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[Validé][Classique] Castellane


Thalkion
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Castellane

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En introduction

Vous le savez tous, je pense, j'aime l'ambience des cigales qui chantent. Rousset, Beaumel, que de projets sympatiques à mener. On rempile ?

 

Castellane est un projet de ville directement inspiré d'influences personnelles : The Witcher, l’Italie et la Toscane, mais surtout le sud de la France, qui m’est particulièrement cher. J’ai déjà réalisé plusieurs petits projets dans cet esprit, mais Castellane représente une étape au-dessus, plus ambitieuse, autant dans l’échelle que dans le niveau de détail.

L’idée est de recréer une ville vivante, construite progressivement, en s’inspirant des villages méridionaux. On y retrouve des façades colorées ou calcaires, des ruelles irrégulières, des toitures en tuiles rouges, et une organisation qui suit le terrain plutôt que de le contraindre.

Le projet s’articule autour de plusieurs éléments forts : une place centrale inspirée des places aux herbes des vieux bourgs, des arcades, un château abritant une lignée de chevaliers exilée, et à terme des remparts style "Vauban" (pas de formes parfaites façon Terre-Neuve de la Garde Volontaire) mais intégrés au relief. 

 

Il sera ainsi possible d’y trouver, entre autres, une fabrique à pastis et un terrain de pétanque !

 

"Malussat désigne à l’origine un ancien domaine rural du dûché de Provence, à l'ouest de Stendel.

Devenu le nom d’une famille ayant donné de nombreux braves au service du duc, leur l’héritage

fut plus tard entaché par les conflits religieux, à l'aube de l'an 360. Les forçant à fuir vers un monde inconnu."

Lignées fantômes, Jean Tissipe

 

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Informations techniques :

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Nom : Castellane, au nord-est de Nostra
Dimensions : environ 450 x 450
Zone de construction : Principalement en surface, pour la ville. Sans doute en souterrain pour des caves.
Objectifs du Projet : Terraformation, décoration et roleplay.

Localisation du projet : 1800 -4600

Personnes responsables du projet : Thalkion, Skykkou, Pierrot, Lugnasad

 

 

 

 

 

 

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Prévisionnel :

 

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Gris : Les places (de g. à d.), marché viticole, esplanade, place aux herbes (voir annexes), place ovale

Foncé : Grands axes du bourg

Bleu : Château des Malussat (voir annexes)

Jaune : un espace reservé à un j'ardin méridional.

Rouge : Uniquement dans un second temps, les premiers tracés des remparts.

Le reste : habitations (voir ci dessous)

 

 

 

 

Maquette :

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"Un mur, puis un autre. Une maison adossée à la première. Une ruelle qui n’avait pas été pensée,

mais simplement empruntée trop souvent pour disparaître. C’est ainsi que les Provençaux bâtissaient :

En suivant le terrain, en contournant la roche, en acceptant la pente."

Voyage en Provence, Halwynt Thalkion (non publié)

 

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Visuels :

 

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L'église / le temple, très largement inspiré par San Frediano, à Lucques.

 

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Cette rue sert de colonne vertébrale au style "commerçant". J’ai commencé à intégrer des enseignes pour suggérer des fonctions (métiers, commerces) et creuser les échoppes, qui seront souvent au rez de chaussée. Le sol est volontairement irrégulier pour éviter un rendu trop propre. En dessous, vous verrez une version "plus grande", dans le même style coloré.

 

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Sur ces premières maisons, j’ai posé les bases du langage architectural de Castellane : un soubassement en pierre claire (grès et grès lisse) assez massif, et des étages plus légers, colorés, inspirés du sud. L’idée est de créer une variation visuelle dès le départ, très inspirée du domaine de Rousset. 

 

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Ici, j’ai volontairement laissé le terrain dicter la rue. Plutôt que de lisser, j’ai conservé les différences de niveau pour obtenir quelque chose de plus organique. Les escaliers, les petits murs et les passages resserrés permettent de casser l’effet “ville plate” et donnent immédiatement du caractère. La zone d'habitations sera truffée de petites ruelles de la sorte.

 

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Ces bâtiments s’inspirent directement de l’ambiance de Toussaint (Blood and Wine), avec des façades colorées, travaillées et assez élégantes, bien plus grandes que celles montrées ici. On est clairement sur des maisons bourgeoises, avec des encadrements en pierre, des détails soignés et des jeux de couleurs plus affirmés que dans le reste de la ville.

Elles viendront structurer la place du marché viticole (place en haut a gauche, sur le plan). Ici se retrouveront à terme les producteurs, vendeurs de vin de tout Castellane, et a terme de Nostra.

 

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Premier test de rempart adapté au terrain. L’idée n’est pas de faire une muraille imposante, mais quelque chose qui suit la pente et s’intègre naturellement. avec un glacis en terre assez léger au sommet. Peut être quelques bastions a terme. C’est encore un prototype, mais ça pose les bases du système défensif "final" de Castellane. Cela fera uniquement dans un second temps. Le tracé de ces remparts sera très inspiré de la ville de Lucca en Toscane. Des tracés "Vauban" simples.

 

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Autour de la ville, je veux une campagne méditerranéenne assez lisible. Donc, des champs de lavande sur les pentes, des vignes sur les zones plus plates, et des oliviers un peu dispersés près des chemins ou en bosquet. comme Rousset et Beaumel, en mieux.

 

 

Annexes

 

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Voici la place aux herbes d’Uzès (la place centrale sur le plan), avec ses grands platanes et son espace dégagé. C’est exactement ce type d’ambiance que je cherche à recréer : une place centrale vivante, ombragée, et commerçant.

 

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Même place, voici les arcades. Elles apportent du rythme aux façades et permettent d’abriter des commerces ou des espaces de passage. C’est un élément important pour structurer la place et renforcer l’identité méridionale du projet.

 

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Cette troisième image correspond au type de château visé, inspiré notamment de Vogüé en Rhone Alpes. Un bâtiment assez massif, bien ancré dans le relief, qui domine la ville sans être disproportionné.

 


Roleplay :

 

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Chapitre 1: Le vin et l’honneur

 

Comme souvent à cette époque, sur les petites routes du duché de Provence, là où les cartes sont imprécises, les noms inaudibles pour des étrangers, il existait une auberge. Nul ne savait vraiment quand l’édifice avait été bati. Ma

is à l’époque où se déroule l’histoire qui nous intéresse, soit à la fin du IVe siècle provençal (à peu près l’an -100 du calendrier érachien), elle était bien là, cette petite taverne.

 

Son nom s’est perdu, et depuis, d’ailleurs, ce batiment ne sert plus que d’entrepôt au camerlingue local. Mais c’était un établissement honorable. On y arrivait par fatigue, par nécessité, parfois par malchance. En tout cas, presque jamais par recommandation.

 

Le lieu n’avait pourtant rien d’infamant, mais rien non plus qui puisse retenir un homme plus longtemps que le temps d’un repas et d’une nuit. C’était une bâtisse basse, faite de pierre calcaire mal jointée, surmontée d’un toit de tuiles branlantes dont certaines semblaient tenir davantage par habitude que par véritable solidité. Tout l’art architectural de provençaux modestes, en somme. Là, une enseigne, accrochée de travers, grinçait au vent. Dessus, une huppe fasciée maladroitement peinte, se balançait au grès du mistral. À l’intérieur, y avait une grande salle unique, traversée par l’odeur du bois brûlé et du vin renversé, où quelques tables épaisses accueillaient les voyageurs de passage.

 

Pour l’anecdote, on y servait un vin honnête (parfois trop jeune, parfois trop dur) et des plats simples, dont la qualité variait selon les jours, les saisons, et sans doute de l’humeur de celui qui les préparait.

 

Car il y avait, en ces lieux, un homme. Un homme large d’épaules, un peu bourru pour tout dire, lent dans ses gestes, et doté de cette étrange tranquillité que l’on retrouve chez les Provençaux. Il parlait peu, réfléchissait peu (ou du moins donnait-il cette impression) et semblait vivre au rythme immuable des barriques qu’il ouvrait et des clients qu’il servait. Rien, chez lui, ne trahissait la moindre ambition. Rien ne laissait penser qu’il pouvait aspirer à autre chose que ce qu’il était déjà. La tranquillité à l’état pur. Ou la pure passivité ? On disait de lui qu’il était simple. Et dans bien des bouches, cela ne tenait pas du compliment. Cet homme se dénommait simplement “Lussa”.

 

L’auberge, qui d’ailleurs tenait plus du mas, le nom qu’on donne aux corps de ferme de Provence, fonctionnait. Les chevaux y trouvaient un abri, les Hommes un repas, et les routes, aussi mauvaises fussent-elles, finissaient toujours par y mener quelqu’un. À défaut d’être remarquable, le lieu était fiable. Et dans ces régions, cela suffisait amplement.

Jusqu’à ce que cela ne suffise plus.

