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SL Chronicles


SL
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Yop all ;)

 

Voici le RP de mon personnage, basé en grande partie sur des faits réels qui me sont arrivés dans minefield, bien que je les aie un peu romancés.

 

J'espère que ces chroniques vous plairont et vous souhaite une agréable lecture. :)

 

 

:air::air::air::air::air::air::air::air::air: :air: Chapitre I : Au commencement

 

:air::air: La distance le séparant du loup diminuait rapidement. Trop rapidement. Cette fois il ne pourrait pas s'en sortir sans un miracle.

:air::air: Quel dommage, lui le seul, l'unique. Le « test » comme on l'avait présenté. S'il ne tenait pas un peu plus, il n'y en aurait pas d'autre.

:air::air: Il pouvait désormais entendre le souffle du loup qui le poursuivait. Ah si seulement on l'avait fait un peu plus rapide, ou s'il pouvait bondir 2 cases. Après tout ce devrait être une capacité naturelle pour sa race non ? Il demanderait au savant d'en souffler un mot au créateur s'il le revoyait. Enfin, pour cela il fallait déjà régler le léger problème de survie auquel il était confronté. Et pour le moment la situation ne tournait pas vraiment en sa faveur...

 

:air::air: Tout avait commencé au Centre de Régulation et de Contrôle des Spawns (CRCS). C'était là qu'on créait les mobs et qu'on les testait avant de les envoyer dans le vaste monde. Il avait été créé de toutes pièces ici, selon de nouvelles instructions. Et on lui avait donné un nom : SL.

:air::air: On l'avait ensuite envoyé dans une grande salle, au milieu des moutons, cochons et des vaches.

:air::air: L'endroit était d'une couleur rouge sombre et la luminosité était faible. Le haut des murs se perdait dans l'obscurité et l'atmosphère était très humide, sans doute à cause de la respiration des dizaines d'animaux qui attendaient leur tour. Il dénombra trente moutons (ce furent les plus simples à compter du fait des différences de couleurs de leur pelage ; il fût d'ailleurs fort surpris à la vue d'un mouton rose, décidément la mode faisait vraiment faire n'importe quoi), vingt-deux cochons, dix vaches et une quinzaine de poulets (ces derniers, du fait de leurs battements d'ailes incessants étaient plus difficiles à compter). Il était plus grand que tous les autres, et cela le rassura : finir aplati sous les pattes des moutons et des vaches n'était pas une excellente perspective d'avenir.

 

:air::air: Il se plaça dans l'une des files qui avançaient lentement vers les portes et attendit. Le silence de plomb qui régnait en ces lieux le mettait mal à l'aise. La tension de chaque mob était perceptible. Après tout personne ne savait à quoi s'attendre. La file avança et il finit par passer à son tour l'une des portes de sortie.

:air::air: Le couloir étroit débouchait sur un sas dans lequel un géant (quatre cubes de haut et deux de large, soit deux fois sa taille) lui faisait face. L'être au teint vert lui expliqua qu'il devait procéder au contrôle de l'ensemble de ses capacités afin de déterminer s'il serait apte à remplir sa mission dans le monde extérieur. Cela dura quelques minutes au cours desquels il fut interrogé, palpé, manipulé et passa dans divers appareils émettant des bips et grincements plutôt inquiétants. L' « agent de contrôle » ne trouvant aucune anomalie, il le laissa passer la porte qu'il dissimulait et fit entrer le suivant.

 

:air::air: La première chose qui le toucha dans ce nouvel espace fût le bruit. En effet, si le silence était maître dans la première salle, ici l'ambiance était plutôt à la discussion et de nombreux bêlements, meuglements et autres bruits emplissaient l'endroit. Cette salle était similaire à la première, à ceci près qu'elle était cinq à six fois plus grande et que la visibilité y était meilleure du fait d'un éclairage plus important.

:air::air: Après avoir renoncé à compter les mobs bien plus nombreux que dans la première salle, SL s'intéressa aux conversations des différents groupes alentours. La plupart, en dehors des moutons qui se faisaient des compliments sur leurs pelages respectifs, s'interrogeaient ce qui les attendaient dans le monde extérieur. Diverses hypothèses circulaient, allant de la vie paisible au milieu de vastes étendues pacifiques aux courses et affrontements contre des monstres plus grands et horribles que tout ce que l'on pouvait imaginer. Tout le monde s'accordait cependant sur un élément : le monde extérieur était certainement lumineux et très vaste.

 

:air::air: D'étranges êtres flottants à un demi cube de haut circulaient entre les groupes. Il n'étaient pas très grands (2 cubes de haut en comptant la hauteur de flottement) mais il émanait d'eux une aura étrange, un mélange de sagesse et de savoir qui leur donnait un air mystérieux. Leur corps apparemment cubique était recouvert d'une longue toge bleue de laquelle dépassaient deux bras mais aucune jambe ni pied. Leur tête aux reflets orangés (tout comme leurs mains) se terminait par un long bec et était surplombée de deux boules pointues en forme d'amandes qui leur servait d'yeux.

:air::air: Ils s'arrêtaient de temps à autres vers un mob et l'emmenaient avec eux vers l'une des nombreuses portes de sortie à l'autre bout de la pièce. L'un d'eux se dirigea alors vers SL et l'invita à le suivre.

 

:air::air: Ces êtres étaient en fait des savants chargés d'expliquer aux futurs mobs ce qui les attendaient dans le vaste monde extérieur. Dans le petit bureau du savant, SL eu donc une description de l'aspect et du fonctionnement du monde. Et il découvrit que le monde était certes très lumineux (de jour!) et très vaste, mais qu'il était aussi extrêmement dangereux. Il existait en effet d'autres mobs, créés dans des salles à part, qui eux n'étaient pas du tout pacifiques. Les creepers, zombies, squelettes, slimes et autres araignées lui firent froid dans le dos, mais c'étaient les loups qui l'effrayaient le plus. Le savant lui avait expliqué qu'il avait eu des prédécesseurs créés dans le but d'adapter une nouvelle race de mob au monde minecraftien. Mais leur taille (un demi cube de haut et de large sur un cube de long) en faisait des proies faciles et les loups les avaient tous décimés, les uns après les autres. On avait donc créé une version « Super » en modifiant sa taille afin qu'il soit aussi grand que le seul être pouvant apprivoiser les loups : l'Homme. Néanmoins, selon le savant, c'était ce dernier être qui serait le plus dangereux pour lui. Ses prédécesseurs n'avaient jamais réussi à l'approcher à cause des loups, mais on savait qu'il décimait des populations entières de mobs, qu'ils soient agressifs ou sans défense, pour récupérer leur loot. A ce jour seuls certains monstres du Nether arrivaient à leur résister grâce à leur grande force et à leur travail de groupe.

 

:air::air: Il avait donc pour mission d'aller à la rencontre des humains et de voir la réaction de ces derniers face à cette nouvelle espèce. S'il pouvait survivre à ce premier contact, il devait ensuite chercher à se rendre le plus utile possible au vaste monde pour justifier la création d'autres êtres de son espèce.

 

:air::air: Après toutes ces explications, SL suivi le savant par une seconde porte et arriva devant une dalle qui dégageait une grande lumière. C'est cette dalle qui l'enverrait vers le vaste monde par le biais du spawn. Il se tourna une dernière fois vers le savant qui lui souhaitait bonne chance dans l'accomplissement de sa mission avant de disparaître.

 

:air::air: La forêt était belle en ce début de printemps et les mobs vaquaient sans but particulier lorsqu'SL spawna dans le monde de Minefield. Ils prêtèrent attention quelques instants à cette créature nouvelle puis, constatant qu'elle ne les attaquait pas, retournèrent à leurs promenades respectives. Il n'explorait l'endroit que depuis quelques minutes lorsqu'il aperçu le loup. Le problème c'est que ce dernier l'avait remarqué aussi et, au vu de son regard, SL su immédiatement que le fait d'être plus grand n'avait rien changé au problème : il serait dévoré comme ses prédécesseurs s'il ne prenait pas tout de suite la fuite !

 

:air::air: ...La distance le séparant du loup diminuant toujours, SL réfléchissait à la situation lorsqu'il aperçu une route. S'il parvenait jusque là il pourrait sans doute échapper au loup, ces derniers dissimulant leur présence aux humains dans ce monde (heureusement que le savant n'était pas avare d'explications!). Il lui faudrait bien encore une trentaine de secondes pour la rejoindre, mais l'animal l'aurait surement attrapé avant. SL se retourna et vit sa gueule ouverte, bien plus proche qu'il ne le pensait. Le claquement produit lorsque la mâchoire du loup se referma et le cri d'agonie qui suivi furent audibles dans toute la forêt.

 

:air::air: Au CRCS, Pelote finissait son entretien avec le savant. Il connaissait sa mission : peupler les alentours de New Stendel afin de fournir de la laine à ses habitants Il se baladerai paisiblement en attendant qu'un humain vienne le tondre puis il serai tranquille pour explorer le vaste monde. Il se plaça donc sur la plaque de spawn et disparu. Pelote ne savait pas que les humains tuaient les moutons dans ce monde, et il ne le saurait jamais. Il n'aurait même jamais l'occasion d'en apercevoir un.

 

:air::air: Pelote n'eut pas le temps de prêter attention à la forêt dans laquelle il venait de spawner. Il vit du coin de l'œil un être inconnu qui courait et senti une vive douleur dans son flanc gauche en même temps qu'il fut tondu. Il tomba et eu juste le temps de pousser un terrible bêlement d'agonie avant de mourir.

 

:air::air: SL avait rejoint la route. Il avait eu une chance insolente, l'apparition de ce mouton entre lui et la gueule du loup relevait du miracle. Ce dernier avait été ralenti par l'évènement et n'avait ensuite pas osé poursuivre l'appétissante créature jusqu'à la route. Il se tourna donc vers un groupe de cochons à quelques cubes de distance. A la vue de la bête, leurs regards s'emplirent de terreur.

 

 

:air::air: Cela faisait maintenant une semaine que SL vagabondait dans les environs de New Stendel. Il avait exploré nombre d'endroits et rencontré plusieurs humains. Contrairement aux inquiétudes du savant, ces derniers s'étaient montrés pacifiques et l'avaient laissé se promener librement, même au sein de leurs villages. Il n'avait pas revu de loup, se contentant de rester dans les zones humaines que ceux-ci fuyaient.

 

:air::air: Il se souvenait encore de sa première rencontre avec un humain. Il était occupé à admirer une construction lorsqu'il le vit. Il était comme sur les images du savant, ses yeux étaient bleus comme son pantalon et il portait un t-shirt bleu ciel. L'humain était passé à côté de lui sans vraiment lui prêter attention et avait continué son chemin. SL en avait rencontré beaucoup d'autres par la suite et avait pu constater qu'à la manière des moutons ceux-ci avaient des apparences différentes. Ils appelaient ça un « skin ». Il décida donc de porter lui aussi des vêtements afin de leur ressembler plus en espérant pouvoir leur parler un jour. Il apprît également leurs règles afin de ne pas se rendre hors la loi, ce qui pourrait nuire à l'établissement d'un bon contact avec eux.

 

:air::air: Au cours de ses promenades, SL réfléchi longuement au but que lui avait fixé le savant. Il devait vivre avec la communauté des humains et prouver au créateur que sa race pouvait être utile à Minecraft. Il conclut qu'il devait apporter sa pierre à l'édifice et aider les Hommes dans la mesure de ses moyens. Mais pour cela il devait apprendre au préalable à casser et poser un bloc. Un grand travail l'attendait.

 

:air::air: SL se demanda si un jour ses semblables formeraient aussi une communauté au sein de Minefield. Oui, il en était sûr, il n'était que le premier maillon, la base de l'histoire mais un jour les lapins seraient plus nombreux et, comme les humains, ne craindraient plus les loups. Ce fut le but qu'il se fixa en marchant vers New Stendel, mais pour l'atteindre, il devait déjà se faire accepter par les humains...

 

:air::air: Profitant des quelques pièces d'argent qu'il avait gagné en travaillant, SL s'était arrêté pour la nuit dans une auberge. La bâtisse, entièrement faite de bois, était située aux abords d'une route à grand passage et on sentait qu'elle avait vu passer nombre de valeureux explorateurs et entendu force récits d'aventures, toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Les conteurs avaient tendance à gonfler leurs exploits, mais après tout il fallait bien ça pour passionner le public en quête de frissons. C'était leur renommée qui en dépendait. Il ne fit pas attention aux regards appuyés qui se posèrent sur lui à son entrée. Il s'y était habitué et comprenait l'étonnement des humains. Après tout il n'avaient jamais vu de lapin dans ce monde, et pour cause, il n'avait pas de semblables. Alors un lapin de la taille d'un humain, ça faisait forcément son petit effet.

 

:air::air: SL commanda la spécialité locale et demanda une chambre pour la nuit. Les clients étaient retournés à leurs activités, après tout il n'était pas si extraordinaire que ça de voir des êtres étranges dans ces contrées. Certains d'entre eux sortaient malgré tout leurs carnets de voyage : voilà une croustillante anecdote à ajouter à leurs aventures ; oui avec quelques modifications ce serait parfait...

 

:air::air: Un courant d'air frais envahi la pièce. Deux voyageurs venaient de rentrer dans l'auberge et s'installèrent à la table derrière SL. Leurs capes de voyages, ornées d'une longue capuche, ne permettaient pas de distinguer le visage des deux êtres. Cependant les capuches n'arrêtaient pas les sons et SL perçu quelques bribes de leur conversation. Il était question d'une cité située aux lointaines frontières orientales des terres de New Stendel. La légende voulait qu'elle renaisse de ses cendres au sein des étendues glaciales qui composaient l'essentiel de cette partie du monde. Il se disait même dans les récits les plus fous qu'on y avait construit tout récemment un édifice monumental. Cet ouvrage, un château si SL avait bien entendu le mot – le tenancier, venant débarrasser la table, s'était enquis de la satisfaction de son client et le lapin avait dû lui accorder quelques instants pour qu'il daigne bien vouloir réintégrer sa cuisine et s'intéresser à d'autres personnes – dressait fièrement ses tours vers le ciel et constituait le plus bel affront des habitants au terrible blizzard qui leur infligeait en permanence sa morsure givrée. Le tenancier revint le quérir, cette fois pour lui indiquer sa chambre. Il avait besoin de la table pour d'autres clients et ne souhaitait pas voir son chiffre d'affaires diminuer. SL le suivi à regrets tandis qu'il le conduisait à sa chambre. Avant de trouver le sommeil, il réfléchi à cette folle histoire. Une cité perdue dans les glaces, ce ne devait pas être monnaie courante...

 

:air::air: SL paya l'aubergiste et se jura de ne plus venir ici : les prix étaient vraiment élevés. Plus tôt dans la matinée, il avait recherché les deux voyageurs dans le but de les questionner sur le sujet. Malheureusement l'aubergiste lui avait indiqué qu'ils étaient partis au lever du jour sans donner de précision sur leur destination. C'étaient selon le commerçant des personnages étranges et il n'aurait pas été surpris qu'ils fussent des malandrins impliqués dans quelque affaire malhonnête. Il valait mieux se tenir à l'écart de ces gens là qui préparaient sans aucun doute un mauvais coup. De toute évidence, les braves gens ne dissimulaient pas leur visage. SL avait acquiescé ces lieux communs par politesse et était retourné à ses affaires, laissant l'homme et ses affirmations stéréotypées à d'autres clients. Il décida de se renseigner sur cette fameuse cité dans les faubourgs alentours.

:air::air: Tout en marchant le long du chemin après avoir quitté l'auberge, SL se demanda quel discours servirait le tenancier à ses futurs clients concernant cet étrange lapin qui lui avait pris une chambre.

 

:air::air: Ses recherches n'avaient pas été très fructueuses, cependant SL avait obtenu l'essentiel : les coordonnées approximatives de la cité et son nom : Sedannah. Dans les quelques conversations sur le sujet qu'il avait entendues, il se disait que le sommet des tours du château était d'un rouge flamboyant qui offrait un repère aux voyageurs égarés dans le blizzard des plaines de glace. Il prit la route dans la journée, suivant la direction du soleil levant et bien décidé à percer les mystères de la cité légendaire.

