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[Validé] Marquisat de Férincs, extension septentrionale


Pencroff
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Plus de quatre ans après la reprise de Férincs et deux ans après notre dernière extension, nous voilà de retour pour requérir de l'empire le droit d'harmoniser (et d'agrandir légèrement) nos frontières communes avec la Baronnie de Cénaria.

Membres tous deux du Consulat de la Garde, nos projets respectifs sont en effet séparés par une mince langue de terre au terraforming vanilla absolument immonde, dont l'existence seule est une tâche à la naturelle beauté de Stendel.

 

J'aimerais donc retravailler et détailler cette parcelle de terrain, tout en rendant naturelle la jonction entre le désert de Cénaria et la plaine boisée de Férincs. À cela, nous aimerions ajouter des routes, postes frontières, navires de pêche et autres éléments de décoration qui viendront rendre plus vivante la région.

 

 

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=> Nom: Marquisat de Férincs
=> Dimensions: Environ 350x100
=> Hauteur: de la bedrock à la couche 250
=> Zone de construction: surface, souterrains
=> Objectif du Projet: Harmonisation de frontières de projets voisins, extension
=> Personne(s) responsable(s) du projet: Pencroff, Wendy4

 

 

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La majeure partie du territoire demandé se situe dans la maigre zone de terre jouxtant Cénaria et Férincs.

Se trouve également, dans cette extension, une plus large part du Lac de Ligny et une petite bande de terre située à l'Est du canal en direction de Zuccheria. L'objectif de l'extension est tout simplement de travailler au mieux la cohérence des territoires de la région, de sorte à ce que les territoires épousent les frontières les uns des autres et ne laissent plus paraître de no man's land généré en vanilla.

 

Vous trouverez, ci-dessous, quelques visuels des constructions à prévoir. Notez que le terrain demandé n'étant pas énorme, il ne comportera pas beaucoup de structures, mais qu'il s'agira plutôt de terraformation. 

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Vue de la falaise du rempart, qui fera office de séparation entre le désert et la plaine.

 

 

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Vue de face de la taverne du Nid de Chouette, qui sera située sur la route impériale prenant la direction de Cénaria.

 

 

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Vue de dos de la taverne.

 

 

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Exemple de ruines et de zone de fouilles situées sur les plateaux ensablés au nord.

 

 

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Seconde vue des ruines.

 

 

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Brigantine marchande croisant dans le lac de Ligny.

 

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Divulgacher

45 Pénavard de l'an de grâce 371

 

Le cortège, criblé de flèches et d'impacts en tous genres, filait à brides abattues sur la route ensablée. Dans le carrosse, serrés les uns contre les autres, marchands et simples voyageurs paniqués se gardaient tant bien que mal des projectiles qui pleuvaient sur eux.

Le cocher, bien que blessé, s’efforçait de garder la maîtrise des chevaux malgré leur galop chaotique. Plusieurs, déjà, étaient ensanglantés et montraient des signes de faiblesse; mais le salut était à portée de vue: la frontière Nord de l'Empire.

 

Quelques minutes plus tôt, alors qu'il cheminait en direction de Stendel par la grande - et ancienne - voie marchande traversant le désert des Hésperides, le convoi était tombé dans une embuscade en règle, tendue par une bande d'une trentaine de cavaliers. Comprenant à temps qu'un obstacle posé en travers de la route ne pouvait que révéler un piège, le cocher était parvenu à sauver son attelage en faisant une embardée à pleine vitesse, recevant au passage une volée de mousquetade; et fut immédiatement pris en chasse par la horde barbare, visiblement amusée par ce retournement imprévu.

 

Pendant la poursuite qui s'en était suivie, la maigre escorte du carrosse fut méticuleusement décimée sans pouvoir réellement se défendre. Un à un, les aventuriers qui galopaient autour de l'attelage étaient tombés, frappés à mort par des balles ou des flèches; et les brigands semblaient maintenant se jouer des malheureux, resserrant peu à peu leur étau sur eux. Pris par l'action et obnubilés par leurs funestes desseins, ils commirent cependant l'erreur de s'approcher trop près des fenêtres de l'habitacle.

L'un d'eux, le plus téméraire ou le plus impatient, tendit alors la main vers la porte pour tenter de sauter en marche sur le marchepied du carrosse. À peine eut-il attrapé la poignée de bois que la porte latérale s'ouvrit, dévoilant le canon évasé d'une sorte d'arquebuse.

Le malheureux imbécile n'eut le temps que de laisser échapper un hoquet de surprise, avant que le coup, porté à bout-touchant, ne lui fasse sauter la tête dans une gerbe d'étincelles et d'éclats d'os ensanglantés.

Son corps tomba lourdement de cheval, et passa sous la roue du carrosse.

 

Ses comparses, surpris par cette résistance inattendue et la mort brutale de leur camarade, semblèrent alors moins enclins à rire.

Maintenant leurs montures au galop, ils criblèrent de flèches et de balles la cabine de l'attelage, sans toutefois pouvoir confirmer que leurs coups faisaient mouche.

Obnubilés par leur méfait et emportés dans l'action, aucun d'eux ne réalisa alors qu'ils venaient de sceller leur destin: Ils avaient franchi, en armes, la frontière de la Baronnie de Cénaria, territoire septentrional de Stendel sous le contrôle de l'intransigeante Garde Volontaire.

 

Naturellement, depuis les hauteurs de Cénaria, les échos des coups de feu et le nuage de poussière soulevé par la course effrénée du carrosse en fuite n'avait pas manqué d'attirer l'attention des sentinelles, et une patrouille de Spahis se portait déjà sur la route du Nord.

Comprenant rapidement la situation, les cavaliers piquèrent leurs montures pour se jeter sur la nuée de brigands, et arrivèrent bientôt à leur rencontre.

La vue des soldats fut, pour le brave cocher, un véritable soulagement. Pour les brigands en revanche; la déroute fut immédiate, et vaine.

Leurs chevaux, épuisés par la longue course à la poursuite du carrosse, eurent toutes les peines du monde à s'arrêter dans leur élan et à faire demi-tour, alors même que les montures des Spahis étaient encore en plein de leur forme.

 

Il ne fallut donc pas longtemps avant que les soldats ne rattrapent les malfrats, en sabrent les trois quarts, et en désarçonnent les survivants à coups de sabres et de mousqueton. Pas un seul n'échappa à la mort ou à la capture, et les rares à être encore en état de se battre comprirent rapidement qu'ils ne trouveraient le salut que dans la soumission la plus totale et immédiate. L'affaire, en tout et pour tout, ne dura donc plus que quelques minutes.

 

Quand les spahis eurent fini de s'occuper de la bande, leur attention se porta sur les victimes, dont certaines étaient déjà sorties du carrosse, remerciant abondamment leurs sauveurs. Plusieurs des voyageurs souffraient de blessures diverses, et on évacua rapidement les plus gravement atteints vers le dispensaire de Cénaria. Les autres, valides et légèrement atteints, furent accompagnés dans le bourg où les chercheurs et les aventuriers les accueillirent avec force bienveillance.

Mais alors que les Gardes les invitaient à prendre la direction du poste de prévôté où, sans doute, ils comptaient recevoir leurs dépositions; deux des rescapés s'approchèrent du Capitaine des Spahis. Il s'agissait d'une femme et d'un enfant, habillés à la manière des marchands du Nord, mais encapuchonnés de sorte à dissimuler une partie de leurs traits. La femme, au reste, portait à l'épaule une arquebuse d'un modèle singulier, ce qui ne manqua pas de piquer la curiosité de l'officier.

 

Avant qu'il ne puisse la questionner, la femme lui tendit une lettre; sans le moindre mot.

Le capitaine, incrédule, déplia alors le document; et parcourut rapidement les quelques lignes. Son expression, d'abord curieuse, devint plus sérieuse.

 

- Sergent Palmyre.

 

- Oui, mon capitaine ?

 

- Conduisez ces deux visiteurs à la résidence du Général Suljii. Prenez six hommes avec vous.

 

Dit-il simplement à un des sous-officiers de sa compagnie.

Ce dernier s’exécuta, rassembla quelques hommes, et fit signe à la jeune femme et au jeune homme de le suivre.

 

Les quartiers du général Suljii se trouvaient alors au plus près du grand temple de Cénaria. Là, entouré par des sages et des savants venus d'arcahelm pour étudier les ruines antiques de la cité, il passait le plus clair de son temps à étudier les découvertes les plus récentes, et à documenter soigneusement les travaux des chercheurs. C'était d'ailleurs à cette tâche qu'il s'affairait lorsque, frappant à la porte de son grand bureau, le commandant Armand Tillier vint lui annoncer la venue de ces étranges visiteurs.

Un bref signe de main indiqua à son aide-de-camp qu'il était disposé à les recevoir, et ils se trouvèrent bientôt face à lui, le nez toujours rivé sur ses notes.

Quand l'officier d'ordonnance referma la porte, le général Suljii leva brièvement les yeux.

 

- Il est de bon ton, mademoiselle, de prévenir de sa visite lorsque l'on demande audience.

 

- Pardonnez-nous, mon Général; mais notre voyage ne devait pas compter de halte sur vos terres. Certaines circonstances indépendantes de notre volonté ont fait que nous sommes désormais privés de moyen de transport... et d'escorte.

 

- On m'a relaté votre mésaventure en effet. Il est devenu bien rare que des bandits se risquent à pénétrer notre frontière, cela équivaut ici à un arrêt de mort. Ceci étant dit, vous trouverez sans mal une nouvelle calèche au relais des postes; il en part tous les jours pour Férincs, La Capitale de Stendel et même au-delà; si c'est un moyen de transport qu'il vous manque.

