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Guillaume73

Crystalis - RP

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Voici une première partie du RolePlay de Crytalis.

D'autres parties viendrons par la suite!

Bonne lecture!

 

-Chroniques de Crystalis-

 


Les premières traces de Crystalis remontent aux premiers temps du monde de Nimps. Quand les mages eurent ouvert le portail, de nombreux aventuriers s’y ruèrent, principalement pour ses ressources, et son caractère libre, sans aucune ville ni royaume quelconque. Parmi ces colons, un certain Fabien, qui servait alors une corporation de farmeurs eu l’envie de créer lui même son projet. Il explora alors les terres inconnues et commença à construire seul, ce qui deviendrait un jour la plus grande ville de Nimps. Très vite, son frère et d’autres amis le rejoinrent, et la ville commença à prendre forme. Les sous-sols Nimpsiens étant riches en minerais, la ville y forma son industrie, exportant les ressources minières, ainsi que les précieuses boules de Slim, alors très recherchées. Dans son expansion, la ville se dota d’une grande mairie, de murailles, d’un quartier résidentiel... L’architecture étant alors celle la plus rependue de l’époque, à base de bois.

Le nom de la ville, quant à lui, est dû à un mystérieux Cristal, aux dimensions énormes, découvert dans la terre, lors du forage d’un nouveau puits de mine.

 

Partie première :

Divulgacher

 

-Les chroniques du Maire-

Guillaume73 ~

 

I - La découverte:


Voici mes écrits, remontants à mon arrivée sur les terres de Stendel:

Vagabond dans les premiers temps, j’ai longtemps parcouru et exploré les différentes citées et villes, me débrouillant seul pour survivre. Au hasard d’une rencontre, je trouvais de nouveaux amis, qui me prirent sous leur aile et m’invitèrent rejoindre une ville naissante, sur un nouveau monde, après m’avoir poussé à poser une candidature, pour devenir membre à part entière de l’Empire. Fier de mon nouveau titre de Paysan, je commençais à m’installer dans cette petite ville, et participais à sa construction. Je me souviens encore de la découverte du Cristal! Tout le monde était émerveillé par cet énorme artefact, sans se soucier de ce qu’il pourrait annoncer. La ville continua alors d’évoluer, accueillant de nouveaux membres, sans aucun autre événement notable, pendant une longue période. Cet age est retenu comme l’âge d’or de la ville, où sa population nombreuse vivait paisiblement et subsistait, grâce aux mines. Mais le destin est parfois joueur, et l’histoire s’accéléra.
Lors d’une après midi d’été, un signal retentit à travers ville, venant d’un nouveau forage. Alors en train de lire dans mon jardin, je me précipitais à l’autre bout de la ville,  comme bon nombre de ses habitants intrigués. Devant le puits, au milieu de la foule, le maire informait de la situation:
- Habitants! N’ayez crainte, nous venons juste de découvrir ce qui s’apparenterait à une immense cavité, sous la ville! Une expédition est en train de l’explorer!
S’ensuivit un approbation de la foule. Qui disait grotte disait ressources! 
Un homme sortit alors frénétiquement du puits, se précipitât vers le maire, et lui chuchota quelques mots a l’oreille.
- Habitants! Reprit-il, essayant de garder son calme. Souvenez-vous du cristal ayant donné nom à notre ville?
Plus un bruit. La foule attendait la suite.
-Cette cavité en est remplie!!
Brouhaha général. Tout le monde s’exclamait, parlait. Je m’approchais de maire, et lui demandais:
- Vous voulez dire une grotte remplies de cristaux?
L’homme de l’expédition me répondit:
-Oui! Nous n’avons vu qu’un recoin, mais elle semble être immense! J’ai laissé le reste de l’expédition l’explorer, pour vous avertir. Nous ne devrions pas tarder à avoir des nouvelles!
Sortit alors un autre homme du puits, le teint pâle et les traits crispés. Il vint vers nous et chuchota au maire:
- Monsieur, la grotte, il n’y a pas que des cristaux...
Il continua, plus bas, pour que seul le maire entende. Il devint à son tour pale et semblait perdu.
- Habitants! Veuillez retournez chez vous! Nous vous tiendrons au courant. Articula t’il.
Les gens repartirent inquiets du ton de leur maire, mais je restais, trop curieux.
-Appelez la garde, et construisez moi une porte fortifiée dans ce puits. Je veux qu’elle soit gardée jour et nuit! Que personne ne rentre dans cette grotte. Ordonna le maire à ses auxiliaires.
-Qu’y à t-il monsieur?
-De gros ennuis si nos ne faisons pas attention.
-Commet ça?
Il soupira:
-Bon. N’avertis pas les autres. Nous avons découvert un dragon là dessous. Pour le moment, il semble endormi, donc nous devons trouver une solution.
L’entrée fût barricadée, et le sujet devînt tabou. Des rumeurs circulaient en ville, mais personne ne chercha à comprendre cette mystérieuse présence. Aucune autre information ne fût transmise. Il ne fallait pas le réveiller. Point!

 

Vint ensuite une courte aventure de mon coté, qui bien qu'extérieure à la ville, eu des conséquences lourdes:

Révélation

J'étais, à crystalis, dans ma maison. Je me préparerais pour une très grande expédition. En effet, un mystérieux commanditaire m'avait promis une énorme récompense, si je lui rapportais la chose la plus rare, convoitée, mais inutile, de tout temps : L’œuf d'EnderDragon!! Cette expédition n’étant pas sans risques, je prenais donc ma meilleure armure, préalablement enchantée, mes meilleures armes : arc très puissant, Epée destructrice en mithril, tranchante comme une lame de rasoir, solide comme le plus pur des diamants, mais légère comme un plume ! Je pris également des sceaux, remplis d’eau, très efficace contre les endermans, de la nourriture consistante, et enfin, quelques potions.
Puis, ainsi équipé, je partis et m'en allais trouver le portail vers ce monde mystérieux qu'on appel L'End…  Apres plusieurs jours de marche et de recherches infructueuses, je trouvais enfin la forteresse, enterrée,  dont j’avais entendu parler, et sur laquelle je m’étais renseigné, dans bien des livres de la bibliothèque impériale.  Je m’engageais donc dans les tunnels obscurs, ou je dus abattre des dizaines de monstres, marchants ou rampants. Apres avoir cherché des heures durant, dans les couloirs labyrinthiques, au milieu de cadavres de monstres et squelettes d’ancien aventuriers et chercheurs malchanceux, j’arrivais bientôt dans la salle du portail. Celui-ci était déjà activé car d’autres que moi avaient dû tenter leur chance pour abattre le dragon. 
 Je me préparais à sauter dans le portail, lorsque je trébuchai et m’étalai sur son bord. Sonné, je roulais sur le coté, et tombais, dans le portail… Je m’attendais à réapparaître, sur la plateforme, comme prévu, mais je me trouvais tout a coup, comme en apesanteur.  Il me fallut quelques instants pour réaliser ou j’étais, et je compris lorsque je vis l’end, en tout petit, loin en dessous de moi. En tombant,  j’avais heurté un œil du néant, qui  avait dût se déformer partiellement, créant une distorsion spatial dans le lieu d'apparition.  Je commençais à tomber, et à paniquer. J’allais m’écraser sur le sol... Dans ma chute, je ne vis pas la silhouette sombre qui tombait avec moi. Tout a coup, je le vis. L’immense dragon noir, la gueule ouverte, me fonçant  dessus pour me happer.  Je sortis alors mon épée, ralentit ma chute, en écartant les bras, et m’accrochait au cou du dragon, dans une pirouette. Je le frappais comme un forcené, mais ses écailles le protégeait, jusqu'au moment ou mon épée glissa sur sa tête, et s’enfonça dans son œil. Mais je n’étais pas tiré d’affaire. Le sol se rapprochait de plus en plus, et j’allais m’y écraser.  Je me calais sur le dos du dragon, saisis son cou, et tirait dessus de toutes mes forces, dans l’espoir de le dévier, dans sa chute, et peu être, passer à coter, quitte a tomber indéfiniment dans le vide. Cette manœuvre réussi à moitié et  le dragon frôla in extremis le bord de l’end mais son aile gauche ne passa pas et se fracassa sur la bordure, dans un bruit écœurant, envoyant le dragon tournoyer, avec moi.  A partir de ce moment, je ne compris plus rien. Tout bougeait autour de moi. Je lâchais prise et m’évanouis.  
« grrrr… »  Hum ? Encore ce chien qui grogne. J’ouvre les yeux, regarde ma montre. Ah ! Il ne fait pas encore jour, je me rallonge et tente de me rendormir. Pfff, il est dur cet oreiller. Je me mets sur le côté. Bon, je n’arriverai pas à me rendormir. Je me lève, sort de chez moi, et aperçois mon ami, dans son jardin. Lorsqu’il me vit, il s’exclama :
« Guillaume ! On te croyait mort. Voilà 12 jours que tu étais partis ! »
« Quoi ? Mais je viens de me réveiller ! »
Tout à coup ! Tout me revînt. « Oh M…. le dragon, l’œuf… »
Je me précipitais chez moi, et, je ne compris jamais trop pourquoi, mais l’œuf était là, sur mon lit, à la place de mon oreiller.
J’allais donc pouvoir remmener l’œuf, et toucher la récompense. Je déposais mon armure, pour voyager léger, mis l’œuf dans un enderchest, pour ne pas courir de risque, et partis à la rencontre de mon commanditaire. En chemin, je réfléchis à la façon dont l’œuf avait pût revenir avec moi, et surtout, comment avais-je fait pour survivre, et j’en vînt a cette hypothèse : L’impact de l’aile du dragon contre le bord du sol l’avait sans doute achevé, donc le portail apparu, et je tombais dedans, entraînant l’œuf. Puis je pensais à l’argent que j’allais gagner. Je pourrai enfin être reconnu, en faisant une formation pour apprendre un métier, et peut-être acheter une maison dans une grande ville. 
J’arrive enfin à la fin de mon aventure, au lieu de rendez-vous pour donner l’œuf, une très lointaine auberge. Un homme encapuchonné arrive à son tour. Je reprends l’œuf dans le coffre, et sans un mot, l’homme me tend une bourse, que j’inspecte,  avant de donner l’œuf. La somme n’était pas fixée, mais voyant des centaines de pièces d’or étinceler, je donnais l’œuf à l’homme sans hésiter. Celui-ci partit immédiatement, toujours en silence, et je pus voir,  dans une fente de sa cape, un bout de tunique verte, et une mèche de cheveux blonds.
 