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:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Chroniques d'un aventurier, par Guytou

 

:air::air: […]Après cette journée riche en émotions, je décidai de faire honneur de ma glorieuse présence à une modeste auberge des environs de New Stendel. Dès qu'elle m'aperçut la foule se mit en liesse. Les braves n'avaient pas l'habitude de rencontrer une personnalité de ma carrure et je suis par ailleurs tout à fait convaincu que de simples échanges de regards feront durant des décennies l'honneur de leurs familles.

 

:air::air: Passant outre la populace je m'installai à une table et commandai le plat du jour ainsi qu'une chope de liqueur ma foi tout à fait convenable.

:air::air: C'est alors qu'il entra à son tour. Les clients s'étaient rassis afin de me permettre de me restaurer en paix, ce qui me laissa tout le loisir de l'apercevoir et de le détailler. C'était un être comme on n'en avait jamais vu par ici. Tout comme nous, il mesurait deux cubes de haut pour un de large, cependant la ressemblance physique s'arrêtait là. Ma dentition que l'on sait extrêmement parfaite fut choquée par sa bouche d'où sortaient deux incisives sur-développés qui ne paraissaient avoir pour but que de finir par racler le sol. A ce détail risible s'ajoutaient un museau et des moustaches qui évoquaient un croisement étrange avec un animal. Pour achever le tout, deux longues, trop longues oreilles dépassaient de son crâne. Le choc dans l'auberge fut immédiat, l'étranger était aussi laid que je suis parfait et était par conséquent forcément dangereux. Les clients apeurés se regroupèrent autour de moi, leur héros, afin que j'occise le vilain, sauvant ainsi leurs misérables vies. L'être se tourna à son tour vers moi et nous échangeâmes un regard. L'effet fût immédiat, il avait reconnu en moi son maître, un être supérieurement intelligent et bien au dessus de son niveau, tant sur le plan esthétique que physique.

 

:air::air: Le dangereux animal, voyant qu'il n'avait aucune chance, décida de rebrousser chemin et s'enfuit. Ce fût ainsi que je sauvai la vie des clients de cette auberge et qu'ils chantèrent mes louanges des jours durant. Lors de mon départ le lendemain, on parlait déjà d'ériger un temple en mon honneur, moi qui avait vaincu le mal d'un simple regard.

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:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Chapitre II : Les cœurs de glace

 

:air::air: Le blizzard soufflait et il était debout sur la glace. Il marchait depuis plusieurs heures dans cette région polaire mais ce n'était pas la faim qui lui tordait d'abdomen ni le froid qui le tétanisait. C'étaient ces yeux, fixés sur lui. Ceux de son pire ennemi...

 

:air::air: … L'ennemi était situé légèrement en hauteur par rapport à lui, ce qui lui donnait un avantage considérable. Le voyage s'était déroulé sans encombre, il serait trop stupide de périr maintenant, en bordure de la cité des glaces. Il avait pu trouver son chemin grâce aux fameuses tours du château et se trouvait désormais à proximité d'un bâtiment semblable à une arène. Il avait eu la chance de ne croiser aucun d'entre eux durant tout son voyage et voilà qu'il tombait sur un loup alors qu'il était si proche du but. La dernière fois, il s'en était sorti grâce à la proximité de la route et à l'apparition providentielle d'un mouton entre lui et les mâchoires de la bête. Cette fois la situation se présentait plus mal. Sans parler des difficultés qu'il avait à se déplacer sur le sol transparent et glissant qui constituait la surface de la mer de glace. L'animal aboya et SL se prépara à une lutte désespérée.

 

:air::air: L'animal n'avait pas bougé. Il se contentait de le regarder, restant assis en hauteur et aboyant de temps en temps. SL esquissa un mouvement discret pour s'éloigner du loup mais celui ci ne réagit pas. Il fit quelques pas en arrière et la bête ne bougea pas plus. Alors qu'il se décidait à tenter une fuite, SL s'interrogea sur le comportement étrange du canidé. Ce dernier l'observait toujours, penchant de temps à autre la tête sur le côté comme pour le voir sous un angle différent. Il ne semblait pas agressif et affichait même un air enjoué. Intrigué, le lapin s'approcha du loup. Il fit des mouvements de plus en plus lents pour ne pas l'effrayer et finit par se trouver à à peine un cube de distance. C'est alors qu'il remarqua le foulard rouge à son encolure. Ce devait être un animal dressé, ce qui pouvait en partie expliquer son comportement. Il se risqua à approcher sa patte de la tête de l'animal pour le caresser.

 

:air::air: SL passa plusieurs dizaines de minutes auprès de l'animal. Il était lui même surpris de la tournure prise par les évènements et se disait que le tableau d'un lapin caressant un loup devait sembler étrange pour les passants qui auraient pu les apercevoir. SL voulait attendre le maître de l'animal avant de retourner à son trajet, cependant les minutes passèrent et celui-ci ne vint pas. Il partit donc explorer la ville à la recherche de cette homme, laissant là le fidèle compagnon avec la promesse d'un retour...

 

:air::air: Les diverses constructions de la ville s'intégraient parfaitement dans les vastes étendues glacées. Toutefois, elles répandaient une aura chaleureuse et agréable sur la cité, contrastant ainsi avec les vents glaciaux qui régnaient ici. Espérant y trouver quelqu'un, SL se rendit à l'arène puis au château. Il s'émerveilla devant la beauté des bâtiments couleurs neige et rouge et découvrit l'emblème de la cité : un cœur rouge, symbolisant probablement la chaleur de la vie, défi supplémentaire adressé au mortel blizzard. Ne trouvant personne, il se dirigea vers le centre de la cité.

:air::air: Un édifice immense siégeait au milieu des habitations. SL avait entendu parler du conseil de Sedannah, que l'on nommait le Conseil d'Obsidienne, terme dont il comprit la signification en apercevant la structure. Le bâtiment abritant la salle du conseil avait en effet été bâti en obsidienne et SL se demanda combien de valeureux mineurs avaient péri dans les laves du centre du monde pour permettre à la cité d'extraire autant de minerai. Le bâtiment accueillait d'ailleurs une quantité honorable de ce liquide en fusion, faisant sans doute bénéficier les habitants de sa chaleur revigorante lors des hivers rigoureux.

:air::air: Après avoir marché plusieurs heures dans la cité sans rencontrer personne, SL arriva au constat qu'elle était vide. La population devait sans doute être absente quelques temps, aussi il revint auprès de son nouvel ami, porteur de cette bien mauvaise nouvelle.

 

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Chapitre III: Objectif Dominion

 

:air::air: En fidèle compagnon, le loup décida d'attendre le retour de son maître. SL quitta donc seul la cité des glaces. Au cours de ses recherches sur Sedannah, il avait perçu dans quelques conversations l'inquiétude des notables à propos d'un futur rééquilibrage des forces politiques du monde. Il était question d'une alliance conclue entre plusieurs peuples vivant en frontière des terres de New Stendel. La fédération regroupait nombre de créatures magiques et étranges, parias de ce monde, et avait vocation à accueillir tous les êtres ne trouvant pas leur place parmi les humains. Tous les êtres comme lui... SL prit donc la route du nord dans l'espoir de trouver cette province afin de s'y établir.

 

:air::air: Le voyage était long et difficile. SL avait déjà traversé nombre de plaines et de forêts et désormais c'était une gigantesque étendue marine qui se présentait à lui. Il pouvait apercevoir les contours de cette mer intérieure au loin, cependant un détour par ces côtes lui aurait fait perdre plusieurs jours de voyage. Il avait déjà dévié vers l'ouest, ce qui lui couterait environ un jour supplémentaire, et au vu de ses forces il ne pouvait se permettre d'allonger la durée du trajet sans risquer de mourir de fatigue avant d'arriver. Il décida donc de traverser l'étendue d'eau; cette dernière étant calme cela lui permettrait sans doute de se reposer un peu.

:air::air: Il naviguait à mi-chemin des côtes lorsque la tempête se déclencha. Le vent soufflait plus fort depuis quelques heures et, voyant qu'il lui restait encore toute la moitié de la traversée à parcourir, SL se prépara à affronter la mer démontée.

 

:air::air: L'orage était particulièrement intense et d'immenses vagues se formaient à la surface de l'eau. Les vagues n'étaient en réalité pas gigantesques pour les habitants du rivage, cependant pour quelqu'un se trouvant à bord d'un frêle esquif en plein milieu de la tempête le ressenti était tout autre, et c'était précisément le cas de SL. Son embarcation ridicule constituée de quelques planches de bois ne tiendrai pas longtemps face à la mer en furie et il en était conscient. Il n'avait par ailleurs encore jamais navigué et sentait que les courants le poussaient dans la mauvaise direction. Une vague plus haute que les autres s'était formée et le menaçait directement. Il eut à peine le temps de l'apercevoir du coin de l'œil avant qu'elle ne s'abatte sur la minuscule embarcation, la faisant chavirer et emportant son corps vers les profondeurs. Les poulpes exaspérés regardèrent les morceaux de bois dans leur chute vers le fond, les humains prenaient vraiment la mer pour une poubelle!

 

:air::air: Sensation de chaleur sur le visage. Il entrouvrit les yeux et fut ébloui par une immense clarté. Était il mort ? Une sensation de froid dans le dos lui rappela qu'il était dans l'eau. La tempête était visiblement terminée et il flottait à la surface, dérivant vers une contrée inconnue. Il voulu bouger mais il n'avait plus aucune force, il parvenait à peine à respirer. Cette tentative de mouvement eu néanmoins un effet : elle perturba la flottabilité de son corps et l'entraîna vers le fond. Incapable du moindre mouvement, SL se sentit couler et attendit la mort. Un reflet doré attira son attention au dessus de la surface des eaux. Sans doute les rayons du soleil déviés lors de leur entrée dans l'eau. La dernière chose qu'il vit avant de sombrer dans l'inconscience fût une main qui se dirigeait vers lui...

 

:air::air: Compression de son thorax. L'effet fut immédiat : SL cracha l'eau contenue dans ses voies respiratoires. Il toussa péniblement, il était en vie, allongé sur un sol dur. Il ouvrit les yeux pour observer l'environnement et connaître son sauveur et poussa un cri. Un être immense se tenait devant lui, plus grand que tous ceux qu'il avait vu jusqu'ici. Mais la masse était immobile, son regard fixé vers l'horizon, une torche dans une main et ce qui ressemblait à un livre dans l'autre. Un rire retentit alors derrière lui, c'était celui qui l'avait sauvé qui s'amusait à présent de sa frayeur. SL se tourna alors vers lui pour le remercier et pu enfin le voir.

:air::air: C'était à première vue un être humain. Il faisait la même taille que lui et était tout de noir vêtu en dehors d'un insigne doré qui brillait sur sa poitrine, c'était sans doute cet insigne qui avait attiré l'attention du lapin avant son évanouissement. Il se présenta sous le nom d'Operamundi. Après avoir remis son chapeau, noir également, Operamundi expliqua à SL qu'il l'avait aperçu dérivant au milieu des eaux alors que lui-même voyageait vers le nord. Il avait donc plongé pour lui porter secours et l'avait vu s'enfoncer dans l'eau alors qu'il arrivait à sa hauteur. Il avait toutefois réussi à le remonter, le tirer hors de l'eau et à le réanimer ici, aux pieds de cette statue.

:air::air: SL apprit par le biais de son sauveur qu'il se trouvait à Nouvelle-Azur, une grande cité proche de New-Stendel. Ils firent connaissance tout en marchant dans la cité afin de trouver de la nourriture pour redonner des forces au lapin. Operamundi appartenait à la Guilde des Blasons d'Or, ayant pour vocation de protéger et d'aider tous les êtres qui nécessitaient qu'on leur prête main forte. Les membres de la guilde étaient des gens de confiance et d'honneur qui ne reculaient devant rien pour défendre et affirmer leurs valeurs de courage et de dévouement au monde. On y rencontrait des experts de toutes sortes et ils respectaient un ordre hiérarchique précis avec, au sommet de l'échelle, les présidents Majorux et santoverso. Lui-même était actuellement soldat.

 

:air::air: La cité de Nouvelle-Azur était magnifique, cependant l'affluence y était énorme. La population elle-même n'était pas si importante, mais la ville était submergée par un flot quasi-permanent de visiteurs et de touristes, semblant tous chercher à entr'apercevoir un certain Boblennon, apparemment maire de la cité. Prodigieusement agacés par cette armée digne d'une invasion barbare, Operamundi et SL décidèrent de quitter Nouvelle-Azur.

:air::air: Operamundi avait lu tout récemment une demande d'aide d'un groupe situé dans la province du Dominion et s'y rendait justement. Bien que la demande sollicitait un grand nombre de Blasons d'Or, ceux-ci étaient fort occupés et il s'y rendait donc seul, sachant qu'il remplirait quoiqu'il arrive sa mission. Cependant l'état physique de SL ne lui permettait pas d'accomplir dans l'immédiat un voyage aussi périlleux. Son compagnon lui proposa tout naturellement de venir au quartier général de la Guilde afin de se reposer et de reprendre des forces. Ils effectueraient ensuite le trajet jusqu'au Dominion ensemble.

:air::air: Le QG des Blasons d'Or était également tout proche de New-Stendel. Ils furent accueillis par un sergent répondant au nom de Viktus. Ce dernier, voyant l'état de faiblesse de SL, l'emmena manger quelques côtelettes grillées et se reposer.

 

:air::air: Une fois remis sur pied, SL reçut l'honneur de visiter les différentes installations de la Guilde. Le discours d'Operamundi la veille avait en effet éveillé sa curiosité et il présentait un vif intérêt pour cette institution aux buts si louables. Le sergent qui l'avait accueilli la veille était chargé de le guider durant sa découverte des quartiers généraux et secondaires et il fût aidé dans cette tâche par TheRowern.

:air::air: Ils visitèrent donc la quasi totalité des installations de la Guilde et de ses alliés : le QG et le Fortin Doré sur New Stendel, puis le QS de Nubes, terres aériennes infestées de monstres que les Blasons d'Or avaient valeureusement combattus afin de permettre l'installation des hommes, SL s'était d'ailleurs muni d'une épée pour l'occasion, et enfin le QS de Navis, enfoui dans les profondeurs des eaux paisibles de ce monde. Seul le Nether ne fit pas partie du programme car l'endroit était encore trop dangereux.

:air::air: Cette visite fût l'occasion pour SL de découvrir de nouveaux mondes et de se rendre compte de la qualité architecturale des constructions de la Guilde. En effet, chaque structure était parfaitement adaptée au monde dans lequel elle se trouvait et se fondait parfaitement dans son environnement. Il avait littéralement été bluffé par l'emblème de l'institution sur Nubes ainsi que par la beauté des dômes sous marins de Navis. Cette expertise technique, associée à l'histoire des Blasons d'Or que lui avait comté Viktus tout au long de la visite et aux valeurs de la Guilde, le décida à rejoindre ses membres. C'est sur cette idée qu'il parti se coucher au sein d'une chambre qui lui avait été prêtée par la Guilde le temps de son séjour.

 

:air::air: SL s'était levé tôt et arpentait seul les allées du QG, se dirigeant vers la mer. Chemin faisant, il croisa Operamundi qui lui annonça que le président Majorux souhaitait le rencontrer. Il lui avait en effet fait part de sa visite et de ses intentions de les rejoindre la veille au soir et le dirigeant désirait faire la connaissance du lapin. Il se dirigèrent donc vers le pont des nouveaux où ce dernier les attendait.

:air::air: Le président de la guilde impressionna SL. Bien qu'il ne fit que deux cubes de hauteur, il paraissait plus grand que les autres humains et rien qu'en l'apercevant on pouvait deviner sa force au combat. Sa chevelure et sa barbe blanches reflétaient sa grande sagesse et son regard perçant laissait deviner une grande intelligence, bien que ses yeux dorés abritaient également une certaine malice. Il expliqua à SL que pour les rejoindre il lui faudrait rédiger une missive officielle de demande d'intégration à la suite de laquelle il passerait des tests si la Guilde le jugeait acceptable. Alors que Majorux commençait à lui exposer les différentes épreuves, SL dégaina son épée et lui sauta dessus.

