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erache97

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    Dans un livre, enfin je crois...
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  1. calendrier Erachien, pour situer les RPs

    Woah, c'est du beau boulot. C'est propre et clair, c'est génial !
  2. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Chapitre quinze. La nuit se termine enfin, et vous allez pouvoir votre encore d'autres anciens revenir dans l'histoire... Je suis désolé pour ce jour de retard, mais j'ai été très occupé cette semaine. Le prochain chapitre devrait être là dimanche comme d'habitude normalement. J'espère. On verra bien. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la semaine prochaine ! (Ou du coup cette semaine puisque c'est dimanche normalement) Erache97 CHAPITRE 15 : LA RENCONTRE DES ANCIENS ALLIÉS ET LA FUITE L’aube montrait enfin sa présence. Ghosthand avait quitté le navire après sa nuit blanche. Il attendait sur l’un des pontons du port de Bowerstone. Un grand navire abordait sa phase finale d’amarrage, sous une fine pluie. Même si le ciel était gris, la luminosité ambiante indiquait bien que le Soleil était déjà levé. Un moment fut nécessaire pour que le navire soit immobilisé. Sur le pont, une femme observait l’homme sur le ponton. Les deux s’échangèrent un sourire et un regard entendu. C’étaient tout ce dont ils avaient besoin pour rattraper les mois d’absence l’un de l’autre, en tout cas quand ils étaient en public. La femme en question n’était autre que l’impératrice Velouttine. Elle portait des vêtements d’apparat noirs et roses, s’accordant avec le ruban trônant sur ses cheveux noirs. Des yeux perçants d’une couleur similaire scrutaient avec attention les dernières manœuvres de l’arrivée de son navire. Elle posa ses mains fines sur sa taille, l’une d’elle reposant sur la garde de son épée en acier damasquinée d’or qui pendait à sa ceinture. Le cuir de la ceinture était d’une extrême qualité, et la boucle affichait fièrement les armoiries de New Stendel. On plaça des rampes pour commencer le déchargement. L’impératrice descendit sans se presser, le regard perdu au loin. Arrivée en bas, Ghosthand s’était agenouillé pour la saluer. Elle soupira, puis le releva en le tirant vigoureusement par le bras. « Vous n’avez pas besoin de faire autant de manières, général. » Elle put observer son mari de plus près depuis si longtemps. Il était visiblement fatigué, mais était impeccable dans son armure, son gant blanc caractéristique à sa main gauche. Ils échangèrent un tendre sourire. « Et un baiser de retrouvailles ? » Demanda une voix, calme, posée, et au timbre sombre. Velouttine se retourna, et Ghosthand se pencha pour voir à qui appartenait cette voix qui lui semblait familière. Il n’eût pas besoin de plus d’une seconde pour voir à qui il avait à faire. L’homme descendit la rampe. Il était tout de noir vêtu. Il portait des chaussures cirées et un pantalon serré. Sur son torse, il avait un pardessus rendu humide par la pluie. A ses hanches pendaient des pistolets qui avaient soigneusement été repeints en noir, tout comme les poignées des épées visibles au dessus de ses épaules, les lames étant rangées dans des fourreaux croisés dans son dos. L’homme en noir avait le teint d’une pâleur presque fantomatique : on aurait pu croire qu’il n’avait jamais connu la lumière du Soleil. Ses lèvres minces étaient tordues en un sourire intéressé ainsi que ses yeux sombres et étroits n’inspiraient aucune confiance. Même plus, sa mine inspirait la peur. Quand il vit que Ghosthand l’avait remarqué, il donna une légère tape sur le devant de son tricône obscur pour le saluer, faisant s’agiter la longue plume sombre qui agrémentait le chapeau. Il continua de descendre sans changer le rythme de sa marche, tout en disant : « Bonjour, Ghosthand. Cela faisait un moment, n’est-ce-pas ? » L’interpellé avait masqué sa surprise, mais pas son dégoût. Il répliqua d’un ton acide : « Dark Shadow. Quel mauvais vent vous amène ? » Les deux hommes avaient la même taille. Quand ils se tenaient face à face, leurs yeux étaient au même niveau. « Hé bien, charmant accueil. J’ai été amené par le même vent que votre compagne. C’est comme ça que ça marche, les bateaux. Et puis, nous pourrions nous entendre : ce n’est pas comme si nous n’avions jamais travaillé ensemble. » Dark Shadow tendit la main au général, un sourire ironique sur les lèvres. Ghosthand ne bougea pas, mais lui répondit : « La situation l’exigeait la dernière fois. Pas cette fois. -Oh, mais ce n’est pas l’avis de l’impératrice. » Cette dernière répondit d’un signe de tête affirmatif au regard interrogatif de Ghosthand. Elle ajouta : « Nous avons besoin de lui. Mais il vaut mieux discuter de ceci en privé. -Bien, allons-y alors. » Un autre homme, qui était arrivé discrètement derrière Dark Shadow, pris pour la première fois la parole : « Je reste ici ? » Ghosthand réagit immédiatement. « Qui est-ce ? -Je vous présente mon associé : Jatern. » Dark Shadow s’écarta pour que Ghosthand puisse le voir. Jatern portait une armure en métal scintillante, quoique dissimulée sous un long manteau couleur nuit. Une écharpe blanche pendait à son cou, sous son visage couleur porcelaine. Il était d’une paleur semblable à Dark Shadow, mais son expression calme et posée le rendait moins menaçant, sans qu’il soit rassurant pour autant. Un chapeau à larges bords couleur suie lui envoyait une ombre sur les yeux. Si Yug et Aurélia avaient été là, ils auraient sans problème reconnut la personne qui les avait attaqués à New Stendel : le Valet de Pique. « Il reste ici », ordonna Ghosthand. Il appela des soldats pour le surveiller. « Vous n’aurez qu’à lui faire un résumé après. Pour le moment, il nous faut un endroit tranquille. » Elyso regarda par la fenêtre. La lumière de l’aube perçait à travers les rideaux. Il se mordit la lèvre. Malgré ses tentatives pour réveiller Zikku, ce dernier ne réagissait toujours pas. Pendant la nuit, il avait fouillé sa chambre. Il n’avait pas le temps de parcourir tous les documents, alors il en avait réuni une bonne partie dans un sac pour les emmener si besoin. Il avait cependant remarqué dans son agenda que Zikku avait un rendez-vous avec Ixylls, le responsable de la garde de la Citadelle. Elyso jeta un coup d’œil à l’horloge du salon. A l’heure qu’il était, Zikku aurait déjà dû être au rendez-vous. Le fait de savoir ça inquiétait Elyso : Ixylls n’hésiterait probablement pas à envoyer des gardes ici pour vérifier la raison de l’absence de Zikku. Alors qu’il réfléchissait à ce qu’il allait faire si cette situation se présentait, quelque chose attira son attention à l’extérieur. Il s’approcha de la fenêtre. A travers la haie du jardin, il se rendit compte qu’il y avait deux gardes qui marchaient en bordure de la propriété. Ce n’était pas un chemin de patrouille. Il se précipita au premier étage pour avoir une meilleure vue. Les deux gardes marchèrent jusqu’à l’entrée de la propriété et poussèrent le portillon. Ils s’avancèrent jusqu’à la porte d’entrée et frappèrent vigoureusement dessus. Elyso descendit les marches quatre à quatre, se demandant bien ce qu’il allait leur dire. A coup sûr, ils venaient voir pourquoi Zikku n’était pas allé à son rendez-vous. Alors qu’il était à quelques mètres de la porte d’entrée, il se rendit compte que Zikku était visible depuis l’entrée. Elyso resta là à hésiter un instant. Les gardes frappèrent de nouveau. Elyso prit une décision. Il lança à la cantonade : « Attendez un instant, j’arrive ! » Il courut alors dans le salon et poussa la chaise de Zikku jusqu’à l’entrée de la cave. « Désolé mec. C’est pas contre toi. » Il donna un grand coup de pied dans la chaise. Cette dernière, ainsi que la personne dessus, tombèrent à travers les escaliers jusqu’à l’étage inférieur. « Ça doit pas faire du bien… » Il retourna en direction de la porte, attrapant le sac des documents de Zikku. Il ouvrit la porte. « Oh, bonjour, dit Elyso qui feignait une pure innocence. C’est pour ? -Nous voulons voir un prénommé Zikku. Il habite ici ? -En effet. Il ne s’est pas attiré d’ennuis ? -Si ça avait été le cas, nous aurions probablement enfoncé la porte. Est-il ici en ce moment ? -Oui, il dort encore. Désolé, je ne peux pas vous laisser entrer, tout est mal rangé… On a fait un peu la fête hier soir. Vous voulez que j’aille le chercher ? -Avec plaisir. -Vous avez de la chance, j’étais sur le point de partir. -Ah bon ? Vous allez où ? -Oh, j’ai des courses à faire, et des choses à rendre à des amis (Elyso souleva le sac). Je vais vous le réveiller. » Elyso monta les marches et attendit un instant en haut avant de redescendre. « Il sera là dans un instant. -Je vous remercie. » Elyso sortit du manoir, le sac sur les épaules. « Bon, je vous laisse. Dites-lui bien de fermer la porte à clé derrière lui. -On s’en charge, merci bien et bonne journée… Monsieur ? -Elyso, pour vous servir. Bonne journée à vous aussi, messieurs. » Elyso quitta la propriété et accéléra le pas. Dans quelques minutes, les gardes entreraient probablement dans la résidence en ne voyant pas Zikku arriver. Ils découvriraient ensuite ce dernier au bas des marches, ou réveilleraient Filerd. Dans tous les cas, ils comprendraient qu’Elyso les avait trompés. Ils sonneraient l’alarme peu après et se mettraient à sa poursuite. « Bien, se murmura Elyso pour lui-même. Il est temps de mettre le plus de distance possible entre moi et la Citadelle. Je me demande si Old Main City a beaucoup changé. »
  3. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Voilà le chapitre quatorze ! Avec le retour d'un personnage que vous connaissez bien... Les personnages font leur chemin et certains ne vont pas tarder à se croiser... Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la semaine prochaine ! Erache97 CHAPITRE 14 : RAPPEL L’homme était assis à la table de ses quartiers. On venait de lui apporter sa cinquième tasse de café de la nuit. Il la porta à ses lèvres minces alors qu’il se demandait si la pluie battante allait se poursuivre durant la journée, même une fois le soleil levé. Il ne remarqua pas que le liquide était bouillant. Il se dépêcha de reposer sa tasse après d’être brûlé les lèvres. Il poussa un grognement mécontent alors que sa main gauche le relançait. Il regarda de ses yeux clairs la paume de sa main. Même après toutes ces années, la cicatrice était toujours visible. Elle irradiait une douleur diffuse à laquelle il avait toujours du mal à supporter la compagnie lorsqu’elle se manifestait. Par réflexe, il se passa cette main dans les cheveux. Ces derniers étaient d’un couleur incroyablement claire, presque blancs. Il se saisit de son gant de sa main droite pour l’enfiler sur sa main gauche. La sensation du tissu solide et précieuse le distrayait de la douleur, au moins temporairement. Il se leva pour regarder par la fenêtre. La pluie et le vent frappaient désespérément sur le carreau, comme s’ils voulaient entrer dans la cabine. Plusieurs mètres plus bas, la mer, sombre, froide et agitée, ne donnait pas envie de s’y baigner. Les lames d’eau venaient se briser les unes après les autres contre la coque du navire New Stendelien solidement amarré au port de Bowerstone. Il avait préféré rester dans le navire plutôt que de s’installer dans l’une des tentes du camp car il préférait le confort de ses quartiers. Il soupira. Cette guerre, pour le moment, n’avait pas été beaucoup plus que de l’attente. Il se demandait s’il n’avait pas mieux fait de refuser sa promotion et de rester chez lui après être revenu de Minorive quelques mois plus tôt. Il pensa aussi à son mariage, et tout ce que impliquerai le fait de « rentrer » une fois le conflit terminé. Enfin, tout cela s’il y survivait. On frappa à la porte, le faisant sortir de ses pensées. « Entrez. » Un soldat s’était présenté à la porte. « Général Ghosthand, nous venons de reçevoir un message de l’Impératrice Velouttine. Elle sera ici peu après l’aube. » Elyso grimpa les marches jusqu’au rez-de-chaussée en trainant Zikku derrière lui. Une fois en haut des marches, il le laissa pour trouver de quoi se faire un pansement convenable pour son épaule blessée. Dans l’armoire à pharmacie de la cuisine, il y avait de grands rouleaux de bandages. S’appuyant le bas du dos contre le plan de travail, il retira le premier bandage qu’il s’était fait en serrant les dents. Il attrapa une flasque d’eau sur la table et se la versa sur la partie blessées pour la nettoyer. Ensuite, il se saisit du rouleau de bandages neufs, et l’appliqua sur sa plaie avec une délicatesse plus grande qu’une chatte avec ses petits. Une fois le pansement appliqué, il vida d’un trait ce qu’il restait dans la flasque. En reposant le récipient sur la table, il fit le son caractéristique d’une bouteille vide. Elyso réfléchit alors à ce qu’il allait faire à présent. Sa priorité était d’interroger Zikku. Il retourna là où il l’avait laissé, le traina jusqu’à la chaise la plus solide du salon, et l’attacha avec le cordage le plus épais qu’il put trouver dans la remise du jardin. Enfin, il lui attacha un bâillon dans la bouche pour ne pas qu’il crie en se réveillant, risquant d’interrompre le sommeil des voisins et surtout de Filerd, qui dormait comme un loir à l’étage au dessus. En attendant que son prisonnier reprenne conscience, Elyso prit son nécessaire pour nettoyer et recharger ses armes, et se mit à l’ouvrage. Le messager de McFly n’eût même pas le temps de descendre de cheval. Sabre et Neah étaient sortis de la tente pour venir lui parler. « Nous sommes venus avec l’un des nouveaux dirigeables, mon Commandant. Les conditions étant trop mauvaises, nous avons dû nous poser et établir un camp. -Où ça ? -Je peux vous y emmener. Il se situe à quelques kilomètres au Nord-Ouest d’ici, mon Commandant. -Allons-y immédiatement. -Attendez, mon Commandant. Monsieur McFly a fait envoyer un autre messager avant moi. Je suppose qu’il n’est pas arrivé ici ? Monsieur le maire souhaite tendre un piège à White Hat et ses partisans. -McFly s’attend à une attaque ? -Oui, il a tendu un piège à White Hat. Le premier messager… -Nous n’avons pas le temps pour les explications, soldat. Préparez-vous à repartir et nous indiquer le chemin. Nous devons empêcher la confrontation. Directeur, vous nous accompagnez ? -Sans hésitation. » Sabre fit amener les chevaux sellés en vitesse et, guidés par le messager et escortés par une escouade de cavaliers, ils prirent la direction du lieu d’atterrissage au triple galop. White Hat réfléchissait. Il observait les positions ennemies avec un soin particulier, de l’autre côté de ses jumelles. La situation semblait parfaite pour une attaque, mais il sentait que quelque chose clochait. Cela faisait un moment qu’ils attendaient. White Hat savait qu’une opportunité comme celle-ci ne se représenterait pas, mais il ne pouvait pas tout risquer dessus. Il décida de réunir ses troupes pour se réorganiser s’il devait lancer un assaut. Il fit envoyer des cavaliers pour réunir toutes ses escouades. Après avoir reçu leurs instructions, ils partirent prévenir les capitaines des escouades. Apollo s’agitait sur sa selle. Il était visiblement impatient qu’il se passe quelque chose. Un cavalier lui fit remarquer. « On stresse, le babylonien ? Apollo se tourna vers lui. « J’aimerais juste qu’il donne enfin l’ordre de d’attaque. -C’est pas comme si tu allais aller au combat. -Je sais profiter du spectacle. » Un cavalier arriva. Le capitaine de l’escouade et lui commencèrent à discuter. Apollo essayait d’entendre ce qu’ils se disaient, mais il n’arrivait pas à saisir leurs paroles. Quelques instants plus tard, le capitaine retourna vers l’escouade. « On retourne voir le groupe principal. Immédiatement. -On se replie ? -J’en sais rien, on verra. » Apollo jeta un coup d’œil vers le camp, puis suivit le groupe pour rejoindre la position de White Hat.
