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[Validé][Route] Grande Route septentrionale Terre-Neuve/Windesburgh


Pencroff
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Les routes sont, à bien des égards, les veines et les artères des grandes civilisations; et il n'est pas de grande nation qui puisse se construire sans se lier, par la route, à ses semblables.

La cité de Windesburgh, joyau commercial du Nord, souffre à ce titre d'une lacune qui limite son développement: dépourvue de voie d'accès terrestre, ses importations et ses exportations, mais également la circulation des personnes vers et depuis son territoire s'en trouvent grandement entravés.

 

Voisins historiques et partenaires de longue date, c'est naturellement vers les forces de la Garde que les colons du Royaume de Simurgh se sont tournés pour lancer ensemble un ambitieux projet de route, destiné à relier les deux nations par la terre, de manière rapide et sûre.

 

La citadelle de Terre-Neuve se trouvant d'ores et déjà reliée à la Capitale de Nostra, c'est donc de la Route Consulaire que partira, vers le Nord, cette nouvelle Grande Route Septentrionale, artère dont le double objectif sera de relier ces deux peuples jadis voisins et destinés à se rejoindre sur les terres du nouveau monde.

 

Le tracé de cette future route étant sensiblement plus long que ceux déjà entrepris, il nous a semblé plus approprié de passer par une demande au format "classique", c'est à dire incluant un roleplay détaillé. De même, nous avons pour ce projet regroupé une équipe conséquente dont les membres se sont souvent illustrés par de précédents et aussi ambitieux travaux. Nous prévoyons, pour la réalisation de ce chantier, plusieurs semaines de travail - de quoi occuper, en somme, la première partie de notre été.

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=> Nom : Grande Route Septentrionale

=> Dimensions : Tracé de (beaucoup de) blocs de long

=> Zone de construction : Surface et sur l'Eau (ponts)

=> Objectifs du projet : Route, Décoration et Roleplay

=> Personne responsable du projet : Pencroff, Stalroc

=> Membres du projet: GhideonZorn, MrFalcar, Suljii, Jihair, Tossma

=> Coordonnées : Trajet reliant la citadelle de Terre-Neuve et le domaine de Windesburgh

 

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Citation

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Accord de StearnZ pour que la route passe proche du Clos :

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Modèle de pattern pour la route principale

 

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Exemples de ponts (par @Ghideon et @MrFalcar )

 

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Chapitre 1 

 

26 Mimélune de l'an 399, Duché de Windesbugh.

 

Plusieurs années, déjà, s'étaient écoulées depuis l'arrivée des colons sur le vaste et prometteur continent de Nostra.

Certains y avaient fait fortune, certains s'y étaient couverts de gloire, d'autres y avaient perdu la santé ou la vie; en parcourant ces vastes terres où les dangers sont si nombreux, et où le sort peut si vite tourner.

Parmi les chanceux, ou plutôt parmi les audacieux et les stratèges qui avaient su faire fi des périls et miser sur les bons investissements, figuraient sans grande surprise les ressortissants d'un royaume si connu sur le vieux continent: Simurgh, la terre sainte des marchands.

 

Forts de la somme de leurs expériences dans les domaines du commerce, de l'économie, des sciences, de l'architecture et des travaux pharaoniques qui sont la marque des grands peuples, ils avaient su prendre à bras-le-corps les défis du nouveau monde, avaient redoublé d'ambition et d'audace, et s'étaient lancés dans une formidable expédition qui les avaient conduits aux confins du continent, là où nul autre avant eux n'avait encore osé s'aventurer.

Bravant les risques, ils avaient pris le pari d'établir leur comptoir marchand aux antipodes de la civilisation naissante, pour se trouver à son avant-garde lorsque, dans leur sillage, allaient naître les germes des futures villes et villages.

 

Ce coup d'audace leur avait réussi et malgré les difficultés provoquées par leur isolement, la cité qu'ils avaient établis n'avait pas tardé à connaitre le succès et l'abondance: La grande Windesburgh était née.

Née de la volonté du Roi Falcar qui, resté sur son trône Stendelien, avait tracé les premières ambitions de cette lointaine colonie; elle était à présent dirigée par une autre figure les plus éminentes de Simurgh, en la personne de son fondateur, le Duc Stalroc.

Auprès de lui étaient venus s'ajouter d'autres noms illustres de la noblesse Simurgeoise: le Duc Lyoriu, le Baron Carnegie et la Chevalière Yuna; qui à la demande de leur Roi s'étaient lancés ensemble dans cette aventure, et avaient été les plus éminents architectes de son succès.

 

Au fil des mois, leur avant-poste marchand était devenu un bourg, puis une ville-frontière, et prenait au moment de ce récit de véritables allures de cité; balbutiante encore, mais déjà fiévreuse et frénétique.
Dans ses rues fraîchement pavées se bousculaient colons, aventuriers, explorateurs et marchands au long cours; en quête de ravitaillement ou de matériaux, d'une honnête besogne ou d'une bourse à voler. Les établissements de la cité fleurissaient, les affaires allaient bon train et l'avenir, vraisemblablement, s'annonçait radieux.

Un frein, cependant, limitait encore l'essor de Windesburgh. Un défi de taille, prévu dès le départ comme une acceptable contrepartie qu'il faudrait régler en temps voulu:

L'absence de route reliant la cité à la capitale de Damus.