 

:air::air: Son attaque avait été contrée et il réfléchissait à toute vitesse à une solution pour se tirer d'affaire. Il avait au moins sauvé le président d'une mort certaine, peut être que celui-ci lui viendrait en aide pour vaincre l'ennemi qui se présentait à eux. Sans compter qu'Operamundi était également à ses côtés. Il décida donc de se retirer pour trouver un autre angle d'attaque, mais la créature qui lui faisait face, visiblement agacée par son attaque manquée envers Majorux, retint sa lame. SL se rendit alors compte que ni Majorux ni Operamundi n'avaient bougé. Ils n'avaient même pas saisi leurs armes. La créature l'observait toujours et, se tournant sur le côté salua Majorux. Le président lui rendit son salut et SL perçu un certain amusement dans son regard d'or. La créature n'avait pas lâché sa lame et SL profita de ce moment de flottement pour apprécier son adversaire. Il faisait sensiblement la même taille que lui et semblait formé entièrement de terre. Cela était d'ailleurs fort probable puisqu'il était sorti sans aucune explication du sol terreux dans le dos du président. Une étrange visière camouflait son visage, empêchant de discerner ses yeux, si toutefois il en avait. Il avait par ailleurs bloqué l'attaque du lapin avec une seule main qui retenait toujours l'épée. SL n'était pas un combattant, il n'avait pas eu l'occasion de s'entraîner depuis son arrivée dans ce monde et l'être qui lui faisait face semblait au contraire posséder une grande expérience dans ce domaine, ce qu'il venait de démontrer en parant le coup avec une facilité déconcertante. S'il devait le vaincre pour intégrer la guilde, il n'était pas prêt de devenir membre.

:air::air: Cependant, loin de chercher l'affrontement, l'être de terre se présenta comme le capitaine TixBelgium, membre des Blasons d'Or. C'est à ce moment précis qu'SL comprit l'amusement de Majorux. Il avait réussi à se rendre passablement ridicule en confondant un capitaine de la Guilde avec un ennemi et en prouvant que, si ledit capitaine avait effectivement été un ennemi il n'aurait fait qu'une bouchée du lapin et de sa misérable attaque. Sur ces entre-faits la rencontre dû être écourtée car TixBelgium apportait des nouvelles de la plus haute importance au président et ne pouvait attendre. Se retournant pour suivre le capitaine, le président fixa son regard d'or sur SL, Operamundi puis sur une anfractuosité rocheuse située non loin.

 

 

:air::air: Operamundi ayant perdu suffisamment de temps pour sa quête, les deux compagnons décidèrent de reprendre leur périlleuse route vers le Dominion et partirent se préparer pour ce long voyage. Avant son départ, SL rédigea sa lettre de demande d'intégration à la Guilde des Blasons d'Or qu'il déposa à l'attention des Présidents. Sortant du QG avec Operamundi, ils évoquèrent la grotte qu'ils avaient trouvée et explorée suite au regard de Majorux et convinrent d'un projet à y installer à leur retour du Dominion.

 

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air:___________________________________________

 

SL

Postulant à l'intégration de la Guilde des Blasons d'Or

 

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: MM. Majorux et Santoverso

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Présidents de la Guilde des B.O

Objet : Postulation SL

 

:air::air: Présidents,

 

:air::air: Par la présente missive, au delà de vous remercier pour votre accueil et votre hébergement, je viens vous proposer mes services afin d'intégrer votre prestigieuse guilde.

 

:air::air: J'ai eu l'occasion de rencontrer certains d'entre vous, ainsi que de visiter vos installations et ce que j'ai pu apercevoir m'a conquis. Actuellement à la recherche d'une terre d'accueil, je me dirige vers la province du Dominion dans le but d'y trouver réponse à mes interrogations. Ne pouvant qu'être touché par l'extrême sympathie dont vous avez fait preuve vis-à-vis d'un être si différent de vous, je désire ardemment me joindre à votre guilde pour défendre la cause qui est désormais la nôtre : protéger et aider nos prochains.

:air::air: Bien que vous n'ayez pu apprécier que de maigres performances de ma part au combat, je souhaite m'améliorer dans de nombreux domaines et suis prêt à suivre les plus intenses de vos enseignements pour parvenir à ce but. Je pourrai ensuite transmettre mon énergie, ma motivation et mon savoir aux personnes en détresse, espérant ainsi améliorer leur quotidien, voire les sauver d'une mort certaine.

 

:air::air: J'ai donc l'honneur de solliciter votre bienveillance à mon égard afin que de me permettre de rejoindre vos rangs, ce dont j'espère me montrer digne.

 

:air::air: Dans l'attente de votre appréciation de mes valeurs et, je l'espère, d'une issue favorable à ma demande, je vous prie de croire, MM. les Présidents, en l'assurance de mes salutations les plus sincères.

 

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: SL

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air:______________________________________________

 

:air::air: Bien qu'il dura plusieurs jours, le voyage se passa sans événement majeur. Et pour cause, SL et Operamundi évitèrent les routes et villes majeures, se contentant de traverser forêts et lagunes en suivant une ligne quasi parfaite vers leur destination finale. Arrivés aux portes de Hell, ils se séparèrent, le Blason d'Or partant vers sa quête et SL à la recherche d'une terre d'accueil. Ils convinrent de se retrouver à la guilde des Blasons d'Or, si le lapin y était accepté, pour développer leur projet.

 

:air::air: Désormais seul, SL passa à proximité du Ragnarok et, fuyant la chaleur intense du volcan, se perdit dans la forêt. Il cherchait son chemin lorsqu'il le vit. Le dragon, le fameux dragon qui faisait l'objet de tant de rumeurs à New Stendel. Il était dit que le Dominion l'élevait dans le but de le lâcher sur le monde afin d'en prendre le contrôle. Il pouvait voler et cracher la lave, embrasant ainsi des cités entières sans effort depuis le ciel, intouchable, quasiment invincible. C'était une arme démoniaque redoutée par tous et voilà que lui, égaré dans une forêt inconnue avec pour seule arme une épée de pierre, entrait sur son territoire. La bête devait dormir car elle ne bougeait pas. SL avait lu certains soirs des ouvrages sur les êtres de légende et connaissait donc les rumeurs sur les trésors incommensurables des dragons. Il prit donc son courage à deux mains et se décida a approcher de la bête qu'il apercevait au loin afin de vérifier cette information.

 

:air::air: Plus il approchait et plus il avait l'impression que le dragon était fait d'un matériau extrêmement rigide. C'était sans doute ce qui lui assurait sa presqu'invincibilité, cependant SL se demandait comment un matériau si rigide pouvait permettre le vol. Ce devait être particulièrement lourd. Il ne voyait cependant pour le moment qu'une partie de sa tête, peut-être en saurai-t-il plus en s'approchant d'avantage. Il ne vit pas le coup arriver, le projectile avait été lancé avec une précision effroyable et il ne dut sa survie qu'à un bruissement dans la forêt qui l'avait fait se décaler pour se retourner. L'arme se planta néanmoins dans son bras gauche et il tomba sous le choc. Son sang commençait déjà à former une mare sur le sol, et il sentait les premiers vertiges de la mort s'emparer de lui. Il luttait pour rester conscient et se relever lorsqu'il entendit une voix sourde derrière lui.

:air::air: « – Voleur, infâme grieffeur, tu mourras des mains du terrible troll vengeur de Galianör! »

:air::air: Un troll, il ne manquait plus que ça... Et bien évidemment il s'était fixé sur le dragon et avait oublié les principes élémentaires de progression en milieu hostile que lui avait appris Operamundi. Cependant quelque chose n'allait pas...

:air::air: « – Amusant, parvint-il à articuler, il me semble toutefois que les trolls combattent à la massue, pas à la hache. De plus, ils sont particulièrement stupides, ce qui ne leur permet pas de construire d'aussi longues phrases! »

:air::air: Il se releva et dégaina difficilement son épée. Il jouait le tout pour le tout, il ne pourrait sans doute pas combattre ni rester conscient très longtemps, mais il devait faire honneur à l'esprit des Blasons d'Or qu'il souhaitait rejoindre.

:air::air: « – Qui plus est, je ne suis pas un être humain et mon odorat est particulièrement développé. Les trolls ne boivent pas d'alcool et tu empestes la bière à plusieurs cubes alentours.

:air::air: – N'ose pas remettre en cause mes dires, vil maraud, tu mourras sous les co...

:air::air: – Qui es-tu pour te cacher ainsi en prétendant être une telle créature ? Aurais-tu un complexe de taille ou de puissance ? Qui plus est je ne sais de quoi tu parles, je n'ai aucunement volé ou détruit quoi que ce soit! »

:air::air: A ces propos, l'ennemi sortit des fourrés, visiblement décontenancé. Il faisait la même taille que SL mais paraissait plus petit que la moyenne. Sa barbe immense touchait presque le sol et il avait une seconde hache à la main.

:air::air: « – D'accord, je ne suis pas un troll mais un nain. Néanmoins nombre de mes amis me surnomment le troll et j'avais pour idée de joindre l'utile à l'agréable en m'amusant un peu pour punir celui qui a dégradé notre belle cité. »

:air::air: Aidant SL à s'allonger pour le soigner, il se présenta comme Eyce Poing-Puissant et lui expliqua qu'il était à la poursuite d'un voleur ayant nuit à la cité de Galianör dont il était présentement Ministre. Cependant les nains n'avaient pas beaucoup de compétences en poursuite et il avait perdu sa piste dans la forêt. Il croyait l'avoir retrouvé et voulait l'immobiliser, cependant il avait visiblement fait une erreur.

:air::air: La douleur fût telle que SL poussa un hurlement de souffrance lorsque le nain retira la hache de son bras. Il stoppa l'hémorragie et pansa la plaie. Cependant si le lapin ne recevait pas de soins rapidement, il mourrait dans cette forêt. Il décida donc de l'emmener avec lui dans la cité naine. Tant pis pour son voleur, il n'était de toute façon malheureusement pas le premier à échapper aux nains. SL s'enquit de la présence du dragon qu'il avait peut être réveillé en criant, ce qui provoqua un rire tonitruant de la part d'Eyce. Ils sortirent alors de la forêt et SL le vit.

 

:air::air: La tête du dragon leur faisait face, sa gueule grande ouverte comme s'il s'apprêtait à les dévorer. Il s'agissait en fait de l'entrée de la cité de Galianör, antre des nains. Le dragon avait été construit par ces derniers pour effrayer et éloigner d'éventuels visiteurs. Ils avaient poussé le sens du détail jusqu'à reproduire la glotte de la bête. SL reçut des soins et put visiter la ville, accompagné d'Eyce et d'un autre nain répondant au nom de Dacrokmistakilla. Sa première surprise fut lors de la découverte de la salle du pont. L'endroit était grandiose et SL eut du mal à croire qu'ils avaient tout construit eux-mêmes. La cité était encore en travaux, mais les parties achevées étaient superbes et gigantesques. Durant la visite, il fit la connaissance de Tomtoinou, l'unique habitant non nain de la cité, qui possédait le don de jouer avec les flammes. Les nains, au delà de leur aspect rustre et bourru, étaient de loyaux et sympathiques compagnons, valeureux guerriers, habiles marchands et férus travailleurs. La cité de Galianör avait été entièrement creusée par eux, et SL songea que le trésor reposant sur le dragon n'était pas constitué d'or et de pierres (bien que les nains en regorgent) mais bien de la valeur de ces personnages. Il quitta la cité naine non sans les remercier et reprit sa route en quête d'un endroit où s'installer.

 

:air::air: Cela lui avait pris une journée entière mais il avait contourné la gigantesque étendue d'eau qui lui barrait le chemin ; il ne tenait pas à revivre certaines déconvenues. Il marchait droit devant lui, dans le but d'explorer cette partie peu connue du Dominion. Il se disait qu'autrefois, avant l'apparition du cube, une puissante espèce régnait sur la région mais qu'elle avait été décimée faute d'adaptation à ce monde. Il se demanda s'il verrait des ruines de cette espèce lorsqu'il la vit. Elle agonisait, mais visiblement cela lui importait peu. Il s'approcha de ce qu'il identifia comme une gigantesque fourmi. Elle était très faible et un peu difforme. Probablement une première ponte, les reines insectes pondaient souvent un œuf peu viable lorsqu'il s'agissait du premier pouvant éclore. Cette fourmi devait donc nourrir sa reine afin qu'elle puisse pondre de meilleurs œufs et créer des fourmis puissantes et résistantes. Cependant vu son état, elle ne pourrait avancer plus. Elle confia donc à SL la nourriture à apporter à celle qu'elle appelait sa Reine.

:air::air: Après avoir parcouru quelques cubes de forêt, SL trouva l'endroit indiqué par la défunte. Il entra dans l'anfractuosité et se trouva face à elle. La reine était entièrement noire, à l'exception de quelques traces rouges sur son corps. Elle était installée au fond de la grotte, attendant sa nourriture, et se demanda qui était cet étranger qui osait l'approcher ainsi. Le lapin lui remit la nourriture confiée par la première fourmi et lui expliqua ce qui s'était passé. Voyant que le lapin pourrait l'aider, la reine, répondant au nom de jesollas, lui conta son histoire. Elle était la seule survivante de l'espèce fourmi qui avait entièrement péri à l'apparition du cube. Ses ancêtres n'avaient su s'adapter et, bien que dominant le monde, elles furent détruites une par une jusqu'à la dernière par divers cataclysmes. Jesollas était issue du dernier œuf de la dernière reine, qui avait placé tous ses espoirs en lui. Son œuf n'avait pas éclos normalement, il avait mis des milliers d'années à arriver à maturité afin de s'adapter à son environnement. Ce qui faisait que les fourmis, mesurant autrefois moins d'une once de cube, mesuraient désormais 2 cubes de haut, au même titre que les hommes. Leur espèce s'était adaptée aux changements du monde et la reine avait décidé de renommer la cité de Bel-o-kan et Bel-o-kube pour tenir compte de cette évolution. Cependant la fourmilière n'était pas encore faite et nombre de complications attendaient jesollas. C'est pourquoi SL choisi de rester auprès de lui (c'était une reine mais elle combattait avec force la supériorité féminine de leur espèce et avait décidé d'être désignée par des termes masculins lorsqu'on parlait d'elle par son prénom) afin de l'aider à porter le poids de la renaissance de l'espèce qui pesait sur ses épaules. Il devint alors 2ème, membre assimilé fourmi de la future cité de Bel-o-kube.

 

:air::air: Plusieurs jours avaient passés et SL et jesollas, rejoints par Polochon, travaillaient d'arrache pied sur la construction de la cité. Repérant une fourmi dans le secteur, jesollas parti l'appeler afin de réveiller son instinct et de l'amener à sa rencontre. Alors qu'il revenait, SL se retourna pour apercevoir le nouvel arrivant et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il se retrouva face à son compagnon, le Blason d'Or Operamundi. Néanmoins celui-ci avait quelque chose de changé. En dehors du fait qu'il était maculé de sang, il avait un air de cruauté que SL ne lui connaissait pas. Ils se contèrent leurs aventures respectives et SL découvrit que son ami était possédé par un démon du Nether. Mais la terrible créature, bien qu'assoiffée de batailles et de sang, ne parvenait pas à prendre le contrôle sur lui lorsqu'il se trouvait sur les terres de New Stendel. Il restait un fidèle Blason d'Or, cependant il ne pouvait garantir qu'il pourrait la contrôler dans les enfers Minecraftiens dont l'entrée était toute proche, en pays de Hell. Operamundi s'avéra cependant digne de son rang de Blason d'Or et put contrôler sans difficulté le monstre en lui afin de ne pas prendre la direction de la porte. Il devint 4ème, assimilé fourmi de la cité de Bel-o-kube.

 

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Chapitre IV : Bel-o-kube et les Blasons d'Or

 

:air::air: La construction de la cité avait débuté et nombre de peuples étaient venus les aider. Parmi eux, de nouveaux compagnons qui avaient rejoint leurs rangs, mais également les amis nains de SL, Tomtoinou et Eyce ainsi que certains de leurs semblables. Tous prêtaient main forte sur le chantier de la cité, et celle ci avançait plus vite que prévu. Ils construisaient désormais le dôme, structure qui ferait la fierté de Bel-o-kube.

