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[Accepté] Le Monstre des glaces


nalaf
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Les aventures du Professeur von Biberkopf

 

Chapitre 1 : Le monstre des glaces

 

Cela faisait plus de deux semaines que l'expédition du professeur von Biberkopf s'était élancée vers les territoires septentrionaux glacés de la province de New Stendel, et pour ne rien vous cacher, ainsi que l'avait prévu notre illustre héros, on se les gelait grave.

 

Dans un discours resté fameux dans les annales à cause de l'émeute qu'elle avait provoquée dans l'auditorium de l'académie des sciences stendelienne, le professeur avait soutenu mordicus, contre l'avis de tous ces collègues, même les plus éminents, et y compris malgré les accusations de blasphèmes des zélotes spongieux, que l'homme n'avait pas été créé ainsi par la très sainte éponge, mais qu'il était le fruit d'une longue évolution depuis un stade antérieur et imparfait, jusqu'à l'état actuel et parfait. Et pour preuve de ses assertions, il allait entreprendre une grande tournée d'exploration du monde pour y découvrir des vestiges antiques, qui prouveraient qu'il existait un monde avant le cataclysme, et que ses habitants étaient différents.

 

C'est donc aussi bien poussé par le menace des fanatiques religieux que par les soupçons de folie émis par les autres scientifiques, qu'il hâta les préparatifs de sa fameuse expédition, au point qu'il n'eut le temps que d'emmener uniquement son assistant, Izgor, puisque pour tout dire, il fut banni de New Stendel une fois l'émeute réprimée dans la lave par un des Gouverneurs.

 

Bravant, l'infamie, la pauvreté, l'hostilité des autochtones, mais aussi le froid ou la profondeur des ravins qui s'offraient comme unique route, nos deux héros parvinrent tant bien que mal au village d'Henaïa où, selon les rumeurs, une divinité de l'ancien monde était vénéré. Une piste de départ bien maigre, mais la géniale intuition du professeur lui soufflait qu'il était sur la bonne voie. Et, même si à de nombreuses reprises cette intuition s'était révélée mauvaise, il n'en avait cure, c'était forcément la faute des autres, pas la sienne.

 

Après quelques heures passées à baragouiner dans un infâme dialecte local - et au terme duquel le professeur dut, non sans tergiverser et larmoyer, se débarrasser de son sextant, que le chef du village se passa autour du cou, le prenant sans doute pour un objet de culte très précieux – nos deux aventuriers reçurent quelques indications sur l'emplacement de la maison du Dieu, et eurent même – suprême honneur – un guide pour les y emmener.

 

Ainsi, le lendemain matin, après une mauvaise nuit de sommeil passée entre deux peaux d'ours totalement mitées, dans une chambre commune où les dormeurs rivalisaient en flatulences et en ronflements, les trois hommes se mirent en route. Leur guide – dont nous ne mentionnerons pas le nom, il ne s'agit que d'un crétin après tout, tout comme le reste de ses compatriotes – les précéda durant tout une matinée à travers les montagnes couronnées de neige et les crevasses aux profondeurs insondables, jusqu'au moment où un bruit énorme le fit déguerpir, sans qu'aucune promesse du professeur ne put le convaincre de rester. Ce bruit si effrayant, à mi-chemin entre le cri de rage et le hurlement de douleur, aurait glacé le sang de quiconque, mais Biberkopf et Izgor avaient renoncé depuis longtemps à l'idée même de chaleur, tant la froidure ambiante paraissait ne jamais s'achever.

 

Déterminé à trouver l'antre du Dieu, même sans guide, et s'aidant uniquement d'un plan sommaire dessiné la veille à l'aide des indices glanés durant la discussion avec le chef, le professeur reprit la route, aussitôt suivi par son assistant, qui entre deux maux – le retour au village en solitaire et la poursuite de l'aventure vers un terme probablement effrayant – choisit ce qui lui semblait être le moindre.

