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Role Play


Buky
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Voici le RP qui a été écrit pour la présentation officielle du projet ! N'hésitez pas à répondre si vous souhaitez l'enrichir de détails croustillants !

 

Adressez-vous à BuKm0r pour les détails :P

 

Role Play :

 

RP :

 

Je me présente : on m’appelle Buky. J’ai été désigné par mes pairs, ou bien par le sort, comme l’annaliste de nos chroniques. J’ai été chargé de raconter notre histoire dans ces recueils. Ils sont la mémoire et l’héritage que je laisserais à ceux qui me survivront.

 

 

Acte 1 : Un orage dans l’air

 

L’orage éclata peu après la tombée de la nuit. Nous resserrâmes nos capes et nous couvrîmes prestement de nos capuches. Nos lanternes de glowstone purifiée éclairaient faiblement le chemin boueux qui serpentait entre les collines qui menaient à New Stendel.

 

-« Quelle galère… » M’exclamais-je, alors que des torrents d’eau d’abattaient sur nous, nous trempant jusqu’à l’os. Il n’y avait nulle part où s’abriter dans les grandes plaines. Les hautes herbes ondoyaient à cause du vent, telle une mer agitée.

 

-« Calice, je te le fais pas dire » me répondit Racine, mon compagnon de voyage. Sa voix était étouffée par le vent. L’expression me fit sourire.

 

Mon ami, originaire de lointaines contrées, de l’autre côté de l’océan, utilisait régulièrement ces expression de ses terres natales, le Kébaick. C’était le commerce qui l’avait amené ici, et je l’avais rencontré alors qu’il vendait ses denrées à des voyageurs comme moi. Le moins qu’on puisse dire est qu’il avait le sens des affaires. Mais malgré quelques entourloupes d’un côté comme de l’autre, nous sommes rapidement devenus amis. Je me dis que je commençais réellement à avoir un passif avec ce gars-là, et je ne savais toujours pas si je devais trouver cela rassurant ou non.

 

Le temps était vraiment exécrable. Les premiers éclairs ne tarderaient pas à tomber. Il fallait avancer coute que coute afin de trouver un abri où nous pourrions reposer nos jambes fatiguées par cette longue marche. Nous atteignîmes l’auberge dans laquelle nous avions prévu de passer la nuit après quelques heures d’une marche épuisante, lente et humide. Celle-ci avait tous ses volets fermés à cause du mauvais temps, mais de la lumière et des éclats de voix passaient à travers les interstices de la porte.

 

Je frappais plusieurs coups sur le heurtoir, ainsi qu’il en est coutume, puis nous sommes entrés. Le vent s’engouffra dans l’auberge, ce qui provoqua différentes exclamations véhémentes à notre encontre. L’auberge était bondée. De nombreux voyageurs suivaient la même route que nous, mais ils avaient été prévoyants, et n’avait pas attendu la pluie pour trouver un abri. L’ambiance était festive, et il régnait dans l’auberge une forte excitation due aux rumeurs et aux nouvelles qui nous avaient conduits jusqu’ici. Ignorant les quolibets, nous nous sommes installés à une des rares tables disponibles, et avons commandé une bière et un repas chaud.

Nous avons tendu l’oreille, et, comme nous nous y attendions, il n’y avait qu’un seul sujet aux lèvres de tous : L’ouverture d’un portail dimensionnel vers Stendel, les terres d’origines de ce monde.

 

 

Acte 2 : Vers une nouvelle terre

 

Ainsi, ce n’était pas une surprise. Tout le monde ici avait entendu les rumeurs les plus folles concernant l’ouverture d’un portail située à New Stendel, vers un eldorado inconnu, une terre à conquérir et à civiliser, un territoire de rêves et de promesses. Et il était évident pour nous que nous n’allions pas rester ici à nous tourner les pouces en ignorant une telle opportunité. De plus, je dois avouer qu’à ce moment de ma vie, j’étais un peu sur la paille. J’avais confié mes trésors à un ami qui avait tout dilapidé sur un coup de tête. Je ne lui en voulais pas, il m’était cher et nous avions parcouru beaucoup de chemin ensemble. En plus son « investissement » risquait de se révéler rapidement rentable. Mais la réalité était que je n’avais plus un sou, et qu’il fallait renflouer rapidement les caisses. Mes capacités en tant qu’armurier allaient probablement être utiles. En effet, New Stendel avait été civilisée et pacifiée depuis longtemps. Par contre, j’avais entendu parler de monstres qui arpentaient les terres de Stendel. Et qui dit Monstres, dit chasseurs de monstres, et donc armes et armures, et donc argent. Vous allez surement me prendre pour quelqu’un de vénale, mais il faut bien manger ! Nous discutions donc de la prochaine étape de notre voyage, tranquillement installés au chaud.