:air::air: L'incident eu lieu un soir, alors que Tomtoinou et Eyce aidaient les fourmis à construire un étage du dôme. Alors qu'ils posaient la terre sur les précédentes couches, une meute de loups se présenta sur le chantier. Ils étaient sauvages et n'avaient pas l'air agressifs. Depuis sa rencontre avec celui de Sedannah, SL n'avait plus peur des loups, cependant il ressentait toujours une angoisse à leur vue, l'instinct de la proie qui ressortait. Les nains cependant n'avaient peur de rien, ou presque, et Tomtoinou, qui partageait leur mentalité bien qu'il ne fut pas un nain, s'approcha d'eux. Soudain, arrivé à hauteur d'un des loups, il trébucha et, voulant se rattraper, lui donna un coup. L'effet fut immédiat : les yeux des loups devinrent rouges et il se jetèrent sur lui.

:air::air: SL avait à peine dégainé son épée qu'Eyce et jesollas s'étaient déjà jetés dans la bataille. La meute de loup avait clairement l'avantage du nombre et le lapin regrettait que son compagnon-démon soit absent du chantier précisément ce jour. Cependant les loups n'avaient pas l'avantage technique ni stratégique et, bien que combattant à un contre deux, les travailleurs parvinrent à leur tenir tête. Tout se passa alors si rapidement que SL eut à peine le temps de réagir. Eyce fut submergé par ses assaillants et disparut soudain, laissant Tomtoinou en grande difficulté. Quant à jesollas, il venait de se faire mordre et était blessé. N'écoutant que son courage et refoulant son instinct qui lui disait de fuir, SL occit ses assaillants de sa lame affutée et bondit au secours de sa reine. Les deux yeux rouges du premier loup se tournèrent dans sa direction et la dernière chose qu'ils virent furent le tranchant de la lame. L'autre loup, ayant entendu la tête de son frère de meute tomber, se rua sur ce nouvel adversaire. SL n'eut pas le temps de réagir et fut renversé par le loup. La bête retomba sur lui, prête à le dévorer lorsqu'elle tituba et s'effondra sur le côté. Par chance, le lapin n'avait pas lâché son épée et le canidé s'était empalé dessus en accompagnant le lapin dans sa chute. Il se releva, se préparant à porter aide à Tomtoinou lorsqu'il vit que celui-ci s'était débarrassé de ses 4 assaillants. Ils se tournèrent alors vers jesollas qui gisait au sol.

 

:air::air: Les blessures de la Reine étaient heureusement superficielles, et la construction avait pu reprendre dès le lendemain. Alors qu'il s'apprêtait à creuser une colline dérangeante SL songea à son combat de la veille. Jamais encore il n'avait combattu en dehors des quelques entraînements proposés par Operamundi durant leur voyage. Il s'en était pourtant plutôt bien sorti, même s'il avait eu beaucoup de chance. Les loups ne lui faisaient plus peur, et il avait bravé les dangers pour protéger la Reine fourmi. Il avait trouvé sa communauté, il resterait ici désormais.

:air::air: Perdu dans ses pensées, il remarqua au dernier moment qu'on l'appelait sur le chantier. C'était Opéramundi qui lui faisait signe en se dirigeant vers lui. Arrivé à sa hauteur, il put lui parler :

:air::air: « – SL ! Nous avons reçu un courrier pour toi, il semble que le message provienne de la Guilde des Blasons d'Or. »

:air::air: Le lapin descendit au plus vite et prit dans ses mains la missive qui lui était adressée. Il l'ouvrit et lut les mots suivants :

 

"Majorux

Président du Blason d'Or

 

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: M. SL

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Participant du projet BoK

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Objet : Postulation SL

 

:air::air: Cher SL,

:air::air: Vos mots sont étudiés. Vous écrivez comme un noble (notez un S en trop à un moment oublié de vos écrits), et cela est rarissime.

:air::air: Concernant votre postulation à notre guilde, je serai ravi de vous accepter.

:air::air: Nous allons effectuer des tests pour évaluer les capacités de chacun, et ainsi nous pourrons vous donner les analyses définitifs de vos compétences. Cela servira aux personnes qui en ont besoin. Prenez exemple, il y aura un tableau avec les spécialisations de chaque. Les gens qui auront besoin d'aide iront voir ce dernier, et vous contacteront pour une aide.

 

:air::air: Actuellement, la guilde a failli se dissoudre suite à une montée énorme de pression due à plusieurs déclarations directes... oui... on a appris que des membres importants nous quittaient... bon ça ira... j'espère... passons...

 

:air::air: Je serai ravi de vous fournir de l'aide au niveau redstone.

 

:air::air: Nous construisons en ce moment une extension au quartier général, un quartier secret et bien d'autres...

:air::air: Si vous voulez savoir autre chose, répondez moi au plus vite.

 

:air::air: Amicalement,

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Majorux"

 

:air::air: A la lecture de ces mots, le cœur du lapin s'emplit d'une incommensurable joie. Il relut la lettre une deuxième fois, puis une troisième afin de s'imprégner des paroles de Majorux et d'être certain de son nouveau statut.

:air::air: Il avait réussi, lui, un être si différent des autres, à faire le premier pas vers une communauté humaine. Loin de l'effrayer, ces tests le motivaient et il savait qu'il donnerait le meilleur de lui même dans les épreuves annoncées.

 

:air::air: Bien que milles et milles interrogations s'acharnaient à remplir son esprit, il n'avait pour le moment aucune doléance à présenter au président aux yeux d'or. Il rangea donc soigneusement le courrier dans sa poche et revint à la réalité.

:air::air: La cité fourmi avançait plus vite qu'ils ne l'avaient espéré et il devait retourner les aider afin de continuer dans cette voie.

:air::air: SL s'accorda un dernier instant de rêverie. Il était désormais un Blason d'Or, un de ces fiers combattants qui défendaient les victimes des injustices de ce monde. Il se dit que finalement, les lapins formeraient sans doute un peuple à part entière sur les terres de New Stendel, un peuple puissant et courageux, véhiculant des valeurs de paix et de noblesse à travers le monde.

:air::air: Il se surprit toutefois à songer qu'il s'éloignait des instincts primaires de ses semblables, qui n'envisageaient face à un conflit que la fuite. Il n'était pas un lapin comme les autres et il le savait, mais si un jour d'autres apparaissaient, suivraient-il sa voie où retourneraient-ils à leur inextricable peur, restant ainsi figés dans les prémices de leurs instincts primitifs ?

Marchant vers le chantier, il regarda les étoiles. La nuit était si belle...

 

:air::air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: :air: Chapitre V : Civis !

 

:air::air: La construction de Bel-o-kube avançait bon train. Ils travaillaient tous jour et nuit sans relâche et cela était en train de payer. Le dôme était presque achevé, et l’on songeait d’ores et déjà aux merveilles qui verraient le jour au sein de la cité fourmi. SL avait lui-même quelques idées de construction dont il avait fait part, pour certaines, à ses compagnons. Lorsqu’il ne construisait pas ou ne collectait pas les ressources nécessaires à la fourmilière, il prenait le temps de réfléchir à ces idées et consignait par écrit le fruit de ces moments de calme. Au fil du temps, ces moments se faisaient de plus en plus rares.

 

:air::air: Il avait été nommé par la Reine et le conseil « Sexuée en charge des relations étrangères ». Malgré l’aide de voisins, de cités amies ou de simples passants et l’implication des bâtisseurs, la main d’œuvre et les ressources avaient commencé à manquer et il avait été missionné pour aller quérir les matériaux de première nécessité auprès des cités voisines voire même d’autres cités. Les accords qu’il avait établi avec diverses villes, institutions ou personnages hauts placés tels que Nixe, Galianör, la Guilde des Blasons d’Or, Aelfyr et Link128 ainsi que son sens de la diplomatie l’avaient propulsé vers ce poste de représentation et gestion des affaires externes de la cité.

:air::air: Cette place était pour lui une aubaine, il pourrait ainsi montrer à la face du monde que les représentants de sa race pouvaient non seulement vivre avec les nombreux peuples de la région, mais également occuper des postes d’importance. Les lapins n’étaient pas une simple race de mob, c’étaient des êtres à part entière qui avaient leur place en ce monde.

 

Suite dans mes réponses, je n'ai pas le droit de mettre plus de 60 000 caractères par post :(.

Si vous voulez lire les chroniques d'un seul coup sans commentaire au milieu cliquez ici.

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Wouah wouah wouah ! :diamond:

Quel pavé mon dieu !! :shock:

Le plus beau que j'ai jamais lu, grand respect lapin ;)

 

Et tu oses mettre qu'il y aura une suite? :o

J'espère qu'il sera 2x fois plus long que celui là et que tu me décrira moins comme un maladroit qui tape des loups :P

 

Comparé à la réalité ça m'a bien fais rigolé moi qui connait la vérité :D

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Et bien, quel récit magnifique !

J'ai l'air d'un véritable héros, dans ton histoire !

 

J'ai vraiment pris plaisir à lire tout ça, et à revivre par ton conte allégorique les aventures vécues en ta compagnie. En plus, tu m'attribues une noblesse d'âme qui me va comme un gant ! ^^

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EDIT : Ajout de la lettre déposée aux Blasons d'Or ;)

 

Merci à tous de vos posts d'encouragements, je tâcherai de me montrer à la hauteur ;)

 

@Tomtoinou : Tu occis tout de même plusieurs bêtes ;) Si nous vivons d'autres choses sympa ensemble elles seront retranscrites ici ^^

 

@Operamundi : je n'ai fait que me fier à ton RP :)

 

Bon jeu à toutes et tous :P

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Yop ;)

 

Pour rappel, l'ensemble des chroniques sans interruption. ;)

 

Voici la suite de mes chroniques faisant office de RP pour ma demande de citoyenneté ;).

 

:air::air::air::air::air::air::air::air::air: :air: Suite du Chapitre V : Civis !

 

:air::air: Il observa le dôme en construction. Et dire que c’était grâce à des fourmis qu’il était parvenu jusqu’ici. Lui qui auparavant les méprisait et les écrasait, les laissant à leur sort d’insectes, les comprenait désormais. Ces fourmis vivaient le même calvaire que lui au début finalement : ignorées voire rejetées par tous au prétexte de leur différence et de leur apparente faiblesse. Pourtant, quels être terriblement intelligents et organisés ! Tout comme il s’était rendu compte de cela, il voulait que la face du monde puisse constater que les lapins ne sont pas bons qu’une fois cuisinés.

 

:air::air: Ce dernier, majestueux en Reine du peuple fourmi, s’approchait de lui l’air contrarié.

:air::air: « - Belle soirée n’est-ce pas ? tenta le lapin.

:air::air: - Désolé de te couper dans tes pensées, SL, mais j’ai là un sujet qui mérite réflexion. Un problème qui sera difficile à résoudre…

:air::air: - Tu sais combien j’aime les énigmes. »

:air::air: Il se leva pour faire face à la Reine ; le salut protocolaire n’était pas nécessaire, personne ne pouvait les voir. Il continua :

:air::air: « - D’aucuns disent qu’il n’existe pas de problèmes mais uniquement des solutions. Je rejoins leur avis, expose moi plus en détail la situation. »

:air::air: Un ange passa. Jesollas cherchait visiblement la dimension la moins dramatique qu’il puisse donner à son problème.

:air::air: « - Jamais la cité ne verra le jour SL, nous sommes trop faibles et trop peu nombreux. Nous manquions de ressources, voila que nous manquons désormais de bras. Jour après jour chacun d’entre nous fatigue un peu plus. Le monde ne nous connaît pas assez, trop peu de fourmis rejoignent nos rangs. Que ferons nous lorsque nous serons tous terrassés par l’effort ?

:air::air: - Notre motivation est telle que cela n’arrivera pas. Nous pouvons très bien prendre quelques jours de repos, ensuite nous redoublerons d’efforts.

:air::air: - Ce ne sera pas suffisant ! Observe tes compagnons. Tous présentent des signes d’épuisement, et pourtant leur motivation est comme la tienne, sans faille. Et nous n’en sommes qu’au début, il y aura ensuite nombre de travaux de creusement à réaliser. »

 

:air::air: Le silence s’installa tandis qu’SL observait sa Reine. Jesollas était en effet visiblement épuisé. Lui-même était harassé et aspirait à un repos bien mérité. Mais ils ne pouvaient se le permettre. La cité ne pouvait prendre de retard sinon, jesollas avait raison, elle ne verrait jamais le jour. Le lapin tourna son regard vers le ciel étoilé. La Lune était là, majestueuse, cubique mais ronde, énorme, comme leur cité. Et à côté les étoiles. Bien qu’elles intriguaient tout le monde, on ne parlait jamais précisément des étoiles, on ne les connaissait pas encore bien. Alors que la lune… Quelle renommée, quelle splendeur ! Guide dans la nuit pour certains, rêve inaccessible pour d’autres, l’astre était connu parfaitement par tous et chacun avait en lui une part de désir de s’y installer un jour. Bel-o-kube n’était à aujourd’hui qu’une étoile parmi tant d’autres. Mais elle devait devenir une lune, celle des terres de New Stendel. Elle intriguerait ainsi chaque être parcourant les vastes étendues de Minefield et son nom serait au centre des conversations mondaines, la faisant devenir une star de ce monde.

 

:air::air: Il fit part de cette idée à Jesollas mais ceci le fit plonger encore plus dans la mélancolie.

:air::air: « - Comment comptes tu faire cela ? Tu oublies que nous ne pouvons briller dans le ciel comme le fait la lune. Ton idée est tout bonnement impossible à mettre en œuvre.

:air::air: - Certes ma Reine, nous ne pouvons illuminer le ciel de milles feux, mais nous disposons d’autres moyens de nous faire voir et connaître de par le monde. Tu m’as confié la tâche d’entretenir les relations avec les puissances extérieures à notre cité et il est temps que j’honore ce titre. Je vais lancer la construction d’ambassades qui seront le fer de lance de notre diplomatie et nous feront connaître jusque dans les endroits les plus reculés de ce monde. Et afin de toucher un maximum de personnes, l’une d’elles sera à New Stendel.

:air::air: - Mais qui nous fournira le terrain pour notre ambassade. Tu oublies sans doute qu’il faut être citoyen pour prétendre à l’achat d’une parcelle dans New Stendel.

:air::air: - Je te l’ai dit jesollas, il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. »

SL plongea son regard dans les brumes de l’horizon en direction de la capitale. Oui il pouvait le faire, il y arriverait. Il devait ça aux fourmis, mais aussi à sa race. Les citoyens étaient appréciés au sein de la communauté et devenir l’un d’eux lui permettrait assurément de faire reconnaître la légitimité de ses futurs semblables.

 

Merci à tous de votre lecture, de vos commentaires encourageants ou critiques constructives, c'est très motivant ;) .

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Yop ;)

 

La suite faisant office de demande de licence commerçant :) :

 

:air::air::air::air::air: :air: Chapitre VI : Cubathlon ou le Boléro du feu !

 

:air::air: Son entrevue avec le gouverneur s'était plutôt bien déroulée. La simplicité et la gentillesse de cet homme l'avaient surpris, lui qui s'était préparé à affronter les pires interrogatoires... A aucun moment son état de lapin n'avait été évoqué. Le gouverneur s'était contenté de le questionner sur ses faits, ses projets et ses intérêts pour la cité. Il l'avait jugé de façon objective, et SL appréciait énormément cela. A sa sortie du bâtiment, il décida de profiter de la belle journée qui s'annonçait pour visiter New Stendel. Malgré le bien qu'on lui en avait dit, il n'avait jamais eu l'occasion d'explorer en détail la capitale, et cela s'avèrerait tôt ou tard nécessaire pour l'installation de leur ambassade. Il s'engagea donc dans la rue la plus proche, marchant sans autre but que de joindre l'utile à l'agréable en mêlant repérages et tourisme.