 

Au cours de leur périple, ils eurent l'occasion d'entendre à plusieurs reprises le hurlement qui avait tant effrayé leur guide, à chaque fois plus fort, à chaque fois plus proche. Et c'est avec une incroyable facilité que Biberkopf émit l'hypothèse que ce cri était provenait peut-être du repaire divin, voire que son occupant en était l'émetteur, ce qui ne rassurait pas forcément Izgor qui, doté d'un esprit solidement pragmatique – se demandait quelle taille pouvait bien avoir un être capable de hurler aussi fort.

 

Arrivé à l'entrée d'une fissure dans la montagne, d'où semblait provenir ce qui ressemblait de plus en plus à un mugissement, Biberkopf et Izgor semblèrent pris de stupeur. Le lieu était lugubre, et cette faille n'inspirait aucune confiance, plongeant l'explorateur intrépide dans l'obscurité la plus totale après quelques pas seulement. Mais l'auguste professeur n'allait pas renoncer pour si peu, d'autant qu'en prévision de telles circonstances, il avait pris la précaution de se munir d'une torche qu'il eut tôt faire d'embraser – et de confier à Izgor, qui passa devant, au cas où il y aurait un danger quelconque.

 

Mais de danger il n'y eut point, si l'on excepte les hordes de chauve-souris qui avaient élu domicile dans un recoin et que la lumière grésillante de la torche avait dérangé dans leur sommeil, les faisant s'envoler un peu partout. Nonobstant cette péripétie somme toute assez triviale, nos deux héros aboutirent à une immense caverne aux dimensions en apparence infinies au centre de laquelle trônait un gigantesque animal, dont le corps velu et trapu étaient complètement pris par la glace. Izgor se mit à claquer des dents, sans que l'on puisse savoir si la cause en était l'action pénétrante du froid ou la peur, tandis que notre bien aimé professeur en arracha la toque en peau de castor qui lui valait son patronyme et s'en servit comme d'une serviette, essayant en vain d'enlever les bribes de sommeil qui semblaient encore s'attacher à lui, puisqu'une telle apparition ne pouvait être que le fruit d'une phase onirique de son être.

 

Et pourtant, malgré toutes ses tentatives, l'animal restait là, ses yeux morts irradiant un mépris souverain pour les deux nains qui se tenaient à ses pieds, stupéfaits par la surprise. Car si l'animal ressemblait vaguement à un éléphant, un animal que l'on ne rencontrait que dans les contrées tout au sud de new stendel, il était beaucoup plus grand, et la fourrure qui semblait le recouvrir démontrait qu'il était adapté au froid, tandis que son petit cousin privilégiait des températures plus élevées, ce qui apportait de l'eau à son moulin, dans le sens où si deux animaux si proches en apparence mais pourtant obéissant à deux logiques distincts pouvaient exister, alors il avait pu y avoir d'autres hommes, et ce d'autant plus que cette espèce particulière d'éléphant semblait avoir disparu, et celui-ci semblait bien constituer son dernier représentant, piégé à jamais dans une cage de glace plus efficace que n'importe quel procédé de taxidermie.

 

Quand les processus mentaux enrayés par le gel du professeur se remirent en marche et aboutirent à cette conclusion, il ne put s'empêcher de pousser un petit cri de joie tout à fait ridicule, tout en exhortant Izgor à sortir son cahier à croquis pour essayer de dessiner le monstre des glaces. Car, faute de pouvoir le ramener à l'académie, il fallait au moins prouver son existence et convaincre d'autres scientifiques de venir le contempler, afin que la validité de ses théories soit reconnue et sa réputation restaurée.

 

Quelques heures plus tard, alors que les deux aventuriers allaient repartir, Izgor trouva par hasard l'origine de l'effroyable mugissement qui résonnait à travers la vallée. Après s'être appuyé contre une paroi, il constata que le cri semblait différent, plus aigu, plus long, et quand il se releva pour mieux l'entendre, le cri reprit aussitôt sa tonalité normale, ce qui le fit sursauter de surprise, pour le plus grand plaisir de son employeur, qui éclata de rire. Il ne lui fallut qu'un instant pour repérer l'anfractuosité dans la roche à travers laquelle le vent s'engouffrait. En regardant un peu mieux, il en repéré plusieurs dizaines tout autour, et comprit que cette série de trous et de tunnels jouait le rôle d'une flûte géante qui, le vent aidant, créait une bizarre mélopée ressemblant au cri qu'aurait pu pousser le monstre des glace bien des éons auparavant.