  4. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Voilà le treizième chapitre ! De retour un dimanche, cette fois-ci. Je n'ai pas grand chose à dire, hormis que l'histoire avance en prenant son temps ! Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la semaine prochaine ! Erache97 CHAPITRE 13 : DANS QUELQUES HEURES, LE SOLEIL VA SE LEVER Neah rentra pour la seconde fois dans la tente principale du quartier général. Il était trempé. « Sabre est de retour, j’espère ? » Un silence lui répondit. Une autre personne entra alors sous la tente. « Vous me cherchiez, directeur ? » Neah se retourna. Sabre se tenait devant lui, couvert d’eau. Neah s’emporta immédiatement. « Alors, le gala vous a plu ? Vous osez encore porter le titre de commandant ? C’est une honte. Vous… -Directeur, j’ai des affaires importantes à discuter avec vous, en privé. -Parce que ce dont je vous parlais n’est pas important ? » Sabre ne répondit pas et sortit de la tente. Neah soupira d’un mélange de colère et d’exaspération, mais le suivit. Elyso se mit en position, ignorant sa douleur à l’épaule. « Je suis prêt à me battre. Avance, si tu veux y passer. » Il y eût un moment de silence. « Par contre prends ta décision vite, j’aimerais éviter d’attendre. » La personne en face d’Elyso alluma la lampe qu’il avait avec lui. Elyso le reconnut immédiatement. « Zikku ? » Son copropriétaire descendit les quelques marches qui le séparant d’Elyso. « Qu’est-ce que tu fais là Zikku ? -Je pourrais te dire la même chose. J’étais venu me chercher une bouteille, mais on dirait qu’il y a plus urgent. Tu es blessé non ? » Zikku s’approcha. Elyso, qui s’était détendu en le voyant, se remit en position de combat. « N’avance pas plus. Depuis quand tu bois ? Pourquoi tu es descendu ? La vérité cette fois. » Zikku se figea. Il y eût un instant de silence, puis il dit : « Tu poses trop de questions. » Zikku sortit un pistolet qu’il pointa droit sur la tête d’Elyso. Ce dernier plongea sur le côté eu moment où le coup partit. Il se réfugia derrière une caisse, mobilisant toute sa volonté pour ne pas gémir de douleur à cause de sa blessure. Il se dit qu’il s’agissait de la pire journée de sa vie. Il allait devoir se battre contre Zikku, avec cette blessure comme handicap. Il passa entre des caisses sans se faire remarquer per son adversaire. Ce dernier l’avait perdu. Il avait tiré une épée qu’il tenait dans sa main et cherchait frénétiquement dans la cave, éclairé par la lanterne qu’il avait dans l’autre main. Elyso, toujours dissimulé derrière des caisses, s’arracha un pan de son manteau pour se faire un pansement de fortune. Il serra fort, puis commença à réfléchir sur comment il allait se sortir de cette situation. Il pouvait tenter de fuir, mais une fois en haut des marches il n’aurait pas beaucoup d’options. Trop de grabuge attirerai les patrouilles chargées de faire respecter le couvre-feu. Il devait s’occuper de Zikku ici. De plus, il ne devait pas se débarasser de lui mais simplement le mettre hors d’état de nuire, pour pouvoir l’interroger. Pour qui travaillait-il ? Il devait le découvrir. Elyso s’avança en direction de son adversaire Alors qu’il sortait de sa couvertue pour lui asséner un coup sur l’arrière du crâne, Zikku se retourna. Les deux hommes se regardèrent dans les yeux une seconde, surpris. D’un coup, ils attaquèrent. Ils bloquèrent leurs deux lames l’une contre l’autre, poussant de toutes leurs forces. Elyso envoya alors son genou dans les côtes de son adversaire. Une fois déstabilisé, il put l’assommer d’un coup de poing à la tempe. Alors que les cavaliers s’éloignaient de la base, la pluie diminuait. Avançant dans les sous-bois, ils restaient à couvert. Toujours sous la protection de l’ombre fournie par les arbres, ils arrivèrent en vue de la Lune de Midi, toujours stationnée au sol. On apporta une paire de jumelles à White Hat. Avant de s’en servir, il s’adressa à Apollo qui était près de lui. « Vous avez une idée de la disposition du camp ? -Je m’étais entrainé sur l’Aube à l’époque, mais ce doit être le même principe : le camp est déployé le long du flanc tribord de l’appareil. McFly ne doit pas être descendu du navire. Le camp est disposé selon la formation classique de l’armée. -Très bien. » White Hat observa un instant le camp à travers ses jumelles, puis ordonna a ses cavaliers de se mettre en formation pour donner l’assaut. « Vous avez affronté Mediaco ? » Neah et Sabre étaient retournés dans la tente de ce dernier. Sabre venait de lui raconter ce qui lui était arrivé. « Nous devons entrer en contact avec White Hat. » Sabre n’avait même pas répondu à la question. Ceci eût le don d’agacer Neah. Il frappa sa paume de la main sur la table. « Vous devriez d’abord apprendre vos responsabilités, commandant. C’est votre travail d’être ici au front. Votre départ aurait pu sceller une attaque ennemie ! -Direteur, nous avons une chance exceptionnelle ! Nous pouvons rallier White Hat et ses hommes grâce à cette simple lettre que j’ai en ma possession. -Le rallier ? Nous ne pouvons même pas savoir quelle sera sa réaction. -Ne pensez-vous pas qu’il faille tenter le coup ? -Je veux bien, commandant, mais comment voulez-vous que l’on fasse ? Si l’on pouvait si facilement communiquer avec lui nous n’aurions pas cette discussion à l’heure actuelle. -Et les prisonniers ? -Ce serait une perte de temps. Certains d’entre eux ne doivent même pas réellement cautionner l’action de White Hat. Et ce n’est pas comme si on pouvait leur faire confiance pour transmettre cette lettre. » Sabre assit à son bureau, se posa les mains sur les tempes. Il n’arrivait pas à trouver une idée. La pluie dense qui continuait de tomber avec fracas ne l’aidait pas non plus. Il commençait à se demander ce que White Hat avait fait s’il s’était retrouvé dans la même situation. Il pensa alors à un détail qu’il avait presque oublié à cause des récents évènements. « McFly devait arriver ici dans la nuit, non ? » Neah fut surpris de cette soudaine question. « Oui, en effet. Mais il ne peut pas se poser dans ces conditions. Il a dû se stationner à distance de l’orage. -Ne trouvez-vous pas étrange qu’il n’ait pas envoyé de messager nous renseigner sur sa position ? -C’est vrai que ça ne ressemble pas McFly d’omettre de nous prévenir, mais le messager peut s’être aussi perdu. -Et s’il avait été capturé ? -Par les chapeliers blancs ? -Oui, s’ils ont pu obtenir la position du dirigeable, ils n’hésiteraient sûrement pas à lancer un assaut. --Si nous trouvons McFly, nous aurons donc peut-être une chance de voir White Hat. Mais quand même, nous ignorons où il s’est posé… » Un soldat se présenta à la tente, trampé de la tête aux pieds. « Mon commandant, directeur, un messager envoyé par McFly souhaite vous voir. -Faites le venir immédiatement ! Ordonna Sabre. Et demandez à la première escouade de cavalerie de se préparer, et faites seller des chevaux supplémentaires. »
  5. Départ + Etat des lieux.

    *Ce truc est trop long, je sais même pas si c'est une bonne idée de le poster, mais j'aimerais bien qu'au moins Artheriom le lise s'il peut, j'essaye d'être un peu sérieux* Ok, alors je ne souhaite pas être condescendant, ou méchant, ou n’importe quel adjectif, mais je trouve assez ironique de dire au gens, qu’importe à quel point on les déteste, de prendre leurs responsabilités quand on le fait pas. Je ne dis pas que c’est mal, je le fait, mais c’est ironique. Surtout quand on a les moyens et une liste de copains si longue qu’on en « oublierai trop », n’est-ce-pas ? Puis bon parler de sacrifice c’est pas vraiment ça… En vrai tu ne sacrifies rien non ? Je veux dire, tu abandonnes tout tes titres, mais tu montres clairement que tu n’y avais aucun attachement ni intérêt particulier, en les appelant même des mascarades, donc ce n’est pas vraiment un sacrifice dans ce cas. Je suppose alors que tu sacrifies ta place dans le serveur ? Mais je ne vois pas en quoi c’est un sacrifice. Non, j’ai vraiment l’impression d’être con là, parce que tout ce que tu dis est sensé sinon… Le problème c’est que juste se tirer alors que tu as accompli des choses et tisser des lien c’est pas un sacrifice pour moi, mais un acte de lâcheté. Je veux dire, j’ai rejoint Minefield depuis un petit moment déjà (moins que toi quand même, je ne veux même pas le prétendre) mais je n’ai absolument rien accompli. Je n’ai tissé aucune relation, participé à aucun projet concret, je n’ai même pas tenté quoi que ce soit. Mes heures de jeu se sont résumées à faire des quêtes. Alors que je me tire, ce ne serai pas un sacrifice, mais au moins ça n’intéresserait personne. Alors que quelqu’un qui a des amis, a participé à des choses, a monté des rangs suivant sa propre volonté, décide de se tirer, c’est loin d’être un sacrifice selon moi. C’est surtout un foutu acte de lâcheté. Prendre ses responsabilités ce serait travailler, avec tout tes amis, à faire changer les choses. Créer un mouvement, qui tirerait tout le monde vers le haut. Trouver un moyen de réformer l’économie. Revigorer les choses. Mais c’est sûr que c’est plus simple de prendre la voie de la facilité, claquer la porte après avoir fait un petit discours et avoir tourné sur soi-même avec un grand mouvement de cape. Le sacrifice c’est de s’investir, pas de fuir. Mis à part ça, je reconnais que le reste à du sens, ce qui est souligné par les idiots qui se succèdent pour poster leur image désobligeante et rire un bon coup. Quand on voit leur rang, ça fout un froid. Si on monte de rang à force de persévérance, ça montre bien que la persévérance est la raison des cons, qui sont aussi marqués par leur absence de dialogue. Enfin, certains font preuve de bonne volonté et de compréhension, comme toujours. Comme quoi ce n’est visiblement pas à la portée de tout le monde. Bon, je devrais peut-être conclure ce torchon improvisé. En conclusion, si tu as eu le courage et la force de supporter ces mauvaises lignes, sache que je ne te déteste pas, et je te comprends. Je pense que tu as un très bon sens de la prise de parole, et que ton message est passé (enfin, pour moi en tout cas). J’éprouve un respect pour cette prise de position, mais je n’approuve pas ce volte-face et cette fuite que tu as l’air de prendre comme héroïques. Il faut croire que tu as bien raison en plus, vu les réactions de certains. Mais ce n’est pas en partant que les choses vont changer. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, pas vrai ? On est même encore mieux servi par soi-même avec les gens qui nous tiennent à cœur, alors bordel, si tu veux faire un sacrifice, reste et soutient-les pour faire avancer les choses. Il y a de bons et de mauvais humains. Les mauvais se repèrent vite. Pour les bons, il faut de la patience. Je ne suis peut-être pas un bon, mais toi, je vais prendre le risque de dire que tu en es un (tu n’as plus qu’à apprendre la définition de sacrifice)(bon d'accord c'était une vanne ces dernières parenthèses).