 

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Le voyage, à l’origine, n’avait rien d’exceptionnel. Une inspection, peut-être. Ou quelque déplacement entre deux terres du duché. A cette époque là, le duché de Provence était tout jeune. S’il englobait désormais tout le territoire de Provence tel qu’on le conçoit de nos jours, à l’époque, il avait dû le partager avec d’autres petits royaumes. Rolland de Millon, premier duc de Provence s’était servi des luttes intestines du royaume d’Oc pour prendre la pleine possession des terres. Bref.

Si le duc Rolland avait passé l’arme à gauche peu de temps après, c’est sont fils, Armel, qui avait repris le flambeau de ce très jeune duché. Ce qui nous amène au trajet qui nous intéresse. Le genre de trajet que l’on entreprend sans faste, accompagné de quelques hommes sûrs, en espérant qu’il se déroule sans accroc. Mais comme souvent dans ces contrées encore mal dessinées, la nuit tomba plus vite que prévu, et avec elle cette fatigue tenace qui ne laisse guère de place à l’orgueil.

 

On chercha un abri. On trouva l’auberge de Lussa.

 

Les chevaux furent tirés à l’intérieur de la déjà vieille dépendance sans cérémonie, les bottes frappèrent le sol poussiéreux, et la porte s’ouvrit sur la chaleur épaisse de la salle. Le tenancier leva les yeux, observa les arrivants, nota sans doute leurs armes, leurs habits, leurs montures. D’un pas lent, telle la hupette fasciée de l’enseigne à l’extérieur, il s’approcha, essuya ses mains sur un torchon déjà bien entamé, et désigna d’un geste lent les tables encore libres. Il posa du pain, tira le vin, fit monter une marmite déjà prête. Puis, à la stupeur de ces nouveaux clients, continua son ouvrage comme si rien, absolument rien, ne distinguait ces nouveaux venus des autres.

Il ne reconnut pas le duc. Autour de la table, pourtant, la scène avait quelque chose d’étrange.

 

Car là, dans cette salle basse, éclairée par un feu trop vif et quelques chandelles vacillantes, se trouvait le deuxième duc de Provence, assis sur un banc grossier, mangeant dans une écuelle imparfaite, servi par un homme qui ne pliait ni le genou ni l’échine. Non par insolence, mais par ignorance. Ce qui, à bien des égards, était pire. Les regards commencèrent à se croiser. Discrets d’abord, puis plus insistants. On murmura à voix basse tout en tentant de cacher le fait que, là, dans les têtes, les esprits s’échauffaient. On évoqua les usages, les convenances, ce que l’on devait à un homme tel que celui qui, en cet instant, buvait un vin trop jeune dans une auberge sans nom.

 

Lussa, lui, continuait. Il remplissait les coupes, débarrassait les tables, revenait avec d’autres plats, toujours avec cette lenteur tranquille, presque déroutante, comme si rien ne venait troubler l’ordre habituel des choses.

Et c’était précisément là le problème.

 

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Armel, le jeune duc d’à peine 25 ans,observa. 

Il scruta l’homme, ses gestes simples, son absence totale de calcul. Il observa aussi ses propres gens, leurs tensions à peine dissimulées, leurs attentes silencieuses. La situation n’était pas dangereuse. Personne ne risquait sa vie, ni même son honneur immédiat. Car, ultimement, le duc avait été reçu. Correctement, même. Pas de façon luxueuse, mais correcte. Pour autant, il reste le duc de ces terres. Et cela, dans un monde où tout se batit sur les nouvelles apparences, les nouveaux titres, ne pouvait rester sans réponse.

 

Le silence s’installa, plus lourd qu’il ne l’aurait dû. Puis, dans un geste presque las, le duc posa sa coupe. Et parla. Les mots exacts ont été perdus (bien qu’une balade écrite a posteriori relate ces faits, certes de façon extravagante) mais leur sens, lui, n’a guère changé. Calmant ses suivants qui se voyaient déjà rotir le tenancier et sa taverne avec, il déclara simpelemnt que l’homme qui l’avait accueilli ne pouvait être un simple tavernier. Qu’aucun roturier ne recevait ainsi un duc sans que cela ne vienne troubler l’ordre des choses.

Et que, par conséquent, cet homme ne l’était plus.

 

Les regards se tournèrent vers le tavernier, qui tenait encore une cruche entre les mains, et qui mit, dit-on, un certain temps à comprendre que l’on parlait de lui. Il faut dire que Lussa, comme la très grande majorité des provençaux de l’époque, parlait la langue d’Oc, un patois qui donnerait plus tard naissance au provençal tel qu’on le connait. Lez duc lui, parlait déjà cette forme plus élaborée, plus savante, plus riche. En somme, la tavernier avait dû comprendre un, deux ou peut-être trois mots de ce qu’on lui avait dit.

Il cligna des yeux, regarda autour de lui.

 

Puis, avec une hésitation presque comique, désigna vaguement sa propre poitrine, comme pour s’assurer qu’il n’y avait pas erreur. Comprenant manifestement que son interlocuteur avait peu ou prou compris, le duc hocha la tête, imperturbable. Il exigea qu’on apporte l’épée de Rolland, la sainte relique de son défunt père. Celle qui, par-ailleurs avait anobli et anoblirait ensuite beaucoup d’autres. Armel, duc de Provence, éleva le tavernier, là, dans cette salle basse, sans cérémonie véritable, sans faste, mais avec toute l’autorité que lui conférait son rang. Et le nom, dites-vous ? Eh bien, cela s’était passé dans le mas de Lussa. 

 

Ainsi naquit la maison des Malussat. Entre une table mal équarrie et un vin trop jeune. L’homme, lui, ne changea guère. Le lendemain, ou le surlendemain, il continua sans doute à servir, à ouvrir ses barriques, à parler peu. Mais désormais, l’auberge de Malussat avait un nom.

 

 

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Chapitre 2 : Le poids du nom 

 

On dit parfois que les noms élèvent les hommes. Qu’ils les précèdent même, et qu’ils ouvrent les portes avant qu’ils n’aient eu le temps de frapper.

Mais pour les Malussat, les choses ne se passèrent jamais ainsi. Puisque, ce nom-là, personne ne l’attendait vraiment, à la base. Et surtout, personne ne savait quoi en faire. Il flottait là, un peu de travers, comme une chose posée au mauvais endroit mais que personne n’osait déplacer.

 

Le premier des Malussat, lui, ne s’en soucia guère. Fidèle à lui-même, il continua sa vie comme on continue une journée entamée trop tôt, sans vraiment se demander ce qui avait changé entre le matin et le soir. On lui donna des terres (modestes, oui, mais assez larges pour qu’un homme puisse s’y perdre sans jamais croiser personne s’il le voulait vraiment) et il s’y installa avec cette même lenteur tranquille qu’il mettait autrefois à servir le vin, essuyant distraitement les cruches sans jamais regarder ceux qui buvaient.

Ainsi naquit le domaine viticole de Labeaume, face à la capitale du duché, Beauchastel. Ce même domaine qui, des siècles plus tard, deviendrait l’un des plus prospères de Provence. C’est, pour l’anecdote, celui qui marquerait le plus l’esprit d’Halwynt Thalkion, un stendelien venu de loin, à l’est, et qui n’avait à la base que peu d’intérêt pour le vin. Mais revenons à notre premier Malussat.

 

Lussa planta. Lussa observa. Lussa attendit. Il vécut, surtout, sans jamais chercher à comprendre ce qui lui était arrivé. Et peut-être était-ce mieux ainsi.

Car ceux qui comprirent, eux, n’eurent jamais cette paix. Son fils, Arthur, d’abord. Puis les suivants. Eux virent très vite ce que leur père n’avait pas voulu voir, ou n’avait simplement pas su nommer. Ils comprirent que ce nom qu’ils portaient n’était pas un héritage, pas vraiment, mais une sorte d’anomalie, et même pis, un devoir. Une décision prise ailleurs dans un autre temps, dans une taverne qui n’existait déjà plus à l’époque du troisième descendant des Malussat. En bref, ils étaient par leur nom et malgré eux, soumis par run moment qui ne leur appartenait pas, et qu’il leur fallait désormais porter, expliquer, justifier (sans qu’on ne leur dise jamais comment). Vous avez “comment” on devient un chevalier ? Moi non.

 

Les Malussat n’avaient pas été les tout premiers nobles du duché de Provence, mais ils étaient manifestement parmi les premières salves. Et surtout, ils étaient de ceux qui n’avaient jamais cherchés à le devenir, faisant d’eux une réelle anomalie. Et puisque la machine est toujours un peu lente à se mettre en route, on ne leur reprochait rien, jamais directement. On les regardait. Et cela suffisait largement. Les Malussat apprendraient.

 

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Dans les cours, dans les salles, sur les routes même, il y avait toujours ce léger flottement quand ils arrivaient. Une politesse un peu trop appuyée par l’étiquette provençale, ou au contraire trop brève pour être honnête. Des silences qui duraient une seconde de trop. Même les descendants de Lussa conservaient cette étourderie un peu brute, un peu gauche, comme un reste de quelque chose qui ne s’était jamais vraiment ajusté. Des regards qui s’attardent. D’autres qui se détournent trop vite. Et parfois, dans un sourire mal retenu, presque fatigué, une question qui ne trouvait pas sa voix mais qui se lisait pourtant très clairement : “qu’est-ce que vous faites là ?” Pure jalousie en vérité. Ultimement, les hautes-gens de Provence, ceux qui avaient accompagnés les premiers ducs, les premiers nobles, ne comprirent jamais pour quelle raison Armel, le second duc, avait anobli Lussa. La vérité, eh bien, c’est que les Malussat n’étaient pas les plus nobles, les plus courageux, les plus forts. Ils étaient simplement les plus intègres.