 

Mais pour l'heure, il s'agissait de rentrer à New Stendel, si possible sans engelures, et ça, c'était un défi autrement plus ardu pour nos deux explorateurs de l'extrême.

 

=> Nom : Le Monstre des glaces

=> Dimension : 25 x 20

=> Hauteur : 25

=> Zone de construction : souterrain/dans une caverne

=> Objectif du Projet : décoration et RP

=> Personne responsable du projet : Nalaf

 

Imaginez un mammouth, mais de la taille d'un olifant (cf seigneur des anneaux) coincé dans une gangue de glace dans les profondeurs septentrionales de Minefield. Pour plus de précision, regardez la maquette ci-dessus, réalisée grandeur nature (mais sans glace ni caverne) en solo :

 

De face

 

vuefacemaquette.png

 

De profil, flanc gauche

 

vuprofilmaquettegauche.png

 

De Profil, flanc droit

 

vuprofilmaquettedroite.png

 

Petite précision, l'idée du mammouth en tant que telle n'est pas de moi, mais d'un ami (Henai), et avait déjà été réalisée sur un autre bac à sable, Kube. Ci-dessous, une photo de l'oeuvre originale

 

http://kube.muxxu.com/photo/71473

 

L'emplacement sera au nord de la map, voire nord nord ouest, presque au dessus de Angkoran, ainsi que l'indique la carte suivante :

 

planmonstreglacemf.jpg

 

Quant aux règles du chantier, je n'en vois guère, puisque ce chantier sera assez vite réalisé. Je dois juste déterminer avec exactitude quelle grotte je vais utiliser, probablement l'aménager un peu, fabriquer un accès dans l'ambiance, etc. En solo, j'ai mis deux heures rien que pour le mammouth, et environ 8 stack de dirt. il devrait donc être fait en quelques jours, et je n'aurais même pas besoin d'aide.

 

Je tiens à faire remarquer que ce projet est vraiment de petite taille, puisqu'il ne dépasse même pas la taille de la parcelle d'un paysan, mais peut apporter beaucoup en terme de roleplay pour un coût relativement minime.

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Pour un élément décoratif, ca fait pas un peu loin comme emplacement ? Je me vois mal traverser la moitié de la map juste pour voir ce mammouth..

 

Sinon très bonne idée, ça apporterait du vent frais sur minefield :)

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Pour un élément décoratif, ca fait pas un peu loin comme emplacement ? Je me vois mal traverser la moitié de la map juste pour voir ce mammouth..

 

Sinon très bonne idée, ça apporterait du vent frais sur minefield :)

 

ce n'est pas décoratif au sens habituel, c'est pour ajouter au rp de minefield. Et, hélas, il n'y a pas de glace près de new stendel.

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Bonjour,

 

Oui, mais j'attendrais bien l'agrandissement de la carte qui manque cruellement de zone neigeuse pour votre installation.

Si dans deux semaines, pas de nouveauté sur la carte, envoyez moi un MP pour que nous fixions un zone de construction.

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Je viens d'aller visiter la mine de nalaf.

 

Elle est située au milieu de nul part. Mais alors, c'est vraiment désert ! Pas vu quoi que ce soit à des dizaines et des dizaines de cubes. Sous une immense marre de glace, le coin est idéal pour cette construction.

 

Et que dire de la cave proprement dite... D'énormes salles, un volume plus que conséquent. Non vraiment, je pense que c'est l'endroit idéal. Larian, si t'as quelques minutes à perdre, demande donc à nalaf de te guider dans le dédale de roche qui lui sert de mine, tu seras conquis !

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