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  1. Khatui 44 Mimélune de l'an 402, Hôtel de Ville de Lamouille Lentillac Baronnie d’Andelòr À l’attention du Bureau des affectations de Garde Volontaire de l’Empire sur Nostra Monsieur le Représentant, J’ai bien reçu vos multiples relances concernant mon manque d’engagement actif au sein de la Garde Volontaire de l’Empire. Je tiens tout d’abord à vous confirmer que j’ai parfaitement conscience de cette situation. Je me tiens à votre jugement et suis prêt à en assumer les conséquences. Si je n’ai pu ces dernières années, répondre aux attentes de la Garde Volontaire comme je l’aurais souhaité, c’est avant tout parce que mon devoir envers la Baronnie d’Andelòr et la cité de Lamouille Lentillac a primé. En tant que Maire et Maître Architecte, j’ai dû consacrer l’intégralité de mon temps et de mes forces à la construction de notre cité, à la protection de nos habitants et à la reconstruction après les récentes invasions. Mes priorités sont restées celles d’un dirigeant local face à des besoins urgents et concrets. Cependant, je ne vous cacherai pas ma profonde déception. Lorsque j’ai rejoint la Garde Volontaire en l’an 394, c’était avec la conviction que l’arrivée sur Nostra permettrait à l’Empire de tourner enfin une nouvelle page, plus efficace et plus audacieuse. Force est de constater que les lenteurs et pesanteurs de l’Ancien Monde vous ont suivis jusqu’ici, telles des chaînes invisibles que même l’océan du Nouveau Monde n’a su briser. Cette déception, ajoutée à la charge écrasante de la reconstruction de nos terres après les attaques des Pillagers, explique mon éloignement progressif du service actif. Je reste néanmoins un serviteur loyal de l’Empire et un homme de parole. Je me soumets donc à votre jugement et aux décisions que vous jugerez nécessaires de prendre à mon égard. Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le représentant du bureau des affectations de Garde Volontaire de l’Empire sur Nostra Fenrîr de Latienda Maire et Maître Architecte de Lamouille Lentillac Baronnie d’Andelòr, mais citoyen de Nostra avant tout. @Ghideon
  2. Les travaux vont bon train à Terre-Neuve et, naturellement, se pose la question de l'accès au projet par voie terrestre. Situé, en théorie, non loin de la capitale à vol d'oiseau; la présence de la Mer d'Yonal et de son golfe rallonge quelque peu le chemin. Afin de rendre l'accès terrestre à notre projet plus simple et plus clair pour les visiteurs, nous aimerions donc établir une route reliant la capitale à l'entrée de la Citadelle. Nous aimerions également gréer les abords de cette route d'éléments de décoration divers: Calèches, bivouacs, ou encore auberges... En outre, trois ponts sont à prévoir, de petite à moyenne taille, afin d'enjamber certains cours d'eau sans les dénaturer. Ghideon étant Maître d'Oeuvre à Terre-Neuve, je prends sur moi la responsabilité de ce projet, avec naturellement l'appui des autres membres de la Garde. Cette Route devant relier la Capitale, elle suivra le pattern des routes officielles, en accord avec les règles en vigueur concernant l'établissement des Grandes Routes. => Nom : Grande Route de Terre-Neuve (ou à défaut, Grande Route de l'Occident) => Dimensions : Tracé de 9 blocs de large sur la distance Terre-neuve/Capitale + structures adjacentes dans un rayon de quelques blocs => Zone de construction : Surface et sur l'Eau (ponts) => Objectifs du projet : Route, Décoration et Roleplay => Personne responsable du projet : Pencroff => Membre du projet : GhideonZorn, Suljii => Coordonnées : Trajet reliant la citadelle de Terre-Neuve à la capitale de Nostra Addendum: Accord du Mas de Beaumel: Merci à tous d'avoir pris le temps de lire cette demande. Le projet en lui-même n'est pas très ambitieux: il s'agit simplement de relier le projet à la capitale par la route; mais il s'agit tout de même d'une étape importante et d'un grand pas à franchir ! Je remercie également tous mes camarades qui ont aidé ou qui aideront à la mise en place de cette route ! Pen
  3. Les Brèves histoire du Consulat sont une collection d'histoires courtes relatant divers épisode de la vie au sein du Consulat de la Garde. Trop courtes pour mériter un poste dédié et trop aléatoires pour agrémenter une candidature ou un autre format de poste officiel, ces histoires sont rassemblées ici pour dresser un portrait de la vie sous le consulat à divers endroits, divers moments, dans des contextes variés et sans forcément d'autre trame reliant les récits que leur caractère canon dans la chronologie de la Garde. Premier récit: Le dessous des cartes Personnages mentionnés: GhideonZorn, Pencroff, Wendy4, 54 Tercevent de l'an de grâce 384, Grand Quartier General de la Garde, Aile stratégique Nord, salle "Péridot", Un heure du matin. Il n'avait fallu, en tout et pour tout, qu'une poignée de mois et les efforts combinés des ingénieurs et des ouvriers de la Garde pour que les travaux du nouveau commandement ne soient achevés. Dans une de ces nouvelles salles, plus grandes mais toujours modestement décorées dans le style sobre et élégant qui convient le plus aux militaires; s'affairaient le Premier Consul Zorn, le Maréchal Pencroff et la Major-Générale Marvell, entourés d'une poignée d'aides de camp et d'ordonnances, et des habituels factionnaires du 1er régiment de grenadiers à pieds. Assis à califourchon sur leurs chaises, toisant une série de cartes d'état-major et de croquis topographiques, les trois camarades semblaient aux prises à de sérieuses réflexions. Près de la grande table, tenant d'une main une compilation de rapports et gardant sa main gauche dans le dos, le colonel de permanence au bureau des situations énonçait d'un ton platonique les plus récentes nouvelles des troupes. La Division Lamartine, déployée au marquisat de Tahure, annonce à Son Excellence avoir capturé la ville de Maarbourgh. On annonce soixante-morts et quatre-vingt-deux blessés dans nos rangs. Bien. Il doit rester à Lastritsh un bataillon de dépot du 27e de ligne, ils y puiseront les effectifs pour combler les pertes. Qu'on rapatrie les morts, et qu'on fasse marcher vers Maarbourgh une compagnie de gendarmes pour y maintenir l'ordre. Qu'on fasse savoir à Lamartine que je suis satisfait, et qu'il doit pousser à présent vers Ferlindt pour y terrasser l'armée du marquis. Répondit laconiquement le Consul. La Brigade Marbot, déployée dans le Bois des Colonnes, annonce à Son Excellence avoir achevé la pacification de la zone et avoir chassé par-delà des frontières la bande de brigands qui y avait pris ses quartiers. Chassé ? Ce n'est pas un résultat satisfaisant. Qu'on fasse savoir au général Marbot que je suis mécontent, et que j'attend de lui qu'il m'annonce au plus vite la destruction de cette bande de pitres, dusse-t-il franchir la frontière. Répondit à nouveau le Consul. La Brigade Lasalle, envoyée en manœuvres le long des grandes frontières du Nord, fait mouvement vers ses quartiers. Le général Lasalle fait savoir à son Excellence que ses troupes ont profité de l'occasion pour sécuriser la route marchande de Beryl, où sévissait une bande de contrebandiers. Bien, voilà qui est opportun; même si j'imagine que leur petite virée s'est encore faite au prix de force grabuge dans les tavernes de la région... Bah, ma foi cela fait tourner le commerce local; et puis les hussards ont une réputation à tenir ! Répondit le Maréchal Pencroff, en croisant les bras. Enfin, dernier élément qui nous a été rapporté: la demi-brigade de réaction rapide, détachée du 4e corps d'armée par le général Darkalne pour reprendre le bourg de Port Veccio aux pirates qui y avaient élu domicile, annonce avoir capturé quarante hommes et en avoir pendu le double. Les deux navires de la flotte pirate ont été échoués sur les plages et incendiés. La paix est revenue sur la zone. Acheva le colonel. Excellent. Qu'ils pendent ceux qu'il reste... ou non, qu'ils les envoient à Middenheim ! L'Amiral Wariow a besoin de forçats sur son chantier naval. Est-ce tout, colonel ? C'est tout pour ce soir, Excellence. Bien, passons maintenant aux ordres à faire partir cette nuit. Générale Marvell, êtes-vous prête à noter ? J'allais m'endormir, envoie donc ! Répondit-elle en baillant, avant de se pencher sur ses notes. Bien. Au général Jihair, à Arcahelm, au plus tôt. Je veux qu'il envoie une brigade d'infanterie du 2e corps au comté de Landerive, au sud de la frontière. Le comte nous a fait savoir au courrier de ce matin qu'une bande rebelle menaçait un de ses bourgs et que sa propre garde était insuffisante; quelques bataillons de ligne auront tôt fait de bourlinguer ces rebelles d'opérette. Reprit le Consul. Une brigade ? Comme tu y vas... Ces rebelles de Landerive doivent être des restes de l'ost des deux lunes, qui est revenu vaincu de sa campagne contre le duché d'Herblais. J'ai ouï dire que leur chef avait survécu, et il y a fort à croire que le ribaud tente de prendre la main sur Landerive pour y rassembler des forces. Répondit Pencroff, songeur. Tu as sans doute raison... Mauvaise affaire que cela, il me semble que cet ost était sur notre liste de cibles à détruire à moyen terme, avant qu'il n'aille se ruer à sa propre perte... Il me serait désagréable de le voir réapparaître. Bah, une brigade entière n'en fera qu'une bouchée, mais après tout on est jamais trop prudents. Répondit la générale