Conclut Suljii, qui replongeait déjà son regard sur ses notes.

 

- Certes, mon Général; mais je crains que ce mode de transport ne soit plus une option pour nous. Malgré tous nos efforts, il semble que nos projets et notre itinéraire aient fuité, et nous sommes à présent la cible d'assassins qui n'ont pas hésité à venir nous trouver jusque dans vos frontières.

Reprit la jeune femme.

 

Le Général Suljii, à ces mots, redressa de nouveau la tête, et adressa à son interlocutrice un regard inquisiteur.

 

- Puisqu'on vous en veut à ce point, je suppose que vous n'êtes point une simple marchande. Tâchez s'il vous plait de ne pas me faire perdre mon temps, cela m'indispose avec force.

 

La jeune femme retira alors la capuche qui couvrait son visage, et s'approcha du général.

Arrivée devant lui, elle lui tendit une lettre cachetée, en silence. Malgré l'agacement que lui inspiraient ces étranges manières, Suljii déplia la lettre, et en parcourut les quelques lignes.

 

"Conformément à l'accord du 9 Pénavard de l'an 371, je confie à son Excellence le Premier Consul la protection de mon unique fils, Sa Majesté Royale le Prince Louen d'Artelois. Sa vie étant menacée par les disputes entourant ma succession à la couronne du royaume, il restera en les terres de Stendel, là ou son Excellence le Consul jugera sûr et bon qu'il séjourne. Puisse-t-il si possible recevoir l'éducation militaire qui fait la renommée de la Garde, et revenir sur nos bonnes terres à ses dix-huit ans. Je confie également aux bons soins du Consul la Capitaine Angeline Bordeleau, garde du corps de son Altesse mon fils, ainsi que six hommes de ma Garde rapprochée. J'enjoins toute personne recevant cette missive à faire son possible pour que mon fils et son escorte arrivent à destination, sous la protection du Premier Consul."

 

Le Général Suljii, la lettre terminée, poussa un long soupir.

 

- Je vois... J'imagine que ce jeune garçon est le dauphin dont il est question ?

 

- C'est exact, mon général.

 

- Et dans ce cas, les "aventuriers" qui composaient votre escorte devaient être les soldats de la garde rapprochée dont votre Roi fait mention ?

 

La capitaine Angeline, à cette question, sembla quelque peu ébranlée. Sans doute n'avait-elle pas eu le temps, encore, de contempler à tête reposée la perte de ses camarades. Le Général Suljii put, sans mal, lire la peine sur son visage; une peine que tout soldat connait, et avec laquelle il n'avait aucun mal à compatir.

 

- Bien... Ma foi, puisque vous êtes les invités de notre estimé le Consul, vous pouvez compter sur mon hospitalité. J'imagine que vous aviez pour objectif de gagner au plus vite le territoire de Fort Herobrine ? 

 

- Oui, mon général. Notre Roi a estimé que le Dauphin serait plus en sécurité entouré de soldats d'une armée lointaine, tant de notre territoire que des intrigues de notre cour. Nous devions gagner par carrosse le Port de Férincs, naviguer jusqu'au Refuge de Pan, y prendre une calèche de poste qui nous aurait fait cheminer par Toluki puis par Tolwhig et finalement gagner Fort Herobrine par la route de Simurgh en contournant la mer des géants; tout cela sous des noms d'emprunt... Mais il y a fort à parier que notre plan est désormais connu des conspirateurs...

 

- Voilà un bien long périple... D'ici à Fort Herobrine, il doit bien y avoir un mois entier de voyage... Mais parons pour l'instant au plus urgent. Vos ennemis doivent savoir, à présent, que vous avez survécu à leur tentative et que vous vous savez poursuivis. Ils doivent en effet se douter que vous allez changer vos plans, et craindre que vous ne leur échappiez; aussi est-il possible qu'ils redoublent d'audace.

Amorça le général Suljii, en se levant pour se rapprocher de ses visiteurs.

 

- De l'audace, mon général, ils n'en manquent pas plus que de moyens... Les nobles de la faction opposée au Prince ne reculerons pas devant les dépenses pour arriver à leurs fins, et bien des assassins seraient plus qu'heureux de se faire un nom en réussissant pareil contrat... Au reste, le Duc de Brionne, cousin de notre bon Roi, est de loin le plus à craindre: c'est un homme prêt à tout. Nous pensons que c'est lui qui se cache derrière cette conspiration, attendu qu'après le Prince, il serait en bonne position pour succéder au Roi. Une partie de l'armée est acquise à sa cause, il parvient à faire étouffer toutes les enquêtes et sa position le rend pratiquement intouchable.

Répondit Angeline.

 

- Je vois, des intrigues de cour... J'ai ces futilités politiciennes en horreur; aussi de grâce, ne m'en parlez pas d'avantage. Comme je vous l'ai dit, vous pouvez compter sur mon hospitalité, en attendant que nous trouvions un moyen de vous faire gagner le Fort en toute sécurité. Je vais faire envoyer un de mes ordonnances au Maréchal Pencroff, qui se trouve de manière fort opportune sur son fief de Férincs à cette heure. Si vous pouvez d'ores et déjà vous considérer en sûreté auprès de moi et de mes troupes, vous n'en serez que d'autant plus intouchable sous la garde d'un Maréchal d'Empire.

 

Le général, à ces mots, s'approcha de la porte pour y quérir l'officier d'ordonnance qui était en faction.

Il lui confia ses instructions pour que le personnel fasse préparer des chambres pour ses invités, et que l'on aille prestement au casernement de la 6e compagnie de grenadiers à pieds pour y former un piquet d'honneur destiné à monter la garde auprès du Dauphin et de sa protectrice. Ces dispositions prises, le général Salua ses visiteurs, et se retira.

 

 

46 Pénavard de l'an de grâce 371 (matin)

 

La nuit, dans la résidence du Général et Baron Suljii, fut paisible et reposante. Après des jours d'un inconfortable voyage en calèche sous la menace d'un attentat, le luxe d'une couche confortable et sous bonne garde ne manqua pas de soulager le jeune prince et, surtout, Angeline; qui portait depuis son départ la responsabilité de protéger le Dauphin.

 

Le petit déjeuner en compagnie du général fut frugal mais agréable. Si il était paru quelque peu taciturne dans leur conversation de la veille, Suljii semblait alors de bien meilleure disposition, et conversa longuement avec le jeune Prince qui montra un vif intérêt pour les fouilles archéologiques menées à Cénaria, et qui cultivait depuis longtemps déjà une fascination certaine pour les travaux de l'ordre des sages d'Arcahelm; dont les ouvrages avaient d'ores et déjà fait le tour de toutes les cours du monde civilisé.

Angeline, pour sa part, profita silencieusement du calme ambiant, sans toutefois baisser sa garde.

 

Aux environs de neuf heures, un officier d'ordonnance, habillé à la hussarde, se présenta dans le grand salon.

Le général, reconnaissant l'uniforme des ordonnances du maréchal, lui fit signe d'approcher.

 

- Bien le bonjour, capitaine ! Avez-vous déjeuné ?

Commença Suljii, tendant théâtralement une tartine de confiture.

 

- Mes devoirs, mon général. Pas encore, mon général.

Répondit l'officier, en saluant.

 

- Vous avez, je pense, des nouvelles pour moi ?

 

- Oui, mon général. Son excellence le Maréchal vous fait savoir qu'il enverra pour ce midi un escadron de dragons pour prendre en charge les invités de son Excellence le Consul. Il félicite au passage vos Spahis d'avoir déjoué l'attaque, et vous recommande de doubler les patrouilles aux frontières.

 

- Un escadron ? Pour une simple mission d'escorte ? Je sais que Pencroff est de nature prudente, mais cela me parait quelque peu disproportionné...

 

L'ordonnance, à cette remarque, esquissa un bref regard en direction du Prince et sembla hésiter.

 

- C'est que, mon général, nous avons reçu une autre nouvelle...

 

- Et bien, qu'est-donc ? Ne faites pas de mystères, capitaine.

S'impatienta Suljii.

 

- Une missive officielle est arrivée hier au château du Maréchal, depuis le Royaume d'Artelois... Le Roi Léons II, père de sa majesté le Prince, a succombé il y a deux jours... 

 

Un lourd silence tomba sur la pièce comme une chape de plomb. Le Dauphin, qui rayonnait encore quelques minutes plus tôt, s'affaissa sur sa chaise. Angeline, au contraire, se leva d'un bond, absolument consternée. Suljii, seul, resta impassible. Il comprit, à l'expression de l'officier, que cette annonce tragique n'était qu'un préambule.

Il ne s'y trompa pas: après avoir avalé sa salive, le capitaine Feraud poursuivit.

 

- Son éminence le Duc de Brionne, cousin du Roi, a été nommé régent. Il... accuse le Prince Louen, Dauphin du Royaume, d'avoir fait assassiner le Roi... par la capitaine Angeline Bordeleau et plusieurs conspirateurs de la Garde Royale acquis à la cause du Prince.

 

Angeline, à ces mots, eructa, absolument indignée.

 

- Il est fou ! Comment ose-t-il ?!  Tout ça n'a aucun sens ! Comment peut-il... impossible... Tout ça ne peut être qu'un cauchemar !

Hurla-t-elle, perdant tout à fait son sang-froid.

 

Le général Suljii, le visage fermé, se tourna vers le jeune Prince. Le pauvre enfant, qui ne devait pas avoir plus de 14 ans, semblait absolument abasourdi. De grosses larmes ruisselaient sur ses joues, et son silence mutique n'était entrecoupé que par des hoquets de sanglots.