 

Quelques heures avant l’aube, la pluie s’est arrêtée. Les nuages commencèrent à se disperser et à laisser la place à un ciel étoilé. La lune baignait de sa clarté les terres avoisinant New Stendel. Il allait être temps pour nous de nous remettre en route, nous avions pris suffisamment de repos. Pour la petite histoire, nous étions tous deux des membres fondateurs de la guilde de minuit, et nous avions pour habitude de vivre et de travailler alors que le soleil disparaissait à l’horizon. Passer la nuit à marcher ne nous faisait pas peur : nous étions rodés à ce genre d’exercice. Racine paya nos repas, et nous avons quitté l’auberge en direction du fameux portail. Il faisait bon marcher dans la bise nocturne. L’air était chargé du parfum caractéristique de l’herbe après la pluie, et ce petit vent froid légèrement humide vous requinque plus efficacement qu’une rasade de rhum, croyez-moi. Tout en marchant d’un bon pas, nous discutions des rumeurs que nous avions entendues pendant la nuit. Mais quand vous aurez plusieurs années d’expérience comme moi, vous apprendrez à différencier ce qui est plausible, de ce qui tient d’avantage du fantasme ou du cauchemar. Par exemple, nous avions entendu des histoires ridicules à propos d’hommes de 3 mètres de haut, qui apparaissaient derrière vous comme par magie pour vous lacérer.

 

Nous sommes arrivés en vue de la cité volante alors que le soleil se levait. L’astre solaire se dessinant entre l’horizon et l’ile volante présentait spectacle qui aurait probablement mérité une pause, mais nous étions pressés, et il fallait que nous arrivions à destination avant que le portail ne soit englué de vagabonds et de paysans désireux de faire fortune à notre place. Nous avons donc hâté le pas.

Lorsque nous sommes arrivés à New Stendel, nous en avons profité pour faire une petite pause dans le magasin de Racine sur place afin de vérifier que nous avions tout l’équipement nécessaire à notre expédition : pioches, pelles, épées en diamant, armures en obsidienne, pains de voyage, lanternes de glowstone, quelques torches, des rations, ainsi que tout le matériel nécessaire à la vie de tous les jours lorsqu’on est en voyage. Son larbin est arrivé, les yeux gonflés de sommeil, pour nous servir. Nous avons rapidement pris un repas frugal composé de pain et de fromage, le tout accompagné d’une chopine avant de nous rendre vers le portail.

 

L’activité matinale était fébrile. Les commerçants déployaient leurs étals et les marchands itinérants installaient leurs chariots. Quelques gardes patrouillaient dans le quartier pour contrôler les files de paysans qui allaient bientôt affluer. Nous nous tenions devant le portail… Il était vraiment massif, constitué d’une étrange brique rouge que nous n’avions jamais vu avant. Il scintillait d’une lueur violette. De légères particules ectoplasmiques voletaient autour de nous. Nous arrivions à distinguer une plaine verdoyante qui s’estompait au gré des mouvements hypnotiques de la lueur et des teintes changeantes. Une aura de magie puissante nous hérissait le poil et cloquait notre peau de la chair de poule. J’avais déjà été confronté à la magie, et ce n’avait jamais été agréable. Les jeunes magiciens avaient toujours une confiance en eux complètement démesurée. Et ceux qui savaient justifier cette confiance par leur talent devenaient de vieux magiciens. Croyez-en mon expérience, ils sont tous mégalomanes et dangereux, et ils sont difficiles à manœuvrer…

 

C’est donc avec une légère appréhension nous avons échangé un coup d’œil, puis nous avons franchi le portail d’un pas.

 

 

 

Acte 3 : La fuite

 

Je ne me rappelle plus très bien comment nous nous sommes retrouvés allongés dans cette crevasse, baignant dans une vingtaine de centimètres d’eau croupie. Mais mon devoir est de me souvenir. Je vais donc essayer tant bien que mal de coucher par écrit ce qui nous est arrivé.

