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erache97

Minefieldien
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  1. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! (Enfin). Je n'ai pas pu trouver du temps pour écrire durant ces deux derniers mois (j'ai pas eu de vacances vu que j'ai commencé un boulot), mais je reprends le rythme ! Est-ce que ça veut dire un chapitre toutes les deux semaines ? ...J'espère. Enfin, assez d'excuses, j'ai des remerciements à faire ! Merci à tous, pendant ce creux entre deux chapitre, vous l'avez fait ! Dix mille vues. Ça veut pas forcément dire grand chose (surtout si l'on ramène ça au nombre de chapitres), mais merci d'avoir pris le temps de passer ici. Je suis très heureux et reconnaissant que ce que je puisse faire intéresse des gens. Je continuerai à me donner à fond jusqu'à la fin ! Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 40 : TOUS VERS LE NORD Neah tira son pistolet de son holster avec trop d’entrain. L’appareil lui échappa des mains et s’envola dans les airs. Il y eût un coup de feu. Le cavalier, qui, quelques instants plus tôt, accompagnait Apollo et Neah, avait pressé la détente. La balle siffla, puis un son mat indiqua qu’elle avait fait mouche. Neah poussa un cri, le projectile logé dans la jambe. Apollo ne ralentit pas. Leur adversaire s’élança derrière eux. « Vous vous en sortez ? » Demanda Apollo. L’expiration de Neah siffla à travers ses dents serrées. « Je me porte comme un charme ! Il m’a touché à la jambe droite. -Et l’hémorragie ? -Il ne faut pas que je retire ma main. -Ah, c’est pas vrai ! -Qu’y a-t-il ? -Vous auriez pu utiliser mon pistolet, mais de la main gauche ça ne va pas servir à grand-chose. » Neah attrapa le pistolet d’Apollo et le sortit de son holster en l’armant. « Une chance que je sois gaucher. » Neah pivota pour pouvoir viser. Le cavalier adverse tenta de faire un embardée pour se mettre dans l’angle mort de Neah. Cependant, il ne fut pas assez rapide. Neah fit feu. Le tir atteignit le cheval de l’adversaire au niveau de l’une de ses pattes arrière. L’animal fut pris de panique et s’agita en tout sens. Le cavalier essaya de rester en selle, mais ses efforts furent vains. Sa monture le jeta au sol, et il heurta la terre tête la première. « Je l’ai eu ! Haha ! Apollo, il est tombé de son cheval ! -Génial. » Le duo ne s’arrêta pour vérifier l’état de leur poursuivant. Ils décidèrent qu’ils avaient gagné suffisamment de temps pour remplir à bien leur mission. Ils continuèrent leur chevauchée, attendant impatiemment le moment où ils apercevraient les troupes de Sabre. Ils n’eurent pas trop à attendre. Arrivant au sommet de la colline qui s’étendait devant eux, ils virent l’armée en marche, qui avançait droit vers eux. Aussitôt, des cavaliers vinrent à leur rencontre pour voir de quoi il s’agissait. Neah ne perdit pas une seconde : « Je suis le directeur Neah. Guidez-nous jusqu’à Sabre, immédiatement ! » Les soldats ne se firent pas prier, et escortèrent le duo à travers les rangs. « Si vous pouviez trouver un médecin aussi, je vous en serai très reconnaissant. » Quelques minutes plus tard, Sabre rejoignit Neah et Apollo. Neah était allongé sur l’une des charrettes du convoi, et sa blessure était bandée par l’un des médecins disponible. Sabre s’exclama : « Directeur, quel miracle, vous êtes encore en un seul morceau. McFly sera ravi de l’apprendre. -Commandant, McFly est déjà au courant. -Je vous demande pardon ? » Neah prit une grande inspiration. D’une manière concise mais détaillée, il expliqua tout ce qu’il s’était passé durant les dernières heures. Sabre était abasourdi. Il attendit en silence un moment, les mots lui manquant. Le commandant repris ensuite de l’assurance, et prononça : « C’est donc une trahison. » Neah et Apollo écarquillèrent les yeux. Apollo porta sa main au manche de son épée. Il s’apprêtait à la brandir pour se défendre lorsque Sabre compléta : « Punisher est un traître à Minorive ! Nous devons nous dresser contre lui ! » Apollo et Neah se détendirent, soulagés. Sabre ordonna sans attendre l’envoi de messagers pour rattraper l’avant-garde. Il donna ensuite l’ordre de filer plein nord. Les troupes s’exécutèrent, et le flot des soldats s’éloigna de la forêt. Alors que la marche se déroulait aussi bien que l’on puisse l’imaginer, Neah se rendit compte de quelque chose, et interpella Sabre. « Qui a-t-il, directeur ? -L’homme qui nous a attaqué su le trajet fait sans aucun doute partie des Cinquante-Cinq. D’autres de leurs agents vont probablement tenter leur coup maintenant. -Je comprends votre inquiétude, mais sachez qu’il n’y a pas la moindre chance que… » Alors que la discussion avait lieu, Apollo aperçut l’un des hommes dégainer son pistolet, quelques pas derrière Sabre. Le cavalier n’hésita pas et bondit sur Sabre, hurlant : « A terre ! » Apollo percuta le commandant, et ils tombèrent tous deux au sol. En même temps, l’assaillant vida le canon de son arme. Le tir manqua sa cible et se perdit au loin. Plusieurs soldats se jetaient déjà sur le traître, le maitrisant en une fraction de seconde. Apollo se releva, offrant sa main à Sabre pour l’aider à faire de même. Le commandant s’épousseta du mieux qu’il put. Il regarda Apollo et Neah. Sa mine indescriptible se changea en un sourire, puis il pouffa, avant enfin d’éclater de rire, sous les yeux ébahis de tout ceux présents. Il tendit sa main à Apollo. Le cavalier la serra. « Merci, cela s’est joué à peu. -Pas de quoi. » Le commandant se tourna ensuite vers Neah. « Je suis toute ouïe pour entendre vos propositions, directeur. -Nous devrions nous hâter de rejoindre les autres. -Je suis bien d’accord. Allons-y. » Les troupes Minoriviennes poursuivirent leur chemin en direction du Nord. Le train poursuivait sa course à toute allure. Yug arriva en premier dans la cabine de la locomotive. Il sauta à l’intérieur, prêt à devoir se battre. Cependant, il tomba sur un compartiment vide. Il nous appela pour nous signaler la situation. Quelques instants plus tard, nous étions tout les cinq dans la cabine. « Quelqu’un sait comment on arrête cette machine ? » Demanda Inno. Mediaco tira sur une poignée au hasard, enclenchant le sifflet de la locomotive. Un grand sourire illumina son visage et il tira à nouveau sur la poignée. Pendant ce temps, nous cherchions une véritable solution à notre problème. Elyso se saisit d’un manuel reposant dans une bannette en métal soudée à la paroi de la locomotive. Il le feuilleta. « D’accord, le frein se trouve ici. » Il pointa du doigt l’emplacement du levier. Le levier était brisé. « C’est une blague ? » Demanda Inno. Il empoigna ce qu’il restait du manche et tira de toutes ses forces sur le levier. Le morceau de métal lui échappa des mains et il tomba à la renverse, entrainé par sa propre force. La manette n’avait pas bougé d’un cheveu. « C’est pas possible. Il doit bien y avoir un autre moyen d’arrêter cette fichue locomotive, non ? » Elyso fourra le manuel dans les mains du tireur. « Si tu trouves quelque chose, préviens-nous ! » Inno se mis à feuilleter frénétiquement le livre, parcourant des yeux chaque page du mieux qu’il pouvait. Mediaco arrêta un instant de tirer le sifflet de la locomotive pour prendre la parole. « McFly a conçu cet engin. Je ne crois pas qu’il ait fait de telle sorte que seul un levier ici serve de frein. Je suis convaincu qu’il y a un autre moyen. -Une idée particulière ? Demandais-je. -Aucune. A moins que l’un d’entre vous se sente d’attaque pour se tenir à l’avant, et d’arrêter ce train à la seule force de ses bras. » Yug eût un sourire inquiet face à la plaisanterie de Mediaco. Soudain, ses yeux s’ouvrirent en grand, animés par une réalisation incroyable. Il se tourna vers Elyso d’une manière dramatique. « Le plan. Où est-il ? » Elyso le regarda, n’ayant aucune idée de ce à quoi Yug pensait. « Mais enfin, de quoi tu parles ? -Le plan de la locomotive fait par McFly. S’il y a un frein d’urgence, il sera forcément dessus. » Elyso cligna des yeux, le temps de procéder la demande de Yug. Ce dernier s’inquiéta : « Tu as bien le plan ? » Elyso fouilla ses différentes poches. Triomphalement, il sortit le papier plié. Yug l’attrapa et le déplia sans attendre. Nous nous penchâmes tous sur le dessin. Mediaco pointa du doigt une partie du schéma : « Là, regardez. » En effet, l’emplacement montré par Mediaco était légendé « Trappe d’accès des commandes d’urgence ». « Super ! M’exclamais-je. Où est la trappe ? » Consternés et penchés par la fenêtre, nous aperçûmes la trappe le long de la locomotive, quelques mètres plus loin, au dessus des roues tournant à pleine vitesse. « Bon… Duels de pile ou face ? » Proposa Elyso.
  2. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Pile à l'heure avec vingt-quatre heures de retard. Maintenant, l'on va suivre l'armée qui devra prendre d'assaut la Citadelle. Mais d'abord, il doivent empêcher les troupes de Sabre de se dresser contre eux. Si tout se passe bien, l'on se retrouve le quinze Juillet. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 39 : LA MISSION DU DUO Les troupes, unies, avançaient vers l’Est. Comme il était convenu, ils devaient retrouver l’armée dirigée par Sabre et le convaincre à rejoindre notre camp. Même si la confiance régnait, une légère tension planait dans l’air. La possibilité que le plan ne fonctionne pas restait une probabilité. Cependant, la troupe continuait son avancée, décidée à réussir. La première nouvelle parvint au sol depuis la Lune de Midi : « Un groupe de cavaliers arrivent vers nous plein Est, commandant. » Reposta un soldat à White Hat. Le commandant ordonna à ses troupes de garder leur position. On lui apporta une longue vue. Il la porta à son œil pour voir qui étaient les cavaliers qui se dirigeaient vers eux. « C’est Sabre ? Demanda Neah. -Non. » White Hat replia sa longue vue. « C’est la Triade. -Alors les troupes de Sabre doivent être juste derrière. -Oui. Il faut d’abord les prévenir que nous n’allons pas les attaquer. » White Hat fit signe à l’un des cavaliers dans les rangs, qui faisait partie des renforts ramenés par Elyso et Yug. Il l’envoya prendre contact avec la troupe qui arrivait dans leur direction. Le cavalier exécuta son ordre. Quelques minutes plus tard, les cavaliers de la Triade rejoignirent les rangs de l’armée. Un des nouveaux venus se présenta devant White Hat pour expliquer la situation. « L’avant-garde Minorivienne n’est pas loin derrière nous, m’sieur le commandant. C’est une troupe de cavaliers. -Et Sabre ? -Certainement pas avec eux. » White Hat remercia son interlocuteur puis se tourna vers Neah : « Ce n’est pas une bonne nouvelle. Nous devons prendre contact avec Sabre, mais si son avant-garde l’informe de la situation ici, il sera impossible de discuter avec lui. Et s’il part renforcer la Citadelle, nous sommes perdus. -Qu’allons nous faire alors ? » White Hat regarda autour de lui. Il aperçut Apollo, un peu plus loin, et l’appela. « Qu’est-ce qu’Apollo a à voir là-dedans ? -J’ai besoin de vous aussi. -Attendez, j’ai peur de comprendre. » Apollo les avait rejoints. « C’est quoi le travail à faire ? » White Hat expliqua rapidement la situation. Apollo hochait régulièrement la tête, à l’écoute. « Apollo, vous allez contourner l’avant-garde et rejoindre l’endroit où se trouve Sabre. -Et je suis sensé le convaincre ? -Non, Neah s’en chargera. Vous l’emmenez avec vous. -Et pourquoi ne pas contacter directement l’avant-garde ? Demanda Neah. -Nous ne pourrons pas savoir ce que leurs messages vont transmettre à Sabre. Il pourrait refuser toute entrevue et nous serions piégés. Nous n’avons pas d’autre choix que de le voir directement, avec, qui plus est, deux personnes qu’il sait pour alliés. -On ne prend qu’un cheval ? -Oui, il ne faut absolument pas vous faire repérer par l’avant-garde. Un seul cheval suffira, d’autant que je ne sais pas si Neah réussirait à vous suivre. » Neah soupira, reconaissant cependant que White Hat avait raison. Apollo intervint : « Je crois qu’il y a un problème, commandant. -Qu’y a-t-il ? » Apollo monte son cheval. L’animal n’avait pas l’air en forme. « On n’ira pas loin avec ça. » White Hat réfléchit un instant. Il jeta un coup d’œil à son propre cheval. D’un mouvement, le commandant descendit de selle. « Apollo, votre monture est avancée. » Le cavalier ne se fit pas prier. Un instant plus tard, il était sur le cheval de White Hat, Neah derrière lui. Le commandant tapota l’encolure de sa monture, disant : « Bonne chance. -C’est pour nous ou pour le cheval ? » Demanda Apollo. White Hat ne répondit pas. Apollo et Neah partirent. Ils s’enfoncèrent dans la forêt pour disparaitre aux yeux de tous. Dans les sous-bois, ils durent ralentir leur course. Les branches basses et les hautes racines ne leur facilitaient pas la tâche, d’autant que l’épais feuillage au dessus de leurs têtes plongeait l’endroit dans la pénombre. Ils continuèrent vers l’Est pendant un long moment. Apollo arrêta la monture. Neah regarda autour de lui, inquiet de cet arrêt. Il demanda : « Que se passe-t-il ? -Ne bougez pas. Vous entendez ? » Neah tendit l’oreille. Il entendit le bruit des sabots de cavaliers lancés en pleine course. Apollo pointe du doigt la lisière du bois. « On va les voir passer dans un instant. Dès qu’ils se seront un peu éloignés, on rejoindra la plaine. -D’accord. » Entre les troncs, ils aperçurent les cavaliers passer. Quand le son de leurs sabots sur le sentier s’estompa un peu, Apollo guida sa monture en direction de la lisière. L’animal semblait ravi de pouvoir quitter le terrain traître de l’épaisse forêt pour la grande plaine dégagée qui s’étendait à perte de vue. Les deux hommes filèrent plein Est, suivant le sentier qui longeait la forêt. Alors qu’Apollo pensait que leur mission allait se passer sans accrocs, ils arrivèrent au sommet d’une montée, et Apollo aperçut, à une cinquantaine de mètres devant eux, un cavalier. Il se rendait, à toute allure, dans la même direction qu’eux. Apollo joua de ses étriers pour accélérer. Neah se pencha pour demander à Apollo ce qu’il se passait, mais compris en apercevant le cavalier plus loin sur le chemin. « Il nous a vus ? -Je ne sais pas. Dans tous les cas on va devoir l’intercepter. Vous avez bien votre pistolet ? » Neah sortit l’engin du holster à sa ceinture et l’arma. « Je vais faire en sorte de nous approcher le plus possible. Dès que vous pensez que c’est bon, n’hésitez pas à tirer. Et visez le cheval. Si sa monture est blessée, il ne pourra pas continuer. -Compris. » Le duo gagnait du terrain. Alors qu’ils arrivaient à une nouvelle montée, le cavalier solitaire jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Surpris, il se retourna pour mieux voir qui était derrière lui. Après une seconde d’observation, il tira sur ses rênes, souriant : « Monsieur le directeur ! S’exclama-t-il. Tout le monde vous pensait disparu ! » Neah s’empressa de ranger son pistolet, espérant que le soldat n’ait pas vu qu’il se préparait à lui tirer dessus. Il salua le soldat. « Que s’est-il passé ? -Nous avons été capturés par les Chapeliers Blancs, mais nous avons réussi à nous évader. Quidez-vous jusqu’à Sabre. » Le soldat acquiesça et poursuivit sa route, guidant les deux autres. Ils suivirent la route pendant une petite distance, avant qu’Apollo ne demande : « Et qu’est-ce que tu fais tout seul ? Tu as été séparé de ta troupe ? -Je suis chargé de navette entre l’avant-garde et le corps principal. Je suis en route pour faire mon rapport. -Et qu’y a-t-il à rapporter ? » Le soldat jeta un regard agaçé face au ton d’Apollo. « Nous avons repéré une armée à l’Ouest. Je dois l’indiquer car c’est mon travail. » Apollo tourna la tête pour que le soldat ne l’aperçoive pas. Il s’adressa à Neah, suffisamment bas pour être entendu que de son interlocuteur : « ressortez votre pistolet. » Neah répondit au même volume : « Comment ça ? Pourquoi ? -Il va falloir tirer sur le soldat. -Vous plaisantez ? Il est dans notre camp ! -Je sais pas ce qu’il cache, mais il ne fait pas partie de l’avant-garde. Ce n’est pas possible que le messager qu’ils ont envoyé ait pu devancer : au moment où nous les avons croisés, ils n’étaient même pas encore en vue de l’armée. Soit il s’est téléporté, soit il ment. Nous devons l’arrêter. Prenez votre arme. » Neah prit une inspiration, puis armorça le mouvement dans attirer l’attention du soldat. Il posa sa main sur la crosse, et l’employa fermement. Soudain, le soldat tira sur ses rêves de toutes ses forces. Son cheval se cabra, tandis qu’Apollo et Neah poursuivirent leur course à pleine vitesse. En moins d’une demi-seconde, ils dépassèrent le cavalier. Neah se retourna. Le cheval venait de reposer ses sabots au sol, et l’homme pointait son pistolet droit sur eux.