:air::air: Alors qu'il déambulait paisiblement dans les ruelles de la cité, son attention se porta sur une vieille qui paraissait avoir quelques difficultés à porter ses cabas remplis de cuir. SL, comprenant qu'un secours peut parfois être appréciable même dans les situations les plus simples, lui proposa son aide, qu'elle accepta volontiers, et entreprit de porter une partie des sacs qui s'avérèrent tout aussi encombrants que lourds. Bathilda, c'était ainsi que s'était présentée la dame, expliqua au lapin qu'elle gérait jusqu'il y a peu une fermette non loin de la banlieue de New Stendel. Entre autres ingrédients, le lait de ses 20 vaches lui permettait de faire de magnifiques pâtisseries qu'elle revendait aux habitants des villages voisins, ce qui lui permettait de vivre assez confortablement. Son âge avancé ne lui permettant plus de réaliser certaines tâches avec autant d'aise qu'autrefois, elle avait confié la gestion du troupeau à son fils, espérant ainsi qu'il reprendrait l'affaire familiale. Ce dernier, visiblement peu intéressé par l'idée, avait disparu le lendemain, laissant sa mère déchirée par le chagrin et la solitude.

:air::air: Depuis tout n'avait fait qu'empirer. L'état de santé de Bathilda se dégradant, elle ne put bientôt plus s'occuper correctement de ses vaches et les vit mourir une à une dans leur enclos. Ne pouvant plus vendre les précieuses pâtisseries nécessaires à sa survie, elle récolta le cuir laissé par ses vaches, espérant pouvoir le vendre à un prix lui permettant de se nourrir le temps de vendre sa ferme. SL, ému par le discours de la vieille dame et constatant qu'elle avait de plus en plus de mal à marcher, lui proposa de lui racheter sa marchandise. Il aurait plus de facilités qu'elle à visiter les différents commerces et cela permettrait à la pauvre dame de rentrer au plus vite chez elle avec l'assurance de se sustenter le soir venu. Bathilda le remercia, lui laissa le cuir contre la somme promise et reparti en boitant. Alors qu'elle disparaissait au coin de la rue, elle jeta un dernier regard au lapin. Celui-ci cru apercevoir un sourire malfaisant se dessiner sur le visage ridé. De toute évidence il avait du se laisser abuser par un quelconque effet de lumière, que pouvait donc bien lui faire une si vieille dame ? Il prit la direction des commerces, bien décidé à se débarrasser au plus vite de ses encombrants bagages.

 

:air::air: Après avoir écumé tous les commerçants de la ville, SL ne put que constater qu'il s'était fait avoir. Le sourire malfaisant qu'il avait aperçu était bien réel. Bathilda, bien qu'il doutât de la véracité du nom, avait abusé de sa gentillesse et de sa crédulité. Aucun commerçant ne voulait de son cuir, encore moins au tarif que lui en avait demandé la vieille dame. Un marchand plus avenant que les autres prit pitié du lapin et lui expliqua que la vieille dame était connue dans le quartier. Elle arnaquait régulièrement les touristes qui prenaient pitié d'elle et profitait de leur bonté avant de disparaître pour quelques temps de la circulation, son pécule en poche. SL renonça rechercher sa voleuse et préféra reprendre la route de Bel-o-kube afin de retrouver son domicile et ses compagnons. Il se faisait tard, il avait passé la journée à écumer les commerces, chargé du poids du cuir et de sa crédulité, il était éreinté et une longue route l'attendait encore pour retourner à la fourmilière.

 

:air::air: Chemin faisant, il passa à proximité de Galianör et croisa la route de Tomtoinou. Ravis de se rencontrer et de se conter leurs aventures, les deux marcheurs s'accordèrent le temps de prendre une boisson à l'auberge la plus proche.

:air::air: Après s'être amusé de la naïveté du rongeur et de son stock de cuir,Tomtoinou expliqua à SL qu'il rejoignait Dacrokmistakilla, un nain de la cité de Galianör, afin de partir quelques temps explorer les vastes territoires de Minefield. Ils visiteraient les différentes cités ainsi que les points importants de ce monde et en profiteraient pour établir un guide touristique à destination de l'ensemble des Minefieldiens. Ils s'étaient même trouvés un nom : les Cubetrotters.

:air::air: Tomtoinou était parti la veille de la cité naine qu'il honorait régulièrement de sa présence et commençait déjà à avoir des douleurs dans les pieds. Il n'avait en effet pu se payer de belles bottes de marche, devant conserver sa bourse pleine pour financer le long périple qui l'attendait, et celles qu'il étaient déjà très abîmées alors qu'il n'en était qu'à sa première journée de marche. Voyant l'état des chaussures de son compagnon, SL lui proposa de s'en fabriquer une paire à partir des morceaux de cuir dont il disposait.

:air::air: Quelques heures plus tard, ils reprirent leurs chemins respectifs, Tomtoinou chargé d'une paire de chaussures supplémentaire confectionnée à l'attention de Dacrokmistakilla.

 

:air::air: Son arrivée sur le chantier de la cité ne fut pas aussi joyeuse qu'il l'avait espéré. En effet, bien qu'un nouveau compagnon soit arrivé, la terre manquait toujours et la construction s'en trouvait ralentie. Les finances de la fourmilière diminuaient de jour en jour et ils ne pourraient bientôt plus acheter les ressources nécessaires à la renaissance du puissant empire fourmi ni même se fabriquer des armures suffisamment résistantes pour équiper leurs légions.

:air::air: Quant au projet d'acquérir une parcelle à New Stendel pour y établir une ambassade, il se trouverait fortement compromis sans monnaie sonnante et trébuchante.

 

:air::air: Observant comme à son habitude le ciel et les nuages, SL réfléchissait aux évènements de ces derniers jours. Soudain lui vint une idée. Son stock de cuir, les chaussures de Tomtoinou et Dacrokmistakilla, les finances de la cité... Il disposait d'une solution pour régler tous ces problèmes. Il allait user de son savoir faire unique pour créer des vêtements confortables, résistants et légers et les proposer au meilleur prix possible aux aventuriers de tous chemins. Ceci lui permettrait d'épuiser son stock de cuir et permettrait aux marcheurs et combattants de bénéficier d'un équipement de qualité sans pour autant se ruiner. Il pourrait également vendre quelques gadgets utiles aux explorateurs... L'argent qu'il récolterait de cette activité serait reversé à la cité ou utilisé en mécénat pour porter aide à divers projets Minefieldiens. Il courut vers le chantier pour faire part de son idée aux fourmis. Il avait déjà le nom de son enseigne en tête, un nom dont il espérait qu'un jour il serait connu de toutes et tous : Cubathlon!

 

Il va quand même falloir que je m'attaque à celui de Bel-o-kube hein... :)

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Yop ;)

 

La suite, présentant le temple du feu et faisant office de RP pour vendre des armures en mailles.

 

:air::air::air::air::air: :air: Suite du chapitre VI : Cubathlon ou le Boléro du feu !

 

:air::air: SL se rendit donc à New Stendel et, après avoir présenté son futur commerce aux gouverneurs et s'être soulagé de quelques PA trop lourdes pour sa bourse, obtint une licence de commerçant. Alors qu'il sortait du bureau du gouverneur, celui-ci le retint :

« - Une dernière chose cependant, il ne vous appartient pas de vendre vos vêtements en cuir. Seules les armures et épées vous seront autorisées, chacun son métier, vous avez choisi d'être armurier.

- Mais, comment vais-je faire ? Je n'ai jamais forgé d'armure ni d'épée...

- Il convenait d'y songer avant, vous pouvez toutefois renoncer à votre activité professionnelle pour une autre, mais il vous en coutera la coquette somme de...

- Ne vous inquiétez pas, je trouverai une solution, le coupa SL qui sentait sa bourse se blottir au fond de sa poche.

- Comprenez qu'il s'agit là de logique, lapin. Exercer un métier n'est pas tâche aisée, et pour chaque outil, chaque construction, chaque objet, il convient de respecter les règles de l'art. Mieux vaut vous spécialiser et maîtriser parfaitement les règles de l'art de votre métier plutôt que de vouloir trop en faire au détriment de la qualité du produit final. »

 

:air: :air:Sur ces mots, SL quitta le bureau songeur. Il n'avait jamais forgé une armure ni une épée et n'avait aucune idée du process à mettre en œuvre. Il devait partir en quête d'un maître en la matière et se former aux fameuses « règles de l'art » tant vantées par la gouverneur. Sur son chemin se dressait l'ambassade des nouveaux arrivants. Il s'y arrêta et remis l'ensemble des vêtements qu'il avait conçus aux gérants. Ce serait peut être utile aux vagabonds après tout. Il leur promit de leur apporter régulièrement des vêtements afin de porter aide aux nouveaux arrivants. Ainsi il pourrait continuer d'exercer ses talents de façon utile.

 

:air: :air:Longtemps il chercha, mais point il ne trouva. Il rencontra de nombreux armuriers et découvrit les bases de la forge d'épées et armures, mais aucune ne lui paraissait suffisamment efficace. Las de chercher encore et encore, il rentra à Bel-o-kube afin de se reposer quelques temps.

 

:air::air: SL piochait, inlassablement. Les Bel-o-kubiennes avaient achevé d'ériger le dôme de la fourmilière et creusaient désormais leur grande salle, centre névralgique de la cité fourmi. Il entendit des voix familières l'appeler.

« - SL, viens vite, nous avons trouvé quelque chose qui pourrait t'intéresser ! »

:air: :air:Operamundi et Chim3xKon3ko, une fourmi arrivée tout récemment à la cité, accouraient vers lui, une feuille à la main.

« - Nous sommes tombés sur un vestige de bibliothèque en creusant et quelques ouvrages sont encore lisibles. Cette page était dans un livre traitant de l'histoire de la région, tu devrais la lire. »

:air: :air:Le lapin prit connaissance du contenu de la page. Il était question d'un temple des temps anciens, vénérant le feu et les laves. Ce temple avait été bâti par les fourmis de l'antique Bel-o-kan suite à l'incendie de l'une de leurs cités afin de rappeler à tous les dangers du feu et de son utilisation. Il était constitué d'une plateforme suspendue, surplombant une ancienne arène de combat prise dans les laves. Une gigantesque boule de feu, symbole de la réussite des fourmis à emprisonner ce dangereux élément, flottait en son centre, se dressant comme un avertissement à quiconque oserait faire usage du terrible fléau.

:air: :air:Mais plusieurs fourmis étaient devenues comme contaminées par un virus étrange. Elles se rendaient au temple et admiraient des heures durant l'énorme boule incandescente en suspension. Certaines Bel-o-kaniennes s'inquiétèrent de ce comportement pour le moins original et en firent part à la Reine. Une rébellion éclata alors et le clivage se fit définitivement entre les admiratrices du feu et les autres fourmis. Une fourmi plus charismatique que les autres se dressa contre la reine et s'autoproclama Impératrice du Feu. La grande Bel-o-kiu-kiuni ne pouvant tolérer un tel affront, elle envoya ses troupes contre les admiratrices du feu. Bien que les troupes de la fédération Bel-o-kanienne étaient plus nombreuses, les affrontements tournèrent rapidement à l'avantage des rebelles. En effet, la chaleur et la lumière de la boule de feu leur fournissaient en permanence de l'énergie et elles étaient donc en meilleure condition physique que leurs adversaires. De plus, elles n'hésitaient pas à utiliser le feu, occasionnant des dommages massifs aux fédérées.

:air: :air:Voyant ses pertes augmenter de jour en jour, la reine changea de stratégie. Si on ne pouvait vaincre les dissidentes, on les isolerait. Elle fit construire une énorme barrière de pierre autour du temple, empêchant les admiratrices de sortir et d'utiliser leur élément destructeur. Les sujettes de l'impératrice du feu tentèrent de nombreuses offensives, mais leur énergie semblait diminuer. La lumière et la chaleur permanentes ne leur permettaient pas de se reposer et leurs corps étaient épuisés. De plus, leur impératrice n'était pas une reine et ne pouvait donc pas pondre de nouveaux œufs. Les jours passant, elles moururent une par une d'épuisement.

:air: :air:Voyant ses troupes diminuer peu à peu, l'impératrice du feu se rendit. La reine la reçut en personne afin d'entendre ses excuses. Son discours achevé elle leva les yeux vers sa majesté. La dernière chose qu'elle entendit fut le sifflement des mandibules royales qui la décapitèrent.

:air: :air:Son corps ainsi que tous ceux de ses partisanes furent jetés dans les laves du temple, et les survivantes brûlées vives afin de montrer l'exemple. Le temple fut laissé à l'abandon et les fourmis reprirent leur existence habituelle.

 

:air: :air:Des milliers de lunes plus tard, suite à l'apparition du cube, un humain trouva les restes du temple et entreprit de le restaurer. Mais le cœur de cet homme était vil et corrompu. Il y créa nombre de monstres en ayant recours à des pratiques interdites.

:air: :air:Les yeux du lapin s'écarquillèrent.

:air: :air:Autrefois lieu de tous les dangers, le temple renfermait également un secret. L'homme, afin de se protéger de ses créations, avait développé ses compétences d'armurier et avait forgé des épées et armures plus puissantes et résistantes les unes que les autres. La légende racontait qu'il avait trouvé la mort en cherchant à créer une armure ultime, plus forte que toutes celles existant en ce monde. Le texte s'arrêtait là. SL regarda ses compagnons, une lueur d'espoir brillant dans ses yeux.

 

:air: :air:Il partit sur le champ à la recherche du temple. Il trouverait l'armurerie secrète et s'initierait aux arts de l'armurerie. Ainsi il pourrait enfin construire les armures les plus puissantes du monde de Minefield. Il prit donc congé de ses compagnons, leur assurant qu'il souhaitait vivre cette aventure seul. Le temple étant abandonné depuis longtemps, il ne courait de toute façon aucun risque sérieux.

:air: :air:Chim3xKon3ko regardait le lapin s'éloigner, un mauvais pressentiment se saisissant de lui. Il retourna dans les décombres de l'ancienne bibliothèque, bien décidé à dénicher plus d'informations.

 

:air: :air:SL marcha longtemps, il chercha partout, interrogeant tous ceux qui se trouvaient sur son chemin, mais personne ne semblait connaître le temple ni en avoir entendu parler. Ses espoirs s'amenuisaient au fur et à mesure que ses recherches stagnaient. Un jour, alors qu'il s'installait sur une colline d'une région abandonnée pour y établir son campement, à la tombée de la nuit un éclat de lumière attira son attention. Il observa attentivement la plaine en contrebas et aperçu une lueur au loin, cachée par les arbres et les autres collines. L'éclat de la boule de feu, il en était sûr. Oubliant son sommeil, il suivi la source de lumière, s'avançant vers son destin.

 

:air: :air:La bâtisse était grandiose, magnifique. SL ne savait pas où il était mais il lui semblait être proche de Bel-o-kube. Il admira la boule de feu de l'extérieur, elle était vraiment énorme, et chercha à entrer. Malheureusement, au fil du temps l'état du temple s'était détérioré et tous les accès à la salle principale semblaient condamnés. Le lapin songeait à enlever les décombres lorsqu'il repéra une porte dissimulée par quelques débris à proximité de l'entrée principale. Il écarta les pierres, ouvrit la porte et s'engagea dans le couloir qu'elle cachait. Le couloir était obscur et l'on y voyait pas à un cube de distance. SL referma la porte et fit un pas. Son pied ne trouva pas le sol et s'enfonça dans le vide l'entraînant dans une chute vertigineuse.

 

:air: :air:Un crissement de griffe sur la pierre, le bruit d'un caillou qui rebondit contre les parois et s'écrase mollement sur la surface du sol. SL s'était rattrapé de toute justesse au palier. Suspendu dans le vide, il vit qu'il était contre une échelle et soupira. Il pourrait au moins descendre et remonter dans ce trou sans trop de difficultés; il apercevait une lumière au loin, peut être était-ce la fameuse forge secrète. Il s'enfonça dans les entrailles de la terre, bien décidé à percer les mystères du temple.

:air: :air:Il posa les pattes sur le sol et s'avança vers la lumière ; c'était visiblement le seul chemin possible. Il tentait de discerner la salle qui s'ouvrait au bout du couloir lorsque sa patte droite heurta quelque chose. Il s'agissait d'un cadavre de monstre, ou tout du moins de ce qu'il en restait après des années de décomposition. Plus loin se trouvait un autre cadavre, un squelette humain. Il était équipé d'une armure étrange, constituée d'une sorte de mailles et une épée en diamant gisait au sol sous ce qui avait été jadis l'emplacement de sa main droite. Dans sa main gauche, une torche. L'armure et l'épée étaient intactes, il s'agissait sans doute du corps du fameux homme qui avait repris ce temple. Peut être était-il mort en combattant le monstre sur les restes duquel SL avait trébuché. N'ayant pas d'équipement, le lapin enfila l'armure et prit l'épée. Les monstres étaient sans doute tous morts depuis longtemps, mais ce serait toujours ça de pris. Il prit la torche, l'alluma au moyen d'une étincelle obtenue grâce à deux silex et poursuivit sa route.

