Ghideon Posté(e) le 28 février Partager Posté(e) le 28 février La Garde Volontaire existe maintenant depuis bientôt 10 ans. Fondée sur le sol de Fort Herobrine, projet lui même créé en 2013 par Pencroff, elle a rassemblé un groupe de joueurs ayant d'abord travaillé dans ce petit désert du Sud Stendelien. Après avoir passé deux ans à raser, rebatir, reraser et rebatir derrière, la Garde a quitté son foyer : extensions, reprises de projets, refontes de projets. Ainsi, depuis dix ans, notre communauté continue à s'amuser sur Minefield. Son spectre s'est agrandi, plusieurs de nos membres se sont lancés dans leurs propres projets, ou se sont investis pour le serveur comme scribes, mais c'est toujours pour s'amuser entre nous, construire, faire des quêtes et donjons à plusieurs que nous nous connectons sur Minefield. Alors, à l'aube de Nostra, nous souhaitons faire partie de cette nouvelle aventure pour le serveur. Une nouvelle map, de nouveaux blocs, c'est d'autant d'occasions pour nous de construire de nouveaux builds et d'écrire de nouvelles histoires. Pour cela, nous vous présentons aujourd'hui la citadelle de Terre-Neuve ! Terre-Neuve est le nom donné à l'endroit où les forces expéditionnaires de la Garde Volontaire se sont stationnées la première fois sur Nostra. Située sur un bout de terre pile à l'Ouest de la capitale et séparée d'elle par un bras de mer, cette position a été choisie pour sa proximité à la capitale et son accès aux océans du Sud. Au fils des années, le campement de la Garde s'est rapidement fortifié, avant que suffisamment de ressources ne soient accumulées pour bâtir un fort en étoile : le Fort Daumesnil. Cette batisse est à la fois une caserne et le cœur des opérations pour les troupes de la Garde sur Nostra, mais aussi pensée comme un refuge potentiel pour les populations civiles si diverses menaces devaient émerger sur ce nouveau monde. Quant à l'origine de la présence de la Garde Volontaire sur Nostra, les raisons sont multiples. Il s'agit avant tout d'être présent au besoin pour défendre les populations ayant mené la traversée. Une autre raison est la sécurisation d'intérêts sur ce monde nouveau pour le Consulat, qui porte un intérêt à son potentiel. Nom : Citadelle de Terre-Neuve. Dimensions : 450 x 450 environ (ou plutot, une surface d'environ 200 000 blocs) Zone de construction : De la bedrock au ciel. Sous-terre, pour étendre diverses salles (armureries, puits à canon, poudrière, etc..). Le gros du build sera lui surtout en surface. Objectifs du Projet : Terraformation, décoration et roleplay. Localisation du projet : Au Sud de Nostra à l'Ouest du bras de mer de la capitale. Plan du territoire : Divulgacher La zone est située en -1579 70 -2184 (vers le coin Nord-Est, au bord de l'eau) Voilà deux plans d'organisation : Ici, la forme du pentagone, avec un peu de travail sur le terraforming. Les différentes fortifications sont représentées en violet. Le modèle Vauban adopté est celui dit de 3e génération. En rouge : Frontières du territoire En violet : Fortifications En bleu : Emplacement du commandement En marron : Pont d'accès vers le fort En gris : route principale et place d'arme Plan de la caserne en maquette (vue par le Nord, le Sud est en haut donc), avec le commandement, la place d'arme un peu en dessous du reste avec les batiments qui la dominent. L'ensemble de l'espace intérieur sera lui rempli de bâtiments militaires : casernement, arsenal, etc... Liste des bâtiments envisagés (en extérieur et souterrain) : - Commandement : quartier général de l'opération Odysée (état-major terrestre et naval) - Place d'armes - Casernes - Logements des officiers - Magasins d'arme - Arsenal - Niches à canon - Poudrière - Réserves de nourriture - Réserve de matériel - Écuries - Ateliers - Geoles / cachots - Corps de Garde - Infirmerie - Ordinaire/Messe Personnes responsables du projet : GhideonZorn et Pencroff Façade du commandement avec ses deux ailes (elles contiendront chacune une cour intérieure) Divulgacher Façade d'un batiment de caserne : Divulgacher Façade et entrée du fort (amenée à évoluer sur les textures utilisées) Divulgacher Vue de haut d'une muraille. De gauche à droite : une redoute avec chemin de ronde (appelée contre-escarpe), un fossé, la muraille, un chemin de ronde, une hauteur avec des canons. Divulgacher Vue d'ensemble (en cours d'édition, beaucoup de coloriage de textures et détails ne sont pas présents). Divulgacher Skins de soldats en uniforme de campagne (un peu débraillé, certains avec des manteaux, etc..) Divulgacher Partie 1 - Le Grand Quartier Général Divulgacher 43 Mérolia de l’an de grâce 389, Grand Quartier Général, Fort Herobrine, Stendel Etat-major général de l’armée, salle stratégique. Une ambiance fiévreuse régnait dans la vaste salle des opérations. Autour de la statue de marbre du "volontaire" qui trônait à l'entrée de la grande salle stratégique, nombre d’officiers de tous rangs se pressaient, en silence, pour se réserver une bonne place dans l'allocution à venir du Premier Consul sur ce nouveau et mystérieux continent dont les mages de l'Empire avaient annoncé la découverte. Quelques jours auparavant, dans des circonstances qui n'avaient pas été révélées au public, les mages impériaux avaient en effet eu vent de l'existence d'un nouveau monde, vierge, inexploré, et inconnu; dont les portes - à en croire les murmures - allaient être ouvertes au large des côtes. Il ne fallut dès lors que quelques jours pour que, portée aux quatre vents par les coursiers et les hérauts, la nouvelle ne fasse le tour de l’empire. En ces temps paisibles et, parfois, mornes ; il n’en avait pas fallu plus pour raviver chez nombre de braves la flamme de l’aventure. Alors, posant la bêche et la pelle, la plume et la canne, quittant les villages et les arrondissements des villes ; une foule d’aventuriers avait pris la route de la côte, se ruant sur les navires, parés à faire la conquête de ce nouveau monde. L’empire, lui-même, n’était pas en reste dans cette course frénétique à la terre promise. Puisque les explorateurs qui étaient à l’origine de la découverte avaient été mandatés par l’empereur, une vaste flotte y avait été dépêchée pour y construire les premiers ports et, sans nul doute, les premières pierres de ce qui devait devenir un nouvel eden d’aventure. La Garde, de son côté, n’y songea pas à deux fois non plus. Le Premier Consul Zorn, qui avait été parmi les premiers à apprendre la nouvelle, avait immédiatement ordonné la mise sur le pied de guerre du 5e corps d’armée, et le rassemblement d’une flotte expéditionnaire. C’est cet ordre qui, aujourd’hui, avait réuni à l’état-major cette myriade d’officiers des armées de terre et de mer, qui n’attendaient plus que leurs ordres pour embarquer. Au premier rang de ces hommes figuraient d’ailleurs plusieurs généraux parmi les plus éminents, à commencer par l’amiral en chef de la garde James Wariow et son second, l’amiral Louis; et les généraux d’armée Jihair, Suljii et Darkalne. Derrière eux se trouvaient également le général Eugène Daugier, commandant du 5e corps d’armée ; le général Aurange, commandant la 8e division d’infanterie ; le général De la Faye, commandant la 9e division d’infanterie ; le Vice-Amiral Mareuil, qui allait commander l’avant-garde de la flotte ; et le général De Malmaison, commandant de la brigade d’exploration de la moyenne-garde. Alors que tous s’afféraient à de bruyantes discussions, un soudain claquement de porte les tira de leur songe, et attira leur attention vers les marches qui marquaient l’entrée de la salle. - « Fixe ! » ordonna un des grenadiers qui gardait la porte, d’un ton impérieux. Dans la salle, tous se mirent immédiatement au garde-à-vous, en silence, bombant le torse. En haut de l’escalier, devant la vaste porte, la grande silhouette d’un homme venait d'apparaître. Un bicorne sous le bras, une cape, la pointe d’un fourreau rasant le sol, de grandes bottes noires et une volute de fumée : le maréchal Pencroff venait de faire son apparition. Saluant à son tour, il ordonna à l’assemblée de se mettre au repos. Puis, descendant les marches d’un pas léger, souriant, il amorça sans autre cérémonie son long monologue, par lequel il allait expliquer à chacun le rôle qu’il devait jouer dans les temps à venir. « Camarades ; si vous êtes présents à cette réunion, c’est parce que notre Consul vous a choisi pour avoir l’honneur de paver notre route sur les vastes plaines de ce nouveau monde qui nous tend les bras. Vous allez avoir, dans les prochains mois, la mission historique et noble de porter sur ces terres neuves nos armes et nos bannières, et de faire lever sur son horizon le soleil de notre fière nation. Vous allez avoir le privilège, la gloire et la fortune d’être parmi les premiers représentants de notre civilisation à fouler du pied ces landes de terres fertiles qui deviendront, un jour, l’épicentre d’un nouveau monde. Vous découvrirez de nouvelles espèces de faune, de flore, de monstres ; vous entrerez en contact avec des populations natives sans doutes restées isolées des siècles durant ; vous grimperez des monts que nul n’a jamais gravi et chevaucherez sur des terres que nul n’a jamais foulé. Qui sait, camarades, ce que vous trouverez sur ce