  3. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Aujourd'hui, beaucoup d'action ! Aussi, un chapitre un peu plus long que d'habitude. Ce coup-ci j'ai pu tenir le délai, mais je ne garantis rien pour le prochain chapitre (épreuves de fin de semestres, tout ça...) ; donc au mieux on se retrouve le premier Juillet. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 38 : BATAILLE EXPRESS Les deux groupes se regardèrent un instant, immobiles. « Bien, je suppose que l’on ne coupera pas à ce combat, n’est-ce pas ? » Demanda Mediaco. Personne ne répondit. « Je vais prendre ça pour un oui. Comment ça va, depuis le temps, Dark Shadow ? T’as rejoint les Cinquante-cinq ? Ca fait quoi de travailler pour Punisher ? » Dark Shadow croisa les bras. Il dit : « Je ne suis pas intéressé à participer à ta petite discussion. -Mais tu y es presque, pourtant ! Pour combien d’argent tu refuserais de te battre, cette fois ? -Ce n’est plus une question d’argent. » Il soupira, constatant qu’il était entré dans la discussion au final. Il poursuivit : « Mon souci n’a jamais été l’argent, mais la tranquillité. Je souhaite prendre une retraite en n’ayant aucun souci pour me gâcher la vie. Et vous êtes, en l’occurrence, source de bien des tracas. Enfin, heureusement pour moi, cela va se terminer aujourd’hui, une bonne fois pour toutes ! » Dark Shadow leva son bras droit, et l’abattit devant lui, en s’exclamant : « Feu ! » Deux coups de feu retentirent. Les balles percèrent le toit du wagon, et nous frôlèrent tandis que nous plongions à couvert. Inno se releva d’un bond, et en un unique mouvement, il remonta par la trappe au plafond, en disant : « Occupez-vous d’eux, je me charge de ce tireur de pacotille. » Ceux restés dans le wagon se préparèrent au combat. Chacun avait son épée en main, sauf nos adversaires. Leurs AMV leur suffisaient. Jatern lança le premier assaut. Bondissant par-dessus l’un des bancs, il se rua sur nous tel une bête sauvage. Il envoya un coup à Elyso. Ce dernier, se baissant in extremis, évita le poing de son adversaire qui alla s’écraser sur la vitre la plus proche et passa au travers. Yug et Mediaco n’étaient pas en reste. Dark Shadow s’était emparé d’un long tube en fer, originellement prévu comme pièce de porte-bagages, et le maniait tel une épée. Malgré la masse de l’arme qu’il manipulait, ses mouvements restaient fluides et experts, grâce à l’AMV. A deux contre un, Yug et Mediaco s’en sortaient bien. J’allai aider Elyso à combattre Jatern. Notre adversaire venait de se dégager son bras de la fenêtre dans laquelle il l’avait enfoncé. Jatern enchaînait les coups. N’utilisant pas d’arme, son allonge était mon importante que la notre. Cependant, son armure, en augmentant sa force et sa vitesse, permettait de combler le désavantage. La bataille commençait déjà à s’enliser. Aucun des deux camps ne parvenait à prendre l’avantage sur l’autre. Les coups s’échangeaient, mais des parades ou des esquives y répondaient. Après plusieurs minutes, il n’y avait toujours personne de blessé, malgré qu’aucun coup ne soit épargné. La situation ne dura pas cependant. D’un coup, une voix se fit entendre, venant de l’extérieur du train. C’était Inno. « Hé ! Je crois pas que je vais m’en sortir tout seul sur ce coup-là ! Que l’un de vous vienne m’aider ! » Yug et Mediaco s’échangèrent un regard et un hochement de tête. Yug changea instantanément de cible et bondit sur Jatern. L’homme au chapeau noir sauta en arrière pour éviter l’attaque, nous donnant un instant de répit à Elyso et moi. Yug s’écria : « Elyso, monte aider Inno ! On gère ici ! » Elyso ne se fit pas prier. A peine avait-il entendu son ordre qu’il escaladait la trappe et montait sur le toit. En arrivant sur le toit, Elyso comprit la détresse d’Inno. Son adversaire l’avait plaqué au sol. Il retenait avec son fusil la lame de l’épée ennemie, qui s’approchait lentement de lui. Elyso s’élança vers les deux hommes. Le membre des Cinquante-cinq remarqua Elyso trop tard. Ce dernier lui envoya un grand coup de pied en plein visage. L’ennemi vola à plusieurs mètres, mais réussit avec brio sa réception. Elyso aida Inno à se relever, puis se retourna vers leur adversaire. Le choc le laissa sans voix pendant une seconde. « Zikku… » Finit-il par prononcer entre ses dents. En effet, le copropriétaire de la villa se tenait devant lui. Inno pointa son fusil vers lui, mais attendait la confirmation d’Elyso pour faire feu. Ce dernier soupira, puis dit : « Neah et Filerd vont avoir beaucoup de place dans la villa quand tout sera terminé. -Ha ! C’est à ça que tu penses, alors que tu t’opposes à l’avenir de Minorive ? Ce n’est pas en colludant avec les Stendeliens que nous atteindrons notre apogée ! -Et c’est ça, l’objectif des Cinquante-cinq ? -C’est le mien en tout cas. -Et t’es qui, dans le groupe ? -Je suis le Valet de Trèfle. » Elyso soupira. « Bien, il est l’heure d’en finir. -En effet, c’est la fin pour vous deux. » Zikku se jeta à plat ventre sur le wagon. Dos au sens de la marche et concentrés sur Zikku, Inno et Elyso n’avaient pas remarqué l’augmentation de la luminosité ambiante. Soudain, ils n’étaient plus dans le tunnel. D’un coup, une bourrasque percuta Inno et ELyso, qui furent projetés en avant par le choc. Elyso atterrit à plat ventre sur le wagon, tandis qu’Inno roula sur lui-même et glissa du toit. Il se rattrapa in extremis en agrippant le rebord d’une main, et resta accroché là. Luttant contre le vent, Elyso et Zikku se levèrent pour se faire face. Ils s’avancèrent l’un vers l’autre, plantant fermement leur pied au sol à chaque pas pour garder leur équilibre. En même temps, Inno s’était agrippé à deux mains au rebord, et essayait de remonter malgré le tangage des wagons. C’est avec horreur qu’il constata que non seulement il se trouvait devant une fenêtre du wagon dans lequel le combat se passait, mais également que tout le monde l’avait vu. Jatern se précipita vers la fenêtre, mais Yug lui barra la route. « Il va falloir m’abattre si tu veux l’atteindre. -Et c’est sensé être un problème ? » Yug, alors qu’il continuait de se battre, s’adressa à Inno : « Dépêches-toi de remonter ! -Tu crois que je fais quoi ? C’est vrai qu’il n’y a rien d’autre que j’aime plus qu’être au bord de la mort ! » Sur le toit, Zikku et Elyso croisaient le fer. A chaque coup, ils devaient reprendre leur équilibre avant de frapper à nouveau. La blessure à l’épaule d’Elyso se relança et il grimaça. Il recula hors de portée de son adversaire en attendant que ça passe. Mais Zikku avait compris la situation. Il décida de ne pas laisser à Elyso la moindre seconde pour souffler. A chaque fois qu’Elyso la moindre seconde pour souffler. A chaque fois qu’Elyso faisait un pas en arrière, Zikku avançait d’un pas. Lentement, les adversaires traversèrent toute la longueur du wagon. En même temps, Inno avait réussi à remonter. Sans hésiter, il pointa son fusil sur Zikku et pressa la détente. La balle siffla, mais Inno se rendit compte trop tard qu’il n’avait pas pris en compte le vent qui soufflait vers lui. Le projectile manqua sa cible et se perdit au loin. La balle avait cependant réussi à attirer l’attention de Zikku, qui se retourna vers lui. Inno se rendit compte qu’il n’avait plus de balles. Zikku adressa une nouvelle estocade à Elyso pour qu’il recule, puis il s’élança vers Inno, décidé à l’achever avant qu’il ne trouve de quoi recharger son arme. Inno, ayant compris la situation, décida qu’il fallait mettre le plus de distance possible entre lui et son assaillant. Il se précipita en direction de l’arrière du train, Zikku sur les talons. Elyso se lança à leur poursuite, mais était ralenti par son incessante douleur à l’épaule. Inno sauta un, puis deux wagons. Zikku, lentement mais sûrement, gagnait du terrain. Inno, en un instant, conjura un plan. D’un geste, il ouvrit la trappe d’accès du wagon, révélant les caisses de dynamite. De son autre main, il se saisit du pistolet rangé à sa ceinture, dans son dos. Il brandit l’arme, mais ne la pointa pas sur son adversaire. Inno visait les explosifs qui se trouvaient sous leurs pieds. Zikku se figea, à quelques pas d’Inno. « Sûrement tu n’oserais pas tout faire exploser juste pour gagner, n’est-ce pas ? » Demanda Zikku. L’expression impassible d’Inno se mua en un sourire amusé. « Tu veux parier ? Je me sens joueur aujourd’hui. » Dès qu’il eût fini sa phrase, il aperçut du coin de l’œil Elyso se jetant à plat ventre sur le toit du train. Concentré sur son plan et son adversaire, il n’avait pas vu que le train replongeait dans un tunnel. Cependant, il était déjà trop tard. D’un coup, tout fut plongé dans la pénombre, et le vent qui les assaillait disparut. Zikku tomba en arrière, mais réussit de justesse à rétablir son équilibre. Inno tomba vers l’avant, chutant dans le wagon par la trappe d’accès. Son pistolet lui échappa des mains et alla se perdre dans les caisses de dynamite. Inno serra les dents, espérant qu’un coup ne parte pas et fasse tout exploser. Par chance, il n’y eût aucune détonation. Inno se releva, mais Zikku lui claqua la trappe au nez, la verrouillant avec le fermoir prévu à cet effet. Zikku se retourna pour faire face à Elyso. Leurs épées s’entrechoquèrent avec violence. Deux wagons plus loin, Mediaco, Yug et moi étions en train de poursuivre notre combat. Petit à petit, nous avions repoussé Dark Shadow et Jatern jusqu’au bout du wagon. Désormais, isl étaient dos au mur. Mediaco était ravi. « Alors, vous êtes fatigués ? On vous bat bien facilement. » Dark Shadow demeura impassible, mais rétorqua : « Et ça se termine maintenant. » Soudain, il envoya un coup vers Yug. Ce dernier le bloqua facilement, mais il s’agissait d’une diversion. Jatern envoya un coup de poing à Yug. Il mit son bras gauche devant son torse pour se défendre, mais cela ne fit pas une grande différence. Yug fut projeté en arrière, l’impact lui coupant le souffle un bref instant. Il finit sa course sur le dos, glissant jusqu’à l’autre extrémité du wagon. Yug tenta de se relever immédiatement, mais ne fit que tituber, sonné. Jatern profita de mon moment d’inattention à observer Yug et m’attrapa par le col avec se main droite. D’un geste, il me souleva une vingtaine de centimètres au dessus du sol. L’instant d’après, il me plaqua contre la fenêtre la plus proche. J’entendis le bois et le verre craquer derrière moi. Je me saisis du bras de Jatern pour essayer de me dégager. Cependant, l’AMV me rendait la tâche impossible. C’est alors que je vis, dans les mécanismes sur le bras de Jatern, un tuyau. Je compris qu’il devait servir à transporter la vapeur nécessaire à l’armure pour fonctionner. Sans hésiter, je me saisis du tuyau, puis, résistant au réflexe de le lâcher car il était trop chaud, je tirais de toutes mes forces. Je ne sais pas si c’est par chance, ou si le combat avait fragilisé l’AMV, mais le tuyau céda. Un jet de fumée fusa à travers le wagon. La poigne qui me maintenait en place perdit de sa force, et, combiné à la surprise de Jatern, je lui envoyai un coup au visage pour me dégager. Je retombais au sol, et bondis pour me mettre hors de portée de Jatern. Ce dernier envoya un coup de poing de son bras non touché, mais j’étais déjà trop loin. Le wagon devint vite brumeux à mesure que les réservoirs de Jatern se vidaient. Il essayait de remettre le tuyau en place tandis que Dark Shadow le couvrait des attaques de Mediaco. Je profitais de cet instant de répit pour aller auprès de Yug. Je lui donnais ma main pour qu’il se relève. « Merci. Allez, il est l’heure d’en finir ! -En avant ! » Ces mots prononcés, nous chargeâmes pour porter assistance à Mediaco. A travers la brume, nous surprîmes Dark Shadow, lorsque trois lames s’abattirent d’un coup sur lui. Il réussit sa parade. Cependant, voyant que la situation ne tournait pas à son avantage, il décida de prendre la fuite. Ouvrant d’un coup de pied la porte derrière lui, il se jeta dans le wagon suivant, et s’échappa en direction de la tête du train. Alors que Mediaco se précipitait sur ses talons, Jatern surgit de la brume et lui barra la route. Avec son AMV fuyant, et à trois contre un, la lutte fut brève. Mediaco évita l’attaque et lui attrapa le bras gauche. Au même moment, je lui bloquai le bras droit. Yug, enfin, lui envoya un coup de pied dans les jambes. Il perdit immédiatement l’équilibre. Mediaco et moi lâchâmes notre prise, et il tomba tête la première sur le sol avec fracas. Il avait été assomé sur le coup par le choc. L’assaut final de Jatern n’avait pas été un succès, mais il avait donné assez de temps à Dark Shadow pour s’enfuir trop loin pour qu’on le rattrape. Avec un sifflement plaintif, le reste de la bonbonne de l’AMV de Jatern venait d’achever de se vider. « Qu’est-ce que l’on fait maintenant ? Demanda Yug. -Il faut que l’on retrouve les deux autres. Ensuite on continuera tous ensemble vers la tête du train. » Au même moment, « les deux autres » étaient dans une bien moins bonne situation que la nôtre. Dans le noir complet, au milieu des caisses d’explosifs, Inno s’acharnait sur la trappe pour pouvoir sortir. Sur le toit, Elyso bataillait avec Zikku. Les deux croisaient le fer avec une ardeur redoublée. Les bottes s’enchainaient au sommet de la virtuosité des deux adversaires. Cependant, Elyso perdait peu à peu du terrain. Ses coups étaient parés de plus en plus facilement par Zikku. Soudain, Zikku bloqua l’épée d’Elyso. D’un geste du poignet, il désarma son adversaire. Il pointa ensuite son épée sur la gorge d’Elyso. Zikku ricana. « Comme je l’imaginais. Sans astuces ou coups en traître, tu ne peux pas gagner contre moi. -Visiblement, répliqua Elyso en haussant les épaules. Mais lui il peut. » Un coup de feu retentit. La balle perça l’épaule de Zikku, du côté où il tenait son arme. Zikku lâcha son épée sous la soudaine douleur. Elyso contre-attaqua, envoyant son poing en travers du visage de Zikku, qui s’écroula, assommé. Le haut du torse dépassant de la trappe, Inno rangea son fusil dans son dos, et se hissa sur toit. « Finalement on n’avait pas à te ramasser des munitions. -Tu as de la chance qu’il n’y a pas que des explosifs là-dessous, sinon je n’aurais rien pu faire pour toi. » Quelques instants plus tard, Elyso et Inno descendirent dans notre wagon, au moment où nous comptions partir les rejoindre. « Merci de nous faciliter le travail, déclara Yug. -C’est un plaisir, répondit Inno sur un ton faussement ravi. Et maintenant ? » Mediaco rangea son épée dans son fourreau avec un claquement satisfait et un mouvement dramatique. « Il faut que l’on rejoigne la locomotive. »
  4. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Aujourd'hui, un peu d'action ! Il est possible que je sois en retard pour les deux prochains chapitre (je préfère prévenir de suite). Si tout va bien, rendez-vous dans quinze jours ! Et on a dépassé les neuf mille consultations... Y'a des années j'aurais peut-être pu faire un truc "marrant", mais je crois que c'est un peu dépassé maintenant. Merci de continuer à lire, vous êtes super ! Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 37 : HTDF Dans la rue principale, nous étions cinq à marcher, côte à côte. De gauche à droite, Inno, Elyso, Mediaco, Yug et moi. Inno se pencha pour voir tout le monde : « Je crois que c’est la pire version de la Dream Team High Five qui puisse exister. » Mediaco éclata de rire. « Nous sommes la Nightmare Team Low Five ! - Ça le fait pas comme nom, répliqua Elyso. -Je confirme, c’est trop long. » Ajouta Yug. Mediaco était déçu que ça proposition n’ait pas plu à tout le monde. Je proposais alors : « Si nous ne sommes pas la DTHF, nous serons la HTDF ! Pour Hell Team Down Five ! -Alors ça, ça me convient. » Répondit Yug. Elyso et Mediaco acquiescèrent, puis se tournèrent vers Inno. Quand il se rendit compte que l’on attendait son approbation, il répondit : « Appelez-vous comme vous voulez, qu’est-ce que ça peut bien me faire ? -Mais tu as bien un avis, non ? » Inno garda le silence, mais devant les regards insistants, il finit par dire : « HTDF c’est bien. » Satisfaits, nous poursuivîmes notre route. Quelques minutes plus tard, nous avions rejoint les escouades Stendeliennes qui entouraient la station pyramide, épaulés par les gardes Babyloniens qui n’étaient pas partis avec les troupes pour l’assaut de la Citadelle. Tous étaient dans l’expectative d’un plan de Mediaco. Ce dernier expliqua : « Nous devons repousser ces ennemis. Il faut qu’ils se replient dans leur train et repartent. En même temps, nous cinq devons monter à bord dudit train. Il faut donc que nous nous infiltrions dans la station. -Et comment on va faire ça ? Demanda Yug. -J’ai prévu le coup ? J’ai demandé à McFly s’il n’y avait pas d’autre accès. Il s’avère qu’il y en a bien un unique. Nous allons passer par les tunnels de transit du courrier. Il y a une trappe d’accès à ces derniers depuis la station. Dans la cohue, nous devrions pouvoir monter à bord sans être remarqués. -Et si on se fait repérer ? Demanda Inno. -Alors nous obtiendrons notre ticket pour le trajet de force. » Inno eût un petit rire sarcastique. « Que de réjouissances en perspective… Et comment les forcer à prendre la retraite ? -Je pense qu’ils seront bien prêts à fuit si la station risque de s’écrouler sur eux. » Tout le monde était stupéfait des implications d’une telle remarque. « Vous voulez faire s’écrouler la station ? Demanda un capitaine Stendelien. -Non, pas besoin d’aller jusque là ! Mais si vous prétendez que c’est votre intention, cela devrait suffire. Il faudra juste s’arrêter avant que le bâtiment s’écroule. Ils ne savent pas que les Stendeliens ont déclaré un cessez-le-feu avec Minorive. Pour eux, voir les Stendeliens ravager un bâtiment de Babylone ne serait pas anormal. » Le plan était arrêté. Nous descendîmes dans les tunnels de transit du courrier. Les Stendeliens devaient, au bout d’un quart d’heure, lancer un assaut massif et pilonner la structure de boulets de canon. Sous terre, la HTDF naviguait d’étroits tunnels au plafond bas, jalonnés de rails. « Une chance qu’il n’y ait plus personne en ville, dit Inno. D’habitude il y a des tas de wagonnets qui parcourent ces rails. -Tu as déjà visité ? Demanda Elyso. -Non. Mais j’ai lu un reportage là-dessus dans la Gazette de Babylone. D’ailleurs le journal est distribué par ce système. C’est une bonne publication. -Tout à fait d’accord, confirma Mediaco. -Vous avez déjà lu un numéro ? Demandais-je. -Bien sûr. Nous avons même tous les numéros dans nos archives, si tu veux les lire Erache. -J’y jetterai un œil avec plaisir. -Vous aimez tous les deux le même journal, et avez tous les deux été au tribunal de Babylone, remarqua Yug. Mediaco, Inno, vous avez bien plus de choses en commun que je l’imaginais. » Inno répondit par une grimace et Mediaco par un sourire. Inno comptait ajouter quelque chose, mais Mediaco, qui menait la marche, leva la main. Nous nous arrêtâmes, comprenant que nous étions arrivés. Un tunnel d’accès permettait d’atteindre la station. Mediaco en premier, nous avançâmes jusqu’au bout du couloir. Dans le plafond, une trappe fermée était la dernière chose qui nous séparait de l’intérieur de la station. Mediaco souleva doucement le panneau de bois et jeta un coup d’œil. La trappe d’accès donnait sur un emplacement surélevé de la station. En contrebas, le train était déjà en position pour repartir. Nous pouvions monter et nous installer sur le rebord : allongés, nous passerions inaperçus. Mediaco nous invita à faire tout à fait cela. Quelques instants plus tard, nous étions tous à regarder le spectacle qui se déroulait en contrebas. Un relai s’était organisé pour toujours fournir des équipements à la surface. Voir toute cette organisation d’en haut faisait penser à une maquette finement conçue, et parcourue de petits automates qui effectuaient leur routine sans discontinuer. Je sortais ma montre de ma poche pour regarder combien de temps il restait avant l’assaut. Je n’eus à peine le temps de voir le cadran qu’une formidable détonation fit trembler l’édifice. De la poussière tomba du plafond. Tout le monde leva les yeux au ciel, un vent d’inquiétude balayant nos adversaires. Les explosions suivantes firent comprendre aux hommes ce qu’il se passait. Le sifflet de la locomotive retentit, et les Cinquante-cinq se ruèrent à bord. Ceux qui prensaient être trop loin pour atteindre le véhicule à temps se précipitèrent vers les escaliers pour rejoindre la surface. Le train se mit en mouvement. Mediaco se leva : « Messieurs, nous ne voudrions pas rater notre train ! » Puis il se jeta dans le vide. Il se réceptionna par une roulade sur le toit du train. Yug fit de même, suivit par Elyso. A mon tour, j’eus du mal à réussir la réception, et les autres m’empêchèrent de tomber du haut du wagon. Inno nous rejoignit sans difficulté. Le wagon sur lequel nous étions venait de s’engager dans le tunnel. A notre plus grande joie, le plafond était assez haut pour que l’on se tienne confortablement debout. Yug se pencha par-dessus le bord, puis annonça : « Il s’agit des wagons de stocks. Nous devons remonter à la tête du train. » Le train continuait d’accélérer pour atteindre sa vitesse de croisière. En même temps, nous avancions vers la tête du train. Nous sautâmes de wagon en wagon. Au bout d’un petit moment, Inno remarqua : « Depuis quelques wagons, y’a une trappe d’accès sur le toit. On jette un œil dedans ? » Mediaco acquiesça, puis ouvrit la trappe du wagon sur lequel nous étions. Au début, nous ne vîmes que des caisses d’équipement. Mais Yug constata : « C’est de la dynamite. » Mediaco ouvrit l’une des boîtes. Elle était remplie d’explosifs. Yug courut jusqu’au wagon suivant, et ouvrit la trappe. « Ils sont tous remplis de dynamite ! » S’écria-t-il. Mediaco referma la trappe. « Il ne faut pas trainer ici. En avant ! » Nous nous dépêchâmes de rejoindre Yug. Puis, regardant vers l’avant du train, j’eus un frisson d’inquiétude. « Nous avons de la compagnie ! » Quelques wagons plus loin, les soldats des Cinquante-cinq grimpaient sur le toit, depuis des fenêtres ou d’autres trappes d’accès. Inno n’attendit pas une seconde de plus pour ouvrir les hostilités, tirant et faisant mouche à deux reprises. « Joli coup ! » Congratula Elyso. Inno lui répondit par un sourire en coin. Mediaco tira son épée. « Maintenant nous savons dans quel wagon descendre. A l’assaut ! » Mediaco chargea. Nous nous élançâmes après lui. En un instant, nous fermions l’espace qui nous séparait de nos ennemis. Fondant sur eux tels des oiseaux de proie, un court instant fut suffisant pour qu’ils soient vaincus. Mais nous n’avions pas le temps pour souffler. Déjà, des renforts arrivaient, montant sur le toit du train de tous les côtés. Inno nous couvrait, par des coups experts tirés de plusieurs wagons derrière nous. En même temps, nous devions jouer de toute notre virtuosité pour combattre dans l’étroit espace qu’était le train. Mediaco semblait être au comble de la joie. Elyso, en revanche, serrait les dents et se concentrait sur les attaques de ses adversaires. Enfin, Yug gardait une expression terne tandis qu’il brisait tous les assauts ennemis. Au bout de quelques minutes d’affrontement intenses, nous étions arrivés à bout des Cinquante-cinq qui nous attaquaient. La voie étant libre, nous sautions dans le wagon sur lequel nous étions via la trappe d’accès. L’endroit était à présent désert, mais il s’agissait bien d’un wagon de transport d’hommes. Le lieu était aligné de bancs en bois rivés au sol. De plus, des fenêtres occupaient les murs, bien qu’elles ne permettaient à ce moment que de voir la paroi du tunnel. Inno nous rejoignit. « Vous n’avez pas récupéré des cartouches ? Je suis presque à court de munitions. » Le silence et des haussements d’épaules furent sa seule réponse. « Merci. Merci beaucoup. Vous êtes les pires partenaires que j’ai eu de ma vie. Et c’était un record difficile à battre. » Avant que Mediaco puisse contester, la porte donnant sur le wagon suivant s’ouvrit. Dans l’ouverture parurent deux personnes : Dark Shadow et Jatern, entièrement équipés dans leurs Armures Motorisées à Vapeur.