 

Ce fut Armand Malussat qui porta cela le premier. Il était le deuxième fils de Lussa, et il n’avait rien d’un grand homme. Ni la prestance, ni la parole facile, ni cette assurance tranquille que certains semblaient recevoir à la naissance, comme un manteau bien taillé qu’ils n’avaient qu’à enfiler. Mais il avait autre chose. Quelque chose de plus lourd. Il savait. Il savait qu’il n’était pas à sa place. Ou du moins, pas encore. Alors il essaya.

 

Et pour dévoiler un peu la fin de cette histoire, eh bien, il réussit.

Pas avec élégance. Pas avec génie. Et certainement pas avec aisance.

Mais avec une application stricte, presque douloureuse, comme un homme qui apprend un geste trop tard et qui refuse pourtant de le lâcher. On lui apprit à tenir une épée, qu’il maniait comme on tient un outil mal connu, avec prudence, avec raideur, en réfléchissant trop à chaque mouvement. On lui apprit à parler, à attendre, à mesurer ses mots jusqu’à les user avant même de les prononcer.

 

Et à lui seul, Armand fit des Malussat une ligne de chevaliers tels qu’on les voit encore aujourd’hui en Provence. Enfin, jusqu’à leur bannissement. Avec, toujours, ce léger décalage. Ce côté rustre, un peu trop franc, un peu trop lent parfois. Mais des chevaliers.

Et honnêtes avec cela.

 

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Sur leurs terres de Labeaume, des siècles durant, les Malussat s’enracinèrent comme ils le pouvaient. La vigne prit lentement. Capricieuse d’abord, refusant les sols, brûlant sous une cagne ou gelant trop tôt. Puis, année après année, elle céda. On apprit les terres, les vents, les saisons. On se trompa beaucoup. On recommença souvent. Armand fut le premier des Malussat à être enterrés au cimetière ducal de Beauchastel. Lussa, lui, avait préféré être entérré sous le pas de la porte de sa vieille auberge, devenue domaine viticole.

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Les descendants d’Armand ne furent plus tout à fait comme lui. Ils n’eurent pas à prouver qu’ils avaient le droit d’exister, seulement à ne pas le perdre. Cela ne les rendit ni plus brillants, ni plus fins, mais cela les rendit plus sûrs. Là où Armand avançait comme on marche sur une pierre instable, eux posaient le pied avec une forme d’évidence nouvelle, encore maladroite, mais déjà installée. Logique, après tout. Ils grandirent dans des maisons qui tenaient debout. Dans des terres qui répondaient. Dans un nom qui, à force d’être porté, avait fini par peser autrement. On ne les regardait plus exactement comme on regardait le vieux Lussa. Le poids du nom en somme.

La taverne, d’ailleurs, n’existait plus vraiment. C’était devenu le domaine.

 

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Avec les décennies, puis les siècles, cela ne fit que s’ancrer davantage.

Les Malussat ne furent jamais de ces chevaliers que l’on chante dans les grandes salles, ni de ceux dont les exploits traversent les frontières du duché. Leur nom ne s’attacha jamais aux grandes victoires, ni aux faits d’armes éclatants. On les trouvait sur les routes, dans la poussière et la boue, aux abords des domaines, dans ces missions que l’on ne confie pas aux plus prestigieux, mais aux plus sûrs. Ils escortaient, ils surveillaient, ils maintenaient.

Et surtout, ils revenaient. Toujours.

 

 

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Chapitre 3 : Honte et disgrâce

Depuis plusieurs jours déjà, quelque chose n’allait plus. Pas vraiment. Ou plutôt, si, mais pas de façon franche. Comme un boeuf dans la pièce qui beugle, qui râle, que tout le monde voit mais personne ne souhaite entendre. Bref, rien que l’on puisse montrer du doigt, rien qui mérite qu’on s’arrête dessus plus de quelques secondes. Juste une gêne, un truc qui restait là, installé sans prévenir, comme un courant d’air froid qui passe sous une porte mal fermée et qu’on finit par oublier, jusqu’au moment où il devient impossible de ne pas le sentir. 

A Labeaume, les hommes travaillaient, les bêtes tiraient, les outils frappaient la pierre et la terre avec cette régularité rassurante qu’on donne aux choses qui ne doivent pas s’arrêter, et pourtant, dans les gestes, dans les regards échangés trop vite ou pas assez, dans ces silences qui revenaient sans prévenir, il y avait autre chose. Une attente, peut-être. Ou pire encore, la sensation que quelque chose approchait, lentement, sans se presser.

Arnaud, fils d’Alban, petit-fils d’Alvin, lui-même fils d’Armand, n’avait rien dit. Le septième des Malussat continuait sa vénérable mission comme toujours. Ou comme il avait appris à le faire depuis que ce nom lui était tombé dessus sans qu’il l’ait jamais vraiment demandé dès sa naissance. Toujours et encore, le poids du nom. 

 

Ce matin-là, à la cour ducale de Beauchastel, rien ne différait des autres jours. Pourtant, anticipant la fin de notre récit, tout aller bientôt changer pour les Malussat. La lumière matinale, déjà tapante à assommer les vaches, traînait encore sur les collines, accrochée aux reliefs comme si elle hésitait à monter plus haut, et les vignes retenaient dans leurs feuilles l’humidité de la nuit. La belle rosée du matin. Dans les rues de la capitale provençale, des hommes s’interpellaient déjà à demi-voix d’un langage fleuri mais sincère. Ici, une roue grinçait, là, quelqu’un jurait (encore) contre un outil mal fixé. Rien. Rien qui mérite d’être retenu. Et pourtant, quelques mètres plus haut, dans la grande salle de reception des Millon, ce fut le silence. Pas un silence complet, non, mais ce moment étrange où plusieurs bruits cessent en même temps, sans qu’on sache pourquoi, comme si quelque chose venait de traverser l’espace sans être encore visible. On l’avait convoqué. Mais pour quoi ? Arnaud le sentit avant de se retourner, et quand il le fit, ils étaient déjà là.

La duchesse, Satine, fille d’Enjolras, et lointaine descendante d’Armel, second duc de Provence, n’avait pas fait le déplacement. Ses quartiers étaient pourtant là, derrière cette porte au fond de la pièce. A la place, il y avait trois hommes, deux soldats et un clerc, et c’était suffisant. Les mains des soldats ne quittaient pas leurs armes, pas posées dessus, pas encore, mais proches, toujours proches. Rien d’agressif, rien de démonstratif, mais aucune place pour l’erreur : ils n’étaient pas venus pour discuter et, manifestement, Arnaud n’aurait tout de façon pas droit de réponse. Le clerc descendit le premier, sans se presser. Il prit le temps de regarder le chevalier installé dans son armure rutilante. Ses yeux passèrent de l’épée à l’écusson représentant une sorte de hupette. Puis, son regard revint se planter dans celui du noble Malussat, avec cette précision presque dérangeante de ceux qui savent déjà ce qu’ils viennent chercher.

 

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Arnaud Malussat.

 

Ce n’était pas une question. Arnaud ne répondit pas tout de suite, non par hésitation, mais parce que la réponse n’avait aucune importance. Il était inutile de répondre. Il hocha simplement la tête.

 

Oui.

 

Autour d’eux, personne ne bougeait. Les regards passaient de l’un à l’autre, cherchant quelque chose, une indication, un signe, n’importe quoi qui permettrait de comprendre comment se tenir dans ce moment qui n’avait pas encore de forme claire. Mais il n’y avait rien. La foule de nobliaux gras ferait office de public témoin, manifestement.

Le clerc sortit un parchemin. Le geste était simple, presque banal, mais il fit naître un poids étrange dans l’air, comme si tout se fixait d’un coup. Le destin des Malussat était scellé à l’instant ou cet objet avait été montré. Autant que le sceau lui-même qui, le chevalier le reconnassait, venait de la duchesse. Il y avait le “S” et le “M”, initiales de la duchesse Satine de Millon. Le papier se déplia dans un léger craquement, et pendant une seconde, ce fut le seul bruit que l’on entendit. Puis les mots vinrent. Ils tombèrent sans trembler, sans hésiter, comme des choses déjà dites ailleurs, trop souvent pour encore porter quoi que ce soit. Arnaud en entendit certains, en devina d’autres. “Hérésie. Déviation. Trouble.” Des mots lourds, faisant référence à l’ancien, qui ne laissent pas de place à l’erreur, et encore moins à la discussion. Il ne chercha pas à interrompre. Il ne détourna pas le regard. Il écouta. Jusqu’au bout.

Quand le clerc replia le parchemin, le silence qui suivit pesa plus lourd encore que les paroles qui venaient d’être prononcées. Personne ne parlait. Personne ne bougeait.