nouveau continent ? Mais avant tout cela, mes amis, revenons s’il-vous-plait à une réalité plus immédiate et plus prosaïque : j’ai avec moi des ordres, rédigés ce matin par Son Excellence le Premier Consul Zorn, la major-générale Marvell, l’amiral Wariow et moi-même, et qui vous donneront à tous un rôle à jouer dans cette formidable aventure. Notez avec soin tous les détails des opérations, afin d’en connaître chaque chapitre ; car il ne s’agit pas cette fois d’une guerre, aussi êtes vous libre de tout documenter sans crainte de compromettre l’opération. » Les officiers, à ces mots, s’armèrent tous de feuilles, de carnets, de plumes et de crayons de papier. Qu’ils fussent ou non accompagnés de leurs ordonnances, chaque capitaine et chaque général s’arma pour prendre des notes, et leva la tête d’un air expectatif. Quand il fut certain que toute l’assistance était à l’écoute, le maréchal poursuivit. « Voici donc, messieurs, les détails de ce que nous avons nommé “Opération Odyssée”. Cette opération sera composée de deux volets complémentaires et concourants : Un volet Naval, qui sera planifié par l’amiral Wariow, et un volet terrestre que je dirigerai moi-même depuis le Grand Etat-Major. Le volet Naval s’articulera autour d’une flotte nouvellement créée pour l’occasion et qui prendra le nom de ‘’Flotte du Nouveau Monde’’. Commandée par l’amiral Louis et le vice-Amiral Mareuil, cette flotte sera composée de trois galions, six vaisseaux de ligne, de dix frégates de transport et de huit frégates de combat. Le navire-amiral sera le galion ‘’Le Redoutable’’. Il sera secondé par le galion ‘’L’Impitoyable’’. Le troisième galion servira essentiellement au ravitaillement. Les vaisseaux de ligne et les frégates de transport serviront en premier lieu au transport d’hommes et de matériel. Cette flotte emportera sur les terres de ce nouveau monde une force expéditionnaire composée de deux corps d’armée, dont le Ve corps et un VIIe corps nouvellement créé pour l’occasion. Une fois que nos troupes auront débarqué, elles s’emploieront à conduire avec zèle les missions suivantes, qui sont pour le Premier Consul autant de priorités: Établir une tête de pont logistique au profit de la Garde et capable de supporter tout aventurier requérant son assistance. Reconnaître les rivages de ce nouveau monde et en tirer des cartes détaillées. Projeter dans les terres des patrouilles de reconnaissance, découvrir les points d’intérêts et tenir un registre complet des infrastructures installées par les colons pour savoir, le plus possible, où les ressortissants du monde connu se sont implantés. Sécuriser les voies commerciales nouvellement créées entre ces installations, assurer la protection des aventuriers et de leurs biens. Construire, entretenir et garnir une forteresse capable de recueillir en son sein un grand nombre d’aventuriers si d’aventure les populations autochtones devaient nous être hostiles, et ce jusqu’à ce qu’il soit possible de procéder à leur évacuation. Enfin, des groupes de recherche seront mis en place avec des éléments détachés de la jeune garde et des bataillons d’exploration pour rechercher et découvrir tout élément permettant d’accélérer le raccordement des mondes entre eux.» Le maréchal fit une pause, laissant aux officiers le temps d’achever leurs notes. Cet interlude fut le signal qu’attendait un officier d’ordonnance pour s’approcher de lui, et tendre discrètement un document que le maréchal parcourut succinctement. Après quelques secondes encore, il reprit: «Je viens de recevoir, de la part de notre Consul, la liste des régiments nouvellement formés et des chefs de corps nouvellement nommés pour garnir le VIIe corps. Il a été décidé, pour armer ces unités, de ne pas se baser sur un recrutement de masse qui aurait les impacts que l’on connaît, mais plutôt de former les régiments par amalgame de bataillons existants. De fait, chaque régiment sera créé à partir du 3e bataillon de guerre de chaque régiment d’infanterie, et trois régiments de cavalerie seront créés à partir du 3e escadron de guerre de plusieurs de nos régiments de dragons, chevau-légers et de hussards. Enfin, plusieurs batteries de notre parc d’artillerie seront attachés à l’armée expéditionnaire et au VIIe corps. Prenez des notes, et veillez à informer vos officiers de ces mesures. Les 3e bataillons du 1er régiment d'infanterie, du 2e régiment d'infanterie et du 3e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 36e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Monsart. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 4e régiment d'infanterie, du 5e régiment d'infanterie et du 6e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 37e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel De Gourneau. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 7e régiment d'infanterie, du 8e régiment d'infanterie et du 9e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 38e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Colonel Corrouze. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 10e régiment d'infanterie, du 11e régiment d'infanterie et du 12e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 39e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Brissard. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 13e régiment d'infanterie, du 14e régiment d'infanterie et du 15e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 40e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Colonel Du Gasselin. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 16e régiment d'infanterie, du 17e régiment d'infanterie et du 18e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 41e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Parnot. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie, du 20e régiment d'infanterie et du 21e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 42e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Barnin. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 22e régiment d'infanterie, du 23e régiment d'infanterie et du 24e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 43e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Surville. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 25e régiment d'infanterie, du 26e régiment d'infanterie et du 27e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 44e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Berlio-Magyard. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 28e régiment d'infanterie, du 29e régiment d'infanterie et du 30e régiment d'infanterie sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 45e régiment d'infanterie. Le régiment nouvellement formé est confié au Colonel De Lapalisse. Ce régiment comptera donc 3 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 1er régiment d'infanterie légère, du 2e régiment d'infanterie légère, du 3e régiment d'infanterie légère et du 4e régiment d'infanterie légère sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 9e régiment d'infanterie légère. Le régiment nouvellement formé est confié au Colonel Lauzun. Ce régiment comptera donc 4 bataillons de 6 compagnies. Les 3e bataillons du 5e régiment d'infanterie légère, du 6e régiment d'infanterie légère, du 7e régiment d'infanterie légère et du 8e régiment d'infanterie légère sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 10e régiment d'infanterie légère. Le régiment nouvellement formé est confié au Colonel Berthelot. Ce régiment comptera donc 4 bataillons de 6 compagnies. Les 4e escadrons du 1er régiment de chevau-légers, du 2e régiment de chevau-légers et du 3e régiment de chevau-légers sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 4e régiment de chevau-légers. Le régiment nouvellement formé est confié au Colonel De Beaumanoir. Ce régiment comptera donc 3 escadrons de 2 compagnies. Les 4e escadrons du 1er régiment de hussards, du 2e régiment de hussards et du 3e régiment de hussards sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 8e régiment de hussards. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Lugnasad. Ce régiment comptera donc 3 escadrons de 2 compagnies. Les 4e escadrons du 1er régiment de dragons, du 2e régiment de dragons et du 3e régiment de dragons sont prélevés de leur régiment d'origine et amalgamés pour former le 10e régiment de dragons. Le régiment nouvellement formé est confié au Lieutenant-Colonel Roxanne de Pencroff. Ce régiment comptera donc 3 escadrons de 2 compagnies. » Une nouvelle fois, les officiers, le nez penché sur leurs carnets et leurs sabretaches, notaient avidement les paroles du maréchal. La création de 12 régiments d’infanterie et de 3 régiments de cavalerie appelait à la nomination de non moins de 15 Colonels et Lieutenants-colonels; autant dire une grande partie des dernières promotions de l’école supérieure de guerre. Garnir les régiments nouvellement formés allait également impliquer de projeter sur le nouveau monde des bataillons entiers de soldats venant des quatres coins de l’empire; Fort Herobrine, Towlhig, Novi, Férincs, Middenheim, Cénaria, Refuge de Pan… autant d’hommes et de femmes qui allaient quitter foyer et famille pour accomplir une mission lointaine, périlleuse et, surtout, sans date de fin connue. Pourtant, personne n’y trouva à redire. L’importance historique de cette expédition justifiait les moyens que la Garde escomptait mettre sur la table, et le choix fut laissé aux soldats refusant de quitter femme et enfants de se faire remplacer par des volontaires venus d’autres bataillons. Partie 2 - Le camp de Terre-neuve Divulgacher Deux semaines s’étaient écoulées depuis le grand débarquement. Deux semaines pendant lesquelles, inlassablement, les soldats de la Garde avaient déchargé chevaux, vivres et matériel; fondé des avants-postes, creusé des redoutes et répandu sur les vastes plaines de formidables campements. Méthodiquement, mécaniquement, comme une horloge aux rouages parfaitement huilés, chaque unité avait accompli la mission qui lui avait été confiée. Les pontonniers avaient mis en place des débarcadères, les marins avaient établi des arsenaux, les sapeurs avaient creusés redoutes et tranchées, les fantassins avaient abattus des arbres et terrassé des collines, et les cavaliers avaient scrupuleusement sécurisé les abords de ce point du monde où, parce qu’il en fallait un, le commandement de l’expédition avait décidé d’établir son ancrage. La pluie, battante, semblait à présent accabler de toute sa force le camp de ces nouveaux-venus, comme si les dieux anciens de ce monde s’époumonaient pour les-en chasser. Mais le soldat de la Garde, comme beaucoup l’ont appris à leurs dépens, est d’une coriacité à toute épreuve. L’amiral Louis, plus que tout autre, n’était pas de nature à se laisser acornardir par les éléments. La charge lui avait été confiée de mener à bien cette campagne, et rien au monde ne l’en aurait fait démordre; et surtout pas la pluie. Debout dans sa tente malgré l’heure tardive, accompagné du vice-amiral Mareuil, il lisait à voix haute les derniers rapports des éclaireurs du 8e régiment de hussards, portés par le Colonel Lugnasad; lui-même assis sur un tambour dans un coin de la tente. - Bien, il semble que notre position n’ait toujours pas été décelée; ou en tout cas que personne n’ose encore s’en approcher. C’est opportun. Amorça l’amiral - Nous aurons, demain, les rapports des patrouilles d’exploration profonde que j’ai projeté la semaine dernière. Cela devrait nous éclairer un peu sur notre environnement à moyenne-échelle. Répondit le colonel. - Excellent. Il est urgent que nous parvenions à établir rapidement des routes ou, du moins, des voies d’accès vers les avants-postes et les colonies des autres “voyageurs”. Monter un camp ici ne servira à rien si nous ne pouvons pas rapidement nous porter sur une zone de tension, ou si eux ne peuvent pas se replier sur nous en cas de coup dur. - Certes, amiral… Il faudra cependant, pour cela, défricher plusieurs hectares de forêt, entraver des rivières et terrasser avec force plusieurs reliefs… ne craignez-vous pas que cela puisse effaroucher les émissaires des peuples locaux ? Nous risquons de peiner à prendre contact avec eux si ils en viennent à trop nous craindre. - Ma foi Colonel, si ils ne viennent pas à nous; nos éclaireurs finiront bien par les déceler. Je pense d’ailleurs qu’ils le savent, et qu’ils ne tarderont point à se faire connaître pour s’éviter l’embarras de nous trouver, en armes, à leurs portes. Je les recevrai ici avec toute la diligence qui incombe à une mission diplomatique; mais si d’aventure nous devons aller les chercher, ils devront se contenter de nos manières militaires ! L’amiral, à ces mots, s’approcha de l’ouverture de la tente, d’où s'engouffrait à grand vent le tumulte de la tempête. Puis, se tournant vers ses quelques subordonnés; il poursuivit. - Comment se passent les opérations du côté de la Guilde des Explorateurs ? Je me suis laissé entendre que les rives où nous avons posé le pied prennent peu à peu l’apparence d’une véritable ville. - Dire que les travaux y vont bon train serait une litote, le rythme des constructions y est tout à fait éblouissant. Je n’y passe que pour rencontrer la commandante Lapérouse, et à chacune de mes visites la ville semble transfigurée… L’activité y est absolument effervescente. Répondit le Vice-Amiral Mareuil. - Mmmh. Et comment y trouvez-vous l’ordre ? - Ma foi, je dois avouer que j’y ai assisté à quelque tumulte. Les aventuriers se pressent et s’entassent et quelques frictions se ressentent ça et là, mais la commandante Lapérouse a mandaté un certain Capitaine Montesquiou pour former une compagnie de “Mousquetaires” qui sert à présent de force de l’ordre dans les murs de la ville. Il semble que cela suffise pour l’instant. - Une seule compagnie ? Ma foi, c’est bien peu… Mais Lapérouse n’est pas née de la dernière pluie, elle sait sans doute ce qu’elle fait… D’autres nouvelles ? S’enquit l’amiral. Le colonel Lugnasad, à cette question, se redressa. - Amiral, comme je vous l’ai dit, j’attend encore les rapports de mes patrouilles d’exploration pour confirmer ou infirmer la chose; mais j’ai eu vent de plusieurs rumeurs de la part d’aventuriers à propos des avants-postes qui s’établissent loin du camp de base. - Quel genre de rumeurs ? - Ma foi rien de certain encore, ce ne sont que des murmures incertains; mais on fait état de plusieurs disparitions sur les voies de ravitaillement; à plus forte raison sur celles les plus isolées et menant aux postes les plus lointains… J’en saurai sans doute plus demain… - Mmh… C’était attendu. Nombreux sont les aventuriers qui se sont rués dans les terres comme des damnés sans attendre que les lignes logistiques soient sécurisées, pour aller établir des postes dans les endroits les moins hospitaliers. Sans routes claires et alors même que la cartographie de ce continent n’en est qu’à ses balbutiements, il faut s’attendre à un nombre de disparitions élevé. Victimes de la faune ou de la flore, en proie à l’égarement complet où à la mercie des éléments, ils paient en hommes leur précipitation… Voilà ce qu’il se passe quand on confie la conduite des opérations à des civils. Répondit simplement l’amiral, joignant les mains dans son dos; regardant au dehors le déchainement féroce de la tempête. - Ne craignez-vous pas que ces disparitions puissent être le fait de factions locales ? Usant de leur maîtrise du terrain à leur avantage, il serait facile - et tentant - pour des groupes hostiles de s’attaquer aux convois de vivre et de matériel… Près de la zone d’influence de la Guilde ou de la Garde, la chose est malaisée; mais loin des patrouilles et des yeux indiscrets… Remarqua le vice-amiral Mareuil. - Oh cela est bien possible, après tout nous ne savons toujours point clairement à qui nous avons à faire. Mais comme le disait le colonel Lugnasad, inutile de se lancer dans de hâtives conclusions avant d’avoir reçu le rapport des éclaireurs. Le détachement du 8e hussard sera de retour demain à l’aube, nous serons vite fixés. En attendant, il se fait tard messieurs. Tâchez d’être en forme demain, pour le lever des couleurs ! Conclut l’amiral en saluant, avant de se retirer. Au lendemain, la tempête avait cédé sa place à un ciel absolument empyréen, pour le plus grand plaisir des gardes qui s’empressèrent de tendre à travers tout le camp de longues lignes auxquelles ils accrochèrent leur linge détrempé. Un ordre de l’amiral circula de régiment en régiment pour permettre, exceptionnellement, aux gardes de conserver pour la journée une tenue dite “de travail” qui les dispensait du port de l’habit-veste bleu et du bicorne de feutre trempés. Ce fut donc devant une armée en culotte blanche et chemise, coiffée de calots de draps et chaussés de manière toute à fait anarchique, que furent montées les couleurs sur les plaines de Terre-neuve. Cette courte revue matinale fut également l’occasion d’accueillir les deux escadrons du 8e régiment de hussards qui revenaient de patrouille profonde, mais également le général Jihair et son escorte de cuirassiers-lanciers de la vieille garde qui s’en revenaient d’une visite de courtoisie à l’un des principaux avants-postes de la Guilde. Le rassemblement terminé, ce fut en compagnie du général Jihair, du colonel Lugnasad et d’une partie de l’état-major que déjeuna l’amiral Louis. Autour d’une table de fortune dressée en plein air sur la colline où siégeait l’état-major, les quelques officiers partagèrent les dernières nouvelles des chantiers, de l’évolution stratégique de l’opération et des découvertes récentes des éclaireurs. Après avoir mis le général Jihair au courant des rumeurs dont le colonel Lugnasad lui avait fait part, l’amiral Louis profita d’ailleurs de l’occasion pour faire mander le commandant Renoir, qui dirigeait les éclaireurs. Ce dernier, éreinté par sa longue cavalcade dans les terres, ne s’en présenta pas moins en parfaite tenue; la pélisse jetée à l’épaule à la mode des hussards et la moustache finement taillée. Il ne se fit pas prier, cependant, pour prendre place à table et partager le frugal déjeuner de l’état-major, après avoir salué. - On me dit, commandant, que durant ces deux dernières semaines vous avez tracé pour le génie des cartes des voies et des chemins à rendre carrossables en priorité ? L’interrogea l’amiral, lui faisant signe de commencer son rapport. - C’est exact, amiral. Sur la demande du Général Bardois, commandant le génie, nous avons