  5. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Aujourd'hui, c'est... Encore discussion. On arrive à la fin de ça, et chapitre suivant on aura un peu plus d'action. La suite le premier Juin. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 36 : D’UN COMMUN ACCORD « Vous voulez que Joft prenne la place de Punisher ? » Demanda White Hat à Mediaco. Ce dernier retira sa main de l’épaule de Joft, puis répondit au commandant : « Je pense que c’est un meilleur choix que McFly. Bien que je n’aie rien contre McFly, bien entendu ! Mais si l’on veut faire en sorte que la transition se passe bien, il faut quelqu’un qui puisse être apprécié des habitants de la Citadelle. McFly est l’homme de Babylone, tandis que Joft est l’ami des Citadeliens ! -Je suis d’accord. » Appuya McFly d’une voix calme. Le maire de Babylone se leva. « A partir de maintenant, je déclare solennellement que Punisher ne représente plus Minorive, mais les Cinquante-cinq. Joft, nouveau grand dirigeant de Minorive, et moi-même, McFly, second dirigeant de Minorive, prendront les décisions relatives à notre pays. » Joft se leva à son tour. « J’accepte ce nouveau poste et les responsabilités associées. Je ferai toujours de mon mieux pour honorer Minorive ! » White Hat salua, Mediaco et Filerd applaudirent chaleureusement. Quand le silence fut revenu et les levés se furent assis, Mediaco annonça : « Bien, il est l’heure de nous mettre d’accord sur la suite des opérations. Il faut commencer par la fin des hostilités entre Minorive et Stendel, avec le retrait des troupes Stendeliennes des territoires occupés. -Vous plaisantez ? S’indigna Ghosthand. Vous désirez que nous nous retirions ? Si vous attaquez la Citadelle, vous aurez besoin de toute la puissance nécessaire. -C’est un conflit interne à Minorive, répliqua White Hat. L’ingérence de Stendel serait mal venue. -Nous ne nous retirerons qu’après avoir éliminé les Cinquante-cinq qui attaquent la ville, annonça Velouttine. -Je n’en attendais pas moins, répondit Mediaco. Nous repousserons l’assaut des Cinquante-cinq. Ensuite, il faudra nous séparer en plusieurs groupes. Yug, Erache, Elyso et moi monteront dans le train. Notre but sera de rejoindre la Citadelle au plus vite, et prévoir l’arrivée des troupes en endommageant les défenses ennemies. Ensuite, White Hat prendra le commandement des troupes au sol, sous la supervision de McFly qui sera aux commandes de la Lune de Midi. Vous devrez récupérer le reste des Chapeliers Blancs, et avoir une bonne discussion avec Sabre. Ensuite, il faudra filer vers le Nord, et avec votre armée, commencer le siège de la Citadelle. -Et ceux qui n’ont pas été mentionnés ? Demanda Joft. -Vous êtes libres d’aller où vous voulez. » Aurélia, Filerd et Joft décidèrent d’accompagner McFly. Ce dernier demanda : « Inno se trouve avec les prisonniers de la Lune de Midi, c’est bien ça ? -C’est exact. -J’exige qu’il vous accompagne à la Citadelle. -Il ne réussira pas à tous nous exécuter. -Je sais, je pense juste qu’il pourra vous être utile. Et il est mon rôle de s’assurer que vous ne mettez pas en danger les intérêts de Minorive, même par inadvertance. -Il n’y a pas de problème. Je suis sûr qu’Inno se révèlera être très utile. » Velouttine prit ensuite la parole : « S’il ne reste que deux Stendeliens à Minorive, j’imagine que les habitants n’en seraient pas importunés ? -Tout dépend si vous souhaitez rester sans votre armée. -Nous saurons très bien assurer notre propre sécurité, répliqua Ghosthand. Mais nous devrons être là au moment où la victoire devra être célébrée. -C’est une vision optimiste comme je les aime ! » Les membres de la Triade, White Hat et Filerd quittèrent la pièce, afin de laisser Velouttine, Ghosthand, Joft et McFly discuter du traité de paix entre Stendel et Minorive. White Hat prit le commandement des libérés de la Lune de Midi. Ils furent renseignés de la suite des opérations. Pendant qu’Elyso était à l’écart, Filerd vint le chercher. Ils se regardèrent un instant, puis Elyso rengaina l’épée qu’il avait sortie de son fourreau pour la nettoyer. « Tu veux quelque chose ? » Filerd demeura silencieux. « Tu m’en veux que je fasse partie de la Triade ? Je l’ai rejoint un bon moment avant de te rencontrer, tu sais ? -Pour… Pourquoi tu me l’as pas dit ? » La voix de Filerd trahissait son émotion, mais il restait droit et assuré. « Tu plaisantes ? C’était mon boulot qu’on ne découvre pas qui j’étais. -Et tout était ton boulot ? -Ça veut dire quoi cette question ? -Toutes les bonnes discussions, et les moments où l’on a ri ensemble, c’était du vent ? » Elyso fronça les sourcils. « Bien sûr que non. Mon travail était d’attendre un travail. Je n’avais à faire ami-ami avec personne. Je l’ai fait car je voulais qu’on soit amis, c’est tout. » Filerd sourit, soulagé. Il tapota l’épaule d’Elyso. « Bon courage alors. Je voudrais bien essayer de te convaincre de quitter la Triade, mais j’imagine que je n’y arriverai pas. -Et tu as bien raison de penser ça. Bon courage à toi aussi. » Elyso tendit la main à Filerd, et son ami la serra. Les deux hommes retournèrent à leurs précédentes occupations. Alors que chacun était occupé à quelque chose, je somnolais contre la rambarde. Sentant les réconfortante chaleur du sommeil s’enrouler autour de moi, je profitais de la sensation, avant de l’avoir arraché d’une main secouant mon épaule. La voix de Mediaco acheva de me réveiller : « Erache, regarde, le Soleil se lève ! » Levant les yeux vers le mur Est de la ville, je perçus la lumière chassant la lueur des étoiles et rougissant le ciel. « Cela fait combien de temps qu’ils négocient maintenant ? » Demandais-je, plus pour moi-même. Mediaco tira une montre de sa poche et répondit : « Ma foi, plusieurs heures déjà. Je doute qu’ils ne prennent bien plus de temps. » Sans regarder, je tendis une main lasse à Mediaco pour qu’il me rende ma montre. « Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Mediaco. -Ma montre. -Ah, mais je ne crois pas qu’il s’agisse de ta montre. » Je jetais un œil à l’objet que Mediaco avait en main. En effet, ce n’était pas ma montre, et je le confirmais en sortant la mienne de ma poche. « Hé bien je suis désolé, je pensais… » Mediaco m’interrompit en me posant la main sur l’épaule et en m’adressant un sourire. « Il n’y a pas de mal. Maintenant je vais te laisser, et je vais aller rendre sa montre à White Hat. » Le papier venait de faire le tour de la pièce, retombant dans les mains de Joft. Au bas du document figuraient trois signatures : celle très élégante de Velouttine, celle droite et professionnelle de McFly, et enfin celle libre et fantaisiste de Joft. Entre les mains de Velouttine reposait un document identique, signé de la même manière. La guerre entre Stendel et Minorive venait de prendre fin. Solennelles, les quatres personnes se levèrent. Velouttine eût du mal à conserver sa mine sérieuse, alors que Joft rayonnait de bonheur, affichant un grand sourire. McFly annonça : « Le plus dur reste à venir. La bataille de la Citadelle ne sera sûrement pas une partie de plaisir. » Alors que les dirigeants quittaient la cabine de la Lune de Midi, une nouvelle vint du mur Est : le reste des Chapeliers Blancs arrivaient en vue de Babylone. Les gardes s’empressèrent de les faire entrer et les nouveaux venus se déversèrent dans la rue principale. Les plus hauts gradés allèrent sans attendre faire leur rapport à White Hat. Les prisonniers de la Lune de Midi furent ensuite libérés, ainsi que Neah et Apollo, que les Chapeliers Blancs venaient de ramener. Il s’en suivit les explications nécessaires pour que chacun soit à la page et préparer la suite des opérations. Neah, Filerd et Joft eurent de chaudes retrouvailles. Elyso, sous couvert de la foule, les observa de loin sans les rejoindre. Yug avait remarqué la situation. « Tu ne vas pas voir tes copropriétaires ? -Pourquoi je le ferais ? -Il faudra bien voir à un moment pour leur céder ta part de la propriété, non ? » Elyso eût un petit rire. « Tu n’as pas tort. Mais je verrais ça une fois que l’on aura gagné à la Citadelle. Qui sait, un boulet de canon perdu pourrait bien faire s’écrouler toute la villa… -Ca serait mieux si tu avais des pensées plus positives. -Je ne pense pas que ça change quoi que ce soit. » Quelques minutes plus tard, les préparatifs étaient terminés. La Lune de Midi pris son envol, White Hat et les Chapeliers Blancs repartaient à cheval, avec Neah et Apollo qui avaient décidé de les les accompagner. Restant là, il y avait Mediaco, Yug, Elyso, Inno et moi. D’un pas décidé, nous prîmes la direction de la station pyramide.