Il n'était pas impossible, évidemment, que le Duc de Brionne dise la vérité; et que le général soit alors en présence des véritables commanditaires de cet assassinat... Mais cela était peu probable. Quel intérêt le Prince, qui devait déjà hériter du trône à sa majorité, aurait-il à précipiter la mort de son propre père; au risque justement de passer pour régicide et de s'aliéner une large portion de la noblesse ? En outre, le Roi avait bien correspondu avec le Consul Zorn pour faire protéger son fils, il soupçonnait donc lui-même que sa vie et celle de sa progéniture était menacée...

Telles étaient les pensées du général, qui s'était machinalement approché du jeune Dauphin. Posant sa main sur l'épaule du jeune homme, le général Suljii sentit son coeur se serrer à la vue de ce malheureux qui venait du même coup d'apprendre la mort de son père, et qu'on la lui imputait.

 

- Majesté, je vous prie de croire que je compatis à votre douleur; et d'accepter mes condoléances. Votre père, dans sa dernière lettre, nous a confié votre vie. Nous ne démériterons pas de sa confiance.

Dit-il au Prince, avant de lever les yeux vers Angeline.

 

- Capitaine Bordeleau, je ne crois pas, dans l'état actuel des choses, à votre culpabilité; mais les choses vont sans doute se compliquer. Pour honorer le serment fait à feu votre Roi, nous allons veiller sur vous avec toute la diligence que le devoir et l'honneur nous commandent. Mais en prenant votre parti, il est certain que le Duc nous accusera de complicité, lorsque nous lui ferons part de notre refus de vous extrader vers Artelois. Je ne sais par quel honteux stratagème il a réussi à convaincre la cour de le rejoindre dans ses accusations; mais c'est aujourd'hui lui qui gouverne votre royaume, et ce jusqu'à ce que le Prince soit formellement reconnu comme régicide et châtié.

Reprit-il.

 

Angeline, qui avait repris ses esprits, s'approcha à son tour du Prince.

 

- Le Duc ne pourra pas se proclamer Roi tant que le Prince sera au dessus de lui dans l'ordre de succession. Accuser le Prince de régicide ne suffira pas: en Artelois, seul le saint oracle a le pouvoir de déclarer si le Prince est coupable ou innocent, et cet oracle ne mentirais jamais... Le Duc le sait, aussi ne lui reste-t-il qu'une option...

Commença-t-elle.

 

- Me tuer... Et arracher dans mes mains froides l'héritage de mon père.

Ajouta le Prince, qui était sorti du silence.

 

Le général Suljii contempla un instant la situation, et se tourna vers le capitaine Feraud, officier d'ordonnance du Maréchal.

 

- Voilà donc pourquoi Pencroff mobilise son régiment... La guerre couve. Et j'imagine que par notre position, lui et moi sommes en première ligne... A-t-il prévenu le Consul ?

 

- Oui, mon général; mais à cette heure nous attendons encore sa réponse.

 

- Je vois. Et bien qu'à cela ne tienne. Je vais vous accompagner à Férincs, dès lors que j'aurai pu donner au général Estienne et au général Hardier la consigne de rappeler les permissionnaires et de mobiliser la division qui stationne sur mon fief. Pencroff doit faire, à cette heure, la même chose avec la 10e division d'infanterie et sa brigade de dragons; tâchons de nous préparer au pire...

Termina-t-il.

 

 

46 Pénavard de l'an de grâce 371 (soir)

 

L'escadron de dragons du régiment de Férincs était, comme convenu, arrivé à midi aux quartiers du général Suljii.

Ce dernier ayant décidé de se joindre au voyage, le convoi gagna alors considérablement en taille, et pour cause: Aux deux-cents cavaliers envoyés par le Maréchal s'ajoutaient alors les cent hommes de la 6e compagnie du 3e régiments de grenadiers qui assuraient l'escorte du général Suljii, mais aussi le Colonel Castelain et le Commandant Tiller, aides de camp du général; quatre officiers d'ordonnance et deux officiers de la suite.

 

Il fallut cinq heures à la colonne pour gagner le Marquisat de Férincs, fief voisin de la Baronnie de Cénaria; qui en était séparé par une large barrière de plateaux imposant aux voyageurs un long contournement. Vers dix-sept heures, donc, ils arrivèrent en vue du bourg de Port-aux-Chats; chef-lieu du domaine, et résidence de son seigneur.

 

La traversée du bourg, malgré le nombre des soldats, se fit avec une aisance surprenante. Habitués aux nombreux mouvements de troupes qui transitaient par leur ville, les habitants de Férincs ne s'effarouchaient pas de voir passer, dans les rues marchandes, des cohortes de militaires. Bientôt, les grilles du château de la commanderie apparurent aux cavaliers, et la colonne s'y sépara.

Les deux escadrons de dragons, leur mission accomplie, regagnèrent la caserne, tandis que les grenadiers s'engagèrent dans le grand parc du domaine, prenant la direction des grandes écuries pour y laisser leurs montures. 

Le général suljii, son état-major, le Prince Louen et la capitaine Adeline, quant à eux, prirent la direction de la demeure. Ils y furent reçus par le commandant Leps, premier ordonnance du Maréchal. Ce dernier les invita à le suivre, et les guida jusqu'à la bibliothèque du château, où ils étaient attendus.

 

Un véritable comité d’accueil, en effet, s'était réuni pour l'occasion. Debout près de l'immense maquette topographique qui représentait la région toute entière, le Maréchal Pencroff était entouré de sa cheffe d'état-major, de ses aides de camp, de ses officiers d'ordonnance et de plusieurs autres officiers qui bavardaient bruyamment.

L'arrivée du général Suljii marqua cependant la fin de la récréation, et le début des choses sérieuses. Le Maréchal, à la vue du général, s'approcha du petit groupe.

 

- Majesté, permettez-moi tout d'abord de vous adresser mes plus vifs et sincères regrets; et toutes mes condoléances pour votre père.

Commença-t-il, s'adressant au Prince Louen; avant de reprendre;

- Je suis le Maréchal Pencroff, Marquis de Férincs, Inspecteur-Général de l'Armée et Gouverneur Militaire à mes heures perdues. On m'a instruit, par courrier, de votre singulière situation et c'est moi qui, d'ici à ce que notre Excellence le Consul reçoive ma missive, vais prendre la direction des opérations vous concernant.

Acheva-t-il, après avoir esquissé un respectueux mais bref salut.

 

- Je suis fort aise de vous voir, Monsieur le Maréchal. Je suis le Prince Louen d'artelois, fils de Léon d'Artelois. Je vous prie de bien vouloir pardonner tous les désagréments que ma présence sur vos terres vous cause, et vous remercie de votre accueil qui nous aura été, à la capitaine et à moi-même, salutaire... 

Répondit le Prince.

 

- Vous n'avez, majesté, à vous excuser de rien. Votre défunt père avait pris des dispositions pour vous protéger, et j'escompte bien ne point démériter de sa confiance, ni de la votre. Notre Consul m'avait averti, il y a quelques temps, de votre passage sur mes terres, aussi êtes-vous mon invité; et pouvez compter sur ma protection.

 

- Je vous remercie, Monsieur le Maréchal, pour votre hospitalité... Mais ne craignez-vous pas que ma situation actuelle ne dépasse de loin les limites de l'accord qui vous liait à mon père ? Il était question, seulement, de me permettre de séjourner sur les terres de Stendel en un lieu gouverné par le Consul, loin de la cour de mon royaume où on me pensait en danger; et je me présente devant vous orphelin de père, accusé de régicide, et poursuivi par des assassins et par que sais-je encore...

Rerprit le Prince, dont les yeux déjà semblaient s'emplir de larmes.

 

Le Maréchal, comprenant bien les émotions terribles qui devaient tourmenter le jeune Prince, croisa les bras.

 

- Majesté, il n'avance à rien d'être puissant si l'on emploie pas sa force à soutenir ceux qui sont désemparés. Votre père a demandé pour vous l'aide du Consul, et vous venez aujourd'hui requérir la mienne. Nous ne vous ferons pas défaut, et d'autant moins si il s'avère que la menace qui plane sur vous est pire que nous le pensions. Aussi longtemps que vous serez sous notre garde, plus les conspirateurs déploieront de forces pour vous nuire, plus notre réponse sera ferme et vive.

 

Derrière le Maréchal, les nombreux officiers acquiescèrent en silence.

Le général Suljii, pour sa part, s'était déjà rapproché de la grande maquette topographique, pour y observer plus en détail les mouvements sur lesquels le Maréchal et son état-major étaient visiblement en train de s'affairer.

 

- Je vois, vieux singe, que tu ne perds pas ton temps; tu as déjà demandé à Elise de rameuter le 4e corps à la frontière...

Interrogea-t-il.

 

- Effectivement... J'imagine que nous sommes parvenus à la même conclusion: Sa Majesté le Prince étant le seul obstacle entre ce Duc et la couronne, et puisque ce dernier jouit aujourd'hui de la régence; il y a fort à parier qu'il s'apprête à tenter un tour de force pour nous contraindre à rendre le jeune héritier.

Répondit le Maréchal.

 

- Certes. Il commencera, sans doute, par chercher à jeter l'opprobre sur le Dauphin et sur nous... mais comme la Capitaine Angeline me l'ai fait remarquer hier, il n'a aucun intérêt à ce que le jeune Prince ne revienne en Artelois vivant, car s'il devait être confronté à l'oracle, toute la machination du Duc tomberait à l'eau. Pour que ses plans réussissent, il faut que le Prince périsse avant de pouvoir prouver son innocence. Il aurait pu également nous accuser d'avoir enlevé le Prince, mais cela eut été trop facile à démentir. Au reste, il ne peut se permettre de tarder à agir, car nombreux doivent être les nobles d'Artelois et des cours environnantes à douter de leur fable du régicide, et avec notre appui, le Prince pourrait rapidement se constituer une faction puissante...