Marvell, en notant l'ordre. Le Consul, après avoir marqué une brève pause pour laisser à la major-générale le temps de rédiger ses instructions, reprit. Au fait, vieux sac, quelles sont les nouvelles du royaume d'Artelois ? Demanda-t-il. Oh, ma foi, les choses suivent leur cours: le Prince Louen a débloqué des fonds considérables pour moderniser la route commerciale qui traverse le désert des Hésperides vers la Baronnie de Cénaria. Il est question que le général Suljii y fasse organiser des rondes par ses spahis, pour assurer une voie sûre aux marchands du Nord. Comme tu l'as voulu, tout est fait pour que la route de Cénaria devienne un point d'entrée majeur sur le territoire Stendelien, et sous bonne Garde. Répondit le Maréchal Pencroff. Bien, nous avons pris le bon parti, donc. Je compte beaucoup sur l'ouverture de droits de douane sur cette future voie. Rien d'autre dans le Nord ? J'ai récemment fait augmenter les patrouilles sur la route de Médénine, où on a fait état de la présence de monstres, et de plusieurs victimes... m'est avis qu'il s'agit plutôt de l'œuvre d'un détraqué, mais les gendarmes et les gardes de ma prévôté mettront vite la main dessus. Misère... comme si nous n'avions pas assez à faire. Enfin, je connais ton idée de la justice: le salopard ne tardera pas à pendre à un arbre.... Répondit le Consul. La générale Marvell, la plume à la main et visiblement lasse, fit signe aux deux hommes d'en revenir aux ordres. Bien, bien, courage, c'est presque fini pour ce soir. Au général Lecourbe, au plus vite: qu'il fasse rappeler les permissionnaires de sa division et se prépare à faire mouvement sous huitaine vers l'Est, pour faire jonction à Osterode avec la 8e division du général Aurange. Et bien, tu mélanges les corps à présent ? Demanda Pencroff. Disons que c'est plus commode: je voulais mobiliser le 4e corps, mais la 7e division est déjà sur le pied de guerre pour faire pression sur le Duché de Morois, depuis que leur gouvernement a jugé bon de nous menacer de représailles après l'embargo imposé sur leurs navires. De toutes manières, il est utile que les divisions de corps différents apprennent à manœuvrer ensemble ! Expliqua le Consul. Certes. Puisqu'Elise est occupée avec Morois, j'imagine que tu vas confier la direction des opérations dans l'Est au général Daugier ? Exact. C'est un bon stratège après tout, et il y a fort à parier qu'un mouvement dans l'Est implique nos forces navales pour mettre en place des têtes de pont. Enfin, si il s'avère utile de projeter des forces vers le royaume de Cambale. Connaissant le Roi Herlon, il va se dégonfler avant que nos troupes finissent de se regrouper. C'est probable... quel était, d'ailleurs, la raison des tensions de ce coté du monde ? Allons, tu n'as rien suivi au conseil de guerre de ce matin ? Cambale a rétabli la traite des demi-hommes sur son territoire, et le retour de ce genre de commerce sur une mer limitrophe risque de provoquer des enlèvements dans nos provinces. Tu te souviens de l'affaire de Malpasset en 322 ? Diable oui... C'est vrai. Heureusement, le roi Herlon est un véritable invertébré. Il retirera bien vite son projet de loi, sans quoi... Tu as saisi. Enfin, passons au dernier ordre pour la nuit ! Au général Masséna, à Novi, avec une copie pour le général Darkalne. Qu'il mobilise la 9e brigade d'infanterie à l'Est de la chaîne du Grand Saint-Bernard, si possible discrètement. J'ai eu des renseignements quant aux mouvements de troupes du magrave Berkhein. Il aurait stationné tout un ost de cavaliers déguisés en aventuriers près des mines de Roncenoire, en violation du traité de 377. Je veux les y prendre la main dans le sac, et les faire danser un peu. Un de ces jours, il faudra que tu me donnes carte-blanche pour passer la frontière avec une ou deux divisions et aller frotter un peu le Royaume de Bersh; on sait bien que derrière le magrave, c'est bien le Prince qui sème le chaos. Répondit Pencroff. Sois tranquille, c'est prévu ! Pourquoi penses-tu que je t'ai fait descendre dans le sud avec la 5e division de dragons ? Quand Masséna aura besogné les éclaireurs de Berkhein, on en profitera pour faire le bond en avant: Darkalne avec la division de montagne et la 3e brigade de cavalerie, et toi avec la 3e division à pieds de la Garde Consulaire et tes cavaliers ! Voilà qui me plaît déjà plus ! J'ai hâte de voir à l'œuvre tes quatre nouveaux régiments de jeune garde ! Si tu sors l'artillerie lourde, je suppose que nous visons leur capitale ? j'y réfléchis toujours. Je cherche encore quelles cartes jouer là-bas. Le Prince de Bersh m'est singulièrement désagréable mais il n'est pas complètement idiot. Nous pourrions en faire un outil utile... mais bon, si tu devais le sabrer par accident, il sera aussi bien remplacé par son frère... Acheva le Consul, en se levant. Bon, c'est bien pris; je fais des copies des ordres et je fais sonner les ordonnances de service pour aller faire livrer tout ça. Des consignes particulières ? Demanda la générale Marvell. Mmh... les gendarmes de Lonval ont fait savoir que les petites routes contournant la forêt de Surelne ne sont pas sures la nuit. Fais escorter l'ordonnance que tu envoies à Lecourbe par un peloton de carabiniers à cheval. Répondit Pencroff. C'est noté, autre chose ? Non, vous pouvez aller faire un somme. Demain, après les couleurs, rendez-vous à la salle des plans reliefs pour un conseil de guerre sur la situation à Cambale. Nous y serons nombreux, ne prévoyez qu'un aide de camp et un ou deux ordonnances ! Acheva le consul, qui ramassait sur la table sa tasse de café vide. Le groupe, à ces mots, quitta la salle; où seuls restèrent les grenadiers en faction. Dans les couloirs, malgré l'heure tardive, les bougies demeuraient toutes allumées et éclairaient le balai - quoi que ralenti - des officiers et des adjoints de l'état-major qui poursuivaient inlassablement leurs tâches de nuit comme de jour. Les trois généraux, après quelques ultimes discussions sur le pas de la porte, regagnèrent leurs quartiers respectifs pour y observer quelques heures de sommeil, ou de travail dans le relatif calme de la nuit.
  4. La "Grande Guerre", comme la postérité l'aura souvent nommée, a porté bien d'autres noms selon le camp et le point de vue. Reste cependant un état de fait: ce conflit qui opposa, en l'an de grâce 337, les forces de la Garde Volontaire à celles de l'Alliance du Néo-Dominion aura été un des plus terribles et un des plus meurtriers à avoir opposé deux nations des continents Stendeliens depuis la fin de la Guerre Civile. Cette histoire est, avant-tout, le fruit d'une collaboration étroite entre nos deux communautés. Nous voulions depuis longtemps graver dans la pierre un arc RP de guerre inter-projets imposant, mais composé en bonne intelligence et dans un bon esprit. En amont de l'écriture de la trame, nous avons équilibré les forces que nous comptions déployer, mis en place un terrain sur lequel la campagne allait prendre place, et discuté des implications de ce projet dans nos histoires respectives. Le but n'était pas de faire un concours de pointure entre nous, mais de raconter une histoire avec un grand H pour nos deux communautés. Une fois les contours du projet décidés, nous nous sommes accordés sur un ensemble de neuf batailles, dont la dernière avait vocation à clore cette guerre par un coup de tonnerre. Dans un souci de neutralité, nous avons joué l'issue de chaque bataille au lancer de dé, le résultat décidant du vainqueur de chaque étape et des implications pour chaque camp. Troupes anéanties en cours de routes, pertes, déplacements... Les huit batailles qui jalonnaient le chemin vers la bataille finale devaient conditionner l'état dans lequel nos forces respectives allaient se présenter dans leur ultime rencontre. Le hasard des dés aura voulu que cette première bataille soit une victoire de la Garde, dans ce que nous avons établi comme une rencontre d'avant-garde. Désireux de présenter cette guerre du point de vue de nos deux camps, nous nous sommes répartis les récits de batailles, de sorte à ce que l'une soit contée au travers des yeux d'un soldat de la Garde, et la suivante à travers ceux d'un légionnaire du Néo-Dominion. Ainsi, dans les mois à venir, ce premier épisode sera suivi par un second, puis un troisième, un quatrième et ainsi de suite; rédigés par les plumes expertes de @xadrow et d'@HRigou pour le Néo-Dominion ainsi que celles de @Ghideon et moi-même pour la Garde. Je profite de cette introduction pour les remercier de leur participation à ce projet ambitieux, en espérant qu'ils prendront à cet exercice autant de plaisir que moi. En l'an de grâce 337, l'assassinat de l'intégralité des membres des délégations diplomatiques du Consulat de la Garde et du Néo-Dominion provoque une violente montée de tension entre les deux entités. Bien que l'identité des assassins soit restée méconnue; les deux camps, dont la confiance mutuelle s'était déjà trouvée affaiblie par l'affaire de Varnel et la Campagne du Val de Malenque en 334, entrèrent alors en confrontation. Peu après la choc de l'assassinat, l'état-major général de la Garde est informé par des survivants de la Compagnie de Varnel que les Forces armées du Néo-Dominion se sont lancés, en parallèle des tractations diplomatiques de façade, dans la mise en place de recherches visant à doter l'alliance d'une arme à la puissance