 

Jamais, pourtant, il n'avait semblé aux membres du conseil que cette tâche serait impossible, attendu qu'il n'existait en ce monde aucun obstacle en mesure de résister à l'indomptable volonté qui caractérise les peuples de Stendel.

Il suffisait de trouver une solution à cet épineux problème, ni plus, ni moins, et c'était justement là le sujet qui avait réuni les membres du conseil dans la grande salle des intendants, pièce désignée des grandes réflexions.

 

Le Duc Stalroc, qui avait convoqué ses plus proches lieutenants, toisait alors une des cartes de la ville en compagnie du Baron Carnegie quand le Duc Lyoriu et la chevalière Yuna entrèrent en trombe.

 

- Vous voilà ! Il est rare de vous voire arriver en retard !

S'écria Stalroc, d'un ton faussement réprobateur.

 

- La grand-place est noire de monde, impossible de s'y mouvoir sans se faire marcher sur les pieds, il a fallu jouer des coudes ! J'avais oublié que les chasseurs organisaient leur marché aux bêtes exotiques aujourd'hui...

Répondit Lyoriu, essouflé.

 

- Tu nous a pris quelque chose à déjeuner ?

Reprit Carnegie, que la mention du marché avait tiré de ses songes.

 

- On en a profité pour acheter des beignets frits à la viande de... un truc qui vole, je crois.
Répondit Lyoriu, en prenant place autour de la grande table.

 

- Bien. Posez ça sur la table, et venons-en à l'ordre du jour !
Reprit Stalroc.

 

- Les routes ! Enfin... La route, puisqu'il est grand temps de s'atteler à l'éléphant dans la pièce... nous avons tissé un réseau très efficace autour de nous, et nous parvenons à faire circuler des marchandises assez simplement à destination ou en provenance des comptoirs voisins; mais nous ne pourrons pas éternellement rester déconnectés de la capitale...
Amorça Yuna.

 

- Nous contrôlons aujourd'hui le marché des échanges dans notre zone d'influence, mais l'absence de route menant au sud du continent nous ferme un nombre croissant de marchés, et nous avons encore toutes les peines du monde à nous fournir en certaines ressources qui abondent ailleurs.
Compléta carnegie.

 

Stalroc, qui n'ignorait rien de la situation, se pencha de nouveau sur la grande carte.

 

- Le problème, c'est qu'avec l'expansion de la ville, nous manquons cruellement de main d'oeuvre. Bâtir des édifices en un point précis est une toute autre affaire que dérouler une route sur une gargantuesque distance, à plus forte raison au milieu de nulle-part... La question logistique seule est un véritable casse-tête.
Ajouta-t-il, en croisant les bras.

 

- Il faut prendre en compte l'approvisionnement constant en pierres, en vivres, le roulement de la main d'oeuvre, la protection des ouvriers contre la faune et les brigands, la gestion de l'eau, la construction des ponts, le terrassement des reliefs, des forêts...

 

- Et ça, c'est en partant du postulat que nous trouvons des ouvriers disposés à se lancer dans un chantier qui durera des mois ! Comment leur verser leur salaire si ils sont au bout du monde ? Auront-ils droits à des congés ?

 

Comme ils l'avaient anticipé, le sujet était une intarissable source de questions nouvelles, sorte de poupées russes où chaque aspect impliquait son lot de problématiques.
Malgré le succès de Windesburgh, la cité était déjà aux prises avec de colossaux chantiers qui monopolisaient tant ses ouvriers que certains travaux avaient dûs être suspendus.

 

- Les moyens financiers ne nous manquent pourtant pas, nos coffres se remplissent plus vite que nous ne parvenons à les vider... peut-être pourrait-on mandater une compagnie d'ouvriers en capitale ?
Reprit Yuna.

 

- C'est une option, mais même si nous ne manquons pas de fonds, le coût d'une compagnie serait très certainement faramineux... je ne m'oppose pas à l'idée, mais le budget devra être finement négocié. 

 

- Sans oublier que nous ne manquons pas de concurrents en capitale, qui risquent de voir d'un mauvais oeil la création d'une route qui permettrait de décupler notre accès aux marchés... si nous choisissons de passer par un prestataire, attendons-nous à devoir composer avec des intrigues et des sabotages en tout genre...
Acheva carnegie.

 

Stalroc, pensif, recula un instant dans son fauteuil. Une pensée, soudain, traversa son esprit.

 

- Lyo, passe-moi la carte de la capitale !

 

Lyoriu, tirant ladite carte de sous la pile, l'étala devant lui.

 

- Ce tracé, là, qui lie la citadelle de Terre-Neuve à Damus; il a été achevé quand ?
Demanda Stalroc.

 

- Il y a quelques semaines me semble-t-il... 
Répondit Carnegie.

 

- Naturellement, le tracé est infiniment plus court que celui que nous prévoyons... mais plutôt que de nous encombrer de sous-traitants qui vous probablement gonfler leurs prix, pourquoi ne pas faire appel à nos voisins du vieux monde ?

 

- Qui ça, la Garde ?
S'exclama Carnegie, interloqué.

 

- Et pourquoi pas ? Nous avons avec eux de bonnes relations, et nous n'aurions à nous attendre à aucune duplicité ou fourberie de leur part. Nous savons que l'argent ne les intéresse pas, et qu'ils peuvent mobiliser en un instant des bataillons entiers d'ouvriers... au reste, nous n'aurions plus non plus à craindre les brigands et les saboteurs !
Reprit Stalroc.