 

- C'est exact... j'ajouterais à cela que nous n'avons pas, non plus, le luxe de tarder. Chaque seconde qui s'écoule leur permet de peaufiner leurs plans, et il y à fort à parier qu'ils enverront bientôt une myriade d'espions et d'agitateurs dans les cours de toutes les nations de l'empire pour y tourner l'opinion. Je connais trop bien les vices de ces nobles dévoyés et leurs intrigues, et je crains leur duplicité félonne bien plus que les lames et les boulets... 

 

Le général Suljii acquiesça au raisonnement du maréchal. Attendre trop longtemps avant d'agir risquait de laisser à l'ennemi le luxe de l'initiative et des coups bas. Il était pressant de réagir avec vigueur, quitte à confronter directement le Duc de Brionne; au risque de fouler les us diplomatiques et de heurter les nations alliées d'Artelois et contraintes, par leurs accords, de prendre le parti du régent supposément légitime.

 

- Selon-toi, à quoi devrait-on s'attendre à présent ?
Demanda Suljii.

 

- Difficile à dire. Le Duc doit, maintenant, être averti de l'échec de sa tentative d'assassinat. Si il n'est pas trop idiot, il doit avoir un plan de secours. M'est avis qu'il a déjà mobilisé ses troupes, prétextant un état d'urgence suite au régicide, ce qui lui ferait gagner un temps considérable s'il devait marcher vers nos frontières. Dans la mesure où le Prince n'est le protégé que du Consul, et où l'accusation de régicide qui pèse sur lui a été formulée par voie diplomatique et donc officielle; nous ne pourrons pas compter sur l'Empire qui se refuserait sans doute à intervenir dans un conflit nous impliquant. Cénaria et Férincs étant des territoires frontaliers, je pense qu'il va tenter de nous assiéger par le Nord, et couper la grande route des Hésperides qui nous relie à bon nombre de nos alliés des royaumes septentrionaux. 

Répondit le maréchal.

 

- Je vois... Il sait qu'il ne pourra plus intercepter le Prince avant que nous le mettions en sûreté, et il essaiera sans doute de nous contraindre à le lui rendre en faisant pression sur nous. De son point de vue, la frontière Nord est le seul angle d'attaque; la route qui s'en échappe est un axe majeur pour notre commerce et nos communications avec l'exterieur... mais elle est également utile à bien des nations qui nous sont voisines, et qui risqueraient de faire à leur tour pression sur nous pour donner au Duc ce qu'il veut, à plus forte raison si leurs cours sont influencées par des agitateurs...

 

- C'est à peu près mon raisonnement. Il va sans doute tenter de nous contraindre à garder ou faire revenir le Prince près de la frontière; pour pouvoir l'atteindre... enfin, tout ça n'est que conjectures; nous n'en savons rien.

 

- Nous serons vite fixés. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, les frontières d'Artelois sont à trois semaines de marche pour une armée aguerrie. Si, comme tu le penses, il a déjà mobilisé ses troupes; il est à craindre qu'elles ne se présentent à nous dans cet ordre de temps, peut être moins...

Conclut Suljii.

 

Le Maréchal, soufflant sur la maquette une épaisse volute de fumée de tabac, se tourna alors vers la capitaine Angeline.

 

- Permettez, capitaine, que je vous pose une question qui va vous fâcher ?

 

Angeline, qui avait d'ores et déjà compris où cette conversation allait la mener, esquissa une grimace résignée.

 

- Je vous écoute, monsieur.

Répondit-elle du bout des lèvres, tâchant tant bien que mal de masquer son inconfort.

 

- J'aimerais que vous me décriviez en détail les forces composant l'armée d'Artelois...

Demanda le maréchal, qui se tenait à présent tout à faire immobile, le regard figé sur elle.

 

Le Silence le plus complet se fit dans la salle. Tous comprenaient sans mal le dilemme terrible qui devait tirailler la jeune femme: Il était question, plus que de demander l'aide d'un pays étranger, de donner à cet allié de circonstance des informations critiques sur l'état de l'armée dont elle-même faisait partie; celle de son propre pays. Il s'agissait, pourtant, d'une question primordiale pour la suite des opérations; mais pouvait-elle réellement dévoiler ces informations, en sachant d'avance que le Maréchal s'en servirait pour défaire ses camarades ? Elle avait agi, jusqu'alors, par loyauté envers son roi; puis par loyauté envers le dauphin légitime... Mais qu'en était-il se sa loyauté de soldat, envers ses propres compagnons d'armes ?

Sa conscience tourmentée l'empêchait de parler. Sa gorge, nouée d'angoisse, ne laissait s'échapper aucun son. La tête baissée, prise de vertige à la contemplation de son choix terrible, elle était comme figée; comme si les secondes glissaient sur elles, pesant des heures.

 

Le Prince, à ce moment, posa la main sur son épaule. Relevant la tête de surprise, elle trouva le doux visage du jeune homme, ses traits d'enfants; les traits du Roi.

 

- Angeline, je n'attends pas de toi que tu trahisse tes serments. C'est à moi, dont le sang des Artelois coule dans les veines, de faire le nécessaire. Je comprends que tu t'y refuses, moi-même je ne puis m'y résoudre que par les effroyables circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Je vais parler, je porterai la responsabilité de cette faute, si cela peut en soulager ta conscience...

 

Les larmes vinrent aux yeux de la brave capitaine, qui acquiesça en silence.

 

Le Prince, alors, se tourna vers le Maréchal.

 

- Si vos officiers et vous mêmes êtes disposés à vous coucher tard, et à prendre de nombreuses notes; j'ai été instruit en détail par mon père de la composition et du fonctionnement de nos armées... Je ne pourrai vous en donner qu'un aperçu théorique, mais j'espère que les informations que je vous donnerai vous permettront de déjouer les plans de mon oncle sans avoir à faire couler trop de sang...

Reprit-il, d'un ton ferme qui masquait tant bien que mal ses tourments.

 

Le Maréchal, à son tour, acquiesça.

 

- Majesté, le sang des ennemis reste le sang des hommes; et plus que jamais celui de nos adversaires est ici précieux. Vous aurez, un jour, à commander cette armée qui va tenter de vous assassiner. Tâchons de faire en sorte que votre implication dans cette affaire soit synonyme de mesure, de justice et de droiture plutôt que de carnage. Je ne puis vous promettre de remporter cette campagne sans percer la moindre poitrine, mais nous ferons tout ce qu'il est possible de faire par la stratégie et par la tactique pour, partout, mettre le Duc en échec avant même qu'il engage ses pions dans la bataille.

Dit-il avec confiance.

 

Le jeune Prince, qui reconnaissait volontiers la bonne foi de ses alliés, tenta de sourire.

 

- Monsieur le Maréchal, j'apprécie votre considération vis-à-vis de mes troupes, et votre volonté d'en épargner les rangs... Mais est-il seulement possible d'empêcher chaque future confrontation de devenir de véritables bains de sang ?

Demanda-t-il, sa naïveté d'enfant se heurtant à la nature pragmatique qu'il héritait de son père.

 

Le Maréchal, confiant, répondit en croisant les bras:

 

- Majesté, la guerre est un jeu fort ressemblant aux échecs. Parfois, souvent même, la manœuvre l'emporte et décide du sort des batailles avant même qu'elles ne s'engagent. Attirez l'ennemi là où le terrain vous est favorable, dévoilez-lui les forces que vous voulez qu'il voie et déguisez-lui celles dont vous voulez qu'il ignore la présence; et si vous placez bien vos pions, vos cavaliers et vos canons; il est très possible de défaire totalement un adversaire sans recourir à son annihilation. Un ennemi coupé de toute retraite, pris à la gorge et dépouillé de sa logistiques est aussi bien vaincu.

 

- Mais le Duc est, comme vous, un homme de guerre... C'est un homme prudent, calculateur, qui...

 

- Soyons sérieux, Majesté. Il ne faut naturellement jamais sous-estimer un ennemi, aussi aborderons-nous cette campagne avec toute la circonspection que cela demande... Mais le Duc de Brionne n'est qu'un officier de salon, un militaire de parade, comme le sont nombre de militaires de votre armée. Loin de moi l'idée de manquer de respect à vos troupes, qui sont professionnelles et disciplinées; mais combien de campagnes, combien de guerres ont-elles menées durant ces dernières années ?

Questionna le Maréchal, en se tournant vers la Capitaine Angeline.

 

- De guerre ? Aucune, monsieur le maréchal... Et de campagnes, ma foi quelques-unes, contre nos voisins de l'Est essentiellement... Des séries d'escarmouches pour la plupart. Le gros de nos forces est avant tout employé au maintien de la force publique sur les différentes seigneuries du Royaume, et à ses frontières.

Répondit Angeline, qui comprenait sans mal le sous-entendu et qui tenta de masquer son embarras.

 

- Votre armée, en somme et malgré toutes ses qualités indiscutables, n'a pas la moindre expérience du feu. Comme le Duc, la plupart de vos officiers sont tout-à-fait étrangers aux réalités de la logistique et de la stratégie au long cours. La Garde, elle, n'a pas cessé d'être en guerre depuis plus de deux-cent ans. Cette fois, la difficulté n'est pas de vaincre le Duc, mais de parvenir à le faire sans diviser par cinquante le nombre de vos hommes... Mais je ne me fais pas de souci à ce titre. Avec votre aide, et en comptant sur leur propre précipitation, nous devrions n'avoir pas grand mal à les mettre en échec.