insoupçonnée. Face à cette menace et à l’ambiguïté de la position des dirigeants Néo-Dominiens, le Premier Consul Ghideon Zorn ordonne la mobilisation de la Grande Armée et sa projection au Nord de New-Stendel, après un rassemblement sur les terres du Bagne de Mirovitch. Débute alors ce qui deviendra la Grande Guerre du Nord, premier conflit intra-frontalier depuis la fin de la Guerre Civile Stendelienne. TLDR: Les deux armées adverses marchant l'une vers l'autre dans les vastes plaines glacées. Dans cette phase d'approche, trois légions de l'armée du Néo-Dominion (équivalent de trois divisions) entrent au contact de l'aile droite de l'armée de la Garde, composée de cinq divisions et de plusieurs brigades. Le combat s'engage donc à l'avantage (par le nombre et le terrain) de la Garde qui opte pour une position défensive. Si l'issue du combat semble jouée d'avance, l'avant-Garde du Néo-Dominion doit ralentir la progression de la Garde et engage donc le combat par une offensive virulente. Si vous avez la flemme de tout lire - et pour faciliter la compréhension - il y a des schémas expliquant le déroulement de la bataille heure par heure. L’avant-garde Néo-Dominienne, composée de trois légions, s’est élancée en avant et intercepte l’aile droite de la Grande Armée qui s’apprête à déboucher de la chaîne de montagne dite de “La Grande Serpentine”. Contrainte par la nature du terrain, l’aile droite de la Garde est encore groupée et dispose, circonstance imprévue, de l’appui du corps de cavalerie. Le maréchal Pencroff espérait en effet pouvoir dépasser l’armée pour se lancer dans les plaines à la recherche de l’ennemi, ce qui ne s'avère pas utile. A l’aube du 22 Radévard 337, l’avant-garde de l’aile droite, assurée par la 11e brigade d’infanterie (5e léger, 6e léger et 25e de ligne) aperçoit devant elle les colonnes de la Magna Draconis. L’avant-garde de l’aile droite se replie alors sur le 4e corps d’armée du général Emile-Bonaventure Pencroff, fils du maréchal éponyme. Ce dernier fait préparer son corps d’armée au contact, et est rejoint par le 5e corps d’armée du général Eugène Daugier, qui prend également ses dispositions. Dès lors, la 6e division du 4e corps prend place au centre du dispositif, la 7e division du 4e corps se poste à l’aile gauche, la 9e division du 5e corps occupe l’aile droite et la 8e division du 5e corps, comptant dans ses rangs deux régiments de grenadiers de marine et deux régiments de fusiliers-marins, se place en réserve. La brigade de cavalerie du 4e corps se poste à l’extrémité gauche de l’armée, et la brigade de cavalerie du 5e corps à l’extrémité droite. En outre, le maréchal Pencroff, informé de la situation, rejoint rapidement la zone avec les 2e et 3e divisions de cavalerie; ayant laissé la 1ère division, plus lente, en arrière avec l’ordre de rejoindre la bataille au plus vite. Il prend alors le commandement des opérations. De son côté, l’armée Néo-Dominienne s’étoffe progressivement. A la Magna Draconis qui occupait l’avant-centre de la force s’ajoutent peu à peu les cohortes de la 5e légion de Myr et de la légion Automne. Si le rapport de force numérique semble indiquer un net avantage pour la Garde, la présence de nombreuses unités lourdes et, selon toute évidence, de nombreux mages dans les rangs adverses pousse le maréchal Pencroff à la circonspection. Désireux de connaître plus en détail la composition des forces adverses, il ordonne au 7e régiment de hussards, de la 3e division de cavalerie, de se porter au devant de l’adversaire pour reconnaître les forces. Le 7e hussards, commandé par le colonel Dax, parvient alors à chevaucher au large de l’armée adverse avec force témérité et, malgré quelques pertes, revient auprès du maréchal vers 11h du matin avec de précieux renseignements. La présence de mages, de lanciers et de cavaliers drake au premier rang de la Magna Draconis laisse entendre que cette colonne va essayer de percuter une des ailes de l’armée pour la rompre par le choc. De toute évidence, par le faible nombre d’unités présentes sur l’aile droite de la Garde (la 9e division ne comptant que quatre régiments contre les six de la 7e division), il est à prévoir que l’adversaire se porte sur cette portion de la ligne en priotité. Vers midi, l’armée Néo-dominienne, toujours en ordre serré, semble en effet continuer sa marche au pas redoublé vers l’aile droite, confirmant les prédictions du maréchal. Par précaution, ce dernier a fait avancer la 2e brigade de marine sur les arrières de la 9e division, réduisant de fait sa réserve à deux régiments d’infanterie mais comblant de manière dissimulée les lacunes de son aile droite. Ce n’est que trente minutes plus tard, alors que l’armée du Néo-Dominion semble enfin cesser sa marche, que la bataille s’ébranle réellement. Désireux de conserver l’initiative, le maréchal Pencroff ordonne aux 4e et 5e corps d’entamer un mouvement au pas en avant, en conservant la cohésion des lignes. Profitant du terrain avantageux offert par la proximité, derrière lui, de la chaîne de montagnes de la Grande Serpentine; il fait également disposer les 6e, 7e, 8e, 12e, 14e, 16e et 21e batteries d’artillerie à pieds sur une colline située sur l’arrière gauche de ses troupes, laissant aux divisions et aux corps le loisir d’user de leurs batteries d’artillerie à cheval au plus près du front. Quant à sa nombreuse cavalerie, il en détache les 5e et 7e régiments de hussards respectivement sur l’aile droite et sur l’aile gauche, et conserve auprès de lui les six régiments de dragons avec l’ambition ferme de porter le coup de grâce au moment le plus opportun. Face à la Garde, et malgré l’épais manteau de neige et les vastes plaques givrées qui entravent sa marche, l’ennemi continue de déferler en rangs serrés à une cadence effrénée. La bataille, selon toute vraisemblance, s’apprête à mesurer l’ordre profond à l’ordre mince; les lignes de feu aux colonnes d’assaut. Chapitre 1: Zenith Midi pile tonna au canon. Une batterie de pièces de 8 livres, juchée sur le promontoire hâtivement surnommé “redoute des engelures”, venait de sonner le début de la bataille. Quelques dizaines de pas à sa droite, le maréchal Pencroff, son fils le général Emile-Bonaventure et le général Eugène Daugier observaient le déploiement des deux armées dans un parfait mutisme. Repliant sa lorgnette et tirant de sa poche une montre gousset, le maréchal resta encore pensif un instant avant de rompre le silence. - Bien. Cela reste encore à confirmer, mais je crois reconnaître à l’avant-garde les bannières de la Magna Draconis. La nombreuse cavalerie qui la devance et la présence des drakes dans leur dispositif conforte cette idée, et il semble qu’ils aient jeté leur dévolu sur la 9e division du général De la Faye. Commença-t-il. - Excellence, il me semble que cette légion compte également un nombre non négligeable de mages, et par dieu nous en manquons. Contre leur cavalerie, j’aurai tôt fait de former des carrés par bataillons, mais je serai dépourvu contre toute forme de magie. Répondit le général Daugier. - Certes, aussi ai-je la ferme intention de faire concentrer le feu des batteries à ma disposition sur leurs cohortes de mages dès que j’en aurai l’occasion, et avant que vous ne vous trouviez à leur portée. Cependant pour parvenir à les disperser efficacement, je vais sans doute devoir y occuper tous mes canons, ce qui ne vous laissera que votre artillerie à cheval pour vous défendre à mitraille contre les assauts des drakes. Répondit le maréchal. Le général Daugier haussa les épaules. - Je ne crains pas trop ces gros lézards. Tout ce qui vit peut mourir, tant qu’on y met assez de plomb dans l’aile. Répondit-il en riant. Le maréchal sourit, et tendit à son camarade une poignée de feuilles volantes couvertes d’ordres gribouillés et de schémas. - Tiens, innocent, voilà tes ordres. J’y détaille ce que j’attend de toi. Va-donc me tenir cette aile droite, et gagnes-y du temps pour que je puisse resserrer mon étau sur leurs flacs. Tu penses t’en sortir ? - Parbleu excellence, je tiendrai deux heures, douze heures, vingt heures s’il le faut ! Le maréchal salua, et le général lui rendit son salut avant de piquer sa monture pour rejoindre, au galop, la 9e division d’infanterie. Le maréchal Pencroff se trouva alors seul avec son fils, qui restait silencieux. - Mon fils, tu vas avoir dans cette bataille l’occasion de faire une bien belle besogne. Le hasard aura voulu que ce soit toi qui commande le 4, ce dont je suis fort aise. - J’aurai plaisir, père, à vous montrer ce dont est capable le seul de vos enfants à n’être point cavalier. Si je fais aujourd’hui un bel ouvrage, vous m’accorderez sans doute l’honneur d’en rendre grâce à l’infanterie. Le maréchal sourit à cette remarque. - Trève de bavardage, veux-tu ? Bien. En ce qui concerne le 4e corps d’armée, j’aimerais que tu attendes, dans un premier temps, que l’ennemi se rapproche de la 9e division. Quand ils seront au contact de nos lignes, Daugier fera reculer l’aile droite en oblique, de sorte à pivoter autour de la 6e division. Quand tu verras l’aile reculer, tu n’auras qu’à réorienter le centre vers l’ennemi qui te présentera son flanc. La 7e division, elle, devra alors tenir ta gauche avant, si l’occasion se présente, de tomber sur leurs arrières. Je t’ai envoyé un régiment de hussards, le 5e, pour renforcer ta cavalerie. Garde un régiment en réserve, les