 

Après avoir franchi le portail, nous avons eu l’impression d’être tiraillés et broyés dans toutes les directions pendant ce qui m’a semblé être des heures, ou peut-être quelques secondes… Quoi qu’il en soit nous avons été violement éjectés du portail, comme si cette bouche géante nous avait recrachés après nous avoir avalés de travers. Je me souviens qu’il faisait jour, et la position du soleil semblait être la même que sur New Stendel juste avant. Nous avons exploré les alentours. La zone avait été envahie de marchands ambulants et de charlatans vendant divers guides, décoctions et outils de qualité douteuse. Une énorme crevasse accueillait d’immense machines en train de construire une ville. Les travailleurs s’agitaient et grouillaient, telles les fourmis du pays de Bel-o-Kube, d’où provient d’ailleurs un autre de mes amis, l’inoxydable Ox. N’attendez pas de moi un sens de l’humour subtil, je l’ai abandonné quand ma femme est morte entre mes bras. Cependant j’essaye parfois de le retrouver, mais il me fuit toujours. On m’a souvent dit que j’étais cynique et blasé. Quand vous aurez fait autant de chemin que moi et vu autant de compagnons mourir que de kilomètres parcourus, je pense que vous aussi deviendrez « cyniques et blasés ». Seuls les inconscients ou ceux qui ont vécu toute leur vie au chaud continue de se bercer d’illusions.

 

Racine et moi-même avons décidé de nous éloigner de toute cette activité afin de partir à l’aventure.

 

Vers le milieu d’après-midi, après plusieurs heures de progression, nous avons atteint un coin qui nous semblait propice pour un arrêt. Le paysage était essentiellement constitué de plaines vallonnées et l’absence de construction donnait à l’ensemble un aspect particulièrement sauvage. Nous avons décidé qu’il était temps pour nous d’installer un bivouaque. Nous avions marché toute la nuit et pratiquement toute la journée, et nos jambes réclamaient du repos. Nous avons donc installé nos couchettes sur le sol, allumé un feu et avons préparé un petit repas. Nous avons passé le reste de la journée à installer des pièges aux alentours pour le petit gibier, et à deviser en jouant au tonk. Le tonk à deux n’est pas le meilleur jeu de carte du monde, loin s’en faut, mais Racine et moi-même sommes devenus experts, et nous avions dépouillé de leurs richesses plusieurs vagabonds qui avaient naïvement accepté de jouer avec nous. Nous avons passé la nuit sans encombre et le lendemain, nous sommes repartis en marche. Nous avons continué notre voyage ainsi, pendant plusieurs jours, explorant des bosquets sans intérêts, furetant dans des ruines ancestrales, chassant du gibier et cueillant des fruits exotiques.

 

Un soir, alors que nous avions parcouru plusieurs dizaines de kilomètres dans la journée, lorsque le soleil s’est couché, nous avons établi notre campement. Nous apercevions un terrain beaucoup plus accidenté au loin et nous voulions être d’attaque pour le lendemain. Nous avons comme d’habitude déterminé les tours de garde (Racine a pris le premier). Je me suis rapidement assoupi. Lorsque Racine m’a réveillé, il faisait nuit noire. La lune n’était pas visible et la visibilité pratiquement nulle au-delà du cercle de lumière dispensé par notre feu. L’atmosphère était lourde et il faisait froid. J’ai frissonné alors que je me mettais debout.

 

Racine a pris la parole pour me mettre au parfum :

-« J’ai vu plusieurs formes bouger dans la foret, mais je n’ai pas fait vraiment attention. Surement des animaux sauvages ! »

-« Oui mais il faut garder l’œil : il y a aussi pas mal de créatures maléfiques dans les environs. »

-« Effectivement, mais je dois te… Oh my god ! Derrière toi c’est quoi ça ?»

Racine jetait un regard interloqué par-dessus mon épaule. Je me retournais en dégainant mon épée et me retrouvait nez-à-nez avec une forme noire. J’ai levé les yeux en craignant ce que j’allais voir… Maintenant que j’y repense c’était assez étrange. C’est comme si il y avait un humain de plus de 3 mètres devant moi, avec des bras et des jambes de tailles démesurées. Sauf qu’à la place de son corps, il n’y avait que du noir. Des ténèbres… Une ombre géante et matérielle. Des particules violettes voletaient autour de lui. Lorsque mon regard a rencontré le sien, je n’y ai vu que deux abimes mauves qui tourbillonnaient. Puis d’un seul coup, il a disparu. Seules subsistaient encore ces particules magiques en suspension.