  6. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Chapitre douze ! Un peu d'action, cette fois-ci. Je publie ce chapitre aujourd'hui car je ne sais pas si j'aurais accès à internet demain, mais ça devrait retomber Dimanche comme d'habitude la semaine prochaine. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la semaine prochaine ! Erache97 CHAPITRE 12 : LA TRAHISON Le cavalier babylonien se réveilla. Un instant sonné, il secoua la tête pour essayer de retrouver ses esprits. Il plissa ensuite les yeux, la lumière de l’espace ambiant étant trop forte à son goût. Au bout de quelques instants, il put les ouvrir plus grand et mieux observer où il se trouvait. Il était dans une pièce aux murs, sol et plafond de bois, éclairée par des lampes posées à même le sol. Une porte lui faisait face : elle semblait lourde et résistante. Il tenta de bouger, mais n’y arriva pas. Il était solidement attaché à une chaise, par d’épaisses cordes. Il essaya alors de faire bouger la chaise en entier pour s’approcher de la porte. Il n’y arriva pas non plus, la chaise étant faite d’un bois lourd et solide. N’ayant pas d’autre option, il décida de prendre son mal en patience et d’attendre. Elyso avait choisi le chemin le plus court jusqu’à la cave de la résidence, mais avait dû changer deux fois d’itinéraire en dix minutes afin d’éviter des patrouilles. Alors qu’il arrivait à un croisement, il distingua une lueur lui informant de l’arrivée d’une nouvelle patrouille. Il décida de se dissimuler contre le mur en attendant qu’elle passe. Il n’avait plus qu’une centaine de mètres à faire avant d’arriver à destination. Il se colla contre le mur et attendit. Après quelques instants, il constata qu’une autre patrouille arrivait dans sa direction, depuis le tunnel qu’il venait d’emprunter. Les pensées d’Elyso s’emballèrent dans un moment de panique. Il sortit ses pistolets de ses holsters. Chaque groupe de soldats était guidé par un porteur de lampe, qui leur permettait d’y voir clair dans les galeries. Si Elyso arrivait à briser ces lanternes, il pourrait passer sous la couverture de l’obscurité, et éviter de finir troué de balles. Après une courte attente, la porte de la pièce s’ouvrit. Deux hommes entrèrent, suivi d’un troisième. Les deux premiers portaient des tenues qu’il n’arrivait pas à identifier comme liés à une organisation particulière. Le dernier portait une tenue de commandant Minorivien. Il était grand, mince, avait les traits fins et une tenue impeccable. « Qu’est-ce qu’un garde Babylonien fait aussi loin de sa ville ? » Il se pencha vers le prisonnier. Ce dernier essayait de se rappeler à qui il faisait face. Il s’en souvint. « White Hat, c’est ça ? -En effet. Et on vous nomme ? -Apollo, premier escadron de cavalerie de Babylone. -Alors, cavalier Apollo, vous êtes bien loin de votre lieu de travail. -Et en quoi ça te concerne, t’es plus militaire. » Un des hommes s’avança vers le prisonnier. Il s’écria, menaçant : « Vouvoie le commandant ! » White Hat l’arrêta d’un mouvement de bras. « Arrêtez. Cela ne me dérange pas. Il peut me parler de la manière qu’il désire. » Il se tourna alors vers Apollo : « Je porte un grand intérêt aux activités militaires de mon pays. -Autant que j’apprécie discuter avec toi, ne compte pas sur moi pour te révéler quoi que ce soit. -La guerre vous convient ? Nous œuvrons pour y mettre un terme. -Abandonner face à l’ennemi ? Très glorieux. -Bien sûr que non, nous ne souhaitons pas un abandon. Mais nous pouvons négocier une paix blanche, tant que nous n’avons encore rien perdu. -Parce que tu penses que l’on va perdre ? -Je ne sous-estimerais pas les New Stendeliens, si j’étais vous. Mais le problème n’est pas là. Nous pouvons faire en sorte d’arrêter le conflit, et pour ça il faut que vous nous aidiez. » Apollo regarda White Hat dans les yeux, et lui adressa un sourire. « Bien sûr, je vais t’aider. Tu veux savoir quoi ? » L’expression d’Apollo changea alors du tout au tout. « Très drôle. Je n’ai aucune raison de te dire quoi que ce soit, commandant traitre. Je n’ai rien à y gagner. » White Hat prit une mise surprise. Apollo se mit à rire. « C’est quoi cette expression ? Tu t’attendais à ce que j’accepte de te parler ? Et tu penses que tu es un bon commandant ? -Non, je ne m’attendais pas à ce que vous me parliez de quelque chose à gagner. » Apollo se tut un instant, puis dit : « Tu me proposes quoi alors ? -Vous avez vraiment envie de mourir dans ce conflit ? -Bien sûr que non. J’aurais préféré ne pas quitter Babylone, mais je suis trop compétent pour être laissé de côté, apparemment. -Alors je vous propose un moyen de survivre à coup sûr. -Dis toujours. -Prisonnier ici, vous serez complétement à l’abri du conflit, et vous ne manquerez de rien. Vous ne pourrez communiquer avec personne par contre. En revanche, si nous réussissons à arrêter le conflit, je m’assurerais personnellement que l’on se souvienne de vous comme héros de guerre. -Et si tu échoues ? -Vous serez reconnu comme un soldat honorable n’ayant pu révéler que de rares informations sous des tortures atroces. -Tu te salirais pour un type comme moi après une grande défaite ? -Je n’ai qu’une parole. » Apollo regarda White Hat droit dans les yeux, réfléchissant un instant. Elyso se concentra. Il visa la première lanterne, qui oscillait à un rythme régulier. Bloquant sa respiration un instant, il mit un coup dans le mille. Changeant de cible dès cet instant, il détruisit la seconde lanterne sans que les gardes ne puissent comprendre ce qu’il se passait. Il se précipita ensuite vers le passage secret donnant sur la cave du manoir. Plusieurs détonations retentirent, portées en écho par les parois de pierre. Dans la panique, certains des hommes avaient décidé de tirer. Elyso entendit les balles ricocher contre les murs, et une passer en sifflant près de son oreille. Juste au moment où il se disait qu’il avait eu de la chance d’en être sorti indemne, une balle vint se loger dans son omoplate gauche. Il dût se retenir de crier. Il accéléra le pas pour atteindre le passage, qu’il ouvrit puis referma derrière lui sans le moindre bruit. Il attendit un instant. Aux échanges de paroles des gardes, il comprit qu’il n’avait pas été repéré. Elyso retira son masque pour pouvoir mieux respirer et reprendre son souffle un instant. Il décida de ne pas s’attarder dans la cave très longtemps : il avait une balle logée dans un os à retirer. Alors qu’il se dirigeait vers les escaliers, il distingua la silhouette d’une personne en bas des marches. Sans hésiter, il utilisa son bras valide pour dégainer la dague qu’il gardait dans le fourreau à sa ceinture. « Tous les cavaliers, à vos chevaux ! Vous serez briefés par vos capitaines d’escouade en chemin ! » Une trentaine d’hommes s’agitaient sous la pluie, préparant les chevaux. Dans la base secrète des Chapeliers Blancs située au beau milieu de la forêt, White Hat sortit du quartier général, en ajustant son chapeau sur sa tête. Il se tourna vers la personne à côté de lui. « Vous ne voulez pas de chapeau ou capuchon ? -Ça ira. » Apollo lança un regard circulaire à la scène qui se passait devant lui. « Tu es sûr d’avoir besoin de mon aide, White Hat ? J’ai déjà tout expliqué. -Vous serez avec la troisième escouade, en retrait. Vous n’aurez pas besoin de vous battre. Mais nous pourrions avoir besoin de vous. -Tu penses vraiment pouvoir arriver à quelque chose contre McFly ? -J’ai confiance en mes hommes, et l’effet de surprise sera notre meilleur allié. -Alors on sera bien seuls. McFly est du genre à tout prévoir. » D’un pas décidé, Apollo alla rejoindre l’escouade à laquelle il était rattaché.
  7. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Et voici le chapitre onze ! L'action progresse tranquillement, l'on a maintenant ce qui se passe en même temps que le gala. Je suis vraiment content de pouvoir continuer cette histoire et essayer de nouvelles choses, et de vous présenter de nouveaux personnages. J'espère que la lecture vous plaît aussi. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la semaine prochaine ! Erache97 CHAPITRE 11 : DÉPLACEMENT DES UNITÉS Alors qu’une pluie battante s’abattait sur le camp de l’armée Minorivenne, Neah se dirigea d’un pas hâtif vers le poste de commandement. À son entrée, les quelques hommes présents le saluèrent. Il leur répondit d’une légère inclinaison de la tête, avant de balayer l’endroit du regard. « Où est le commandant ? » Personne ne lui répondit. « Vous m’écoutez ? Je vous ai posé une question. » L’un des capitaines s’avança vers Neah. « Le commandant s’est absenté pour une réception à Tenghzou, monsieur le directeur. -C’est… Une blague, j’espère ? -Non monsieur. Il nous a transmis nos instructions et… » Neah fit volte-face. « Suivez vos ordres, alors, messieurs. Mais Sabre devra répondre d’une plus haute autorité. Ce n’est pas une décision digne d’un commandant en période de guerre que de laisser la ligne de front. Nous ferions mieux de prier pour que les Stendeliens ne tentent rien cette nuit. » Il quitta alors l’endroit. Après de longues minutes de marche, Elyso ouvrit un passage dans un mur, révélant un escalier montant dans l’obscurité. Il gravit les marches sans attendre. Au bout de quelques marches, il trouva son chemin obstrué par une trappe en bois. Il frappa dessus à un rythme semblant irrégulier, mais suivant un paterne déterminé. La trappe s’ouvrit. Elyso put monter les marches restantes. Trois personnes l’attendaient là, éclairés par leur propre source de lumière. La pièce dans laquelle ils se trouvaient était visiblement le rez-de-chaussée d’’une maison. Cette dernière se situait dans un quartier de la ville plus modeste que le manoir. « Alors ? » Demanda l’un des hommes. Elyso se tourna vers lui. Il s’agissait de l’un des chapeliers blancs qui avaient participé à l’évasion de Mediaco, comme les autres. Après les faits, ils s’étaient cachés ici en attendant un moment plus propice pour quitter la ville. « On fait comme prévu, répondit Elyso. Par contre, il risque d’y avoir des patrouilles dans les galeries. » Un vent d’inquiétude parcourut les hommes. « Joft effectue des recherches avec ses subalternes. S’il faut partir c’est maintenant. Toutes les galeries seront explorées dans la journée par l’armée. -Vous quittez la Citadelle avec nous ? -Non, je reste ici au cas où on aurait besoin de moi. Je vais juste vous montrer le chemin. » Une fois cela dit, il sortit des objets de sous son manteau pour le confier aux hommes. « Tenez, enfilez ces masques. Ça évitera de pouvoir se faire identifier par les soldats si on en croise. En plus, les lentilles qu’il y a sur les yeux permettent de voir un peu plus clair dans l’obscurité. -Comment… ? -J’ignore comment ça fonctionne. Mais j’ai confiance en nos ingénieurs. » Elyso faisait partie d’une des cellules dormantes de la Triade. Il devait garder un rôle de citoyen modèle, et, lorsque son aide était requise, porter assistance aux opérations de la Triade à la Citadelle. Elyso mit lui aussi son masque puis ils descendirent tous ensemble par la trappe, en la refermant derrière eux. Alors que cela ne faisait que quelques heures après le départ en grande pompe du Soleil de Minuit et de la Lune de Midi de Babylone, la Lune de Midi amorçait une descente vers le sol, au grand agacement de McFly. Ils se dirigeaient vers le Sud-Est, en direction de Bowerstone, pour faire débarquer les soldats Babyloniens en renfort et récupérer les prisonniers que le Directeur Neah avait eu l’ordre de constituer, afin de les transférer à la prison de Babylone. Par hasard météorologique, des pluies diluviennes frappaient à présent la ville de Bowerstone et une large zone autour de la cité. S’il était très difficile de se déplacer au sol dans ces conditions, voyager par l’air n’était même pas envisageable. La Lune de Midi s’était avancée le plus loin possible sur le trajet, mais les conditions étaient trop mauvaises pour continuer. La décision avait été prise de s’arrêter. Après une lente descente et un atterrissage maitrisé, la Lune de Midi était alors posée dans une plaine, sous une pluie éparse mais bien présente. Des hommes descendirent et installèrent un périmètre de sécurité provisoire autour du gigantesque engin, pour déployer un camp en attendant de pouvoir repartir. McFly sortit sur le pont pour donner des instructions à ses officiers. Il demanda à ce que l’on envoie un messager prévenir Sabre sur le front. Il faisait déjà nuit, et ils connaissaient les affreuses conditions météorologiques autour de la ville, ainsi les officiers choisirent d’envoyer le meilleur cavalier de l’unité sur le cheval le plus robuste qu’ils avaient emmené. Dès que le cheval fut harnaché, le messager partit au triple galop, sous le ciel nocturne couvert de nuages noirs. Alors qu’il se déplaçaient à travers les galeries, Elyso et les trois chapeliers blancs n’osaient prononcer le moindre mot. Elyso guidait la marche, à la lumière de sa lanterne. Les trois autres avaient laissé leur source de lumière derrière eux, n’en ayant pas l’utilité. À tous les croisements, Elyso s’arrêtait pour s’assurer qu’une patrouille n’arrivait pas vers eux. Miraculeusement, le trajet se déroula sans qu’ils ne rencontrent qui que ce soit. Ils empruntèrent une galerie moins large, mais présentant une légère montée. A ce moment, Elyso s’arrêta pour se tourner vers les autres. « Je vais vous laisser ici. Continuez sur ce chemin, ce n’est qu’une ligne droite, et vous serez bientôt à la surface. Je pense que vous saurez vous débrouiller après ça. » Les trois hommes serrèrent la main d’Elyso et continuèrent leur chemin, tandis qu’Elyso fit demi-tour pour rejoindre la résidence. Le cavalier babylonien fendait la route boueuse à bride abattue, sous la pluie qui s’intensifiait. Concentré sur le chemin qu’il faisait prendre à sa monture, il ne remarqua pas les hommes cachés dans les fourrés. L’un d’eux se releva, et, sortant son fusil, fit feu sur le cheval. Blessé et surpris, l’animal chancela puis tomba, envoyant son cavalier au sol plusieurs mètres plus loin sous l’effet de la vitesse. L’homme, étourdi, tenta de se relever. Il se faisait encercler par les autres, sortis des fourrés. Le cavalier n’eût pas le temps de dégainer sa lame qu’ils se jetèrent sur lui et l’immobilisèrent au sol. Il se prit ensuite un violent coup de crosse de fusil sur la tempe, lui faisant perdre conscience.