  6. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Bonne fête du travail ! Aujourd'hui, c'est discussion. Il est l'heure pour nos protagonistes de remettre les pendules à l'heure, d'accorder les violons, ou tout autre expression qui veut dire la même chose. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 35 : TABLE RONDE Une fois les meubles installés, les convives prirent place. Les camps et les intentions étaient aussi dépareillés que les tables et chaises qui avaient été amenées dans la cabine de McFly. Les tables avaient été disposées en cercle, et étaient attablés Ghosthand, Velouttine, White Hat, McFly Mediaco, Yug, Aurélia, Elyso et moi. White Hat se leva. « Je pense qu’il faut commencer par remettre les pendules à l’heure, que tout le monde soit au courant de la situation actuelle, cela vous convient ? » Tous les convives levèrent la main. Ghosthand se leva d’un bond. « Attendez ! Si nous votons des décisions, je refuse que la Triade ait plus de voix car ils sont plus nombreux ici. -Alors que proposez-vous ? Demanda Mediaco. -Chaque camp à un représentant qui vote, proposa McFly. Je représente Minorive, White Hat représente les Chapeliers Blancs, Velouttine représente Stendel, et Mediaco représente la Triade. Si un représentant fait une proposition, il ne peut pas voter dessus. Si un membre d’un groupe fait une proposition, son représentant ne peut pas voter dessus. Les votes sont faits à main levée. Lever la main signifie que l’on accepte. Est-ce que les règles vous conviennent ? » Velouttine, White Hat et Mediaco levèrent la main. Ghosthand se rassit. White Hat reprit là où il en était : « Je propose donc que nous partageons les informations que nous avons sur la situation actuelle, afin que nous puissions discuter sur des bases communes. Cela vous convient ? » Les représentants acceptèrent. White Hat commença, puis la parole suivit le sens des aiguilles d’une montre jusqu’à Mediaco. Velouttine omit de mentionner la capture de Joft et Filerd et Mediaco se permit d’omettre l’emplacement du quartier général de la Triade. Quand les histoires furent racontées, Mediaco fit une petite conclusion : « Donc les Stendeliens ont capturé Babylone en utilisant les informations fournies par Dark Shadow et Jatern. Ces deux derniers se sont servis dans le labo de McFly, et ont ouvert le passage pour des renforts en provenance de la station pyramide, équipés de nouveaux fusils. En même temps, la Triade a pris le contrôle de la Lune de Midi à l’aide des prisonniers soupçonnés d’alliance avec les Chapeliers Blancs. Les Chapeliers Blancs et la Triade ont ralenti la progression de l’armée Minorivienne conduite par Sabre, qui se dirige vers Babylone après avoir repris Bowerstone. Cela résume bien la situation ? » Les représentants levèrent la main. Mediaco eût un sourire. « Mesdames et messieurs, je vais être clair. Nous avons tous ici un ennemi commun. -Vous parlez des Cinquante-cinq ? » Demanda McFly. Mediaco lui répondit avec un sourire. « En effet. Vous êtes bien informé. Qu’est-ce que vous savez ? -Je ne compte pas partager ce genre d’information tant que vous n’avez pas partagé les vôtres. -Je comprends. Bien, je vais être direct. Les Cinquante-cinq sont une organisation criminelle, ils sont les responsables du conflit entre Stendel et Minorive, et ils sont dirigés par Punisher, le grand dirigeant de Minorive. » Un lourd silence tomba sur les attablés. « C’est une blague ? Demanda Ghsothand. Je suppose que vous avez des preuves à avancer. » Mediaco baissa la tête. « Je regrette, mais je n’ai rien. -Alors… Commença Ghosthand. -Je connais quelqu’un qui pourra confirmer ou infirmer les déclarations de Mediaco, coupa McFly. Sauf qu’il se trouve à la Citadelle. -Qui est-ce ? Demanda White Hat. -Joft. » Il y eût un nouveau silence. Velouttine et Ghosthand se regardèrent du coin de l’œil. Maintenant leur regard un instant, ils finirent par acquiescer tous les deux, s’étaient compris sans échanger un mot. Velouttine se leva pour attirer l’attention. « Joft et son acolyte, un dénommé Filerd, sont tous deux prisonniers de Stendel. Ils sont arrivés en même temps que les renforts ramenés par Dark Shadow et Jatern. -Ils ne sont pas avec eux ? Demanda White Hat. -A ce qu’ils disent, non. Ils pensaient pouvoir prévenir la garde Babylonienne du danger imminent quand nos soldats les ont capturés. -Et où sont-ils maintenant ? -Aux jardins suspendus. -Il faut aller les chercher alors. » Soutint McFly. Velouttine acquiesça, puis Ghosthand sortit de la pièce pour transmettre ses ordres. Les autres convives attendirent dans un silence pesant. Pour rompre un peu la monotonie, Mediaco se pencha vers Elyso : « Hé, Elyso, Filerd n’est pas l’un de tes amis de la Citadelle ? -Oui, l’un des copropriétaires de la villa. -Ca te parais normal qu’il travaille pour Joft ? -Pas vraiment non. En tout cas je suis presque sûr qu’ils n’étaient rien d’autre que des camarades de paris avant que je ne quitte la Citadelle. » Puis l’attente se poursuivit. Après encore quelque sminutes, la porte de la cabine s’ouvrit. Ghosthand entra, précédé par Joft et Filerd, ayant chacun ramené une chaise. Le regards d’Elyso et Filerd se croisèrent, et ce dernier baissa la tête. Elyso garda un visage inexpressif, mais la situation ne le laissait pas de marbre. Les nouveaux venus s’installèrent à côté de McFly. Quand tout le monde fut prêt, le maire de Babylone demanda : « Joft, Mediaco affirme que l’organisation criminelle sous le nom des cinquante-cinq est dirigée par Punisher. Est-ce vrai ? » Joft prit un instant pour choisir ses mots. Il répondit : « J’en ai l’intime conviction. -Tu ne peux pas l’affirmer ? -Je ne dirais pas à cent pour cent. Mais je parierais à coup sûr dessus. -Et je suppose, demanda Mediaco, que cette affirmation se base sur des motifs sérieux ? -Extrêmement sérieux. -Bien, nous vous écoutons. » Joft prit un nouvel instant pour réfléchir. Maintenant, il devait expliquer son raisonnement pour paraitre crédible devant toutes ces grandes pointures, ces génies et stratèges. « Tout part de la supposition que les Cinquante-cinq soient responsables de l’attentat qui a déclenché le début de la guerre. -Et pourquoi supposer cela ? Demanda Ghosthand. -Parce que qui d’autre ? On parle quand même d’une attaque à la bombe lors de l’une des rencontres diplomatiques les plus surveillées et attendues que l’on ait connu. Ce n’était pas l’acte d’un loup solitaire, ou de la Triade, ou encore de Stendel ou Minorive : il y a forcément un mobile, et aucun de ceux cités n’avaient d’intérêt à déclencher une guerre. La question est donc : à qui profiterait un conflit ? » Joft écarta les bras d’un geste dramatique. « La réponse pend à vos ceintures et repose dans vos holsters, mesdames et messieurs : les armes ! La guerre bénéficie les marchands d’armes. -Vous dîtes donc que les Cinquante-cinq sont des marchands d’armes ? Demanda McFly. -Exactement. Pas tout les membres doivent l’être, mais certainement les dirigeants. » McFly acquiesça et ajouta : « Et Punisher est propriétaire et dirigeant de la principale fabrique d’armement de la Citadelle. -Exact. -Ce n’est pas pour défendre Punisher, intervint Ghosthand, mais il ne s’agit pas de preuves. Il pourrait s’agir d’un autre fabriquant, ou alors d’un responsable de la même entreprise. -Je vous entends bien, Général. Sachez que je n’ai pas encore terminé. Punisher est le seul propriétaire et dirigeant de la compagnie. Si un cadre quelconque était le dirigeant des Cinquante-cinq, il le saurait assez vite. Il contrôle tout, de l’achat des matières premières aux ventes en passant par la gestion des stocks. S’il y avait une activité irrégulière, il serait le premier au courant. -N’y a-t-il pas d’autres investisseurs ? -Probablement, mais il est impossible d’obtenir leur identité s’il y en a, à moins de demander à Punisher ou qu’ils décident de révéler leur identité. -Il n’y avait donc aucune activité suspecte de la part de l’entreprise ? -En surface, non. Par contre, certaines ventes ont été effectuées à des sociétés dont je n’ai trouvé la trace nulle part ailleurs. De plus, ils ont signalé un vol de leurs produits dans l’un de leurs entrepôts – rien de suspect pour l’instant. Sauf que l’enquête menée par la garde de la Citadelle s’est cloturée en un temps record après avoir visiblement ignoré des pistes plausibles. -La garde de la Citadelle serait dans le coup ? -Les simples gardes ne doivent pas être au courant de quoi que ce soit, mais le gardien Ixylls doit être dans le coup. » Elyso se pencha vers Yug et murmura : « On n’aurait pas quelque chose dans les documents ? » Yug jeta un œil au sac qu’Elyso avait emmené. Il s’en saisit d’un geste et vida son contenu sur la table devant lui, sous les yeux attentifs de tout le monde. « Qu’est-ce que c’est ? Demanda McFly. -Des documents qu’Elyso a récupéré à la Citadelle. Ils appartenaient à Zikku, l’un des copropriétaires de leur manoir avec Filerd ici présent et Neah, le directeur de la sécurité. -Zikku est un membre des Cinquante-cinq ? Intervint White Hat. -Probablement, répliqua Joft. Il était présent avec Ixylls lors de l’embarquement des renforts qui ont rejoint la bataille. » Mediaco avait tiré un papier du tas et l’avait déplié. « Les renforts ne seraient pas venus là dedans, par hasard ? » Mediaco avait montré le schéma technique de l’immense locomotive que Yug et Elyso avaient vu à Old Main City. « C’est exact, confirma Joft. Il y a une station cachée à la Citadelle. Avec une voie ferrée qui la relie droit à Babylone. » VLAM ! McFly s’était levé d’un bond, frappant sa table du plat de ses deux mains. Il dit, d’une voix calme, mais teintée d’une colère froide : « Êtes-vous tous vraiment sûrs de vos dernières affirmations ? » Filerd, Yug, Joft et Elyso répondirent « oui » l’un après l’autre. « Alors, je suis désormais convaincu que Punisher est à la tête des Cinquante-cinq. » McFly se rassit. « La voie qui relie Babylone à la Citadelle est un projet secret, que j’ai laissé à l’entière supervision de Punisher. Le but était d’établir une voie de transport rapide entre les deux villes. A cause de la guerre, personne ne devait savoir son existence : donner à l’ennemi une autoroute pour atteindre la capitale n’est pas une très bonne idée. Je me suis occupé de toute la partie conception, et Punisher de la construction. -Je veux bien, répliqua Ghosthand, mais il vous a quand même envoyé des renforts, non ? -Vous croyez ? Je ne pense pas que Dark Shadow soit venu m’assister. » Ghosthand réalisa. « Punisher essaye de vous évincer. En étant le libérateur de la ville alors que vous avez échoué, cela vous décrédibilisera. Je me pensais pas qu’il y ait des luttes de pouvoir comme celles-ci à Minorive. » Le silence retomba, un peu plus lourd encore, de ces révélations et compréhensions. White Hat parla : « Nous devons donc faire tomber Punisher de son trône pour mettre fin à ce conflit. McFly prendrait alors le titre de grand dirigeant ? » Mediaco posa alors sa main sur l’épaule de Joft qui se trouvait à côté de lui. « Vous avez oublié le dernier dirigeant, commandant ! »
  7. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Désolé, j'ai un jour de retard... J'ai eu des problèmes d'internet hier et je n'ai pas pu poster... En tout cas le chapitre est là, et le suivant est prévu pour le premier Mai ! Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 34 : RENCONTRE A LA GRANDE PORTE McFly semble sonné un instant par la proposition de Mediaco, et ses yeux oscillent entre lui et l’échelle des cordes qui descend du pont principal de la Lune de Midi jusqu’au sol. Soudain, il s’élança vers le navire. D’un bond, il saute les premiers barreaux de l’échelle, puis il s’y accrocha fermement. « Allez, remontez-le ! » Ordonna Mediaco. Les soldats se mirent à plusieurs pour tirer sur les cordages et tracter McFly. En quelques secondes à peine, il était sur le pont, avant même que les Stendeliens ne reçoivent l’ordre de l’arrêter. Immédiatement, ses armes furent confisquées, et alors que certains préparaient de quoi l’attacher, Mediaco les interrompit : « Je vous remercie, mais je ne pense pas que cela soit nécessaire. » Puis il s’adressa directement à McFly. « Je pense qu’une petite discussion serait à l’ordre du jour, n’est-ce pas ? -Il me semble que oui. -Bien, McFly, je t’invite dans ta cabine. -C’est un grand honneur. -Et Erache, viens avec nous ! » Je les suivis sans me faire prier. Uen fois que nous étions dans la cabine, Mediaco ferma la porte derrière nous. McFly constata avec dégoût l’absence des meubles qui se trouvaient là plus tôt dans la journée. « Je vois que vous n’avez pas tardé pour refaire la décoration. -Ah, oui, si tu veux tes meubles, il faudra aller les pêcher. » Répondit Mediaco en riant. McFly croisa les bras, puis regarda alternativement Mediaco et moi avec sa mine la plus sérieuse. « Quelle va donc être la contrepartie de ce sauvetage surprise ? -Ah, je n’attends rien de particulier de ta part, McFly. Il faut que je retarde ton entrevue avec les Stendeliens au moins jusqu’à l’arrivée de White Hat, histoire que l’on ait une bonne discussion tous ensemble. » Mediaco claqua des mains comme s’il venait de se souvenir de quelque chose. « Oh, McFly, tu pourras aussi remercier Inno de ma part. C’est un excellent tireur, quoique surprenamment malchanceux avec les armes à feu. » McFly lança à Mediaco un regard interrogatif, puis je décidais de lui raconter le déroulé des évènements, à l’agacement notable de McFly. « Je pense que la chance est vraiment ce qui fait défaut à notre faction… » Conclut McFly, défait. Du haut de la muraille de Babylone, l’alerte fut lancée. « Cavaliers en vue ! Cavaliers en vue ! » L’information remonta très vite aux oreilles de Ghosthand. Sans attendre, il quitta le quartier général improvisé aux jardins suspendus pour rejoindre la porte Est de Babylone. Sous haute escorte, il évita le lieu d’atterrissage de la Lune de Midi, en empruntant des ruelles plus petites. Ghosthand et ses hommes se rabattirent au dernier moment sur la rue principale pour entrer dans la gare principale, passage couvert obligatoire pour accéder à la grande porte. Les hommes présents firent pivoter les immenses battants pour entrouvrir la porte. Ghosthand et son escorte passèrent de l’autre côté. Les hommes et chevaux furent aussitôt assaillis par la brise nocturne qui venait de la mer. Le soudain changement de luminosité pour l’obscurité forcèrent leurs yeux à s’habituer pendant un instant. Au loin, mais approchant à une vitesse soutenue, s’agitaient les lanternes portées par les cavaliers. L’escorte s’organisa en position défensive autour de leur général. « Bien, préparez-vous à lancer un assaut si besoin, mais n’ayez pas un comportement agressif. Soyez prêts à vous replier par la porte en cas d’urgence. » Puis ils attendirent l’arrivée des cavaliers. Après plusieurs minutes, ils pouvaient déjà mieux les distinguer, et après un autre laps de temps ils les virent ralentir. Les nouveaux arrivants s’arrêtèrent en un groupe compact, à une distance respectable de la porte de Babylone. Quatre cavaliers quittèrent le groupe pour s’avancer vers Ghosthand. Plongés dans la pénombre, il ne distingua leurs visages que lorsqu’ils furent éclairés par les lanternes Stendeliennes. Las quatre personnes n’étaient autres que White Hat, Yug, Aurélia et Elyso. Si Ghosthand était familier avec les deux premiers, il n’avait aucune idée de qui pouvait être les deux autres. Les quatre restaient assez loin pour fuir en cas de besoin. Comme preuve de bonne volonté, ils mirent tous le pied à terre, et attendirent. Ghosthand se fraya un chemin entre ses hommes, et alla à la rencontre de la délégation adverse. A mi-chemin, il descendit de son cheval, puis il fit le reste du trajet à pied. Quand il fut assez proche, il s’arrêta, puis salua les autres. « Bonjour, général Ghosthand. Cela fait longtemps depuis la dernière fois où nous nous sommes vus. -En effet, et je n’imaginais pas des circonstances comme celles-ci. Et je vois que vous êtes accompagné par …? -Yug, Aurélia et Elyso. C’est vrai que vous n’avez rencontré que Yug. Aurélia et Elyso font aussi partie de la Triade de Mediaco. » Elyso salua d’un signe de tête. Ghosthand ne fit que lui adresser un rapide coup d’œil en retour. Le général Stendelien sortit un papier de la poche intérieure de sa veste et le tendit à White Hat. Il s’agissait de la lettre de Mediaco qu’il avait reçu grâce au tir d’Inno. « Vu qui vous accompagne, je suppose que ce qui est indiqué est vrai, n’est-ce pas ? » White Hat acquiesça. « En effet, la Triade et les Chapeliers Blancs sont alliés dans l’objectif de mettre un terme au conflit entre Stendel et Minorive. » Ghosthand soupira en silence, les yeux au loin ; Il reposa son regard sur White Hat. « Je serais ravi de pouvoir négocier avec les Chapeliers Blancs. » White Hat soutint le regard de Ghosthand. « Il faudra alors revoir vos espérances. De plus, s’il s’agit des informations que vous souhaitez, sachez que vous ne pourrez pas exclure la Triade des négociations. -Il n’est pas l’intention d’ouvrir le dialogue avec des criminels. -Je me porte garant pour la Triade. Afin de vous prouver notre bonne volonté, nous sommes prêts à vous livrer le directeur de la sécurité de Minorive, sans contrepartie. -Comment l’avez-vous capturé ? » Yug fit un pas vers Ghosthand. « Ecoutez, on ne va pas rester ici tout le temps. Vous devez savoir que White Hat est un homme de confiance. Vous êtes en train de nous distraire pour ne pas parler de ce qu’a fait Mediaco. Je ne vois la Lune de Midi nulle part. Que s’est-il passé ? » Ghosthand, à contrecœur, raconta les exploits de Mediaco. Yug déclara : « Hé bien c’es tout décidé non ? Il est l’heure d’une réunion dans la Lune de Midi. Si vous refusez de vous allier avec nous, nous serons en plein milieu d’un territoire sous votre contrôle. Qu’est-ce que vous avez à perdre à nous écouter ? » Ghosthand soutint le regard de Yug, puis jeta un coup d’œil à White Hat. Il acquiesça et dit : « Bien, vous avez gagné. Mais vous n’aurez le droit à aucune escorte supplémentaire, cela vous convient ? -Nous savons nous défendre. » Répliqua Aurélia. Les cin personnes remontèrent à cheval, et s’engagèrent vers la porte. White Hat s’adressa à Yug, de manière à ne pas être entendu des autres : « Je vous remercie de votre intervention. » Yug lui adressa un regard en coin. « Je me fiche pas mal de vos remerciements. Vous n’avez aucune raison de montrer de la sympathie. Une fois cette affaire résolue, nous reviendrons ennemis. -Vous avez raison. Mais qu’importe combien de temps j’ai un allié, je reconnais ses actions. -Comme vous voulez. Je ne serais pas plus amical avec vous, par contre. » White Hat acquiesça et la discussion prit fin. Les cinq cavaliers, raccompagnés par la garde de Ghosthand, franchirent la porte de Babylone, qui fut fermée derrière eux. Ils traversèrent la gare et sortirent sur l’avenue principale. Au lieu de se rabattre sur les rues adjacentes, ils poursuivirent leur chemin tout droit jusqu’à la Lune de Midi. Tous les gardes Babyloniens avaient été arrêtés et emmenés hors de vue, et le périmètre des soldats Stendeliens s’était réarrangé autour de la Lune de Midi. Les hommes s’écartèrent à l’arrivée des cavaliers. Quand ils mirent pied à terre, ils purent constater que Mediaco les attendait déjà au sommet de la paserelle. D’un grand geste, il invita les nouveaux venus à monter. « Alors vous avez fini par arriver ! Allez, montez ! McFly, Erache et moi vous attendions ! Sans oublier cette merveilleuse bande d’évadés qui doivent en avoir assez d’obéir à un bandit. Je les remets immédiatemment sous vos ordres, White Hat ! » Pendant que les cinq invités grimpèrent le long de la paserelle, les soldats à bord saluèrent White Hat. Quand Ghosthand fut arrivé au sommet, Mediaco l’interrompit pour lui dire tout bas : « Je pense que vous devriez inviter l’impératrice. Je suis sûr qu’elle ne le prendrait pas bien d’être écarté de la discussion. Ah, et je dois vous demander également : faites amener des tables et des chaises, assez pour tous ceux qui vont participer à la réunion. Nous sommes en pénurie de meubles sur ce navire. » Ghosthand adressa un regard agacé à Mediaco, qui lui sourit en retour. Le général appela ensuite un soldat pour lui transmettre les instructions.