 

-« Dafuq ! Qu’est-ce que… ! » J’ai vu Racine se jeter au sol en esquivant un gigantesque bras d’ombre, terminé par des griffes d’une trentaine de centimètres, qui avaient l’air bien tangibles par contre. L’instant d’après, la créature avait encore disparue. J’ai entendu un léger bruit derrière moi. J’ai lancé un coup d’épée à l’aveuglette. J’ai senti que j’avais atteint quelque chose. Comme si l’épée avait rencontré une masse d’air très dense. La créature a émis un bruit étrange avant de frapper à nouveau. Quelqu’un qui n’aurait pas autant d’expérience que moi aurait surement fini embroché. Mais j’ai continué à tourner sur moi-même en profitant de l’élan que j’avais pris pour porter mon coup, tout en me baissant. Les griffes ont raclé ma chemise de mailles, fendant le métal et le tissu, et entaillant légèrement la chair. Le coup était superficiel, il laisserait surement une cicatrice, mais la blessure n'était pas suffisante pour m'empêcher de combattre. Les réflexes ont pris le dessus. Je n’agissais plus que par automatismes alors que j’évaluais la situation. J’ai esquivé quelques attaques, mais la créature était trop rapide pour que j’arrive à la toucher. Puis elle a de nouveau disparu. J’ai hésité pendant quelques secondes, désorienté par cette aptitude inconnue. Puis j’ai entendu un hurlement qui ne provenait pas d’une gorge humaine. Racine s’était faufilé derrière nous et avait profité que la créature se téléporte dans mon dos pour lui assener un coup en traitre dont il était devenu spécialiste.

 

Elle est tombée sur le sol et a disparu dans un tourbillon teinté d'une pâleur malsaine. Il ne restait plus rien de la créature, si ce n'est une odeur d'ozone et de légère putréfaction. La tension est retombée. L'adrénaline a commencé à refluer et la douleur de ma blessure s'est installée. J'ai retiré ma chemise de maille et ai commencé à prendre en charge ma blessure. J'avais eu une formation de médecin il y a longtemps, alors que j'étais souvent livré à mes propres soins après d'âpres combats.

-" Qu'est ce que c'était que ce truc ?" ai-je finalement laissé par tomber.

-" Tabernacle, j'en ai aucune idée. Ca doit être ces trucs dont on a entendu parler à l'auberge !"

-" Hum… En tous cas, elles n'ont pas l'air très accueillantes… Il me semble que cet endroit est loin d'être aussi sympa qu'on nous l'a dit."

 

Nous nous en étions bien sortis. Nous avions réussi à nous en tirer avec une simple estafilade pour deux, le bilan était plutôt positif. Mais je pensais à tous ceux que nous avions croisés. Tous ceux qui viendraient ici sans s'être préparés correctement. Leur espérance de vie allait s'avérer plutôt limitée avec des menaces aussi importantes. Alors que je m'équipais pour prendre mon tour de garde avec une vigilance renouvelée, Racine n'est assis sur une souche à mes cotés. Manifestement, il n'avait pas l'air d'avoir envie de dormir. Au bout d'un temps, il a tout de même fini par s'endormir sur place.

 

Il ne restait que quelques heures avant le levé du soleil quand j'ai entendu des bruits venant des fourrés. J'ai immédiatement réveillé Racine. Nous avons regardé autour de nous, et nous avons vu une multitude d’yeux violets qui luisaient à travers les feuillages obscures. Ils nous observaient.

 

Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie. Enfin si peut-être une fois alors que feu ma femme m’avait surpris en train de compter fleurette à une gueuse. J’ai juste couru, esquivé des griffes, et couru de plus belle. Racine me talonnait. Je ne sais plus combien de temps nous avons continué, mais je me rappelle qu’a un moment, mon pied a glissé, et n’a plus rencontré de terre ferme à fouler.