 

- Certes c'est vrai mais... quand bien même nous ayons avec eux une bonne relation, pourquoi accepteraient-ils ? Si comme tu le dis le profit ne les intéresse pas...
Demanda Yuna.

 

- Oh croyez-moi, je les connais bien ! Si nous finançons les matériaux, je doute qu'ils ne passent à coté de pareille opportunité d'étendre leur influence jusqu'au Nord ! Il est de notoriété publique qu'ils se sont donnés pour mission de sécuriser les voies marchandes pour permettre aux ressortissants de l'empire de pouvoir converger rapidement vers Damus. Au reste, j'ai le plaisir de bien m'entendre avec le général Jihair !

 

- Certes, tu n'as pas tort mais... faire appel à l'armée pour bâtir une route... n'est pas un peu excessif ? 
Rétorqua Lyoriu, qui semblait dubitatif.

 

- Excessif ? Je n'y vois pourtant que des bénéfices ! La main d'œuvre est abondante, peu coûteuse, plus efficace; et en prime nous gagnons un avantage de taille !

 

- Lequel ?

 

- Réfléchissez, quel brigand oserait s'aventurer près d'une route construite et protégée par la Garde ? Pour des marchands, la question de la sécurité des routes est primordiale. Une route où sont fréquentes les embuscades et les rapines est vite délaissée... mais une route régulièrement patrouillée peut vite devenir une véritable artère ! La seule mention de la Garde et de son implication est une aubaine publicitaire !

 

- Ce n'est pas faux... En tout cas ça vaut le coup de prendre attache avec eux ! Si nous parvenons à trouver un terrain d'entente... qui sait, peut-être tenon-nous là notre solution.
Reprit Carnegie.

 

- Bien. Dans ce cas, nous avons notre marche à suivre ! Nous allons envoyer un émissaire à Terre-Neuve... Un volontaire ?

Demanda Stalroc, débordant d'enthousiasme.

 

- Ma foi, je veux bien mais... Etant donné le passif de la Garde avec les liches, ne vaudrait-il pas mieux que ce soit Lyoriu ?

Répondit Carnegie.

 

- Tu te fais trop de soucis ! Tant que tu portes les armoiries de Simurgh, tu ne cours aucun risque... Cela dit, par acquis de conscience, allez-y tous les deux ! Qui sait, vous aurez peut-être besoin de vous séparer si les choses se passent bien !

 

- Si c'est ta volonté... J'avais à faire en capitale quoi qu'il arrive, alors nous pouvons partir dès ce soir, si cela te convient, Lyo !

Conclut Carnegie, en se levant.

 

- Le temps de faire ma valise, de donner des consignes à mes écuyers et de nous faire atteler des chevaux ! L'idée de camper pendant plusieurs jours ne m'amuse pas vraiment, mais après tout cela fait des lustres que je n'ai pas mis les pieds à Damus...

Répondit Lyoriu, en quittant la table à son tour.

 

- Soyez prudents, il y a du mauvais monde sur les sentiers ! Vous devriez éviter les feux de camp tant qu'il fait jour, et éviter de vous approcher trop près des campements inconnus...

Leur conseilla Yuna.

 

- Soyez sans crainte, nous ne sommes pas du genre à nous laisser embusquer, et nous ne manquons pas de tours pour nous sortir de situations épineuses !

Répondit Carnegie, en frappant de la paume sur le fourreau de son épée, avant de quitter la pièce.

 

 

 

Chapitre 2

 

Il avait fallu bien des jours et des nuits, plus encore qu'ils ne l'avaient anticipé, pour que le duo n'arrive enfin en capitale de Damus.

Si la première partie du voyage s'était déroulée sans embûches, l'absence de véritable chemin pour guider leurs pas les avait quelque peu perdus, et forcés à un détour dans lequel ils vinrent à bout de leurs vivres. Contraints de chasser leur nourriture durant les trois derniers jours du voyage, un de leurs destriers succomba à une morsure de serpent la veille de leur arrivée, faisant des dernières heures de route une véritable épreuve d'endurance.

C'était donc éprouvés mais soulagés qu'ils passèrent les portes Nord de la ville où, jadis, ils avaient pour la première fois posé le pied sur ce continent.

 

Depuis l'arrivée des colons, Damus avait connu bien des évolutions, et la cité offrait aux deux compagnons un spectacle à la hauteur de son importance. Des bâtiments avaient remplacé les tentes, de véritables avenues avaient remplacé les allées de terre, des mousquetaires avaient remplacé les marins aux postes de vigies et une foule disparate de marchands, d'aventuriers, d'explorateurs et de prospecteurs se bousculait à perte de vue.

 

Naturellement, après une brève visite au port, la première démarche des deux émissaires fut de se ruer dans une taverne, attirés par le léger fumet de viande grillée qui en émanait, et par la mine ravie et repue des clients qui en sortaient.

Après un repas copieux et une nuit de sommeil passée dans le confort d'une des chambres de l'établissement, ils reprirent leur route et amorcèrent la dernière étape de leur périple: rallier Damus à Terre-Neuve... en diligence de poste.

 

Le chemin fut donc infiniment plus agréable, à plus forte raison qu'il empruntait la toute récente Route Consulaire.