  8. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Voilà la suite ! L'arc continue, les choses se mettent en place... Je n'ai pas grand chose de plus à dire... Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. A la semaine prochaine ! Erache97 CHAPITRE 10 : LE SOLEIL DE MINUIT ET LA LUNE DE MIDI QUELQUES JOURS PLUS TARD, LA VEILLE DU GALA DE TENGZHOU CAMP DE L’ARMEE MINORIVIENNE « Vous ne pouvez pas faire accélérer le processus ? Demanda Sabre. -Commandant, je ne peux rien y faire, répondit Neah. Vous devez vous occuper de tous les soldats que j’ai fait arrêter jusqu’à leur transfert. -Dans trois jours. -Oui, dans trois jours. C’est exactement ce que je vous avais dit, commandant. -Directeur, j’ai sous-estimé le coût de ces arrestations. En plus d’avoir perdu une partie de la garnison, une autre partie doit être mobilisée pour la surveillance des prisonniers. De plus, le moral de mes hommes est à la baisse ; leurs amis et camarades ont été arrêtés et sont enfermés sous leur nez. Cette affaire préventive pourrait peut-être nous coûter une défaite en cas d’assaut ennemi. -Vos analyses ne me concernent pas, commandant. Mais vous pourrez peut-être les partager avec McFly quand il arrivera. -McFly va venir ici ? -C’est correct, commandant. Et il est possible qu’il ne partage pas votre avis. -Nous allons motiver nos troupes. -Je l’espère bien, commandant. » La discussion fut interrompue par l’arrivée d’un soldat dans la tente installée pour Neah. Il salua ses supérieurs. « Excusez-moi de vous déranger, Monsieur le directeur, Monsieur le commandant. -Ce n’est rien, soldat, répondit Neah. Nous avions terminé notre discussion. De quoi s’agit-il ? -Une missive en provenance de la Citadelle. -Très bien, apportez-la-moi. » Le soldat déposa la lettre sur le bureau du directeur et sortit de la tente. « Vous pouvez disposer, Sabre. » Sabre se leva, regardant Neah avec dédain. « Vous vous y connaissez peut-être avec la gestion, mais certainement pas pour la guerre. Vous feriez mieux de vous arranger pour ne pas déranger mes troupes, directeur. -Sortez. » Sabre quitta la tente sans rien ajouter. Une fois seul, Neah put se détendre. Après la pluie vient le beau temps, se dit-il en ouvrant l’enveloppe. Il jeta un coup d’œil distrait au nom de l’expéditeur. Il s’agissait d’un message de Joft. Neah fut touché de l’attention de ce dernier, qui s’était souvenu de la demande de Neah de le tenir au courant. Neah sortit la lettre de l’enveloppe et la déplia. Il n’y avait que des banalités. Une fois la lettre lue, Neah retourna à son travail. « Monsieur, Punisher est arrivé » McFly leva les yeux de la machine sur laquelle il était en train de travailler. « Faites-le venir. -Vous ne comptez pas l’accueillir ? -Et vous ne voyez pas que je suis occupé ? Je le rejoindrais à l’entrée dans un instant. De toute façon il n’est pas venu ici uniquement pour que je lui dise bonjour. -Je vais l’en informer, monsieur. » McFly se pencha de nouveau sur son travail. Après quelques instants, il décida d’arrêter pour se préparer à la rencontre avec son invité. Il jeta un coup d’œil circulaire à la grande pièce dans laquelle il se trouvait. Située plusieurs mètres sous terre, il s’agissait de son laboratoire. Plafond haut, surface similaire à celle du stade, équipée du meilleur des technologies Minoriviennes, c’était le lieu de travail du maire de Babylone. C’était ici que le créateur donnait naissance à toutes ses créations, d’armes aux utilitaires en passant par les jeux. McFly s’essuya les mains avec un torchon et prit le chemin de la sortie. Il escalada la volée d’escaliers qui menaient à la surface. Une fois en haut, des gardes à l’entrée se mirent en formation défensive autour de McFly. L’effervescence dans les rues de la ville témoignait de la présence de Punisher. De partout arrivaient des curieux et des badauds venus observer le grand dirigeant. La foule s’accumulait, ralentissant l’avancée de Punisher. Cela avait le don de l’agacer au plus haut point, mais il ne laissait rien paraître. Il finit enfin par rejoindre McFly. Les deux hommes échangèrent des salutations froides. Ils disparurent alors de la vue du public pour descendre dans le laboratoire. « Bon voyage ? -Pas tellement. J’espère que le retour ira mieux. -Il sera plus rapide en tout cas. J’espère que tu n’es pas trop fatigué, on a un peu de marche. » Punisher ne répondit pas. Ils traversèrent le grand laboratoire en silence. Ils remontèrent ensuite des escaliers et arrivèrent devant un grand hangar gardé accolé à la muraille de la ville, à l’extérieur de la cité. Les deux dieux se postèrent devant les portes gigantesques du hangar. D’un geste, McFly ordonna l’ouverture des portes. Alors que le Soleil éclairait progressivement l’intérieur du hangar, Punisher put se rendre compte du travail réalisé par McFly. « Mon cher Punisher, je te présente Le Soleil de Minuit et la Lune de Midi. » Les deux bâtiments se dressaient, fiers et rutilants, baignés de lumière par l’astre du jour. Il s’agissait de deux titans. McFly et son équipe de construction venaient de fournir à l’armée Minorivenne deux vaisseaux volants. Plus grands que les modèles précédents, ces derniers pouvaient transporter un équipage au moins deux fois plus important, avec l’équipement associé. De plus, ils ont été conçus pour des vols plus longs, et peuvent opérer une bonne semaine sans ravitaillement. « Faites-les avancer. » Ordonna McFly. Il fallut plus d’une dizaine de minutes pour faire sortir les engins du hangar. On installa la passerelle, puis McFly commença la visite guidée. Pendant ce temps, les ballons étaient gonflés pour préparer un décollage. Les titans arboraient chacun quatre rangées de canons en comptant celle du pont, et cinq niveaux de cales. Mis bout à bout, leur longueur atteignait presque celle du stade. Une fois la visite terminée, Punisher demanda sans détour : « Lequel est le mien ? -Celui que tu veux. -Je prends le Soleil de Minuit. » Les préparations du décollage purent commencer. Elyso descendit dans la cave de la résidence. Il avait beau être minuit passé, il n’avait pas amené de source de lumière. Il y remédia en se saisissant de la lampe à huile qui se trouvait au bas des marches. La lumière de la flamme éclaira les grands tonneaux de vins, les rangées de bouteilles d’alcool et les caisses jonchant le sol. Elyso s’avança dans le fond de la pièce, et se glissa dans l’espace entre un grand tonneau et le mur. Il actionna le levier qui se trouvait à cet endroit et put faire pivoter avec aisance le baril en bois. Cela révéla une ouverture dans le mur, donnant sur un espace sombre. Après avoir jeté un coup d’œil à l’entrée de la cave, il s’engagea dans le passage obscur. Malgré la présence de sa lumière, il devait plisser les yeux pour voir ce qu’il y avait autour de lui. Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu’il entendit des bruits de pas. D’un geste, il éteignit sa lampe et se dissimula prestement dans l’embrasure du passage secret reliant le tunnel à la cave. Il attendit en silence, prêt à refermer l’accès si les pas venaient dans sa direction. Une faible lueur éclaira le conduit. « Monsieur Joft, il ne vaudrait pas mieux s’arrêter là pour le moment ? » Elyso perçut la voix d’un homme. Par son volume, il comprit qu’ils se trouvaient au croisement un peu plus loin sur sa droite. « S’ils utilisent ces conduits, c’est de nuit qu’ils le feront. C’est maintenant qu’il faut poursuivre les recherches. -Monsieur, vous n’avez pas dormi depuis combien de temps ? S’ils sont là, ils peuvent nous tendre une embuscade ? » Il y eût un instant de silence. « Tu as gagné, on remonte. Par contre, il faut tout de suite aller chercher la garde de nuit, qu’ils fassent descendre un maximum de patrouilles ici. -A vos ordres. » Elyso les entendit faire demi-tour, et vit leur lumière s’évanouir. Il quitta alors sa cachette, et ralluma sa lampe. Il ferma le passage en s’assurant d’être silencieux, puis pris à gauche et s’engagea plus profondément dans le tunnel.
  9. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Je suis désolé d'avoir mis deux ans à écrire ce chapitre. On peut dire que j'ai été assez occupé... Mais maintenant, je publierai un chapitre par semaine jusqu'à que le tome 2 soit terminé. Ce chapitre doit être un peu plus long que les précédents, mais les suivants reviendrons à un format "normal" habituel. Ce chapitre marque le débute un sous arc-narratif racontant les évènements entre l'évasion de Mediaco et le matin du lendemain du gala du point de vue d'autres personnages, dont certains nouveaux. Je suis vraiment désolé d'avoir pris autant de temps. J'espère que j'aurais encore des lecteurs... Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. Cordialement, Erache97 CHAPITRE 9 : LES CITADELIENS LE JOUR DE L’ÉVASION DE MEDIACO CITADELLE Elyso leva les yeux de son journal. Pour la troisième fois en dix minutes, Neah lui proposait une nouvelle idée d’aménagement intérieurs. Les deux copropriétaires s’étaient associés à deux autres personnes pour acheter un manoir dans un des quartiers les plus chers de la capitale. Elyso était un revendeur renommé dans le domaine des produits précieux. Ses investissements lui avait permis d’acheter divers commerces à Babylone et la Citadelle, et il pouvait vivre très confortablement des profits qu’ils généraient. D’une taille moyenne, il était reconnu par ses amis pour son goût élevé dans ses choix esthétiques. Neah, quant à lui, était directeur de la sécurité intérieure de Minorive. Malgré son rôle très important au sein du gouvernement Minorivien, il était resté discret avant l’arrestation de Mediaco. En effet, il avait renoncé à ses pouvoir sur ce cas lorsqu’il a proposé la création de la Dream Team High Five, l’équipe qui a donc agit en son nom pour effectuer la capture de Mediaco. Neah avait le teint sombre, des cheveux et yeux noirs, et arborait une taille moyenne. « Tu ne peux pas attendre plus tard ? Je suis en train de lire là. » Son copropriétaire lui fit la moue. « Alors quand c’est toi qui propose quelque chose, je dois t’écouter, mais dès que c’est mon tour, il n’y a plus personne ! -Mais de quoi tu parles ? C’est toi qui a choisi tous les détails d’aménagement ! -Mais tu t’es chargé de la cave. -Ça compte, la cave ? -Bien sûr que ça compte ! » Elyso prit une mine surprise, plia le journal et quitta son fauteuil. « Hé, je te parle ! » S’exclama Neah. Elyso fit signe à Neah de se taire. Dans le silence nouvellement installé, un son régulier se fit entendre. Neah réagit en un éclair. « C’est l’alerte ! » Il bondit contre une fenêtre et l’ouvrit en grand. Se penchant au dehors, il espérait apercevoir ce qui avait déclenché l’alerte. Scrutant le moindre signe suspect, il aperçut de sa vue imprenable sur la grande rue sud, deux personnes sur un cheval, qui fonçaient vers la sortie de la ville à bride abattue. Plissant les yeux, il reconnût les vêtements des deux cavaliers. Celui qui tenait les rênes arborait un habit militaire blanc, et la personne assise derrière lui était en tenue de prisonnier. Il ne fut pas plus d’un instant à Neah pour comprendre la situation. Mediaco était en train de s’évader. Sans attendre, Neah sortit de la chambre de son ami et dévala les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée. Il saisit son manteau accroché à côté de la porte d’entrée. Alors qu’il l’enfilait à la hâte, Elyso arriva au bas des marches. Le bruit se fit se relever Zikku, qui se détendait sur le canapé. Zikku n’était autre que le troisième copropriétaire du manoir. Grand investisseur dans l’agricole, Zikku avait permis le développement de nouvelles techniques de récolte et d’élevage, et dominait désormais le marché Minorivien des produits fermiers. Il était d’une taille relativement grande, le visage fin, avait des cheveux clairs bien coiffés, et affichait un mine suffisante et réjouie en permanence. Il prenait grand soin de lui, jusqu’à refuser de boire de l’alcool, à la surprise de tous les commerçants qui l’invitaient et cherchaient à l’impressionner avec des vins chers. « Il se passe quoi ? » Demanda-t-il. Une fois son manteau sur ses épaules, Neah lui répondit : « Une alerte. Mediaco vient de s’évader. Il risque peut-être d’y avoir un assaut en pleine ville, frontal ou par des cellules dormantes. Ne sortez pas d’ici. Je vais au palais immédiatement. Prévenez Filerd aussi, il doit encore être en train de dormir. -Non, il est dehors, répliqua Zikku. -Quoi ? -Il y a un tournoi de joute aujourd’hui. Il est parti depuis un petit moment déjà. -Tant pis, restez quand même ici. Espérons qu’il ne lui arrive rien. J’y vais. » Filerd était le dernier copropriétaire. Il avait le teint clair et le visage fin, et s’était également le plus petit des quatre. Il était le riche héritier de l’entreprise de son père, et utilisait à volonté de la fortune accumulée par son paternel durant ses journées oisives. Il n’était pas poussé à agir par de mauvaises volontés mais il n’avait aucune compétence particulière. Pendant qu’il discutait, Neah avait eu le temps de passer ses chaussures. Sans un mot de plus, il franchit la porte et s’éloigne en trottinant en direction du palais. Alors que Neah n’était plus en vue, Elyso commença à se préparer pour sortir. « Hé, tu fais quoi ? -Je vais chercher Filerd. -Mais Neah a dit qu’il