dragons idéalement, et envoie les deux autres à brides abattues harceler tout ce qu’ils pourront et, si possible, prendre leurs mages de court. - Comptez sur moi. Je vais, je pense, accompagner le mouvement de la 6e division avec mon état-major. Si d’aventure vous devez me faire mander par un ordonnance, vous me trouverez sans doute auprès de la 11e brigade. - Bien, mais sois prudent. C’est bien que tu combattes au milieu de tes hommes, mais ne va pas t’exposer inutilement. Tiens, voilà tes ordres écrits. File ! Conclut le maréchal, esquissant à nouveau un salut. Le général Emile salua à son tour, et s’en retourna auprès de ses troupes. Non loin, toujours disposées en un vaste mur de canons sur la “redoute des engelures” les 6e, 7e, 8e, 12, 14e, 16e et 21e battaient à présent un feu d’enfer sur les colonnes du Néo-Dominion, qui s’étaient remises en marche pour entrer au contact des lignes de la Garde. Les canons de tous calibres, aux ordres du général Lambach, tiraient au jugé sur les premières colonnes ennemies, attendant d’apercevoir les mages de la Magna Draconis pour orienter vers eux l’ensemble des tirs. Puis, aux alentours de midi trente, les premiers fantassins du Néo-Dominion arrivèrent finalement à portée des voltigeurs de la Garde. La mousquetade, dès lors, s’ajouta à la canonnade et embrasa en quelques minutes toute l’aile droite. La Magna Draconis, sous ce déluge de boulets et cette grêle de balles, ne se démonta pas pour autant et, afin sans doute de ne pas s’attarder dans la zone létale qui la séparait des fusiliers, accéléra le pas. Chapitre 2: Treize heures Ce fut sur les coups de treize heures, finalement, que le choc eut lieu. Conservant sa cavalerie en réserve, la légion Magna Draconis envoya dans un premier temps ses IIe, IIIe et IVe cohortes de fantassins de la IIe Armata. Dans la plaine enneigée, les solides hallebardiers et leur entourage d’arbalétriers et d’épéistes dispersèrent rapidement les voltigeurs, qui ne faisaient pas le poids face à ces lourdes masses d’armures et de glaives. Les fusiliers-marins, en revanche, offrirent aux ennemis une bien plus farouche résistance grâce à leur bonne maîtrise du feu sur trois rangs qui permettait de déverser un flot de salves presque ininterrompu sur tout ce qui se présentait à eux. La puissance de feu ainsi déployée permit d’interdire aux fantassins du Néo-ominion de se rapprocher trop près des lignes, au prix d’une consommation accélérée des munitions. La 9e division ne s’effraya pas pour autant et les braves fusiliers-marins, qui avaient été habitués au froid par leurs longs séjours autour du bagne de Mirovitch, tenaient ferme au milieu de la brise glaciale qui, sans aucun doute, ne devait pas jouer en faveur des légionnaires en armure de métal. Le vent, d’ailleurs, n’entrava pas que la progression des hallebardiers et des hastartes. Les arbalétriers Néo-dominiens, eux aussi, souffrirent beaucoup des grands vents qui faussaient la trajectoire de leurs projectiles et gelaient leurs armes. Malgré tout, la grande Magna Draconis ne chancelait pas, et tenait ferme face aux lignes de feu qui n’en finissaient pas de brûler leurs cartouches. Enfin, quand les régiments de la 9e division eurent dépensé sur leur adversaire plus de la moitié de leurs munitions, ordre fut donné de ralentir la cadence de feu. La pression se relâcha sur les colonnes d’assaut qui, peu à peu, se remirent à gagner du terrain et s’approchèrent dangereusement des lignes, tant et si bien que le général Daugier dût amorcer le recul de ses troupes. La Ligne de la Garde, sur l’aile droite, commença donc à fléchir sous la pression ennemie. Cet apparent succès galvanisa les légionnaires qui redoublèrent d’efforts, gagnant en audace et en témérité à chaque minute, arrivant finalement au contact. Le choc, entre les fantassins du Néo-Dominion et de la Garde, fut d’une rare brutalité. Dans les premiers instants du combat, les fusiliers-marins eurent toutes les peines du monde à repousser leurs adversaires à force de baïonnettes et de sabres briquets, qui n’étaient pas d’un grand secours face aux hallebardes et aux pics. Malgré tout, formant des carrés pleins par compagnies et hérissant leurs baïonnettes face à eux; ils réussirent à rétrograder sans rompre, suivant le plan dicté par le maréchal Pencroff au général Daugier. La 9e division, en effet, laissait en reculant un interstice entre elle et la 6e division dans lequel la 8e division d’infanterie, restée en réserve, allait pouvoir se glisser. Entre la 6e division au toujours avancée au centre et la 9e division en recul, la 8e division allait pouvoir se positionner en caponière sur le flanc de la Magna Draconis pour l’arquebuser soigneusement, mais surtout pour prendre son côté sous le feu de la 23e batterie d’artillerie à cheval. Ce mouvement, soigneusement exécuté, isola donc la Légion Draconis dans une sorte de corridor de feu, piège mortel qu’elle ne décela que trop tard et qui s’accentuait à chaque seconde. Quand la légate Khardiata Maraevis s’aperçut de cette nouvelle disposition, elle se rendit compte avec horreur que, pressée sur l’arrière par la légion Automne, elle ne pouvait plus faire marche-arrière sans risquer une déroute. Tout n’était cependant pas perdu. Dans ses observations réalisées à l’approche des lignes de la Garde, elle avait remarqué que la 8e division d’infanterie agissait, sur l’aile droite, comme la seule réserve d’infanterie capable de secourir la 9e division. Avec le 8e division activement engagée au combat, il n’y avait donc plus aucune réserve derrière la 9e division, et donc plus de réserve sur l’aile droite. Son seul espoir, dès lors, était de parvenir à rompre l’aile droite de la Garde par le choc. Elle disposait, pour cela, d’un outil tout désigné: les IIIe et Ve cohortes de cavalerie de la Ière Armata. Peu avant quatorze heures, la légate ordonna donc à la cavalerie régulière de sa légion, principalement composée de lanciers, d’archers et de cavaliers légers, de se jeter sur les lignes ennemies pour appuyer les assauts de l’infanterie. Sous le feu et la mitraille, galopant entre les colonnes, les deux cohortes de cavaliers chargèrent alors au son du cor, faisant sous leurs sabots trembler la terre glacée. La 9e division, face à eux, ne put que resserrer ses carrés et prier pour que la tourmente ne dure pas. Chapitre 3: Quatorze heures Le maréchal Pencroff, juché avec son état-major auprès de la redoute des engelures, suivit avec attention la charge des cavaliers de la Magna Draconis. Impassible, il regarda en silence le choc des lances, des chevaux et des hommes sur la frêle 9e division qui reçut le coup de plein fouet. Ses officiers, autour de lui, attendaient ses ordres dans un silence d’angoisse mêlée d’excitation. Finalement, après avoir jaugé le danger qui pesait sur son aile, le maréchal leva le bras. - Ordonnance ! Demanda-t-il. Un capitaine, à cheval, se porta auprès de lui. - Notez. Pour le général Daugier. Faites immédiatement donner vos deux régiments de cavalerie légère pour soutenir les carrés d’infanterie, et envoyez votre 14e batterie d’artillerie à cheval entre la 8e et la 9e division pour soutenir la canonnade sur leurs flancs. Ordonna le maréchal. Le jeune capitaine, après avoir noté l’ordre, s’élança vers l’aile droite à brides abattues. Auprès de l’état-major, sur la redoute, les batteries d’artillerie à pied tonnaient toujours, ayant à présent débuté le bombardement des cohortes de mages que l’on avait décelé plus tôt. Face à la redoute, le centre et l’aile gauche de l’armée étaient à présent pleinement engagés dans le combat, et bien que la pression y fut moindre que celle appliquée par la Magna Draconis sur l’aile droite; les légions d'Automne et de Myr se révélèrent être de farouches armes. La légion Automne, justement, amorçait à ce moment un mouvement en oblique par lequel elle allait venir se porter face aux 6e et 8e division d’infanterie, c’est à dire entre le centre et l’aile droite, de sorte à soulager le flanc de la Magna Draconis qui s’était trop avancée. Cet audacieux mouvement, qui prolongea l’effort de l’armée du Néo-Dominion jusqu’au centre du dispositif, était un paris risqué qui porta rapidement ses fruits. En effet, affrontant à présent les premières cohortes de la légion Automne, la 8e division d’infanterie dût relâcher un temps son emprise sur le flanc de la légion Draconis, qui était à présent engagée dans une véritable mêlée générale. Dans la plaine glacée, lanciers et spahis, fusiliers-marins et hastartes, piquiers et grenadiers se livraient en effet un combat sans mercie et sans cohésion. Chaque homme, tenant ferme son carré de terre, défendait sa vie au milieu d’une indescriptible tourmente. L’intervention de la cavalerie du Néo-ominion avait, un temps, permis d’avancer un peu plus sur la droite de l’armée. Mais le concours des deux régiments de Spahis de la brigade de cavalerie du 5e corps avait interrompu cette progression; et par la mousquetade tant que par le vent gelé qui soulevait la neige, un véritable brouillard de guerre s’était levé sur cette portion de la bataille. Si l’aile droite de l’armée de la Garde semblait bien être devenue le pivot des combats, il parut pourtant que le maréchal Pencroff s’en désinteressait. Depuis le mouvement de la légion Automne qu’il avait observé avec une expression de délectation, il arborait un large sourire