 

Les terres sont reprises, dit simplement l’homme. Les biens seront inventoriés. Vous pouvez partir avec ce que vous portez.

 

Rien de plus. Pas de menace, pas de colère, juste une décision. Armand inspira lentement. Il regarda autour de lui, les visages, les hommes, les vignes. Tout était encore là, exactement à sa place, et pourtant, plus rien ne lui appartenait. Il hocha la tête, une seule fois, comme on accepte quelque chose que l’on savait déjà.

 

Bien.

 

Le mot tomba sans force, mais sans tremblement. Et cela suffit. Le clerc ne répondit pas, les soldats restèrent immobiles. Ils n’avaient rien à faire. Et pourtant, la vie reprit dans la salle. Pas immédiatement, mais presque. Un homme fit claquer ses pièces d’armure, un autre se détourna, quelqu’un murmura quelque chose que personne ne releva. Le monde continuait, comme si de rien n’était. Et pendant ce temps, le blason des Malussat était déjà déccroché des murs du château ducal. 

Dans un silence assourdissant, la fière famille qui avait, durant trois siècles, servi les ducs de Provence, venait de disparaitre. 

 

- - - 

 

Le départ, lui, fut plus lent, plus lourd. On rassembla ce qui pouvait l’être, des sacs, des outils, quelques vivres. Rien qui ressemble à une vie entière, mais tout ce qu’il en restait. Les gestes étaient précis, presque mécaniques, comme si chacun cherchait à éviter de penser à ce qu’il faisait réellement. Certains vinrent sans un mot, d’autres restèrent. Mais pour la plupart, tous les employés, tous les domestiques, firent leurs bagages. Si la disgrâce avait affligée les Malussat, par ruissellement, la honte se repercutait sur tous les autres. Un vieil homme, sachant très bien que le dernier printemps de sa vie avait commencé, regardait la scène sans bouger, les yeux vides. Cela ne servirait à rien de partir. Autant décrépir ici. Une femme serrait contre elle un enfant trop jeune pour comprendre, mais assez pour sentir que quelque chose se brisait. Arnaud ne demanda rien. Il ne chercha pas à convaincre. Il savait déjà.

Quand il passa une dernière fois entre les rangées de vignes du domaine de Labeaume, il ralentit. Les feuilles tremblaient à peine sous le vent, les ceps s’alignaient comme ils l’avaient toujours fait. Rien n’avait changé. Rien ne changerait. Seuls eux partaient. Il resta là quelques secondes, puis reprit sa marche, sans se retourner. Une brise fit s’envoler des larmes que le protocole avait tenté d’étouffer.

 

 

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Prologue : Lointains cousins et monde nouveau

 

Alors, les Malussat, eux aussi, prirent la route. Forcés à l’exil des terres qui avaient vu naître leur famille. Ils traversèrent des terres sans nom, vastes, muettes, où rien ne semblait retenir le regard, puis vinrent les montagnes, longues, froides, difficiles, comme si chaque pas devait y être arraché plutôt que posé. C’est ainsi qu’ils franchirent les frontières de Stendel, non dans l’élan, mais dans l’usure, dans cette fatigue qui finit par remplacer toute autre forme de volonté. Mais au-delà, rien ne s’apaisa. Les montagnes de Glindel se dressaient encore, plus rudes, plus fermées, comme si elles cherchaient à éprouver ceux qui n’avaient pas de raison suffisante de continuer.

 

Plus loin, ils trouvèrent un domaine. Rousset.

D’autres Provençaux s’y étaient installés bien avant eux, arrivés depuis des générations, assez longtemps pour que leurs manières aient changé sans disparaître. Il y avait là quelque chose d’étrangement familier, dans les voix, dans les gestes, dans la façon dont la pierre était posée sur la pierre. Ce n’était plus tout à fait ce qu’ils avaient connu, mais ce n’était pas non plus étranger. Alors certains restèrent. Pas tous. D’autres se joignirent à eux.

À Rousset, on parlait déjà d’ailleurs. D’un passage incertain, d’un monde encore mal compris, dont le nom circulait comme une rumeur persistante. Nostra. On le disait instable, difficile d’accès, mais riche, ou du moins assez pour que l’idée s’y accroche. On disait aussi que d’autres, les Beaumel, étaient partis avant eux, emportant avec eux une part de cette curiosité qui ne laisse jamais les hommes en paix.

 

Alors ils reprirent la route. D’ailleurs, c’est durant ce voyage que naquit Adrian, huitième des Malussat, et premier à naître en dehors de Provence. C’est ce jeune homme qui serait amené à faire perdurer la lignée exilée. Et comme un passage de flambeau, c’est dans des circonstances floues qu’Arnaud, lui, sacrifia sa vie pour faire perdurer ses gens. Mais cela, c’est une histoire pour un autre jour.

 

- - -

 

On raconte que c’est ainsi que les Malussat atteignirent Nostra. Le passage ne se franchissait pas sans risque, et beaucoup hésitèrent avant de s’y engager. Certains renoncèrent. D’autres passèrent, sans certitude de retour, portés moins par l’espoir que par l’impossibilité de rester ailleurs. Et de l’autre côté, ils ne trouvèrent rien de ce que l’on promet d’ordinaire aux hommes.

 

Ni cité, ni route.

 

Seulement des terres ouvertes, encore silencieuses, à l’image de cette famille exilée.

 

Après moult semaines de marche, de navigation, la caravane provençale s'arrêta dans une plaine, bordée de montagnes, de forêts et d'un océan sans limite.  Adrian Malussat resta un instant sans rien dire, observant les lignes du relief comme on jauge un endroit avant d’y laisser quelque chose de soi, puis il souffla, presque pour lui-même :

 

Aquí bastirem la nòstra Castelana.

 

Accords 

 

Dûché de Rochebrume (Skykkou, également membre de ce nouveau projet)
 

Divulgacher

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Et voici la fin de la demande,
Merci pour la lecture o/

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  • Thalkion a changé le titre en [Classique] Castellane

Ah un moment donné mon Thalkion, va falloir arrêter de tourner autour du pot, ca transpire les projets du Sud avec déjà plusieurs projets effectués par tes soins et pas une seule fois, pas une seule fois, on a eu le droit à la moindre production de Ricard. Pas un seul petit jaune sur les terrasses ! Pas le droit au bonheur !

 

Et bien Castellane répond à tout ça ! Enfin !

 

Je veux des terrains de pétanques sur la grande place, je veux des petits vieux qui kiffent leur retraite sur Castellane. Un petit café sur la grande place où ca vend plus de pastis que de café. 

 

Castellane c'est beau, c'est la lavande, c'est le soleil, c'est l'avant-gout des vacances pour des gens du Nord comme moi. 

C'est le projet qui donne envie de profiter avec les copaings !

 

 

C'est peu chère, voilà mon +1 

 

 

Tié un tigre ! 

 

 

Modifié par Stalroc
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Hello !

 

Si je viens ici c'est pour 2 choses !

 

Tout d'abord je donne mon accord pour s'installer a coté de Rochebrume (mdrrrrrr logique) ET surtout je viens pour soutenir cette demande. Etant déjà un grand fan de Rousset et du mas de Beaumel je ne peux que venir... j'avoue que je suis aussi fan de the Witcher 3 blood and wine, un peu… bon beaucoup d'accord MAIS j'assume.

 

Que dire de cette demande, c'est beau, c'est le sud, c'est comme l'a déjà dit Stalroc c'est les vacances avant l'heure ! les builds et visuel fourni sont vraiment cool. J'attends vraiment la nouvelle cuvée de ce projet !

 

C'est évidemment un immense OUI pour moi !

 

Sky ! 

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Hello,

Petite mise a jour : 
- Mise en page
- Ajout des accords de voisins (Rochebrume)
- Ajout de nouveaux screens montrant les maisons "bourgeoises" :

 

Divulgacher

 

Ces bâtiments s’inspirent directement de l’ambiance de Toussaint et de Beauclair (Blood and Wine), avec des façades colorées, travaillées et assez élégantes, bien plus grandes que celles montrées ici. On est clairement sur des maisons bourgeoises, avec des encadrements en pierre, des détails soignés et des jeux de couleurs plus affirmés que dans le reste de la ville. Elles viendront structurer la place du marché viticole (place en haut a gauche, sur le plan). Ici se retrouveront à terme les producteurs, vendeurs de vin de tout Castellane, et a terme de Nostra.

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Bonjour à tous,

 

Je souhaite apporter mon soutien à Thalkion pour ce magnifique projet dont j'apprécie tout particulièrement les petites ruelles serrées !

 

Ceci est une suite logique après Beaumel et je ne doute pas que cette nouvelle ville ne devienne un haut lieu de culture et de gastronomie nostrienne.

 

Bonne chance à lui pour ce nouveau défi

 

Longue vie.

Modifié par EdgarLamouille
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Hello,

 

Ayant évidemment beaucoup apprécié le Mas de Beaumel, il est naturel que je vienne soutenir l’amigo Thalkion pour ce projet d’une toute autre envergure — d’autant plus qu’il m’a promis une baraque sur son projet, ouais.