ne fallait pas sortir. -Je sais. Tant pis. Je préfère éviter qu’il se retrouve dans de beaux draps. Tu m’accompagnes ? -Sans façon. » Zikku s’allongea de nouveau sur le canapé, et laissa Elyso partir. « Tu fermes la porte, hein ? -Oui. » Neah arriva au pied du palais et commença à gravir les marches du palais jusqu’à l’une des entrées. Le palais de la Citadelle était le plus grand bâtiment de la capitale. Située au centre de la cité, l’immense bâtisse circulaire était richement décorée et entournée de statues de pierre. Surélevé, le palais dominait la ville, et, des fenêtres les plus hautes, il était possible de voir plus loin que les hauts murs de la ville. Alors que Neah continuait sa montée, il aperçut Joft en haut des marches : il accéléra le pas. Joft était d’une taille moyenne, un peu plus petit que Neah. Il avait des cheveux blonds et des yeux bleus. Mince, les épaulières de son costume extravagant lui élargissaient les épaules. Neah s’adressa à lui : « Faut-il commencer à mettre les citoyens en sûreté, Dieu Joft ? » L’interpellé soupira. « Neah, je t’ai déjà dit que ce n’est pas la peine d’être aussi formel avec moi. -Je ne peux pas m’en empêcher. -Tant pis alors. Et pour ta question non on ne va pas préparer une évacuation. Tu sais déjà ce qu’il s’est passé ? -Mediaco s’est évadé ? -Si ce n’était que ça : il ne s’est pas évadé seul. White Hat est parti avec lui. -Ils ont collaboré pour s’évader ? -C’est ce que Puni souhaite découvrir, et surtout empêcher que les soldats loyaux à White Hat aient une mauvaise idée comme tenter quoi que ce soit contre le gouvernement. Mais nous allons voir ça avec Puni maintenant. Tu m’as épargné le temps d’envoyer quelqu’un te chercher. -Toujours à votre service. » Les deux hommes montèrent une volée de marches puis se rendirent dans l’une des salles de réunion de l’imposant palace. L’endroit était isolé de l’extérieur, sans aucune fenêtre. L’ambiance y était électrique. Neah reconnût immédiatement Punisher. L’homme était grand, d’une musculature large. Il portait des vêtements riches, mais sobres, de couleurs sombres. Punisher avait une discussion houleuse avec ce que Neah identifia comme le responsable de la garde, Ixylls, reconnaissable à son uniforme militaire unique. « Je vous assure que toutes les mesures nécessaires… -Ont été prises ? Bien sûr ! » Punisher envoya son poing contre la table de la salle de conférence. C’est à ce moment qu’il aperçut Neah et Joft à l’entrée de la pièce. Neah s’inclina. « Pardonnez-moi pour mon retard. -Tu n’es pas en retard, Neah. » Fit remarquer Joft. Ixylls reprit la parole, sans même saluer les nouveaux venus. « Je vais dès à présent mettre sous surveillance tous les membres de la garde qui ont travaillé en compagnie et sous les ordres de White Hat par le passé. -Attendez, dit Neah, quel est le rapport ? Joft m’a confirmé que nous n’avions pas encore la confirmation… -Que White Hat soit également responsable ? Coupa Ixylls. Directeur Neah, cette évasion a été organisée par des partisans de White Hat, et que Mediaco a simplement profité de cette évasion pour tisser un lien privilégié avec l’ex-commandant. -Et d’où connaissez-vous ces détails ? -Directeur, dit Punisher, vous n’êtes pas tenu de connaître l’origine de ces informations. » Neah hocha la tête. Punisher reprit : « Gardien Ixylls, vous ne ferez pas la surveillance des cibles mentionnées précédemment mais leur arrestation. -Mais nous n’avons pas assez de cellules pour tous les enfermer. -Débrouillez-vous Ixylls. Il faut procéder au même nettoyage à la ligne de front. Joft ? -Je crois que l’on devrait remettre ce travail au Directeur Neah. Je m’occupe de la capture des hommes qui ont aidé à l’évasion de White Hat. Les types se sont volatilisés, il faut les retrouver. -Pensez-vous pouvoir effectuer cette tâche, directeur ? -J’exécuterai tout travail qui me sera confié. -Bien, Ixylls, Neah, Joft, vous avez vos missions. Vous pouvez disposer. -Et toi, Puni, tu ne fais rien ? » Punisher lança un regard noir à Joft, qui venait de faire la remarque. « Puisque tu poses la question, je vais en voyage à Babylone. McFly à des choses à me présenter pour l’armée. Tu peux t’y rendre à ma place si tu le souhaites. -Non, ça ira. Il fait toujours trop chaud là-bas à mon goût. -Alors sortez d’ici, tous les trois. J’ai encore à faire. » Les trois hommes quittèrent la pièce, puis Ixylls laissa le groupe sans leur dire au revoir. Joft s’adressa alors à Neah : « Bonne chance de ton côté. -Merci. Vous aussi. -Et… » Joft poursuivit en baissant la voix : « Tu n’as rien remarqué d’étrange à propos de Puni ? -D’étrange ? Que voulez-vous dire ? -Oh, c’est… Tu as vu qu’il était énervé, quand on est arrivés. -Je ne vois pas ce qu’il y a d’étrange là-dedans., au vu de la situation. -Oui, tu as raison. Désolé, c’était une question stupide. -Ce n’est rien. -Prends soin de toi : il faut dire que tu vas au front. -Je pense être capable de m’occuper au mieux de moi-même. Merci de vous inquiéter pour moi, mais je devrais m’en sortir. Je dois partir me préparer maintenant. N’hésitez pas à me donner des nouvelles de votre côté. -Entendu, Neah. Au revoir. » Neah quitta alors le palais d’un pas pressé. Alors que Zikku était sur le point de se rendormir, la porte d’entrée s’ouvrit. Il reconnût la voix de Filerd. « Je n’avais pas besoin que tu viennes me chercher, je te l’ai déjà dit ! -Je suis sûr que tu n’aurais pas été du même avis si je n’avais pas payé tes dettes de pari et que tes usuriers avaient décidé d’utiliser la force. -Mais ce n’est pas arrivé. -Je sais, j’étais là. » Zikku ne pût s’empêcher de rire. Il se releva et s’adressa à Filerd et Elyso. « Ah, on dirait un vieux couple. » Filerd allait répondre, mais Neah entra au même moment. « Tout s’est bien passé ? Demanda-t-il. Filerd, il ne t’est rien arrivé ? -J’ai vu Mediaco et White Hat à cheval. Ils ont réussi à interrompre le tournoi. -Tant mieux alors. Je vais devoir m’absenter. Je passe chercher des affaires et je dois partir. -Vers où ? Demanda Zikku. -Je ne peux pas vous le dire. -Ça a à voir avec l’évasion d’aujourd’hui ? Demanda Filerd. -T’en a d’autres, des questions stupides ? Répondit Elyso. -J’ai le droit de demander non ? -Oui Filerd, il y a un rapport avec l’évasion. Je vais me préparer maintenant. » Neah quitta la pièce pour rejoindre sa chambre. Il redescendit quelques minutes plus tard avec toutes les affaires dont il avait besoin. Il laissa un au revoir à ses trois amis puis quitta le manoir.
  10. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Un peu moins d'action ce coup-ci, mais l'histoire progresse. Le prochain chapitre va probablement être un peu plus long, mais sachez que je ferais tout mon possible pour sortir la suite au plus vite. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. Coridalement, Erache97 CHAPITRE 8 : LES CINQUANTE-CINQ Mediaco bondit en arrière, et rangea sa lame au fourreau, devant les regards abasourdis de ses adversaires. Il dit : "Dans moins d'une minute, mes renforts seront là. Je n'ai pas envie de continuer le combat si c'est pour me faire interrompre." Sabre se précipita sur lui et le renversa au sol. Debout, face au criminel à sa merci, il abattit son épée sur lui. Dans la nuit, l'on entendit l'acier trancher l'air, puis le bruit caractéristique du choc entre deux épées. Entre la lame de Sabre et Mediaco, s'était dressé l'épée de Yug, tenue par son propriétaire. L'infime temps mis par Sabre avait suffit pour que Yug sorte du bâtiment, feinte les deux soldats, et se mette en travers du commandant en sauvant son ami. Sabre releva son épée, mais un coup de feu la lui fit sauter de la main avant qu'il n'ai eu le temps de lancer une autre attaque. L'instant d'après, les personnes à l'extérieur furent encerclées par les renforts, pendant que d'autres nouveaux venus pénétraient à l'intérieur. Quelques minutes plus tard, tous les convives, les militaires et les hommes des Cinquante-cinq furent entravés de chaines ou de cordes. Les poches furent vidées, et la Triade récupéra tous les objets de valeur. C'était l'heure de passer à l'interrogatoire. Mediaco s'adressa aux deux dames rouges. "Bonsoir mademoiselles, j'aurais quelques questions à vous poser. -Nous ne dirons rien, lança la dame de Carreau. -Allons, allons, ne dites pas ça. Il y a bien des choses que vous voulez nous dire, non ?" Il leur retira leurs masques, puis poursuivit : "Quelle est l'organisation des Cinquante-cinq ? -Nous sommes la plus grande organisation criminelle des deux pays, Vanta la dame de Cœur. Nous sommes les responsables de l'attentat qui a déclenché la guerre." Mediaco toussa. Il y eu un court silence, puis il prit sa mine la plus menaçante et abaissa son regard noir sur les deux prisonnières. "Je n'aime pas que l'on me mente, les filles." Les dames rouges étaient terrorisées. Celle de Carreau dit : "Mais... C'est la vérité, l'attentat est..." Mediaco donna un grand coup de talon sur le sol, et pointa son doigt sur la dame de Cœur. "D'où vous êtes la plus grande organisation criminelle ? Tu te la racontes beaucoup, gamine, pour quelqu'un qui vient de se prendre une sacrée défaite. (Il se pencha vers elle) Qu'est ce que je vais faire de toi, hein ? Tu pourrais profiter d'un petit voyage dans les abysses, par 2000 mètres de fond ? Sinon tu pourrais arrêter de prendre tes grands airs et répondre. Comment fonctionne votre organisation ?" Elle ne se fit pas prier et répondit immédiatement. "Les Cinquante-cinq sont divisés en cinq branches. Quatre branches correspondent aux quatre signes d'un jeu de cartes : Pique, Trèfle, Cœur et Carreau, dirigées respectivement par leur As. Ils ont sous leur ordre exclusif un Valet, qui leur sert d'espion et de soldat d'élite. Les As ont également un commandant de terrain, le Roi, qui lui-même à sous ordre exclusif une Dame qui remplit le même rôle que le Valet. La dernière branche n'est composée que de trois personnes : notre chef et ses deux acolytes." Mediaco sourit. "C'est bien. Emmenez-les, dit-il en s'adressant à nos hommes. Passons maintenant à ce cher Sabre. -Mediaco ! Il ne serait pas mieux de continuer à interroger les dames maintenant, sur la lancée ? -On aura tout le temps plus tard, Yug. Et j'ai déjà suffisamment d'informations. Ils tirent une partie de leurs bénéfices de la vente d'armes, sinon ils n'auraient eu aucun intérêt à déclencher la guerre. De plus, leur organisation est trop segmentée pour être stable, on en tirera avantage en temps voulu. Mais pour l'heure, j'ai besoin de discuter avec Sabre !" Mediaco, Yug, Aurélia, et moi furent isolés avec Sabre dans l'une des salle du rez-de-chaussée. "Que me voulez-vous ? Je ne dirai rien ! -Ce n'est pas dans notre objectif de vous faire parler, commandant. -Alors ? -Vous avez l'air impatient ! Ecoutez-moi sans m'interrompre ! Vous allez rejoindre le plus vite possible le front. Si vous croyez que votre départ pour ici n'avait pas été remarqué, vous vous trompez. Dès maintenant, White Hat doit déjà planifier un assaut conjoint avec les forces New-Stendeliennes. -Vous me demandez donc de faire mon travail. -Silence ! Ecoutez. Il n'est pas dans votre intérêt, ni dans le mien, que Minorive perde le conflit. Je peux vous éviter une défaite en demandant à White Hat et ses troupes de ne rien tenter contre vous et d'éviter une alliance avec l'ennemi. Mais il faut que vous entriez en contact avec lui pour moi. -Et pourquoi le ferais-je ? -Nous avons tous les deux à gagner sur votre victoire, et vous savez très bien que vous ne pouvez pas gagner si White Hat dirige un bataillon aux côté des New-Stendeliens." Sabre réflécissait. Il compris assez vite qu'il n'avait d'autre choix pour éviter une défaite qui aurait risqué de sceller le reste du conflit. "Bien, c'est entendu. Je rejoins le front aussi vite que possible et je contacte White Hat. -Parfait. Je vais écrire et cacheter la lettre à lui transmettre immédiatement, dit Mediaco qui prit place à une table pour s'exécuter." Mediaco commença à écrire, s'interrompant régulièrement pour tremper sa plume dans l'encre. Sabre l'interpella, sans le faire s'arrêter : "Mediaco. -Oui ? -Comment se fait-il que White Hat vous fasse confiance ? -Trahi par son pays, sauvé par son ennemi : il a réfléchi. -Pardon ? -Il faudrait parfois arrêter de suivre la version officielle Sabre. Oui je suis un criminel, mais White Hat a été injustement trahi par le gouvernement. C'est normal qu'il veuille rendre justice. Enfin, il vous convaincrait sûrement mieux que moi, si vous le voyez." Mediaco apposa le point final à la lettre, la ferma, et la cacheta avec le seau qu'il portait en bague. Il se leva et tendit l'enveloppe à Sabre. "Nous ne sommes pas alliés pour autant, dit le commandant en se saisissant de la lettre. -Je ne l'attendais pas. -Tant mieux, parce que ce n'est pas le cas et ne le saura jamais. J'y vais." Une demi-heure plus tard, Sabre et ses hommes quittèrent les lieux. Nous suivîmes peu après, en embarquant sur notre navire le butin de l'opération et nos deux prisonnières : les dames rouges. Mediaco s'était arrangé pour faire croire à l'évasion de Sabre, qui a contacté la garnison locale sur le chemin vers le front. Notre navire mis les voiles au moment où les soldats investissaient les rues de la Tenghzou. Dès le lendemain soir, des nouvelles arrivèrent du front.