effectué une série de reconnaissances pour désigner les chemins les plus accessibles pour faciliter le ravitaillement des avant-postes de la guilde qui se sont établis le long du grand fleuve qui serpente d’ici à cette chaîne de montagnes que vous pouvez apercevoir à l’horizon. Commença le commandant, avant de désigner le lointain relief dont il faisait mention. - Ces avants-postes ont-ils déjà établi des lignes de logistique, où sont-ils d’ores et déjà autonomes quant à leur ravitaillement ? - Sur les cinq postes que nous avons visités, trois sont déjà autonomes sur la question des vivres, et les deux autres sont en voie de le devenir. La chasse, dans leurs régions respectives, est abondante et la culture devrait être rapidement développée. En revanche, tous ont grand besoin que des routes claires et larges soient tracées pour leur permettre d’acheminer les ressources qu’ils récoltent en sécurité vers la capitale. Minerais, bois rares, plantes… Chaque avant poste produit plus qu’il ne peut stocker et bien qu’ils utilisent une partie des matériaux pour s’agrandir, l’afflux de nouvelle main d’oeuvre accroît encore leur rendement. En outre, le commerce est en plein essor et la nouvelle capitale est elle-même très gourmande en ressources, à commencer par le charbon et les métaux… - Je vois. Un réseau de routes terrassées va rapidement devenir vital… Avez-vous réussi à en tracer les premières ébauches ? - Oui, amiral. Les ingénieurs géographes qui chevauchaient avec nous ont terminé leurs études et sont allés soumettre leurs plans au général Bardois, qui doit calculer les ressources et la main d'œuvre nécessaires pour la réalisation des travaux et définir quelle route doit être établie en premier. Il vous présentera ses travaux lui-même sous peu. - Excellent. N’oublions pas, messieurs, que ces routes sont aussi vitales que le sera la citadelle: elles doivent permettre à nos concitoyens de commercer rapidement, mais surtout de converger vers nous pour trouver refuge dans nos fortes enceintes si d’aventure un ennemi puissant venait à se dresser contre nous. Dans ce même esprit, ces routes doivent nous permettre de porter rapidement nos forces en tous lieux au plus vite. Rappelez-vous ce que notre excellence le consul nous a rappelé à leur propos: ‘‘La tactique et la stratégie ne sont d’aucun secours lorsque la logistique est mauvaise’’. Rappela l’amiral, à l’attention de son état-major. Le général Jihair, à son tour, prit la parole. - Commandant, l’amiral nous faisait tout à l’heure part de rumeurs selon lesquelles plusieurs aventuriers auraient été portés disparus sur les chemins de fortune menant aux avant-postes les plus lointains. Auriez-vous des informations à ce propos ? Le commandant sembla réfléchir un instant, puis répondit. - Effectivement, mon général. Dans deux des postes que je vous ai mentionné, les intendants s’inquiétaient de ne point voir revenir plusieurs de leurs aventuriers. Certains étaient de simples messagers qui, passant sur des routes dangereuses, ont sûrement succombé dans des accidents… Mais on faisait également état de deux convois entiers disparus corps et bien sur une voie de fortune menant à l’avant-poste de Rivargent. - Deux convois ? Vous avez, j’imagine, envoyé des hommes pour remonter leur piste ? - Oui mon général… J’ai envoyé la section du lieutenant Gervais sur le même chemin que le convoi, et ils ont parcouru toute la distance qui les séparait du port de la Guilde sans trouver la moindre trace des disparus… Le lieutenant m’a toutefois rapporté qu’en plusieurs endroits, la piste devenait plus… abstraite, et semblait se scinder en plusieurs chemins annexes dont ils ont exploré une partie. Mais tous ces chemins ne semblaient que s'enfoncer dans la forêt, s’arrêtant même parfois de but-en-blanc sur un cul de sac. Le général Jihair, tout à fait insatisfait de cette réponse, accabla le commandant d’un regard laissant deviner sans mal son mécontentement. - Alors ces deux convois se sont tout bonnement évaporés sur la route, sans laisser le début d’une épave de charrette ou la moindre trace d’accident… ou de lutte ? Demanda-t-il. Embarrassé, le commandant poursuivit. - Mon général, la section Gervais a remonté toutes les pistes praticables découlant de ce chemin, qui n’est lui-même qu’une piste en friche à peine praticable par des chariots… Certains soldats sont même allés sonder le cours d’eau qui, pendant un temps, s’écoule en contrebas du chemin, sans y trouver la moindre trace… - Je vous crois, commandant… Je m’interroge seulement sur les circonstances qui peuvent conduire à ce que deux convois disparaissent de la sorte. Vous devez, j’imagine, savoir de combien d’hommes ces convois étaient composés et quel genre de marchandises ils transportaient ? - Oui, mon général. Les deux convois comptaient dix hommes chacun, répartis sur trois chariots plus deux éclaireurs à cheval. Le premier convoi revenait à vide vers le port pour récupérer des ouvriers, et le second transportait surtout du matériel à faire réparer mais… L’avant-poste de Rivargent, comme son nom l’indique, exploite un filon d’argent singulièrement pur et prolifique. Il est de notoriété publique que, de tous les avant-postes, celui-ci soit un des plus abondants en ressources précieuses… - De quoi attirer, je suppose, des convoitises… Ou l’animosité de peuplades locales pour qui ce filon d’argent aurait pu avoir quelque valeur. Savez-vous si la compagnie qui exploite le poste de Rivargent a déjà été en contact avec des autochtones ? - Effectivement, mon général… L’intendant nous a raconté qu’il avait reçu, par deux fois, la visite de petits groupes d’individus; mais qu’ils n’avaient pu établir de véritable contact avec eux, leur langue lui étant tout à fait étrangère. Il a bien demandé à la Guilde de lui dépêcher un linguiste, mais ce dernier n’est arrivé que plusieurs jours plus tard et les autochtones ne se sont plus représentés. Ils n’avaient, cependant, pas l’air hostiles selon son témoignage. L’amiral Louis, qui avait écouté attentivement jusqu’alors, intervint. - Voilà une histoire qui me déplait singulièrement. Je ne crois pas au hasard et il n’y a nul doute quant au caractère volontaire de ces disparitions dont on s’est visiblement débrouillé pour couvrir les traces. J’imagine mal des aventuriers déserter avec des chariots vides ou remplis d’outils en piteux état… Mais je figure très bien, en revanche, qu’un groupe d’individus connaissant la nature de la production de Rivargent puisse tendre une embuscade à un convoi mal gardé en espérant mettre la main sur de précieux minerais. - Heureusement, si cela est bien le cas, ces canailles auront joué de malchance: Les deux convois qu’ils ont attaqué ne contenaient pas la moindre once d’argent ! Répondit le commandant, d’un ton léger. Le général Jihair, à ces mots, tapa du poing sur la table et tonna. - Au diable l’argent, par l’Empereur ! Vingt de nos compatriotes ont disparu, et si il y a bien derrière cette affaire une bande de jean-foutres, il y a fort à parier qu’ils ne se seront pas embarrassés d’otages ! Je me fous bien qu’un avant-poste se fasse voler de la caillasse, aussi précieuse soit-elle ! Son Excellence le Consul nous a confié pour mission de veiller sur les aventuriers; et voilà qu’il en disparaît par paquets de dix ! L’assistance, à cet éclat de colère, resta silencieuse. Le commandant Renoir, livide, ravala sa salive, regrettant amèrement son intervention. Reprenant son calme, et redressant le verre que son coup de poing avait renversé; le général Jihair reprit. - Louis, tu partageras sans doute mon avis si j’insiste pour que nous ne laissions pas passer cette affaire. Nous savons tous à quelle vitesse circulent les rumeurs, et tous les aventuriers de la ville n’auront bientôt plus que ces disparitions à la bouche. Nous ne devons pas rester passifs: La Garde doit montrer qu’elle prend ce genre d’affaires au sérieux et ne rechigne pas à employer force moyens pour ramener l’ordre au chaos. Nous avons une mission à accomplir, et chacun doit être témoin que nous avons la ferme intention de ne pas en démériter. L’amiral Louis, acquiesçant, renchérit. - Comme l’a dit son excellence notre Consul, “La vie de chaque compatriote est sacrée, le devoir nous commande de veiller sur eux quelque soit le péril”. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser passer ces enlèvements, au risque qu’ils ne se multiplient. Il faut que chacun sache que pareils agissements seront toujours systématiquement suivis d’une réponse forte, et que nous ne sommes pas du genre à laisser une proie échapper. - Bien, dans ce cas si tu le permets, je vais de ce pas mobiliser une demi-brigade et la projeter sur place. Il me semble que le 41e de ligne vient justement de finir de percevoir l’ensemble de ses paquetages de marche, ils seront accompagnés du premier escadron du 12e régiment de chasseurs à cheval que le général Lannes a fait lever à partir de la 12e division… Avec 1400 fantassins et 200 cavaliers, quelque puisse être la menace, elle ne fera pas le poids. Partie 3 - La demi-brigade Divulgacher Il ne fallut qu’une heure pour que, la décision prise, la demi-brigade soit formée. Placée sous les ordres du général Marbeau, elle comptait non moins que quatorze compagnies d’infanterie et deux compagnies de cavalerie; soit mille-six-cent hommes au total. Une fois regroupés, on laissa aux soldats le temps d’une ultime collation, avant que l’imposante colonne ne s’élance sur le sentier qui quittait le camp en direction du port de la Guilde. Cette première portion du voyage devait être, de loin, la plus aisée et la plus courte, et pour cause: l’établissement d’une route entre le camp et le point de débarquement des aventuriers avait été l’un des premiers et plus importants travaux lancés après l’arrivée de l’armée expéditionnaire sur les rivages du nouveau monde. Ainsi, il fallut moins d’une journée de marche à la demi-brigade pour gagner la “capitale”, et passer devant ses murailles la première nuit du périple. La seconde partie fut, en revanche, bien moins commode. Cheminant vers le Nord, les routes qui émanaient du port devenaient, à mesure que la distance s’allongeait, de véritables sentiers de terre envahis par la végétation. Si la seconde journée de marche se passa sans encombres, la troisième se fit à une allure drastiquement réduite par la difficulté du terrain, et les bivouacs se révélèrent des moins reposants; accablés par les insectes et autres nuisibles qui rodaient autour de la colonne comme une nuée de charognards. Il en fallait plus, cependant, que ces maigres déconvenues pour entamer le moral des troupes de la Garde. Et si la progression était lente, les hommes n’en marchaient pas moins en chantant pour se donner du coeur, l’arme à l’épaule et une écharpe autour du cou pour barrer la voie aux moustiques. En tête de colonne, le général Marbeau montrait l’exemple en allant à pied, ayant laissé sa monture à une jeune recrue terrassée de fatigue et de fièvre. Il était suivi par le lieutenant-colonel Carnot, commandant du 41e de ligne; qui avait également démonté pour céder son cheval à un malade. Derrière eux, nombreux furent les officiers à imiter le geste; dont un jeune sous-lieutenant de fusiliers noyé dans la masse d’hommes et dont, sans connaître son nom; on eut pu ignorer qu’il n’était autre que le plus jeune fils du Consul: Gauthier Zorn. Malgré son apparente candeur et sa jeunesse, et bien qu’il ne fut alors que sous-lieutenant; ce fils prodige n’en était pas moins un vétéran accompli. Entré dans les rangs plusieurs années plus tôt avec le grade de Soldat, il avait grimpé les échelons de l’armée sous un pseudonyme destiné à lui éviter des faveurs importunes. Ayant atteint le grade d’adjudant, il était entré à l’académie impériale de la chevalerie d’où il était sorti avec les honneurs; avant d’intégrer l’école militaire supérieure de la Garde et d’y gagner sa lieutenance, et le droit de porter de nouveau son illustre patronyme. Si son ascendance flamboyante lui avait valu, dans son premier commandement, une certaine méfiance de son capitaine et de ses hommes; il n’avait pas tardé à faire connaître sa valeur et à gagner le respect de ses pairs et de ses subordonnés; qui le surnommèrent familièrement “le petit caporal”. Désireux de ne pas rester dans la formidable ombre de son père et de garnir ses propres épaules de galons et de lauriers qu’il n’aurait dû qu’à son propre fait et à ses propres aventures, c’était tout naturellement qu’il s’était porté volontaire pour l’expédition de Nostra; suivi comme un seul homme par toute la compagnie, capitaine compris, prétextant qu’il ne “comptait pas laisser tous les lauriers de la gloire à un bleuet”. Cheminant à présent aux côtés de ses hommes, le lieutenant Gauthier occupait son esprit en conversant avec l’adjudant de sa section, essayant tant que faire se put d’oublier l’inconfort causé par les insectes, les ampoules et l’humide chaleur de la forêt. La colonne, à ce moment, avait atteint le point du chemin qui longeait une sorte de canyon; en contrebas duquel s’écoulait le cours d’eau mentionné par le commandant Renoir. La route y devenait plus étroite; alors que l’escarpement rocheux surplombant la rivière devenait vertigineux. Le mauvais sort, que l’on peut parfois deviner de loin; ne manqua pas de frapper. Étourdi par la fièvre, pris de vertige, un jeune soldat du 2e bataillon manqua un pas, et bascula dans le vide sous les yeux de ses camarades. Alors qu’un hoquet de surprise et d’angoisse parcourut toutes les poitrines, le sous-lieutenant Gauthier s’élança sans réfléchir; ne prenant que le temps de se délester de ses bottes avant de se jeter dans le vide à la suite du malheureux. Après une chute d’une douzaine de mètres les pieds devant, il fendit l’eau heureusement assez profonde pour amortir sa chute, et nagea avec hâte à la suite du jeune soldat à demi conscient, ballotté dans le courant. Agrippant fermement le jeune homme et maintenant sa tête hors de l’eau, Gauthier s’efforça de nager pour deux avec peine; le courant devenant plus fort et les entraînant vers des rapides dont, déjà, on entendait le rugissement. Bien peu de solutions semblaient se présenter aux deux hommes, et le jeune lieutenant se trouva un instant désemparé. Mais un renfort salvateur ne tarda pas à dissiper ce sentiment. Galopant à brides abattues le long du précipice, un chasseur-à-cheval, qui avait assisté à la scène, se ruait vers l'aval de la rivière; et plus précisément vers un léger escarpement qui descendait le long des roches pour se terminer juste avant les premiers remous des rapides. Abandonnant sa monture, il dévala la pente et, d'un bond, sauta sur un grand rocher qui dépassait de l'eau. Comprenant la manoeuvre, Gauthier nagea de toutes ses forces vers la rive pour se rapprocher de son camarade, qui s'était couché sur la roche et tendait le bras dans sa direction. Au dernier instant, sous les yeux de tous les soldats de la colonne qui avaient interrompu leur marche pour assister à ce sauvetage héroïque, les deux hommes parvinrent à s’agripper, et à hisser sur la roche le pauvre soldat inanimé. Tous trois étaient saufs. Le sous-lieutenant Gauthier, haletant, prit un instant pour se remettre de ses émotions. À peine se fut-il assis que le cavalier qui était venu à son secours vint lui taper sur l'épaule. - Alors, couillon, ton père t'as pas appris à nager ? Surpris, Gauthier leva les yeux. La voix lui était bien familière, et pour cause: ce cavalier téméraire n'était autre que Charles-Bonaventure Pencroff, plus jeune fils du Maréchal éponyme, son camarade de promotion. - J'aurais aimé t'y voir, le muscadin ! T'as vu le plongeon ? On vous apprend pas ça dans la cavalerie, hein ? S'exclama Gauthier, avec un grand sourire. - Toujours à te faire remarquer, à ce que je vois ! Crâneur ! Lui répondit Charles, en l'aidant à se relever. Les deux camarades, riant de ces retrouvailles mouvementées, portèrent en haut du dénivelé le malheureux soldat évanoui; qu'ils confièrent aux bons soins du sergent infirmier de la 8e compagnie. Naturellement, leur tour de force suscita dans les rangs une vive clameur et force applaudissements, auxquels ils ne purent répondre que par une révérence comique. Ils reçurent, toujours sous les hourras, les félicitations du commandant du 2e bataillon; et la colonne reprit sa route. Il fallut quatre jours de marche, à une allure effroyablement réduite par le terrain, pour que la demi-brigade atteigne enfin son objectif: l'avant-poste de Rivargent. L'endroit ne fut pas difficile à trouver, puisqu'il était marqué par une immense colonne de fumée visible à plusieurs kilomètres à l'aronde. Le général Marbeau, inquiété par ce mauvais présage, fit forcer le pas dans les dernières heures du périple; mais la colonne ne put, à son arrivée sur place, que constater l'étendue du carnage: Rivargent, ce modeste comptoir marchand où devaient sans doute vivre plus d'une centaine d'aventuriers et de mineurs, avait été détruit par les flammes de fond en combles. Partout, autour des mines, les soldats ne trouvèrent que des corps effroyablement mutilés et des ruines de cabanes carbonisées aux restes encore rougeoyants de braises. Les outils, brisés, avaient été amoncelés sur une sorte de bûcher, certains mineurs avaient été pendus, d'autres noyés dans les abreuvoirs des chevaux... La scène toute entière était épouvantable. Plusieurs jeunes soldats, déjà affaiblis par le long trajet, ne purent se retenir de vomir d’écœurement. Les vétérans, plus habitués aux charniers et aux visions d'horreur, serraient le poing et semblaient bouillonner de colère à la vue de leurs compatriotes pareillement écharpés. Gauthier et Charles, riant encore quelques minutes auparavant, avaient repris la mine sévère et sombre propre aux officiers de la Garde. Cette fois, il n'y avait plus de doute: quelqu'un cherchait à nuire aux explorateurs de l'Empire, et avait attenté à la vie de leurs concitoyens. L'irréparable, l’impardonnable avait été commis; le sang allait de nouveau couler. Partie 4 - Le Massacre de Rivargent Divulgacher La première mission de la Demi-Brigade, après avoir constaté le massacre, fût d'enterrer les morts. On compta cent-vingt-sept tombes pour autant de victimes, dont on releva les noms lorsqu'il fut possible de les identifier. Bien que la Garde n'eut pas de religion, et donc pas d’aumônier pour donner aux défunts les derniers sacrements; le Général Marbeau prononça