Thalkion revient bosser un style qui lui est propre, mais cette fois-ci avec une flambée de nouveaux blocs. C’était sûr, en fait.

 

Gros soutien évidemment, le projet promet d’être riche à tous les niveaux.

 

 

Suljii

Modifié par Suljii
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Holà !
J'apporte mon entier soutien à Castellane, parce que franchement, qui peut dire non à un projet qui sent bon la lavande et le pastis ? De plus mené par le maître en la matière ?
Ça fait très plaisir de voir un projet qui mise sur une ambiance aussi chaleureuse. Finalement, il ne manquait qu'à cette équipe les nouveaux blocs apportés par la mise à jour pour briser toutes leurs chaînes en termes de créativité.
Le délire "sud de la France / Toscane" avec les petites ruelles irrégulières et les places ombragées, c'est exactement ce qu'il faut pour donner un côté vivant et plaisant à la carte. C’est le genre d’endroit où on a juste envie de poser son perso en terrasse pour écouter les cigales.
Niveau build, les screens montrent un sacré niveau. On sent que Thalkion et sa dream team maîtrisent totalement leur sujet. Pour les malheureux n'ayant pas eu la chance de visiter le domaine de Rousset, le mas de Beaumel ou encore les récents travaux sur Ninegÿr, ceux-ci témoignent de tout l'amour et le soin apporté aux détails dans leurs constructions.

Entre les façades colorées et le travail sur les ruelles, sans parler de la prise de risque audacieuse sur les matériaux qui est réussie à merveille : on voit tout de suite l’expérience qu’ils ont acquise sur leurs anciens projets. C'est propre, détaillé, et l'inspiration The Witcher / Toussaint qui apporte un vrai plus. 
Bref, c'est les copaings, c'est le sud, c'est le pastis. C'est génial !
Gros +1 pour moi, vivement l'ouverture du terrain de pétanque !
J'effectue le bisou.

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Bonjour !

 

J'écris ces quelques mots en tant que joueur !

 

Je viens donc soutenir le brave Thalkion dans ce nouveau projet bien provençal et bien chaleureux. Après Rousset et le Mas de Beaumel, Thalkion s'attaque cette fois ci à un plus gros morceau, et ça promet du lourd ! Je me rappelle encore il y a plusieurs années l'arrivée des quarts de blocs et les possibilités qu'ils lui ont donné pour travailler ce style (à grands coups d'inspirations sur l'incroyable dlc Blood and Wine de The Wticher), qu'il perfectionne depuis au moins 8 / 9 ans.

 

L'ensemble est travaillé, cohérent, et on a même le droit à un peu de Vauban, que du plaisir ! Quant à ce grand territoire, je pense que les travaux de Thal' sur NInegyr sont une preuve suffisante de sa capacité à aménager celui-ci jusque dans les moindres détails.

 

En bref, toute ma confiance et tout mon soutien pour ce nouveau projet ! Hâte d'aller me balader dans les rues de Castellane, et de m'y arrêter boire un petit pastis (ou deux, trois, dix..).

 

Ghid'

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Bien le bonsoir ! 

 

Je me permets de venir soutenir la demande de mon brave camarade Thalkion, la première fois que j'ai découvert l'architecture provençale c'était grâce lui sur Rousset et comme d'habitude c'est magnifique.

 

Le style est vraiment chouette on retrouve le côté pittoresque provençale qu 'on peut avoir dans les villes du sud de la France et c'est vraiment quelque chose que j'apprécie beaucoup. 

 

Bref j'ai hâte de donner un coup de main sur le projet !!!

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Hello!

Encore un banger absolu avec encore une fois la signature unique du Thal' sur ce nouveau projet, tu reçois bien évidemment mon soutiens pour Castellane

Très heureux de voir quelque chose de nouveau avec toujours avec un petit clin d'oeil à Rousset et au Mas de Beaumel et surtout avec une fidélité absolue à tes références

 

C'est +1

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Bonsoir,

 

Je viens soutenir Thalkion dans le cadre de sa demande de projet.

 

Très heureux de voir une nouvelle demande made in Thalkion surgir ! On vois que le style a été travaillé et que le projet est mûr : tout en couleur et des maquettes qui font honneur aux paysages méditerranéens du sud de la France.

 

Pour parler de Thalkion, c'est un joueur qui a un bon CV en terme de build et d'agencement de projet/game design :  Rousset, Ninegÿr, en passant par les différents projets de la garde, et plus récemment le Mas de Beaumel  etc... que j'ai eu plaisir de visiter : la cohérence, la référence à certaines traditions sont évidement à souligner !

 

Gros soutien évidement !

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Bonjour,

 

Que dire, si ce n’est que l’architecture est magnifique ! @Thalkion réussit à réinventer son style et à proposer des projets toujours différents tout en conservant une DA identique, ce qui est très appréciable. Autant dire que l’inspiration initiale est très joviale, et nul doute que cela ajoutera à Nostra un projet une fois de plus bien différent de ceux déjà lancés.

 

C'est +1 sans hésiter

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Hello

 

Le RP me semble vraiment court, est-ce qu'une impression ? Si on compare à la demande de Rousset par exemple, cela me semble un peu léger pour une demande classique. Penses-tu pouvoir étoffer un peu plus l'histoire de ton projet ? Un format "wiki" me conviendrait aussi si tu manques d'inspiration pour une histoire narrée ;) 

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Merci du retour, je vais prendre quelques semaines pour produre quelque chose de plus qualitatif. Je te contacterai une fois la demande prête a être réétudiée.


Bon jeu

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Bonjour, voici donc le roleplay étoffé. A mon sens, il serait malhonnête d'écrire une histoire expliquant comment Castellane se construit, se développe, alors même que le projet est (diégétiquement parlant) même pas accepté. Ce genre d'histoires viendront avec le lancement et les mises à jour, une fois le projet accepté (s'il l'est, bien entendu). Alors plutôt que d'écrire "vers l'avant", voila donc un regard vers l'arrière, expliquant plus largement d'où vient la famille fondatrice de Castellane, de son annoblissement, ses premiers tatonnements, à son exil vers Nostra. Bonne lecture.
 

Divulgacher

Chapitre 1: Le vin et l’honneur

 

Comme souvent à cette époque, sur les petites routes du duché de Provence, là où les cartes sont imprécises, les noms inaudibles pour des étrangers, il existait une auberge. Nul ne savait vraiment quand l’édifice avait été bati. Ma

is à l’époque où se déroule l’histoire qui nous intéresse, soit à la fin du IVe siècle provençal (à peu près l’an -100 du calendrier érachien), elle était bien là, cette petite taverne.

 

Son nom s’est perdu, et depuis, d’ailleurs, ce batiment ne sert plus que d’entrepôt au camerlingue local. Mais c’était un établissement honorable. On y arrivait par fatigue, par nécessité, parfois par malchance. En tout cas, presque jamais par recommandation.

 

Le lieu n’avait pourtant rien d’infamant, mais rien non plus qui puisse retenir un homme plus longtemps que le temps d’un repas et d’une nuit. C’était une bâtisse basse, faite de pierre calcaire mal jointée, surmontée d’un toit de tuiles branlantes dont certaines semblaient tenir davantage par habitude que par véritable solidité. Tout l’art architectural de provençaux modestes, en somme. Là, une enseigne, accrochée de travers, grinçait au vent. Dessus, une huppe fasciée maladroitement peinte, se balançait au grès du mistral. À l’intérieur, y avait une grande salle unique, traversée par l’odeur du bois brûlé et du vin renversé, où quelques tables épaisses accueillaient les voyageurs de passage.

 

Pour l’anecdote, on y servait un vin honnête (parfois trop jeune, parfois trop dur) et des plats simples, dont la qualité variait selon les jours, les saisons, et sans doute de l’humeur de celui qui les préparait.

 

Car il y avait, en ces lieux, un homme. Un homme large d’épaules, un peu bourru pour tout dire, lent dans ses gestes, et doté de cette étrange tranquillité que l’on retrouve chez les Provençaux. Il parlait peu, réfléchissait peu (ou du moins donnait-il cette impression) et semblait vivre au rythme immuable des barriques qu’il ouvrait et des clients qu’il servait. Rien, chez lui, ne trahissait la moindre ambition. Rien ne laissait penser qu’il pouvait aspirer à autre chose que ce qu’il était déjà. La tranquillité à l’état pur. Ou la pure passivité ? On disait de lui qu’il était simple. Et dans bien des bouches, cela ne tenait pas du compliment. Cet homme se dénommait simplement “Lussa”.

 

L’auberge, qui d’ailleurs tenait plus du mas, le nom qu’on donne aux corps de ferme de Provence, fonctionnait. Les chevaux y trouvaient un abri, les Hommes un repas, et les routes, aussi mauvaises fussent-elles, finissaient toujours par y mener quelqu’un. À défaut d’être remarquable, le lieu était fiable. Et dans ces régions, cela suffisait amplement.

Jusqu’à ce que cela ne suffise plus.