  11. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Au menu aujourd'hui : de l'action ! Yeah ! Je sortirai la suite le plus vite possible. Je travaille en plus sur un autre projet qui n'a rien a voir mais que vous verrez bientôt normalement (un truc avec beaucoup moins d'action par contre). Je ne sais pas si je l'avais déjà fait, mais une fois de plus ne ferai pas de mal : un grand merci à tous ceux qui ont pris la peine ne serais-ce que pour lire le premier chapitre. Je suis content de voir que ça plait à certains, je me donne toujours à fond pour obtenir le meilleur de moi-même ! Pour ceux qui souhaite commencer et qui se disent que c'est long, pas de souci, c'est vraiment très rapide à lire (le tome un fait 34 pages sur word...). Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture. Cordialement, Erache97 CHAPITRE 7 : LES DAMES ROUGES Toujours en alerte, mais ne pouvant agir, je profitais de ce temps pour observer la situation. Les nouveaux venus portaient tous le même costume rouge à chemise blanche. Ils avaient quasiment tous une épée au côté ou à la main, et certains la cumulait avec un pistolet ou un fusil. Sans aucune exception, ils portaient tous un loup assorti à leur costume, mais il y en avait de deux formes distinctes. Certains avait une forme de cœur, et les autres une forme de losange. Je jetais un coup d'œil en bas. Les hommes avaient regroupés la foule au centre de la pièce, et les soldats présents s'étaient par réflexe mis en cercle autour de Sabre, dans une formation défensive. Sur la scène, les musiciens avaient abandonné leurs instruments et se tenaient les mains en l'air. Aurélia s'était reculée vers le fond et se tenait droite, les mains crispées sur son sac, lançant de temps à autre un regard vers Mediaco, pour savoir quand il faudrait agir. Je reportais mon regard sur nos deux femmes en robe rouge, pour constater qu'elles avaient chacune enfilé un masque, en cœur et en losange. Elles bondirent par dessus la rambarde et se réceptionnèrent sur la scène. Elles s'avençèrent, puis celle au masque en losange déclara : "Bien le bonsoir, Minoriviens. Je suis la dame de Carreau, des Cinquante-Cinq. -Et moi, la dame de Coeur, des Cinquante-Cinq ! - Sans faire d'histoires, vous allez déposer vos objets de valeur et vos portefeuilles à nos hommes. Si personne ne tente rien, il n'y aura aucun blessé. Dans le cas contraire, nous abattrons tout le monde. C'est clair ?" Les invités commencèrent à s'exécuter. "Hé, pour qui vous vous prenez ?!" Lança Mediaco. Tout le monde s'arrêta et se tourna vers lui. C'était le signal. Yug assomma l'homme derrière lui d'un coup de tête vers l'arrière puis s'occupa de celui menaçant Mediaco d'un puissant crochet du droit. Je m'occupais du mien pendant ce temps en pivotant d'un coup pour lui envoyer mon coude gauche sur la tempe. Mediaco s'avança droit vers la rambarde. Il y sauta d'un bond. Debout, surplombant la salle, toisant les invités, il arracha son masque de sa main gauche et dégaina sa lame de sa main droite en la pointant vers le ciel. Il jeta le masque sur le côté, avant de baisser dramatiquement son épée et de la pointer vers les deux dames rouges. "Arrêtez votre char, les filles. Vous et vos sbires habillés avec de la moquette, vous pensez sérieusement être une menace ? Je vous laisserai pas me mettre des bâtons dans les roues ! Vous ne valez rien contre moi, le grand Mediaco ! -A terre !"Hurla Sabre. Les convives plongèrent au sol, et des coups de feu furent lancés entre l'armée et les hommes des Cinquante-Cinq. Sabre tira son pistolet et vida le contenu du canon sur Mediaco. Il évita le projectile d'un bond sur le côté. "Manqué ! Attends, je m'approche, ce sera plus facile pour toi !" Il sauta dans la salle, et engagea le combat contre les militaires par un coup d'estoc dans leur direction. Yug et moi nous précipitèrent dans les escaliers pour rejoindre Mediaco, mais deux rouges nous barrèrent la route. Je tirai mon épée et Yug sauta par dessus la rampe pour aller assister Mediaco. Au même moment, sur la scène, Aurélia sortit son arme qu'elle colla sur l'arrière du crâne de la dame de Cœur. "Fini de rire. Dites à vos hommes de lâcher leurs armes. -Je ne crois pas." Elle s'accroupit juste au moment où Aurélia appuya sur la détente. La balle survola les cheveux de la cible et alla s'écraser sur le mur de l'autre côté de la pièce. Aurélia sauta vers l'arrière pour éviter le coup que l'autre dame lui avait lancé. La dame de Cœur se retourna et plongea sur Aurélia. Cette dernière fit pivoter son pistolet afin de l'attraper par le canon. D'un geste vif, elle dévia son assaillante d'un puissant coup à la mâchoire. Un craquement se fit entendre : la crosse en bois avait volé en éclats sous la violence de l'impact. La dame de Cœur s'effondra sur les planches de la scène. Un homme de main envoya son épée à la dame de Carreau. Ainsi armée, elle s'avança vers Aurélia. Notre poétesse regarda autour d'elle : il lui fallait une arme, et vite. Elle vit sur le sol deux violons abandonnés par l'orchestre, à quelques pas d'elle. Sans hésiter, elle courut, et dans une glissade elle s'empara de deux archets. Juste à temps, elle dévia le premier coup d'épée en se relevant. Elle s'appliqua à parer les suivants, un archet dans chaque main. A ce moment, je m'étais débarrassé des deux hommes de l'escalier. Je pris connaissance de la situation en balayant la pièce de mon regard. Yug participait à une mêlée générale à l'épée avec l'armée et les rouges des Cinquante-Cinq. Mediaco, assaillit par Sabre et deux de ses hommes, reculait vers la porte d'entrée. Je décidais d'aller aider Aurélia au vu de sa situation. Je me saisis de l'une des épées d'un homme que j'avais terrassé et me ruais vers la scène. La dame de Carreau me vit arriver, repoussa Aurélia d'un coup de pied et rejoignit sa partenaire, qu'elle releva, en lui donnant une épée trouvée par terre. Je lançais son épée à Aurélia et me préparais à affronter le duo des dames. Elles chargèrent. Pendant ce temps, Mediaco continuait de reculer face aux assauts de ses trois adversaires. Reculant jusqu'à l'entrée, il ne fus pas longtemps avant qu'ils ne se retrouvent tous les quatre à l'extérieur. Dans la nuit noire, avec pour seul toit la voute céleste étoilée, les assaillant redoublèrent la violence de leurs coups. Mediaco sortit alors le pistolet caché dans son dos, et tout en continuant à parer les attaques adverses, il tira en direction du ciel. Une fusée éclairante, laissant une longue trainée rouge, prit son envol du canon du pistolet. Mediaco jeta de pistolet au loin et déclara avec un sourire : "La cavalerie arrive."
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    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Voilà la suite des avnteures de Mediaco ! Désolé encore pour le délai entre les chapitre, je promets de m'améliorer ! Pour ceux qui n'ont pas encore tenté de lire, pas d'inquiétude à avoir, c'est rapide à lire ! De plus, il y a une évolution pour le mieux dans le style d'écriture : je pense (et on me l'a dit) qu'il y avait une amélioration visible dans l'écriture entre le premier chapitre et maintenant. Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture. Cordialement, Erache97 CHAPITRE 6 : LE GALA Le temps entre notre réunion et le gala sembla passer à la vitesse de l'éclair. Je n'eus le temps de réfléchir à comment aborder cette opération qu'il était déjà le jour et l'heure du départ. Mediaco, Yug et moi avions revêtu un déguisement afin de dissimuler nos visages, mais pas Aurélia, qui avait toujours pour le moment un casier judiciaire vierge. Elle portait une sublime et longue robe noire, et tenait fermement un petit sac dans ses mains gantées. Il fallait bien : elle y avait dissimulé un pistolet. Nous trois étions vêtus de costumes à queue de pie et d'un haut de forme. Nous avions chacun notre épée au côté, mais cela était normal. "Nous sommes les gardes du corps du maire d'Old Main City, du moins officiellement pour le début de la soirée, m'avait dit Yug. L'épée au côté est le symbole des différents maires de Minorive : ce symbole représente le fait qu'ils dirigent la garde de leur ville, mais également qu'ils sont prêt à la défendre ou à servir le gouvernement. A Old Main City, c'était la tradition que la garde personnelle du maire partage cet insigne lors des fêtes ou cérémonies car les gardes portent, en quelque sorte, la même responsabilité que lui, et ils sont prêts à servir la nation." Nous sommes arrivés à Tenghzou en bateau au moment où le soleil se couchait, découpant l'astre du jour à travers les bâtiments dans un charmant jeu d'ombres chinoises. Le gala avait été organisé dans le hall de l'une des plus grandes constructions de la cité : l'hôpital. La construction était presque terminée, et ce gala était organisé en cet honneur. Après s'être présentés auprès des deux gardes à l'entrée, qui n'y virent que du feu à la vue des fausses invitations, nous furent introduits au monde déjà présent dans le vaste hall. "Monsieur Hanger, maire d'Old Main City. Sergent Rag et sergent Ygo, gardes personnels du maire. Mademoiselle Aurélia Hiltyu, poétesse de la cour." Scanda un homme à l'entrée, chargé d'annoncer les arrivées. Nous avons pu aussitôt entendre des remarques fuser de tous les recoins de la salle. "Old Main City ? Cette ville est toujours habitée ? -Mademoiselle Hiltyu est présente ici ? -Que fait-elle avec le maire d'Old Main City ?" Une fois les remarques passées, nous nous sommes discrètement mêlés à la foule. Mediaco nous dit à voix basse : "Faites comme si de rien n'était. Quand je donnerai le signal, il faudra passer à l'attaque." Une demi-heure s'écoula sans qu'il ne se passe rien d'intéressant. Au bout de cette demi-heure, la personne qui nous avait introduits entra dans la pièce et annonça : "Commandant Sabre, chef des armées Minoriviennes du sud." Sabre entra, accompagné de son escorte de soldats qui se dispersèrent le long des murs. Ils étaient une dizaine. Des murmures se propagèrent à travers la foule, mais je ne pus en saisir aucun car Yug demanda au même moment : "On annule la mission ? -Hors de question, rétorqua Mediaco. Nous avons besoin de cet argent. Tant pis s'il faudra se battre. Par contre il faut absolument que nous trois évitions Sabre. Il risquerait à coup sûr de nous reconnaitre. Oh non ! Il arrive par ici. Vite ! Yug, Erache, suivez-moi. Prenons les escaliers vers la terrasse." Nous nous sommes éclipsés, pendant que Sabre commençait à discuter avec Aurélia. Sabre s'inclina et fit un baisemain à la charmante demoiselle. "C'est un honneur pour moi de rencontrer une femme aussi réputée que vous, Mademoiselle Hiltyu. -Moi de même, commandant Sabre. N'avez vous pas peur de laisser vos hommes sans commandant à la ligne de front ? -Ne vous inquiétez pas, il n'y a rien à craindre à ce propos, le conflit est gelé. De toute façon, j'y retourne dès la fin du gala, les ennemis ne sont pas au courant que je me suis absenté, ils n'oesront pas lancer d'attaque. -Me voilà donc rassurée, commandant. Mais y a-t-il donc quelque chose qui vous inquiète plus que le conflit au point de vous amener ici ? -J'aurais aimé vous dire que je suis venu pour le plaisir, mais ce serait un mensonge. Hélas, il y a bien quelque chose qui m'inquiète : une organisation criminelle va tenter quelque chose ce soir, et j'ai été envoyé ici pour m'en charger personnellement. -La Triade de Mediaco ? -Et non. Il s'agit d'un autre groupe, apparu tout récemment. Je m'excuse de ne pas pouvoir vous donner d'autres détails, mais il s'agit d'informations confidentielles. De plus, entre vous et moi, je tenais à vous dire de ne pas vous inquiéter à propos de la Triade. Même si Mediaco s'est évadé, ce qui est bien fâcheux, la Triade a la moitié de ses effectifs derrière les barreaux, et leur quartier général - du moins ce qu'il en reste - est au mains des New-Stendeliens. -La Triade n'est donc pas à craindre ? -Bien sûr que non ! Il faudrait au moins attendre un ou deux mois pour qu'ils remettent une opération sur pied, je vous le garantis. Mais changeons de sujet, voulez-vous ? Je pense que toutes les personnes ici présentes seraient ravies de vous entendre déclamer une de vos chansons. -Oh, je voudrais bien, mais puis-je le faire ? -Ne bougez pas, je vais chercher le maire de Tenghzou, il vous donnera sans doute son autorisation." Sabre disparût à travers la foule. Aurélia bondit en direction de l'escalier vers la terrasse. Elle nous rejoignit à l'extérieur pour nous expliquer ce qu'elle avait appris. Mediaco, après les explications, déclara calmement : "On ne change rien à l'opération. Au moindre problème, nous pourrons toujours nous enfuir." Nous sommes alors retournés à l'intérieur. Aurélia reprit prestement sa place, pendant que Sabre discutait avec le maire de la ville. Pendant ce temps, nous sommes restés en haut des escaliers. Aurélia fut autorisée à monter sur scène. Elle commença à discuter avec les musiciens pour leur expliquer quel morceau jouer. Pendant que je regardais autour de moi, je remarquai que le regard de Mediaco était fixé ailleurs que sur la scène. Je suivis son regard, qui était posé sur deux femmes portant des robes rouges en train de regarder le hall depuis la mezzanine surplombant la salle. Mediaco posa sa main sur mon épaule et dit : "A mon signal, il faudra viser ces deux là prioritairement." Aurélia s'avança sur la scène. Le public applaudît, et les musiciens débutèrent la musique. Soudain, des hommes masqués surgirent des différentes entrées du hall, armés de pistolets. Il y eut des cris dans la foule. Je portais la main à mon épée avant de sentir le bout du canon d'une arme à feu entre mes omoplates. Je levai les mains en l'air. Yug et Mediaco s'exécutèrent, eux aussi menacés par d'autres hommes armés qui étaient entrés derrière nous. Mediaco nous murmura : "Attendez mon signal."