que ses plus proches camarades reconnurent comme un excellent présage: la messe était dite. Alors même que dans les rangs de la 9e division la lutte semblait des plus désespérées, le maréchal Pencroff ne semblait plus accorder son attention qu’à l’aile gauche et au centre. Une nouvelle fois, il leva la main, et un officier d’ordonnance se porta auprès de lui. - Pour mon fils, le général Emile ! Notez. Fais battre la charge dans toute la 6e division, et fais-la pivoter sur les lignes de la légion qui est passée auprès d’elle pour soutenir l’assaut de l’aile droite. Ne t’inquiète pas pour tes arrière, je m’en occupe. L’ordonnance, le message écrit à la hâte, salua et disparut au galop. Le maréchal, toujours souriant, retira son grand manteau noir qu’il jeta à terre et ajusta son bicorne. Puis, tirant une pipe de sa poche, il l’alluma en se tournant vers ses généraux. - Vous n’avez pas idée, messieurs, du nombre d’années pendant lesquelles j’ai attendu ce moment. Ajustez vos chapeaux et vos rubans de queue, nous allons avoir l’honneur de charger. Annonça–t-il, goguenard. - Charger, excellence ? Avec quel régiment ? Demanda un des aides de camp. - Mais ma foi… tous, pardieu ! Chapitre 4: Quinze heures Après le mouvement par lequel la légion Automne avait renforcé de justesse la légion Draconis, les deux légions de l’armée Néo-Dominienne s’étaient retrouvées entièrement engagées contre les 9e et 8e divisions de la Garde qui tenaient l’aile droite du dispositif. Sur l’aile gauche et le centre, les 7e et 6e divisions, qui n’avaient pas reculé, restaient donc pleinement engagées contre la légion de Myr et une partie de la légion Automne. Après le mouvement offensif par lequel la légion Draconis avait enfoncé la 9e division, une sorte de marche s’était formée dans laquelle la Magna draconis s’était avancée, et dans laquelle le centre Néo-Dominien s’était engagé à sa suite. Hors si par ce mouvement les armées du Néo-Dominion avait réussi à prendre un net avantage sur l’aile droite de la Garde, jusqu’à mettre en grave péril la tenue de l’armée toute entière; elles avaient par ce même élan commis une grave erreur. En s’enfonçant là où, visiblement, la ligne était la plus molle; les légions Draconis et Automne avaient laissé à la légion de Myr la charge de faire face à deux divisions entières. Cet état de fait n’était, en soit, pas un problème: La légion de myr était en effet réputée pour être une des troupes les plus aguerries, disciplinées et farouches des armées de l’alliance, et elles eurent bien pu tenir des heures entières face aux deux divisions de la Garde sans rompre pour autant. Non pas que la tâche fut facile, mais à force de sang-froid et d’organisation, cette seule légion pouvait rivaliser sans rougir avec une force bien supérieure à elle, et appliquer le plus méticuleusement du monde un des plus vieux principes militaires: être et durer. Mais à la constance d’un combat en ligne contre les deux divisions de fantassins, le maréchal Pencroff avait caressé l’ambition d’un baroud un peu plus digne des braves qui se battaient sur ce front, et avait mis au point un levier pour renverser le centre de gravité de la bataille. L’objectif de la manœuvre, paradoxalement, était moins de trouver un prétexte pour une charge épique que de limiter les pertes. Le maréchal, s’il avait confiance en les chances de victoire des 6e et 7e divisions, savait pertinemment qu’un combat prolongé contre la légion de myr serait coûteux en hommes et en munitions, gâchis inadmissible si tôt dans la campagne. Il fallait en finir vite et, comme souvent, le maréchal allait jouer pour cela de son instrument favori: L’assaut. Plutôt que de laisser les deux divisions d’infanterie s’éroder contre les cohortes de Myr, et contre toute attente, il avait ordonné à son fils, qui tenait l’aile gauche, de dégarnir le centre de la 6e division et de jeter cette dernière sur l’aile droite, dans le flanc de la légion Automne; délaissant la légion de myr. Effectuant au pas de charge ce mouvement de redéploiement sur leur droite, les régiments de la 6e division abandonnèrent en effet le centre du dispositif de la Garde, laissant un trou béant dans les lignes, et isolant la 7e division contre la légion de Myr. Mais cet apparent abandon, insensé au regard de la brèche immense qu’il créait au milieu même de l’armée de la Garde, allait être le clef d’une victoire éclatante. Car si une voie était ouverte entre les deux ailes, ce n’était en rien au profit des troupes du Néo-ominion. Massé derrière la 6e division jusqu’à son redéploiement, rangé en parfait ordre, éclatant, glorieux; Le Corps de Cavalerie fit son entrée en scène. Le corps, commandé par le maréchal en personne, comptait alors non moins que 8 régiments de 800 hommes et 800 chevaux. 6 régiments de dragons et 2 régiments de hussards, soit quelques 6400 cavaliers, attendaient l’ordre la main sur le pommeau. Devant eux, fumant toujours la pipe et la montre en main, le maréchal Pencroff tenait le premier rang de ce formidable fer-de-lance, à la tête du régiment qui portait son nom. L’objectif de toute cette cavalcade: fondre sur la légion de myr, la séparer définitivement de la légion Automne, l’isoler et la rompre; laissant aux 6e, 8e et 9e divisions le soin d’encercler et de battre les légions Draconis et Automne. Couper l’armée du Néo-Dominion en deux, profiter de l’avantage numérique pour briser sa cohésion, et en finir avec cette bataille avant de perdre trop d’hommes. Et puis dans la poudre, la fumée, les cris et la tourmente; arracher quelque drapeau et sabrer quelque général, afin de jeter têtes et bannières capturées aux pieds du consul. Charger, sabrer, vaincre… Le maréchal Leva son bicorne, et six-mille poitrines hurlèrent en coeur: - Vive le consul ! Vive l’empire ! Et la troupe, enhardie, de se lancer au trot. Chapitre 5: Seize heures La terre, bien que gelée, se mit à trembler. Malgré le manteau neigeux et le brouillard qui encombrait la vue des légionnaires de Myr, tous comprirent ce que pareil frémissement pouvait signifier, et l’effroi serra vite les poitrines. Dans les colonnes de fantassins myrmidons, un ordre silencieux se répandit comme une traînée de poudre, porté par les légats et centurions qui prenait position avec leurs troupes: - Cavalerie ennemie ! Les piquiers à l’avant ! À cet appel, dans une sorte de mouvement mécanique et parfaitement synchronisé, les légionnaires cessèrent immédiatement leurs tirs contre la 7e division de la Garde, et se groupèrent en masses compactes qui devaient se garnir de pics et de lances. Malheureusement pour les infortunés, malgré toute la cohésion dont était capable les troupes formiques et le méthodisme de leur exécution de l’ordre, celui-ci était parvenu trop tard. Au moment même où les centuries s’ébranlaient pour se garder de l’assaut, la sonnerie de la charge déchira la brume, portée par plusieurs dizaines de clairons. Le frémissement du sol, déjà, devenait un vrombissement sourd, semblable à celui d’une avalanche ou d’un glissement de terrain. La lointaine rumeur était devenue une clameur frénétique et terrible, et comme une bête sauvage se dévoilant à sa proie; la cavalerie de la Garde fondit sur la légion. Le choc, au premier rang, fut terrible. Ouvrant la voie à la tête du régiment de Pencroff-Cavalerie, le maréchal traversa les premiers rangs de myrmidons à brides abattues, bousculant et sabrant tout ce qui se trouvait à sa portée. Il était poussé, dans son élan, par les quatre régiments de dragons qui passèrent au travers des centuries comme une lame rouge dans la neige. Cette masse compacte, brutale et effrénée d’hommes et de chevaux percuta, culbuta, émonda tout sur son passage, pénétrant profondément dans le dispositif formique et traçant dans leur sillage une véritable saignée. Ils furent suivi, de près, par les quatre régiments de dragons de la division Bonardi, les deux régiments de hussards de la brigade Lasalle et le régiment de Férincs-Cavalerie du colonel Ponticelli. Partout, dans le brouillard et la tourmente, les cavaliers de la garde bousculaient les formations des légionnaires et brisaient leur cohésion, ne laissant aucune marge aux légats pour réorganiser leur défense; anéantissant chaque début de résistance. Le chaos, le fracas, la clameur étaient tels que les malheureux fantassins ne savaient ni comment se défendre ni où fuir. Poursuivis l’épée dans les reins, désorientés, ébranlés; certains tentèrent de s’éloigner de l’incohérente masse de hurlements et de chair; pour être immédiatement cueillis par les hussards qui tournaient maintenant autour de la légion comme une nuée de corbeaux. Quand les cavaliers, enfin, furent ralentis par le contact des légionnaires; une invraisemblable mêlée générale débuta, au net avantage des Gardes qui avaient pris dans cette lutte l’ascendant du nombre comme de l’initiative. Car si les soldats de Myr n’avaient pas leur pareil pour la manœuvre et les actions coordonnées, elles étaient tout à fait dépourvues dès que la chaîne de commandement était rompue. Toutes se défendirent avec rage, chacune pour elle-même, mais elles ne pouvaient plus que subir le combat qui leur était imposé, et qui était perdu d’avance. Profitant de cette situation et de l’excellente ouverture produite par la cavalerie, la 7e division d’infanterie ne resta pas longtemps spectatrice de cette lutte de titans. Traversant la