Si il fallait, à pieds, une journée de marche pour parcourir la distance séparant la ville de la citadelle; ce même trajet ne fut l'affaire que de quelques heures en coche, aussi était-il près de midi quand ils arrivèrent, enfin, en vue des imposantes murailles du Fort Daumesnil; fleuron des fortifications de la Garde Volontaire et véritable verrou du sud.

 

Déposés par la diligence en aval du chemin d'accès, les compagnons se présentèrent, en grande tenue de notables Simurgeois, à l'entrée principale.

Après s'être introduits auprès des gendarmes qui en gardaient l'accès, et une brève attente sur la première demi-lune qui servait de premier filtre défensif à la forteresse; ils furent finalement pris en charge par un officier d'ordonnance, qui les conduisit dans l'enceinte.

 

L'effervescence des casernements était, pour les deux aristocrates, une spectacle singulier; malgré leur expérience des armes.

Partout fourmillaient des soldats en tenue de service ou d'écurie, portant tantôt des caisses, tantôt des outils, des portefeuilles ou tractant des châssis de canons. Des ruelles aux fenêtres des bâtiments s'affairaient des Gardes de tous grades, certains au départ d'une patrouille ou d'autres s'attelant aux corvées.

Roulements de caisse claire, sonnerie de clairon, appel des consignés, relève de la Garde... La gigantesque emprise militaire battait comme un tambour, brassant son flot de fantassins et de cavaliers en tous sens dans un interminable balai, ponctué de rires francs et de mots pour le moins fleuris lancés entre factionnaires.

 

- Voilà donc les fameux hommes des casernes !

Plaisanta Lyoriu, au grand inconfort de carnegie, qui sentait certains regards peser sur lui.

 

- Tu éviteras ce genre d'humour quand on sera devant leur général, je ne tiens pas à finir en sautoir au bout d'une corde !

Chuchota Carnegie.

 

Contournant avec une déférence solennelle la grande place d'armes, le petit groupe arriva bientôt devant l'imposante façade du coeur de la citadelle: le bâtiment du Commandement, quartiers de l'état-major de la Garde à Nostra.

Là, sur les quelques marches de la grande porte, les attendaient un autre officier d'un rang visiblement supérieur à leur guide; et d'un air d'autant plus sérieux.

 

- Soyez les bienvenus à Terre-Neuve, messieurs. Je suis le Lieutenant-Colonel Victor Maillard, aide-de-camp du Général Jihair Glavalis.

Annonça l'homme, après avoir esquissé un bref salut.

 

- Merci de nous recevoir, Colonel. C'est un plaisir de visiter vos installations.

Répondit Lyoriu, après une élégante révérence.

 

- Merci de nous recevoir, Colonel.

Répondit à son tour Carnegie, qui s'inclina légèrement

 

- Le Général Jihair va vous recevoir, si vous voulez bien me suivre.

Reprit le général.

 

Sans autre forme de cérémonie, les deux hommes laissèrent leur premier guide et emboîtèrent le pas du Lieutenant-Colonel.

Pénétrant dans l'édifice, ils y retrouvèrent la même frénésie et un balai d'uniformes semblable à celui de du reste de la forteresse, à la différence que les factionnaires étaient plus nombreux à monter la garde, et portaient l'imposant bonnet en poils d'ours auquel on reconnait les soldats d'élite de la Garde Consulaire.

 

Après avoir gravi quelques marches d'un imposant escalier, traversé le long couloir du premier étage et avoir dépassé plusieurs autres grenadiers à l'allure taciturne; les deux hommes arrivèrent enfin dans un vaste bureau où, tenant la porte grande ouverte, on semblait les attendre de pied ferme.

Une fois entrés dans la pièce à la fois sobrement et élégamment décorée, on ferma la porte sur leurs talons, sans que nul n'ait encore prononcé le moindre mot.

Devant eux, faisant face à l'une des grandes vitres, un homme d'une imposante stature leur tournait le dos, vraisemblablement absorbé par la lecture d'une missive.

Tiré de ses réflexions par le bruit de la porte, il se retourna pour faire face à ses visiteurs.

Son air jovial et son apparent enthousiasme contrasta singulièrement avec l’austérité de la pièce, au grand soulagement des deux Simurgeois.

 

- Voilà deux visages que je suis fort aise de revoir après tant de temps ! Comment allez-vous, chers voisins du bout du monde ?

Demanda-t-il, en esquissant un bref salut.

 

- Fort bien, Général, fort bien, et vous-même ?

Répondit Lyoriu.

 

- On ne peut mieux ! J'apprends à l'instant qu'une compagnie de dragons vient de besogner la bande de brigands qui nous échappait depuis plusieurs semaines, je suis aux anges !

 

- j'imagine que vos troupes ne manquent pas de labeur, sur un territoire aussi vaste où les zones de non-droit sont encore si nombreuses...

interrogea Carnegie.

 

- En effet, monsieur le Baron, nous avons fort à faire. Mais que voulez-vous, combattre la vermine est la mission première de la Garde, et nous nous en acquittons avec diligence. En l'absence de la sainte lumière impériale, son excellence le Consul nous a confié la protection des précieux ressortissants de Stendel. Terre-Neuve doit être "La bonne étoile des aventuriers", pour reprendre ses mots.