  13. Les aventures de Médiaco, tome 1 & 2

    Bonjour à tous chers lecteurs et lectrices ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Désolé du délai qui a séparé ce chapitre du précédent mais j'ai été submergé de travail et je me retrouvai avec un temps libre très réduit. Je vous présente mes excuses et je vous promet que le prochain chapitre arrivera dans un délai plus... acceptable^^. Sur ce, je vous souhaite une agréable et charmante lecture. Cordialement, Erache97 CHAPITRE 5 : REUNION Remontant doucement les eaux du fleuve, le navire transportant Yug et Aurélia glissait sur la surface miroitante, sans un bruit. Ils accostèrent à un embarcadère, et posèrent le pied sur le continent minorivien, à la ville fantôme d'Old Main City. Enfin, presque fantôme. Depuis que la Triade s'y était installée, la vie semblait grandement avoir repris. Yug se précipita sans attendre vers le Skywalker building, premier du nom. Moins haut que son homologue babylonien, ce bâtiment était toutefois le plus haut de la ville et assez impressionnant. Aurélia sur ses talons, Yug monta les marches quatre à quatre en direction du dernier étage. Arrivé là, il poussa violemment la porte à double battant marquant l'entrée de la suite. Dans la grande salle qui s'étendait derrière ces portes, j'étais nonchalamment allongé sur l'un des canapés, en train de lire l'un des livres de la bibliothèque d'ouvrages volés de Mediaco. "Erache ! Debout ! Il me faut des explications ! -Bonjour Yug, ça faisait longtemps qu'on ne c'est pas vu ! Ca va ? Bien, et toi ? Bah écoute, moi ça va, je termine juste ce passage et je suis à toi." Yug lança alors le coffret que je lui avait demandé d'aller chercher qui dégomma le livre que je tenais. Je me relevai. "Hé, j'avais presque terminé ! -Ouais, plus tard la séance de lecture, Erache. J'ai deux questions. Un : (il montra le coffret) pourquoi ? Deux : (il montra Aurélia) Non ! -Tu peux répéter ta deuxième... -Bon allez, pourquoi le coffret ?" J'écrasai la boite au sol d'un violent coup de pied. "Qu'est-ce que c'est ? Demanda Yug. -Les profits de la première édition du premier tome des aventures de Mediaco !" Je saisis alors les liasses de billets qui s'étaient répandus sur le sol. J'en gardai une et lançai les autres sur le bureau. "Un peu pour moi, le reste pour la Triade. Un peu de revenu c'est toujours bien non ? Bon c'était quoi ta deuxième question ?" Yug s'approcha de moi, me saisit une des épaules et me retourna en se mettant à mon côté, de sorte que nous soyons tous deux dos à Aurélia. Il murmura : "C'est une idée de Mediaco ? -Aurélia ? Oui, je me suis juste chargé de la contacter. -Il faut la virer. -Ce n'est pas avec moi qu'il faut voir ça. -Très bien. S'il lui arrive quoi que ce soit, je te tiendrais pour responsable. -Mais puisque je te dis que ce n'est pas mon idée ! -Mais tu as fait le boulot. -Il fallait bien que quelqu'un la contacte non ? -Mediaco aurait pu le faire lui-même. -Il est en prison ! -Je ne crois pas, mon petit Erache, lança une voix derrière eux. -Mediaco ! S'exclamèrent les deux hommes. -En personne." L'homme se tenait dans l'encadrement de la porte, dans une position fière, les bras croisés. Il nous salua tous les deux dans une accolade, nous étions vraiment très heureux de voir qu'il avait tenu sa promesse, celle qu'il nous avait faite quand nous nous étions quittés huit mois plus tôt. Il 'agenouilla devant Aurélia et lui fit un baisemain. "Bonjour, mademoiselle Aurélia, vous êtes splendide. J'espère que votre talent égale votre beauté. -Mediaco, lança Yug, pourquoi l'avoir faite venir ici ? Pourquoi l'avoir engagée ?" L'interpellé se releva, puis alla s'asseoir à son bureau. "Voyons, ce n'est pas évident ? Poétesse, musicienne, chanteuse, parmi, sans aucun doute, des meilleurs de Minorive et New Stendel réunis. Tu ne vois pas ? Je vais lui faire écrire des poèmes et des chansons à mon éloge, pardi ! -Rien de dangereux donc ? -Mais non, rien de dangereux, tant que nous serons là. -Pardon ? -Elle viendra sur le terrain avec nous, je veux qu'elle soit au cœur de l'action pour imaginer ses meilleurs vers ! -Mais... -Allons Yug, lança Aurélia avec un clin d'œil, je ne risque rien si tu me protèges !" Il soupira. "D'accord. -En fait, Mediaco, demandais-je alors, comment t'es-tu évadé ? -J'allais y venir. Ce matin, je me suis évadé de la prison de la Citadelle avec l'aide de notre bon ami, le commandant White Hat. -Non ? -Si, grâce au groupe anti-gouvernemental qui le suit, les "Chapeliers Blancs". Ils vont nous aider dans notre objectif : arrêter le conflit entre Minorive et New Stendel. -Mais comment tu veux faire ça ? Qu'est-ce qu'on y gagnerait ? -Une chose en son temps, Yug. Tout d'abord, nous allons renflouer les caisses de notre organisation pour nous fournir en matériel pour la suite des opérations. Je sais que nous allons pouvoir profiter des bénéfices de la première édition du roman d'Erache, mais ce ne sera pas suffisant. Pour se faire une bonne petite fortune, rien de mieux qu'un bon cambriolage. Et j'ai ce qu'il y a de mieux pour cela !" Il sortit une carte d'invitation de sa poche et la laissa glisser sur la table. Sur le papier cartonné rouge étaient inscrits quelques mots à l'encre dorée : "Cliff Hanger, Maire d'Old Main City, êtes convié au grand gala organisé par la ville de Tenghzou." S'en suivait la date du gala ainsi que d'autres éléments divers. Je demandai : "Cliff Hanger ? -Oui, répondit Mediaco, une de mes fausses identités, sachant que tous les habitants restants dans cette ville ou presque sont des membres de la Triade, les élections ont été plutôt amusantes. -Qu'est-ce qu'on va faire alors ? -Le plan est simple : on arrive, on profite de la soirée, et ensuite on prend tous ce que les invités ont sur eux qui vaut quelque chose. -Et s'il faut fuir ? -pas de problème, un de nos petit dirigeable sera en position au niveau du port prêt à partir au moindre accroc. -Et comment on va rentrer avec une seule invitation ? -Nos hommes s'occupent déjà de vous faire fabriquer des fausses invitations. -Waouh. -Oui, qui a-t-il, mademoiselle Aurélia ? -Déjà de retour et tout est déjà préparé. Une seule chose à dire : impressionnant. -Merci." Après un court silence où Aurélia et Yug se dévisagèrent, ce dernier expliqua leur mésaventure avec le valet de pique. Mediaco finit par annoncer : "C'est embêtant, mais nous verrons ça plus tard. Nous allons d'abord nous occuper du gala. Si une autre organisation compte vraiment nous affronter, nous les reverrons bien assez tôt."
  14. calendrier Erachien, pour situer les RPs

    Salut à tous ! Le nom des mois à été modifié avec la proposition de Warff. Sachant qu'une première utilisation "officielle" du calendrier à été faite, je pense que l'on peut qualifier ça de réussite (et dieu on peut dire que ça aura été laborieux). Je remercie tous ceux à qui le projet à plu, ainsi que ce qui l'on soutenu et proposé leurs idées. Cordialement, erache97
  15. SOMMAIRE -Edito -L'oeuvre du jour : Fi\/e, extrait du premier chapitre et présentation de l'oeuvre -Les commentaires de nos rédacteurs -Le commentaire final de la rédaction -Au lecteur : clôture du premier numéro EDITO Bonjour et bienvenue à tous dans ce premier numéro du Minefield's RP Jump ! Alors, nous allons commencer par le commencement : qu'est-ce que c'est que ce "journal" ? C'est bien simple : il s'agit d'un ensemble de critiques constructives visant à présenter l'un des nombreux et passionnants RP que nous trouvons sur le forum. Pourquoi ? Tout d'abord pour dépoussiérer cette section qui commence à... prendre la poussière (ouais bon c'est pas la meilleure fin de phrase possible, mais j'en ai pas d'autre). Ensuite parce que il y a certains RP qui franchement mérite des ovations et que l'on rende au moins un minimum honneur au travail fourni. Et enfin, parce que je fais ce que je veux et je vois pas pourquoi je devrais me justifier (ce que paradoxalement je fais). J'espère donc que ce premier numéro vous plaira (oui, si je dis premier, ça veut dire qu'il y en aura d'autres, comme ça cela énervera ceux à qui le concept ne plait pas) et je vous souhaite une agréable lecture. Cordialement, Amicalement, Littérairement, Toutcequevousvoulezenement, erache97, rédacteur en chef (ça poutre comme appellation !) L'OEUVRE DU JOUR : FI\/E extrait du premier chapitre "Le duo se dirigea vers le centre du village où brûlait un feu de joie encadré par les tables du buffet. Le village était petit comparés aux autres de Gaïa. Petit mais beau et jovial, ses habitants étaient toujours souriants et les habitations étaient réputées comme les plus belles de la région. Une fois proche du feu, on pouvait distinguer une pierre verte de forme triangulaire posée sur un autel. Ion voulu la regarder de plus près mais Kalis l’en empêcha. - Les anciens ne nous ont pas encore réprimandés pour notre retard mais si tu touches cette pierre leur courroux sera pire que tout. Ion fixa Kalis avec un air interrogatif. Ce dernier compris qu’Ion avait encore raté des cours d’Histoire des Héros. - Tu es incorrigible. Cette pierre est l’une des cinq reliques que les Héros ont utilisés jadis. Celle-ci c’est celle du Vie que notre village possède et protège. Les quatre autres sont celles de la Mort, du Ciel, de la Terre et du Vide. Personne ne sait où sont les autres reliques car c’est un secret farouchement gardé de génération d’anciens en génération. Ion bailla, fixa à nouveau la pierre puis se dirigea vers le buffet ; prêt à se remplir l’estomac. A peine eut-il saisi une cuisse de poulet fumante qu’une explosion retenti au nord du village." Présentation de l'œuvre : Fi\/e est un RP, rédigé par Dorango (ou Kmairiaux, au choix, même si Dorango est un peu plus prononçable) commencé en mai 2013. Comptant six chapitres, l'aventure n'est pas encore terminée, et il est peu probable que ce soit le cas : la publication du dernier chapitre date de l'année dernière. L'œuvre à été caractérisée par un succès assez intéressant, plus de deux milles consultations pour six chapitres : environ trois cent consultations par chapitre. L'histoire nous présente deux protagonistes, Ion et Kalis, amis au caractères très opposés, partant dans une quête épique à travers le monde de Gaïa, afin de déjouer les pièges du diabolique seigneur des ténèbres Dum et de son armée. Les deux héros devront survivre aux multiples défis lancés par leurs ennemis afin de récupérer les cinq pierres sacrées conférant un pouvoir incommensurable avec qu'elles ne tombent aux mains de leurs ignobles adversaires. résumé rédigé par L'Écrivain Masqué, rédacteur LES COMMENTAIRES DE NOS REDACTEURS 1)erache97 : UNE OEUVRE A LIRE ET RELIRE Ecrivant moi-même dans le même "domaine" que Dorango dans le cadre de cet œuvre (qui correspond grossièrement au roman d'aventures, tel qu'il était publié en feuilleton à l'époque de Dumas) et ce "domaine" étant l'un de mes préférés, il va être difficile d'avoir un recul critique correct, mais je vais faire de mon mieux. Tout d'abord, commençons par des félicitations : c'est génial. Voyez-vous, je ne relis presque jamais quelque chose que j'ai déjà lu (je ne relis d'ailleurs presque jamais ce que je vais publier). Mais, pour réaliser cette critique, il me fallait bien entendu revenir sur le texte à plusieurs reprises. Je vous avoue avoir donc été charmé par l'un des points forts de l'œuvre, c'est que l'on ne peut pas s'ennuyer. Pas un seul instant j'ai trouvé ennuyeux la lecture, et pas un seul instant je voulais m'arrêter de lire pour faire autre chose. Ceci est dû au style employé par l'auteur, l'absence absolue du superflu et l'art d'aller à l'essentiel fluidifient le récit, jusqu'à atteindre à certains moments le point où temps de l'action et temps de lecture sont similaires. Cela est très dur à faire sans perdre le lecteur, mais parfaitement bien manié par Kmairiaux, qui nous livre là un texte dynamique. Le style d'écriture ayant été abordé, passons maintenant à l'histoire. Franchement, là, ce n'est pas aussi génial. Rien à voir avec les personnages, sur