Termina le Maréchal, un large sourire aux lèvres.

 

 

 

 

2 Nérévard de l'an de grâce 371 (matin)

 

Comme l'avaient prévu le Maréchal Pencroff et le Général Suljii, il avait fallu près de trois semaines aux forces du Duc de Brionne pour franchir, en colonnes relativement groupées, la distance qui les séparaient du Nord de Stendel.

La traversée du désert des Hésperides, obstacle singulièrement peu clément pour le fantassin moyen, avait été plus rude que ne l'avait prévu le Duc; mais malgré quelques pertes et désertions son armée arrivait enfin à sa destination.

 

Trois osts, équivalent de corps d'armée de vingt-mille hommes, étaient réunis autour de lui. Si ses renseignements étaient corrects, la Garde ne devait avoir à lui opposer que deux corps d'armée de vingt-cinq-mille hommes, pour un effectif total de cinquante-mille soldats; dix-mille de mois que l'armée à sa suite.

Cependant, et malgré cet avantage numérique, le Duc n'était pas assez fou pour se jeter tête baissée dans une offensive. Son objectif était tout autre et plus proche des prévisions du Maréchal Pencroff: Former un camp de siège à la limite des frontières, bloquer la route marchande des Hésperides, et user de ses nombreuses connections diplomatiques pour faire pression sur le consulat.

 

Naturellement, il se doutait fort bien que le Consul n'accepterait jamais de lui céder le dauphin; et quand bien même, il n'avait pas intérêt à ce que l'enfant lui soit remis publiquement, ce qui limiterait les occasions de se débarrasser. Pour qu'il puisse conserver la face, il fallait que le dauphin périsse avant de lui être remis, ou avant d'être définitivement conduit hors de sa portée. Envoyer des assassins trop loin à l'intérieur des frontières impériales était un calcul trop risqué, et le Duc n'avait pas le luxe de reporter plus longtemps son couronnement. Il fallait donc agir vite, et pour cela, jouer de méthodes plus détournées.

 

Outre ses nombreux soldats, le Duc avait formé autour de lui une véritable caravane de diplomates étrangers, qu'il avait choisi parmi ses partisans dans les nations voisines d'Artelois et de Stendel. Ces mêmes diplomates, acquis à sa cause par naïveté ou par calcul, avaient dans un premier temps permis de faire reconnaître la régence du Duc dans leurs pays respectifs, de même que la validité de l'acte d'accusation du Dauphin et sa demande d'extradition. Après tout, suite à la mort du Roi, il paraissait naturel qu'une enquête soit diligentée et que le principal accusé soit reconduit parmi ses sujets; et le Duc n'avait pas manqué de faire circuler sa version des faits à qui voulait l'entendre, alors que celle du Prince restait inconnue de tous.

 

Fort de ce cortège de nobles, d'ambassadeurs et de notables; le Duc entendait accentuer l'isolement politique du Consulat, l'accuser de faire obstruction à l'enquête pour régicide, et mettre la garde en porte-à-faux avec ses propres voisins pour que de toute part on sollicite sa coopération. Si il était évident que, malgré cela, la Garde refuserait de rendre le Dauphin, il était bien plus probable qu'elle accepte une entrevue entre le Prince et son oncle; pour apaiser les tensions.

Une entrevue, cela signifiait que la Garde serait obligée de maintenir le Prince au Nord de Stendel, mais également qu'elle accepte de conduire le Prince à la frontière, ou qu'elle laisse le Duc et une partie de sa suite entrer sur le territoire de Cénaria, voir de Férincs. Il suffirait alors, dans le chaos d'une diversion quelconque, de faire assassiner le Prince, et de profiter de la confusion pour faire porter la faute sur tel ou tel bouc-émissaire, comme un ambassadeur à la morale douteuse qui aurait eu un intérêt à tuer le Roi et son héritier; par exemple.

 

Tels étaient, dans l'esprit du Duc, les machinations qui se dessinaient quand le son d'un cor de chasse le tira de sa réflexion.

Un cavalier, portant le guidon des messagers de l'avant-garde, galopait dans sa direction; visiblement agité.

 

- Sire ! Message du commandant des éclaireurs !

S'écria la vedette, avant même que sa monture ne soit à hauteur du Duc.

 

- Et bien, que se passe-t-il ?

Demanda sèchement ce dernier.

 

- Une Armée sire, en marche vers nous ! La Garde, visiblement !

 

Le Duc, à cette révélation, soupira.

Le Dauphin étant arrivé entre les mains du Consulat, il était naturel que la Garde ait anticipé son arrivée et mobilisé ses troupes à sa frontière. Le Duc, évidemment, se serait bien passé du zèle de la Garde en matière défensive, mais cette réaction n'avait rien de surprenant dans pareille situation. Plus encore, elle avait été prévue dans ses plans, et il n'escomptait pas franchir la frontière, mais bien établir un camp pour en fermer la route.

 

- Inutile de vous alarmer, la mobilisation de la Garde était prévue; mais nous n'allons pas faire contact avec eux. Une fois que nous aurons atteint la frontière, nous nous y arrêterons et...

 

- Sire, je crains que cela ne soit pas possible !

Répondit le messager, d'un ton pressant.

 

- Diable, et pourquoi cela ?

 

- Parce que la Garde a d'ores et déjà dépassé la frontière, et marche vers nous au pas redoublé, sire !

 

 

 

Il existe, dans les manuels d'instruction de la Garde, une série de préceptes et de principes qui forment la base de ses doctrines.

Un de ces préceptes les plus importants et connus de tous est également un des plus simples: "défendre, c'est subir".

 

A bien des égards, si son excellence le Premier Consul Zorn était indéniablement le prodige de la Garde en matière de Grande Stratégie et de manœuvres de grande échelle; le Maréchal Pencroff était sans nul doute un des premiers tacticiens de la Grande Armée. Ayant rédigé lui-même une grande part des doctrines d'emploi des forces de la Garde, il était bien placé pour savoir qu'une victoire se décide avant le début des combats, et qu'il est toujours capitale de conserver l'initiative sur son adversaire.

Pourquoi, dès lors, attendre que le Duc et ses troupes ne viennent s'amasser aux frontières si il était possible de leur barrer la route en amont, et si possible sur un terrain favorable ? Le principe, comme dans toute campagne, était simple: Aspirer, fixer, et rompre. Puisque l'itinéraire du Duc était connu, inutile de l'attirer: il suffirait d'interrompre sa marche à l'endroit opportun, l'y fixer, et le tenir en échec.

 

En cela, le plan du Maréchal était simple: empêcher l'armée du Duc d'approcher de la frontière, l'intercepter dans les dunes, entraver sa marche comme sa retraite et pousser ce dernier à des pourparlers. Une fois son armée tenue en respect, le risque que cette dernière ne se risque à forcer le passage était faible, et le Duc se verrait obligé de jouer précipitamment ses cartes.

 

La Garde, depuis bien longtemps, avait cartographié en détail l'ensemble des territoires qui bordaient les frontières de Stendel jusqu'à une distance considérable. Le désert des Hespérides, porte d'entrée de Stendel par le Nord, n'avait pas échappé aux minutieux relevés des ingénieurs-géographes; aussi le Maréchal et ses troupes jouissaient-ils d'une connaissance accrue du terrain.

 

Ainsi, quand l'armée du Duc de profila entre les dunes, et malgré ses efforts pour se munir d'une avant-garde; elle avait été méticuleusement ceinturée de troupes qui croisaient à bonne distance sous le couvert du terrain, à plusieurs heures de marche.

Quand finalement la colonne ennemie fut arrivée sur le point du monde où l'attendait le Maréchal, ce dernier dévoila à sa première carte, et barra la route du Duc avec trois divisions d'infanterie. 

Quand le duc voulut manœuvrer, en hâte, pour disposer ses quelques soixante-mille hommes en ordre de bataille, il se trouva entravé sur son flanc Est par un large dégagement rocheux par-dessus lequel on pouvait déjà observer des caissons d'artillerie de la Garde, et par le flanc Ouest par un mouvement de Dragons qui ne demandait qu'à fondre sur son aile en caponnière. Enfin, quand il tenta se se retirer par le Nord pour sortir de ce faux pas; il trouva sur ses talons la Division Étrangère de la Garde, ainsi que les deux régiments de spahis du Général Suljii.

 

Simplement, mécaniquement, de façon très scolaire même; l'étau s'était refermé sur l'armée d'Artelois à la manière d'un simple piège à souris; sans qu'aucun coup de mousquet ne soit tiré. Ses hommes ne s'y trompèrent pas, aussi pas un ne tenta de tour de force; et tous les yeux se tournèrent vers leur chef.

 

Il fallut de longues minutes, plusieurs dizaines, pour que les deux armées achèvent de se jauger et pour que le Duc prenne la pleine mesure de sa situation.

Quand ce fut fait, et alors qu'il contemplait avec résignation l'idée d'envoyer un émissaire pour demander des pourparlers; la Garde sembla de nouveau avoir anticipé ses intentions et envoya au devant de lui une carré de quatre cavaliers, dont l'un portait au bras le brassard des officiers d'ordonnance du maréchal Pencroff.

Arrivant aux abords des lignes de l'armée d'Artelois, les quatre hommes, dont les flamboyants uniformes et l'allure désignaient sans mal l'arme des hussards, toisèrent avec un certain amusement les lignes de fantassins, qui ne s’embarrassèrent même pas à les mettre en joue.