Répondit Jihair, devenu soudainement grave.

 

- Une noble mission s'il en est. C'est, d'ailleurs, en quelque sorte, la raison de notre présence.

amorça Lyoriu.

 

- Serait-il arrivé quelque chose à Windesburgh ?

 

- Non ! Grand dieu, notre cité se porte comme un charme et ses habitants sont en sécurité ! En revanche, nous avons toutes les peines du monde à voyager vers la capitale. En l'absence de route, tous ceux qui, comme nous, tentent la traversée sont à la mercie des bandes de pillards et de maraudeurs qui écument les chemins.

Répondit Carnegie.

 

- Je vois... Cela ne me surprend pas, j'avoue m'être fait cette remarque en apprenant l'emplacement de votre colonie, après notre arrivée. Je pensais d'ailleurs que vous auriez déjà amorcé des travaux en ce sens. Vous ne manquez ni d'ingénieurs, ni de moyens, me semble-t-il...

 

- C'est vrai, Général... et pourtant, si nous ne manquons ni des connaissances ni des ressources, nous manquons cruellement des bras nécessaires... La distance qui nous sépare de Damus est, après tout, le double de celle qui sépare Tolwhig de Férincs. De pareils travaux vont prendre des mois, et il faudra parfois oeuvrer sur de longues portions sans le moindre ravitaillement direct, en étant exposés aux brigands, aux créatures et à tout ce que les dieux de l'infortune voudront lancer sur les ouvriers...

 

- Sans danger, point de gloire ! Mais je saisis votre problème... et je ne suis pas naïf. Je vois où vous voulez en venir.

Répondit Jihair, d'un ton faussement inquisiteur.

 

- Loin de nous cette idée, Général. Nous sommes en effet venus quérir l'assistance de la Garde dans notre projet de route, comme vous le devinez. Nos objectifs, en toute franchise, sont avant tout commerciaux et politiques... mais nous pensons que vous devriez trouver votre compte, au regarde de vos missions, dans l'établissent d'une route carrossable sûre pour les colons Stendeliens et d'ailleurs.

Plaida Lyoriu.

 

- Si nos ambitions se concrétisent, cette route sera rapidement ralliée par d'autres colonies, villes et avants-postes. Elles ouvrira l'accès à nombre d'autres foyers de population, qui auront d'autant plus de facilités à regagner la capitale de Damus si d'aventure une évacuation devait être nécéssaire; scenario peu enviable sans doute mais en anticipation duquel, sauf erreur de ma part, vous avez construit votre citadelle.

ajouta Carnegie.

 

Le Général Jihair acquiesça, adhérant visiblement à leurs réflexions. D'un geste, il intima à un de ses officiers de lui porter une des grandes cartes d'état-major de sa collection, qu'il fit déplier sur une des tables. Puis, invitant ses deux émissaires à porter leur attention sur le document, il débuta un bref exposé de situation.

 

- Cette carte, messieurs, reprend les principales données topographiques réunies par nos éclaireurs et par nos ingénieurs-géographes. Reliefs, cours d'eau, nature du sol... les données sont encore incomplètes et imprécises, mais c'est une base solide. Nous croisons nos recherches avec celles des cartographes de la guilde, aussi ces informations sont-elles les plus avancées dont nous disposons. Naturellement, nous n'avons pas attendus pour prévoir de futures routes et faire les relevés nécéssaires. Voyez-vous ces symboles ? Ils indiquent les endroits les plus aisés pour établir des ponts... ceux-ci marquent des puits d'eau potable propices au ravitaillement, et ceux-là désignent des carrières dont les pierres peuvent servir pour la construction...

 

Les deux hommes, à la vue de ce joyau de cartographie, ne masquèrent rien de leur vif intérêt et semblaient vouloir graver chaque détail dans leur mémoire.

 

- Ne la bouffez pas des yeux comme ça, je peux vous en faire des copies... 

Plaisanta Jihair.

 

- Avec plaisir, quel travail d'orfèvre ! Tous les emplacements idéaux pour des ponts semblent déjà reconnus et documentés... il n'y aurait plus qu'à tirer des lignes entre eux en évitant les montagnes !

Répondit Carnegie, visiblement conquis.

 

- Effectivement ! C'était, du reste, notre plan initial... nous aussi, voyez-vous, nous pensions à bâtir cette route vers le septentrion.

 

- Et pourquoi ne pas l'avoir fait ? Sans vouloir paraître indiscret...

Demanda Lyoriu.

 

- Pour les raisons inverses des vôtres ! Nous avions la main d'oeuvre et la logistique, mais pas les fonds nécessaires. Avec nos déploiements permanents pour repousser et dissoudre les bandes de brigands, nos frais de fonctionnement sont pharamineux... Chaque pièce de cuivre qui entre dans nos caisses, c'est un soldat de plus sur les pistes. Nous sommes sollicités partout, tout le temps, et toujours plus longtemps. La petite guerre coûte souvent aussi cher que la grande.

Répondit Jihair, en haussant les épaules.

 

- Certes... cela semble logique. Même avec toute la bonne volonté du monde, on ne peut pas accomplir de miracles sans mettre la main au porte-monnaie... Raison de plus pour unir nos efforts ! Puisque nous partageons les grandes lignes de ce projet de route, prêtez-nous vos bras, et nous fournirons les ressources !