:air: :air:Il continuait son chemin vers le bout du couloir lorsqu'il vit une statue en bois sur sa gauche. L'être qu'elle représentait était indéfinissable et ne ressemblait en rien à tout ce que le lapin avait pu voir auparavant. Il l'effleura du bout des pattes; elle dissimulait une ouverture. Il chercha un moyen de décaler la statue et trouva rapidement un système de redstone dissimulé dans la pierre. Sans doute un code pour ouvrir le passage. SL approcha sa torche pour une meilleure visibilité et la flamme entra en contact avec la redstone. Tout se passa si vite que le lapin n'eut pas le temps de réagir. La redstone s'activa et un fil d'énergie fonça vers la statue. Mais elle était abîmée par les âges et se consuma entièrement sous l'effet de la poudre incandescente. SL regarda la statue partir en fumée. Au moins maintenant le passage était dégagé. Il s'avança dans l'anfractuosité, ouvrit la porte qui se trouvait au fond et entra.

 

:air: :air:Il l'avait trouvée, l'armurerie de l'homme maléfique. La pièce n'était pas grande, constituée uniquement de quelques coffres, fours et d'un plan de travail. Les outils de l'armurier étaient stockés dans les coffres et quelques livres sur les arts de l'armurerie s'empilaient dans une bibliothèque non loin. Tous ces ouvrages avaient été rédigés par l'ancien maître des lieux, visiblement un maître en armurerie. Le lapin ne trouva cependant aucun écrit sur les prétendues créations maléfiques du savant fou. Sur le mur du fond, une coulée de lave illuminait la pièce. L'homme était visiblement en plein travail avant sa mort et SL étudia les papiers qui étaient étalés sur le plan de travail. Il y était question d'une armure ultime, capable d'endurer le feu. L'homme, dans ses écrits, disait avoir créé cette armure et vouloir la tester. Il précisait qu'il s'équiperait d'une seconde armure au cas où, ainsi que d'une épée en diamant. SL songea à l'équipement qu'il portait désormais. Visiblement, il y avait eu une faille dans l'armure ultime. Le lapin ne trouva cependant pas le test dont il était question. Seul le nom de l'armure était griffonné en bas de page : l'armure Volcania.

:air: :air:Désireux d'explorer le temple dans son intégralité avant de revenir à l'armurerie pour s'initier aux secrets du maléfique personnage, SL retourna dans le couloir et reprit son chemin vers la source de lumière au fond du couloir.

 

:air: :air:Chim3xKon3ko parcourait les ouvrages de la bibliothèque un à un. D'autres livres parlaient certainement de la légende du temple du feu et donnaient peut être des précisions sur le décès apparemment soudain du grand armurier. Il finit par trouver un vieil ouvrage sur les légendes des monstres de Minefield. L'homme y était cité de nombreuses fois, il aurait apparemment soutenu la cause de Schwarz. Sans doute un fanatique du même genre que l'actuel Schwarzwald. Ses créations, toutes plus horribles les unes que les autres, étaient énumérées dans le livre. Aucune n'avait jamais pu sortir du temple du feu et leur durée de vie était limitée. Ceci rassura Chim3xKon3ko qui tourna la page. Et ce qu'il lut ensuite l'horrifia.

 

:air: :air:Le couloir débouchait sur une grande salle et SL reconnut l'ancienne arène fourmi. Un rocher plat émergeant d'une mer de lave occupait le centre de la pièce. De nombreux trous, remplis de lave également, étaient percés sur la surface du rocher. L'ensemble était surplombé d'une plateforme immense située plusieurs cubes au dessus du sol. On pouvait apercevoir des formes étranges en obsidienne qui partaient de la plateforme et semblaient se diriger vers le plafond lointain. Au regard de la lumière environnante, la boule de feu géante était sans doute située au dessus de cette plateforme. Un escalier creusé dans la roche semblait permettre de monter, cependant SL décida d'aller dans un premier temps reconnaître le rocher central, empruntant le pont en bois situé devant lui pour y accéder. Il avait parcouru la moitié du pont lorsque celui ci s'effondra.

:air: :air:Le lapin eu tout juste le temps de bondir et de se rattraper au rocher alors que les débris du pont s'enfonçaient dans la lave pour ne plus jamais en ressortir. Il observa le rocher, il était coincé. Sans le pont, il lui serait difficile de franchir l'espace qui le séparait de la partie extérieure du temple.

:air: :air:Il réfléchissait à une solution et ne vit pas l'ombre qui se dessinait au sol. Un terrible rugissement retentit dans son dos.

 

:air: :air:Chim3xKon3ko couru rejoindre Operamundi.

« - Opera ! C'est horrible, vite nous devons partir !

- Mais que se passe-t-il donc Chimé ?

- Regarde ce que j'ai trouvé, lui répondit l'intéressé en brandissant le livre, lis !

- Mais qu'est-ce... par le tout puissant blason, ce monstre est vraiment horrible !

- Il s'agit de Volcania, un dragon des temps anciens tué autrefois par un vaillant héros. L'homme du temple du feu l'a ressuscité, et c'est sans doute ce dragon qui l'a tué. Ses écailles sont d'une solidité à toute épreuve et son souffle de feu est dévastateur, mais par dessus tout, il n'est pas soumis au poids des années. Il ne peut mourir de vieillesse ni sortir du temple du feu. Il est sans doute toujours là-bas, à attendre.

- Mais alors, SL.... Vite Chimé, arme toi nous devons partir à sa recherche et lui porter secours !

Pourvu qu'il ne soit pas trop tard ! »

 

:air: :air:Le monstre qui lui faisait face était effrayant. A l'audition du rugissement, et percevant le souffle horriblement chaud qui l'accompagnait, SL s'était retourné. Il était désormais là, planté au bord d'un rocher, entre un monstrueux dragon d'au moins 10 cubes de long et un précipice ayant pour seule issue la lave. Le choix était cornélien, il avait connu mieux. Le dragon s'envola et fit le tour de la pièce, sans doute heureux d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Il ressemblait beaucoup à un serpent, très fin, ondulant dans les airs pour se déplacer. Quatre pattes et deux ailes minuscules dépassaient de son corps, mais cela ne semblait lui poser aucune difficulté pour se maintenir en l'air. Sa gueule gigantesque, garnies de dents qui l'étaient tout autant, était surmontée de deux yeux dont la couleur bleu pur contrastait avec l'ensemble. Pour finir, une crinière blonde semblable à une gerbe de flammes surmontait sa tête. SL remarqua qu'il manquait quelques écailles à proximité de la queue de la bête et aperçut un morceau de tissu foncé avec une bande brillante coincé entre deux dents de la bête. Il devait s'agir de la fameuse armure résistante au feu.

« -Mais bien évidemment, songea le lapin, le vilain a voulu tester son armure en éprouvant le feu de ce dragon, sans doute le fameux Volcania dont elle porte le nom. Mais le dragon ne s'était pas contenté de lui offrir son souffle ardent, il l'avait mordu et certainement blessé mortellement. »

:air: :air:SL imaginait la scène, l'homme ensanglanté revêtant au plus vite son armure en maille et se traînant jusque dans son couloir, à l'abri du dragon furieux de la perte de ses écailles. Soit il était mort ainsi des suites de ses blessures, soit le monstre dont le cadavre était à ses côtés l'avait achevé.

 

:air: :air:Volcania s'enfonça dans un trou du rocher et réapparu derrière SL. Le lapin bondit en avant, esquivant les mâchoires qui se refermaient sur lui. Il lui faudrait être inventif et rapide, il n'avait pas le droit à l'erreur. L'épée à la main, il se jeta sur le dragon en hurlant de toute la force de ses poumons. Le reptile n'esquiva pas l'attaque, se contentant d'agiter un grand coup sa tête.

:air: :air:SL recut le coup de crinière en plein saut et fut éjecté à l'autre bout du rocher. Il passa par chance entre les trous de lave et parvint à s'arrêter avant le bord. L'armure en maille avait plutôt bien encaissé le coup, mais il avait été surpris, touché en plein ventre et souffrait énormément. La puissance de Volcania était impressionnante, un tel choc avec un simple coup de crinière... Il se releva péniblement pendant que le dragon prenait son envol, fondant sur lui depuis les sommets du temple. SL effectua à nouveau un bond, chutant sur le côté, afin d'échapper à l'attaque. Volcania s'enfonça dans un trou de lave et ressortit de celui situé à proximité du lapin avec une rapidité fulgurante. SL, toujours à terre, eu tout juste le temps d'effectuer une roulade pour présenter son épée face à la gueule du dragon. La lame rencontra la dent de la bête, bloquant net la fermeture de la mâchoire. Mais la force du dragon était grande, et le lapin ne tiendrait pas longtemps. Il se dégagea donc par un coup de rein, fit un tour sur lui même et fit siffler la lame de son épée de diamant, le tranchant orienté vers le cou de Volcania.

:air: :air:Mais les écailles du dragon étaient dures comme le roc, et la lame ne fit même pas une entaille. SL bondit en arrière pour échapper à la situation mais le reptile réagit immédiatement, ouvrant sa gueule et crachant ses flammes dévastatrices en direction du lapin. La patte du lapin toucha le sol et il se déséquilibra volontairement sur la droite afin d'éviter le souffle ardent qui fonçait sur lui. Mais il ne fut pas assez rapide et le brasier lui brula le bras gauche, lui arrachant un cri de douleur. Le dragon profita de la chute et de la douleur du lapin pour fondre sur lui mâchoires grandes ouvertes. SL n'eut pas le temps de bondir et contra une nouvelle fois les dents avec son épée. Encaissant le choc, il fut éjecté une fois de plus à plusieurs cubes de distance. Mais au moins il avait échappé à la morsure. Volcania, las de toutes ces esquives, s'éleva dans les airs et arracha des rochers des parois, les lançant en direction du lapin. SL s'engagea dans une série de bonds afin d'éviter les projectiles de plusieurs cubes de large destinés à l'écraser.

:air: :air:Le dragon lui posait de plus en plus de problèmes, alternant souffle de flammes, tentatives de morsures, jet de roches et disparition dans les trous du rocher. SL fatiguait, son ventre et son bras gauche le faisaient souffrir et son armure en maille avait subi de sérieux dommages. Il bondit une énième fois pour éviter un rocher lorsqu'il eut une idée. Volcania était reparti dans une série de jet de pierres et le lapin utilisa chaque bond sur les projectiles pour se rapprocher de lui. Parvenu à sa hauteur, il effectua un dernier saut pendant que le dragon emplissait de son souffle ardent l'endroit où il se trouvait quelques millièmes de seconde auparavant. Il réussi à atterrir sur la queue du reptile et planta sa lame dans la zone dépourvue d'écailles. La peau tendre, protégeant uniquement de la chaleur de la lave, laissa entrer la lame avec une facilité déconcertante dans la chair du monstre.

:air: :air:Volcania poussa un rugissement de douleur et fut pris d'une violente convulsion. Perdant l'équilibre, SL tomba vers le rocher, laissant l'épée plantée dans la queue du reptile. Le choc contre la roche fut terrible et SL sentit une vive douleur emplir tout son corps. Il était tombé d'une dizaine de cubes de haut et s'était fracturé une jambe et sans doute quelques côtes. Volcania rugissait toujours de douleur, se débattant dans les airs et l'épée fut éjectée, se plantant dans la plateforme à quelques cubes du lapin. Fou de douleur et de rage, le dragon fondit sur son adversaire à terre qui s'était saisi d'un bâton et le lançait. Volcania vit le bâton arriver sur lui mais il allait trop vite pour l'éviter. Le morceau de bois transperça l'œil droit du monstre qui s'écroula de tout son long sur la plateforme centrale.

:air: :air:SL tenta de se redresser, il avait du mal à respirer. Il vit le dragon à terre et son épée plantée dans le sol. C'était sa chance, il rempa jusqu'à l'épée. Mais Volcania se remettait de sa douleur et entra dans un trou de lave pour réapparaître juste devant le lapin. SL était à moins d'un cube de l'épée, il pouvait l'attraper du bout des doigts, mais le dragon serait sans doute plus rapide que lui. Il pouvait voir le trou et le flot de sang noir qui remplaçait l'œil de la bête.

:air: :air:Un rocher, fragilisé par les jets de Volcania, se dérocha de sa paroi et chuta dans un bruit sourd. Profitant de l'inattention du dragon qui s'était retourné pour voir l'origine du bruit, SL tendit son bras droit pour récupérer son épée. Lorsque le reptile se tourna à nouveau vers lui, le lapin lui planta son épée dans l'unique oeil qui lui restait, perçant la sphère et remplaçant le bleu pur par un nouveau flot de sang noir. SL récupéra son épée pendant que le dragon faisait un mouvement de tête en arrière, s'agitant de droite à gauche sous l'effet de la douleur. Le lapin se releva et soudain le dragon, reprenant ses esprits, referma sa mâchoire sur lui dans un claquement sinistre.

 

:air: :air:Le sang coulait à flots. Un sang noir, mais aussi un sang rouge. Le dragon l'avait raté, enfin en partie. Une première dent transperçait le bras gauche brulé du lapin et une seconde avait touché la seule jambe valide qui lui restait. Mais en contrepartie, l'épée de diamant de SL s'était enfoncée dans la glotte du reptile, perçant son crâne et ressortant à l'extérieur. Le monstre chuta sur le côté, s'extrayant tant bien que mal du trou de lave pour s'éloigner de celui qui l'avait vaincu. Son souffle ralentissait, se faisait moins fort. Volcania avait froid, cela ne lui était jamais arrivé et il prit peur devant cette sensation nouvelle. Le légendaire dragon des profondeurs s'éteignit dans un dernier grognement, gisant sur le rocher à quelques cubes de SL.

:air: :air:SL regardait la plateforme qui faisait office de plafond de la salle. Il avait vaincu le dragon, le terrible Volcania. C'était un exploit, certes grandement dû à la chance, mais on en parlerait longtemps à travers les terres de New Stendel. Enfin... Encore fallait-il qu'il sorte d'ici. Il ne pouvait plus marcher, même pas se redresser. Son bras et sa jambe gauche étaient transpercés, son bras gauche également brulé et sa jambe droite fracturée. Il avait sans doute également plusieurs fractures aux côtes, occasionnant de grandes difficultés respiratoires. C'était si bête, mourir ici, achever sa vie ainsi. Personne ne saurait jamais rien de ce qu'il avait fait, et ses projets étaient réduits à néant.

 

:air: :air:Les heures passèrent, longues et douloureuses, partagées entre moments d'évanouissement et d'éveil. Alors qu'il sombrait une fois de plus dans les méandres de l'inconscience, SL crut entendre des voix familières.

« - SL, SL ! »

:air: :air:Son cerveau lui jouait des tours, il hallucinait. La dernière étape avant la mort, l'achèvement d'une lente agonie.

« - Attention, ne tombe pas ! Regarde il est là bas ! Vite, faisons un pont ! »

:air: :air:Le noir. Des bruits de pas, un contact.

« - SL, allez réveille toi mon vieux. »

:air: :air:Il voulu ouvrir les yeux, mais n'y parvint pas.

« - Eh il l'a tué tout seul...

- Allez SL tu dois tenir, accroche toi ! »

:air: :air:Il réussi à entrouvrir ses yeux. Chimé était là, penché au dessus de lui, il pouvait percevoir sa silhouette.

« - Ouais c'est bien allez continue, on va te soigner, tiens bon ! »

:air: :air:Une seconde silhouette, floue, un sourire, un éclat d'or, et une voix :

« - Egoïste, t'aurais pu nous en garder un peu quand même. »

:air: :air:Un grand rire, Operamundi. Ses compagnons étaient la, ils trouveraient sans doute une solution pour l'aider. Il voulut prononcer quelques mots, leur parler, mais c'était trop. La tête lui tourna et les derniers sons qu'il entendit furent ceux de la voix de Chimé qui lui disait de rouvrir les yeux.