  8. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Finalement pas le premier Avril, je trouve que c'est mieux avec un jour d'avance. Le prochain chapitre est prévu pour le 15 Avril. Pour l'heure, on a la suite directe de ce qu'il se passe avec Yug, Elyso, Aurélia et les Chapeliers Blancs. McFly va-t-il se sortir de la situation dans laquelle il se trouve ? Un truc notable tout de même, avec ce chapitre on a dépassé les 100 pages et 50 000 mots. Ça me fait plaisir de pouvoir écrire, et d'être lu ! Je remercie tous les gens qui me suivent de près ou de loin, qu'ils aiment ou pas. Je sais depuis un petit moment qu'on est plus proche de la fin que du début, mais j'ai encore des choses à vous montrer ! Pour ça, j'espère que vous prendrez plaisir à lire la suite ! Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 33 : LE DERNIER COUP DE POKER DE MCFLY Les Chapeliers Blancs avaient fait demi-tour en vitesse. Yug et Elyso avaient ralenti pour que White Hat et Aurélia puissent les rattraper. Dès qu’ils furent à la même hauteur, White Hat demanda : « Que se passe-t-il ? -Nous sommes tombés sur l’armée Minorivienne, répondit Yug, voilà ce qui est arrivé. Un bon quart de nos hommes sont restés pour les ralentir. Nous ne devons plus ralentir avant de rejoindre Babylone. -Et les Dames Rouges ? » Yug fit la moue. « On a réussi à les arrêter, mais elles se sont enfuies au final. -Mais elles n’ont pas causé plus de dégâts. » Se dépêcha d’ajouter Elyso. White Hat ne semblait pas particulièrement satisfait de la situation. Yug le remarqua et lui dit : « Nous avons amené des renforts et ralenti vos poursuivants. Qu’est-ce que vous voulez de plus ? » Les deux hommes se regardèrent, se jaugeant mutuellement. Elyso intervint : « Et de votre côté ? Tout c’est bien passé ? » Aurélia répondit : « Nous avons laissé derrière une partie de notre groupe aussi. Seuls les cavaliers sont partis en avant pour que l’on arrive à Babylone le plus vite possible. » White Hat acquiesça sans ajouter un mot. « Alors dépêchons-nous, conclut Yug. Je suis sûr qu’ils nous attendent ! » Quelques cris de joie et applaudissements éparts saluaient le vol bas de la Lune de Midi. Accroché sous la coque par des harpons et des cordes, pendait le submersible « le requin », dans lequel se trouvait McFly et son équipage. L’étrange équilibre flottant avançait au dessus des rues, frôlant les plus hautes bâtisses à son passage. Une fois arrivés au dessus de l’avenue principale de la cité, Mediaco ordonna : « Coupez tout ! Et préparez-vous à l’atterrissage ! » Une par une, les cordes se décrochèrent. Puis, le requin tomba. Quoique nous étions le plus bas possible, l’immense engin s’abattit tout de même dans la rue dans un grand fracas et un géant nuage de poussière. Tout un périmètre de soldats Stendeliens se forma autour du lieu d’atterrissage, prêts à ouvrir le feu au moindre geste menaçant. La Lune de Midi, après s’être écartée du submersible pour ne pas se poser dessus, toucha enfin le sol. L’on fit déployer la passerelle. Alors que Mediaco commençait à descendre, une dizaine de fusils se pointèrent sur lui. Mediaco leva les mains et s’immobilisa. « Veuillez rester à bord ! Exigea l’un des soldats. Si vous tentez quoi que ce soit, nous ouvrirons de feu sans hésiter. » Sans baisser les mains, Mediaco fit demi-tour et remonta sur le pont principal du dirigeable. Il baissa les bras. « Messieurs, vous avez entendu ? Personne ne tente quoi que ce soit, ni ne descend, c’est clair ? Nous n’avons plus qu’à attendre l’arrivée de White Hat, et vous serez tranquilles. Maintenant, si vous me cherchez, je serai dans ma cabine. » Mediaco entra dans la cabine de McFly en fermant la porte derrière lui. Quelques secondes plus tard, une exclamation fusa à travers les battants : « Ils ont aussi jeté les chaises ?! » Maintenant que le danger du requin était écarté, plusieurs navires étaient retournés s’amarrer au port. Hormis les escouades mobilisées pour surveiller le lieu d’atterrissage de la Lune de Midi, et celles sur les murs pour veiller sur l’extérieur de la cité, tous les moyens étaient redirigés vers la station pyramide. Tout était employé à maintenir le feu nourri qui permettait d’immobiliser les forces menées par Dark Shadow et Jatern. Le bras de fer sans issue se poursuivit pendant les heures qui suivirent. Depuis la Lune de Midi, chacun pouvait entendre les lointaines détonations qui résonnaient à travers les rues quasiment désertes de Babylone. A côté de nous, le sous-marin était resté fermé, et els troupes Stendeliennes ne montraient aucune intention de déloger les occupants. J’avais l’intention de dormir, pour être sûr d’être bien réveillé lorsque l’action reprendrait, mais le sommeil ne me gagnait pas. Alors que la situation semblait s’éterniser, il y eu du mouvement. Des renforts Stendeliens arrivèrent depuis les jardins suspendus. Ramenant des canons et armés jusqu’aux dents, ils étaient prêts à en découdre. Mediaco sortit de la cabine et se précipita vers la balustrade, pour avoir une meilleure vue. Je les suivis. Le sourire aux lèvres, Mediaco m’attrapa par l’épaule et annonça : « J’espère que tu es prêt pour le spectacle. On va voir les dernières cartes qu’il reste à McFly. » Puisqu’il n’y avait de toute façon rien de mieux à faire, tout les hommes présents sur le pont se collèrent sontre la rambarde ou montèrent sur les tonneaux et canons pour pouvoir être en première loge pour la scène qui se préparait. Les renforts s’organisèrent pour lancer l’assaut, entourant le submersible dans un périmètre de sécurité. L’un des soldats, qui avait apparemment un grade plus élevé que les autres, s’avança en direction du requin échoué. Il s’éclaircit la gorge, puis déclara d’une voix forte : « Monsieur McFly, l’armée Stendelienne est prête à accepter les termes de votre reddition. Veuillez quitter votre appareil et vous rendre immédiatement. » La déclaration fut suivie d’un long silence. Mediaco l’interrompit en lançant à l’adresse du soldat : « Hé chef, vous croyez qu’ils vous entendent de là-dedans ? » Un vent d’hilarité parcourut l’équipage à l’idée que la très officielle annonce n’ai été qu’un murmure étouffé pour les occupants du sous-marin. Les rires s’arrêtèrent lorsqu’un claquement sourd se fit entendre du submersible, suivi du raclement rauque de deux pièces métalliques glissant l’une contre l’autre. Le silence retomba quelques secondes, puis il y eût un petit grincement lorsque l’écoutille pivota pour s’ouvrir. Droit et solennel, McFly émergea de l’ouverture, et, complément à découvert, se tint debout sur le requin. Il s’adressa au soldat qui lui faisait face, quelques mètres plus bas. « Je vous prie de m’excuser. Nous vous avons vu au périscope mais nous n’avons pas entendu ce que vous avez dit. Pourriez-vous répéter ? » Il y eût des nouveaux rires. Je me tournais vers Mediaco pour voir sa réaction. Je fus surpris de voir qu’il avait les sourcils froncés, un regard intense porté sur la scène. Je m’attendais à le voir hilaire et fier de lui, et bien qu’il avait un léger sourire au coin des lèvres, son attitude était tout autre. « Qu’est-ce qu’il se passe ? » Mediaco me répondit sans détourner son regard de McFly. « Ah Erache, tu n’as pas remarqué ? Les mouvements de McFly ne t’ont pas paru bizarres ? » Pendant que le soldat Stendelien répétait sa réplique, je réfléchissais aux mouvements de McFly que j’avais vu un instant plus tôt. Je savais qu’il avait l’habitude d’accompagner ses paroles par des gestes des bras. Cependant, un détail différait en l’occurrence. Pendant qu’il répondait au soldat, la position de ses doigts variait alors qu’il gardait les poings fermés d’habitude. A mon expression, Mediaco comprit que j’avais saisi la situation. « A mon avis, McFly ne gagnera pas, mais il va montrer à quel point il peut se montrer redoutable. » A ce moment, le soldat Stendelien avait fini sa réplique à McFly. Ce dernier sembla réfléchir un instant. « Puis-je m’entretenir avec mon équipage ? » Le Stendelient n’avait visiblement pas prévu cette possibilité. Il resta sur place à ne rien faire pendant un instant, puis il finit par dire : « Très bien, mais faites vite. » McFly redescendit l’échelle dans le submersible. Une fois qu’il eût disparu, un murmure parcourut l’assistance. Chacun se demandait si McFly allait finalement faire quelque chose ou déposer les armes. L’attente ne fut pas longue. Un projectile fut lancé à travers l’écoutille encore ouverte. L’objet explosa en plein air, dans une détonation lumineuse intense et un bruit assourdissant. Tous les témoins de la scène venaient d’être aveuglés et sonnés. Le coup avait même surpris Mediaco. Le temps que ma vision et mon ouïe se rétablissent du choc, les gardes Babyloniens avaient lancé leur assaut. Etant donné que l’attaque devait être rapide, les hommes de McFly ne pouvaient pas se permettre de sortir un à un de l’écoutille du requin. C’est pourquoi, dans le sous-marin, ils avaient disposé des explosifs aux endroits où la coque était la plus faible. Quand le signal fut lancé, ils firent exploser les parois, créant des brèches par lesquelles ils pouvaient aisément sortir et donner l’assaut. McFly avait décidé de sacrifier l’une de ses créations pour réussir son coup. En l’espace d’une seule seconde, une demi-douzaine d’explosions retentirent. Les gardes Babyloniens envahirent la rue, et se lancèrent sur les Stendeliens. Puis soudain, l’assaut prit fin. Quand les effets de l’aveuglement s’estompèrent, je constatais pourquoi. Dans tous les bâtiments qui donnaient sur la rue, il y avait des tireurs à chaque fenêtre. Dissimulés, ils n’avaient pas été affectés par l’éclair de lumière qui avait aveuglé tout le monde. Les gardes s’étaient arrêtés, les mains en l’air. D’autres renforts arrivèrent, et désarmèrent les Babyloniens. Mediaco aperçut McFly, à mi-chemin entre le requin et la Lune de Midi. Il monta sur la rambarde et avança le long du navire jusqu’à pouvoir attraper une échelle de cordes, qu’il déploya, avant de s’écrier : « Hé, McFly ! Grimpe ! »
  9. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! En retard ? Non, j'ai six jours d'avance ! Bon, le prochain chapitre sera certainement pas pour le quinze. On se retrouvera le premier Avril (ça sera pas une blague, je vous le promets). Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 32 : PARTIE DE PÊCHE « Rapport d’avaries ? -Lésions légères. Elles ont été colmatées. -Plongée ? -Ballastes remplies à vingt huit pourcents. » Le requin disparut sous la surface de l’eau. Aujourd’hui avait été choisi pour le jour où McFly devait déployer tout son arsenal. Le sobrement appelé « requin » était un nouveau véhicule de la conception du maire de Babylone. Plus petit qu’un navire de la flotte Stendelienne, la nouveauté de l’appareil est qu’il s’agit d’un submersible. Utilisant des compartiments se remplissant ou se vidant d’eau, l’engin peut régler sa profondeur de plongée. Equipé d’une armure solide et d’un aileron supérieur tranchant, il s’agit d’une forteresse spécialisée dans l’éperonnage de vaisseaux ennemis. Après ce premier test spectaculaire, McFly était extatique. « Passez à la cible suivante ! » Ordonna-t-il à ses hommes. Ses soldats répondirent par l’affirmative. A la surface, le sommet de l’aileron acheva de s’enfoncer parmi les flots. Ghosthand et Velouttine avaient assisté à la scène depuis les jardins suspendus. Suivant les ordres de leur général, les Stendeliens se réorganisaient pour affronter la nouvelle menace. Ils avaient tout de suite compris qu’il s’agissait d’un appareil sous-marin. L’engin étant dissimulé sous l’eau, ils s’étaient résignés à attendre l’attaque suivante. Chacun se tenait prêt à son poste. La surface de l’eau demeurait désespérément plane. La première attaque ne vint pas du côté de la mer. Les coups de feu provinrent de la station pyramide. Des soldats étaient remontés à la surface et avaient lancé l’assaut. De leur position retranchée, ils bénéficiaient d’une excellente couverture, mais ils ne pouvaient pas avancer tant qu’ils étaient sous l’abondant feu Stendelien. Ayant minutieusement examiné les plans des lieux, Velouttine avait fait placer des hommes aux endroits les plus avantageux pour immobiliser leurs ennemis. Dans cette situation, impossible que leurs adversaires tirent avantage de leurs fusils à verrou. Cependant, maintenir la pression autour de la station venait à un coût : les munitions. Les Stendeliens devaient se dépécher de venir à bout du submersible avant qu’ils n’aient plus assez de munition pour retenir l’autre attaque. Malheureusement, la surface de la mer restait désespérément calme. Mediaco avait fini de balayer la scène avec sa longue vue. Repliant l’objet télescopique, il annonça : « Messieurs, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les Stendeliens perdre la ville. Il est l’heure d’une petite partie de pêche. » La Lune de Midi se mis en mouvement. Quelques minutes plus tard, l’appareil se trouvait au dessus de la mer, amorçant une longue descente. Regardant vers l’ouest l’on ne voyait plus le Soleil, qui avait disparu sous l’horizon. Le paysage s’obscurcissait de seconde en seconde. Je rejoignis Mediaco. « Comment va-t-on faire pour repérer le sous-marin ? » Mediaco attira mon attention sur la position des vaisseaux de la flotte Stendelienne. « Regarde, leurs navires sont postés de telle sorte à se protéger mutuellement. Si le submersible éperonne l’un d’eux, il devient vulnérable aux autres le temps de se dégager et de replonger. » Je me rendis alors compte de la descente que nous étions en train de faire, loin de la flotte Stendelienne. « Nous allons servir d’appât ? -Et de hameçon », répliqua Mediaco avec un sourire. Le son de la coque fendant les flots se fit entendre. Avec du roulis, la Lune de Midi se stabilisa sur al surface de l’eau. Les vagues s’estompèrent vite avant de disparaitre. Un silence pesant s’était installé. Chacun scrutait la mer sombre pour y voir notre cible. L’attente parut interminable. Quand soudain… « Là ! » S’exclama l’un des soldats. Tous les regards se tournèrent dans la direction qu’il pointait du doigt. Au milieu de la surface, un aileron tranchant émergeait tout en se dirigeant vers notre navire. Mediaco donna son signal. D’un coup, nous commençions à reprendre de l’altitude. Les hommes postés sur les lance-harpons se tinrent prêts. L’aileron s’approchait de plus en plus en continuant d’émerger, pendant que la Lune de Midi poursuivait son élévation. La coque était presque hors de la mer lorsque l’aileron percuta. « Tirez ! » Cria Mediaco. En une fraction de seconde, des dizaines de harpons se fichèrent dans le submersible. Les cordes se tendirent d’un coup par-dessus les balustrades. Alors que le craquement de la coque heurtée par l’aileron se faisait entendre, il s’interrompit. Soudain, une force invisible nous projeta sur le côté. Quelques secondes me furent nécessaires pour comprendre ce qu’il se passait. Entrainés par les cordes tendues, le requin nous emportait. La Lune de Midi glissait perpendiculairement à son axe de marche normale. Ce mouvement empêchait la coque de se disloquer en immobilisant relativement le mouvement de l’aileron, mais l’équilibre était précaire. Plus bas, dans les entrailles du navires, nos hommes s’acharnaient à colmater les fissures. Me penchant par-dessus la balustrade, j’observais la situation. A ma grande surprise, nous continuons notre élévation, à un rythme réduit cependant. De plus en plus de la surface du requin émergeait aux milieux des flots sombres nocturnes. A l’intérieur du submersible, la panique s’était installée, même si les soldats démontraient leur sang-froid à toute épreuve en ne laissant rien paraitre. A cause de la position dans laquelle ils étaient soulevés, le requin penchait. La proue était à présent complètement à l’air libre, tandis que la poupe, plus lourde avec le système de propulsion, s’enfonçait toujours sous l’eau. « Coupez les moteurs ! Ordonna McFly. Dans notre position ils nous entrainent vers le haut. Et remplissez-moi ces ballastes ! Activez le remplissage d’urgence s’il le faut ! » De la balustrade, je constatais que quelque chose n’allait pas. Petit à petit, la sensation de montée se dissipait, et la faible poussée ressentie comme lorsque l’on se trouve sur un monte-charge s’estompait. D’un coup, nous ne gagnions plus en altitude. Je me retournais vers Mediaco, mais il était déjà conscient de la situation. Il cria : « Jetez tout ce que vous pouvez par-dessus bord ! Vite ! Nous devons diminuer le poids ! » Les hommes s’exécutèrent. En un instant, des objets divers volaient par-dessus la balustrade, ou au travers des sabords ouverts. Six sbires s’étaient mis ensemble pour prendre les lourds bureaux de la cabine de McFly et les envoyer dehors à travers ce qu’il restait de la baie vitrée. Plusieurs canons furent renversés par-dessus bord. Le spectacle frisait le ridicule. Malgré cela, le plan fonctionnait comme escompté. Au fur et à mesure que divers objets quittaient le navire, nous reprenions de l’altitude. Dans le submersible, l’ambiance était bien moins euphorique. « Les ballastes ? -Remplies à cent pour cent, monsieur. » McFly baissa la tête. « Alors c’est terminé, messieurs. Nous n’arriverons pas à replonger. Nous avons perdu. » L’accablant constat sonna comme un requiem à l’adresse de l’équipage. Le requin était à présent totalement hors de l’eau, accroché à la coque de la Lune de Midi. Nous repartions vers le rivage. Les Chapeliers Blancs étaient sortis de la forêt. Guidés par les cavaliers de tête, qui éclairaient le chemin avec des lanternes, ils chevauchaient dans la nuit, vers Babylone. Maintenant que la voie était libre, ils avançaient au triple galop. Alors que chacun gardait sa bouche fermée, une clameur remonta en tête du cortège depuis l’arrière-garde. Aurélia et White Hat se retournèrent. « Nous sommes poursuivis ! Des cavaliers sont derrière nous ! » White Hat leva le poing, le coude plié, pour ordonner à la troupe de ralentir puis s’arrêter. Alors que son plan devait permettre d’atteindre Babylone avant les troupes de Sabre, ces derniers venaient de les rattraper. Aurélia et White Hat rejoignirent l’arrière du groupe. « Messieurs, sortez vos lames et fusils, et préparez-vous au combat. Il vaut mieux se battre ici et maintenant, qu’épuisés et dos au mur de Babylone. » Les Chapeliers Blancs dégainèrent leurs lames, armèrent leurs fusils et pistolets, et se mirent en position de combat. Au loin retentissait le fracas des sabots, et Aurélia apercevait les lanternes qu’ils utilisaient pour s’éclairer. White Hat, profitant du fait que leurs adversaires étaient encore loin, sortit la longue vue du compartiment prévu à cet effet derrière sa selle. Il la déplia et la porta à son œil, pour scruter leurs assaillants. White Hat faillit laisser tomber sa longue vue de surprise. Il tendit l’objet à Aurélia. « Je crois avoir identifié des cavaliers, mais je ne suis pas sûr. Vous pouvez confirmer ? » Aurélia acquiesça, même si elle ne savait pas où il voulait en venir. Elle comprit vite. « C’est la Triade. » Il lui avait fallu moins d’une seconde pour reconnaitre les deux cavaliers menant la charge : Yug et Elyso. « Rangez vos armes, c’est des agents de la Triade ! » Les soldats obéirent et se préparèrent pour repartir. Alors que les cavaliers de la Triade continuaient à s’approcher, White Hat réalisa quelque chose. « Attendez, pourquoi ne ralentissent-ils pas ? » Plus que quelques dizaines de mètres séparaient les deux groupes. Par réflexe, White Hat dégaina son épée. Au dernier moment, ils firent une embardée, et continuèrent leur charge en contournant les Chapeliers Blancs. A la hauteur de White Hat, Yug s’exclama : « Fichez le camp ! »