Malheureusement, je n’étais pas encore tranquille… cette aventure n’est pas finie.


 
II - Le cataclysme :


Rentré de mon aventure, je continuais ma vie, dans la ville, où l’atmosphère devenait tendue. Certains parlaient de partir, d’autre de tuer la bête.
Un jour d’hiver, alors que je regardais la neige virevolter par la fenêtre, je remarquais un homme, un voyageur sûrement, passer, emmitouflé dans une cape au teints verts. 
Je me rappelais alors que je devais rejoindre mon ami Henry, pour l’entraînement du service de garde, imposé aux homme de la ville. Il n’y avais pas de risque de guerre, la ville n’ayant pas de voisins, mais nous devions nous protéger des monstres rodant autours des murailles. Je m’équipais alors d’une armure légère par dessus de vêtements chauds et résistants, pour éviter le froid mordant et les coups. Je quittais ma maison, et me rendais sur les lieux, saluant Loic qui déneigeait le devant de sa maison. J’arrivais enfin à la caserne, pour commencer l’échauffement.

Pendant une pause, je saluais les deux gardes partants en relève à la porte du puits. 
Alors que je reprenais l’entraînement, subissant les coups donné par Henry, l’un d’eux revînt en courant, vers le capitaine.
- ALERTE! ALERTE! La porte! Quelqu’un l’a ouverte! Les deux gardes précédents ont étés tués!
- Quoi? Mais qui a pût faire ça? Allons sur place! L’entraînement est suspendu! Restez là vous autres!
Le capitaine partît avec quelques gardes. Je demandais a Henry:
- Qu-es ce qu’il peut bien faire dans la grotte? C’est dangereux quand même!
- Je sais pas, peut être prendre des morceaux de cristaux. J’ai entendu dire qu’ils pourraient êtres magiques!
- Mais et le dragon, il ne faut pas qu’il le réveille!
- Espérons qu’il ne veuille que les cristaux!
Comme une ponctuation à la phrase, un long grondement s’éleva, en provenance du puits. Tous les oiseaux environnant s’envolèrent à tire-d’aile, laissant place à un lourd silence.
- C’était quoi ça?
La question resta en suspens. Tout le monde connaissait la réponse.

S’ensuivit alors un tumulte. La garde s’éparpilla pour regrouper tous les hommes en état de se battre, tandis que le reste de la population commençait à fuir, ou se cacher. 
Étant au centre d’entraînement, on nous donna des armes, et nous envoya près du puits, d’où de sinistres bruits présageaient le pire.
- On descend! Aller! Aller! Aller! Cria le capitaine.
Notre groupe constitué d’une dizaine de gardes et réservistes, dont moi et Henry se rua dans le gouffre, passa la porte et avança dans un sombre boyau. 
- Faite attention! Nous ne savons pas ce que nous allons trouver! Ne vous laissez pas effrayer! 
Nous arrivâmes alors dans la cavité, remplie de gigantesques cristaux scintillants légèrement. Le spectacle était fascinant, mais nous devions continuer de progresser vers le centre, d’où les grondements affluaient. La scène qui s’ensuivit me glaça le sang. Là, au milieu de la grotte, en face d’un énorme dragon, se tenait un homme, seul, vêtu d’une cape et d'une tunique verte, un œuf d’enderdragon à la main.
Mon sang se glaça. Cet œuf, je l’avais vendu à cet homme, et maintenant, il s’en servait pour réveiller le dragon, ou je ne sais quoi d’autre...
Le hurlement du capitaine m’arracha de mes pensées.
- Qui êtes vous? Lâchez cet œuf!
L’homme se retourna, esquissa un sourire menaçant, puis se tourna vers le dragon qui le fixait.
- Tue les tous, et rase la ville!
Sans que nous puissions réagir, le dragon s’élança vers la sortie, éjectant et écrasant notre frêle équipe. Certains tentèrent de l’attaquer, mais en vain. Ils furent balayés par le monstre, qui remonta vers le puits.
Je me relevais péniblement. Je n’avais qu’été projeté contre un cristal, mais certains de mes camardes n’avaient pas eu cette chance. Je regardais les corps sans vie, de ceux démembrés, où broyés, sans parvenir à comprendre. 
- Hé! Psst! Guillaume!
Je sursautais, et me retournais vers Henry, qui avait visiblement eu la même chance que moi.
- Il faut remonter, le dragon va détruire la ville! Nous ne serons d’aucune utilité ici!
J’ acquiesçais. Nous devions tenter quelque-chose et avertir le maire de ce qu’il venait de ce passer. 
Dans notre dos, l’homme ricana et s’exclama:
-Ha ha ha! Allez-y! Il vous tuera! Je n’aurais pas à le faire moi même! Sachez que ces cristaux sont miens désormais! Et leurs pouvoirs avec!
 

Arrivants au puits, nous pûmes constater la puissance destructrice draconienne: Le forage débouchant dans un boyau de grotte avait tout bonnement disparu pour laisser place à un gouffre béant. Le monstre avait littéralement pulvérisé les quelques mètres de roche le séparant de la surface.
Alors que nous remontions, une odeur de brûlé nous parvint. Et un affreux spectacle nous attendais à la sortie du puits. Au bord de ce nouveau cratère, gisaient les corps carbonisés d’un quinzaine de gardes, venus faire face au dragon. Une ombre nous survola. Je levais la tête et le vis survoler la ville, menaçant. Partout, des gens criaient, des ordres fusaient. Et les premières flèches commencèrent a voler.
Devant le puits, J’assistais alors à la réplique dévastatrice du dragon, qui commença à cracher un feu ardent sur les bâtiments. Ceux-ci, bâtis avec de simple planches, ne tardèrent pas à s’écrouler, dans des gerbes de flammes et de fumées.
- Allons à la mairie! hasardais-je. Peut être le maire préparais une solution, depuis tout ce temps! 
Je disais cela pour me motiver, et me donner de l’espoir. Mon ami acquiesça, et nous nous précipitâmes vers la mairie. Alors que nous approchions, le dragon piqua sur le toit de notre objectif, défonçant la toiture, et arrachant une partie de la charpente, qu’il lâcha sur un bâtiment voisin. Le reste du toit de l’imposante mairie s’effondra sous son poids, réduisant à un tas de planche ce qui fût le centre décisionnaire de la ville. 
- Et m*rde! J’espère que le maire n’est pas crevé!
Je sautais dans les décombres, dans l’espoir de trouver quelques rescapés. Un premier corps, sans vie, je reconnaissais un adjoint du maire. Zut, j’espère qu’ils n’étaient pas tous dans la mairie! Je continuais mes recherches, d’autres corps, des blessés. Le maire, je dois trouver le maire! La chance me souria enfin, et je retrouvais le maire, gravement atteint, sous les décombres.
- Monsieur le maire! Vous allez bien?
- Je... Je ne sais pas. Il faut...
- Attendez, ne bougez pas! Voila, vous êtes dégagé!
- Guillaume... La ville, Il faut la faire évacuer!
- Monsieur.. Vos adjoints... Ils n’ont pas survécu...
- Je ne sais pas si je survivrais non plus... Prend le commandement... Dépêche toi...  sauve la population! 
La douleur lui arracha un gémissement, et il s’évanoui. 

J’étais devenus le coordinateur de ce désastre. Il fallait agir, et vite!
Je me redressais, et constatais que les habitants fuyaient, ou tentaient d’atteindre le dragon, mais sans succès.
Je criais alors aux personnes alentours:
- Faites évacuer la ville au plus vite! Nous ne pouvons rien faire d’autre!
L’ordre passa, et tous tentèrent de quitter la ville. Le monstre tournant dans le ciel sembla remarquer notre fuite. Il élargissa ses cercles, et commença à répandre le feu tout autour de la ville, interdisant toute issue. Les gens, paniqués furent contraints de faire demi-tour, vers la ville.
Je compris alors qu’il comptait nous piéger, pour tous nous exterminer, conformément à l’ordre reçu.
Il ne nous laisserait pas fuir, seul un affrontement direct pourrait nous apporter une chance de survie.
- Que tous ceux qui peuvent se battre tentent d’atteindre le dragon!
Mon ordre fût entendu, mais son exécution peinais. Nous allions vivre un massacre.
Henry s’approcha de moi.
- Je ne comprend pas, que fais t’il?
- Il obéis aux ordres de l’homme. Je ne sais pas comment il est arrivé à ça. Un truc magique sûrement. Mais il doit tous nous tuer, ne pas laisser de témoins. Il va continuer a tourner, tuant tous ceux qui s’enfuient. Nous sommes piégés, il faut le combattre! 
- Il est dur à toucher en vol, et le flèches ne lui font presque rien...
- Une autre solution, il me faut une autre solution...
L’adrénaline me montait à la tête. Le maire m’avait donné sa confiance. Je devais trouver quelque-chose.
Un abri, les mines, nous pourions attendre dedans jusqu’a ce que le danger passe. Mais à peine regardais-je vers les entrées que je comprenais que cela ne nous était plus possible. Les bâtiments des entrées, en feu, en bloquaient l’accès.
- Tentez de mettre les plus faibles à l’abri! S’il se pose, attaquez le, pour permettre une fuite! Continuez de le canarder pendant ce temps! Et que cinq hommes en armes aillent rendre visite à l’homme dans la grotte! Peu être que s’il meurt, nous serons sauvés.
 