 

- L'idée est séduisante... D'autant plus qu'elle est présentée par les émissaires d'un de nos plus vieux partenaires. Je ne peux, cependant, pas engager nos forces sans consulter au préalable l'Amiral Louis. Je ne pourrai donc vous répondre que demain.

 

- Ma foi, Général, nous ne sommes pas pressés par le temps. Si vous pensez pouvoir nous accorder une nouvelle audience demain, verriez vous un inconvénient à ce que nous passions la nuit ici, si votre forteresse est dotée de commodités pour les invités ?

 

- Naturellement. Le capitaine Mansart va vous conduire au carré des visiteurs. Vous pouvez circuler librement dans la caserne cet après-midi, à l'exception des endroits qui sont gardés évidemment. Pour ce qui est fu repas, je vais vous faire inscrire au mess des officiers, auquel vous vous présenterez vers dix-neuf heures. Le couvre-feu est à vingt-deux heures. 
Reprit Jihair, en faisant signe à un de ses ordonnances de raccompagner les deux hommes.

 

Le rendez-vous pris pour le lendemain, Lyoriu et Carnegie prirent congé.

 


Chapitre 3

 

Le reste de la journée fut l'occasion, pour les deux émissaires, de visiter la forteresse et ses environs; mais surtout de s'accorder un repos fort bien venu, après un repas frugal au mess.

 

Le lendemain, comme convenu, un officier d'ordonnance vint les trouver à leurs quartiers pour les conduire auprès de l'état-major, où ils étaient attendus.

 

L'Amiral Louis, cette fois, s'était joint au Général Jihair, mais également à un invité surprise en la personne du Colonel Tristan Falcar, lointain parent du Roi éponyme, et ingénieur militaire de renom à qui la Garde devait la construction de sa Route Consulaire.

 

Comme le Général Jihair, l'Amiral Louis montra rapidement le plus vif intérêt pour le projet de coopération que lui présentèrent le Duc Lyoriu et le Baron Carnegie. 
Le sujet changea donc rapidement de la présentation générale du projet aux besoins techniques et humains nécessaires à sa réalisation.

Forts de leur première expérience dans la construction de routes, les officiers de la Garde firent part de leurs retours et des défis qu'ils avaient déjà rencontrés et auxquels il allait falloir, nécessairement, s'attendre sur un tracé quatre à cinq fois plus long. 
 

Emportés par leur enthousiasme, aucun d'eux ne sembla prêter la moindre attention au temps qui s'écoulait, aussi découvrirent-ils avec surprise que midi était passé quand des repas leurs furent servis dans la salle de réunion par des coursiers de l'état-major.

Leurs réflexions n'en ralentirent cependant pas pour autant, et se poursuivirent presque jusqu'au crépuscule, après de longues heures à aborder, revoir et penser chaque aspect des travaux à venir.

 

Quand tout fut, enfin, décidé et retranscrit; le groupe s'accorda une pause, ouvrant les grandes fenêtres de la salle pour chasser la fumée des pipes et faire entrer la fraîche brise du soir. La journée touchant à sa fin, on fit à nouveau servir le repas sur place, et le Général Jihair ordonna même que l'on fasse remonter des cave une caisse de bouteilles de vin de Rousset de sa collection personnelle.

 

Naturellement, cette seule journée de travail, bien que studieuse, n'allait pas se suffire à elle-même pour lancer les travaux; mais elle avait permis au groupe d'établir des grandes lignes directrices qui allaient jalonner et cadrer le projet, et devaient servir de base à l'accord bipartite.

 

Comme mentionné dès le départ par la partie Simurgeoise, le duché de Windesburgh s'engageait à prendre en charge l'intégralité des achats de matériaux de construction, des coûts d'entretien et d'achat de l'outillage, ainsi que les éventuels frais annexes liés à la construction des ponts et autres ouvrages de maçonnerie, qui devraient être traité comme un sujet à part. En outre, il fut décidé que le Baron Carnegie accompagnerait les ouvriers, tandis que le Duc Lyoriu resterait en capitale où il serait rejoint par la chevalière Yuna, pour procéder au négoce et aux achats de matériaux.

 

Du coté de la Garde, il fut décidé que la direction des travaux serait confiée au Colonel Tristan, qui prendrait pour l'occasion le commandement d'une demi-brigade provisoire composée de deux compagnies de sapeurs du 3e régiment du génie, d'une section de pontonniers également issue du 3e régiment du génie, d'une compagnie de fusiliers du 41e régiment d'infanterie, d'une compagnie montée du 12e régiment de chasseurs à cheval, d'une compagnie de transport du 5e régiment du train appuyée pour l'occasion de moyens civils, ainsi que d'un effectif de 100 à 200 ouvriers piochés parmi les prisonniers de la Garde condamnés aux travaux forcés. Enfin, on attacha à cette troupe un petit état-major composé de deux ingénieurs-pontonniers, de trois ingénieurs-géographes, d'un contremaître, de dix gendarmes et d'une poignée de coursiers.

 

Ces dispositions prises, et considérant qu'il faudrait une semaine pour acheter et acheminer les premiers matériaux au point de départ de la route le long de la voie consulaire existante entre Damus et Terre-Neuve, 

Il fut décidé que le départ des travaux serait fixé au Dezui suivant, pour laisser à la demi-brigade le temps de se constituer et de gagner le point de départ choisi le long de la route consulaire, et permettre au Duc Lyoriu de gagner la capitale pour y procéder aux premières commandes.