  10. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Avec la suite du chapitre précédent ! Pas mal, hein ? Hé bien célébrez pas trop vite, car je ne sais pas si je pourrais poster le prochain chapitre dans les temps. Mais si j'y arrive, ça sera le premier mars. Donc on se reverra au mieux le premier mars. Voilà. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 31 : PRISONNIERS Joft et Filerd, maintenant prisonniers des Stendeliens, avaient été emmenés dans une zone à part des jardins suspendus. Sous haute garde, ils attendaient qu’on vienne les interroger. Ils n’eurent pas à attendre longtemps, car quelques minutes plus tard, Velouttine parut devant leurs yeux. Joft s’inclina pour saluer l’arrivante, et, voyant que Filerd ne faisait rien, lui envoya un coup de coude pour qu’il s’incline également. « Je ne m’attendais pas à vous voir ici, déclara Velouttine. -Je ne m’attendais pas à venir ici. -Comment êtes-vous entrés ? -On a profité des activités de Dark Shadow et de celui qui l’accompagne. » Velouttine s’avança vers le duo. « Vous travaillez avec eux ? -Bien sûr que non. Par contre j’espère que vos hommes sont prêts, car ils ont des renforts avec eux. » Velouttine sembla surprise par la remarque. « Ce n’est pas quelque chose qu’il est préférable de ne pas révéler ? Nous ne sommes pas alliés. -Je ne sais pas encore ce qu’il se trame, mais je ne suis pas plus l’allié de Dark Shadow que des Stendeliens. » Velouttine jeta un œil aux armes que les soldats avaient confisquées. Autres les armes que le duo avait avant de monter dans le train, il y avait les fusils qu’ils avaient récupéré à bord. Velouttine examina lesdits fusils. « Qu’est-ce que c’est ? -Une nouvelle arme. Elle a l’air bien plus pratique que la plupart des fusils actuels. » Velouttine demanda à l’un des soldats d’emmener ces armes pour que des ingénieurs en comprennent le fonctionnement. Joft eût un petit rire, pas du tout au goût de l’impératrice. « Qu’est ce qui vous fait rire ? -Oh, pas grand-chose. Je me disais juste que vous avez fait fort avec votre flotte, pour prendre la ville, avec le requin… -Le requin ? » Joft manqua de peu de perdre son aplomb. Velouttine ne savait pas de quoi il parlait. Cela signifiait qu’il restait des cartes dans les manches de McFly, pour retourner la situation. Joft ne devait pas vendre la mèche, comme il venait presque de le faire. « Oui, McFly. Improvisa Joft. J’aime bien l’appeler le requin, car… Vous savez… Il est intelligent… Et agressif… » Joft se tourna vers Filerd pour qu’il soutienne son mensonge, mais il constata avec horreur que son acolyte le regardait avec un air de totale incrédulité. Heureusement, Filerd compris ce qu’il devait faire lorsque Joft lui adressa un clin d’œil rapide, qui passa inaperçu à tous les autres. Il enchérit : « Mais c’est vrai qu’il n’aime pas ce surnom. » Velouttine regarda les deux d’un regard douteux. Mais elle n’avait pas de temps à leur consacrer. Si des renforts étaient arrivés, ils devaient préparer leurs troupes autour de la station pyramide. Elle ordonna qu’on les attache et que les soldats continuent de les surveiller. Elle prit ensuite congé des deux prisonniers. Sur le pont de la Lune de Midi, Inno essayait d’aligner son tir. Il regardait à travers les lentilles de son fusil, observait la girouette et l’anémomètre du coin de l’œil, et faisait des ajustements de quelques degrés à la fois. Tout autour, il n’y avait que le bruit du vent, et le craquement des planches qui s’accommodaient au tangage. Après un dernier ajustement, Inno posa son fusil, et empoigna le lance-harpon avec fermeté. Il posa ses yeux sur la girouette et ne la quitta pas des yeux. Tout le monde avait retenu sa respiration. Le vent soufflait vers le nord, puis se dirigea vers l’ouest, doucement. Soudain, Inno bloqua sa respiration, et appuya sur la détente. La tige métallique fut projetée dans les airs, amorçant une trajectoire parabolique en direction des jardins suspendus. Mediaco ramassa le fusil d’Inno et utilisa les lentilles pour suivre le harpon des yeux. Il prit de l’altitude, puis commença à redescendre. Tout le monde essayait de suivre le projectile des yeux, même si c’était presque impossible dans le ciel de ce début de nuit. Voir un harpon parcourir une telle distance était inimaginable. Dans le silence, Mediaco s’exclama : « Ah ! » Tout le monde se tourna vers lui, alors qu’il reposait le fusil. Avec un grand sourire, il annonça : « En plein dans le mille ! » L’annonce fut accueillie par des exclamations de joie, qui s’interrompirent au moment où Inno s’avança vers Mediaco. « Il est l’heure de respecter votre part, maintenant. -Bien sûr ! » Déclara Mediaco en ouvrant en grand les bras. Le silence retomba. Personne n’avait bougé. « Hé bien ? Demanda Inno. Libérez les prisonniers. -C’est déjà fait, répondit Mediaco en abaissant les bras. Tous les prisonniers libérés sont tout autour de vous ! » Inno leva son pistolet et appuya sur la détente sans hésiter. A sa surprise, il n’y eût aucune détonation. Juste un craquement métallique lui indiquant que le pistolet était cassé. Quatre hommes se jetèrent sur le tireur pour le désarmer et l’immobiliser. L’instant d’après, Inno était à genoux. « Vous pouvez remercier Yug pour ce coup là. C’est une technique de son invention. Il y a une manière de saboter les pistolets Minoriviens de telle sorte qu’ils puissent tirer une fois puis se briser quand l’on essaye de tirer une seconde fois. -Alors vous m’avez filé un pistolet déchargé pour que gâche mon premier tir. » Mediaco répondit juste avec un sourire. « Si j’ai l’occasion de vous tuer, Mediaco, sachez que je n’hésiterai pas. -Et c’est tout à votre honneur. Au plaisir ! » Inno fut emmené rejoindre les autres prisonniers. Je rejoignis Mediaco. « Vous pensez que le message va fonctionner ? -Je l’espère. Ca serait vraiment un calvaire de devoir prendre la ville d’assaut. » Le harpon était fiché dans un arbre. Le projectile inattendu avait surpris tous les soldats Stendeliens. Mais rapidement, ils décrochèrent le message attaché à la tige de métal, puis, passant de main en main, il remonta jusqu’à Ghosthand. Le général fit tourner l’enveloppe. « Le message vient de Mediaco. Dit-il à l’adresse de Velouttine. -C’est donc pour ça que la Lune de Midi a arrêté son assaut. Il a réussi à capturer le navire. » Ghosthand acquiesça, ouvrit l’enveloppe, puis commença à lire : « Mon cher Ghosthand, Mes amitiés à l’impératrice Velouttine, qui doit sans doute se trouver à votre côté. Je vous contacte afin de solliciter votre concours aux opérations à venir. Je pense que nous pouvons mettre un terme à ce conflit de manière plus rapide et moins coûteuse, au bénéfice de tous. De plus, si tout se passe bien, mon plan permettrait de mettre en place presque immédiatemment des accords entre Stendel et Minorive. Si vous le souhaitez, je suis prêt à en discuter au moment qu’il vous conviendra. Le commandant White Hat et ses Chapeliers Blancs, qui travaillent avec nous, ne devraient pas tarder à arriver ici. Il pourra vous garantir lui-même notre alliance. A bientôt je l’espère, Mediaco » Ghosthand posa la lettre d’un geste négligent. Il déclara : « S’il veut montrer qu’il est de notre côté, il ne va pas lancer d’attaque contre nous. Cela signifie que, pour le moment, nous sommes tranquilles à l’est, comme les gardes ont arrêté leur assaut quand la Lune de Midi a cessé le feu. Nous devons nous consacrer pleinement à Dark Shadow et Jatern à présent. D’après les deux prisonniers, ils ont fait venir des renforts ? -En effet, confirma Velouttine. Equipés d’un nouvel armement plus performant. -Nous n’avons pas d’information sur leur nombre ? -En effet, rien. » Ghosthand réfléchissait sur comment gérer la situation à présent. Il décida de rester sur une position défensive jusqu’à l’arrivée de White Hat. Lorsqu’il allait l’annoncer à ses hommes, le son d’une énorme explosion l’arrêta. Toutes les personnes présentes se précipitèrent au dehors. Sur l’océan, une formidable gerbe de flammes commençait à diminuer, même si elle s’élevait encore à des dizaines de mètres de hauteur. Ghosthand et Velouttine constatèrent avec horreur que l’un des navires de la flotte venait d’être détruit de manière spectaculaire. Ghosthand s’écria : « Redéployez immédiatement les navires amarrés ! Qu’ils se reculent de la côte ! Ramenez des canons vers le port ! » Par chance, Joft et Filerd avaient également une bonne vue sur l’océan. Joft murmura à Filerd : « McFly a déployé le requin. »
  11. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Yeah, c'est dans les temps ! Ce coup-ci on retrouve un peu tout les personnages à Babylone, avec un peu d'action. Si tout se passe comme prévu, on se retrouve le quinze pour la suite. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 30 : TERMINUS Le train venait de s’arrêter. Joft et Filerd regardaient l’endroit où ils étaient. La locomotive s’était arrêtée dans ce qui ressemblait effectivement à une gare. L’architecture du lieu leur donnait l’impression qu’ils étaient sous une pyramide, à cause de la forme du haut plafond. Les choix décoratifs, avec du grès ciselé et un éclairage aux pierres lumineuses, indiquait définitvement qu’ils se trouvaient à Babylone. Joft ne perdit pas une seconde, et grimpa sur le toit. A plat ventre sur le wagon, il tendit la main à Filerd pour l’aider à faire de même. « Allez viens ! On sera dans un angle mort ici. Il faut qu’on trouve une sortie, et qu’on aille prévenir la garde de ce qu’il se passe. » Filerd prit sans hésiter la main de Joft. Quelques secondes plus tard, ils étaient tous les deux à ramper sur le toit du train alors que des hommes descendaient de certains wagons. Les soldats se chargeaient en armes et munitions. Joft et Filerd purent constater que les caisses des autres wagons contenaient également des explosifs en tout genre, mais aussi des canons miniatures et les boulets associés. Soudain, un horrible crissement résonna dans la gare. Joft et Filerd jetèrent un œil d’où il provenait. L’une des entrées était verrouillée par une lourde porte en fer à double battant. Quelque chose poussait de l’autre côté. Dans l’entrebâillement parurent deux hommes. Joft reconnut Dark Shadow. Il ne connaissait pas l’autre, Jatern. Il ignorait également quelle technologie ils s’étaient procurés dans le laboratoire de McFly. Tout ce qu’il pouvait constater était l’aisance relative avec laquelle ils purent faire basculer les deux lourds panneaux métalliques. Les deux nouveaux venus rejoignirent les hommes qui s’équipaient. Dans le bruit ambiant, ni Joft ni Filerd ne comprenaient leur conversation. Jetant un coup d’œil à l’entrée, Joft se rendit compte qu’elle était ouverte, et sans surveillance. « Filerd ? -Quoi ? » Joft fit un mouvement du menton vers la sortie. « On descend et on sort par là. » Filerd ouvrit grand les yeux. « C’est une blague ? On va être troué de balles sans avoir fait dix mètres ! -Non, non, il suffit qu’on ait l’air convaincus. Le temps qu’ils se rendent compte de ce qu’on fait, on sera assez proches de la sortie pour l’atteindre en courant. » Filerd regarda autour de lui. « T’es vraiment sûr de toi ? » Joft hocha la tête. Filerd patienta un instant, puis répondit : « D’accord. Je te suis. » Le duo continua jusqu’à la locomotive. Une fois devant, ils s’assurèrent que personne ne se trouvait dans la cabine de pilotage, et se laissèrent tomber sur la rampe d’accès. Joft respira un grand coup. « D’accord. Je te suis. » Le duo continua à avancer jusqu’à la locomotive. Une fois devant, ils s’assurèrent que personne ne se trouvait dans la cabine de pilotage, et se laissèrent tomber sur la rampe d’accès. Joft respira un grand coup. « T’es prêt ? -Faut bien. » Joft s’engagea sur les hautes marches jusqu’au sol, Filerd derrière lui. La tête haute, le pas décidé, les deux hommes marchèrent droit vers la sortie comme s’ils savaient ce qu’ils faisaient. Comme Joft l’avait prédit, personne ne fit attention à eux. Aux trois quarts du chemin, Filerd s’apprêtait à féliciter Joft pour son idée, lorsqu’une voix résonna dans le bâtiment. « Hé, vous deux là-bas ! Vous fichez quoi ? » Joft avait reconnu la voix de Dark Shadow. Il ordonna tout de suite à Filerd : « Continue, fais comme si on avait pas entendu. » Ils accélèrent le pas. « Arrêtez-vous immédiatement ! » Ils firent deux pas de plus : un coup de feu retentit. La balle les manqua de peu. Cette fois-ci, ils s’arrêtèrent. « Bien. Revenez ici un moment, pour voir. » Filerd jeta un coup d’œil à Joft. Ce dernier avait l’air décidé. Filerd craignait ce que ça pouvait signifier. « Filerd, tu es prêt à courir ? » Filerd hocha la tête. « Je ne répèterai pas ! » S’exclama Dark Shadow, visiblement à court de patiente. Joft lança « Go ! » puis commença sa course vers la porte. Il n’y eût pas qu’un coup de feu. D’autres soldats avaient mis les deux fuyards dans leur ligne de mire. Par miracle, aucun des projectiles n’atteignirent leur cible. L’instant d’après, ils franchirent la porte. Le duo grimpa les marches quatre à quatre en direction de la surface. Juste après, ils étaient à l’extérieur. Dans le ciel de la ville brillaient déjà les premières étoiles. Alors qu’ils reprenaient leur respiration, en supposant à raison que les soldats en bas ne s’étaient pas lancés à leur poursuite, ils s’interrompirent lorsque plusieurs fusils furent braqués sur eux. Les Stendeliens venaient de faire une bonne capture. Velouttine avait observé la scène à travers des jumelles depuis les jardins suspendus. En attendant le rapport de ses troupes pour comprendre comment ces deux hommes s’étaient retrouvés là, elle reporta son attention sur la Lune de Midi. Le dirigeable avait cessé de faire feu depuis une bonne dizaine de minutes déjà. De plus, il s’était élevé de telle sorte à être hors de portée de toute tentative d’assaut Stendelien. Malheureusement, impossible de savoir ce qu’il s’était produit pour le moment. A cause de l’angle d’observation, ce qu’il se passait sur le pont était une inconnue. Velouttine jeta un coup d’œil en direction des prisonniers. Prêtant une attention plus grande à leur observation, cette fois-ci elle reconnut Joft. Elle ne connaissait toujours pas la personne qui l’accompagnait. Sur le pont de la Lune de Midi, la situation était de nouveau calme. Les membres d’équipage étaient désormais prisonniers, et les évadés membres d’équipage. Le coup de Mediaco a profité de la grande cellule à présent vide pour mettre ces nouveaux détenus à l’ombre. Un seul n’avait pas été emmené, sous l’ordre de Mediaco : Inno. Attaché et sous haute surveillance, le tireur d’élite était toujours sur le pont. Inno se demandait se qu’il allait se passer. Mediaco mis fin à son attente en s’adressant à lui. « Alors, nous avons là le meilleur tireur de Minorive ? -Surtout le plus malchanceux, j’ai l’impression. » Mediaco haussa les épaules. « Je pense que la malchance est la marque des meilleurs. Il faut composer avec qu’importe à quel point elle ruine les plans les mieux conçus ! » Inno ne semblait pas disposé à la conversation. Avec un regard noir, il dit à Mediaco : « Qu’est-ce que vous voulez ? » Mediaco claqua des mains en souriant. « Ah, nous avons quelqu’un de perspicace. Si j’ai besoin de vous, Inno, c’est pour transmettre un message. » Si Inno était surpris, il ne laissa rien paraître. « Voyez-vous, je doute que l’on réussisse à se poser en pleine ville avec tous les Stendeliens. Par conséquent, j’aimerais votre aide pour utiliser ceci. » Mediaco fit un pas sur le côté et montra d’un geste du bras l’un des lance-harpon sur pivot monté sur la balustrade du navire. Inno eût un petit rire. « Vous voulez que je colle un harpon dans le crâne de Ghosthand ? C’est ça le message ? -Haha, non, bien sûr que non. Il y a une lettre fermement attachée au harpon. Ce que je veux c’est que ce harpon atterisse sans blesser personne dans les jardins suspendus ; sachant, bien sûr, que l’on ne peut pas s’approcher sans nous retrouver sous ennemi. » Inno regarda le harpon, puis Mediaco. « Je pense pouvoir faire le tir, ouais, mais qu’est-ce que j’y gagne ? -La libération des prisonniers. » Inno ouvrit grand les yeux. « C’est une blague ? -Bien sûr que non. -Tous les prionniers ? -Jusqu’au dernier ? Vous pouvez considérer que c’est même déjà acté, et qu’il s’agit d’un remboursement pour les problèmes auxquels nous avons fait face. -C’est bien beau, mais j’ai quelles garanties ? -Je peux vous en donner qu’une. » Mediaco décrocha le pistolet à sa ceinture, le fit tourner entre ses doigts, et le tendit à Inno, qu’il puisse saisir la crosse. Inno porta son regard sur l’arme. Il s’agissait d’un pistolet à silex standard de la garde Babylonienne. « Si jamais je manque à mes engagements, vous pourrez me coller une balle dans la tête. » Inno se saisit de l’arme d’un geste lent et doux. Dès que Mediaco eût à peine relaché son étreinte sur le canon du pistolet qu’Inno fit un brutal geste vers le haut, pointant l’arme entre les deux yeux de Mediaco. Sans le moindre moment d’hésitation, il appuya sur la détente. Le claquement du silex rompit le silence, mais il n’y eût aucune détonation. Inno baissa le bras. « Quelle sacrée garantie, dis donc. » Dit-il. Mediaco éclata de rire. « Je m’attendais à ce type de réaction, mais pas aussi rapidement ! Mon dieu, Inno, vous auriez votre place à n’importe quel diner diplomatique s’il s’agit là de votre capacité à négocier. Une chance que je m’y attendais. Tenez, voilà de quoi charger votre arme. » Mediaco remit une cartouche à Inno. Dès qu’il l’eût en main, il la lança par-dessus bord, sous les yeux ébahis de tout le monde. « Je n’aurais pas essayé si l’on m’avait donné un pistolet chargé. Vous pensez vraiment que je ne l’aurais pas remarqué ? Les armes à feu sont un peu mon domaine, si vous en doutiez. Hors de question que j’accepte un autre cadeau de votre part après ça. » Il parcourut des yeux l’assistance et pointa du doigt l’un des soldats. « Toi, là, donne-moi une munition. » Inno reporta son regard sur Mediaco. « Au moins je suis sûr qu’il n’y aura pas d’entourloupe ce coup-ci. » Mediaco acquiesça, tout en disant : « Comme il vous convient. » Le soldat s’approcha, remettant une munition à Inno, qui chargea l’arme d’une série de gestes experts. Une fois le pistolet prêt, il l’arma, et le pointa de nouveau sur Mediaco. Alors que les soldats amorcèrent un mouvement pour l’arrêter, Mediaco leur ordonna de s’arrêter. « Qu’il tire s’il le désire. Il est dans son droit. » Un lourd silence s’installa sur le pont. Inno baissa son arme. « Je suppose que la garantie vous convient. -En effet. » Inno pointa le lance-harpon d’une geste. « Par contre si vous voulez que j’atteigne ma cible il y a des trucs à faire. -Nous vous écoutons. -Il me faut une chaise, la girouette ainsi que l’anémomètre de l’arrière du navire, mais aussi mon fusil. Je compte pas m’en servir pour tirer mais j’ai besoin des lentilles. Elles sont bien mieux que les longues vues que l’on a sous la main. » Le silence retomba, tout le monde immobile. Mediaco regarda l’assistance, et s’exclama : « Hé bien, vous l’avez entendu non ? Au travail ! »
