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Terre-Morne, les origines


Ghideon
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-&-  Terre-Morne, les origines  -&-

 

 

Republication du premier roleplay de Terre-Morne, menant à la construction de la première prison.

Roleplay écrit par Pencroff en 2016.

 

 

 

Il fût un temps où toutes les formes de magie étaient autorisées. La magie blanche comme la magie noire.

Dans un soucis de garantir aux individus une liberté individuelle sans limite, les dirigeants avaient longtemps refusé de brider l’usage de la magie.

Ainsi mages, sorciers et magiciens pouvaient laisser libre court à leur imagination, avec pour seule limite celle que leur morale leur dictait dans une certaine forme d’éthique professionnelle.

Chaque "espèce" qui vivait sur les terres de Stendel comptait dans ses rangs des magiciens et chaque communauté leur donnait une place presque semblable. On les appelait tantôt "guérisseurs", tantôt "Sorciers" ou encore "enchanteurs".

En somme ils formait une sorte de cause sociale que l'on retrouvait presque partout.

 

Mais comme dans tout groupe constitué il existe des moutons noirs et la caste des magiciens ne faisait pas exception à la règle.

Si la plupart d’entre eux étaient de vieux sages savants et pacifistes, d’autres étaient de vrais démons utilisant leurs pouvoirs pour des desseins bien moins louables. Tant que cette part des mages restait minoritaire, et que les dégâts qu’ils causaient restaient matériels, aucune mesure n’était prise.

Cette réticence des pouvoirs en place de s’interposer face aux mages venait également du fait qu'ils tenaient une place très importante dans la société ; notamment celle de médecins.

Mais il en résultait que les mages étaient exempts de devoirs envers la justice et ils étaient presque intouchables. Cette inégalité profitait à ceux qui avaient renié tout code moral et contre qui on ne pouvait prendre de mesures. Heureusement ils se contentaient généralement de voler, le meurtre n’apportant que peu de bénéfices personnels. Face à la justice des hommes, un crime est un crime. Mais comment appliquer une justice à des êtres presque tout-puissants ? Jusqu'alors, la question ne se posait pas et on semblait avoir fait une croix sur une forme d'égalité.

Seulement un jour, un groupe de ces mages sans foi ni loi se réunirent avec pour ambition d'accroître leur puissance respective. Pour ce faire, ils croisèrent leurs forces pour ouvrir un portail vers une dimension démonique. L’ouverture d’une telle porte est très coûteuse en magie et il leur fallut un certain temps pour stabiliser le passage entre notre monde et celui des enfers. Dans leur ignorance, ils avaient cru que s'ils ouvraient la route à un démon, celui-ci leur serait dévoué. Mais une fois le portail ouvert, ils se retrouvèrent face à un être si horrible, si atroce, si fondamentalement méchant qu’ils ne purent le contrôler. Le fruit de leurs mauvaises intentions se retourna contre eux et dévora leurs âmes, se nourrissant du mal qu’il y avait en eux. Ce montre sorti tout droit des pires cauchemars des mortels referma derrière lui la porte qui l’avait laissé passer et s’évanouit dans la nature. Le lendemain matin, on retrouva les corps sans vie des mages renégats dans la cave où ils avaient ouvert le portail, avec toutes les preuves de leur méfait.

Quand on apprit la nouvelle, tous les gardes furent mobilisés. Les réservistes furent appelés à rejoindre leur régiment et des volontaires se joignirent aux soldats pour retrouver et appréhender la bête. La plus grande battue jamais vue de mémoire d’homme fut organisée dans tout Stendel. On fouilla les champs, on fouilla les forêts, on fouilla les villes durant des jours entiers. Des colonnes de centaines d’hommes espacés de cinq mètres avançaient d’un même pas les uns à coté des autres. Tout avait été fait mais rien ne fût trouvé. Il fallut se rendre à l’évidence, on ne mettra la main sur la bête que lorsque celle ci aura décidée de se montrer.