Le dragon continuait son œuvre, carbonisant les malheureux qui tentaient encore de fuir. La ville, parsemée de colonnes noires trônais au milieu d’un cercle de flamme, d’une muraille en bois rougeoyante et craquante. La cendre mêlée à la neige assombrissait le ciel, dont les nuages reflétaient la lueurs des flammes. Tel un démon en enfer, le monstre volant resserrait son étau.
 
- A t-on des armes de sièges? Combien? Ou sont-elles? Demandais-je à un garde.
- Oui, quelques unes sur l’autre rive, notamment nos nouveaux canons.
Je regardais la partie de la ville coupée par le bras de mer. Tous les bâtiments en feu. Seul le tout nouveau pont y menant tenait encore.
- Et de ce coté?
-Seulement quelques balistes, et un canon. Mais elles ne peuvent tirer à la verticale.
- Zut... Amenez le canon ici, et armez les balistes là-bas, derrière le bâtiment! J’ai peu être un plan!
J’observais la mise en place, tout en gardant un œil sur le dragon, qui ne se souciait pas encore du centre de la ville, dont il avait déjà détruit le plus gros bâtiment: La mairie.
Je croisais les doigts, ce plan était notre seule issue. Mon cœur battait la chamade.
-FEUUUUU!!
Le canon retentit. Le coup partit en direction du dragon, mais la rata largement. Peu importe, pourvu que ça marche!
Alerté par le coup de canon, le dragon dévia sa trajectoire, et piqua vers nous. C’était parfait! 
- TOUS A VOS POSTES!! Écartez vous du canon!
Stratégie tirée du jeu d’échec. Sacrifier un pion, pour en manger un.
Le dragon survola le lieu, saisissant le canon.
- TIREZ!!!
Les 3 balistes furent actionnées, alors que le dragon passait devant-elles, bien à leur niveau. 3 Projectiles fusèrent, transperçant l’air, une aile et le flanc du dragon.
Touché! Nous l’avions touché! Ma stratégie avait marché!
Dans un rugissement, le dragon relâcha le canon, qui s’écrasa près du pont. Allait-il succomber? 

Malheureusement, la blessure ne l’empêcha pas de continuer son carnage, avec d’autant plus de rage. Une autre partie du quartier résidentiel disparu dans les flammes, et les cris de malheureux cachés dans leurs maisons.
Je me précipitais vers le canon, peu être pouvait-il encore tirer.
Je me retournais, au son d’un cri, dans mon dos.
-Il revient!! Il revient!! Tous aux abris!
Le dragon piqua vers les balistes, et se posa lourdement, écrasant les restes de ma stratégie. 
Les hommes alentours ne tardèrent pas à l’attaquer, dans un élan de désespoir. Flèches et épées vinrent frapper le reptile, mais tous ceux s’approchant trop près furent anéantis.
J’assistais, sans oser m’approcher, au massacre des valeureux tentant de sauver la ville. Nous ne pouvions l’approcher. Pattes griffes, crocs et queue déchiquetaient tout opposant.

Par crainte d’attirer l’attention, je n’osais donner d’ordre. Mais quand il eu finit son œuvre macabre, le dragon reprit son envol.
Je ne savais plus quoi faire. Une grande partie de la garde avait disparue, les pertes devaient êtres nombreuses, le maire agonisait dans les restes de la mairie, et je ne savais même pas si Henry était encore en vie.
Un garde arriva alors en courant, m’aperçu, et vint vers moi.
- Monsieur, je faisais partie du détachement envoyé dans la grotte. Je suis resté a l’entrée, pour garder, et j’ai vu les quatre autres interpeller l’homme, qui était toujours au milieu. Il a engagé un combat, les tuants tous. Il est très fort, je n’ai jamais vu quelqu’un se battre comme ça! Puis il a disparu, comme ça!
-M*rde! Un foutu magicien psychopathe invisible, qui contrôle un dragon! Mais c’est quoi ça?
-Et ici?
-Le dragon à tout cassé, y’a plus que ce canon à moitié pété.. Mais il faut qu’on essaye quelque chose!
-Il faudrait qu’on puisse l’avoir de face, en espérant le toucher. 
-Mais nous sommes trop vulnérables, il peut se poser directement sur nous, sans qu’on puisse l’atteindre! A moins que... Le pont! Si on va sur le pont, il ne pourra pas se poser directement sur nous, mais sur la suspente!
-Faut espérer qu’il tienne. Il est neuf mais quand même!
-Hé vous discutez de quoi la? Lança Henry.
-Henry! Tu es vivant! Viens, on va essayer quelque-chose!
Nous tirâmes le canon sur le pont, il fallait arriver assez loin! Étrangement, le pont n’avait pas encore subi de dégâts. Peut être parce-que l’autre coté de la ville n’était déjà plus qu’un brasier.

Je regardais toujours le dragon du coin de l’œil. Il tournais toujours, enflammant de nouvelles maisons, à chaque cercle réduit, et traquant toute personne découverte. Il ne venait pas encore à nous. Pas encore, mais nous savions que cela ne tarderais pas.
Nous étions arrivés sous le 2em pilier du pont, soutenant le dispositif de chaînes tenant le tablier. 
-Mettez le canon au centre du pilier, je monte en haut!

Les piliers étant creux, j’entamais mon escalade, hors de vue. Mes doigts étaient gelés, mais j’arrivais néanmoins à escalader. Une fois arrivé en haut, je regardais en bas. Le canon était prêt. Henry et le garde me regardaient, inquiets. Je relevais la tête. J’avais d’ici un point de vue sur toute la ville, entourée de flammes, avec en son centre, les restes de la mairie effondrée. Seules quelques maisons tenaient encore debout. Seconde étape, attirer le monstre. Je sortais une corne de brume, et soufflais dedans de toutes mes forces. Le son résonna et cherchant la provenance, le dragon me vit, gesticulant en haut de mon pilier. Il bifurqua vers le pont, à toute vitesse. Pour me saisir au vol, mais comme je redescendais à l’intérieur du pilier en vitesse, il passa, retournant à sa tache. Il m’aurais plus tard. Mais aussitôt, Je remontais et soufflais dans la corne. Énervé, il revient, me préparant une pluie de flamme. Je redescendait dans le pilier, manquant de chuter. Le feu engloba alors le sommet, et alors que je me protégeais le visage, une odeur de caramélisé m’envahit. Tant pis pour mes cheveux! Je remontais, sur le bois en flamme. Heureusement que mes vêtements de l’entraînement étaient résistants et pas trop inflammables! Maintenant mes doigts étaient brûlés, mais je soufflais encore une fois dans la corne.

S’en était trop pour le dragon, énervé par cet être insignifiant, qui le narguait sur son pilier. Il s’approcha, ralentissant son allure, et alors que je descendais encore une fois dans le pilier, il se posa sur son sommet, faisant craquer la structure. Il tenta de m’atteindre a coup de pattes, mais je voyais déjà sa gorge rougeoyer. 
Le canon résonna. Le boulet me frôla, et vint percuter le dragon en plein cœur.
Dans un ultime rugissement, il se redressa, et déployant ses ailes, chuta vers les eaux gelés entourant le pont. Sous l’impulsion, le pilier vibra, et, perdant équilibre, je terminais le descente en chutant sur le tablier.

 

 

III - Le vide:

 

- Guillaume! Tu vas bien?
Sonné, je reprenais mes esprits, et vis le garde et henry, penchés sur moi. 
-euh.. je sais pas, ça à pas fait crac, donc je crois que j’ai rien de cassé!
-Tant mieux! Aller, viens, on va voir si on l’a eu!
Henry m’aida à me redresser, et nous vîmes l’eau bouillonnante, là ou avait sombré le dragon. Mais rien ne se passa, nous avions réussi!
Le tumulte fût suivit d’un lourd silence, ponctué de craquements d’incendies alentours. 
La neige tombais toujours.

- Retournons à la mairie, il faut s’organiser au plus vite!
Soutenu pas Henry, nous arrivions au bout du pont, où quelques personnes nous attendaient, silencieux,et nous suivirent jusqu’à la mairie.
Près des décombres, entourés de corps sans vie, nous constations l’étendue des pertes. Les quelques survivants revenaient vers nous, en quête d’information, la menace ne planant plus dans le ciel.

Je retournais vers le corps du maire, qui gisait toujours inconscient, et dans un état grave. Il faudra faire sans lui. La situation était toujours urgente: La nuit ne tarderait pas, et les conditions hivernales n’arrangeraient rien.
Je m’en retournais vers henry, que je vis, entouré de toutes les personnes présentes qui semblaient l’écouter.
-Si nous étions sur le pont, et il à défié le dragon pour l’attirer sur le canon! Et là, on l’a eu! Mais c’était son idée!
Tout les yeux se tournèrent vers moi, et j’y distinguait une forme d’admiration. Gêné, je bafouillait: 
-Heu.. Je sais pas si le maire s’en tirera, il à pris un sacré coup. Mais il faut s’organiser. Y’a t’il un adjoint ou quelqu’un de gradé?
Tout le monde se regarda, et quand henry lança: 
-Qui pour Guillaume maire?
Tout le monde acquiesça.
-Euh... bon, bah ça c’est démocratique tiens! Aller. Commençons tout de suite! On ratisse la ville, on retrouve tout les survivants, et un bâtiment encore debout pour être à l’abris!
Tout le monde exécuta, et après une heure, nous avions regroupé les blessés à la forge, qui était un des dernier bâtiment debout, voir le seul. 
Le bilan était effarant: Nous n’étions plus qu’un cinquième de la population, sans compter ceux qui auraient pu fuir, et qui je l’espère, étaient nombreux! Mais nous ne recevrions aucune aide extérieur, les terres de Nimps étant trop reculées, et sans grand intérêts pour les grands royaumes, qui nous considéraient juste comme de petits mineures. Nous allions devoir nous débrouiller seuls.