 

-  -  -

 

Le voyage, à l’origine, n’avait rien d’exceptionnel. Une inspection, peut-être. Ou quelque déplacement entre deux terres du duché. A cette époque là, le duché de Provence était tout jeune. S’il englobait désormais tout le territoire de Provence tel qu’on le conçoit de nos jours, à l’époque, il avait dû le partager avec d’autres petits royaumes. Rolland de Millon, premier duc de Provence s’était servi des luttes intestines du royaume d’Oc pour prendre la pleine possession des terres. Bref.

Si le duc Rolland avait passé l’arme à gauche peu de temps après, c’est sont fils, Armel, qui avait repris le flambeau de ce très jeune duché. Ce qui nous amène au trajet qui nous intéresse. Le genre de trajet que l’on entreprend sans faste, accompagné de quelques hommes sûrs, en espérant qu’il se déroule sans accroc. Mais comme souvent dans ces contrées encore mal dessinées, la nuit tomba plus vite que prévu, et avec elle cette fatigue tenace qui ne laisse guère de place à l’orgueil.

 

On chercha un abri. On trouva l’auberge de Lussa.

 

Les chevaux furent tirés à l’intérieur de la déjà vieille dépendance sans cérémonie, les bottes frappèrent le sol poussiéreux, et la porte s’ouvrit sur la chaleur épaisse de la salle. Le tenancier leva les yeux, observa les arrivants, nota sans doute leurs armes, leurs habits, leurs montures. D’un pas lent, telle la hupette fasciée de l’enseigne à l’extérieur, il s’approcha, essuya ses mains sur un torchon déjà bien entamé, et désigna d’un geste lent les tables encore libres. Il posa du pain, tira le vin, fit monter une marmite déjà prête. Puis, à la stupeur de ces nouveaux clients, continua son ouvrage comme si rien, absolument rien, ne distinguait ces nouveaux venus des autres.

Il ne reconnut pas le duc. Autour de la table, pourtant, la scène avait quelque chose d’étrange.

 

Car là, dans cette salle basse, éclairée par un feu trop vif et quelques chandelles vacillantes, se trouvait le deuxième duc de Provence, assis sur un banc grossier, mangeant dans une écuelle imparfaite, servi par un homme qui ne pliait ni le genou ni l’échine. Non par insolence, mais par ignorance. Ce qui, à bien des égards, était pire. Les regards commencèrent à se croiser. Discrets d’abord, puis plus insistants. On murmura à voix basse tout en tentant de cacher le fait que, là, dans les têtes, les esprits s’échauffaient. On évoqua les usages, les convenances, ce que l’on devait à un homme tel que celui qui, en cet instant, buvait un vin trop jeune dans une auberge sans nom.

 

Lussa, lui, continuait. Il remplissait les coupes, débarrassait les tables, revenait avec d’autres plats, toujours avec cette lenteur tranquille, presque déroutante, comme si rien ne venait troubler l’ordre habituel des choses.

Et c’était précisément là le problème.

 

- - -

 

Armel, le jeune duc d’à peine 25 ans,observa. 

Il scruta l’homme, ses gestes simples, son absence totale de calcul. Il observa aussi ses propres gens, leurs tensions à peine dissimulées, leurs attentes silencieuses. La situation n’était pas dangereuse. Personne ne risquait sa vie, ni même son honneur immédiat. Car, ultimement, le duc avait été reçu. Correctement, même. Pas de façon luxueuse, mais correcte. Pour autant, il reste le duc de ces terres. Et cela, dans un monde où tout se batit sur les nouvelles apparences, les nouveaux titres, ne pouvait rester sans réponse.

 

Le silence s’installa, plus lourd qu’il ne l’aurait dû. Puis, dans un geste presque las, le duc posa sa coupe. Et parla. Les mots exacts ont été perdus (bien qu’une balade écrite a posteriori relate ces faits, certes de façon extravagante) mais leur sens, lui, n’a guère changé. Calmant ses suivants qui se voyaient déjà rotir le tenancier et sa taverne avec, il déclara simpelemnt que l’homme qui l’avait accueilli ne pouvait être un simple tavernier. Qu’aucun roturier ne recevait ainsi un duc sans que cela ne vienne troubler l’ordre des choses.

Et que, par conséquent, cet homme ne l’était plus.

 

Les regards se tournèrent vers le tavernier, qui tenait encore une cruche entre les mains, et qui mit, dit-on, un certain temps à comprendre que l’on parlait de lui. Il faut dire que Lussa, comme la très grande majorité des provençaux de l’époque, parlait la langue d’Oc, un patois qui donnerait plus tard naissance au provençal tel qu’on le connait. Lez duc lui, parlait déjà cette forme plus élaborée, plus savante, plus riche. En somme, la tavernier avait dû comprendre un, deux ou peut-être trois mots de ce qu’on lui avait dit.

Il cligna des yeux, regarda autour de lui.

 

Puis, avec une hésitation presque comique, désigna vaguement sa propre poitrine, comme pour s’assurer qu’il n’y avait pas erreur. Comprenant manifestement que son interlocuteur avait peu ou prou compris, le duc hocha la tête, imperturbable. Il exigea qu’on apporte l’épée de Rolland, la sainte relique de son défunt père. Celle qui, par-ailleurs avait anobli et anoblirait ensuite beaucoup d’autres. Armel, duc de Provence, éleva le tavernier, là, dans cette salle basse, sans cérémonie véritable, sans faste, mais avec toute l’autorité que lui conférait son rang. Et le nom, dites-vous ? Eh bien, cela s’était passé dans le mas de Lussa. 

 

Ainsi naquit la maison des Malussat. Entre une table mal équarrie et un vin trop jeune. L’homme, lui, ne changea guère. Le lendemain, ou le surlendemain, il continua sans doute à servir, à ouvrir ses barriques, à parler peu. Mais désormais, l’auberge de Malussat avait un nom.

 

 

- ─ ──────── ─⊰ - ⊱─ ───────── ─ -

 

Chapitre 2 : Le poids du nom 

 

On dit parfois que les noms élèvent les hommes. Qu’ils les précèdent même, et qu’ils ouvrent les portes avant qu’ils n’aient eu le temps de frapper.

Mais pour les Malussat, les choses ne se passèrent jamais ainsi. Puisque, ce nom-là, personne ne l’attendait vraiment, à la base. Et surtout, personne ne savait quoi en faire. Il flottait là, un peu de travers, comme une chose posée au mauvais endroit mais que personne n’osait déplacer.

 

Le premier des Malussat, lui, ne s’en soucia guère. Fidèle à lui-même, il continua sa vie comme on continue une journée entamée trop tôt, sans vraiment se demander ce qui avait changé entre le matin et le soir. On lui donna des terres (modestes, oui, mais assez larges pour qu’un homme puisse s’y perdre sans jamais croiser personne s’il le voulait vraiment) et il s’y installa avec cette même lenteur tranquille qu’il mettait autrefois à servir le vin, essuyant distraitement les cruches sans jamais regarder ceux qui buvaient.

Ainsi naquit le domaine viticole de Labeaume, face à la capitale du duché, Beauchastel. Ce même domaine qui, des siècles plus tard, deviendrait l’un des plus prospères de Provence. C’est, pour l’anecdote, celui qui marquerait le plus l’esprit d’Halwynt Thalkion, un stendelien venu de loin, à l’est, et qui n’avait à la base que peu d’intérêt pour le vin. Mais revenons à notre premier Malussat.

 

Lussa planta. Lussa observa. Lussa attendit. Il vécut, surtout, sans jamais chercher à comprendre ce qui lui était arrivé. Et peut-être était-ce mieux ainsi.

Car ceux qui comprirent, eux, n’eurent jamais cette paix. Son fils, Arthur, d’abord. Puis les suivants. Eux virent très vite ce que leur père n’avait pas voulu voir, ou n’avait simplement pas su nommer. Ils comprirent que ce nom qu’ils portaient n’était pas un héritage, pas vraiment, mais une sorte d’anomalie, et même pis, un devoir. Une décision prise ailleurs dans un autre temps, dans une taverne qui n’existait déjà plus à l’époque du troisième descendant des Malussat. En bref, ils étaient par leur nom et malgré eux, soumis par run moment qui ne leur appartenait pas, et qu’il leur fallait désormais porter, expliquer, justifier (sans qu’on ne leur dise jamais comment). Vous avez “comment” on devient un chevalier ? Moi non.

 

Les Malussat n’avaient pas été les tout premiers nobles du duché de Provence, mais ils étaient manifestement parmi les premières salves. Et surtout, ils étaient de ceux qui n’avaient jamais cherchés à le devenir, faisant d’eux une réelle anomalie. Et puisque la machine est toujours un peu lente à se mettre en route, on ne leur reprochait rien, jamais directement. On les regardait. Et cela suffisait largement. Les Malussat apprendraient.