 

Enfin, prenant en compte l'inquiétude des émissaires sur de possibles velléités de sabotages des négociations, la Garde leur détacha une escorte de quatre gendarmes, à qui on confia leur protection rapprochée.

 

Ce fut donc en cette compagnie que, dans l'attente du départ des travaux, les deux camarades retournèrent en capitale, désireux de se reposer au confort des auberges de Damus plutôt que d'être reveillés chaque matin par le clairon.

 

 

Chapitre 4

 

Au matin du Dezui 44 Mimélune, sur les abords de la portion la plus septentrionale de la route consulaire, se pressait une foule aux allures d'armée en campagne. Sapeurs, ingénieurs, ouvriers, charrettes et attelages de toutes tailles, chevaux de trait et boeufs d'ouvrage semblaient attendre, de pied ferme, un signal qui tardait à venir.

Vers neuf heures, enfin, apparut sur la route la silhouette d'un convoi. Un cavalier, seul, précédait le train de charrettes: le Baron Carnegie arrivait de la capitale, avec la première livraison de matériaux.


De vifs hourras enthousiastes accueillirent l'arrivée de la caravane, dont les convoyeurs découvrirent avec force étonnement l'étendue du dispositif militaire. 
Carnegie, de son coté, délaissa sa monture pour rejoindre la grande tente blanche où l'attendait le Colonel Tristan Falcar et les ingénieurs de la Garde.

À son grand étonnement, au milieu des officiers de tous grades qui s'affairaient autour des cartes, il y trouva la chevalière Yuna qui, l'apercevant, lui fit signe de la rejoindre.

 

- Te voilà enfin ! Nous t'attendons depuis plusieurs heures déjà !

Le sermonna-t-elle.

 

- Je voudrais t'y voir ! La route est longue, et les charrettes sont si chargées que les essieux en frottaient contre le plateau ! Mais d'ailleurs, que fais-tu là ?

Répondit-il, en lui serrant la main.

 

- Notre bon seigneur a pensé que tu serais plus à l'aise avec un chevalier du royaume pour garder tes arrières, et j'avais à faire en capitale.

 

- Certes, j'avoue que je suis bien aise de te voir. Même s'ils ne font plus la chasse aux liches et aux mages noirs, j'ai toujours l'impression de devoir regarder par dessus mon épaule.

Chuchota-t-il.

 

- Sois tranquille, Stalroc m'a chargé de rester avec toi pendant la durée des travaux; et puis il y a peu de chances pour qu'ils te cherchent des poux ! 

 

Le Colonel Tristan, à cet instant, quitta ses cartes pour se joindre à eux.

 

- Bon, content de vous voir ! Tout est en ordre ?

Amorça-t-il.

 

- Content de vous voir également. Tout est en ordre, nous avons tout ce qu'il faut pour débuter les travaux ! Outils, pierres, graviers, vivres... Le reste arrivera au compte-goutte depuis la capitale à mesure que nous avancerons dans notre ouvrage !

Répondit Carnegie.

 

- Excellent... Vous n'avez pas eu trop de difficultés avec les fournisseurs ?

 

- Pas encore. Le Duc Lyoriu sait se montrer persuasif, d'autant plus lorsqu'il met sur la table les deniers du royaume. Le problème, s'il devait y en avoir un, c'est la disponibilité des ressources. L'offre n'en augmente pas aussi vite que la demande, et il a fallu jouer des coudes pour s'en assurer un approvisionnement sur un aussi long terme.

 

- C'était à prévoir, mais je craignais surtout les intrigues de vos concurrents. Le raccordement de Windesburgh au réseau de la capitale va probablement mettre sur la paille un certain nombre de marchands et de compagnies; il serait surprenant qu'ils se laissent faire.

 

- Certes, cela va faire grincer des dents, mais nous aviserons quand le temps sera venu. Ne pensez pas, Colonel, que nous sommes naïfs; nous avons l'habitudes des affaires, et de naviguer dans de véritables paniers de crabes. 

 

- Ma foi, Baron, c'est votre domaine. Ceci étant dit, si d'aventure l'un ou l'autre de vos adversaires devait faire obstacle à notre approvisionnement, sachez que nous disposons également de leviers efficaces. 

 

- j'en prends bonne note, mais vous devriez faire confiance au Duc d'Arda. Il ne démérite pas de sa réputation, et avec lui en capitale, nous ne devrions manquer de rien.

 

- Qu'à cela ne tienne. Passons, nous avons une route à construire !

Conclut le Colonel, en quittant la tente.

 

Dehors, les soldats et les prisonniers n'avaient pas perdu de temps. Dès la livraison des matériaux, ils s'étaient affairés aux travaux de déchargement des charrettes et au terrassement du tracé de la route.

Forts de leur nombre et des outils neufs fournis par Windesburgh, ils progressaient à vue d'oeil, traçant sur la terre la première ébauche du chemin, suivant la méthode mise au point par les ingénieurs-pontonniers lors de la construction de la route reliant Terre-Neuve à la capitale de Nostra.

 

Terrasser la voie, aplanir le sol, puis le recouvrir de couches successives de graviers de petite à moyenne taille avant d'y loger des pierres destinées à supporter les roues des carrosses et les sabots des chevaux... Le principe lui-même était éculé, mais sa simplicité et sa rusticité le rendait terriblement efficace.