Ce fut donc dans un étrange et confus silence que, mettant leurs montures au trot, ils s'approchèrent du Duc.

 

- Message de son Excellence monsieur le Maréchal Pencroff, Marquis de Férincs, pour son Excellence monsieur le Duc de Brionne.

S'écria un des cavaliers, qui tenait à la main un guidon empanaché d'un pavois bleu clair.

 

- Parlez !

Répondit le Duc, d'un ton solennel qui trahissait mal son agacement.

 

- Son Excellence monsieur le Maréchal vous fait savoir que la présence de votre armée aux environs de la Baronnie de Cénaria est d'ores et déjà considérée comme une provocation, et que toute tentative pour la mouvoir en quelque autre direction qu'en retraite sera réprimée par le feu ! 

 

- Et bien dites à monsieur le Maréchal Pencroff que je n'ai que faire de ses remontrances, que dans ces terres neutres je suis libre de faire convoyer mes armées comme il me sied, et que je ne ferai pas mouvement sans avoir été reçu avec ma délégation ! Faites également savoir à monsieur le Maréchal que je suis accompagné de plusieurs ambassadeurs et émissaires des couronnes de Hautemont et de Brivoure, des Duchés de Castide et de Morois; et des comtés de Bacholet, Rivemonde et Saint-Eris ! Que toute violence contre leur personne serait une grave offense au droit de la Guerre !

Répondit à nouveau le Duc.

 

- Son Excellence monsieur le Maréchal connait votre entourage. Dans sa mansuétude, il leur accorde le repli sans tenir rigueur de leur présence, mais prévient ces messieurs que s'ils sont encore présents auprès de vous à midi; ils seront traités comme parties-prenantes !

 

Les émissaires, à ces mots, se regardèrent; visiblement partagés.

Le cavalier, sans attendre leur réponse, reprit.

 

- Son Excellence le Maréchal vous fait également savoir qu'il vous recevra ce soir, accompagné de trois de vos hommes, et qu'il vous fera quérir ici par un autre piquet de cavaliers pour vous conduire au lieu des pourparlers. 

 

- Ce soir ? Et pourquoi diable si tard, puisqu'il nous sommes d'ores et déjà disposés à parler !

Demanda un des émissaires, interloqué.

 

Le cavalier, à cette question, esquissa un sourire et regarda en l'air, avant de faire demi-tour.

 

- à vous revoir, messieurs !

S'écria-t-il simplement, avant de s'en retourner vers les lignes de la Garde.

 

 

2 Nérévard de l'an de grâce 371 (soir)

 

La journée, dans cette inconfortable position d'encerclement, avait été rude pour l'armée d'Artelois.

Fatiguée déjà par son long trajet, elle souffrit d'autant plus de l'immobilité et de l'interminable attente, sous le soleil brûlant du désert des Hespérides.

Il n'avait pas fallu longtemps au Duc et à ses hommes pour comprendre l'objectif de la manœuvre, et leur ligne logistique coupée, ils virent bientôt à court de réserves d'eau.

Pareillement tenus en échec, accablé par la chaleur et craignant la soif, les premiers désistements n'avaient pas tardé parmi les émissaires; qui sentaient déjà le vent tourner.

Peu avant midi, conformément à la demande du maréchal, les ambassadeurs de la couronne de Hautemont, du Duché de Castide et du Comté de Saint-Eris avaient pris congé sous le regard réprobateur du Duc, qui les regarda s'éloigner par le Nord avec amertume. Plus tard, dans l'après-midi, ce fut l'émissaire de Rivemonde qui dût s'en aller, son grand âge ne lui permettant de supporter plus longtemps la chaleur.

 

Enfin, après cette interminable interlude, le soir s'annonça par un magnifique rougeoiement du ciel.

Sans faute, à l'heure dite, les quatre cavaliers apparurent le long des lignes de la Garde, dont les soldats étaient fidèlement restés à leur poste, visiblement peu incommodés par la chaleur et probablement largement ravitaillés en eau.

 

Quand les quatre hussards, dont l'ordonnance du Maréchal, arrivèrent à hauteur du Duc; ils le trouvèrent aussi hautain qu'au matin, mais plus pâle.

 

- Monsieur le Duc, son Excellence le Maréchal va vous recevoir. Avez-vous choisi votre escorte ?

Demanda l'ordonnance.

 

Le Duc, à cette question, leva la main. Il faut rejoint par l'émissaire de la couronne de Brivoure, celui du Duché de Morois et celui du comté de Bacholet.

Quand les trois hommes furent rassemblés autour de lui, il esquissa un mouvement de tête.

 

- Bien, si vous voulez bien me suivre, messieurs !

Répondit simplement l'ordonnance, avant de se lancer au trot vers les lignes de la Garde.

 

Quelques deux à trois cent mètres, seulement, séparaient les lignes des deux armées; aussi ne fallut-il pas longtemps pour que la petite troupe de cavaliers ne vienne longer les premières lignes d'infanterie de la Garde. Naturellement, le chemin qui devait conduire le Duc et ses sbires au lieu des pourparlers avait été soigneusement bordé par les compagnies de grenadiers des différents régiments d'infanterie, qui avaient formé sur toute la route une intimidante haie d'honneur.

Il fallut, longeant cette ligne d'hommes, près de dix minutes pour gagner le sommet d'une colline, où le Maréchal avait vraisemblablement installé son état-major pour toiser, en contrebas, les armées d'Artelois en fâcheuse posture.

 

Quand les cavaliers arrivèrent aux abords de cette redoute de fortune, une sonnerie de clairon annonça leur arrivée.

Un piquet d'honneur, mené par des dragons du régiment de Férincs-Cavalerie, présenta les armes au Duc et aux émissaires; et l'ordonnance conduisit le groupe vers une sorte de grande table, installée sur un promontoire rocheux qui offrait un point de vue imprenable sur la vallée sableuse en contrebas.

Là attendaient le Maréchal Pencroff et le Général Suljii, entourés par divers officiers de leurs états-majors respectifs.

 

Sans plus de cérémonies, on invité le Duc et ses trois comparses à s'asseoir à la table, sur laquelle trônait une cruche de verre replie d'eau fraîche et plusieurs verres; qu'un dragon de la Garde leur remplit avec une déférence presque amusée. Aucun d'eux, cependant, ne toucha à son verre.

Le Maréchal, qui les observait en souriant depuis leur arrivée, posa sur la table sa paire de gants à crispins, et se leva pour saluer.

 

- Monsieur le Duc, je suis le Maréchal Pencroff, Marquis de Férincs, inspecteur-général de la Garde et actuel commandant de l'Armée du Nord; que votre petite escapade nous a contraint à former à nos frontières. Permettez-moi également de vous présenter le Général Suljii, Baron de Cénaria, qui a eu la désagréable surprise de trouver vos troupes croisant vers ses frontières et qui nous fait l'honneur de se joindre à nous.

Dit-il simplement, présentant au passage Suljii, qui salua à son tour.

 

- Monsieur le Marquis, monsieur le Baron, je suis le Duc Armand de Brionne, régent du Royaume d'Artelois et protecteur des sceaux. Voici avec moi le Comte de Bazaine, émissaire du Royaume de Brivoure; le Vicomte de Malet, ambassadeur du Duché de Morois; et le Chevalier Roans, émissaire du comté de bacholet.

 

- Bien, puisque nous nous sommes acquittés des mondanités, passons maintenant aux choses sérieuses; voulez-vous ?

Reprit le Maréchal en s’asseyant, intimant d'un geste à ses hôtes d'en faire de même.

 

- Certes, ne perdons pas de temps. Monsieur le Marquis, apprenez que je suis profondément désappointé du comportement de la Garde Volontaire dans cette affaire, et de votre outrageuse collusion avec le Prince régicide. Comme en témoigneront ces messieurs les émissaires, la posture du Consulat de la Garde a fait grand bruit dans les cour et...

 

- Je n'en ai rien à foutre, sauf votre respect.

 

- Je vous demande pardon ?

 

- Ma foi, monsieur le Duc, vous pensez bien que je n'ai que faire des jeux d'influence et d'opinion qui sont monnaie courantes dans les cours du monde ? Pensez-vous qu'après tant de campagnes passées à faire et à défaire des royaumes entiers, le consulat ne s'encombre encore de ces considérations triviales ? Nous savons bien comment fonctionnent les choses de la politique: ceux qui mangent dans votre main aujourd'hui iront ramper devant d'autres à la seconde où le vent aura porté ailleurs leur intérêt, alors de grâce, épargnez-vous vos logorrhées verbeuses sur vos soutiens: la moitié de ceux qui sont entrées dans ce désert avec vous en sont déjà repartis; quand à ces trois messieurs... je vous en prie, soyons sérieux un instant...

Répondit le Maréchal.

 

Le général Suljii, à son tour, prit la parole.

 

- Nous savons déjà, monsieur le Comte de Bazaine, que vous ne soutenez la faction du Duc que parce que vous entretenez l'ambition d'entrer au cabinet du Ministre de la Guerre de votre royaume; que vous savez être son cousin. Quant à vous, monsieur le Vicomte, nous savons que vous vous êtes récemment compromis dans votre Duché dans une affaire de faux passeports, et que vous vous en trouvez tout à fait désargenté et aux abois. Enfin, votre cas, Chevalier Roans, est plus simple encore: le Duc vous a promis un titre en Artelois, vous qui convoitez depuis si longtemps le titre de châtelain. Tous, vous n'êtes intervenus au profit du Duc que parce qu'une fois à la tête d'Artelois, il aurait pu vous tirer vers le haut dans son sillage. Les hommes comme vous ne sont bons qu'à s'élever par la ruse, puisqu'il vous est impossible de grimper par force.