  12. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Un chapitre bien centré cette fois-ci, pas de saut d'un point de vue à l'autre. C'était limite pour que ce chapitre arrive aujourd'hui avec le boulot que j'ai, mais j'ai réussi ! Normalement, vous aurez droit à un chapitre tout les premier et quinze de chaque mois. Me connaissant, je prendrais pas cette promesse au mot, mais je pense que ça devrais le faire. Du coup on se retrouve le premier Février. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 29 : DUEL EN CABINE Inno pressa la détente. Alors que tout le monde s’attendait à une détonation, un simple cliquetis résonna dans l’air. Par miracle, Inno était arrivé à court de munitions. Paniqué, il chercha des yeux de quoi recharger son arme. Mediaco lança : « A l’attaque ! » Et les soldats se lancèrent dans un combat avec des cris rageurs. Mediaco prit son élan. Il se rua vers le côté gauche du navire, évitant au passage les tentatives des gardes Babyloniens pour l’arrêter. D’un bond, Mediaco se tint sur la balustrade. Alors que son élan semblait l’entrainer dans le vide, il trancha l’une des cordes soutenant le ballon du dirigeable, et s’y agrippa. Poussé par la force de sa course, Mediaco fut un instant suspendu au dessus du vide, à plusieurs dizaines de mètres du sol. Faisant une trajectoire en arc de cercle vers l’arrière du navire, Mediaco fut aussi entrainé vers le haut. En effet, la corde n’étant plus retenue par le poids du navire du côté gauche, elle glissait sur les ballons, entrainée par la masse plus importante du côté droit. Par pur génie ou par une chance incroyable, Mediaco revint sur le navire à la bonne hauteur au niveau de la partie supérieure du pont, là où se tenait Inno. Mediaco lâcha la corde, encore au dessus du vide. Il continua son mouvement, posant le pied sur la balustrade. Puis, se servant de cet appui, Mediaco se projeta vers l’avant. Croisant les bras devant son visage, il se protégea de l’impact qui arrivait. L’instant d’après, Mediaco percuta Inno de plein fouet. Ce dernier, surpris, fut projeté en arrière par la force du choc. Il heurta le gouvernail, avant de tomber par terre. La roue dirigeant le navire commença à tourner, faisant tanguer la Lune de Midi vers tribord. Chacun, sentant le sol s’incliner sous ses pieds, chercha un moyen de garder son équilibre, tout en faisant attention à ne pas être atteint par une attaque adverse. Un soldat Babylonien, visiblement plus prompt que les autres, se saisit du gouvernail et le redressa, permettant au navire de revenir à l’horizontale. Mediaco se releva d’un bond, l’épée à la main, et engagea le combat contre les gardes qui l’encerclait. Pendant ce temps, les soldats et moi essayaient de libérer la voie pour le rejoindre. De tous les étages du navire, c’était celui-ci qui était le plus chargé de gardes Babyloniens. Chacun dû user de sa meilleure dextérité pour ne pas être mis à terre. Mediaco reculait. Malgré l’étendue de sa technique, il était difficile de lutter contre un grand nombre d’adversaires en même temps. Alors qu’il faisait glisser son pied en arrière pour reculer, son talon heurta la balustrade à l’arrière du pont. Il fit une grimace. Mediaco avait compris qu’il était dos au mur. Il bondit sue la rambarde. Ensuite, de grands mouvements de son épée, il écarta ses adversaires. Une fois que ces derniers furent à une distance respectable, Mediaco s’inclina. « Messieurs, ce n’est pas que votre compagnie m’insupporte, mais je m’éclipse. » Mediaco donna une toute légère impulsion dans se jambes, sautant de quelques centimètres, avant de retomber à la verticale derrière la barrière. Les soldats se précipitèrent. Regardant par-dessus la balustrade, ils purent constater, médusés, que Mediaco avait planté son épée dans le bois, et se tenait suspendu ainsi. Mediaco adressa à ses spectateurs un signe de la main. « Je vais dire bonjour à mon hôte ! S’exclama-t-il. Il serait mal amené de ma part de ne pas le faire, non ? » Donnant un mouvement de bras dans le pommeau de sa lame, Mediaco bascula contre le navire. A pieds joints, il brisa la vitre qui le séparait de la cabine de McFly. Au milieu des débris de verre, Mediaco réussit sa réception. Sans perdre le moindre instant, il se mis en garde. L’endroit semblait désert. Les seuls sons que Mediaco entendait provenait de la bataille. Mediaco s’avança, les morceaux de verre crissant sous ses chaussures. La grande pièce était richement décorée. Sur des tables reposaient diverses cartes et outils de navigation. Tout était si finement lustré que les surfaces en brillaient presque dans l’obscurité ambiante. Mediaco s’était avancé jusqu’au centre de la pièce. Soudain, il entendit un bruit sur sa gauche, hors de son champ de vision. Par instinct, il plongea au sol. C’était juste. L’une des tables venait d’être projetée sur Mediaco, et elle passa à quelques centimètres au dessus de sa tête, grâce à son esquive in extremis. Mediaco ne perdit pas un instant pour se relever. Le sifflement caractéristique de la vapeur s’échappant par une soupape se fit entendre, avant s’interrompre avec un claquement sec. Devant Mediaco se dressait à présent McFly, droit et fier dans son Armure Motorisée à Vapeur, modèle trois. D’un mouvement des bras, deux lames sortirent des avant-bras de l’armure, s’étendant au dessus des poignets de McFly. « Merci de me donner une occasion de tester cet appareil, Mediaco. » Mediaco sourit à McFly, puis il éclata de rire. « Tout le plaisir est pour moi. Mais tu sais, c’est pas bien de me tenter avec des jouets pareils. Une fois que j’aurais pris ce navire, tu m’offres aussi une super armure ? Je te remercie de ta générosité ! » McFly adressa à Mediaco un sourire dédaigneux. « Cette fois c’est fini. » Le maire chargea. Mediaco recula en évitant coup sur coup. Voyant une ouverture, Mediaco envoya un coup d’estoc. A sa surprise, McFly se saisit de la lame d’une main, protégé par l’armure. D’une torsion du poignet, la lame se plia légèrement avant de se briser. Alors que McFly levait els yeux pour voir la réaction de son adversaire, il se prit un coup au visage. Mediaco n’avait pas hésité, utilisant même la garde de sa lame pour que le coup de poing soit plus violent. McFly, sonnée et surpris, fut paralysé un instant par le choc. Alors que Mediaco s’apprêtait à lui asséner un second coup de plein visage, le maire bondit en arrière pour s’écarter. Se remettant vite les idées en place, McFly se rendit compte qu’il tenait toujours un morceau d’épée de Mediaco. Vif comme l’éclair, il lança le morceau de lame sur son adversaire. N’ayant pas le temps de l’esquiver, Mediaco para l’acier avec ce qu’il lui restait de lame. Le projectile glissa contre la demi épée, érafla l’épaule de Mediaco, puis finit sa course en se fichant droit dans le mur derrière lui. Mediaco regarda le résultat de l’attaque, puis se retourna vers McFly. Il s’écria en soulevant les bras : « Je peux faire la même chose aussi ! » Mediaco lança son épée sur McFly. Croisant les bras, ce dernier para l’attaque de ses avant-bras protégés par l’armure. McFly ouvrit ensuite les bras. « Je m’attendais à un combat plus… » McFly arrêta sa phrase. Mediaco n’était plus là. Il était occupé à décrocher du mur deux épées, suspendues là de manière décorative, plusieurs mètres plus loin. Les deux épées glissèrent de leur support avec un son satisfaisant. Mediaco fit de nouveau face à McFly, avec deux épées cette fois-ci. « Un combat plus quoi, McFly ? Facile ? Désolé, je tourne déjà à bas régime, je n’arrive pas à croire que tu ne puisses pas suivre ! » Mediaco chargea cette fois-ci. Une fois assez proche, il fit une fente en avant, sa la gauche pointée droit sur l’ennemi. McFly attrapa la lame comme précédemment, ayant la ferme intention de briser de nouveau l’épée. Il arrêta la lame, mais n’eût pas le temps de la tordre : Mediaco lui assénait un coup de taille avec sa seconde épée. McFly lâcha l’acier et recula pour éviter. Mediaco, quelque peu emporté par son élan, et ne s’attendant pas à une réaction si rapide de la part de son adversaire, fut soudain ouvert à la contre-attaque. McFly ne laissa pas passer cette opportunité, et bondit sur Mediaco, toutes lames dehors. Mediaco se laissa tomber en arrière, évitant l’assaut. A pieds joints, il envoya ses jambes droit dans le ventre de McFly, qui chancela. Ensuite, Mediaco tourna sur lui-même, de telle sorte de pouvoir saisir la jambe McFly, qu’il tira vers lui avec force. Déjà déséquilibré, le maire tomba à la renverse. Mediaco essaya de se relever. McFly, n’ayant rien perdu de ses moyens, envoya un coup de pied dans la mâchoire de Mediaco, qui fut sonné sous le choc. Les deux adversaires se relevèrent, un peu gauche des coups qu’ils s’étaient portés l’un à l’autre. Mediaco se mis en garde avec ses deux épées. « Alors, McFly va-t-il enfin rétablir la justice en vainquant le grand Mediaco ? -J’y compte bien. » McFly tendit le bras vers Mediaco, sa lame pointée sur lui. Mediaco comprit trop tard. Dans un nuage de vapeur, la lame fut soudain projetée vers lui. Mediaco bondit sur le côté pour tenter de l’esquiver. Il plia les bras pour se protéger. Alors qu’il pensait avoir échappé à l’attaque de la plus fine des marges, l’acier trancha sa peau. La lame, à peine déviée de sa trajectoire par le contact, continua sa course jusqu’au mur. Mediaco jeta un œil aux dégats : une blessure longue, sur presque toute la longueur de son avant-bras, mais superficielle. La plaie saignait cependant bien, et la douleur ne s’arrêtait pas à un simple picotement. McFly leva son autre bras. Il lui restait un projectile. Mediaco se prépara à l’esquiver. Pendant un court instant, il ne se passa rien. Puis, soudain, la porte de la cabine s’ouvrit à la volée, presque arrachée à ses gonds. Les évadés entrèrent dans la pièce, leurs fusils pointés sur McFly. Mediaco haussa les épaules, en lançant un regard entendu à son adversaire. « Je l’avais bien dit ! » McFly, les dents serrées, baissa son bras. Alors que les soldats commençaient à s’approcher, il attrapa la table qui se trouvait à côté de lui et la lança sur ses assaillants. Dans la panique, des coups de feu partirent. Mediaco chargea pour intercepter McFly ? Au lieu de l’affronter, ce dernier courut vers la fenêtre par laquelle Mediaco s’était entré. McFly se jeta dans le vide. Mediaco se pencha par la fenêtre. Alors qu’il chutait, McFly tira sur une manette pour activer la paire d’ailes qu’il avait dans le dos. Il commença à planer doucement en direction du sol. Mediaco se retourna vers ses troupes, en train de se dépêtrer de la dernière attaque de McFly. Il s’exclama : « Messieurs, nous pouvons célébrer. C’est une victoire ! »
  13. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Je vous souhaite un joyeux Noël avec un peu de retard et une bonne année avec un peu d'avance. Mes résolutions pour 2019 ? Réussir à faire un chapitre tous les quinze jours. Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 28 : LA REMONTÉE DES ÉTAGES Sur le pont de la Lune de Midi, les gardes Babyloniens s’activaient. Cela faisait un petit moment qu’ils avaient lancé l’assaut contre leur ville, passée sous contrôle ennemi. Les canons crachaient du feu dans une tonitruante cacophonie. Inno se promenait sur le pont principal. Non affecté à la manipulation des canons, il commençait à s’ennuyer. Malgré le bruit, il réussit à interpeller McFly, qui se trouvait plus haut, près de la barre. « Ohé, monsieur le maire ! Je peux prendre quelques tirs ? J’aurais besoin de la girouette ! » McFly lui fit signe de le rejoindre là où il se trouvait. Inno se dépêcha de grimper les marches pour rejoindre le maire. « Inno, tu peux tirer à volonté. Par contre, j’ai besoin que tu renseignes tout ce que tu vois des lignes ennemies. » Inno eût une mine réjouie, et salua le maire. « A vos ordres. » Inno se posta sur l’arrière du navire. A cet endroit, il y avait une girouette et in indicateur de la vitesse du vent, normalement utilisés pour la navigation. Inno posa le canon de son fusil sur la rambarde puis commença le laborieux travail de régler les lentilles de l’arme. Une fois qu’il avait une parfaite vue sur ce qu’il se passait en contrebas, Inno commença à enchainer les tirs, tout en récitant de manière laconique la position et l’organisation des troupes visibles. Rapidement, les troupes Stendeliennes passèrent d’une stratégie aggressive contre le dirigeable à une stratégie défensive. Alors que le fusil d’Inno était déjà équipé du meilleur système de visée imaginable, McFly avait ajouté un nouveau système pour le recharger : le mécanisme à verrou. « Qu’est ce que c’est que ce truc ? » Demanda Filerd, en observant l’un des fusils qu’il avait sorti de la caisse. Joft observa l’objet. Une petite manette se situait au niveau de la culasse. L’empoignant, il la fit pivoter, puis il la tira vers lui, révélant une petite ouverture. « Oh, c’est brillant ! S’exclama-t-il. On a des munitions pour ces trucs ? » Joft remis le nez dans la caisse. Il trouva ce qu’il cherchait. Joft sortit une boite de munitions qui se situait contre l’un des bords de son conteneur. Sortant une balle de la boîte, il montra à Filerd ce qu’il pensait être correct. Avec un cliquetis satisfaisant, la cartouche pris sa place dans le canon du fusil. Joft poussa puis pivota une nouvelle fois la poignée. « C’est tellement plus efficace comme ça. Si on doit affronter une armée équipée de ces fusils, on serait mal… » Voilà ce qu’était un fusil équipé d’un mécanisme à verrou. Filerd réfléchit. « Vu la situation, ce sont des Minoriviens qui vont s’en servir, non ? -Tu as raison, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont dans notre camp pour autant. » Le train continuait à ralentir, alors que la luminosité augmentait de plus en plus. Joft attrapa toutes les munitions qu’il pouvait porter, et invita Filerd à faire de même. Les deux compères attendirent encore, cette fois parés à affronter quiconque se dresserait contre eux. Au quartier général Stendelien établi provisoirement dans les jardins suspendus de Babylone, la situation n’était pas réconfortante. Au nord-ouest, Dark Shadow et Jatern, équipés d’un armement expérimental fabriqué par McFly, abattaient tout ce qui se trouvait sur leur passage. A l’est, haut dans le ciel, la Lune de Midi pilonnait les murs de la cité. Velouttine se chargeait de transmettre les ordres pour gérer les deux combattants en AMV, tandis que Ghosthand gérait le front est. Face à Dark Shadow et Jatern, la stratégie était simple. Velouttine avait ordonné un repli : personne ne devait se mettre en travers de leur chemin. En revanche, un périmètre d’observation avait été établi pour les suivre. L’impératrice avait ainsi décidé de protéger la vie de ses hommes, au sacrifice de laisser faire leurs ennemis. Du côté de la Lune de Midi, les Stendeliens avaient pris une formation défensive. Ils n’avaient de toute façon pas grand moyen d’atteindre le dirigeable. Les soldats prenaient couverture comme ils le pouvaient, derrière les créneaux des murailles. Quand ils pouvaient, ils quittaient leur couverture pour tenter de mettre un tir dans le mille. La plupart du temps, la balle n’atteignait pas la cible voulue, s’écrasant contre la coque, ou disparaissant vers l’horizon. La garde Babylonienne restée au sol, galvanisée par l’assaut de la Lune de Midi, venait de repartir à l’attaque. Après avoir assuré l’évacuation de la ville dans les abris de la banlieue ils avaient maintenant les mains libres pour forcer leur entrée dans la cité. Comme les défenses Stendeliennes étaient incapacitées par l’attaque aérienne, les hommes de la garde commencèrent à enfoncer la porte est. Jamais les soldats n’auraient imaginé devoir assaillir leur propre ville. L’ironie de la situation n’avait en tout cas pas échappé à Mediaco. Alors qu’il avait pu accéder à la réserve d’armes et de munitions du navire, tous les prisonniers étaient désormais équipés pour participer au combat. Mediaco riait à voix basse, puis il me dit : « C’est pas génial ? On combat des Minoriviens du gouvernement avec des Minoriviens trahis par le gouvernement, et eux se battent contre des Stendeliens qui ont volé leur ville ! -Je n’aurais jamais osé écrire une histoire aussi farfelue. » A ma réponse, mediaco se mit à rire de plus belle. « Il faudra bien, vu que c’est vrai ! » Après cette réplique, Mediaco sourit quelques instants, avant de reprendre son sérieux. Je compris qu’il allait à présent ordonner l’assaut. Je m’efforçais de me concentrer pour la bataille qui allait arriver. Mediaco leva la main pour attirer l’attention de tout le monde. Une fois tous les regards posés sur lui, il expliqua son plan : « Très bien, messieurs, il est l’heure de passer à l’attaque. Nous devons remonter les étages jusqu’au pont principal, et faire capituler l’ennemi. Faites prisonnier tous ceux qui se rendent. S’ils ne se rendent pas, forcez-les. Il faut qu’on avance le plus vite possible. Plus on les prendra de vitesse, moins ils auront les moyens de répliquer. Il nous faut plusieurs escouades. On a besoin d’une avant-garde pour lancer l’assaut, et une arrière-garde pour éviter que ceux qui se sont rendus ne changent d’avis. C’est clair ? » Des affirmations répondirent. Déjà, les soldats se formaient en groupes. Je restais près de Mediaco. Quelques instants plus tard, les escouades étaient fermées. Mediaco appela ensuite les rôles, et les escouades eurent leurs missions attribuées. Une fois cela fait, Mediaco claqua ses mains l’une contre l’autre et les frottas ensemble. « Messieurs, nous allons à présent débuter l’attaque. » Chacun prépara ses armes. Mediaco ouvrit le bal en se précipitant dans l’escalier donnant l’accès aux niveaux supérieurs. Dès qu’il se retrouva au milieu des soldats à l’étage d’au dessus, il s’écria à pleins poumons : « Le grand Mediaco va prendre le contrôle de ce navire ! Rendez-vous ou préparez-vous à vous battre ! » Tous les gardes Babyloniens se figèrent, comme s’ils venaient d’être foudroyés par la surprise. Puis, en un mouvement presque uniforme, ils tirèrent leurs épées. Mediaco éclata de rire. « Voilà, c’est l’esprit ! En avant ! » Du bas des marches surgirent les escouades qui venaient d’être libérées, déclenchant le début d’une formidable mêlée générale au cœur du navire. Lame contre lame, acier contre acier, la bataille faisait rage. L’étage ne tint pas longtemps. L’équipage se trouvant là composé principalement des opérateurs des canons, ils étaient moins capables que les gardes qui nous attendaient au dessus. Nous montâmes les marches. Cette fois, les soldats nous attendaient de pied ferme. Alors que je faisais de mon mieux pour ne pas me faire désarmer par un soldat adverse, Mediaco en affrontait trois simultanément. Ayant ramassé une seconde épée, Mediaco tenait en retrait les gardes. De sa main gauche, il faisait tournoyer sa lame dans des mouvements désordonnés et irréfléchis. De sa main droite, il agrippait fermement son épée, et enchainait parades et coups d’estoc, témoignant de sa dextérité sans pareille. Malgré son style très personnel, Mediaco était un bretteur hors de pair. L’avancée fut soudain plus difficile. Nous étions au dernier étage avant le pont principal, et les soldats en face s’étaient vite organisés. Cependant, notre avancée continuait. Un par un, les soldats ennemis étaient contraints de cesser le combat. Au bout d’un moment, le plus haut niveau de cale finit sous notre contrôle. Sans ralentir le rythme, nous avons escaladé les dernières marches jusqu’au pont principal. Dès que Mediaco arriva à l’air libre, il balaya l’endroit des yeux. Des soldats et des artilleurs, visiblement en même nombre que pour les étages précédents, se tenaient sur les planches, prêts à en découdre. Surprenamment, McFly n’était pas en vue. Alors que je me préparais à échanger des coups contre de nouveaux adversaires, une lueur attira mon attention. Debout, à côté du gouvernail, et surplombant la scène, Inno se tenait droit, fusil à la main. Les rayons du Soleil couchant se reflètaient sur les lentilles de verre de l’arme. Lentement, Inno baissa le canon de son arme, qu’il pointe droit sur Mediaco.