Au reste, les bagnards qui s'attelaient aux tâches les plus pénibles formaient une infatigable main d'oeuvre, à plus forte raison que ceux qui s'étaient portés volontaires pour ces ambitieux travaux s'étaient vus promettre la grâce, sous réserve de bonne conduite.

 

Ainsi commença donc le périple de longs mois, qui allait conduire les braves de Windesburgh et de la Garde jusqu'aux confins du monde.

 

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Hello,

 

Ça fait longtemps que j'entends parler de l'idée de ce projet, je crois même depuis l'ouverture de la map.

Depuis toujours en effet, il faut que la Garde Volontaire joue son rôle. Et pour qu'elle joue son rôle, il faut qu'elle soit la Garde Volontaire. Les routes vont avoir une importance capitale sur Nostra, une opportunité que la Garde et la communauté de Sim-burg ne pouvaient pas laisser passer.

 

En tout cas, cette route sera dantesque, à la hauteur de nos deux projets et, surtout, de nos deux communautés. Soutien de ma part, évidemment, et je suis vraiment trop heureux de retrouver les copains de Windesburg pour cette nouvelle étape.

 

 

 

Suljii

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Bonjour à tous,

 

Nous voyons enfin le tracé de cette fameuse route et de ses charmants petits pont de pierre. Une très bonne initiative qui donnera un peu de couleur dans les zones inhabitées de Nostra. Très hâte de voir la Garde à l'oeuvre dans cette nouvelle aventure.

 

PS : Donc la Capitale nostrienne s'appelle en réalité Damus ? 

 

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Au nom de la Guilde des Routiers Grisants je viens crier au scandale que l'on ait pas fait appel à nous pour un projet pareil soutenir la concurrence pour la construction des grands axes Nostriens. Nostra a grandement besoin de routes pour rendre les trajets entre les différents lieux d'importance et voir que celles-ci se font avec tant d'entrain nous réjoui (même si ça nous pique du boulot !)

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Bonsoir !

 

Un grand soutien pour cette demande. Comme dit par Suljii, cela fait depuis que nos voisins simurgheois ont décidé de s'installer si loin de nous sur Nostra (ils nous détestent) que l'idée d'une longue route reliant nos projets nous est venue. Chacun d'entre nous a été occupé sur la lancée de ses projets respectifs, et aujourd'hui est en enfin le moment que nous jugeons propice à la création de la dite route.

 

Un projet à la fois simple et ambitieux, mais avec nos communautés à l'œuvre, je n'ai aucun doute sur son exécution ! Ce grand axe sera également l'occasion d'inviter les nombreux projets de Nostra à s'y relier.

Pour finir, content que cette route soit l'occasion d'avoir un projet en commun avec nos amis mi-simurgheois, mi-windesburgheois et re mi-simurgheois derrière.

 

Ghid'

 

(avis de joueur bien sur)

PS: l'accord de Stearnz a été ajouté à la demande, ainsi que l'edit de la carte pour montrer que nous essayerons de ne pas traverser en plein centre son projet.

 

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Hello !

 

je passe soutenir la demande de route, demande qui était dans les back depuis un moment.

Le paterne est très cool les ponts sont simples mais eux aussi sympa que demander de plus ?

 

Bref c'est un gros +1 pour moi !

 

sky

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Salut ! 

Je viens soutenir ce projet de route qui, non seulement relie le nord et le sud de la map, mais permettra aussi de relier entre elles deux communautés voisines sur le Vieux Monde.

Puisse cette route apporter la prospérité au Nouveau Monde.

Fabio

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Khatui 12 Pénavard de l'an 401,
De Gouverneur StearnZ,
De son bureau du Clos Hilderoge,

 

À l'attention des dirigeants de Terre-Neuve et de Windesburgh,

 

C'est avec une vive satisfaction que je reçois votre proposition de bâtir la Grande Route Septentrionale. Votre analyse est juste ; aucune grande Nation ne saurait prospérer isolée, la cité de Windesburgh, joyau commercial du Nord, mérite enfin d'être reliée au monde civilisé.

 

En déployant conjointement vos forces, ressources et expertises pour transformer cette vision en réalité, cette alchimie fera de cette nécessité une grande réussite.

 

Nous serons d'autant plus ravis de voir ce chantier se concrétiser avec la participation des bagnards. Voir ces forçats mettre leur force au service d'une œuvre aussi noble et civilisatrice que la construction d'une route vitale serait un acte de rédemption puissant et un exemple de cohésion sociale. C'est là une façon pragmatique et vertueuse de convertir une peine en héritage durable pour notre belle Nostra.

 

Nous autorisons la création de la Grande Route Septentrionale à se raccorder à la  Route Consulaire.

Nous approuvons sans réserve la création et le développement de la Grande Route Septentrionale.


Au nom du progrès et de la prospérité de Nostra,


Gouverneur StearnZ,

 

 

Divulgacher

En tant que voisin de cette route, je me languis d'avance de tout ce bruit lors des travaux, CEPENDANT je vais pouvoir vous surveiller de mes fenêtres avec un air blasé et les deux mains dans le dos. Courage !

 

 

 

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  • StearnZ a changé le titre en [Validé][Route] Grande Route septentrionale Terre-Neuve/Windesburgh

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