une sorte d'homélie funeste, et confia leurs âmes aux Empereurs éternels. Au même moment, plusieurs groupes d'éclaireurs, tirés dans les compagnies de voltigeurs et parmi les chasseurs-à-cheval, furent envoyés explorer et sécuriser les abords de l'avant-poste; pendant que d'autres volontaires parcouraient les ruines fumantes à la recherche d'indices. On découvrit rapidement, sans grande surprise, que le dépôt de minerai d'argent avait été méthodiquement pillé, et que les canons qui devaient défendre la place avaient été sabotés. Ce point particulier inquiéta singulièrement les soldats, car il pouvait traduire deux raisons différentes mais également problématiques. Si ce sabotage était antérieur à l'attaque, cela pouvait signifier que les assaillants avaient pu s'infiltrer dans l'avant-poste sans être décelés, et qu'ils disposaient des connaissances nécessaires pour mettre les canons hors d'usage; laissant entendre que toute l'affaire avait été non seulement préméditée, mais aussi préparée. Si, à l'inverse, ce sabotage était ultérieur à l'attaque, cela pouvait signifier que l'adversaire cherchait à réduire les capacités de défense de quiconque se rendrait à Rivargent, dans l'objectif, sans doute, de mener une nouvelle attaque. De fait, la reconnaissance des environs directs de l'avant-poste et des mines prenait toute son importance; aussi le capitaine Lamotte, commandant la 2e compagnie de chasseurs à cheval, ordonna-t-il le doublement des sentinelles et la mise en place de postes de vigies. Puis, ces premières mesures passées et l'enterrement des victimes terminé, ce fut au tour du général Marbeau de réunir son état-major, pour faire le bilan des patrouilles et des découvertes. Une fois informé des derniers éléments et des mesures prises pour sécuriser le camp, vint la question qui était sur toutes les lèvres: celle de l'origine de l'attaque. Le Lieutenant-Colonel Carnot, qui avait suivi de près la fouille des ruines, fut le premier à aborder la question. - Pensez-vous, mon général, qu'il puisse s'agir de représailles des populations autochtones ? Demanda-t-il. - Ma foi, c'est l'hypothèse la plus probable, attendu que nous ne savons rien de ces populations; sinon qu'elles auraient de bonnes raisons de se montrer hostiles à la présence de nouveaux arrivants... Répondit le Général, songeur. - Il était pourtant question, semble-t-il, d'une visite de l'avant-poste par des émissaires locaux... Si la barrière de la langue a empêché tout contact, il n'a pas été mentionné qu'ils aient eu envers les aventuriers le moindre geste hostile... De là à revenir avec force troupes pour les massacrer, il y a tout un monde ! - Certes... Mais après tout nous ne savons pas de quel bois se chauffent ces peuplades, ni ce qu'il a bien pu se passer durant ces derniers jours. À en juger par la présence de braises et l'absence de signes de putréfaction sur les corps, tout semble indiquer que le massacre a eu lieu un jour tout au plus avant notre arrivée... - pensez-vous que les assaillants ont pris en compte notre arrivée prochaine dans leur plan d'action ? Les éclaireurs n'ont, à cette heure, pas décelé le moindre signe d'ennemis. Rien ne semble indiquer que nous soyons surveillés en ce moment... - Dans cette jungle, comment en être certains ? De toutes manières, l'heure n'est pas aux tergiversations. Quelqu'un, sur cette terre, a fait couler le sang de nos compatriotes. Le devoir nous commande de pourchasser cet ennemi, de le confronter et de lui faire payer au centuple son attaque. Nous pensions avoir affaire à quelques pillards, et nous découvrons un ennemi qui peut, en une nuit, décimer tout un comptoir marchand et le réduire en cendres. Nous sommes donc partis pour rester, et nous resterons jusqu'à ce que le dernier de nos adversaires et poussé son dernier soupir. Reprit le Général, haranguant ses officiers comme à l'aube d'une grande bataille. Les officiers, sur cette déclaration ferme, acquiescèrent vivement. Le Général Marbeau, enfin, héla son officier d'ordonnance. Une jeune Hussard se présenta à lui, les yeux cernés de fatigue, mais la mine ferme. - Mon Lieutenant, veuillez noter, s'il vous plait. - Je suis prêt, mon Général ! - À l'Amiral Louis, au Camp de Terre-Neuve. Avons trouvé l'avant-poste de Rivargent incendié, et son équipage massacré. Comptons environs cent-vingt-sept civils tués. Aucune trace des assaillants. Demandons prompt renforts pour assurer notre emprise sur les lieux, débuter progression en tâche d'huile, et trouver l'adversaire pour le punir. Soupçonnons l'existence d'un adversaire organisé et aux forces nombreuses. Attendons vos consignes pour la marche à suivre... Dicta le Général. Une fois la lettre rédigée et signée, je jeune Lieutenant rangea le pli dans sa sabretache, et salua. Le Général lui Rendit son salut, et lui donna une dernière consigne. - Comme vous pouvez vous en douter, mon lieutenant, la route que nous avons empruntés à l'aller n'est pas sûre; et si ennemi il y a, il cherchera sans nul doute à intercepter un messager. Le Commandant neuchèze va vous prêter un peloton de ses chasseurs, qui ne devait pas être de trop. Voyagez sans escale, et ne vous arrêtez qu'une fois à Terre-Neuve. Arrivé là-bas, portez la lettre à l'Amiral Louis, et dormez au camp. L'Amiral enverra un de ses propres officiers pour me porter sa réponse, et vous nous rejoindrez avec les renforts. Est-ce clair ? - Oui, mon Général ! Répondit le Lieutenant, avant de prendre congé. La réunion terminée, les officiers se répartirent les tâches nécessaires à l'établissement du camp, et se dispersèrent pour rejoindre leurs unités respectives. Au même instant, remontant par un étroit sentier qui bordait le plateau de Rivargent pour mener à une partie de ses mines, Gauthier et Charles sondaient leur environnement à la recherche de traces de passage. S'étant tous deux portés volontaires pour reconnaître les environs du site, ils s'étaient vus confier la charge de conduire un petit détachement en direction des galeries les plus éloignées de l'avant-poste, et progressaient alors à pas de loup, suivis par une vingtaine de soldats de toutes armes: huit fusiliers, six chasseurs à cheval, trois grenadiers et trois voltigeurs. Arrivés à hauteur de la clairière où avait été creusé le puits d'accès, ils n'y trouvèrent personne, mais constatèrent que l'endroit semblait avoir été épargné. Les quelques modestes cabanons, bien que vides, étaient encore debout et les outils semblaient tous à leur place. Quelque chose, pourtant, suscitait chez la petite troupe un certain inconfort. Silencieusement, méticuleusement, les soldats se déployèrent dans la petite plaine; mutiques et prêts à bondir à couvert. Leur instinct, visiblement, ne les trompa pas. Dans un long sifflement sec, une flèche effleura le bras d'un des voltigeurs, qui se jeta derrière un arbre. - Contact ! Cria un sergent, en se réfugiant derrière une souche. Gauthier, qui était le plus avancé, eut à peine le temps de se baisser qu'une seconde flèche vint se longer dans le fût de bois de son mousquet. Trébuchant à demi, il se rua en direction d'une pile de bûches, derrière laquelle il trouva refuge. Déjà, sans attendre, plusieurs soldats avaient commencé à tirer dans la direction d'où partaient les projectiles. Mais la forêt, noire, épaisse, laissait filtrer si peu de lumière par sa canopée qu'elle dissimulait dans son ombre tout ce qui se trouvait à plus de dix pieds de la lisière. Si l'ennemi s'y cachait, il allait donc falloir l'en déloger. - Baïonnette au canon ! S'écria Gauthier, qui avait dégainé son sabre. Charles, qui avait trouvé refuge près d'un des cabanon, répercuta l'ordre autour de lui. Le feu cessa, et les soldats s'appliquèrent à mettre en place les étroites pointes d'acier au bout de leurs mousquets. Un cri, cependant, vint interrompre la manœuvre. - Une mèche ! Ils ont allumé une mèche ! S'écria un soldat, en prenant ses jambes à son cou. Une gerbe d'étincelles, en effet, avait surgi des ombres pour parcourir le sol de la clairière à une vitesse ahurissante, serpentant entre les herbes et les roches, en direction du puits de mine. - Repli ! Repli ! Ils font sauter la mine ! Cria Gauthier, qui s'était levé d'un bond, entraînant par la manche le jeune soldat qui était blotti non loin de lui. Le groupe tout entier, aussitôt, se rua vers l'étroit chemin par lequel ils étaient arrivés. À peines eurent-ils le temps de quitter la plaine que l'étincelle de la mèche pénétra dans le puits, avant d'être remplacée un instant plus tard par une formidable gerbe de flammes. La terre, une seconde, sembla gonfler avant de se rompre complètement; et de projeter en l'air roches et débris de toutes tailles dans un fracas qui déracina les arbres et projeta les malheureux soldats dans les épais maquis. Tous, par chance ou par la grâce du ciel, échappèrent à la déflagration et en furent quittes pour quelques contusions. Le combat, pourtant, ne faisait que commencer. Le choc de l'explosion passé, plusieurs flèches vinrent de nouveau trouver les soldats qui, sonnés, eurent toutes les peines à s'en protéger. Un soldat, qui venait de se relever près du sous-lieutenant Charles, eut la tête traversée par un projectile avant même d'avoir pu reprendre ses