 

:air: :air:La vue était magnifique depuis le sommet du dôme de la cité fourmi. Les semaines avaient passé et SL avait été remis sur pied. C'était la deuxième fois qu'Operamundi lui sauvait la vie. Quelle dette ! Et maintenant une de plus envers Chimé. Décidément... Ils lui avaient tout raconté, comment partant de Bel-o-kube en courant et ne sachant où aller il avaient perçu des tremblements du sol. Comment une colline entière s'était effondrée à cause des chocs, SL le savait désormais, provoqués par le dragon lorsqu'il arrachait les rochers pour lui lancer. Comment ils avaient pu voir la lueur et s'étaient précipités vers elle. Ils avaient entendu les terribles rugissements de Volcania et avaient suivi le chemin emprunté par SL jusqu'à le retrouver. Le temple était en effet très proche de Bel-o-kube, mais avant que la colline s'effondre il était quasiment invisible. Ils avaient ensuite ramené le lapin à Bel-o-kube pour lui prodiguer des soins.

:air: :air:Aujourd'hui il y retournait. Les fourmis avaient profité de sa convalescence pour explorer et reconsolider le temple. Il pourrait enfin étudier les documents de l'armurerie.

 

:air: :air:SL s'isola plusieurs semaines durant dans le temple et apprit l'art de forger les plus belles épées et les plus solides armures. Il utilisa les écailles du dragon pour reconstruire l'armure Volcania. Grâce à un alliage entre les écailles et la peau du reptile, elle protégeait contre le feu tout en étant très souple et légère. Le noir de la peau du reptile contrastait avec les bandes blanches et jaunes brillantes dues à l'écrasement des écailles. Il se fit également un casque avec les écailles restantes, une visière recouverte d'une feuille d'or dissimulant son visage. Ainsi il était protégé contre le feu et pouvait forger ses armures et lames en toute sécurité. L'armure ultime avait été recréée, mais il ne put en faire qu'un seul exemplaire car seules quelques écailles de Volcania pouvaient être utilisées. Il appris dans les livres comment forger d'autres armes et armures en fer et en diamant et songea à en créer des plus résistantes. Il fit donc des essais, échoua plusieurs fois, mais persévéra jusqu'au jour où il y parvint. Il créa une série d'armures dites ultimes, les meilleurs qui soient après la sienne : des armures d'obsidienne. Il parvint également à forger des épées dans ce matériau et, en hommage à son combat et à son armure il les nomma l'armure et la lame de Volcania.

:air: :air:Dans ses lectures il découvrit également un secret de l'homme maléfique. La fabrication des armures en maille. Il avait réussi à travailler le feu pour en faire une armure d'une légèreté incroyable. Entouré de feu dans le temple qui lui était dédié, SL s'initia à l'art de manier l'élément pour en faire des armures et, après bien des essais infructueux, y parvint.

 

:air: :air:Quelques semaines plus tard, il sortit à l'air libre. Il retournait à Bel-o-kube, plus confiant que jamais. Le chantier avait besoin de lui, il fallait avancer, et bientôt Cubathlon ouvrirait ses portes.

 

Merci de m'avoir lu et n'hésitez pas à commenter :)

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:lol: je ne pense pas publier, je n'ai pas non plus les talents d'un écrivain, et puis je m'amuse plus qu'autre chose ;).

 

Mais ça me procure un grand plaisir ces encouragements, je tâcherai de continuer à m'en montrer digne :D !

 

Bon jeu et merci :P.

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Je souhaitais écrire quelque chose de sympa, une petite romance... Mais pour cela il fallait lancer le contexte... Donc veuillez trouver ci-après la "courte" partie qui permet de passer de Cubathlon à la suite de mon histoire :D

 

:air::air::air::air::air: :air: :air:Chapitre VII : A la découverte de Nimps

 

:air: :air: Roche, terre, roche, roche, roche, terre, roche, roche, gravier, terre, roche

:air: :air: Il creusait machinalement le plafond de la grande salle de la cité de Bel-o-kube, pris dans ses pensées. Cela faisait tellement longtemps, il ne prêtait même plus attention à ce qu’il faisait. Il enlevait les cubes un a un, rangée par rangée, étage par étage…

:air: :air: Terre, gravier, gravier, roche, roche, roche, roche, terre, roche, roche, lave.

:air: :air: Lave…

:air: :air: LAVE ! Argh vite de l’eau !

:air: :air: Heureusement Nazgrelx avait réagit rapidement, déversant le contenu d’un seau tant sur la lave que sur le lapin. SL était trempé. Mais mieux valait être mouillé que cuit… Il n’avait même pas senti la chaleur, son armure était décidément vraiment efficace. Un peu trop peut être, il fallait qu’il soit vigilant sinon il risquait fort de finir par se retrouver coincé au milieu du feu ou de la lave. Et sans protection respiratoire il mourrait lamentablement.

:air: :air: Il remercia la fourmi et se remit au travail. Traiter une poche de lave était aisé, il suffisait de la mettre à découvert puis de verser de l’eau dessus. On obtenait alors une magnifique roche dure et résistante : l’obsidienne. Cette même roche qui lui servait à reproduire une armure similaire à celle de Volcania qu’il portait en permanence.

 

:air: :air: Epuisé, c’était le mot. Il était épuisé. Creuser n’était pas dans la nature des lapins, et il sentait ses pattes usées par l’effort. Le soir était arrivé, et il se dirigea vers Cubathlon afin de poser ses affaires avant que d’aller prendre un repos bien mérité au Little Rock Café. SL avait construit son magasin dès son retour du temple du feu, faisant partager à tous les nouvelles sciences auxquelles il avait été initié. Et pendant ce même temps Corderaide, la fourmi Albinos, avait monté son petit café dans la cité. Ce lieu de repos et de détente était rapidement devenu le centre névralgique de la cité une fois les travaux de la journée achevés, notamment grâce au miellat de puceron et à la Gorgeraide, deux boissons très prisées des dizaines de fourmis qui les avaient rejoints.

:air: :air: Il y retrouva tout naturellement Operamundi et Corderaide et s’assit à leur table, portant son regard sur la grande salle qu’on voyait si bien depuis la terrasse. Chim3xKon3ko était en plein travail de creusement, laissant SL admiratif. Cette fourmi était une machine à creuser. Il ne s’arrêtait que rapidement le soir pour prendre une pause avec eux, mais il ne restait jamais très longtemps, retournant creuser, sans jamais s’arrêter. Il s’intéressa à la conversation de ses deux compagnons. Operamundi évoquait une expédition à mettre en œuvre au plus vite afin d’aller à la découverte d’un nouveau monde : Nimps. Les mages Stendeliens venaient d’ouvrir un portail y menant et il tout le monde ne parlait que de ça. Un monde nouveau, vierge et hostile. Les fourmis devaient y mener une expédition d’exploration et de récolte de ressources. Ce serait en plus l’occasion d’affronter quelques monstres et de s’entraîner au combat. Ils convinrent donc d’une première expédition de reconnaissance dans laquelle 2 fourmis les accompagneraient. Ils seraient 5 en tout, ce qui leur permettrait de planifier une éventuelle future expédition de plus grande envergure, sans pour autant ralentir le chantier de la cité. Et puis ils se changeraient les idées, marcher à l’air pur leur ferait un peu de bien.

 

:air: :air: Ils se mirent en route le lendemain, équipés d’épées Durandil et des tenues VentStyle de Cubathlon, leur permettant de marcher des heures grâce à leurs nombreuses aérations et à leur légèreté sans égale. Atteignant rapidement New Stendel grâce au tout nouveau CRASH, ils se rendirent à la tour des mages. Le portail vers le monde de Nimps était la, au sous sol. SL, n’ayant encore jamais pris un portail, s’y engouffra le premier. Une sensation étrange l’envahit, il tournait… Il fut pris d’un vertige et chercha à sortir, mais avant que de pouvoir d’esquisser le moindre mouvement, un voile noir s’empara de lui.

 

:air: :air: De la couleur partout. Etait-il en pleine crise de délire ? Pas un arbre, pas un rocher, que des cubes de couleur. A y regarder de plus près, c’était une matière étrange… Elle paraissait vivante. Ses 4 compagnons apparurent un à un derrière lui, également surpris par l’ambiance mystérieuse qui régnait. L’on disait que 19 personnes avaient disparu depuis l’ouverture de ce monde, peut être était-ce lié à cette chose étrange. Ils étaient visiblement sous terre, comme dans un estomac, mais la substance mystérieuse formait à un endroit une sorte d’escalier donnant sur un coin de ciel. Ils entamèrent donc leur ascension vers l’extérieur, bien décidés à découvrir ce vaste monde.

:air: :air: Arrivés en haut, ils découvrirent l’horreur. Le monde paraissait vaste, et la matière étrange ne s’était pas répandue partout, bien qu’elle ait visiblement recouvert quelques arbres et montagnes environnants, cependant les colons des premières heures, ceux qui avaient réalisé les premières expéditions, avaient du être surpris par les monstres. En effet, afin de s’en protéger ils avaient construit des abris de fortune à deux pas du portail, mais avaient visiblement rapidement abandonné ces premières forteresses laides et construites à la va vite pour partir explorer le monde de Nimps. Cela faisait qu’au milieu de bâtiments forts bien conçus trônaient ça et la des insultes à l’architecture. Il y avait là de quoi tuer par un simple coup d’œil toute une assemblée de Nixiens, peuple tant attaché à la beauté et l’harmonie des choses.

:air: :air: Soudain une flèche vint se planter dans l’armure de Corderaide au niveau de l’épaule gauche. Il fit aussitôt volte-face mais manqua le sol de son pied gauche et tomba. SL plongea, le rattrapant in extremis tandis qu’Operamundi et les deux fourmis dégainaient leurs armes et chargeaient le squelette. La créature arma son arc et décocha une flèche vers la première fourmi. Celle-ci, dans sa course, ne put l’éviter et la reçut en plein dans le thorax. Le bâton de mort la transperça de part en part, la faisant reculer de deux pas. Elle tomba à la renverse et chuta dans la grotte constituée de la matière étrange, s’écrasant au fond dans un immonde bruit de craquement de chitine. Le squelette n’eut pas le temps d’armer une seconde flèche, Operamundi fut soudain sur lui et lui trancha la tête d’un geste précis et net. SL fut surpris par cette soudaine rapidité. Il aurait juré avoir vu un éclat rouge lors de ce déplacement « éclair ».

:air: :air: Ils avaient à peine mis un pied sur ce monde qu’ils n’étaient déjà plus que quatre. La tenue VentStyle avait bien encaissé le choc et Corderaide n’avait pas une égratignure ni même un bleu. Cependant ils décidèrent de jouer la carte de la prudence et se construisirent un petit refuge à quelques cubes de la matière étrange. N’ayant que cette matière étrange comme matériau, ils l’utilisèrent, créant ainsi un petit bâtiment s’inscrivant dans la continuité du point d’arrivée de ce nouveau monde. Ils y passèrent la première nuit, jugeant plus sage de commencer l’exploration de jour étant donné la quantité de monstres environnants. Le lendemain, SL décida de laisser en vente au refuge les armes et tenues emportées en surplus, ils n’en auraient de toute évidence pas besoin. Si leur protection était percée, ils mourraient avant d’avoir pu en changer.

 

:air: :air: Nimps était vaste et, une fois quelques dizaines de cubes franchis, vierge. Bien que plus aucune fleur n’ose sortir de terre, le milieu était encore naturel et sauvage. Le petit groupe Bel-o-kubien marcha toute la journée, allant de surprise en émerveillement devant la beauté de la nature, s’attardant parfois sur un arbre aux formes étranges ou contournant un creeper avant qu’il ne les voie. Ils ne purent contourner tous les montres qu’ils rencontrèrent, mais ils leur infligèrent de sévères défaites, devenant chaque fois un peu plus habile au combat. Depuis sa victoire sur Volcania, SL était plus confiant en ses capacités. Chaque cicatrice laissée par le dragon était le souvenir d’une erreur, et plus jamais il ne commettrait à nouveau de telles fautes. Elles étaient tout autant gravées sur son corps que dans son esprit. En fin de journée, ils arrivèrent aux portes d’un chantier très animé, empli de bonne humeur et de dynamisme. C’est alors qu’SL l’aperçut. Tomtoinou, le cubetrotter ! Il ne l’avait pas revu depuis leur rencontre sur son chemin de retour à Bel-o-kube, quel prodigieux hasard que de le retrouver ici. Ils purent ainsi faire connaissance avec Warkor et Verdey, les maîtres du chantier, et furent invités à passer la nuit à venir sur le chantier.

:air: :air: On leur expliqua qu’ils se trouvaient au Complexe Synergie. Les créateurs de ce village de grande envergure avaient pour projet de regrouper en un seul et même endroit tous les sports les plus extrêmes, originaux et novateurs de l’ensemble des contrées Minefieldiennes. Si tout marchait comme prévu cet endroit serait l’un des lieux les plus dynamiques et attractifs de ce monde, une gigantesque base de compétitions toutes plus dangereuses les unes que les autres. SL discuta longuement avec Warkor et Verdey et ils parvinrent à un accord. Le lapin s’engagea à soutenir ce projet au maximum de ses possibilités, en l’échange de quoi il reçu l’autorisation d’y implanter un Cubathlon.

:air: :air: Lorsqu’il sortit de la pièce, Corderaide l’attendait déjà :

« - Je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter, se justifia la fourmi albinos, et j’ai trouvé une idée. Regarde la lune, regarde le soleil, ils sont ronds. Nous manquons de ronds dans ce monde désespérément carré. Bâtissons une sphère, mais pas n’importe quelle sphère. Elle sera suspendue à une structure de bois que j’ai dessinée et sera pour ce complexe comme un astre bienveillant. »

:air: :air: SL regarda son compagnon. Il le sentait emprunt d’une motivation indescriptible et décida de lui faire confiance.

 

:air: :air: Trois jours plus tard ils l’avaient bâti. La sphère était réellement splendide et SL ne savait comment remercier ses compagnons. Ils décidèrent de passer leur dernière nuit au Complexe Synergie. Le lendemain ils reprendraient la route vers de nouvelles contrées.

:air: :air: Le sommeil de SL était agité de rêves étranges. Il était au Centre de Régulation et de Contrôle des Spawn. L’être flottant qui lui avait donné sa mission dans le monde lui parlait.

« - Tu es sur la bonne voie, nous avons fait un test. Suis le lapin blanc et tu découvriras…

- Comment ?

- Suis le lapin blanc.

- Expliquez moi je ne comprend pas ! »

:air: :air: Il se réveilla en sursaut, trempé de sueur. Il avait entendu un bruit à l’extérieur, tout proche de la sphère. Sans doute était-ce dû à son rêve étrange, mais par prudence il devait vérifier. Préférant laisser ses compagnons à leurs rêves, certainement plus agréables que le sien, surtout si on se fiait au sourire béat affiché par Corderaide, il s’équipa et descendit vérifier l’extérieur. Il ne vit pas les deux points rouges qui étaient apparus dans un coin de la pièce et qui le suivaient avec intérêt.

:air: :air: Une fois au pied de l’escalier, il observa les alentours. Un craquement, un bruit de gorge. Un zombie approchait. Le lapin n’avait plus peur depuis longtemps de ces êtres lents et faibles et il fit retourner ce cadavre à la terre d’un simple coup d’épée. Mais ce zombie n’était pas à l’origine du bruit qu’il avait entendu tout à l’heure. C’était plus léger, plus rapide, comme un pas discret mais pressé. Aucun monstre connu ne produisait un tel son. Il avança de quelques pas, s’approchant de la route. Le silence et l’obscurité étaient maîtres des lieux, aucun mouvement ni son ne pourrait lui échapper. Soudain l’air se glaça, tel un nuage de mort, et il sentit une présence derrière lui. Contact sur son épaule droite. Il bondit sur le côté et fit face à la créature qui l’avait surpris. Cette dernière n’était autre qu’Operamundi qui le regardait, surpris. Mais SL avait eu le temps de voir les reflets rouges de ses yeux s’estomper.

« - Et bien SL que t’arrive-t-il ?