Je regardait le reste des habitants, épuisés, les regards vides. Certains ramenaient des provisions et affaires récupérées dans les ruines.
Ils avaient besoin que quelqu’un les rassurent.
Reprenant les allures de l’ancien maire, je m’adressais au groupe réunit dans la forge:
-Habitants! Ce jour est sombre pour la ville. Nous avons certes tout perdu, mais nous avons vaincu! Maintenant, je ne vous oblige pas à rester. Vous êtes libres de quitter la ville, et retourner vers d’autre avenirs. Mais si vous restez, nous rebâtirons de nos mains cette ville, et nous deviendrons la plus grande puissance des terres environnantes! Je vous en fait le serment!

Personne ne partit, et je pus vois la détermination dans bien des regards. Personne ne voulait laisser la ville, que nous avions fondé, et dont le sacrifice nous laissait libre accès au cristaux.
Dès lors, nous nous sommes serré les coudes, pour tenir jusqu’à la fin de l’hiver.
En tant que nouveau maire, je donnais quelques consignes, non sans l’approbation d’henry, qui m’aidait à superviser. 
-On ne devrait pas aller voir la grotte maintenant? Demanda t-il.
-Si, on prend quelques hommes, et on va voir ça!
C’est donc avec un sentiment de déjà vu que je redescendait dans le puits.

Nous arrivions dans la grotte, immense, et silencieuse. Après être passé devant les corps restant de la toute première expédition à laquelle j’avais survécu, nous arrivions au centre. L’homme n’était en effet plus là, mais avais laissé dans son sillage les trois malheureux venus l’arrêter, ainsi qu’une coquille d’œuf d’enderdragon.
Je savais d’où venais cet œuf. C’était à cause de moi que tout cela avait eu lieu. Je restait à genoux à coté de la coquille, pendant que les autres fouillaient la grotte.
Mais pourquoi avait-il eu besoin de cet œuf? Cela servais t-il à asservir le dragon, pour lui donner des ordres? Dans ce cas, l’homme voulait en effet détruire la ville, pour avoir les cristaux, et un dragon à ses ordres. Il aurait été tout puissant!
Après réflexion, il aurait bien trouvé cet œuf autre part, si je ne lui avait pas vendu. Mais peu importe! Je le retrouverais, et je vengerais la ville!

Henry me tira de mes pensés:
-Rien trouvé d’autre pour l’instant, il faudra fouiller plus en détail une autre fois, nous devons remonter aider les autres. 
-Bien. Allons y.
Nous fîmes une cérémonie, pour inhumer tout les corps. Puis la vie continua son chemin, qui devint un temps sinueux pour nous.
 


IV - La reconstruction :
 
Comme attendu, après la catastrophe, aucune aide extérieur ne vint, mais la fin de l’hiver n’arriva pas à bout de la détermination de la population. J’étais fier de tous, qui se donnaient pour reconstruire la ville, sans jamais faiblir.
L’hiver passa finalement, et nous pûmes entamer la reconstruction de la ville, mais n’étant pas très nombreux, celle-ci dura plus longtemps que je ne l’eut estimée. Ainsi, pendant quelques années, nous restions isolés, reconstruisant la ville petit à petit.
Cet age fut une ère solitaire pour Crystalis, mais néanmoins, les avancées furent considérables.

Ainsi, sous l’impulsion d’henry, qui s’avéra avoir une âme d’architecte, un nouveaux style de bâtiment naquit. 
De fières maisons, assises sur un premier étage de stonebrick, avec un solide squelette de poutres massives, le tout surmonté d’un toit en tuiles apparurent. Toutes les maisons du quartier résidentiel furent construites de manière unique, les unes après les autres, ce qui prit un petit moment.
Pendant ce temps, Henry s’essaya à une première bibliothèque, qui, ne le satisfaisant pas, fut écartée. Il créa alors sa deuxième bibliothèque, bien plus complexe, impressionnante, et massive, qui reste à ce jour, le plus grand bâtiment de la ville.

Un jour, alors que je faisait le tour de la ville, un curieux personnage arriva, mi-homme, mi-bovin.
- Bonjour, on m’appelle Hearl. Je me promène depuis quelques temps dans les diverses contrées, à la visite de projets, pour éventuellement en rejoindre un!
Je n’en revenait pas! Un visiteur! C’était magnifique! Je lui faisait alors visiter la ville, lui expliquant les événements récents, et tout les chantiers restant.
Ce fut alors pour la ville un événement majeur que l’avènement de ce nouveau membre, qui s’avéra un constructeur zélé, dans la réalisation de la bibliothèque, mais aussi un très bon architecte et surtout artiste hors-pair, avec tout ses magnifiques dessins.
Mais plus que tout, son engagement redonna un nouveau coup de boost à la ville, qui commençait à ralentir. 
 
Petit à petit, la ville commença alors à s’ouvrir à l’extérieur. Notamment lorsque Henry sympathisa avec une autre ville du nom de Dolgarund, qui avait elle aussi une histoire mouvementée avec un dragon. Nous n’étions pas les seuls finalement!
Mais c’est lors d’un voyage en capitale, lorsque j’entendis une annonce publique, que Crystalis commença à sortir de l’ombre. Les Jeux Minefieldiens! Proposez votre projet! Ni une ni deux, je posais une candidature, qui fut acceptée, et nous nous retrouvions à organiser une épreuve, au sein même de la ville.
Mais pendant tout ce temps, nous avions réussi à nous enrichir suffisamment, par le biais d’exploitation, de petits travaux, de services, et nous pûmes nous offrir un service de splash, rendant l’accès à la ville beaucoup plus simple.

Aussi, la présence d’une base pirate non loin, doublé de l’insécurité constante de Nimps, et de besoins commerciaux nous amenèrent à faire construire des navires sur mesure. La ville étant séparée par un bras de mer nous donnais un accès à de lointaines contrées! Mais ce bras de mer était coupé par le pont, des récifs, et un profondeur faible, nous obligeant à construire une système bi-portuaire, constitué d’un port principale, et d’un petit port, de l’autre coté du pont.
 
La ville commença à se faire connaître, grâce aux Jeux Minefieldiens, tout d’abord, puis à l’ouverture d’un quartier commerçant bâti près du grand port, qui ne tarda pas à se remplir d’échoppes. Un taverne vit aussi le jour, pouvant accueillir des voyageurs.


 

Partie seconde :

 

Divulgacher

> L’œuf :

 

-Monsieur, venez voir, nous avons trouvé quelque-chose !

 

Tiré de mes pensées par l’appel résonnant au travers de la grotte, je m’approchais de mon interlocuteur, agenouillé devant un amas de cristaux brisés.

Depuis que nous avions vaincu le dragon qui sommeillait dans cette grotte constellée de cristaux, nous avions surtout commencé à reconstruire la ville, réduite en cendre par ce dernier, et passé l’hiver difficilement. Nous n’avions, comme nous nous en doutions, pas reçu d’aide extérieure, notre ville étant trop insignifiante pour l’empire.

Mais avec le printemps, les travaux avançaient à bon rythme et je pouvais prendre un peu de temps pour étudier le contenu de la grotte et me renseigner sur les dragons. Nous n’en savions pour l’instant peu, mis à part que celui qui avait déclenché l’anéantissement de la ville en réveillant le dragon, convoitait ces cristaux ; magiques selon lui.

- Regardez, sous ce tas de cristaux brisés, on voit quelque-chose.

Je me penchais avec une grimace ; la chute du pont m’avait laissé quelques séquelles ; et regardais au travers de l’enchevêtrement. Cet amas n’était pas naturel et semblait avoir été créé par le dragon, comme pour protéger quelque-chose.

- On dirait des... des œufs ?

- il semblerait Monsieur.

Cette nouvelle me laissa un moment silencieux. Si à première vu cela semblait formidable, de nombreux autres dangers, menaces et convoitises allaient arriver.

Je devais en savoir plus, m’informer sur toutes ces choses pour les tourner à notre avantage. Nous devions cependant garder un silence total sur le sujet, pour nous protéger nous, les œufs et les cristaux.

Je me relevais :

-N’en dites rien à personne, je dois en savoir plus avant de prendre une décision. Et gardez l’entrée de la grotte jour et nuit, verrouillez-la.

Je rentrais à la mairie pour donner des directives puis rentrais chez moi pour préparer mon bagage : Je partais quelques jours effectuer des recherches dans les bibliothèques de l’empire.

 

 

> Recherches :

  

Je laissais volontairement peu de personnes au courant de ce voyage, pour ne pas éveiller de soupçons, et c’est tôt, un doux matin de printemps, que je prenais le chemin sur l’un des chevaux restant de la ville.

Me retournant, j’observais Crystalis, dont l’état s’améliorait. Henry avait dessiné un nouveau style d’habitations plus robustes, et plusieurs commençaient à voir le jour.

Après les longs jours de trajet nous séparant de la capitale, je me dirigeais directement vers la bibliothèque impériale.

J’interpellais un archiviste :

- Bonjour, je suis à la recherche d’ouvrages sur... hum…Les dragons... pour un exposé à l’académie de... euh Simurgh.

- Pas de problèmes, ceux accessibles au public sont dans la section au fond là-bas.

Je le remerciais et allais trouver les ouvrages indiqués. Malheureusement, ils ne me fournirent pas beaucoup d’informations. Je pu néanmoins relever un détail intéressant : Ils existaient plusieurs espèces de dragons, ceux de l’End, les plus connus, d’autres espèces, mais surtout, les dragons de Cristal, tirant leurs noms de cristaux magiques auxquels ils seraient liés. Cela ressemblait fortement à ce à quoi nous avions à faire, malheureusement, l’ouvrage ne contenait qu’une simple mention de ces derniers, rien de plus.

 

En recherche de plus réponses, un détail me revint en tête. Je retournais vers l’archiviste :

- excusez-moi, vous m’avez dit ouvrages publics, il en existe d’autres ?

- Oui, il y a une section privée, disponible sur autorisation spéciale des gouverneurs eux même.