esprits. - Repli ! Repli ! Cria un sergent qui, malgré la flèche qui dépassait de son épaule, agitait son bras valide en direction du plateau. Dans une cohue inimaginable, le petit groupe grimpa l'étroit chemin par lequel il était arrivé. Ils n'en étaient pourtant pas au bout de leurs peines: une mousquetade générale semblait avoir commencé sur la position de la demi-brigade, on l'on apercevait déjà les nuées de fumée blanche si reconnaissables de tirs de mousquet. Arrivant à hauteur du gros des troupes, ils découvrirent leurs camarades aux prises avec un ennemi invisible, dissimulé dans l'épaisse forêt et dans les hauteurs rocheuses environnantes, et semblant encercler presque tout-à-fait la position. Prenant place derrière des abris de fortune, ils firent alors volte-face, conscients qu'ils avaient sur leurs talons un certain nombre d'ennemis qui allaient sans doute leur emboîter le pas. La situation de la demi-brigade, prise à partie de toutes parts et par un nombre d'adversaires inconnu, sembla des plus précaires. Les pertes, bien que sporadiques, s'accumulèrent pendant de longues minutes sans que les soldats ne puissent être sûrs que leurs propres coups portaient. L'ennemi était omniprésent, mais invisible. Et puis, aussi soudainement que cette étrange bataille avait commencée, elle cessa. Les flèches se tarirent, les coups de mousquets cessèrent, et dans une confusion générale certains soldats se relevèrent, incrédules. Le Lieutenant-Colonel Carnot, son mousquet encore fumant, héla ses hommes. - Les voltigeurs, dans les bois ! Fouillez-moi cette foutue forêt ! Les fusiliers et les grenadiers, creusez-moi vite des redoutes et des tranchées par ici ! Et les autres, ramassez les blessés et comptez les morts ! Cria-t-il La consigne pouvait paraître soudaine, précipitée, mais elle ne manquait pas de sens: Puisqu'ils se savaient relativement encerclés, impossible pour l'instant de se replier vers le camp de Terre-Neuve, au risque de tomber dans une embuscade. Rivargent, bien que la position soit loin d'être idéale, pouvait au moins être défendue. Inutile dès lors d'attendre une nouvelle attaque pour se préparer; le moindre trou creusé pouvait servir d'abri à un soldat, aussi fallait-il commencer les travaux de terrassement au plus vite. Sans attendre, donc, les troupes se mirent au travail. Gardant les armes à portée de main, les soldats s'emparèrent des quelques outils qu'ils avaient emportés avec eux, et débutèrent leurs travaux. Les sapeurs du 41e d'infanterie, mieux équipés pour cette tâche, se lancèrent dans l'abattage d'arbres et dans la destruction des structures les plus endommagées, dans le but de construire des palissades de fortune; pendant que les sentinelles envoyées dans le bois s'assuraient que l'ennemi se tenait à distance. Il ne fallut aux quelques 1600 soldats que quelques heures d'efforts effrénés pour que, des ruines de l'avant-poste, naisse de terre un farouche retranchement. Tranchées sommaires garnies de pics, redoutes de terres et remblais, trous de renards... Il ne manquait à cet ouvrage que des canons et des douves pour former une véritable redoute. Les défenses étaient certes sommaires, mais elles devaient nonobstant suffire, du moins un temps. Bientôt, les voltigeurs et les chasseurs envoyés à la poursuite de l'adversaire revinrent, bredouilles, mais persuadés que l'ennemi ne s'était pas retiré loin. Le menace persistait, et les renforts demandés n'allant pas arriver avant plusieurs jours, la demi-brigade se prépara à être assiégée. Partie 5 : les travaux Divulgacher Pendant que la demi-brigade, encerclée, se préparait à être assiégée, les troupes stationnées au camp de Terre-Neuve ignoraient tout de la situation précaire de leurs camarades. Les formidables travaux qui s'étaient engagés pour bastionner la position du corps expéditionnaire occupaient tant l'état-major que les soldats, qui s'affairaient jour et nuit à faire naître entre les verts reliefs de la plaine la citadelle dont l'ingénieur Tristan Falcar avait établi les plans. L'absence de nouvelles de la part de la demi-brigade avait, naturellement, été remarquée; mais il était trop tôt encore pour s'en alarmer et prendre quelque mesure. Au reste, après tout, que pouvaient-ils faire, sinon continuer leur pharaonique ouvrage ? si il existait, sur cet étrange continent, une force capable de tenir en échec une demi-brigade, mieux fallait se doter au plus vite d'un abri sur aux fortes enceintes. Telle était la réflexion qui occupait l'esprit du général Jihair, quand vint près de lui l'amiral Louis, les traits également tirés par une conséquente dette de sommeil. - Je te pensais aux revues, avec le commissaire Hulin ? demanda-t-il, surpris de voir Jihair seul. - J'en ai déjà fini avec les revues, mon aide-de-camp a pris la suite... Répondit Jihair. - Tu sembles troublé, à regarder ainsi les gars à la besogne. Les travaux ne vont pas assez vite ? - Oh si, au contraire... Je suis impressionné de voir le paysage se transformer aussi vite... Je savais que le génie connaissait son affaire, mais pas que des fantassins feraient d'aussi bons terrassiers... Penses-tu que le fort sera prêt en avance ? - Difficile à dire... À cette allure, les travaux de nivelage et de terrassement seront achevés sous huitaine, mais monter des murailles et des remblais, c'est une autre affaire... Répondit Louis, songeur. - Certes... je n'aime guère monopoliser tant d'hommes sur des travaux, alors que nos environnements nous sont encore si étrangers. La demi-brigade partie à Rivargent reste muette, nos éclaireurs semblent insuffisants, des aventuriers disparaissent... et j'ai l'impression, devant ce fort gigantesque qui tarde à sortir de terre, que nous avons le pantalon sur les chevilles ! Reprit Jihair, qui peinait à masquer sa frustration. - Je comprends... Mais crois-moi: Employer toutes nos forces pour finir cette citadelle au plus vite est notre meilleur calcul. Nous avons besoin d'un abri sur, avant de nous lancer tout à fait. Une fois la citadelle bâtie, elle sera tout simplement imprenable, et nous aurons toujours un point de chute, en attendant que les mondes ne soient enfin reliés... Consolider nos appuis doit être la première de nos priorités. Jihair, à ces mots, se tourna de nouveau vers la plaine. - Tu as raison, mais tout de même... Tant d'inconnues, et tant de variables... Hâtons-nous de construire ce fort, car mes sens ne me trompent que rarement: des dangers nouveaux nous attendent... J'adresse d'abord mes remerciements à l'ensemble de la communauté de la Garde Volontaire : nouveaux comme anciens, notre communauté est maintenant active depuis presque 10 ans, et tout cela est possible grâce à l'ensemble de ses membres et leur implication continue. Merci à toutes et à tous d'avoir permis de faire de la Garde ce qu'elle aujourd'hui. J'adresse également un mot de remerciements à l'ensemble des amis de la Garde, et au soutien qu'ils nous apportent depuis des années. Une petite pensée particulière à nos voisins simurgheois et leur roi Falcar, ainsi qu'à Stearnz, qui nous honore souvent de sa présence. ------ Enfin, un dernier mot pour la fin : Vous êtes nouveau ou revenez sur le serveur après une pause et la Garde et ses projets ont suscité votre intérêt ? N'attendez plus, candidatez et rejoignez nous ! Qui dit Nostra dit nouveau départ, et notre communauté sera ravie d'intégrer de nouveaux membres ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
SkyKKou Posté(e) le 28 février Partager Posté(e) le 28 février Bonsoir ! Je viens évidemment soutenir cette demande ! Les builds en imposent vraiment (surtout le grand aigle) Bon je vais pas dire grand chose de plus à part: Divulgacher Vous êtes nouveau ou revenez sur le serveur après une pause et la Garde et ses projets ont suscité votre intérêt ? N'attendez plus, candidatez et rejoignez nous ! Qui dit Nostra dit nouveau départ, et notre communauté sera ravie d'intégrer de nouveaux membres ! Bon jeu ! Sky Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Suljii Posté(e) le 28 février Partager Posté(e) le 28 février Hello, ENFIN ! J’attendais Nostra avec impatience, tout comme ce projet de Terre-Neuve. Franchement, ça fait vraiment plaisir de pouvoir faire partie de l’aventure Garde Volontaire pour un nouveau tour de manège avec toute l’équipe. Nostalgie quand tu nous tiens. BREF. Le projet en lui-même est démentiel. La Garde n’a jamais eu peur des gros chantiers, et je suis certain que celui-ci ne fera pas exception. Vu la motivation et l’énergie qu’il y a derrière, ça va avancer vite, très vite même. Une bonne vitesse cinq sur une échelle de six, et c’est pas peu dire. Hâte de repartir pour une nouvelle aventure ensemble et de voir jusqu’où on va pousser tout ça. Suljii Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
