merlo Posté(e) le 29 juin Partager Posté(e) le 29 juin (modifié) Route Fort Forloin-Comptoir de L'Epine Introduction Le Comptoir de l'Épine Houi 64 Mérolia de l'an 401 À destination de la guilde des routiers de Grisant, C'est avec joie que nous avons reçu la missive portée par votre émissaire. Après concertation avec Monsieur Sand, nous avons le plaisir d'accepter votre proposition d'établir une connexion routière entre l'Épine et le Fort Forloin. Bien que présentant un investissement certain, votre réputation n'étant plus à faire sur ces terres est parvenue à rassurer Monsieur Sand à ce sujet. Vous trouverez joint à ce courrier une bourse comprenant les arrhes mentionnés dans votre proposition. Votre réseau routier, en complément des routes impériales, a déjà prouvé son utilité dans la connexion des peuples et l'ouverture de routes commerciales nouvelles sur Nostra. Nous avons grand espoir de pouvoir développer notre activité fluviale via la création de ce réseau routier autour du Comptoir. Le Comptoir sera à vos côtés pour les travaux à venir. Nous pouvons fournir des bras forts ainsi qu'user de notre position pour participer à l'approvisionnement des ressources nécessaires. Veuillez recevoir mes sincères encouragements dans votre œuvre. Ismaël Sherlokk, contremaître du comptoir de l'Épine Validation de Kehnte pour Forloin : Divulgacher Informations techniques => Nom : Route Forloin-Epine => Dimensions : Environ 1'000 de long => Zone de construction : surface => Objectif(s) du projet : Roleplay => Personne(s) responsable(s) du projet : _merlo_ (enfin, c'est moi qui dépose la demande) => Membres du projet : @Maloin, @merlo, @Raidentiger => Plan : Projet décoration/construction Route grisante : 5 de large. Pente douce. Pierre et rocaille exportée depuis les carrières. RP Chronique d'un carrier resté à Grisant Divulgacher Quand les jeunes de la Guilde des Routiers viennent boire à la taverne, ils aiment raconter leurs voyages. Ils parlent de forteresses dressées dans les plaines, de villages cachés au bord des lacs, de ports construits dans des canaux ou de domaines dont les tours disparaissent dans les nuages. Moi, je les écoute en silence derrière ma chope. Parce que je me souviens encore du premier jour de Grisant. À l'époque, il n'y avait rien d'autre qu'une carrière, quelques cabanes et une poignée de têtes brûlées persuadées qu'il était possible de bâtir un village dans ce coin perdu. Nous passions nos journées à extraire la pierre. Les treuils grinçaient du matin au soir. Les chemins n'étaient que de la boue et des ornières. Lorsque nous avions besoin de quelque chose, il fallait parfois plusieurs jours de voyage pour aller le chercher. Les autres communautés de Nostra semblaient appartenir à un autre monde. Puis les premières routes sont apparues. Je me souviens encore des moqueries. « Construire des chemins ? Voilà un drôle de métier. » Aujourd'hui, plus personne ne rit. Les marchands arrivent par dizaines. Les voyageurs s'arrêtent à l'auberge. Les cartes suspendues dans la salle de la Guilde montrent des lignes qui relient désormais Grisant à des endroits dont nous ignorions jusqu'au nom il y a quelques années. Parfois, je regarde les jeunes routiers préparer leurs bagages pour un nouveau chantier. Ils parlent du Fort Forloin, du Comptoir de l'Épine et d'autres destinations encore. Je crois qu'ils ne s'en rendent pas compte. Ils pensent construire des routes. Mais ce qu'ils bâtissent réellement, c'est la place de Grisant dans l'histoire de Nostra. Chronique d'un charretier de la Guilde Divulgacher Les routiers dessinent les cartes. Les maçons posent les pavés. Les ingénieurs construisent les ponts. Et nous ? Nous transportons tout le reste. Depuis trois semaines, mon convoi fait l'aller-retour entre Grisant et le futur chantier. Chaque matin, nous chargeons des outils, des cordages, des poutres, des vivres et parfois même des blocs de pierre déjà taillés à la carrière. Les gens pensent que les routes naissent lorsque le premier coup de pioche est donné. Ils se trompent. Une route commence lorsqu'une vieille charrette quitte le village en grinçant sous le poids de son chargement. Nous avons déjà traversé des gués où l'eau montait jusqu'aux essieux. Nous avons dû dégager des arbres tombés après une tempête. Une fois, une roue s'est brisée à plusieurs kilomètres du campement le plus proche. Nous avons terminé le trajet avec une réparation faite de planches récupérées et de jurons particulièrement créatifs. Mais il y a aussi les bons moments. Les repas pris autour du feu après une longue journée. Les rencontres avec