 

- - -

 

Dans les cours, dans les salles, sur les routes même, il y avait toujours ce léger flottement quand ils arrivaient. Une politesse un peu trop appuyée par l’étiquette provençale, ou au contraire trop brève pour être honnête. Des silences qui duraient une seconde de trop. Même les descendants de Lussa conservaient cette étourderie un peu brute, un peu gauche, comme un reste de quelque chose qui ne s’était jamais vraiment ajusté. Des regards qui s’attardent. D’autres qui se détournent trop vite. Et parfois, dans un sourire mal retenu, presque fatigué, une question qui ne trouvait pas sa voix mais qui se lisait pourtant très clairement : “qu’est-ce que vous faites là ?” Pure jalousie en vérité. Ultimement, les hautes-gens de Provence, ceux qui avaient accompagnés les premiers ducs, les premiers nobles, ne comprirent jamais pour quelle raison Armel, le second duc, avait anobli Lussa. La vérité, eh bien, c’est que les Malussat n’étaient pas les plus nobles, les plus courageux, les plus forts. Ils étaient simplement les plus intègres.

 

Ce fut Armand Malussat qui porta cela le premier. Il était le deuxième fils de Lussa, et il n’avait rien d’un grand homme. Ni la prestance, ni la parole facile, ni cette assurance tranquille que certains semblaient recevoir à la naissance, comme un manteau bien taillé qu’ils n’avaient qu’à enfiler. Mais il avait autre chose. Quelque chose de plus lourd. Il savait. Il savait qu’il n’était pas à sa place. Ou du moins, pas encore. Alors il essaya.

 

Et pour dévoiler un peu la fin de cette histoire, eh bien, il réussit.

Pas avec élégance. Pas avec génie. Et certainement pas avec aisance.

Mais avec une application stricte, presque douloureuse, comme un homme qui apprend un geste trop tard et qui refuse pourtant de le lâcher. On lui apprit à tenir une épée, qu’il maniait comme on tient un outil mal connu, avec prudence, avec raideur, en réfléchissant trop à chaque mouvement. On lui apprit à parler, à attendre, à mesurer ses mots jusqu’à les user avant même de les prononcer.

 

Et à lui seul, Armand fit des Malussat une ligne de chevaliers tels qu’on les voit encore aujourd’hui en Provence. Enfin, jusqu’à leur bannissement. Avec, toujours, ce léger décalage. Ce côté rustre, un peu trop franc, un peu trop lent parfois. Mais des chevaliers.

Et honnêtes avec cela.

 

- - - 

 

Sur leurs terres de Labeaume, des siècles durant, les Malussat s’enracinèrent comme ils le pouvaient. La vigne prit lentement. Capricieuse d’abord, refusant les sols, brûlant sous une cagne ou gelant trop tôt. Puis, année après année, elle céda. On apprit les terres, les vents, les saisons. On se trompa beaucoup. On recommença souvent. Armand fut le premier des Malussat à être enterrés au cimetière ducal de Beauchastel. Lussa, lui, avait préféré être entérré sous le pas de la porte de sa vieille auberge, devenue domaine viticole.

.

Les descendants d’Armand ne furent plus tout à fait comme lui. Ils n’eurent pas à prouver qu’ils avaient le droit d’exister, seulement à ne pas le perdre. Cela ne les rendit ni plus brillants, ni plus fins, mais cela les rendit plus sûrs. Là où Armand avançait comme on marche sur une pierre instable, eux posaient le pied avec une forme d’évidence nouvelle, encore maladroite, mais déjà installée. Logique, après tout. Ils grandirent dans des maisons qui tenaient debout. Dans des terres qui répondaient. Dans un nom qui, à force d’être porté, avait fini par peser autrement. On ne les regardait plus exactement comme on regardait le vieux Lussa. Le poids du nom en somme.

La taverne, d’ailleurs, n’existait plus vraiment. C’était devenu le domaine.

 

- - -

 

Avec les décennies, puis les siècles, cela ne fit que s’ancrer davantage.

Les Malussat ne furent jamais de ces chevaliers que l’on chante dans les grandes salles, ni de ceux dont les exploits traversent les frontières du duché. Leur nom ne s’attacha jamais aux grandes victoires, ni aux faits d’armes éclatants. On les trouvait sur les routes, dans la poussière et la boue, aux abords des domaines, dans ces missions que l’on ne confie pas aux plus prestigieux, mais aux plus sûrs. Ils escortaient, ils surveillaient, ils maintenaient.

Et surtout, ils revenaient. Toujours.

 

 

- ─ ──────── ─⊰ - ⊱─ ───────── ─ -

 

Chapitre 3 : Honte et disgrâce

Depuis plusieurs jours déjà, quelque chose n’allait plus. Pas vraiment. Ou plutôt, si, mais pas de façon franche. Comme un boeuf dans la pièce qui beugle, qui râle, que tout le monde voit mais personne ne souhaite entendre. Bref, rien que l’on puisse montrer du doigt, rien qui mérite qu’on s’arrête dessus plus de quelques secondes. Juste une gêne, un truc qui restait là, installé sans prévenir, comme un courant d’air froid qui passe sous une porte mal fermée et qu’on finit par oublier, jusqu’au moment où il devient impossible de ne pas le sentir. 

A Labeaume, les hommes travaillaient, les bêtes tiraient, les outils frappaient la pierre et la terre avec cette régularité rassurante qu’on donne aux choses qui ne doivent pas s’arrêter, et pourtant, dans les gestes, dans les regards échangés trop vite ou pas assez, dans ces silences qui revenaient sans prévenir, il y avait autre chose. Une attente, peut-être. Ou pire encore, la sensation que quelque chose approchait, lentement, sans se presser.

Arnaud, fils d’Alban, petit-fils d’Alvin, lui-même fils d’Armand, n’avait rien dit. Le septième des Malussat continuait sa vénérable mission comme toujours. Ou comme il avait appris à le faire depuis que ce nom lui était tombé dessus sans qu’il l’ait jamais vraiment demandé dès sa naissance. Toujours et encore, le poids du nom. 

 

Ce matin-là, à la cour ducale de Beauchastel, rien ne différait des autres jours. Pourtant, anticipant la fin de notre récit, tout aller bientôt changer pour les Malussat. La lumière matinale, déjà tapante à assommer les vaches, traînait encore sur les collines, accrochée aux reliefs comme si elle hésitait à monter plus haut, et les vignes retenaient dans leurs feuilles l’humidité de la nuit. La belle rosée du matin. Dans les rues de la capitale provençale, des hommes s’interpellaient déjà à demi-voix d’un langage fleuri mais sincère. Ici, une roue grinçait, là, quelqu’un jurait (encore) contre un outil mal fixé. Rien. Rien qui mérite d’être retenu. Et pourtant, quelques mètres plus haut, dans la grande salle de reception des Millon, ce fut le silence. Pas un silence complet, non, mais ce moment étrange où plusieurs bruits cessent en même temps, sans qu’on sache pourquoi, comme si quelque chose venait de traverser l’espace sans être encore visible. On l’avait convoqué. Mais pour quoi ? Arnaud le sentit avant de se retourner, et quand il le fit, ils étaient déjà là.

La duchesse, Satine, fille d’Enjolras, et lointaine descendante d’Armel, second duc de Provence, n’avait pas fait le déplacement. Ses quartiers étaient pourtant là, derrière cette porte au fond de la pièce. A la place, il y avait trois hommes, deux soldats et un clerc, et c’était suffisant. Les mains des soldats ne quittaient pas leurs armes, pas posées dessus, pas encore, mais proches, toujours proches. Rien d’agressif, rien de démonstratif, mais aucune place pour l’erreur : ils n’étaient pas venus pour discuter et, manifestement, Arnaud n’aurait tout de façon pas droit de réponse. Le clerc descendit le premier, sans se presser. Il prit le temps de regarder le chevalier installé dans son armure rutilante. Ses yeux passèrent de l’épée à l’écusson représentant une sorte de hupette. Puis, son regard revint se planter dans celui du noble Malussat, avec cette précision presque dérangeante de ceux qui savent déjà ce qu’ils viennent chercher.

 

- - -

 

Arnaud Malussat.

 

Ce n’était pas une question. Arnaud ne répondit pas tout de suite, non par hésitation, mais parce que la réponse n’avait aucune importance. Il était inutile de répondre. Il hocha simplement la tête.

 

Oui.

 

Autour d’eux, personne ne bougeait. Les regards passaient de l’un à l’autre, cherchant quelque chose, une indication, un signe, n’importe quoi qui permettrait de comprendre comment se tenir dans ce moment qui n’avait pas encore de forme claire. Mais il n’y avait rien. La foule de nobliaux gras ferait office de public témoin, manifestement.

Le clerc sortit un parchemin. Le geste était simple, presque banal, mais il fit naître un poids étrange dans l’air, comme si tout se fixait d’un coup. Le destin des Malussat était scellé à l’instant ou cet objet avait été montré. Autant que le sceau lui-même qui, le chevalier le reconnassait, venait de la duchesse. Il y avait le “S” et le “M”, initiales de la duchesse Satine de Millon. Le papier se déplia dans un léger craquement, et pendant une seconde, ce fut le seul bruit que l’on entendit. Puis les mots vinrent. Ils tombèrent sans trembler, sans hésiter, comme des choses déjà dites ailleurs, trop souvent pour encore porter quoi que ce soit. Arnaud en entendit certains, en devina d’autres. “Hérésie. Déviation. Trouble.” Des mots lourds, faisant référence à l’ancien, qui ne laissent pas de place à l’erreur, et encore moins à la discussion. Il ne chercha pas à interrompre. Il ne détourna pas le regard. Il écouta. Jusqu’au bout.

