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Zovsky
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Le soir tombait sur le Kubnigera. Au sommet de l’acacia géant, qui semblait bien vide depuis le départ des fourmis pour Bel-O-Kube, Dom,  seul dans l’ancienne salle du conseil, la main posée sur la vitre couverte de givre, contemplait pensivement les terres stendeliennes noyées dans le brouillard. 

 

«  L’hiver vient, pensa tristement le dirigeant de la Colonie. »

 

Voilà déjà plusieurs mois qu’il avait été adoubé, lui comme les autres aspirants chevaliers, par une belle soirée d’été, dans le Palais des Gouverneurs reconstruit. Il n’avait cessé depuis lors de sillonner l’Empire, de travailler d’arrache-pied tant pour la colonie que pour l’ambassade, sans pour autant parvenir à oublier.

 

Oublier qu’il n’avait toujours pas retrouvé Aïda.

Oublier que nombre de ses amis les plus chers avaient dorénavant disparu.

Oublier qu’il avait, une fois de plus, laissé s’évanouir Zovsky dans la nature. 

 

Oh certes, il avait toujours des contacts fréquents avec Arthur, que ses obligations de reine retenaient néanmoins la plupart du temps à la fourmilière désormais. Et le bruit courait que Tybalt construisait un temple au Cactus Primordial quelque part dans le Nord. Mais il ne digérait pas la fuite de son ami. Après leur victoire sur Nigrum, ils avaient pris la tête de l’Ambassade ensemble, ils avaient finalement convenu d’oeuvrer au plus grand bien des stendeliens ensemble. Dom serra les poings de colère, la défection de Zovsky n’était qu’une trahison de plus. 

 

Il aurait été bien fou d’en attendre plus de lui, n’avait-il pas prouvé à de multiples reprises son caractère fourbe et retors ? Il ne s’était même pas présenté à son adoubement.

 

Le chef suprême de l’alliance secoua la tête. Il devait cesser de ressasser le passé. Toutes ces aventures étaient bel et bien terminées.

 

« - Tu as tort, mon ami. Elles ne font que commencer. »

 

Avec une lenteur délibérée, Dom se retourna. Drapé dans son éternel manteau bleu, plus élimé que jamais,  Zovsky, un petit sourire aux lèvres, se tenait au centre de la pièce.

 

«  Je suis de retour. »

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