 

Le Duc et ses comparses, estomaqués, se levèrent d'un bond; à dessin sans doute de faire quelque scène de remontrance.

Un bref coup d’œil réprobateur d'un sergent de dragons leur en fit passer l'envie.

 

- Vous regretterez ces paroles ! Vous ne pouvez pas mépriser de la sorte des diplomates, c'est un scandale ! Je suis le régent du Royaume d'Artelois, mon pays est un éminent partenaire commercial de nombre de nations autour de vous, et de votre Consulat lui-même ! Pensez-vous pouvoir m'insulter de la sorte ?

Tenta tout de même le Duc.

 

- Votre pays, effectivement, est un partenaire de poids pour nous; raison pour laquelle nous n'avons point d'intérêt à conserver à sa tête un nobliaux demi-habile de votre espèce. Les félons, les comploteurs, les traîtres et les conspirateurs sont de bien mauvais partis à prendre, et de bien mauvais chevaux sur qui parier. Ce jeune Prince Louen, en revanche, est d'une étoffe qui nous convient mieux.

 

- Et vous pensez peut-être que je vais vous laisser remettre ce vermisseau sur le trône ? Après qu'il ait fait assassiner son père ?

Tonna le Duc, tapant du poing sur la table.

 

- Reste encore à le prouver, n'est-ce pas ? J'ai ouï dire que seul votre oracle avait le pouvoir de déclarer le Dauphin coupable ou innocent de ce crime...

Interrogea le Maréchal, d'un ton instigateur.

 

- Exact, puisque vous voulez tout savoir, aussi est-ce la raison de ma présence ici ! J'exige que vous me rendiez le Prince, pour que je puisse le conduire à l'Oracle et lui faire répondre de ses actes devant le peuple d'Artelois !

 

- Ne m'en voulez pas, monsieur le Duc, mais puisque votre armée et vous-même êtes bloqués dans ce désert avec moi; et puisque vous semblez aussi digne de confiance qu'un rat à qui on confierait la garde d'une fromagerie; je pense plus sûr d'opter pour une autre solution: nous allons conduire nous-mêmes sa Majesté le Prince devant l'Oracle, et il passera à la question devant son peuple comme l'exigent vos traditions, qu'en dites-vous ?

Reprit simplement le Maréchal, avec un large sourire.

 

Le Duc, à cet instant, réalisa l'étendue du piège dans lequel il s'était bêtement jeté.

La Garde n'avait, de toute évidence, jamais eu l'ambition de mener des pourparlers avec lui. Une fois son armée bloquée dans le désert, tenue en respect, elle avait simplement été contournée par une autre force, qui devait à cette heure être en route pour Artelois, avec le Prince. Le Maréchal, qui se tenait devant lui, n'était en réalité qu'un leurre destiné à le tenir en laisse durant cette opération.

Rouge de colère, Il menaça de retourner la table, soulevant des deux mains le modeste meuble.

Un coup de crosse à la tempe l'arrêta net, et le projeta à terre.

 

- Tâchez de vous tenir !

S'écria le sergent de dragons, qui reposait son arme à son pied.

 

- Mais... Vous êtes complètement fous ?

balbutia le Duc, qui se relevait tant bien que mal.

 

- Allons allons, un homme de votre rang ne devrait pas perdre ainsi son sang froid, monsieur le Duc. je comprends votre désarroi, mais ce n'est pas une raison, soyez digne ! d'ici quelques jours, enfin, au moins deux semaines, le Prince sera de retour en Artelois et verra l'oracle. Si comme vous le prétendez, il est bien déclaré coupable; alors je vous ferai des excuses publiques, et la Garde vous accordera une compensation substantielle. En revanche, si le Prince est innocent, il pourra remonter sur son trône sans délai, et il en sera fini de vous. D'ici là, vos troupes et vous resterez sous notre étroite surveillance, sous l’œil féroce de mon plus terrible soldat: le Soleil !

Reprit le Maréchal.

 

- Vous êtes fou, mes hommes vont mourir de soif ! Vous allez nous tuer à petit feu !

 

- Allons allons, je laisserai volontiers partir ceux de vos hommes qui souhaitent retourner chez eux; la voie du Nord vous sera ouverte sous huitaine et nous leur prodiguerons de l'eau en abondance, quand nous serons certains que le Prince et son escorte auront assez d'avance sur vous. Je doute que vos hommes ne souhaitent encore se battre d'ici là, et quant à vous, cela vous laissera le temps de réfléchir à votre exil ! peut être que ces messieurs de  Brivoure, de Morois et de bacholet auront dans leur fief une place pour un Duc conjuré, si ils ne craignent pas que le déshonneur qui va frapper votre nom n'entrave leurs propres projets !

 

Les trois émissaires, à cela, se regardèrent en silence; non sans une certaine culpabilité.

 

- C'est bien ce que je pensais. La loyauté de vos partisans a ses limites. D'ailleurs messieurs, nous vous avions donné un ultimatum: à moins de partir avant midi, vous seriez considérés comme parties prenantes de cette triste affaire ! Puisque vous êtes encore là, vous êtes également nos prisonniers. Sachez que j'ai fait adresser à vos nations respectives de bruyantes remontrances, pour avoir marchés en arme en direction de nos frontières ! Je ne suis guère féru des choses de la politique, mais j'ai dans mon état-major des aides-de-camp qui s'amusent beaucoup des incidents diplomatiques. Reste à savoir si vous supérieurs couvriront vos frasques de leur nom, ou si ils vous laisseront assumer l'entière responsabilité de votre participation à cette frasque.

Acheva le maréchal.

 

Sans attendre de réponse, il se releva de sa chaise, et s'éloigna de la table en direction d'un carré où l'attendait son escorte.

Une dernière fois, avant de remonter à cheval, il se tourna vers les quatre hommes.

 

- Je vous laisse aux bons soins du Général Suljii. Je vous quitte Duc, Comte, Vicomte et Chevalier; mais il me tarde de voir ce qu'il restera de vous quand le jeune Louen montera sur le trône et que vous souverains voudront faire oublier cette mésaventure pour se faire valoir auprès de lui ! Si d'aventure je vous retrouve sous un pont, j'aurai plaisir à vous donner la pièce !

S'écria-t-il, en partant.

 

 

 

54 Nérévard de l'an de grâce 371 

 

Plusieurs semaines, déjà, s'étaient écoulées depuis l'étrange bataille des Héspérides; qui n'avait pas vu tirer le moindre coup de feu.

Comme promis, après huit jours passés dans le désert sous l'accablant jugement du soleil, les soldats d'Artelois s'étaient vu accorder le droit de retourner chez eux à pieds, abandonnant sur le terrain armes et montures. Tous revinrent à leurs logis amaigris, exténués; mais vivants.

Quand ils arrivèrent au sein de leur pays, ils y apprirent que l'Oracle avait confirmé l'innocence du Prince Louen, qui avait été couronné dans les jours suivant son acquittement.

 

Comme prévu, le Roi Louen offrit l'absolution aux soldats ayant suivi le Duc dans sa cabale, justifiant leur conduite par leurs obligations militaires envers le régent de l'époque.

Ce pardon royal fut accueilli avec force soulagement dans l'armée d'Artelois, pour qui cette aventure quelque peu humiliante avait l'avantage de s'être terminée sans heurts.

Le Duc de Brionne, en revanche, ne profita pas de cette amnistie et fut déchu de son titre et banni du Royaume. Dans sa bonté enfantine, le Roi Louen se refusa cependant à accabler son oncle d'avantage et n'ajouta pas à ces sanctions de peine de prison; aussi le Duc disparut-il simplement dans la nature...

Ses trois comparses, le Comte de Bazaine, le Vicomte de Malet et le Chevalier Roans, furent tous désavoués par leurs nations respectives. Le comte se vit définitivement refuser toute charge au sein du gouvernement du royaume de Brivoure, le Vicomte fut condamné à faire face à ses créanciers et fut envoyé au bagne, et le chevalier fut rétrogradé par sa commanderie et renvoyé des ordres. Tout naturellement, le Royaume de Brivoure, le Duché de Morois et le Comté de Bacholet envoyèrent de pompeuses délégations diplomatiques au couronnement du nouveau Roi d'Artelois, qui resta longtemps sourd à leurs chansons.

 

La Garde, enfin, tira de cette étrange campagne un profit considérable.

Ayant récupéré, après leur départ, l'ensemble des armes et montures laissées par les soldats d'Artelois; soit plus de cinquante-mille mousquets et cinq à six mille chevaux, elle se trouva également en excellente position commerciale avec le gouvernement fraîchement nommé par le Roi. Le Premier Consul Zorn refusa cependant toute compensation pécuniaire pour l'intervention de la Garde, préférant à d'éphémères deniers la garantie d'une future coopération entre les deux nations.

 

Enfin, dans la région militaire septentrionale, le Maréchal Pencroff et le Général Suljii profitèrent de ce regain d'activité pour développer la route commerciale du Grand Nord, et sécuriser entre la Baronnie de Cénaria et le Marquisat de Férincs une voie plus à même de recevoir l'afflux de marchands d'Artelois, à qui le Consulat offrit de profiter du régime fiscal loyaliste, impliquant une détaxe conséquente aux importations.