EdgarLamouille Posté(e) le 28 février Partager Posté(e) le 28 février C'est un nouveau pas de géant pour l'Empire, ce fort va nous assurer la suprématie militaire dans cette région encore sauvage ! Très heureux de pouvoir apporter ma pierre à l'édifice. Longue vie à la Garde Volontaire ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Feustein Posté(e) le 1 mars Partager Posté(e) le 1 mars Bonsoir, Je viens également soutenir ce nouveau projet. L’Empire se permet de s’offrir une nouvelle forteresse digne de ce nom, ce qui en fera un magnifique pied-à-terre. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Lugnasad Posté(e) le 1 mars Partager Posté(e) le 1 mars Bonsoir, Je viens ici pour soutenir le projet de citadelle de la garde. J'aime beaucoup l'architecture proposée ainsi que la grosse et lourde citadelle. Cordialement, Lugnasad, Chevalier de l'empire Colonel du 8e régiment de hussards Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
DudBreaK Posté(e) le 2 mars Partager Posté(e) le 2 mars Bien le bonsoir, Je viens bien évidemment apporter mon soutien à ce projet, une nouvelle étape pour la Garde et l'Empire ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
tossma Posté(e) le 3 mars Partager Posté(e) le 3 mars Bonjour La Garde grandit et se fortifie. Je salue le projet de cette citadelle qui promet de devenir une pièce maîtresse pour la garde sur Nostra. Total soutiens ! Commandant Tossma Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Stalroc Posté(e) le 3 mars Partager Posté(e) le 3 mars Les majorettes débarquent sur Nostra Plus sérieusement, j'ai très hâte de voir ce que la Garde Volontaire va réaliser sur le long terme sur cette nouvelle map de Nostra ! Belles maquettes, un RP trop long que je lirai plus tard En attendant, vous avez mon soutien ! +1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ankorkibil Posté(e) le 3 mars Partager Posté(e) le 3 mars Tagazok ! La demande me semble complète, je la passe à étudier. Bonne chance et a+ Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Fabio5973 Posté(e) le 4 mars Partager Posté(e) le 4 mars Bonjour, Je viens également apporter mon soutien à mon projet, avec des constructions toujours aussi travaillées de la part de la garde. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Lesyos Posté(e) le 5 mars Partager Posté(e) le 5 mars (modifié) Bien le bonjour ! J’aime à l’idée de l’hommage aux plus belles citadelles de Vauban. Vous avez mon soutien pour ce très beau fort Modifié 5 mars par Lesyos Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ghideon Posté(e) le 5 mars Auteur Partager Posté(e) le 5 mars Bonjour ! Tout d'abord, je tiens à remercier l'ensemble des joueurs venus supporter le projet : un grand merci à vous ! J'apporte cependant une petite précision roleplay entre la Garde et l'Empire : la Garde affirme soutenir l'Empire et le servir, et mène ses actions en ce sens. Elle est cependant bel et bien une entité séparée de celui ci et mène ses actions par ses seules décisions. Ensuite, je viens ajouter deux petits screens ! Le premier est un screen plus détaillé du frontont du commandement de Terre-Neuve, avec une cour d'entrée et la vue des deux ailes. Ces ailes sont suffisamment épaisses pour contenir une cour intérieure chacune (surement un screen à venir demain). Note: la cour en elle même, son pattern et la route la traversant seront peut être amenés à évoluer, on en discute encore en interne). Divulgacher Et un petit schéma en build de Terre-Neuve : Divulgacher Ce schéma représente Terre Neuve vu par le Nord (en bas) vers le Sud (en haut). C'est l'occasion de montrer un peu ce que l'on souhaite en terme d'organisation, avec une place d'arme au centre, dominée par l'ensemble des bâtiments. Au fond, le commandement, et sur les cotés / contre les murailles, les bâtiments de la caserne (arsenal, etc..) Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Jihair Posté(e) le 6 mars Partager Posté(e) le 6 mars Bonsoir, je passe soutenir les copains dans notre demande de projets. En effet cela fait desormais plusieurs mois que nous travaillons sur ses differents plans afin d'arriver au resultat actuel dans un style architectural que nous maitrisons mais qui se voit être améliorer par la miriades de nouveaux blocs que nous apporte cette mise à jour. Hâte d'entreprendre les travaux avec vous ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Darkalne Posté(e) le 7 mars Partager Posté(e) le 7 mars Très motivé de voir cette construction sortir de terre. Un projet ambitieux que je soutiens évidement ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ghideon Posté(e) le 9 mars Auteur Partager Posté(e) le 9 mars Bonsoir ! J'apporte de nouveau des screens et quelques détails en plus sur le fonctionnement de ce fort. Pour commencer, quelques screens de bâtiments, avec une façade d'un bâtiment de la caserne, et celle de la poudrière (il reste encore à définir s'il y en aura une ou deux). La poudrière (notamment par sa forme simple) est inspirée de celles construites au XVIIIe siècle : en longueur, aérée par des meurtrières, éclairée par une ouverture de fenêtre. Celle-ci sera également à quelques blocs enfoncée dans le sol pour la protéger au mieux des dégâts de l'artillerie. Divulgacher ----- Poudrière de Terre-Neuve : Ci-dessous, pour commencer, un schéma avec le vocabulaire utilisé pour définir les différentes ouvrages défensifs du fort. Divulgacher La première défense du fort sera le chemin de ronde construit à l'extérieur des fossés : la contre escarpe. Cette première ligne de feu donne une vue dégagée sur la pente du glacis, et est parsemé de blocs latéraux pour isoler et défendre chaque section en cas d'assauts ennemis. Plusieurs petites places d'arme y sont placées et permettent le regroupement de soldats pour des contre-attaques. Vous noterez que les escaliers en pierre ne descendent jamais en bas du fossé, c'est le cas pour l'ensemble des ouvrages du fort. A la place, des petites échelles ou pentes en bois sont utilisées. Cela permet d'isoler les ouvrages d'attaques venant du fossé s'il venait à tomber. Divulgacher Dans ce chemin de ronde, mais plus largement, pour accéder à l'ensemble des ouvrages du fort, des tunnels sont creusés. Ces galeries sont volontairement basses et étroites pour leur défense. Un ensemble de portes, en bois ou métal, permettent d'isoler chaque ouvrage et limite l'avancée de potentiels assaillants. Les galeries sont parsemées de virages en coude, postes de tir et sections destructibles pour assurer leur défense. Comme sur le screen ci-dessus, la contre-escarpe aura sous elle des galeries avec des meurtrières pour défendre le fossé. Pour finir, les tunnels donnent aussi sur l'extérieur en plusieurs points dissimulés pour mener des contournements sur l'assiégeant. Divulgacher Galerie fermée avec une porte en bois. Les galeries varieront en largeur entre deux blocs, deux blocs et demi et trois blocs. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MrFalcar Posté(e) le 10 mars Partager Posté(e) le 10 mars Bonsoir ! Je poste ce message en tant que joueur et non modérateur. Je viens soutenir les voisins qui désormais ne le sont plus. Un peu vexé qu'ils se soient mis aussi loin, mais enfin bref... Cette nouvelle carte offre la possibilité de construire à une toute autre échelle, ce qui ne manquera pas d'être exploité ici, je n'en doute pas. Bonne soirée et bon jeu ! MrFalcar Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Squirkiz Posté(e) le 10 mars Partager Posté(e) le 10 mars 49 Radévard de l'an 393 de calendrier Erachien, De par Kléonor Vassidès, représentant du Gouverneur Squirkiz sur Nostra, au service de l'Empire, Adressé à l'Amiral Louis, commandant la force expéditionnaire de la Garde Volontaire sur Terre-Neuve Amiral, Les premiers mois de vie sur ce nouveau continent nous ont déjà enseigné une vérité que les vieux soldats connaissent bien : la paix ne se maintient pas, elle se construit — et elle se défend. Les rapports qui me parviennent des voies de ravitaillement, les convois disparus sans laisser la moindre trace, les murmures des avant-postes les plus isolés... tout cela me convainc que l'établissement d'une position fortifiée solide n'est plus une option, mais une nécessité. Le Fort Daumesnil, tel que vous le concevez, répond précisément à ce besoin. Sa vocation défensive et son rôle de refuge pour les populations civiles en font un ouvrage d'utilité publique autant que militaire. L'Empire ne saurait laisser les colons de Nostra sans un point d'ancrage capable de les accueillir si la menace qui semble se dessiner venait à se préciser. Sur ce point justement : je souhaite que la Garde, forte de sa présence sur le terrain et de ses capacités de reconnaissance, fasse la lumière sur ces disparitions au plus vite. Les populations qui s'établissent sur ces terres comptent sur nous. Il serait malvenu que l'Empire apprenne trop tard ce qui rôde dans l'ombre de ces forêts. Le territoire que vous avez délimité vous est accordé. Construisez vite, et construisez solide. Longue vie à l'Empire. Kléonor Vassidès, représentant du Gouverneur Squirkiz sur Nostra. Divulgacher Les + RP vraiment sympa, beaucoup de termes techniques ou d'argot intéressant Le bâtiment promet d'être impressionnant Les bâtiments qui rappellent le louvres, et les fort de Vauban, tiens tiens Les - Assez peu de soutiens au vu de l'activité actuelle du serveur mais suffisant tout de même Le commandement à l'air limite un peu petit ? Après j'imagine qu'il faut tout faire rentrer dans le fort! Bonne construction! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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