Je ne pouvais pas obtenir cette autorisation sans éveiller de soupçons. Après un long débat intérieur, je me résolu à m’introduire par effraction dans la section fermée.

J’analysais alors minutieusement les lieux, s’il y avait des gardiens, et les habitudes des archivistes, tout en faisant mine de consulter des ouvrages au hasard. Aux alentours de midi, la bibliothèque se vida, ne laissant que l’archiviste et quelques autres personnes plongées dans leur lecture. M’approchant de la porte pour l’analyser et mettre au point mon infiltration, je saisissais un livre à proximité : «Labes Style». Ouvrant une page au hasard, j’haussais un sourcil. J’y lisais ‘Budubudubudubudubudu…’. Relevant la tête, je vis l’archiviste partir ranger une pile de livre. Plus personne en vue. Je me retournais vers la porte, dotée d’une simple serrure. Sortant de quoi la crocheter, je rentrais et la refermais derrière moi en grommelant.

-Paye ton infiltration, toute une matinée d’observations pour ça...

Parcourant alors les rayons poussiéreux à la recherche d’ouvrages, j’en trouvait enfin un abordant les dragons. A en juger par les traces dans la poussière, il avait été consulté récemment.

Était-ce le responsable de la destruction de la ville ? Renfrogné à cette idée, j’ouvrais le vieil ouvrage et restait figé.

On y trouvait toutes sortes de procédés occultes sur les dragons. Je trouvais alors une page décrivant comment asservir un dragon. J’avais vu juste, cela nécessitait de sacrifier un autre dragon. Un œuf d’enderdragon suffisait donc.

A la fin de l’ouvrage, choqué par toutes les atrocités que l’on pouvait faire subir aux dragons, je reconsidérais mes sentiments à leur égard. Celui que j’avais tué agissait sous la contrainte d’un maléfice. Pourquoi le haïr alors que seul l’homme le contrôlant était fautif ? Après tout, même mystique et emprunts de magie, les dragons restaient des reptiles très intelligents qui pouvaient ne pas être agressifs.

Un éclair me traversa l’esprit.

Des reptiles ?

Sortant discrètement de la section, après avoir relevé les quelques informations sur les cristaux, je me dirigeais vers la section botanique, rayon animaux, catégorie reptile, et saisissais un livre.

 

Sortant de la bibliothèque, je me rendais au quartier mage, dans l’idée de me renseigner sur mon mystérieux ennemi. Il me fallait le retrouver et lui faire payer.

Malheureusement, personne ne reconnut ma description.

 

 

> L’ordre Dragonique:

 

De retour à Crystalis, et après une mûre réflexion sur la route, j’avais une décision à mettre en place.

Les dragons et les cristaux devaient faire l’objet de recherches approfondies, pour pouvoir en tirer le meilleur pour la ville. J’ordonnais alors la création d’une institution pour orienter ces recherches et les conserver.

Dès lors, cette institution pris le nom de l’Ordre Dragonique.   

 

Quelques temps après la création de l’ordre, la ville s’était en partie reconstruite, et se voyait dotée d’une abbaye siège de recherches et d’études de l’Ordre. Aussi, une église était à l’étude, pour offrir un lieu de vénération des dragons de cristal, et dont la structure sertie de cristaux permettrait de concentrer leur énergie.

Des semaines durant, à la tête des recherches, j’étudiais les œufs de dragons en cherchant un moyen de conditionner la couvaison pour que les dragons soient moins grands à l'âge adulte.

J’avais, pour cela, fait le pari que leur évolution soit une évolution de reptile.

Cependant, ils avaient un fort lien avec les cristaux et en observant l’amas de cristaux servant de nid aux œufs, nous avions pu déterminer quelques paramètres permettant l’éclosion optimale. L’énergie des cristaux en était l’un des principaux, et le clocher de l’église allait être doté d’un emplacement ou cette énergie convergeait et où chaque œuf devrait séjourner un moment pour être précisément irradié.

Au fil des mois, nous avions également collecté le maximum d’information sur les dragons, à travers toutes les bibliothèques de l’empire, et nous les consignions toutes dans un épais ouvrage conservé au sein du monastère.

Je tenais à ne pas faire souffrir ces dragons, et peut être tenter de les apprivoiser.

Cependant, les recherches avançaient, mais nous ne parvenions pas à arriver à nos fins.

Il nous manquait toujours des informations.

 

 

> Retour :

  

Sortant un soir de printemps de l’abbaye à une heure tardive, j’observais le ciel étoilé. Il était splendide. Voyant de la lumière à la maison de l’ancien maire ; qui possédait une coupole d’observation ; je décidais d’y monter pour scruter le ciel avec lui.

Diminué par sa blessure lors de l’effondrement de la mairie, il avait voulu se consacrer à l’observation astronomique, et je lui avais fait construire cet observatoire.

- Tu fais bien de prendre ce point de vue concernant les dragons. Il paraîtrait logique que nous les détestions après ce que la ville a vécu. Mais après tout, presque tout le monde les voit comme des monstres. Ton pari est risqué, mais qui sait ce qu’ils nous apporteront si nous les apprivoisions.

Il me répétait souvent cela, et me donnait des conseils pour gérer la ville, tout en observant les étoiles à travers son télescope.

- Tiens, regarde celle-ci, elle est teintée de cyan, comme notre blason.

Je regardais à mon tour

- Ah oui, elle est belle ! Tiens, c’est étrange, on dirait qu’il y a de la fumée qui passe devant.

De la fumée ? Nous réagîmes rapidement en nous précipitant à la fenêtre.

- Mince, qu’est ce qui se passe en bas ?

Près du petit port en construction, nos barques brûlaient, au milieu de navires arborant des pavillons noirs.

-Des pirates ? Ils nous attaquent, je vais descendre organiser les défenses !

L’ex maire me retint :

- Non, regarde la ville, ils sont déjà partout, ils nous ont pris par surprise en s’infiltrant de partout, il faut que tu partes avant qu’ils nous trouvent, passe par la porte à l’arrière, va te cacher dans les montagnes.

Je regardais en contrebas, toute la ville grouillait de pirates, avec quelques rares combats çà et là. Mais surtout, des silhouettes grimpaient vers l’observatoire.

- File guillaume, je te couvre le temps que tu t’éloignes, je ne pourrais pas te suivre avec ma blessure de toute façon.

Sortant à l’arrière alors que des pirates défonçaient la porte d’entrée, je m’enfonçais dans la pénombre hors de la ville.

Je restais caché à proximité, et observait la prise de la ville, impuissant.

Nous étions sans armes, la majorité de nos structures défensives étant inachevées, surtout au niveau maritime. Nous ne nous attendions pas à une telle attaque.

De loin, je voyais les pirates rassembler les habitants à côté de l’église.

Je ne comprenais pas pourquoi ils nous avaient attaqué. Peut-être pour les cristaux, bien que nous eussions fait notre possible pour ne pas ébruiter leur existence.

Alors, au milieu d’eux, j’aperçus un homme, en cape verte.

Je rageais intérieurement.

Lui. Il est revenu, il se sert de la soif de richesse des pirates pour nous battre.

 

Ce bandit ne s’en sortirait pas comme ça, je me jurais de lui faire payer personnellement.

Continuant mon observation, je le vis rassembler les membres de l’ordre, et rentrer dans l’abbaye. Il était évident qu’il allait récupérer toutes nos recherches et s’en servir à des fins destructrices.

Ils ne me savaient pas encore échappé, mais cela ne saurait tarder, il me fallait agir vite pour l’empêcher de faire quoi que ce soit.

Tournant alors autour de la ville pour trouver des possibilités, je remarquais qu’il ne sortait pas de l’abbaye. C’était mauvais signe...

 

 

> L'aide :

 

Me reposant dans un buisson non loin de l’entrée de la ville, je réfléchissais à mon plan d’infiltration. Mais seul, tout était compliqué et trop dangereux.

Je ne pouvais pas faire appel à des forces armées plus grandes, au risque qu’elles s’emparent à leur tour des cristaux.

 

Je me réveillais en sursaut. Quelqu’un m’écrasait de tout son poids. Pensant être pris, je me débattais et projetais mon assaillant.

- Oh du calme Guillaume, on peut même plus te faire de blague ?

- Saboteur ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?

- Toi, pourquoi tu fais une sieste dans un buisson loin de ta ville ?

-Euh… C’est une longue histoire, en gros je me suis fait piquer ma ville…

-Quoi ? Ah mais ça va pas le faire ça, j’avais besoin de toi.

Il me montrait son œil, dans lequel une écaille de dragon était logée.

- D’après ce que je sais, tu as fait pas mal de recherches sur les dragons avec ton ordre draconique!

- Dragonique. Oui, sauf que pour l’instant y’a l’autre sac qui l’occupe avec l’aide de pirates, et il a toutes nos archives...

- Bah, on peut aller les chercher non ?

- C’est mon plan, mais seul je ne pouvais pas me débrouiller, alors tu vas m’aider.

Nous mîmes alors sur pied un plan d’infiltration de la ville :

Pendant que Saboteur faisait diversion, j’allais récupérer le livre avec toutes les informations principales.

 

 

> Infiltration :

 

 

Tout était prêt, il faisait nuit, nous étions dans Crystalis, sur une petite île marécageuse où siégeait une vieille tour de garde. J’aimais bien cette tour, vestige de l’ancienne ville. Je faisais tout pour la garder.

 

- Aller, bonne chance à toi Sabo, déchaîne-toi mais ne casse pas tout hein !

Il me regarda en me faisant un clin d’œil, puis partit en nageant vers le pont. Je le vis alors escalader un pilier et arriver sur le tablier, ou il assomma directement deux pirates en patrouille.

Mon ennemi n’était plus dans l’abbaye à cette heure. Je n’avais qu'à me débarrasser des gardes.

Je me faufilais vers l’abbaye lorsque j’entendis une explosion en provenance du pont.

Une grande partie des gardes accoururent dans cette direction, me laissant le champ relativement libre.