 

 

Acte 4 : Refuge

 

Quand je me suis réveillé, tout mon corps me faisait souffrir. J’ai ouvert un œil, et j’ai vu le ciel bleu, loin au dessus de moi, encadré par deux hautes falaises. J’avais froid. L’air était humide et des effluves acres d’eau stagnante agressaient mes narines. J’ai bougé mon bras. Un clapotis d’eau a accueilli le léger mouvement que j’avais réussi à faire effectuer à ma main au prix d’une volonté de fer. Je me suis rendu compte que j’étais étendu dans une mare d’eau croupie. Après quelques secondes… ou minutes… j’ai enfin réussi à me relever en titubant. Je me suis tâté à la recherche de blessures sérieuses. A part ma balafre qui s’était légèrement rouverte, il n’y avait rien à signaler de plus grave que des contusions et un mal de chien. Racine n’était pas visible. J’ai commencé à explorer les alentours. J’étais au fond d’une crevasse qui se prolongeait en arc de cercle dans les deux directions. Elle devait bien faire une cinquantaine de mètres de haut. Il était miraculeux que je m’en sois sorti plus ou moins indemne.

 

J’ai observé sur les murs rocheux que plusieurs ouvertures ouvraient des passages vers des grottes. Ces ouvertures débouchaient à plusieurs mètres de hauteur. Il devait y avoir un réseau de galeries creusé par les intempéries. Du moins c’est ce que je me disais jusqu'à ce que je trouve des traces d’un passage humain légèrement dissimulés derrière un éperon rocheux. Des restes d’échelle en bois pourri qui menaient vers une de ces ouvertures. Alors que j’examinais l’état de cette échelle, j’ai entendu la voix de racine m’interpeller :

-« Hooo ! Buky ! »

Je me suis retourné et j’ai regardé dans la direction d’où venait la voix. Racine était à l’entrée d’une des grottes naturelles, surplombant ma position d’une quinzaine de mètres.

- « Hey Racine ! Comment tu t’es retrouvé la ? »

- « Je suis tombé sur des branches et je me suis réveillé à l’entrée d’une de ces grottes ! J’ai exploré un peu et c’est vraiment grand ! Attend je t’envoie de quoi monter. »

 

Racine a ensuite sorti une corde de son sac pour me la lancer. Une fois en haut, j’ai maudit les douleurs qui me lancinaient et qui lançaient des vrilles perfides dans le cerveau. Nous avons ensuite échangé quelques instants sur les événements de la nuit avant de nous enfoncer profondément dans les entrailles de la terre. Nous avons marché pendant quelques heures dans des couloirs de roches, sombres, humides et froids, éclairés par nos lanternes de glowstone. Nous avions eu la présence d’esprit de nous emparer de nos sacs avant de nous enfuir, mais nous avions laissé notre matériel pour nous abriter ainsi nos vivres et nos réserves d’eau. Les galeries montaient puis descendait, tournaient dans un sens puis dans l’autre. Nous avons vite fait de perdre notre sens de l’orientation et nous errions comme des âmes en peine, allant au bonheur la chance et espérant tomber sur quelque chose d’intéressant.la faim et la soif commençaient à nous tirailler. Alors que nous commencions à perdre espoir, Racine a repéré une source de lumière qui provenait du fond d’une galerie mineure qui partait sur un coté de la paroi. Elle était juste assez grande pour qu’un homme puisse s’y engager allongé. Je suis parti en éclaireur dans le boyau afin de voir d’où provenait cette lumière.

 

J’ai débouché dans une grande caverne. Elle faisait une cinquantaine de mettre de diamètre et on ne pouvait en distinguer le plafond qui s’estompait dans l’ombre. Seul un point lumieux permettait d’estimer la hauteur du toit de roches. Le spectacle était impressionnant. Une grande salle avait été creusée à l’intérieur de la montagne. Des cabanes de bois ornaient les falaises comme des bulbes accrochés à une falaise. Des passerelles délabrées reliaient les habitations entre elles. Mais tout semblait abandonné depuis longtemps. Les lianes avaient envahis les lieux, et le bois des édifices était moisi et vermoulu. La lumière qui tombait du plafond se reflétait sur un gigantesque labyrinthe de feuilles dont le fond était constitué d’une eau claire qui clapotait paresseusement une trentaine de mètres plus bas. Un temple de pierre abritait un arbre au milieu du lac. J’ai appelé Racine à travers le boyau et je l’ai entendu se mettre au travail. J’avais laissé trainer une corde derrière moi lors de ma progression. Racine y a attaché nos sacs et je les ai tirés vers moi. Racine suivait les sacs de près. Nous avons contemplé la caverne pendant un moment. Nous avons décidé que c’était un bel endroit pour s’installer temporairement le temps de recouvrer nos forces et reconstituer nos stocks de nourritures. D’autant plus que nous apprendrions plus tard que ces cabanes et les boyaux qui perçaient la montagne regorgeaient de richesses abandonnées. Nous avons donc pris notre temps pour explorer les alentours, retrouver un chemin vers la surface, cartographier la zone, trouver des coins d’eau. Nous avons commencé à remettre en état le village abandonné. Nous avons trouvé un parchemin dans un coffre qui semblait retracer l’histoire du lieu. Nous ne comprenions pas la langue, mais un mot revenait souvent : Pan. Nous avions décidé de baptiser ce lieu ainsi.