plaine au pas de course, l’arme au bras, les colonnes de grenadiers qui étaient restées en réserve derrière les bataillons se jetèrent dans la mêlée, tandis que les voltigeurs entreprenaient déjà de contourner la légion pour la flanquer. Le général Kléber, lui-même, contourna l’affreuse mêlée avec son état-major suivi du 4e régiment de hussards et du 7e régiment de dragons; pour se porter au plus vite sur les arrières de la légion où il espérait trouver le commandement des troupes Néo-Dominiennes. Le légat, les praetors et les tribuns, justement, réussirent de peu à s’extirper de la masse avant d’être éperonnés par un escadron du 2e régiment de dragons, qui avait réussi à s’enfoncer plus loin que les autres. Comprenant que la lutte était perdue, le légat tenta alors de rallier le plus de ses soldats possible autour de lui pour forcer le passage vers la 6e division de la Garde et, espérait-t-il, la légion Automne où il trouverait secours; mais rien n’en fut. Le 4e régiment de hussards, ayant achevé son contournement, se jeta sur le commandement Myrmidon avec rage. Le colonel De Guiche, chef de corps du régiment et vétéran des guerres de coalition; fier hussard au visage balafré et la pelisse rapiécée flottant à son épaule, galopa même bien au-devant de ses propres hommes pour atteindre en premier le petit groupe d’officiers qui reçut de plein fouet l’estocade du brave cavalier. Tentant de s’en défaire, un des praetors fut sabré sur le champ par le colonel, qui reçut à son tour un coup de glaive à l’épaule. La vue du sang de leur chef ne fit qu’enrager ses cavaliers, qui avalèrent le maigre détachement. Brutalement privée de commandement, la légion, déjà ébranlée, se défit complètement. En moins d’une heure, dans la plaine, une légion toute entière venait d’être massacrée. Le corps de Cavalerie et la 7e division de la Garde, de leur côté, accusèrent bien des pertes mais sortirent non moins victorieux et galvanisés. Au milieu des corps, couvert de sang et haletant, le maréchal Pencroff se tourna vers ses hommes. Dans la tourmente, un de ses aides de camp et deux de ses ordonnances avaient été tués; mais le régiment de Pencroff-Cavalerie avait tenu le choc. - Colonel Ronssac ! Appela le maréchal. - Il est mort, monsieur ! Répondit un capitaine de dragons. - Diable, et où est son second ? - Mort aussi, monsieur - Peste ! Et bien vous serez mon messager à présent. Allez dire au général Caulincourt et au général de Pontmercy de porter leurs cavaliers sur la gauche du 6e corps, il est temps de conclure cette bataille ! Cria le maréchal, par-dessus le fracas ambiant. Le capitaine, les ordres pris, salua et s’éloigna au galop. Le maréchal se tourna alors la générale Ruminescu, son aide de camp, qui l’approchait au trot, sa jument ensanglantée peinant à avancer dans la neige. - Générale ! Ne nous attardons pas ici ! Envoyez la brigade des hussards de Lasalle poursuivre les derniers survivants de Myr, et faites savoir aux dragons de Bonardi et d’Ornano que la fête n’est pas encore finie ! Les dragons de Dalhamm sont déjà en route pour culbuter les deux dernières légions en combat, emmenons les trois brigades de dragons soutenir au plus vite la 9e division ! Et, sur cette ordre, il piqua de nouveau sa monture pour rassembler ses régiments. Chapitre 6: Dix-sept heures Si sur l’aile gauche, la bataille semblait presque gagnée; l’aile droite tenait toujours sous une irrésistible pression. Tenant de pied ferme, brûlant toutes leurs cartouches, remplissant la gueule des canons de pierres pour les faire vomir à bout portant sur les légionnaires; les soldats de la 9e division déployaient dans leur lutte toutes les qualités guerrières qui ont fait la renommée de la Garde. Dans ce véritable baroud d’honneur, le général De la Faye lui même avait été grièvement blessé d’un coup de lance alors que son état-major s’était porté au devant des régiments pour les enhardir. Le général Hulin avait également été touché au crâne par un projectile, et le générale Ferun avait eu sa monture tuée sous lui. Tous trois, pourtant, combattant à présent à pieds, restaient à leur poste. Et tous trois, comme l’intégralité de leurs hommes, accueillirent avec des hourras de soulagement les clairons qui résonnaient bientôt derrière eux. Le maréchal et ses dragons, en effet, chevauchaient maintenant sur les arrières de la division; prêts à lui prêter main-forte. Du côté des légionnaires, ce renfort impromptu fut accueilli avec consternation, et ne fut encore que la première des mauvaises nouvelles. En effet, quelques minutes plus tard, la nouvelle de l’anéantissement de la légion de Myr parvint aux oreilles de la légate, à qui le terrain avait depuis plusieurs heures déjà voilé cette part du champ de bataille. Dès lors, le champ des possibilités qui s’offraient à elle devint dangereusement restreint, et la victoire qui quelques minutes avant semblait encore à portée de main s’échappa entre ses doigts comme une poignée de sable. Avec l’anéantissement de l’armée de Myr, la Garde allait pouvoir concentrer ses forces sur sa légion et la légion Automne. Pire encore, s’étant maintenant trop enfoncée face à la 9e division, flanquée par sa droite par les 8e et 6e divisions, l’armée du Néo-Dominion courrait maintenant le péril de voir la 7e division de la Garde fondre sur ses arrières. Et pire derechef, les messagers qui lui avaient signalé le sort de la légion de Myr lui indiquèrent également que la Garde semblait avoir engagé sa réserve de cavalerie, qui allait maintenant profiter du chaos ambiant pour s’immiscer partout où elle décèlerait des failles. Pressée sur trois flancs, tenir était devenu impossible, et la destruction de la 9e division de la Garde avait perdu tout intérêt stratégique; la perte d’une seule division ne suffisant plus pour inverser le rapport de force. Le seul objectif valable, à présent, était de trouver au plus vite une issue permettant de sauvegarder le plus de troupes possible avant d’être entièrement anéantie. Alors que la légate se faisait ces réflexions, elle fut tirée de ses songes par le son strident d’un clairon. Les dragons de la Garde, engageant le combat, venaient d’entreprendre par un vif assaut de délivrer les soldats de la 4e brigade d’infanterie de marine, dont la situation était la plus précaire. Forts de ce secours, les fantassins de la Garde redoublèrent de hardiesse et se regroupèrent en carrés pleins. Peu à peu, face aux cavaliers et aux fantassins, les légionnaires perdaient pieds et certains centurions commencèrent à organiser le repli pour éviter la déroute qui, dans ces instants de chaos, pouvait se propager comme une trainée de poudre. Le contact, enfin, fut rompu; et les soldats des deux armées s’éloignèrent en s’arquebusant de leurs dernières munitions. Le maréchal Pencroff, au milieu des cavaliers, se doutait sans mal que l’adversaire allait désormais chercher à se retirer pour conserver sa cohésion et, sans doute, s’adjoindre à quelque armée de renfort à proximité. Il était cependant hors de question de les laisser s’échapper sans heurts pour les retrouver sur sa route quelques jours plus tard. Il fallait en finir, et enterrer sous le manteau de neige le plus d’ennemis possible. Ses dragons étant encore frais et combatifs, il entreprit alors de faire reformer la division Bonardi en une gigantesque colonne par brigades, la brigade de Férincs en tête suivie des brigades Loreville et Ornano. La légate, depuis le point où elle organisait son repli, ne manqua pas de repérer le mouvement des régiments de cavalerie, qui allaient sans nul doute fondre sur ses cohortes déjà épuisées et désemparées. Sa seule chance, pour s’en garder, était de compter sur la puissance de feu de la 3e Armata, qui avait précédemment été étrillée par l’artillerie et dont les rangs de mages avaient grandement souffert. Malgré les pertes, nombre de ces derniers étaient encore combatifs et ne demandaient qu’à se venger de la pluie d’acier qui les avait jusqu’alors réduit à l’impuissance. Le calcul était cependant risqué, car il exposait cette ressource précieuse qu’étaient les mages. La légate se résolut donc à doubler leurs rangs de cavaliers drakaires de la 4e cohorte de la 1ère Armata, seule troupe montée à avoir échappé à la tourmente jusqu’alors. - Praetor ! Aux ordres ! Cria-t-elle à l’attention d’un de ses officiers - Oui, légate ? - Faites regrouper les mages offensifs avec les cavaliers de la 4e cohorte montée, qu’ils forment une ligne sur nos arrières et qu’ils ralentissent l’adversaire le plus possible pendant que nous nous replions ! Qu’ils épuisent leur mana tant qu’ils peuvent, mais par le ciel qu’ils fassent reculer ces cavaliers ! Si nous sommes entrainés au contact nous serons immobilisés, et leurs rangs se fermeront sur nous ! Le praetor, ses ordres pris, galopa sans demander son reste. Malgré la confusion, les unités nécessaires étant restées relativement près du commandement de la légion, la ligne défensive fut formée juste à temps. Dans la plaine, les régiments de la Garde s’avançaient effectivement au pas, puis au trot, dans le no-man’s land de neige qui séparait l’armée en fuite de celle en chasse. Au devant de ces colonnes d’hommes et de destrier, le sabre à l’épaule, le maréchal observait avec attention le mouvement qui s’opérait devant lui. La vue des montures drakes en face de ses dragons l’obligea à une certaine