Regardant vers le port, je vis un bateau pirate en feu, sombrant dans les eaux.

Passant par le cimetière et la crypte sous l’église, je m’introduisais directement dans les sous-sols de l’abbaye par un passage secret.

Surprenant un pirate en faction, je l’envoyais sucrer les fraises. Heureusement pour moi, la majorité des gardes étaient à l’étage supérieur, ne se doutant pas qu’on pouvait s’introduire comme je l’avais fait.

Je devais agir vite, la diversion de Saboteur n’allait pas durer.

Je me précipitais vers la zone de recherche, assommant encore quelques gardes dont la plupart étaient déjà endormis à cette heure tardive.

Voyant l’ouvrage que je cherchais, je m’en approchais lorsque je vis un mouvement sur ma droite.

Par réflexe, je dégainais mon épée, m’apprêtant à bondir.

Mais ce n’était pas quelqu’un ; dans une cage, un petit dragon aux écailles cyan me dévisageait l’air curieux.

J’en restais bouche bée

- Ils ont réussi à te faire éclore. Que tu es mignon toi, viens, on va te sortir de là sinon ils vont te faire du mal !

Je brisais le verrou d’un coup de pommeau et ouvrais la cage, mais il semblait hésiter.

J’entendis alors des pas dans mon dos. Me retournant, je contrais un coup de hache d’un pirate et lui fauchait les jambes d’un coup de pied, l’assommant au passage. Un autre pirate me chargea et m’envoya contre un mur de l’autre côté de la pièce. Sonné, je le regardais lever une dague pour m’asséner un coup lorsqu'une tâche cyan passa entre nous et alla se fixer sur le visage du pirate, qui se mit à hurler.

Le petit dragon lui lacéra le visage, toutes griffes sorties.

J’en profitait pour me relever, et assommer le pirate.

-Aller viens mon petit, il faut qu’on s’en aille d’ici, ces cris ont dû alerter d’autres gardes.

Le dragon sauta sur mon épaule

- Eh bien, j’ai l’impression qu’on va bien s’entendre tous les deux !

Je saisissais le livre et me faufilais dans le passage secret tandis qu’une dizaine de pirates déboulaient dans le sous-sol. Moins une.

Sortant par le cimetière j’entendis quelqu’un près de l’abbaye qui semblait en colère :

- MAIS COMMENT VOUS AVEZ PU LAISSER ENTRER QUELQU’UN ICI ? BANDE D'INCOMPÉTENTS ! QUE L’ON PARTE À SA RECHERCHE IMMÉDIATEMENT, ET NE RENTREZ PAS SANS LUI, LE LIVRE ET LE DRAGON !

Je reconnu la voix de mon ennemi. Sans ce livre, il ne pourra que difficilement recommencer les manipulations pour faire éclore d’autres dragons. Pour le moment, il me fallait surtout m’éloigner et retrouver Sabo pour l’aider à mon tour.

 

Arrivant discrètement à notre lieu de rendez-vous, je vis Saboteur en train de nettoyer ses armes, son petit piaf sur l’épaule.

 

- Eh ben, t’en a mis tu temps, et au fait t’es pas discret, je t’ai repéré depuis un moment dans tes buissons !

- Oh ça va. Ça n’a pas été trop compliqué pour toi ?

- Un jeu d’enfant, je me suis défoulé, mais ils sont mous tes pirates.

- Bah, si tu as pu t’amuser. Regarde, j’ai le livre, voyons si on peut faire quelque-chose pour toi.

- Oh toi aussi tu t’es trouvé un animal de compagnie on dirait !

- Oui, un bébé dragon qu’ils ont réussi à faire éclore.

Posant le dragon au sol, il se dirigea vers le piaf qui le regardait.

-Il va pas me bouffer mon piaf ton dragon ?

- C’est pas un piaf, ça ressemble à autre chose.

Les deux petites bêtes se mirent alors à jouer ensemble, pour notre plus grand plaisir.

Feuilletant l’ouvrage, nous cherchâmes des informations, mais rien ne correspondait à ce qu’avait Sabo. En revanche, je pu identifier le volatile de Sabo comme étant une vouivre.

- Bon, désolé Sabo, c’est tout ce que je peux faire pour toi, merci en tout cas pour ton aide.

- Oh, t’inquiète, je vais continuer mes recherches de mon côté, mais tu vas faire quoi toi maintenant ?

- Je vais m’exiler un moment pour étudier et éduquer ce dragon, et préparer ma vengeance. Je dois récupérer ma ville.

- Bonne chance à toi alors. On se revoit après tout ça.

- Merci, toi aussi. A bientôt Sabo.

Nous nous séparâmes, suivant chacun notre mission.

 

 

> Exil :

 

Un exil. Voilà à quoi j’en étais réduit. Ma vengeance n’en serais que plus terrible.

Ayant besoin d’un lieu isolé, je me dirigeais vers une île que j’avais découvert auparavant, à bonne distance de Crystalis pour ne pas être repéré. Cette minuscule île tropicale loin de toute côte me permettait de voir toute menace approcher.

Bâtissant une cabane dans un renfoncement rocheux, je ne négligeais pas mon confort en me fabriquant également un transat sur la plage.

Je passais ainsi le plus clair de mon temps à étudier et compléter l’ouvrage sur les dragons, à éduquer le bébé dragon grandissant, et pécher pour nous nourrir.

Aussi, ayant récupérer des fragments de cristaux dans l’abbaye, je tentais des expériences pour voir s’ils étaient réellement « magiques ».

Un jour, nageant autour de l’île, j’aperçus une petite cavité au fond de l’eau. M’y introduisant, je trouvais un mécanisme actionnant une porte cachée dans la cavité. Je l’actionnais, et une porte s’ouvrit, découvrant un vieux temple sous l’île.

J’entrepris de l’aménager en un petit laboratoire, qui me servit aussi de cache lors des visites de pirates. Ils leur arrivaient d’accoster pour fouiller l’endroit. Je m’appliquais alors à ne pas laisser d’indices à l’extérieur.

 

Durant mon exil, je mettais lentement en place mon plan de vengeance.

Je connaissais la ville mieux que personne, et cela servait à mon avantage.

Pas un passage secret ne m’étais inconnu, c’est moi qui les avait faits en majorité.

 

Mon petit dragon grandissait, et je réfléchissais toujours à un nom.

Un lien s’était créé entre nous, et je l’éduquais de mon mieux.

Pensivement, je jouais avec lui, lançant en l’air des morceaux de cristaux, qu’il attrapait au vol.

Je devais libérer tous les habitants de la ville, mes amis, et affronter une bonne fois pour toute mon ennemi. Mais je n’avais pas d’arme autres qu’une simple épée. Je ne pouvais risquer d’amener mon dragon, qui tomberait entre de mauvaises mains.

Et je ne trouvais toujours aucune utilité aux cristaux.

Malgré de longues manipulations sur les fragments en ma possession, je n’obtenais aucun résultat. Fatigué, je regardais mon dragon en train de cracher ses premières flammes sur un morceau de Lapis-lazuli.

 - Woua, C’est bien mon grand !

Il me regarda alors et fis rouler l’éclat de lapis vers moi d’un coup de patte.

 - Qu’y a-t-il, pourquoi tu me regarde comme ça ?

Il regardait tour à tour le fragment de cristal, et de lapis.

Intrigué, je rapprochais le cristal de la pierre chauffée, et perçus un crépitement. Surpris, je lâchais le cristal qui percuta le lapis.

Un rayon énergétique fut dégagé du cristal et vint percuter le plafond dans une petite explosion. Béat, je regardais l’impact alors que mon dragon, abordais un air fier.

- Haha, merci bonhomme, je crois que j’ai trouvé mon arme.

 

Après plus d’expériences, j’en vint à la conclusion suivante :

Le lapis-lazuli chauffé permettait de concentrer et diriger une dose d’énergie qui se libérait du cristal sous forme de rayon. Plus le lapis est chaud, plus le rayon est puissant. Mais les cristaux s’épuisaient et il fallait les changer.

Bricolant alors plusieurs jours, je parvins à me fabriquer des petits canons à énergie.

 

Le principe était simple, un percuteur en lapis chauffé par une petite torche venait frapper l’arrière du cristal, déclenchant le rayon. La torche s’allumait avec un petit briquet intégré, et une fois le percuteur chauffé, je pouvais effectuer plusieurs tirs jusqu’à épuisement du cristal que je pouvais alors changer.

Je fis une nouvelle expédition à Crystalis pour récupérer des fragments de cristaux dans la grotte. Ce fut un jeu d’enfant, connaissant les accès cachés à cette dernière. Il me faudrait d’ailleurs les sécuriser plus tard.

Au bout de minutieuses préparations, mon plan était fin prêt. La seule véritable inconnue du déroulement était la puissance de celui que j’allais enfin affronter.

 

 

> Revanche :

 

- Aller, c’est parti !

 

Je me motivais et allais quitter l’île ou je résidais depuis plusieurs semaines. Mon dragon me regardait en penchant la tête, l’air triste.

- Non mon grand, tu restes là, c’est trop dangereux ou je vais, surtout pour toi. Et je ne veux pas qu’on te fasse de mal. Reste caché ici, je reviendrais bientôt.

Il fit un hochement de tête et me regarda m’éloigner en barque. C’est fou ce qu’on arrivait à se comprendre.

Arrivant de nuit aux abords de Crystalis, je me faufilais par les montagnes. Passant sous l’observatoire à flanc de falaise, j’observais le lac en contrebas en espérant ne pas tomber.

Rampant dans les hautes herbes j’atteignis un petit lac en bas de la pente. Celui-ci me permettait de pénétrer dans l’église ou les habitants de Crystalis étaient parqués et enchainés pour la nuit.

Sortant derrière l’hôtel par une trappe secrète, je libérais les habitants à proximité. La porte principale étant fermée, nous pûmes sans bruit nous débarrasser des quelques gardes à l'intérieur, et libérer tous les prisonniers. Je retrouvais alors Henry.