Quand le clerc replia le parchemin, le silence qui suivit pesa plus lourd encore que les paroles qui venaient d’être prononcées. Personne ne parlait. Personne ne bougeait.

 

Les terres sont reprises, dit simplement l’homme. Les biens seront inventoriés. Vous pouvez partir avec ce que vous portez.

 

Rien de plus. Pas de menace, pas de colère, juste une décision. Armand inspira lentement. Il regarda autour de lui, les visages, les hommes, les vignes. Tout était encore là, exactement à sa place, et pourtant, plus rien ne lui appartenait. Il hocha la tête, une seule fois, comme on accepte quelque chose que l’on savait déjà.

 

Bien.

 

Le mot tomba sans force, mais sans tremblement. Et cela suffit. Le clerc ne répondit pas, les soldats restèrent immobiles. Ils n’avaient rien à faire. Et pourtant, la vie reprit dans la salle. Pas immédiatement, mais presque. Un homme fit claquer ses pièces d’armure, un autre se détourna, quelqu’un murmura quelque chose que personne ne releva. Le monde continuait, comme si de rien n’était. Et pendant ce temps, le blason des Malussat était déjà déccroché des murs du château ducal. 

Dans un silence assourdissant, la fière famille qui avait, durant trois siècles, servi les ducs de Provence, venait de disparaitre. 

 

- - - 

 

Le départ, lui, fut plus lent, plus lourd. On rassembla ce qui pouvait l’être, des sacs, des outils, quelques vivres. Rien qui ressemble à une vie entière, mais tout ce qu’il en restait. Les gestes étaient précis, presque mécaniques, comme si chacun cherchait à éviter de penser à ce qu’il faisait réellement. Certains vinrent sans un mot, d’autres restèrent. Mais pour la plupart, tous les employés, tous les domestiques, firent leurs bagages. Si la disgrâce avait affligée les Malussat, par ruissellement, la honte se repercutait sur tous les autres. Un vieil homme, sachant très bien que le dernier printemps de sa vie avait commencé, regardait la scène sans bouger, les yeux vides. Cela ne servirait à rien de partir. Autant décrépir ici. Une femme serrait contre elle un enfant trop jeune pour comprendre, mais assez pour sentir que quelque chose se brisait. Arnaud ne demanda rien. Il ne chercha pas à convaincre. Il savait déjà.

Quand il passa une dernière fois entre les rangées de vignes du domaine de Labeaume, il ralentit. Les feuilles tremblaient à peine sous le vent, les ceps s’alignaient comme ils l’avaient toujours fait. Rien n’avait changé. Rien ne changerait. Seuls eux partaient. Il resta là quelques secondes, puis reprit sa marche, sans se retourner. Une brise fit s’envoler des larmes que le protocole avait tenté d’étouffer.

 

 

- ─ ──────── ─⊰ - ⊱─ ───────── ─ -
 

Prologue : Lointains cousins et monde nouveau

 

Alors, les Malussat, eux aussi, prirent la route. Forcés à l’exil des terres qui avaient vu naître leur famille. Ils traversèrent des terres sans nom, vastes, muettes, où rien ne semblait retenir le regard, puis vinrent les montagnes, longues, froides, difficiles, comme si chaque pas devait y être arraché plutôt que posé. C’est ainsi qu’ils franchirent les frontières de Stendel, non dans l’élan, mais dans l’usure, dans cette fatigue qui finit par remplacer toute autre forme de volonté. Mais au-delà, rien ne s’apaisa. Les montagnes de Glindel se dressaient encore, plus rudes, plus fermées, comme si elles cherchaient à éprouver ceux qui n’avaient pas de raison suffisante de continuer.

 

Plus loin, ils trouvèrent un domaine. Rousset.

D’autres Provençaux s’y étaient installés bien avant eux, arrivés depuis des générations, assez longtemps pour que leurs manières aient changé sans disparaître. Il y avait là quelque chose d’étrangement familier, dans les voix, dans les gestes, dans la façon dont la pierre était posée sur la pierre. Ce n’était plus tout à fait ce qu’ils avaient connu, mais ce n’était pas non plus étranger. Alors certains restèrent. Pas tous. D’autres se joignirent à eux.

À Rousset, on parlait déjà d’ailleurs. D’un passage incertain, d’un monde encore mal compris, dont le nom circulait comme une rumeur persistante. Nostra. On le disait instable, difficile d’accès, mais riche, ou du moins assez pour que l’idée s’y accroche. On disait aussi que d’autres, les Beaumel, étaient partis avant eux, emportant avec eux une part de cette curiosité qui ne laisse jamais les hommes en paix.

 

Alors ils reprirent la route. D’ailleurs, c’est durant ce voyage que naquit Adrian, huitième des Malussat, et premier à naître en dehors de Provence. C’est ce jeune homme qui serait amené à faire perdurer la lignée exilée. Et comme un passage de flambeau, c’est dans des circonstances floues qu’Arnaud, lui, sacrifia sa vie pour faire perdurer ses gens. Mais cela, c’est une histoire pour un autre jour.

 

- - -

 

On raconte que c’est ainsi que les Malussat atteignirent Nostra. Le passage ne se franchissait pas sans risque, et beaucoup hésitèrent avant de s’y engager. Certains renoncèrent. D’autres passèrent, sans certitude de retour, portés moins par l’espoir que par l’impossibilité de rester ailleurs. Et de l’autre côté, ils ne trouvèrent rien de ce que l’on promet d’ordinaire aux hommes.

 

Ni cité, ni route.

 

Seulement des terres ouvertes, encore silencieuses, à l’image de cette famille exilée.

 

Après moult semaines de marche, de nvaigation, la caravane provençale s'arrêta dans une plaine, bordée de montagnes, de forêts et d'un océan sans limite.  Adrian Malussat resta un instant sans rien dire, observant les lignes du relief comme on jauge un endroit avant d’y laisser quelque chose de soi, puis il souffla, presque pour lui-même :

 

Aquí bastirem la nòstra Castelana.

 

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63 Tercevent de l’an 396

De la part du représentant impérial, au nom du Gouverneur Squirkiz, au service de l’Empire,

Adressé à messire Thalkion et aux artisans de Castellane,
 

Nous avons pris connaissance de votre récit, de la lignée des Malussat et de ce qui les a conduits des vignes de Labeaume aux chemins de l’exil, puis aux terres où d’autres Provençaux s’étaient déjà faits un nom avant vous. L’Empire ne confond pas l’honneur terni par la calomnie avec l’oubli des services rendus : ce que vos ancêtres ont porté sur les routes et sur les champs de bataille du duché demeure lisible pour qui sait lire au-delà des rumeurs.
 

Les cartographes impériaux ont désormais porté sur leurs relevés la plaine que vous décrivez au nord-est de Nostra, aux abords des montagnes et du grand sel, comme terre où votre famille et votre caravane ont posé le camp et entendent demeurer. Que nul n’y voie une concession vide de sens : où l’on trace une demeure, l’Empire attend qu’on y élève aussi l'ordre et la fidélité.
 

Que la pierre suive la pente, que le vin honnête coule sans hâte et que les noms des vôtres ne se perdent pas dans le vent des premières années : telle est, en somme, la substance de notre accord. Les terres délimitées sont les vôtres à titre de fondation impérialement notée. Qu’elles portent le nom que vous avez murmuré en arrivant sur cette grève encore vide de cité.
 

Longue vie à l’Empire.

Pour le Gouverneur Squirkiz,
son représentant impérial sur Nostra
 

 

Divulgacher

Les plus

  • La maquette est vraiment originale et elle match bien avec le plan prévisionnel 
  • Il y a beaucoup de constructions déjà essayées "en situation", avec végétation, chemins, irrégularité des sols, ça donne une bonne idée et ça se voit que tu y as passé du temps.
  • Les champs de lavande sur les pentes me renvoient à ce qu’on peut croiser du côté de Stendel ;)  dans un bon sens.
  • Côté récit, tu ne justifies pas le projet brique par brique et ça ne me dérange pas. Centrer sur les fondateurs et la lignée, et tu accroches Minefield et Rousset de façon assez fine, même si ça arrive tard dans le fil.

Les moins 

  • Quelques touches dans le récit m’ont un peu sorti du fil au début (le vent du sud nommé explicitement, et le lien avec Minefield n'apparait qu’assez loin dans le texte. J’ai vu un moment où tu ne parlerais pas du débarquement sur Nostra.
  • Sur les visuels, les volumes sont beaux et l’atmosphère méditerranéenne est là ; en revanche il n'y a pas de bâtiment phare de la demande (le chateau j'imagine), même si je comprends que tu vises surtout une ambiance et une signature architecturale.

Dans l’ensemble c’est une demande solide ; hâte de voir la place aux herbes et le château prendre forme !

 

Bonne construction!

 

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  • Squirkiz a changé le titre en [Validé][Classique] Castellane

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