lesquels je reviendrais par la suite, mais l'histoire démarre sur un postulat assez simple (la quête pour les pierres sacrées avant que les forces du mal ne s'en emparent) et y reste. Le développement semble avoir été prévu d'avance, et n'a pas su me surprendre. Je conçois que ce n'est peut-être pas le cas et que l'enchaînement des scènes est peut-être le fruit d'une improvisation totale, mais c'est l'impression qu'il m'en sort à la lecture. Heureusement, il y a beaucoup pour rattraper ce seul défaut "majeur" de l'œuvre. Maintenant, les personnages. Commençons par en dire du mal, le développement de tous les personnages tiendrait sur une carte à jouer. Maintenant, du bien, ON S'EN FICHE ! Franchement, je ne sais pas s'il y en a que ça intéresse de savoir pourquoi Ion ne s'intègre pas dans le village, ou pourquoi Dum est aussi méchant, mais clairement, je trouve que c'est la chose la moins importante du récit. C'est vraiment pas utile de s'encombrer avec des descriptions sur l'état d'esprit de tel ou tel personnage quand tout y est. Personnellement, je vois très bien à quoi ressemble tous les personnages de l'œuvre, qu'importe s'ils ont une demi-ligne de description voir aucune. Ce n'est pas ce que tout le monde voit ? Et alors ? Je sais très bien que je ne vois sûrement pas les mêmes apparences physiques aux personnages que le voit l'auteur, ou même n'importe quel lecteur. Mais ce n'est pas grave ! Parce que les personnages vivent, ils ont une "consistance transparente". Oui, je viens d'inventer ce terme. Ce que je veux dire avec "consistance transparente", c'est que les personnages, les lieux, les objets ont tous une "consistance" car l'on peut se les imaginer, se les représenter, mais ils sont "transparents" car chacun ne verra pas la même chose, la représentation pouvant alors adopter toutes les formes voulues, sans être celle de l'auteur, comme les images renvoyées par des miroirs déformants. En gros, pour ceux qui se seraient perdus en route : les personnages sont pas développés, mais c'est pas grave, parce que ça poutre ! Bon, le dernier gros point à aborder reste les scènes d'action et de combat, constituant le cœur et un peu le sens de l'œuvre. Là, rien à dire, étant desservi par le style dynamique, les combats sont fluides, intéressants, et mettent le lecteur en haleine. S'imaginer les combats à été un pur plaisir d'autant que les actions et les attaques sont épiques à souhait. Avant de conclure, j'aimerais passer par les petits trucs que je n'ai pas trouvé super, mais qui ne dérangent sûrement que moi : -Les fautes d'orthographe/de frappe (excusé, même moi j'en fais plein donc...). -L'erreur de copie au chapitre six. -Les noms d'attaque en chinois ou japonais ou coréen ou autre langue d'Asie : je sais pas si je suis juste débile et que tout le monde sauf moi comprend, mais j'étais bien incapable de voir de ce dont Kmairiaux parlait lorsqu'il utilisait des termes d'attaques techniques avant d'aller voir sur Google. Pour conclure, je voudrais dire que j'ai vraiment adoré lire ces six chapitres plusieurs fois, et qu'il s'agit d'une œuvre qu'il faut lire et relire, car vous serez surpris de ne pas vous y ennuyer. Malheureusement, on ne peut pas, je crois, compter sur une suite. Je terminerai donc sur une petite question : à quand la suite, Dorango-sensei ? erache97 Et maintenant, les notes ! -Orthographe/syntaxe : 4/4, pas grand chose à dire, je vais pas retirer des points là dessus. -Originalité : 3/4, univers fantasy et histoire classiques, a le mérite de se dérouler ailleurs que sur Minefield. -Style : 4/4, impeccable, concis et dynamique. -Scénario : 1/4, seul raté, trop de répétitions, donne l'effet d'avoir été prévu à l'avance. -Suspens/Humour (le truc qui va faire que l’on a envie de lire le texte jusqu’au bout) : 4/4, le rythme rapide nous donne envie de poursuivre et de découvrir la suite, et la relation entre les deux protagonistes est amusante. TOTAL : 16/20 Bien joué ! 2) L'Écrivain Masqué : UNE GRANDE NON-OEUVRE Hé bien, commençons. D'abord, je vais m'occuper de ce qui va bien, ensuite je montrerais là où ça fait mal. Alors, monsieur Kmairaux, vous avez sans conteste du talent. Passons maintenant aux mauvais points de l'œuvre. Quoi ? Que voulez-vous que je dise de plus en bien ? Non, sérieux, là, Fi\/e, tout n'est pas à jeter, mais c'est quand même du gâchis. Qu'est-il arrivé à tous les lecteurs fans de Fi\/e ? Avez-vous été blessés, êtres insignifiants ? Si vous vous sentez froissés par mes paroles, il est encore temps d'arrêter de lire, vous n'avez plus rien à faire ici. Pour les quelques personnes qui restent, il serait temps que je m'explique. Pour commencer, parlons un peu du cadre du récit : Gaïa, un univers de fiction au nom cliché, et aux caractéristiques clichés : quelques villages étalés dans un vaste monde couvert de forêt qui doivent protéger les pierres magiques ancestrales depuis la dernière grande guerre du bien contre le mal, mais le méchant en fait il est pas mort, et il est pas content et il revient pour tout casser parce qu'il est très méchant. Sérieux, hormis le fait que ce soit nul, c'est cliché. Pour les personnages, je vais en dire autant que l'auteur : . Oui, il n'y a rien après les deux points, ça résume assez bien l'ensemble des descriptions sur l'ensemble du récit. Plus sérieusement, je n'ai jamais vu un trou noir pareil en matière de description : il n'y a rien ! Au moins je ne peux pas me plaindre que ce soit mal fait et maladroit mais mis à part des trucs sur un dixième de ligne (chapitre 1, la présentation d'Ion et Kalis ; ainsi que quelques développements lors des combats) c'est le néant absolu ! La vache, heureusement qu'il ne se soit pas lancé dans le théâtre, le metteur en scène aurait bien été paumé sans didascalies. Ce n'es peut-être pas un problème en soi, mais ça en devient un lorsque l'auteur se justifie par : "j'évite la description des lieux car ça me saoule au possible de lire ça dans un bouquin (une auberge, c'est une auberge) et ça permet au lecteur de s'imaginer le lieu tel qu'il le désire vraiment sans être vraiment guidé \o/" qui est la quintessence, la plus substantifique moelle de la flemme. Parce que dire "ouais, les choses sont des choses", c'est juste prouver que l'on a la flemme d'écrire, et de développer un univers qui aurait pu être passionnant. Ensuite, le fait que les personnages soient pas creusés, je ne vais pas m'en plaindre, ça correspond parfaitement à la platitude et au niveau de cliché de l'univers dans lequel ils évoluent. Avant de remuer le couteau dans la plaie une dernière fois, je vais donner un autre compliment, si il reste des gens pour le lire : c'est dynamique. Y'a pas à contester ça. Les scènes d'actions sont juste épiques, les parties s'enchainent avec fluidité, et étrangement se sont les parties avec le plus de description. Maintenant, le coup final. Comme je l'ai dit avant, Kmairiaux a du talent. C'est incontestable. Et c'est justement ça le pire. Il a énormément de talent, et il nous délivre un œuvre de mauvaise qualité. Pire que tout, il a stoppé son histoire ! J'avais de hautes espérances pour que la suite soit meilleure en plus (il avait indiqué vouloir s'améliorer niveau descriptions, ce qui aurait creusé l'univers et l'aurait sûrement différencié d'un univers de fantasy cliché). Ce qui m'énerve le plus, c'est qu'il se soit arrêté. Je ne sais pas pourquoi il a fait ça, et la limite je m'en contrefous. Mais, quand on a du talent pour quelque chose, ce n'est pas un droit mais un devoir de continuer dans cette voie. Pourquoi ? Tout d'abord par respect envers tous ceux sans talent qui s'épuisent et fournissent dix fois plus de travail pour le même résultat, ensuite parce qu'un talent, ce n'est pas rien. Parfois, l'on ne sait pas d'où ça viens, mais c'est comme ça, l'on peut mieux réussir que les autres dans quelque chose. Alors il faut en profiter ! Quelqu'un qui a du talent peut être confronté à des difficultés, comme tout le monde, mais il n'a pas le droit de ne plus avoir envie de poursuivre. Voilà, c'est dit, si vous êtes talentueux, félicitations, perdez pas votre chance. Pour tous ceux qui pensent que je suis un connard, un trou du cul, ou un salopard condescendant, sachez que je ne suis rien de tout cela. Je suis simplement un zéro : qu'importe que je gagne, que je perde, que je sois aimé, que je sois détesté, que je sois riche, que je sois pauvre, que je vive, que je meurs, que l'on me lance des fleurs, que l'on me lance des huées, je garderais toujours des encouragements et des insultes pour qui voudra bien m'écouter et s'améliorer. Kmairiaux ! Pointes-toi ici, termine Fi\/e, et fais ce que visiblement tu fais très bien, écrire. L'Écrivain Masqué Et voilà pour achever ce truc : -Orthographe/syntaxe : 4/4, rien à dire, pas de problème. -Originalité : 1/4, Monde cliché à en mourir, surtout dû au fait qu'il n'est pas décrit, donc on ne peut pas "voir" autre chose. -Style : 2.5/4, dynamique(+), néant de descriptions(-), il aurait pu s'améliorer si ça ne c'était pas arrêté. -Scénario : 1/4, cliiiiiiiiiiiiiichéééééé !!! Ah oui et répétitif aussi. -Suspens/Humour (le truc qui va faire que l’on a envie de lire le texte jusqu’au bout) : 3.5/4, Bon enchainement, on a envie de continuer à lire pour l'action et pas pour qu'Ion balance de nouvelles insultes qui font un effet comique foiré. TOTAL : 12/20 Ca aurait pu être tellement mieux, si l'auteur y avait plus mis du sien et avait poursuivi. COMMENTAIRE FINAL DE LA REDACTION Après plusieurs minutes de débats (Une heure environ), l'ensemble de la rédaction en est venue à ce commentaire final : Kmairiaux livre, avec Fi\/e, une œuvre dynamique aux combats épiques et passionnants. Le style de l'auteur peut néanmoins surprendre voir décevoir car il supprime aux maximum les descriptions pour aller à l'essentiel, ce qui empêche à l'univers d'être creusé et donne l'impression de "déjà-vu" assez maladroite. Dans tout les cas, nous vous conseillons d'aller immédiatement lire Fi\/e pour découvrir une aventure passionnante, et surtout vous faire votre propre avis sur l'œuvre. Bonne lecture ! Notes moyennes : -Orthographe/syntaxe : 4/4 -Originalité : 2/4 -Style : 3.25/4 -Scénario : 1/4 -Suspens/Humour (le truc qui va faire que l’on a envie de lire le texte jusqu’au bout) : 3.75/4 TOTAL : 14/20 AU LECTEUR : CLOTURE DU PREMIER NUMERO C'est l'heure de nous dire au revoir, j'espère que ce premier numéro vous a plu, en espérant que les personnes ayant apprécié Fi\/e n'essayerons pas de tuer L'Écrivain Masqué en l'étouffant dans son sommeil. Le but est étant de donner son avis, ce qui n'est pas si difficile à condition de se justifier, j'espère que cela aura donné envie à d'autres de rejoindre se projet, ouvert à tous tant que vous pouvez avoir un avis et aligner cinq cent mots de manière cohérente pour y justifier votre avis. Contactez-moi par MP forum si vous désirez devenir rédacteur (pour recevoir toutes les modalités) ou apporter une aide quelconque (ou m'insulter ou me menacer de mort, si ça ne vous a vraiment pas plu). Je conçois parfaitement que les avis proposés lors de ce premier numéro ne seront sûrement pas au goût de tout le monde, mais, c'est comme ça, un avis est un avis, et n'engage que celui qui l'a écrit. J'espère que ce "journal" permettra de vous faire découvrir de bonnes œuvres, mais également de forger votre esprit critique, qui est une chose assez importante dans la vie, d'après moi. J'espère aussi que cela aura donné envie à certains ou certaines de nous rejoindre, pour former une "vraie" rédaction (ouais parce que deux personnes c'est pas génial...). Ah oui sinon, désolé s'il y a des fautes des frappe ou d'orthographe, l'ensemble de la rédaction fait tout son possible pour les éviter, merci de votre compréhension ! En tout cas, je vous remercie d'avoir lu les premiers pas de Minefield's RP Jump, qui seront, je l'espère, les premiers d'une longue série. erache97, rédacteur en chef (je le remets j'm'en fout !) A la prochaine !
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