parler comme des défenseurs de l'académie, possédant des pouvoirs qui peuvent vous faire perdre la raison, voire même mourir...

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