circonspection qui retardait l’assaut. Il était effectivement hors de question que les cavaliers à cheval ne se heurtent de front à ces immenses lézards et, surtout, aux nombreux mages qui les avaient rejoints. La charge était retardée, et les soldats de la garde continuaient d’avancer lentement sur les traces de l’ennemi, sans entrer dans le champ d’action des mages. Ils firent pourtant, dans cette étrange interlude, bien des victimes. Alors que ce qu’il restait des légions Draconis et Automne poursuivaient leur repli, elles laissaient derrière elles des grappes de soldats épuisés, blessés, désemparés qui n’arrivaient plus à suivre le rythme de la retraite et se retrouvaient dans le no man’s land. Les légionnaires de la cavalerie drake et des centuries de mages de guerre qui formaient la ligne d’arrière-garde tentèrent bien d’en sauver le plus possible, mais ils ne pouvaient pas ralentir davantage eux-même, au risque de se trouver isolés. Impuissants, dépassaient donc leurs camarades dans leur mouvement rétrograde, et assistaient avec horreur à leur massacre méthodique par les cavaliers de la Garde. Chapitre 7: Fin du jour, tombée de la nuit Le maréchal Pencroff, à la tête de ses six régiments de dragons, poursuivait à pas lent les deux légions Néo-Dominiennes qui abandonnaient à grand peine le champ de bataille. Sur sa route, il donna l’ordre d’abattre méthodiquement tout soldat ennemi qui tombait entre les mains des soldats de la Garde, et de ne faire aucun prisonnier. Pour la Garde, cet acte bien que cruel tenait moins de la froide vengeance ou de la soif de sang que de la nécessité: éloignée de ses bases, ne disposant d’aucun dépôt ou point de repli, ses vivres et ses munitions étant comptées; il était impossible pour l’armée du Consul de s'embarrasser de prisonniers de guerre que nul n’aurait eu le temps et les ressources de garder. Les ennemis les plus faibles, qui n’avaient pu suivre les légions dans leur repli, étaient alors méthodiquement sabrés. Puis, au bout d’une heure de cette étrange course, considérant qu’il serait trop dangereux de s’éloigner davantage et qu’il n’était plus tactiquement rentable de suivre les deux légions; le maréchal fit cesser la poursuite. Les régiments s’arrêtèrent, jaugèrent une dernière fois l’ennemi, en s’en retournèrent auprès des divisions restées sur le champ de bataille de la Grande Serpentine. Quand les cavaliers arrivèrent, les troupes du 4e et du 5e corps d’armée s’étaient déjà regroupées sur le plateau où, plus tôt, le maréchal avait observé les combats. Alors que le jour commençait à décliner, de grands feux furent allumés de part et d’autre de ce sanglant bivouac, aux rivages encore jonchés de dépouilles à demi recouvertes de neige. Au sein de chaque division, de grands postes de secours furent assemblés pour accueillir les blessés, procéder aux amputations, effectuer le triage et prodiguer les premiers soins. Dans la plaine, les soldats les mieux portants relevaient les blessés et fouillaient les havresacs et les gibernes des morts pour en récupérer la poudre, les vivres, les cartouches… Ici on achevait des chevaux, là empilait des dépouilles; partout la mort était omniprésente. Pour les soldats de la Garde, cela n’avait pourtant rien d’effrayant, même si le spectacle des camarades tombés au combat provoquait toujours le même serrement au coeur. Chacun connaissait le risque, et chacun s’en était, depuis longtemps, accommodé. Le maréchal lui-même resta songeur un instant, immobile, sa monture arrêtée devant un petit monticule de corps qui marquait l’emplacement d’un carré où, plus tôt, un régiment de la 9e division avait tenu sa position. Un linceul glacé, déjà, avait recouvert les uniformes et les tâches pourpres; et il lui sembla que dans la pénombre naissante, le monde entier était à présent fait de cendres. Le colonel Coignet, à cet instant, le tira de sa réflexion. - Excellence, un message du consul pour vous. - Qu’est-ce qu’il dit ? - Il vous félicite pour cette victoire, et vous fait savoir qu’il se porte vers nous avec le corps de la Garde Consulaire pour aider au soins des blessés. - Bien. Veillez à ce que les colonels des régiments transmettent leur bilan des pertes et l’état de leurs ressources. Je veux un compte précis des morts, et qu’on fouille les restes de l’ennemi. Nous resterons ici le temps de nous réorganiser. Que les hommes dorment, nous creuserons les tombes demain. Mot de la fin, note de l'auteur; Si vous êtes arrivé jusque là, merci ! Ce premier récit, comme vous l'aurez compris, est raconté du point de vue de la Garde. Certaines choses pourraient être améliorées, mais je vous garantis que c'est tout un exercice, de faire manœuvrer deux armées aux fonctionnements complexes, à plus forte raison lorsque l'on en maîtrise qu'une ^^ J’espère de pas avoir commis d'affront, même si par nécessité scénaristique, il a parfois fallu faire simple. Comme ça a été mentionné plus haut, l'issue de cette bataille avait été décidée par un lancer de dé: J'ai donc eu de la chance en commençant par une victoire tactique, qui se justifie par le déséquilibre des forces qui s'observe souvent en début de campagne: Les deux armées se cherchent et divisent leurs forces pour avancer. L'avant-garde de l'armée du Néo-Dominion tombe ici sur une des colonnes de la Garde qui, manque de bol, est plus nombreuse. La guerre sera longue encore, et quand ce sera de nouveau mon tour de raconter une bataille, j'aspire à faire mieux que ce premier opus !
  5. Premier exemplaire du nouveau journal officiel de l'ordre de la garde. Les numéros à venir sortiront de manière décousue à mesure que les travaux avanceront ! (Cliquez sur les images pour les agrandir)
  6. -&- La Confédération de l'Aigle -&- _____________________________________ 41 Mérolia de l'an 256, En Terre-Sainte de Stendel, Conseil spécial de la Confédération de l'Aigle, La Confédération de l'Aigle est le terme désignant l'Alliance militaire de la Garde Volontaire et de ses alliés. DESCRIPTION : - La Confédération de l'Aigle est née le 41 Mérolia de l'an 256, du partage d'une vision commune des intérêts stendeliens et impériaux entre la Garde Volontaire et le Royaume Dolenti. Elle vise à établir sur les territoires impériaux une puissance militaire pouvant assurer la constante sécurité et pérennité des populations dans le besoin. Les décisions au sein de la Confédération de l'Aigle sont prises par son État-major, constitué d'officiers de toutes les puissances-membres. Lors de la création de l'Alliance, sa mission est énoncée comme : "Le Conseil de guerre spécial de la Confédération de l'Aigle déclare, Que les forces armées du royaume Dolenti et les forces armées de la Garde Volontaire formeront à présent une alliance militaire et civile. Que cette alliance, née de la coopération étroite de leurs forces militaires, porterait le nom de Confédération de l'Aigle. Que cette alliance serait dirigée en bonne intelligence entre le royaume Dolenti, la Garde Volontaire et tout nouveau -membre de l'Alliance. Que cette alliance déploierait, en force et en nombre, ses forces partout ou règne l'ombre, afin d'y porter la lumière. Que cette alliance, née de la volonté de protéger les plus faibles et les innocents, n'accorderait aucune trêve ni répit à quelque force belliqueuse qui menacerait les populations. Que cette alliance, animée par la noble tradition chevaleresque, n'engagerait le combat que contre des forces ennemies belliqueuses envers elle ou des populations civiles." MEMBRES : Garde Volontaire (depuis le 41 Mérolia 256) : - Fort Herobrine Arsenal de Middenheim Purgatoire de Terre-Morne Préfecture de Tolwhig Préfecture de Novi Fort Evher Cité minière de la Garde Bagne de Mirovitch Royaume Dolenti (depuis le 41 Mérolia 256) : - Dolgarund Al'Maagik Runalia Cité-état d'Arcahelm (depuis le 52 Holevent 256) : - Cité d'Arcahelm
  7. -Pseudo : DevelopHeure (IG, forum et Discord). -Présentation : Je suis DevelopHeure, IRL j'ai 13 ans et j'aime la programmation de logiciels et j'aimerais faire de la programmation système (j'apprends en autodidacte le C++). J'aime aussi perfectionner mon français (j'aime bien faire des dictées) et j'aime aussi lire des livres. Je ne suis pas très bon en build sur Minecraft, mais j'essaie de m'améliorer. -Motivations : J'ai choisi de rejoindre votre projet car ce que j'ai vu sur le forum m'a donné envie de vous rejoindre. J'aime bien les jeux qui mélangent stratégie et action, et avoir ça dans Minefield et intéressant selon moi (contrairement à d'autres jeux et serveurs, Minefield reproduit une vie qui aurait pu être réelle au Moyen-Age). -Roleplay : Suite à ma candidature villageoise que j'ai déjà postée : DevelopHeure attendait la réponse pour savoir s'il allait devenir villageois. Alors qu'il se promenait dans Stendel, il tomba sur une affiche de la Garde Volontaire qui recrutait. Il eût tout de suite envie de rejoindre ce projet, pour défendre les habitants de Minefield. Il faut dire qu'il rêvait d'être dans une garde quand il était enfant aussi. Il se rendit donc au centre de recrutement déposer sa candidature. Il pensa ensuite à où il allait s'installer : il voulait habiter à New Stendel, mais la garde était située à Stendel. Il réfléchit et se dit que s'installer dans la banlieue de New Stendel était une bonne solution. Il a trouvé un emplacement pour construire sa maison, et va l'acheter bientôt.