- Comment as-tu fait ? Comment m’as-tu rejoint ? Si rapidement, sans faire aucun bruit ?

- Tu devais être inattentif, j’ai avancé normalement… Je n’arrivais pas à dormir, je t’ai vu te lever, je voulais juste me balader avec toi rien de plus. Quelque chose ne va pas ? »

:air: :air: Il paraissait sincère. Mais l’air glacial, l’ambiance de mort qui l’avaient accompagné… Et cette discrétion, cette rapidité fulgurante qu’il avait déjà pu remarquer lors du combat contre le squelette… SL décida d’ignorer toutes ces informations pour le moment et de garder son ami à l’œil.

« - Non tout va bien, j’avais cru entendre un bruit, rien de plus. Je fais un petit tour d’inspection. »

Il entendit à nouveau un bruit, plus lointain, et aperçu un éclair blanc à quelques cubes de la. Operamundi était occupé à regarder la lune et ne paraissait pas l’avoir remarqué.

« - Tu devrais retourner te coucher Opera. Je vais marcher quelques minutes et je reviens après, ne t’inquiète pas.

- Comme tu veux, mais pense à dormir, nous avons une longue route demain. »

:air: :air: Operamundi partit se coucher et SL s’approcha du lieu où il avait aperçu l’éclat blanc. Sommeil ou pas, il devait en avoir le cœur net.

 

:air: :air: Deux heures. Cela dura deux heures durant lesquelles il chercha l’origine de l’éclat blanc et du bruissement qui l’accompagnait. Il le revit plusieurs fois et le pourchassa entre les bâtiments et dans les rues. Mais l’éclat blanc se lassa avant lui, et SL finit par le rejoindre. Il n’en crut pas ses yeux.

:air: :air: Elle était la, assise, telle un rêve inaccessible. Tant espérée, tant désirée, tant attendue, et pourtant si réelle. Aucun mot ne semblait convenir pour la décrire. Finesse ne suffisait pas à décrire sa silhouette, splendeur était si pâle par rapport à son pelage, merveille paraissait si petit, si faible en comparaison de ce qu’elle était. Elle tourna la tête vers lui et le transperça de son regard. Ses yeux étaient comme un océan de pierres précieuses. Ils brillaient de milles feux composés eux-mêmes de millions d’éclats de lumières différentes et on ne pouvait que se noyer dans l’immensité de leur profondeur. Elle n’était pas une beauté conventionnelle, d’ailleurs le mot beauté n’aurait suffit à la décrire, non elle était autre chose, quelque chose de plus fort. Un air de fraîcheur et de pureté emplissait tout ce qui l’entourait et de son être émanait tout simplement la grâce. Elle rit devant l’air abasourdit du lapin et ceci l’acheva. Un son si cristallin, si parfait. Chaque note était une mélodie digne des plus belles symphonies, ravissant les oreilles et berçant l’esprit, le faisant voguer vers de lointaines contrées dignes d’un Eden. Elle était la délicatesse et la perfection poussées à leurs extrêmes, une déesse parmi les mortels. C’était la première fois qu’il en voyait une, et il devait la suivre. Il se rappelait son rêve. « Suis le lapin blanc ». Et elle était la, devant lui, cette lapine blanche. Grande comme lui, mais tellement plus belle. Il voulut dire un mot, lui parler, se présenter, mais rien ne vint. Il était comme paralysé par une force étrange. Cette force s’était emparée de lui et perturbait tout ses sens. Elle jouait à faire des nœuds dans son intestin, frappait son cœur pour qu’il batte plus fort et plus vite, embrumait son esprit pour lui ôter toute conscience. Elle se leva, s’approcha de lui, lui enleva son gant et lui prit la main.

« - Tu n’as pas l’air dans ton assiette, tout va bien ? »

Cette voix, cet océan mélodieux… Et cette douceur contre sa main…

« - Et bien tu n’es pas très bavard… »

Encore ce rire cristallin…

 

:air: :air: SL parvint finalement à prononcer son nom, ce qui la fit rire un peu plus. Elle-même s’appelait Lilwenn, nom qui lui avait été donné à cause de la blancheur immaculée de son pelage. Soudain elle se tut, le regarda, et, sans un mot de plus, partit en courant.

:air: :air: SL la poursuivit à travers le Complexe Synergie. On aurait dit qu’elle fuyait quelque chose, et il avait beau la héler elle ne s’arrêtait pas. Elle emprunta les terrains de JumpCraft, posant les blocs et effectuant les sauts avec une adresse rare. Elle était d’une souplesse et d’une agilité remarquables et le lapin eut un mal fou à la suivre. Arrivée tout en haut, elle bondit vers la terre, se rétablissement admirablement au sol et reprit sa course tandis qu’SL s’écrasait lamentablement face contre terre. Il se releva néanmoins et continua de la poursuivre. Son rêve ne pouvait être une coïncidence, et puis elle avait l’air si parfaite, il ne pouvait la laisser s’échapper. Ils sortirent du complexe et coururent vers l’inconnu. La nature avait encore ici tous ses droits et très vite plus aucune construction ne fut visible à l’horizon. La poursuite dura toute la fin de la nuit. Il traversèrent des plaines, des forêts et franchirent des collines jusqu’à arriver au bord d’une falaise. C’était l’aube et le soleil se levait face à eux. Lilwenn se retourna vers SL, esquissant un sourire. Elle recula d’un pas, lui fit un clin d’œil. SL vit sa majestueuse silhouette, ombre dessinée sur l’astre solaire, tomber en arrière et disparaître derrière le bord de la falaise. Son sang ne fit qu’un tour, il bondit et plongea à sa suite.

:air: :air: L’étrange matière colorée était encore la, mais elle paraissait agitée, instable. Lilwenn avait disparu mais SL tombait toujours, se rapprochant inexorablement de ce qui semblait être une bouche formée par la mystérieuse substance. Il vit alors un reflet. Voila pourquoi elle avait disparu. Il n’avait de toute façon plus le choix, c’était sa seule solution. Il se laissa aller et traversa le portail vers un autre monde.

:air: :air: Une fois le lapin disparu, la matière entra dans une grande agitation. Elle se tortilla, rougit et sa température augmenta peu à peu. Elle fini par prendre feu, s’écroula sur elle-même et se consuma, détruisant le portail dans sa mort.

 

Merci de m'avoir lu et ne vous inquiétez pas, la moitié de la suite est déjà écrite :D.

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Roooh le suspens est à son comble ! Quel récit ! Au début, on est comme toujours un peu freiné par la taille du pavé, puis on commence à lire, et là le temps semble s'arrêter, on ne peut plus quitter l'écran des yeux tant l'histoire nous transporte et nous aspire. On est comme happé dans ce monde qui semble si réel, suivant de près le lapin, avec l'impression d'être à ses côtés et de vivre l'aventure avec lui.

 

Again !!!

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Tybalt, vile gredin !

 

J'ai eu une peur bleue en voyant qu'un nouveau message avait fait son apparition sur ce post !

"Quoi ? SL vient de nous pondre un nouveau texte d'une quinzaine de pages ? A cette heure si tardive ? En sachant que je manque de sommeil mais que je ne pourrai m'empêcher de le lire du début à la fin, perdant ainsi tout espoir de retrouver les bras réconfortants de Morphée avant une bonne demi-heure ? Quel mufle, ce lapinpon !"

 

Enfin, bon, fausse alerte :D

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Yop !!

 

Merci pour les encouragements :P

Je bosse actuellement sur le RP du bâtiment commun du Dominion, mais sachez que la suite de celui-ci est déjà partiellement rédigée et devrait faire rapidement son apparition :P.

 

Opera, je lutte contre ton sommeil !!!! :lol:

 

Bon jeu !

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***

 

Bonsoir amis lecteurs ;

 

Aujourd'hui, votre condamné préféré; votre bout de chanvre favori a pris sa vieille amie la plume; son amante du temps de ses carnages passés; avant sa rédemption. Mais pourquoi diable se permetrait-il une telle chose, me diriez vous ?

Je tiens tout d'abord à féliciter ce bon vieux SL, un de mes plus chers amis de Minefield; un rongeur intelligent; cultivé et doté de la plus belle plume que j'ai vu; y compriss hors de la "matrice" minefieldienne. Même avec un pied dans la tombe; oui je tiens à le féliciter pour ses écrits -je ne parlerai que des SL chronicles; sinon; je me verrai obligé de dresser de lui une critique dithyrambique d'une longueur insoutenable pour vos petites mirettes; qui me ferai accuser immédiatement de partialité envers ce petit bout de minefieldien- ces écrits donc (oui oui; je m'égare; mais n'est point ce défaut qui fait de nos écrits de beaux instantanés de notre belle langue ?) d'une qualité indéniable que je vais disséquer de mon mieux aujourd'hui; clavier londonien à l'appui (autrement dit; ni correcteur orthographique; ni accents; et en qwerty; excusez mes fautes)

 

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Tout d'abord; une introduction tout en finesse dans ce monde de RP abrupts au démarrage (mais pas tous mauvais; loin s'en faut; juste commençant trop brutalement); alliant des références littéraires, ou du moins des similitudes remarquables, avec ce petit bout de science fiction durant ce prélude, allié à celle du donjon de Naalbeuk (à cette heure tardive, l'orthographe n'est plus mon fort; a fortiori pour ce nom des plus étranges, siiii la caisse des donjons ça vous dit rien ? allez cherchez dans vos souvenirs pour ceux qui connaissent). Un bon point pour moi donc.

 

Ensuite, on passera rapidement sur ses premiers pas dans minefield, avec une belle visite de Sedannah et une rencontre pas comme les autres dans un bar, avec un changement de narrateur et de style ma foi très impressionnant- on jurerai avoir affaire ) deux auteurs différents, je comparerai ceci au annales de la compagnie noire et c'est le plus beau des compliments de ma plume-; romancée exactement comme je l'avais espéré; de même que la découverte du dominion et des Blasons d'Or; on notera toutefois quelques redondances; à l'instar de l'expression "perturber la flottabilité de son corps" ou bien de racourcis qui jurent à côté du style sublime de ces écrits; je noterai l'emploi de "process" qui dédigne les techniques de fabrication de ses armures, cela tenant uniquement du détail; d'une part car si le récit est exceptionnel, l'absence de défaut mettrai en doute mon objectivité; d'autre part car j'ai la dent dure envers un certain 'quinée' (Le lapin comprendra de quoi je parle)

 

J'en arrive à la partie centrale du récit, la construction de Bel-o-Kube; BOK pour les intimes. Une part de l'histoire de ma cité; un pan de l'identité de la cilivisation myrméco-minefieldienne (ou minefieldio-myrmécéene, je me rappelle jamais). C'est un peu la Génèse. Les écrits fondateurs. Mettant en scène moults protagonistes, particulièrement une bête assoifée de sang, ceux-ci révèlent l'hisoire de la construction de BOK avant mon arrivée en ces terres; une histoire ma foi fort bien contée; riche et romancée.

 

Je passerai finalement le reste de ces écrits sous silences, par soucis de ne pas ennuyer le lecteur et de ne pas gâcher la surprise; mais il y aura une suite, j'adore trop commenter tes écrits. (mais j'ai bien lu dans "l'oiseau de fer creux" tes chroniques, comme je te l'avais promis)

 

Mais je vais néanmoins me réserver le plaisir égoïste de parler du combat épique contre Volcania. J'ai lu de nombreux récits de combats contre des créatures titanesques, brûlantes et mortellement dangeureuses, des terribles dragons aux légendaires hécatonchires, en passant par les tyranœils et autres phaetons en fusion. Mais ce combat est digne de ceux de Druss la légende, de Takeda le roi sur le seuil et de Doj le prêtre de bataille Nuyeng Bao par son épique, son magistral, et dans un style presque trop propre tellement il est parfait. Et j'ai lu suffisament de fantasy pour vous cerifier, amis lecteurs, que ce lapin est un brillant écrivain, louée soit sa plume ! Ton art pour décrire ces combats n'a d'égal que ton courage pour les affronter. De même que nos escapades sur nimps, que j'ai à titre personnel vraiment bien aimé (merci de m'avoir présenté comme une cible facile, je ne suis pas de ce bord là !).

 

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Aussi, c'est dans un écrin stylistique subtil, mâtiné d'humour et bourré de références à ses péripéties minefieldiennes que s'inscrit la rédaction de ces chroniques; c'est du grand SL, du très grand SL. Encore toutes mes félicitations mon ami.

 

Cordialement, votre dévoué bout de chanvre, Corderaide.

 

NOTE: *** S-L-entissime (lisez essellentissime, ;p car un message sans calembourd est un message foutu !)

 

 

notes

*** divin

** bon

* convaincant

- dans tes rêves

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Yop ;) !

 

Et bien je ne m'attendais pas à un aussi beau pavé à cette heure ci... Quand je pense que j'espérai aller me coucher :D.

 

Je te remercie Ti-ret, tes propos me touchent beaucoup et m'encouragent un peu plus dans le développement de mon RP. Je travaille actuellement sur un style tout à fait différent (la fin vous laisse douter de la suite) que je maîtrise peu, aussi j'espère que le tout vous plaira autant.

Concernant les redondances et autres abréviations, c'est la mon grand souci : il faut que je relise toute mon histoire car je n'ai jamais pris le temps de le faire vraiment et je pourrai corriger certaines choses.

"Quinée" hein... je ne t'en tiendrai pas rigueur :lol:.

 

J'apprécie ton compliment Ti-ret, mais voila... tu as pondu un pavé, et ça c'est mon travail ici. Aussi je prépare ma vengeance, mais pas une vengeance classique, non ! Une vengeance cruelle, démoniaque, sans égale : je vais allonger la tailler du pavé qui constitue la suite de mes écrits. Pas au détriment de la qualité, bien au contraire même, une romance n'est belle que si elle est longue. Ce sera ma vengeance : te forcer à devoir reprendre l'avion pour tout lire :lol:.

 

Merci encore et bon jeu !! :D

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Opera est démoralisé.

 

:air: Opera ne sait même pas quoi écrire.

:air: Opera ne sait même pas quoi écrire alors qu'après avoir offert à ses yeux le récit merveilleux et onirique de la création du Dominion, il prend de plein fouet la surprise d'un compagnon parti dans une contrée lointaine, mais s'efforçant d'être présent d'une manière ou d'une autre malgré la distance.

:air: Opera ne sait même pas quoi écrire alors que ce même compagnon, probablement harassé par un tourisme pluvieux, trouve encore le courage, non pas seulement de lire l'étendue de la masse littéraire de notre rongeur préféré, mais aussi d'en écrire une réponse aussi longue qu'à l'évidence difficile à transmettre vu les moyens utilisés alors. Réponse au diapason de la plupart des tirades de Ti-ret ;), en cela qu'elles sont toujours difficilse à appréhender, difficiles à comprendre d'un trait, mais lorsque l'on s'y penche assidument, le plaisir de lire est toujours là et ses talents timides mais bien présents se révèlent au lecteur curieux.

:air: Opera ne sait donc pas quoi écrire tant les paroles qu'il lit au dessus de lui et ailleurs l'on découragé de tenter ne serait-ce qu'une phrase du même acabit.

:air: Opera ne sait pas quoi écrire même s'il aurait voulu dire à ses compagnons combien il appréciait, hormis leur présence, leur compagnie et leurs nombreuses passions, le temps qu'ils prenaient pour écrire toutes ses belles choses.

:air: Opera ne sait pas quoi écrire alors il va vaquer à d'autres occupations.

:air: Opera nourrit tout de même l'espoir qu'un jour, ses compagnons de valeur puissent voir et apprécier le spectacle qu'il a pour projet de leur révéler, né de la passion qu'il caresse chaque jour, des récits et des histoires, non pas de lettres et de mots, mais d'images et de sons.

:air: Opera ne sait pas quoi écrire mais, tout en se disant cela, se rend compte également qu'il a déjà bien frappé les touches de son clavier, certes, bien plus faciles à apprivoiser qu'un londonien mais parfois bien lourdes à utiliser.

:air: Opera vous félicite en tout cas et espère bien vous retrouver bien vite !

 

:air: Opera vous dit au revoir en citant ce cher Einstein :

"N'essayer pas d'être un homme qui a du succès, essayez d’être un homme qui a de la valeur".

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