- T’en a mis du temps, ça fait des semaines qu’ils nous font bosser, on a refait toutes les murailles autour de la ville déjà.

- Oh, c’est bien ça, on n’aura pas à le faire plus tard.

- T’es sérieux guillaume ?

- Hem, désolé. Bon, alors écoutez-moi, on va s’en sortir. Vous allez rejoindre la forge par les galeries, prendre toutes les armes que vous pourrez, et attendre mon signal. Restez bien groupés, je vais essayer de me débarrasser de leur chef. Les autres fuiront.

- Mais comment ? Il nous a dissuadé de nous révolter en nous montrant ses pouvoirs. C’est un mage puissant. Il te fraudait au moins des armes magiques.

- J'ai quelque chose en réserve, on verra si ça marche. Il ne devrait pas s'attendre à ce que je puisse faire ça.

Henry acquiesça et dirigea toutes les personnes en état de se battre vers la forge. Les plus faibles resteraient cachées dans les souterrains. 

Il nous fallait maintenant vider la ville des envahisseurs.

Sortant à découvert sur le parvis de l'écurie, je criais :

- OU EST LE CHEF ICI ?

Alertés, des pirates accoururent, me virent et commencèrent à me charger, mais une voix les arrêta :

- Arrêtez, je m’en occupe.

Un homme, vêtu d’une cape verte s’approcha de moi.

- Oh, mais ne serait-ce pas là le maire de cette charmante petite ville ? Ravi de te rencontrer, nous te cherchions.

Je fulminais, il était enfin là, en face de moi.

- Qui es-tu, salaud, pour t’en prendre à ma ville, par deux fois ?

- Oh, c’est vrai, je ne me suis jamais présenté, je suis Vigo. Et il se trouve que votre ville se trouve sur des choses précieuses que je cherche depuis longtemps. D’ailleurs, tu me feras le plaisir de me rendre le livre que tu as volé ainsi que le dragon que j’ai fait éclore. J’en ai encore l'utilité.

- Tu n’auras rien d’autre que la douleur, je vais venger cette ville qui a trop souffert de tes méfaits.

- Oh, voyez-vous ça, je n’ai eu aucun problème à m’emparer de cette misérable ville et exploiter ses habitants. C’est quand même marrant d’ailleurs que c’est toi qui m’ait vendu l’œuf pour détruire ta propre ville. Tu veux te venger c’est ça ?

- Oui, je te défi à un contre un.

Il semblait amusé et regardais mon épée à mon côté.      

- Avec ça ?

- Voyons ce que tu as dans le ventre, je vais t’arracher les tripes !

Je m’élançais vers lui, dégainant mon arme. Mais d’un geste de sa main, il me propulsa en arrière avec une force invisible.

- Bat toi comme un homme, avec une arme, pas avec ta magie, sale lâche !

- Bien, dérouillons-nous un peu.

Vigo se retourna et saisit une hache à un pirate avant de se jeter sur moi.

Je devais lui tenir tête en combat singulier pour gagner un peu de temps.

Il me donna un grand coup vertical, que j’esquivais d’une roulade sur le côté. Je contre attaquais en tentant d’atteindre son ventre, mais il para aisément mon coup avant de me décocher un coup de pied dans le bras. Je faillis lâcher mon arme mais me redressais et attaquais à nouveau. Bloquant mon épée avec sa hache, Vigo me lança :

- Tu n’es vraiment pas de taille à m’affronter, tu as de la chance que j’ai envie de m’amuser.

Je commençais déjà à faiblir, et ses coups étaient de plus en plus forts.

Près de nous, les pirates se regroupaient pour nous regarder en me huant.

Esquivant un nouveau coup, je répliquais :

- Tu ne vas pas t’amuser longtemps je crains.

Bondissant en arrière, je criais de toutes mes forces :

- POUR CRYSTALIS !

Alors que Vigo et les pirates mes regardaient sans comprendre, une autre clameur me répondit, depuis la forge.

Derrière les pirates, toute la population de la ville chargeait en hurlant, armes en mains.

- Bien. Tu as raison, arrêtons de nous amuser.

Sur ces mots, Vigo me lança sa hache, que je déviais avec mon épée.

Alors que les pirates faisaient face à la vague, il commença à charger un sort qu'il lança dans ma direction. Une puissante décharge vint frapper l’emplacement que je venais de quitter en sautant sur le côté.

- Ta petite révolution n’ira nulle part, vous ne pouvez rien contre moi.

Esquivant une nouvelle décharge, je me cachais derrière un arbre et narguais mon assaillant :

- Loupé ! C’est tout ce que tu peux faire avec ta magie de pacotille ?

Courant vers un autre abri, je m'approchais d'une charrette, qui me cachait de la vue de mon ennemi, sortais un canon à cristal et allumait la flamme sous le percuteur.

Vigo lança une nouvelle décharge dans ma direction, et la charrette entière fut pulvérisée dans une gerbe de flammes.

Le souffle de l'explosion me propulsa en arrière et la chaleur dégagée m'assaillit. Je dû me protéger le visage. Cela me rappelait mon combat contre le dragon sur le pont.

Découvrant mon visage, je vis alors Vigo traverser les flammes de la charrette, insensible, comme une vision démoniaque.

Il chargea un nouveau sort. J'étais encore au sol, devant lui, à sa merci.

- Tu n'auras jamais nos cristaux.

- Si.

- Ton lacet est défait.

Alors qu'il baissait les yeux par réflexe, je me relevais en bondissant pour pouvoir esquiver son attaque, mais il fut plus rapide et lança sa décharge. Une boule de feu frôla mon pied gauche.

Dans mon élan, je roulais plus loin et voulant me relever, je posais mon pied dans un trou, perdis appui et chutais à nouveau.

Regardant alors le sol en maudissant le trou, je me rendis compte avec effroi que je n'avais pas mis le pied dans un trou car il n'y avait pas de trou... ni de pied...

Ma jambe gauche était sectionnée à mi-hauteur du tibia, dans un moignon fumant cautérisé par le feu.

Vigo s'approcha de moi :

- Oh, on dirait que tu as perdu pied !

Alors qu'il riait de sa propre blague, je reprenais mes esprits et sortais mon canon à cristal et le braquait sur lui.

- Je met le pied ou je veux

Alors qu’il se reprenait, je pressais la détente de mon arme. Le percuteur chauffé vint frapper le cristal et la décharge partit

Surpris, Vigo ne put réagir, et une explosion au niveau de son torse le projeta sur le sol.

Je me relevais tant bien que mal, me jetais sur lui vers lui et lui assénais un coup dans la tête à l'aide d'un morceau de la charrette, pour être sûr qu'il soit inconscient.

Cependant, je ne l’avais pas vraiment blessé. Sa cape semblait l’avoir protégé du rayon et de l’explosion.

L’attachant avec une corde tirée des restes de la charrette, je me dirigeais à cloche pied vers la mêlée opposant habitants et pirates.

Je les hélais :

- Vigo est tombé, partez tant que vous le pouvez !

Quelques pirates se retournèrent et m’approchaient interloqués par ce nouvel unijambiste, mais je braquais mon arme sur eux et tirais de nouveau.

Une nouvelle décharge fila vers eux avant d’en percuter un dans une explosion.

Ceux que le rayon avait frôlé tombèrent au sol en gémissant, et se couvrant les zones ayant été les plus proches du rayon.

- Oh, intéressant, dégâts de zone !

Saisissant un nouveau cristal pour recharger mon arme, je le déchargeais à nouveau sur les pirates qui tombaient par dizaines.

Affolés, les autres commencèrent à battre en retraite, et j’ordonnais aux habitants de les chasser de la ville jusqu’au dernier.

Alors que le soleil se levait, je dévisageais Vigo, toujours ligoté et inconscient. Les derniers pirates avaient quitté la ville à la nage, et nous nous attelions déjà à réparer les quelques dégâts de la bataille. Heureusement, nous n’avions eu que peu de pertes.

Henry, Hearl, Loich, Remich, Pierrot et Appa étaient autour de moi pendant que je leur expliquais les événements :

- C’est Vigo qui est à la cause de tous nos problèmes, je vais l’amener à la capitale pour le remettre aux autorités.

 

Plus tard, après avoir réveillé et interrogé Vigo sous bonne garde, nous avions appris qu’il était à l’origine de méfaits dans tout l’empire. Sa tête était d’ailleurs mise à prix, et une grosse récompense était offerte pour sa capture.

De nouvelles stratégies défensives furent mises en place pour ne pas se faire envahir aussi facilement.

Je pris le temps de me fabriquer une prothèse de fortune pour pouvoir marcher convenablement, prévoyant d'en faire une plus sophistiqué par la suite.

 

Remettant le livre en sécurité dans l'abbaye, je demandais à Henry d'aller chercher le dragonnet sur mon île, en lui confiant mon pistolet à cristal afin qu'il puisse prouver qu'il était avec moi.

De retour un peu plus tard, henry s'approcha de moi, le dragon volant au-dessus de lui.

- Eh ben, il a pas été facile à ramener, il veut tout juste me faire confiance grâce au cristal, tu es sûr qu'on va pouvoir en faire quelque-chose ?

- Certain.

A peine m'aperçut-il, le dragonnet se rua vers moi et s'enroula autour de mon cou en me léchant le visage tandis que je lui grattais la tête.

- Oh oui, moi aussi je suis content de te voir mon grand, tu m'avais manqué.

Henry me regardait bouche bée :

- Ah d'accord, vous avez l'air de bien vous entendre tous les deux. Il fait ça qu'à toi on dirait.

- Oui, apparemment ces dragons développent un lien avec ceux qui les élèvent. Peut-être pourrons nous les apprivoiser pour qu’ils nous aident à défendre la ville et les Cristaux.

- Des dragonniers ? Cool, je peux avoir un dragon dit ?

- Haha, on verra. On s'occupera de ça plus tard, j'ai d'autres choses à régler.