  8. In real life: Je m’appelle Camille (au masculin), je suis né le 14 février 1997 ce qui me donne 19 ans au moment ou j’écris cette candidature. Actuellement, je prépare le concours d’entrée en école d’infirmier ; après avoir fait un an en L1 sociologie. En dehors des stages de préparation au concours qui ne me prennent que deux après midi par semaine, je révise seul ou je fais un peu de bénévolat. Dans un futur plus ou moins proche, j’aspire à être infirmier en milieu hospitalier. Pendant mon temps libre, Je joue aux jeux vidéos ; notamment Battlefield 1, Grand Theft Auto V, Assassin’s creed Unity, Red dead redemption ou minecraft pour ne citer qu’eux. Sinon, je lis beaucoup de romans de cape et d’épée comme Cyrano de Bergerac (que je vais finir par connaitre par coeur), Les trois mousquetaires, le comte de Monte-Christo, Mathias Sandorf... ou dans un autre style comme L’ile mysterieuse, cinq semaines en ballon, une ville flottante... et j’en passe ! Que dire de plus, sinon que je suis passionné d’histoire ; et surtout de la période suivant la révolution française jusqu’a la fin de l’empire. In game: Je suis le Commandant Bonadventure Pencroff, dirigeant de Fort Herobrine et de la prison de Terre-Morne, deux projets à but RP fondés sur Stendel et construits avec l’aide de mes chers camarades de la garde volontaire. Officier de carrière aussi maniaque que lunatique, j’ai pris pour habitude de faire des cookies pour mes soldats et de leur raconter des histoires pour les endormir, avant de les reveiller à Deux heures du matin à coup de botte pour les faire travailler. Paysan : https://www.minefield.fr/forum/topic/45794-présentation-de-evil-fliqpy/?hl=evil_fliqpy Villageois : https://www.minefield.fr/forum/topic/47194-acceptée-candidature-de-evil-fliqpy/?hl=flippy Citoyen : https://www.minefield.fr/forum/topic/60234-accepté-candidature-devil-flippy/?hl=flippy Commerçant : https://www.minefield.fr/forum/topic/60808-acceptétisserand-la-grand-voile/?hl=flippy Depuis mon arrivée sur Stendel, il y a quatre années de cela, j’ai toujours eu à coeur de servir l’Empire et la communauté qui m’a accueilli à bras ouverts. Après avoir participé à la bataille de Marie-Nyan-cat comme simple soldat, j’ai fondé mon propre regiment dans les terres hostiles du sud. Durant plus de trois ans j’y ai dirigé des troupes, parfois avec plus ou moins de sérieux ou d’implication, mais toujours fidèlement aux principes de l’empire. L’accomplissement de mes derniers objectifs et notamment l’obtention de ma licence commerçante me pousse désormais à aspirer au rang de Chevalier, suite logique de mon parcours. Une fois chevalier, je pense m’installer à l’Académie de la chevalerie et utiliser mon second home pour mes activités commerciales, dont les profits iront à mon projet. Ce serait un honneur pour moi que d’arborer le bleu ciel de la chevalerie, et de défendre la veuve et l’orphelin pour la gloire de L’empire. Pourquoi suis-je faut pour ce rang ? Les valeurs de la chevalerie me sont très chères ; notamment la droiture, l’honneur et le respect qui en sont trois des principales composantes. Si j’ai l’honneur d’accéder à ce titre, je ferai tout ce qu’il sera possible de faire pour le porter avec dignité et de manière exemplaire. Ce que j’ai commencé en tant que soldat de cavalerie, je voudrais le poursuivre dans la chevalerie. Une histoire de dates avant tout : Le 4 septembre 2012, j’arrivais sur Minefield . A l’époque, je portais le nom ridicule d’Evil_Fliqpy, ce que j’assume moyennement maintenant. Très vite, je me suis installé à Stendel, en banlieue sud, ou ma maison est restée jusqu’à très récemment aux abords de la gare. Le 29 du même mois, j’ai participé à la bataille du fort Nyan-cat parmi les troupes impériales. Cette première expérience militaire jouera un grand rôle dans la suite de mon parcours, aussi anecdotique soit-ce. En novembre 2012, ma candidature villageoise était acceptée ; et je commençais à rassembler une équipe pour la réalisation d’un projet. Nous étions sept, et nous n’avions aucune idée de ce dans quoi nous nous embarquions. Je ne savais encore moins que j’y serais encore aujourd’hui. En janvier 2013, Notre demande de chantier était accordée, et nous commencions à construire ce qui est devenu aujourd’hui le Fort herobrine. Une caserne militaire située dans un désert isolé du reste de l’empire, uniquement accessible à pieds. Depuis 2013, le fort herobrine a connu de nombreuses modifications structurelles. Le fort en lui même a été rasé pour être reconstruit sur de nouvelles bases, et de nombreux membres se sont relayés entre ses murs. Petit à petit, les terrains disponibles au Sud de la capitale ont trouvés preneurs, et nos premiers voisins ont commencés à s’installer. En fin d’année 2015, il ne restait de la « 1ere équipe » du Fort Herobrine que le capitaine Sissigiroux et moi même. Le projet a, à ce moment là, connu sa plus forte baisse de fréquentation, et nous y étions presque seuls. En janvier 2016, Ma candidature Citoyenne était acceptée ; et un regain d’énergie me poussa à réformer le Fort avec l’aide précieuse de quelques nouveaux membres. Une première vague de modernisation eut alors lieux, visant surtout à améliorer les bâtiments déjà présents. Entre Févriers et Juin 2016, de nouveaux membres vinrent rejoindre nos rangs, et forts de cette nouvelle communauté nous reprenions nos activités RP. Avec ces nouveaux soldats, de nouvelles idées commencèrent à germer. L’idée nous vint alors de fonder un second projet. En juin 2016, Ma seconde demande de chantier était acceptée, et nous commencions les travaux de la Prison de Terre-Morne : un édifice publique dont l’objectif était d’y organiser des évènements RP. En Aout 2016, ma candidature commerçante était acceptée, et je lançais mon commerce Tisserand nommé « La grand voile ». En dehors de mes activités de chef de projet à Fort Herobrine et Terre-Morne, J’aide de temps en temps quand on me le demande ; à Middenheim par exemple, ou encore à Asylum, ou je n’ai eu qu’une participation très modeste. Quelques Images maintenant; Le Fort Herobrine, projet fondé en 2013 La prison de Terre-Morne, projet fondé en 2016 et actuellement en chantier Pour finir cette candidature, je souhaiterais remercier comme il ce doit tous ceux qui m’ont soutenu dans cette fantastique histoire, et qui continuent de l’écrire chaque jour. Je nomme donc ; Les capitaines Sissigiroux et isaac_asimov, mes chers cousins, qui m’ont aidé à fonder le Fort herobrine et à le diriger durant ces quelques années. Le capitaine GhideonZorn, pour son incomparable dévotion au projet, dans lequel il a su montrer bien plus que son utilité : son indispensabilité. C’est le genre de personne a qui on peut confier n’importe quelle tâche en ayant l’assurance qu’elle sera accomplie avec brio. Le capitaine Wariow, pour sa participation au projet et sa générosité sans borne ; Et pour toutes les nuits ou nous étions les deux derniers joueurs connectés, à travailler soit chez l’un soit chez l’autre. Le Lieutenant Wendy, Pour son implication sans égal dans le projet et pour sa bonne humeur perpétuelle ! Le lieutenant BA06, pour être toujours partant pour n’importe quelle mission ; Et pour sa participation au projet. Le lieutenant Kaonix, Pour avoir participé à la 2e génération du Fort Herobrine. Le lieutenant Thalkion, parcequ'il est civilisé pour un Celte, mais surtout parceque c'est un car c'est un hardi camarade o/ Le sergent Loupon, pour sa participation non négligeable au projet, et pour la confiance qu’il m’a accordé. Le sergent StrangerP, pour sa participation non moins négligeable au projet, et pour avoir fait partie de ceux qui ont apporté du renouveau dans le projet. Le sergent Nespote, pour sa participation au projet et son rôle dans le recrutement et l'encadrement des jeunes recrues. Le soldat Cauko, pour sa participation non négligeable aux récents chantiers. Le chevalier Stalroc, qui a longtemps été notre seul voisin, et qui a souvent été De bons conseils. le docteur Poupek, pour sa participation au projet en tant que médecin; même si il en est devenu la première cause de mortalité. Le détective et glacier SilenceCaeles, pour sa participation au projet et ses renseignements aussi précieux que ses glaces au Whisky ! Et à tous ceux qui ont participé de près ou de loin au projet, ou qui ont simplement été de bons camarades, je nomme ; Ce très cher Chopine, qui devrais avoir son Piédestal au spawn, Ce vilain chat de Pimoussy, qui fait ses griffes partout, Maitre SaguyaOotsuki, Le capitaine liths, Les soldats Matt, Konrad, Ograity, Anodem et j'en passe qui sont l'âme du régiment ^^ Je remercie également tous les membres de Fort Herobrine devenus inactifs depuis, et qui ont grandement aidé à faire du projet ce qu'il est aujourd'hui. Notes à l'intention des lecteurs: Je me tiens à votre entière disposition pour toute question ou suggestion. Veuillez cependant me les adresser par MP, je m'engage à y répondre au plus vite ! Merci d'avoir pris le temps de lire ma modeste candidature ^^
  9. Journée d'Appel Tous les citoyens en âge de combattre sont invités à nous retrouver les samedis 25 et dimanche 26 février pour participer à une session de formation. La caserne se trouve sur Stendel en -1000 3650 (Splash direction Simurgh puis chemin balisé) Duels, parcours du combattant, Course, Jump et dé à coudre ainsi qu'un marché seront proposé aux volontaires. Pour participer, veuillez vous inscrire ci-dessous. Planning de l'évènement Marché Sur toute la durée de l'évènement PvP Parcours du Combattant Jump / Dé à coudre Course Inscriptions Pour vous inscrire aux épreuves, veuillez poster en réponse de ce sujet. Pour participer au marché en tant que commerçant, veuillez préciser: - Votre spécialité - La parcelle que vous souhaitez Note annexe Ce sujet sera peut être sujet à modifications ​Les récompenses seront peut être majorées ATTENTION: Certaines épreuves sont Létales ! Si vous avez une question, nous nous ferons un plaisir d'y répondre ! validation du marché par le COMM: https://www.minefield.fr/forum/topic/62068-okcomm-fort-herobrine-2526-février-2017/#entry502784
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