  14. Bonjour à tous chers lectrices et lecteurs ! Voilà la suite des aventures de Mediaco ! Et voilà le gros chapitre ! Si tout ce passe bien, il y aura un autre chapitre avant la fin de l'année, et pour Noël avec un peu de chance (taille normale cette fois-ci). Sur ce, je vous souhaite une bonne et agréable lecture. À la prochaine ! Erache97  CHAPITRE 27 : L’ARRIVEE A BABYLONE Après quelques minutes, le Soleil avait complètement disparu derrière la muraille ouest de Babylone. La journée de bataille allait se terminer sur la victoire des Stendeliens. Malgré la résistance farouche que la garde leur avait opposée, les derniers retranchements dans les habitations étaient tombés. Les derniers gardes entre les murs s’étaient rendus. Toute la zone intra-muros était passée sous contrôle Stendelien. Sans attendre un instant, les envahisseurs installèrent leur camp de base dans la ville, et le déchargement du matériel fut lancé. Ghosthand et Velouttine descendirent du vaisseau amiral, mettant pied sur les pontons du port. Se dirigeant vers l’emplacement du nouveau quartier général, un capitaine se présenta devant ses supérieurs, les saluant, puis les suivant alors qu’ils continuaient à avancer. « Général, votre majesté, la situation est totalement sous contrôle. Nos meilleurs tireurs sont à présent postés sur les murailles. La ville est une forteresse sous notre contrôle. Cependant, nous n’avons pas pu accéder au sous-sol de la villa de McFly et au laboratoire de McFly. Nous avons tout essayé. -Très bien. Assurez-vous que cela reste verrouillé alors. Il ne vaudrait mieux pas que ce qu’il y a là-dedans soit récupéré par quelqu’un d’autre que nous. » Le capitaine salua une dernière fois avant de s’éclipser. Ghosthand et Velouttine poursuivirent leur marche vers les jardins suspendus. La grande structure, au centre de la cité, avait été convertie en quartier général. Au milieu des plantes grimpantes et des arbres exotiques se décidaient les actions qui allaient suivre. Lorsque le général et l’impératrice arrivèrent, ils n’eurent pas besoin de réclamer le silence. Tous els chefs d’escouade présents ne purent que s’incliner devant les deux concepteurs du plan ayant permis la prise de la ville en une journée. Ghosthand posa ses deux mains à plat sur la table, et balaya du regard les personnes présentes, dans un silence pesant. Chacun s’attendait à une déclaration dramatique. Ils furent surpris. « Messieurs. Félicitations à tous. Cette opération a été une véritable réussite. Mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. Il faut que nous préparions la prochaine offensive contre Minorive. De plus, nous devons… » Une détonation interrompit le général. Avant qu’il puisse demander quoi que ce soit, l’excalamation « Dirigeable Minorivien en vue ! ». Ghosthand quitta l’endroit, s’exclamant : « Tout le monde à son poste ! » « Babylone est en vue ! » A bord du dirigeable, chacun essayait d’aperçevoir la ville. « Tout le monde à son poste ! Gardez une altitude suffisante pour que l’on soit hors de portée. Chargez les canons ! Préparez vos fusils ! » McFly, sur le pont principal, donnait tous ses ordres. Plusieurs étages plus bas, le remue-ménage qu’il y avait au dessus n’avait pas échappé à Mediaco. Alors que les gardes devant sa cellule semblaient morts d’ennui à leur tâche, Mediaco décida que c’était le bon moment pour s’évader. Il commença à tousser violemment. Les deux gardes le regardèrent : « Hé, c’est pas une bonne stratégie de faire la comédie, tu nous auras pas. » Mediaco s’écroula, se tapant le crâne sur l’un des barreaux en fer. Au sol, il fut pris de convulsions. « C’est pas vrai ! S’exclama l’un des gardes. Va chercher le médecin de bord ! » Alors que le second quittait la pièce, le premier garde déverrouilla la porte en toute hâte. Dès que la porte pivota sur ses gonds, Mediaco bondit sur son adversaire, lui décochant un formidable uppercut au menton. Assommé sur le coup, le soldat Babylonien tomba à la renverse. Mediaco, sans perdre une seconde, le délesta de son épée et de son pistolet, et se mis en quête de la cellule principale, qui se trouvait à l’étage d’au-dessus. Réussissant à ne pas se faire repérer, il gravit les escaliers, puis entrouvrit la porte menant à la pièce de la cellule commune. Il restait seulement deux gardes, les autres ayant été appelés sur le pont principal. Mediaco repéra la clé de la cellule qui pendait à un crochet sur le mur. Alors que les gardes avaient le dos tourné pour surveiller les occupants de la cellule, Mediaco entrebâilla suffisamment la porte pour se glisser dans la pièce. Il longea le mur jusqu’au crochet sans un bruit. Ensuite, il décrocha la clé de son support. Plusieurs prisonniers l’avaient remarqué, moi compris. Mediaco lança la clé de la cellule. Le petit morceau de fer glissa entre les barreaux, et fut rattrapé au vol par l’un des prisonniers, qui l’a immédiatement relancé au prisonnier le plus proche de la porte. Au même moment, les deux gardes s’étaient retournés pour faire face à l’intrus. Sans laisser le temps à Mediaco d’agir, ils bondirent sur lui en dégainant leurs épées. Mediaco fut plus prompt avec la sienne. Il para l’assaut des deux hommes et les poussa en arrière. Ils diversifièrent leurs coups, attaquant simultanément de deux angles différents. Mediaco bondissait de droite à gauche, se baissant, se relevant et parant au rythme des attaques adverses. Pendant ce temps, la porte avait été déverrouillée. Les gardes étaient si concentrés sur leur affrontement qu’ils n’avaient pas pensé que ce qu’avait lancé Mediaco était la clé. Deux des prisonniers se saisirent des chaises de la table à côté de la cellule et les fracassèrent sur les crânes des deux gardes. Mediaco les remercia. Puis il brandit son épée au dessus de sa tête pour avoir l’attention de tout le monde. Il parla d’une voix assez forte pour se faire entendre de toute l’assistance, mais suffisamment faible pur ne pas alerter tout le navire. « Bien, messieurs, loyaux soldats de l’armée de Minorive, vous avez été arrêtés par votre propre gouvernement pour avoir connu ou servi sous les ordres du commandant White Hat. Messieurs, ne mâchons pas nos mots : vous avez été trahis ! Vous avez donné pour votre nation, et l’on vous a craché au visage. Je ne prétendrai pas être juste ou vertueux, d’autant que certains d’entre vous ont dû participer à mon arrestation. Mais je collabore actuellement avec le commandant White Hat. Vous devez tous savoir à quel point il aime Minorive. Il est même monté au créneau pour empêcher le conflit. Si ma Triade se bat pour son propre intérêt, les Chapeliers Blancs se dressent pour l’avenir de Minorive. Je vous demande aujourd’hui, et pour la dernière fois de votre vie, de me faire confiance. Vous avez tous le moyen de prouver votre valeur. Et pas pour moi, pour White hat. Alors préparez-vous à suivre mes ordres, et nous pourrons gagner cette bataille. Messieurs, je compte sur vous. White Hat compte sur nous. Minorive compte sur nous ! » Une fois la phrase terminée, le silence retomba. Lentement, une main se leva dans la foule, le poing fermé, droit vers le ciel. Puis une seconde, une troisième, cinq, dix, vingt… Quelques instants plus tard, tout le monde avait silencieusement répondu positivement à la déclaration de Mediaco. Bien entendu, je suivis le mouvement. Mediaco balaya du regard la pièce, avec un grand sourire, comme un enfant découvrant ses cadeaux au pied du sapin le matin de Noël. Il claqua une fois dans ses mains pour signaler à l’assistance de reporter son attention sur lui. « Très bien, il me faut deux hommes avec moi, qui prennent les armes des gardes. Il faut qu’on aille chercher de quoi équiper toute cette troupe. Ensuite, deux autres, enfilez leurs tenues, et montez la garde. Si un soldat arrive, piégez-le et vous aurez son équipement. Il ne faut surtout pas que l’alerte soit lancée avant que nous nous soyons armés. C’est clair ? » Un murmure affirmatif parcourut l’audience. « Très bien, alors en avant ! » Une nouvelle fusée de détresse s’envola dans le ciel de Babylone. Velouttine pointa ses jumelles droit d’où elle provenait. « Alors ? Demanda Ghosthand, debout à ses côtés. -Je ne vois rien, c’est un angle mort. Mais c’est l’entrée du laboratoire de McFly. » Velouttine ordonna l’envoi de renforts à cet endroit. « Un coup secret de McFly, tu penses ? -Ce dont j’ai plus peur, c’est qu’il s’agisse de Dark Shadow et son compère », répondit Velouttine. Elle reposa les jumelles sur la table à proximité. « S’ils ont trouvé l’un des joujoux de McFly je suis sûre qu’ils peuvent faire beaucoup de dégâts contre le monde. » Le soldat Stendelien mis en joue Jatern. Il n’eut pas le temps de presser la détente, que sa cible l’avait percuté d’un coup d’épaule. Le soldat fut projeté plusieurs mètres en arrière, avant d’atterrir avec un bruit sourd sur le sol de grès. Jatern agita sa main devant son visage pour dissiper les nuages de vapeur d’eau qu’il y avait autour de lui. Jetant un coup d’œil à Dark Shadow, Jatern constata qu’il se débarrassait des soldats aussi aisément que lui. Une journée : c’était le temps qu’il avait fallu pour que les deux hommes comprennent et maitrisent le fonctionnement de l’une des dernières inventions de McFly. Et quelle invention ! L’Armure Motorisée par Vapeur, raccourcie en AMV, était une armure de combat conçue pour améliorer la puissance et la défense de son porteur. L’appareil, composé de barres en acier et de nombreuses attaches en cuir, était un véritable exosquelette. La machine était conçue pour accompagner les mouvements de son porteur, et, depuis le réservoir se trouvant dans le dos, délivrer via des tuyaux flexibles de la vapeur. Cette vapeur d’eau sous pression, via un ingénieux système de pistons, permettait tout simplement d’améliorer les capacités physiques du porteur en accélérant ses mouvements, et en permettant de porter l’armure comme si elle ne pesait pas plus lourd que des feuilles de papier. La complexe machine présentait cependant deux inconvénients : le premier est la maitrise de l’appareil. Extrêmement difficile à utiliser, il faut un temps incroyable pour prendre en main l’AMV. Ensuite, l’armure a un grand problème d’autonomie. Avec le réservoir équipé, l’utilisateur ne peut utiliser que durant une demi-heure à une heure au maximum. Cependant, ce temps semble bien suffisant à Dark Shadow et Jatern, qui passaient à travers les ligues Stendeliennes sans aucun problème. Alors qu’il venait tout juste de se débarrasser d’un groupe de soldats, Dark Shadow interpella Jatern. « Allez, on bouge, il faut qu’on rejoindre la station avant que ces merveilles soient à cours de jus. » Jatern répondit par l’affirmative, puis ils s’élancèrent vers la station pyramide. Les roues tournaient à pleine vitesse sur les rails. Le train dans lequel Filerd était monté poursuivait sa course. Cela faisait un bon moment qu’il était parti. Afin d’être plus confortable, Filerd s’était allongé sur les caisses, et, ayant ôté son manteau, l’utilisait comme coussin. Soudain, il entendit un bruit, le faisant se redresser d’un coup. Il tendit l’oreille. Parmi tous les sons dus au train en marche, le dernier était différent. Comme si quelqu’un avait frappé sur un panneau de bois. Filerd attendit, se demandant s’il ne l’avait pas imaginé, ou si quelque chose au dehors n’avait pas cogné le wagon. Il s’apprêtait à baisser sa garde, lorsque le même bruit se fit entendre, plus intense cette fois-ci. Puis une troisième fois. Filerd essayait, dans l’obscurité, de localiser l’origine de ce bruit. Avec le quatrième coup, il y eût soudain un rayon de lumière. Un instant ébloui, Filerd eût le réflexe de dégainer la dague qui pendait à sa ceinture, puis il s’approcha de la source lumineuse. Les yeux s’habituaient à l’obscurité, il se rendit compte que la lumière sortait de l’une des caisses, et que quelqu’un se trouvait à l’intérieur. Le bruit de coups qu’il entendait n’était autre que la personne ouvrant la caisse de l’intérieur. Alors que Filerd s’approchait, un canon de pistolet émergea de la boite, pointé sur lui. Filerd se figea, levant instinctivement les mains en l’air. La personne dans la caisse s’exclama : « Ouais, garde tes mains en l’air là où je peux les voir, partenaire. » Filerd resta sans bouger, se demandant s’il n’avait pas déjà entendu cette voix quelque part. Alors qu’un nouveau coup était porté au couvercle de la boîte, Filerd demanda : « Joft ? » Il y eût un silence de la part de l’inconnu. « Ca dépend qui le demande. -Filerd. » Le canon du pistolet disparut dans la boîte. « Viens m’aider à ouvrir ce truc alors ! » Filerd agrippa le sommet de la caisse et tira de toutes ses forces. Les clous maintenant le couvercle finirent par céder. Depuis la boîte, éclairé par la lampe à huile qui reposait sur le sol, Joft se leva. Clignant des yeux pour voir ce qu’il y avait dans l’obscurité, il s’épousseta. Le troisième dirigeant de Minorive se tenait droit, solennel, comme s’il allait prononcer un discours. Il était dans son habituelle tenue d’apparat hors de prix aux épaulettes surdimensionnées. Il rangea son pistolet à sa ceinture. Joft et Filerd se conaissaient car ils étaient tous les deux bons amis de Neah, mais également amateurs de paris. Les deux se sont souvent croisés à la foire de la Citadelle, pour parier sur divers évènements qui s’y déroulait. « Je peux savoir ce que tu fais ici, Filerd ? -J’ai filé Zikku ce matin. Il travaillait pour mettre ce train en marche. Je me suis glissé à l’intérieur. » Joft se gratta le menton. Il considérait s’il devait parler à Filerd de ce qu’il savait. Il se résolut à une idée : « Filerd, nous sommes tous les deux dans le même bateau. Enfin, wagon. Mais tu as compris le concept. Alors maintenant, tu vas suivre mes instructions, c’est clair ? Considères-toi maintenant officiellement comme mon bras droit. -Très bien. » Joft s’assit sue le rebord de la caisse dans laquelle il était dissimulé. « Filerd, ce que je vais te révéler est confidentiel. Donc personne ne doit être au courant. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? -Tout à fait. » Joft réfléchit par où il devait commencer. Après un moment de réflexion, il se lança : « Très bien… Filerd, je suis en train de mener mon enquête sur une organisation nommée les cinquante-cinq. Je les suspecte d’être derrière l’attentat qui a commencé la guerre entre Stendel et Minorive. » Filerd fouilla dans sa mémoire. « Ah, l’explosion lors de la rencontre diplomatique, c’est ça ? J’ai l’impression que ça fait des années qu’on n’en a pas entendu parler. Tu connais leurs motivations ? -Malheureusement non. » Joft se laissa un nouvel instant de réflexion. « Tu m’as dit que Zikku avait quelque chose à voir avec ce train. Tu as vu autre chose ? -Des gardes de la Citadelle s’occupaient de l’entrée de la cachette. Ah, et Ixylls était là. » Joft se leva d’un geste, ouvrant grand les yeux, regardant Filerd droit dans les yeux. « Tu es sûr de toi ? -Absolument certain. » Joft se rassit. Les yeux dans le vague, il était pensif. Il redirigea ensuite son regard vers Filerd. « Il est bien possible que ce que je craignais soit vrai. -Et c’est ? » Joft réfléchit à nouveau, avant de répondre : « Je crois que je ne vais rien dire, avant d’être définitivement certain que ma théorie soit vérifiée. » Alors que Filerd comptait insister, pour savoir le fond de la pensée de Joft, les deux hommes sentirent quelque chose. « Le train… Ralentit ? Demanda Joft. -J’ai l’impression aussi. » Joft se précipita hors de sa caisse pour atteindre la porte coulissante du wagon. Avec l’aide de Filerd, les deux compères réussirent à ouvrir la porte. Ils constatèrent qu’ils étaient toujours dans un tunnel, mais la paroi qui défilait sous leurs les yeux était plus éloignée du train qu’au départ. Joft se risqua à pencher la tête au dehors, en essayant de voir pourquoi leur transport ralentissait. Alors que le tunnel était plongé dans l’obscurité, la lumière perçait au bout du tunnel. A l’aide de la lanterne de Joft, Filerd fit une remarque : « Les parois du tunnel sont en grès. » Joft se redressa, ne laissant plus sa tête hors du train. « Oui, et alors ? -Ca veut dire qu’il y a du sable au dessus de nous. » Joft réagit au quart de tour. « Le terminus est Babylone. » Joft fit ensuite un signe à Filerd, lui demandant de l’aider à ouvrir une caisse. « Vu que nous sommes bientôt arrivés… » La caisse s’ouvrit. Elle était remplie de fusils. « Je crois qu’il est temps de nous armer, Filerd. »
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