 

Pour l’heure, je devais me rendre en capitale. Aussi, j’y pensais depuis un moment, je voulais poser ma candidature à l’académie de chevalerie. Alors que je commençais à être connu dans l’empire, cette capture pouvait être mon billet d’entrée.

 

 

> Retrouvailles :

 

J’arrivais en capitale, accompagné de Vigo solidement ligoté et bâillonné.

 

Ce criminel allait enfin répondre de ses actes devant la justice de l’empire lorsque je l’aurais déposé à la chevalerie.

J’en profiterais aussi pour déposer ma lettre de candidature pour devenir chevalier de l’empire. Cette capture avait été risquée, avec un homme aussi puissant que Vigo, et cela ne pouvait que m’attirer les faveurs des dirigeants de l’empire.

Aussi, je me dirigeais vers la taverne du Classic Midnight ou j’avais donné rendez-vous à Saboteur, en espérant que tout s’était aussi bien déroulé pour lui que pour moi.

Arrivant devant la taverne, je remarquais un cheval attaché là avec une énorme tête d’un monstre accroché à la selle.

- Mais qu’est-ce que c’est que ce truc horrible ? Me dis-je.

Je rentrais dans la taverne en poussant mon ennemi devant moi.

Celle-ci était bondée de personnes buvant, chantant, ou faisant simplement du bruit, mais un silence s’installa à mon arrivée.

Une voix m’interpella alors :

- Guillaume ?

Je me retournais vers mon interlocuteur. A côté de lui, le gérant de la taverne, Wariow répéta, l’air perdu :

- Guillaume ?

Je reconnu alors Thalkion, un vieil ami Celte avec qui j’avais travaillé sur Ronceltiq auparavant. Souriant, je balançais mon prisonnier dans un coin de la taverne, l’assommant au passage, et vint m’asseoir près de Thalkion.

- Comment ça va vieille branche ?! Me demanda t’il en me serrant la main.

- Bah écoute, tranquillement, depuis que j’ai réglé mes petits problèmes.

Je jetais un coup d’œil vers Vigo gisant plus loin.

- Il a l’air dans un piteux état, tu le maltraites ?

- Oh, il le mérite, ne t’inquiète pas.

Wariow, toujours présent, me regardait étonné. Thal’ nous présenta alors :

- Wariow, je te présente Guillaume, le Maire de Crystalis ! Guillaume, voici Wariow, Amiral de la Garde, et tavernier renommé

- Bonsoir Wariow, je t’avais déjà croisé, mais nous ne nous étions jamais parlé. J’ai d’ailleurs entendu dire que tu diriges un chantier naval. Je crois que je reviendrais te voir pour une petite commande. Crystalis a besoin de défense maritimes.

- Oh, je suis ton homme, mes navires sont très réputés, reviens me voir plus tard sur Middenheim, je te montrerais les modèles.

- Parfait, merci à toi. Et d’ailleurs Thal’, comment va Ronceltiq ?

Il m’expliqua alors les événements récents. J’avais été membre de la couronne un petit moment lors de mes voyages, et j’avais pu me rendre utile auprès des celtes. Je travaillais d’ailleurs encore un peu avec Thalkion sur des plans de restauration. Mais le peuple celte s’était peu à peu étiolé et éparpillé à travers l’empire malgré les efforts pour tenter de garder une certaine cohésion.

Finissant ma bière en même temps que son récit, je changeais alors de sujet :

- Et sinon Thal', qu'est-ce que tu as ramené sur les flancs de ton cheval ?

- Je vais présenter ma candidature à l’académie de chevalerie demain matin, cette tête me sert de trophée en quelque sorte.

J’allais réagir à cette heureuse nouvelle, un autre postulant à la chevalerie, cela nous permettrait de nous entraîner ensembles, mais je fus coupé par l’injonction d’un serveur à l’entrée :

- Non monsieur, j'insiste, vous ne pouvez pas entrer !

- Mais si, mais si ! Poussez-vous, j'ai rendez-vous qui m’attend !

Je reconnu immédiatement Saboteur, qui tentait de pousser le serveur. Je m’apprêtais à aller l’accueillir, mais ce fut Wariow qui me devança :

- Laisse le passer, ou sinon tu vas aller à la plonge ! Et toi Saboteur, ne vas pas salir ma taverne ... ET RANGE CE SAC MILLE MILLIONS DE MILLES SABORDS !"

Puis il repartit en grommelant.

Saboteur était en effet particulièrement sale, ses vêtements tachés de sang et ses bottes pleines de boues. Son gros sac en toile était également imprégné de sang, et quelques gouttes en tombaient.

J’appelais Saboteur à notre table, et le présentait à Thalkion :

- Ah, Sabo, je t’attendais. Thal' voici Saboteur, dirigeant de Dolgarund. Sabo, voici Thalkion, un vieil ami de Ronceltiq.

Ils se saluèrent et j’interrogeais Saboteur :

- Alors, comment s’est passée ta petite aventure ?

- Hé bien pas trop mal vois-tu, Après notre infiltration à Crystalis, j’ai continué mes recherches, et ai croisé quelques bandits. Paix à leurs âmes. J’en ai d’ailleurs ramené quelques morceaux en trophée. Ça me servira pour ma candidature à l’académie de chevalerie.

Voyant l’air étonné de Thalkion, je rigolais doucement :

- Hé bien on sera trois demain matin à aller à la chevalerie on dirait ! Aller, une tournée pour fêter ça !

- Bon, et toi sur Crystalis, comment ça se passe ?

- J’ai pu avoir ma revanche, ça n’a pas été simple mais j’ai enfin eu ce scélérat. Je l’ai envoyé dormir dans le coin là-bas. Un beau petit trophée.

Nous bûmes un coup et saboteur enchaîna :

- Et toi Thalkion, qu’as-tu comme trophée alors ?

- La tête sur mon cheval dehors, et ça.

Il sortit alors une belle épée aux matériaux qui m’étaient inconnus et brillant légèrement. Cette lame était pour le moins remarquable.

- Je l’ai récupérée après une rude bataille.

Sabo rapporta alors de nouvelles bières et en leva une :

- Messieurs, à notre candidature chevalière, et à nos aventures !

Trinquant, nous vidâmes les chopes avant de commander une autre tournée.

La soirée était bien avancée, et après de dures négociations, nous avions pu obtenir de rester seuls dans la taverne plus longtemps.

Les bières s’enchaînaient, et après plusieurs jeux à boire, nous en étions arrivés à faire une pyramide de chope vides. Le but était de faire la plus haute structure possible sans rien faire tomber, au risque de payer sa tournée. A un moment, Saboteur, qui avait réussi à voler les clefs de la cave partit en mission d’extraction d’alcool, me laissant avec Thalkion à notre petit jeu. Concentrés nous continuions à empiler des chopes dans un monument à la gloire de notre beuverie.

Revenant en courant, Saboteur percuta la table et fit s’effondrer notre ouvrage.

Bouche-bée, nous le dévisagions alors qu’il s’excusait en balbutiant des propos incompréhensibles.

La vengeance allait être terrible. Saisissant des chopes, Thalkion et moi commencèrent à le canarder.

Saboteur renversa une table pour s’abriter et nous lança un tonnelet qu’il avait ramené. Celui-ci nous loupa, mais atterrit sur mon prisonnier, le recouvrant d’un liquide brun. Devant cette scène, j’explosais de rire

- Ça le lavera, merci Sa...

Une chope me percutant me coupa dans ma phrase. Thal s’exclama alors :

- Rends toi Sabo, t’as plus de munitions, on a toutes les chopes !

Sabo disparu derrière une autre table puis se releva en nous jetant d’autres projectiles. En esquivant un, je crus voir une tête. Sabo semblait les sortir de son sac. De plus en plus inconscient, je tirais des rafales de chopes un peu partout.

Je crus voir Sabo se saisir d’un nouveau tonnelet et en boire le contenu avant de s’écrouler dans une flaque d’alcool. Tentant alors de m’asseoir sur une chaise renversée, je tombais à la renverse et me retrouvais allongé au milieu de chopes. Dans un dernier éclair de lucidité, je me rendis compte de l’état pitoyable de la taverne, puis je m’endormis.

 

Réveillés de bonne heure par Wariow qui nous avait passé un beau savon, nous rangions nos dégâts de la veille. Après cela, nous avions prévu d’aller à la chevalerie, mais soudain Saboteur nous rappela un gros problème :

- Hem, les gars, on a oublié de faire nos lettres avec tout ça... Wariow, tu aurais du papier ?

- C’est mort, pas pour vous.

Improvisant, nous saisissions ce que nous trouvions pour écrire. Alors que je prenais une chemise abandonnée, Saboteur dénicha un torchon et Thalkion un petit carnet. Nous ne pûmes nous empêcher de rigoler en voyant nos misérables supports, mais nos esprits encore embrumés n’y voyaient pas de problèmes.

Nous dirigeant vers la chevalerie, nous nous promettions de remettre une soirée comme celle-là quand nous serions chevaliers.

Nous remîmes nos lettres à l’intendant ainsi que nos trophées. Vigo partit vers les geôles impériales pour être jugé. Puis nous repartîmes à nos affaires après de brèves salutations.

 

 

> Épilogue :

 

J’allais maintenant rentrer sur Crystalis, j’avais de gros projets en tête.

Les cristaux allaient attirer toujours plus de convoitise, il nous fallait un bon moyen de défense.

Nous possédions plusieurs œufs de dragons que nous pouvions désormais faire éclore. Les conditions que nous avions imposé aux œufs devaient donner des dragons de taille moyenne, pouvant être chevauchés. Ce projet de dragonniers allait pouvoir se réaliser.

- Des dragonniers, c’est plutôt stylé, et on aura plus trop de problèmes.

Il me restait à créer un centre d’entraînement pour dragonnier.

Tout allait pour le mieux, j’allais être chevalier et dragonnier.

Un chevalier dragonnier.

 

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