Pour la première fois, un sentiment de méfiance grandit dans la population à l’égard des mages. Malgré l’augmentation des patrouilles de la Garde sur les chemins, et l’assurance des dirigeants que les risques étaient minimes, un sentiment d’insécurité grandit dans une partie de la population. Ce sentiment les poussa à exiger que des mesures soient prises et deux semaines après les faits qui avaient déclenché cette psychose collective, la Garde Volontaire et son état-major décrétèrent l’utilisation de la magie noire interdite et passible d’emprisonnement. Un mandat d’arrêt fût émis à l’encontre de tous les mages, magiciens et sorciers qui utiliseraient encore d’une manière ou d’une autre à cette magie ou aux autres maléfices s’y apparentant. Bien entendu tous les mages furent notifiés de cette nouvelle règle car l’objectif était surtout préventif.

Dans les jours qui suivirent, des dizaines voir centaines d’arrestations eurent lieu dans tout l’Empire. Les gardes frappèrent aux portes de tous les praticiens concernés munis de leur mandat, et les mirent aux fers. Tout le matériel relatif à la magie noire était confisqué et détruit et les maisons des suspects étaient placées sous scellés. Les gardes le savaient, ils allaient s’attirer la foudre d’une partie de la population qui ne voyait pas d’un bon oeil qu’on les prive de ceux qui faisaient office de médecin ou de pharmacien. Cependant les dangers relatifs à la magie noire étaient bien réels et il était nécessaire de marquer le coup. 

Cependant une petite partie des mages qui avaient été arrêtés refusa de renoncer à la magie noire. Celle-ci leur procurait fortune et jeunesse éternelle et un grand nombre d’avantages personnels auxquels ils ne voulaient pas renoncer. Il fallait l’avouer, la tentation était forte. Devant leur refus catégorique, ils furent condamnés à des travaux forcés. L'état-major de la Garde, avec l'aide de mages dévoués à l'Empire, leur retira leurs pouvoirs pour éviter qu’ils ne se soustraient trop facilement aux sanctions. Dans un premier temps, on les envoya dans le désert du Fort Herobrine pour y travailler soit dans les mines soit dans la carrière en surface. Le travail était rude et durait durant de longues heures. Les minerais ainsi extraits étaient acheminés par bateau dans les quatre coins de l’empire pour y être vendu. Mais face au nombre croissant de détenus et d’évasions il devint évident qu’il fallait à ces prisonniers hors-normes un lieu de détention aussi hors-normes qu’eux.

Le Commandant Pencroff, qui gérait et gère toujours la garnison, fut vite dépassé par cette nouvelle population. Certes le désert était grand et les soldats nombreux pour surveiller ces détenus, mais les familles de militaires commencèrent vite à se plaindre de la proximité avec les prisonniers qui pouvaient être dangereux. De plus, en cas d’évasion il y avait toujours le risque qu’un fugitif s’en prenne à des civils dans les villes aux alentours, d’autant plus que le le Fort était situé prêt d'une académie. Il devint urgent de trouver un nouveau pénitencier pour les mages.

C’est ainsi qu’en réponse à cette nouvelle « demande », Maitre Zayhr et le Commandant Pencroff se réunirent pour fonder le premier centre pénitencier pour mages renégats. Il fut décidé qu’il serait construit au sud des terres de Stendel, sur une petite île.
La prison serait gardée par la Garde et les détenus y purgeraient leur peine de prison. Afin de prévenir tout risque d’évasion, les mages les plus sages et les plus expérimentés unirent leurs forces pour créer un puissant sortilège qui privait les pensionnaires de leur magie et par extension, tous ceux qui entraient dans la prison. En soi, cette dernière était constituée d’un bâtiment de forme circulaire haut de trois grands étages auxquels s’ajoutait un donjon. Le donjon en question devait accueillir le plus puissant et le plus dangereux des prisonniers ; que nous ne pouvons citer ici pour des raisons évidentes de sécurité. Autour du bâtiment s’étendait une petite cour carrée scindée en deux parties : la première était réservée au casernement des gardes et la seconde était la cour de travail et de promenade des détenus. Ils pourraient s’y déplacer librement, pratiquer le jeu de paumes ou casser des cailloux et de l’obsidienne. La magie étant écartée, ils devraient apprendre à manier la pioche et le marteau.

Tout était également fait pour limiter les risques d’évasions dites « classiques ». Les murs seraient hauts et bien gardés, des canons seraient pointés sur les extérieurs de la muraille et comme il a déjà été dit, la prison allait être construite sur une île qui était accessible par un unique pont, lui aussi fort bien gardé. La rivière ferait office de douves qui rendraient toute tentative de fuite vaine ou très dangereuse.

Dans ces dispositions, il semblait que le problème serait vite résolu.

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