 

Après quelques jours, nous étions installés convenablement. Nous avons trouvé un accès vers la surface. Nous étions en fait à l’intérieur d’un piton rocheux qui trônait au centre d’un lac entouré de montagnes. L’endroit été magnifique, difficile d’accès et naturellement dissimulé aux observateurs distraits. Idéal en somme !

 

Alors que nous travaillons à remettre en état quelques échelles d’accès, Racine a entendu des bruits venant du réseau de cavernes. Nous avons empoigné nos lames et sommes allés voir l’origine de ce raffut. Nous avons fini par trouver un homme allongé sur le sol. Il était couvert de sang et respirait faiblement. Je l’ai immédiatement traité. Nous l’avons emmené au chaud et je me suis occupé de lui donner à boire et de le remettre en état. Il était salement amoché. Lorsqu’il a repris connaissance, nous avons pu discuter avec lui. Il s’appelait Empty. C’était un ancien chasseur qui avait tout abandonné à New Stendel pour partir à l’aventure. Il s’était fait agressé par des « Enderman ». Il nous a appris que c’était les créatures que nous avions nous-mêmes rencontré. Comme nous quelques jours avant, il n’avait plus d’attache, plus d’objectif, plus de raison de continuer. Nous lui avons proposé de rester un moment avec nous.

 

Après quelques semaines de travail, l’endroit commençait à retrouver une seconde jeunesse. L’expérience de Racine en tant que bucheron et menuisier nous avait aidés à retaper la zone efficacement. Personnellement j’en avais vu d’autres aussi, j’avais pas mal bourlingué et j’ai mit toute mon expérience pour aider Racine à restaurer la zone. Empty partait parfois en exploration aux alentours pour ramener du gibier, mais il n’avait pas un grand champ d’action, les Enderman grouillant littéralement dans la zone. Entre temps, nous avons accueilli 5 nouveaux habitants. Un couple de fermiers qui avait fuit la pauvreté, un tailleur de pierre à la recherche de matériaux précieux, un vieux tailleur de pierres paumé et un adolescent tristement inutile pour la communauté. J’avais eu un fils. Il aurait eu son âge s’il était encore parmi nous. J’espère qu’il aurait au moins été autonome… Nous nous étions partagés les taches efficacement. Nous avons commencé à monter des raids pour sécuriser la zone et chasser les endermans. De plus en plus de paysans et de vagabonds affluaient. Racine en a profité pour mettre en place une combine qui arrangeait tout le monde : Les habitants nous donnaient différentes ressources qu’ils étaient en capacité de nous ramener par leurs savoir-faire et leurs spécialités, et en échange, nous aménagions un espace à leur disposition et nous leur permettions de stocker leurs effets personnels. Petit à petit, une véritable communauté de chasseurs et autres aventuriers s’est mise en place.

 

Ce système convenait à tous, et particulièrement aux plus démunis qui ne connaissaient personne, et pour qui le troc présentait une alternative intéressante. Pour l’anecdote sinon, Nous avons appris que Pan était en fait le dieu des chasseurs dans le mythe d’un culte oublié depuis longtemps. Cela sonnait plutôt bien… Nos recherches à ce sujet nous ont finalement appris que si Pan était considéré comme le dieu des chasseurs, quand il se livrait à la chasse, il était moins la terreur des bêtes fauves que celle des nymphes qu'il poursuivait de ses ardeurs amoureuses. De plus, Il était souvent aux aguets derrière les rochers et les buissons : la campagne pour lui n'avait pas de mystères. Nous avions trouvé que son style correspondait bien à notre conception de notre existence. Nous avons donc finalement décidé de renommer le lieu en son honneur.

 

Le refuge de Pan était né…

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