des voyageurs venus de régions dont nous ignorions même l'existence. Et surtout cette étrange satisfaction que l'on ressent lorsqu'on repasse sur une route terminée et que l'on voit les premières traces de vie apparaître. Une charrette de marchand. Un cavalier. Un pèlerin. Un pêcheur. Alors on comprend que tous ces allers-retours avaient une utilité. Et on repart charger la suivante. Chronique du trésorier de la Guilde Divulgacher Les gens imaginent souvent que les routes sont construites par idéal. C'est faux. Enfin... pas entièrement. Chaque fois que la Guilde accepte un chantier, les mêmes discussions reviennent autour de la table de réunion. Combien faudra-t-il de pavés ? Combien de charrettes ? Combien d'ouvriers ? Combien de semaines loin de Grisant ? Et surtout : combien cela va-t-il coûter ? J'occupe les registres depuis la fondation de la Guilde des Routiers et je peux l'affirmer : aucune route n'est rentable lorsqu'on commence à la construire. Les outils s'usent. Les chevaux doivent être nourris. Les ouvriers doivent être payés. Les ponts consomment davantage de bois que prévu. Les pluies retardent les travaux. Les rivières emportent parfois plusieurs jours d'efforts en une seule nuit. Pourtant, à chaque fois, le même phénomène se produit. Quelques mois plus tard, les marchands apparaissent. Puis viennent les voyageurs. Puis les artisans. Les auberges se remplissent. Les quais s'animent. Les commandes augmentent. Les villages commencent à échanger des ressources qu'ils ne possédaient pas auparavant. C'est ce qui s'est produit à Grisant. Nos carrières produisent davantage de pierre que jamais. Les entrepôts tournent à plein régime. Des capitaines font désormais escale dans nos ports pour charger nos marchandises. Même Viridiant, qui n'était autrefois qu'une forêt sauvage, voit passer chaque semaine de nouveaux visages. Alors lorsque certains me demandent si la route entre Fort Forloin et le Comptoir de l'Épine sera rentable, je leur réponds toujours la même chose : « Pas aujourd'hui. Mais demandez-moi à nouveau dans un an. » Merci pour la lecture et à bientôt en jeu ! Modifié 30 juin par merlo Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Sherlokk Posté(e) le 29 juin Partager Posté(e) le 29 juin (modifié) Le Comptoir de l'Épine Tressui 59 Agrevent de l'an 401 À destination de la guilde des routiers de Grisant, Je vous fais parvenir cette lettre afin de vous confirmer la réception des plans de tracé de la route Grisante ainsi que son esquisse. Je suis en joie de vous redire ma hâte de pouvoir assister à la construction de l'axe routier sur notre territoire après validation par les autorités compétentes. La mise à disposition d'un contingent de nos hommes nous plongera certes dans des difficultés logistiques pour le transfert des marchandises sur le canal. Cependant, ces hommes nous reviendront grandis d'une expérience de bâtisseurs remarquable acquise aux côtés de vos maitres artisans. En vertu des règles de l'hospitalité chères à l'Épine, nous assurerons l'approvisionnement en nourritures, matériaux et outils de vos hommes tant que ceux-ci seront sur nos terres. Veuillez encore une fois, recevoir mon plein soutien ainsi que ma gratitude. Ismaël Sherlokk, contremaître du comptoir de l'Épine Modifié 29 juin par Sherlokk Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
rtdu24 Posté(e) le 30 juin Partager Posté(e) le 30 juin Coucou! Vive les routes, j'ai hâte de pouvoir prendre la route vers le canal de l'Epine! Vous avez mon soutien, bon courage! Cordialement, rtdu24 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Pencroff Posté(e) le 3 juillet Partager Posté(e) le 3 juillet 3 Pénavard de l'an de grâce 401 Bureau des Cartographes, Guilde des Explorateurs, Par le Commandant Jean-de-Bonaventure, émissaire du Gouverneur Pencroff, Monsieur, Nous avons bien reçu votre demande de lancement de travaux concernant l'établissement d'une route entre le comptoir de l'Épine et le fort Forloin. La construction de cette voie sera effectivement bienvenue, et produira sur le commerce de la région les meilleurs effets. Du reste, le désenclavement de ces avants-postes ne manquera pas de simplifier leur développement respectif, pour le plus grand bien des aventuriers et des colons qui évoluent dans leurs parags. J'ai donc, par la présente missive, le plaisir d'accepter votre requête et d'autoriser le lancement des travaux. Avec mes salutations impériales, Commandant Jean-de-Bonaventure, émissaire du Gouverneur Pencroff Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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