 

 

 

Notes de contexte / lore

---------------------------------------------

Armée Royale d'Artelois

 

- Premier Ost Royal (~ 20 000 hommes)

--- Légion de la Garde Royale

----- 1ère Cohorte (1er chevaliers-gardes, 2e chevaliers-gardes)

----- 2e Cohorte (3e chevaliers-gardes, 4e chevaliers-gardes)

----- 3e Cohorte (5e chevaliers-gardes, 6e chevaliers-gardes)

--- Légion des gentilshommes

----- 1ère Cohorte (1er gentilshommes-gardes, 2e gentilshommes-gardes)

----- 2e Cohorte (1er royal-plastrons, 2e royal-plastrons)

----- 3e Cohorte (3e royal-plastrons, 4e royal-plastrons)

 

- Ost de l'orangeraie (~ 20 000 hommes)

--- Légion de Brionne

----- 1ère Cohorte (1er brionne-infanterie, 2e brionne-infanterie)

----- 2e Cohorte (3e brionne-infanterie, 4e brionne-infanterie)

----- 3e Cohorte (chevau-légers de brionne, ordre monté de brionne)

--- Légion de Marast

----- 1ère Cohorte

----- 2e Cohorte

----- 3e Cohorte

 

- Ost de la Cordillère (~ 20 000 hommes)

--- Légion de Fersen

----- 1ère Cohorte

----- 2e Cohorte

----- 3e Cohorte

--- Légion de Claudel

----- 1ère Cohorte

----- 2e Cohorte

----- 3e Cohorte

 

 

Armée du Nord de la Garde Volontaire

 

- Quatrième Corps d'Armée (~ 25 000 hommes)

--- 6e division d'infanterie

----- 11e brigade d'infanterie (5e léger, 6e léger, 25 ligne)

----- 12e brigade d'infanterie (23 ligne, 28 ligne, 29 ligne)

--- 7e division d'infanterie

----- 13e brigade d'infanterie (8e léger, 26 ligne, 31 ligne)

----- 14e brigade d'infanterie (24 ligne, 27 ligne, 30 ligne)

--- 4e brigade de cavalerie (4e hussards, 7e dragons)

 

- Sixième Corps d'Armée (~ 25 000 hommes)

--- 10e division d'infanterie

----- 15e brigade d'infanterie (32e ligne, 33e ligne)

----- 16e brigade d'infanterie (34e ligne, 35e ligne)

--- Division étrangère

----- 1ère brigade étrangère (1er étranger, 2e étranger)

----- 2e brigade étrangère (1er tirailleurs, 3e étranger, 4e étranger)

----- 3e brigade étrangère (1er cav étranger, 2e cav étranger)

--- 6e brigade de cavalerie (1er spahis, 2e spahis)

 

- Corps de réserve (~ 4 000 hommes)

--- 3e division de cavalerie

----- 4e brigade de dragons (8e dragons, 9e dragons, 11e dragons)

----- 5e brigade de dragons (Pencroff-Cavalerie, Férincs-Cavalerie)

 

 

ofCeEhX.png

Accord de Cénaria:

xm1hAzE.jpeg

 

 

Accord du Miko institute:

q9aQKhO.jpeg

 

 

Accord de Zuccheria:

(en attente)

FoyBgjj.png

Pour conclure cette demande, j'en profite pour remercier mon camarade @Suljii, mais également @wendy marvell qui me seconde dans la gestion de Férincs.

Je remercie également @Jihair, @Ghideon, @Thalkion, @Darkalne, @SkyKKou, @MrFalcar  et @Wariow, résidents de Férincs et camarades de longue date.

Enfin, je remercie tous ceux qui auront pris le temps de lire cette candidature.

Désolé si le RP n'est pas ma meilleure production, je suis moins bon quand il faut que personne ne meure dans une histoire.

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Bonjour,

 

Très bonne idée de proposer un aménagement de territoire dans cette zone qui fait tache.
Le principe de l’aménagement des territoires limitrophes des projets est vraiment une bonne idée, cela ajoute de la cohérence et cela permet de faire de belles transitions entres des projets avec des thèmes différents, donc bonne initiative !

 

Sur le contenu, j’ai du mal à visualiser ce qui sera associé aux légendes du plan, à quoi va ressembler le bourg de Boniface et les différentes plaines ? La falaise est bien, mais je trouve dommage de ne pas utiliser de blocs détaillés (autre que des blocs pleins de cobble et stone, des trucs genre roche moussues, quarts de blocs, escaliers…)

Concernant le RP, pas de surprise, il est très bien et reste largement surdimensionné et pour la demande en question.

 

 

Par contre, quelque chose que je trouve être un gros problème pour la demande de chantier, pas côté Férincs en soit mais côté Cénaria, pourquoi faire un aménagement de territoire alors que le projet n’est pas du tout terminé ? Alors on va me dire qu’Aégis n’avait pas attendu la fin des chantiers sur Freiwald pour s’agrandir et faire son coté de l’aménagement de l’Arydhar ; Oui d’accord, mais Aégis et Freiwald ne jouent pas dans la même équipe, hors là comme rappelé dans le préambule de la demande, vous êtes dans le même regroupement. 

 

Étant donné que vous êtes dans le Consulat de la Garde (Cénaria et Férincs) il n’y a pas de raison pour vous de faire une demande d’aménagement maintenant alors que l’un des 2 projets n’est pas avancé, surtout que la demande n’est pas nécessaire et bloquantes pour l’avancée du reste du projet de Cénaria.

 

La demande est bien, mais il faut à mon sens terminer d’autres chantiers avant (et je parle de gros œuvre visibles depuis le carto, pas de déco…), Cénéria dans un premier temps, mais il ne faut pas oublier les autres chantiers de votre regroupement de joueurs comme Middeheim, L’île Saint Roque, Arcahelm et Refuge de Pan…

 

Bonne fin de soirée et bon courage.

 

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Bonsoir nono,

 

Ta réponse est pour moi une bonne occasion de clarifier quelques points sur le fonctionnement du Consulat de la Garde. Si d'un point de vue RP, l'ensemble du Consulat est dirigé par une personne, moi même, ce n'est pas le cas de l'ensemble des projets de la Garde. En somme, hors RP, il n'y a en terme de fonctionnement et direction aucune différence entre la Garde ou tout autre alliance de projets de Minefield. 

 

Ta remarque reviendrait à reprocher par exemple à Lyndae de s'étendre alors que le regroupement de joueurs du Néo Dominion n'a pas fini le Vampire Bund ou sa reprise d'Adari. Ou que Nydria membre des provinces unies n'est pas finie avant l'entreprise de nouveaux projets par ce regroupement de joueurs. De même pour Simurgh et Atrespoir.

 

Si nous nous étions arrêtés par exemple à la l'aménagement complet de Middenheim, dont la direction revient à Wariow (et cela avant même la fondation de la Garde) pour avancer d'autres projets de la Garde, nous n'aurions pas entrepris Tolwhig, Novi, etc.. Et pour autant, ces projets ont tous portés leur fruit, aussi bien en terme de builds que d'aménagement "MF" (Splash, zones d'ambiance, PNJs civils et militaires uniques aux projets, etc...).

 

Je résume donc ici les directions des projets de notre regroupement / alliance :

- Ghideon : Fort Herobrine, Tolwhig, Novi, Terre-Morne, Refuge de Pan

- Pencroff : Férincs

- Suljii : Arcahelm (avec Jihair), Cénaria

- Wariow : Middenheim, Saint Roque, Mirovitch

- Makiange : Toluki

 

D'ailleurs, c'est surement pour cela que la dernière extension de Férincs a pu être traitée comme telle alors que les points que tu énonces étaient déjà valables concernant Middeheim, l’île Saint Roque, Arcahelm et le Refuge de Pan. L'extension a pu être acceptée, Pencroff a pu la build, y mettre des PNJ's, et en demander une nouvelle.

 

Par ailleurs, je laisse Pencroff mieux te répondre, mais si autant cette demande est une occasion d'avoir une belle frontière entre Cénaria et Férincs, il s'agit bien uniquement d'une extension de Férincs, qui n'a donc pas de lien avec l'avancement de Cénaria.

 

Si tu as des questions vis à vis du RP ou fonctionnement du Consulat, n'hésite pas !

 

Ghideon Zorn, 1er Consul de la Garde Volontaire

 

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Bonsoir !

 

Outre mes petites précisions apportées sur le Consulat de la Garde, j'en profite pour apporter mon plus grand soutien à mon ami Pencroff sur sa demande d'extension !

 

Après avoir laissé Fort Herobrine et le gros des projets de la Garde entre de bonnes mains (les miennes héhé), Pencroff s'est attelé à acquérir un petit morceau de terre au Nord de Stendel : Férincs. Après avoir repris le projet, il l'a non seulement rénové mais y a apporté des PNJ's et zones d'ambiance pour en compléter l'ambiance. Après quoi, il a entrepris une première extension qu'il a mené à bien.

 

Aujourd'hui il vient présenter une petite extension pour étendre de nouveau Férincs mais aussi travailler une cohésion de territoires sur sa frontière Nord. Les plans sont sympas et cela permettra une belle transition entre la baronnerie de Cénaria et le marquisat de Férincs. En somme, tout ce qu'on aime voir sur Minefield.

 

En bref, hâte de voir cette extension voir le jour sur Mf !

Tout mon soutien o/

 

Ghid'

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Hello,

 

Effectivement, Ghideon m'aura doublé sur la réponse mais il est important de préciser que si je suis le fondateur historique de la Garde, je ne suis aujourd'hui responsable que de Férincs avec Wendy. 

 

Les projets de la Garde dépendent de leurs chefs de projets respectifs, qui sont souvent des joueurs distincts, même si on s'entraide.

La Garde est une communauté, et non un projet; c'est un ensemble de nombreux joueurs qui ont mécaniquement de nombreux projets sans que cela nous engage tous sur les projets les uns des autres.

Je n'ai pratiquement pas posé de blocs à Middenheim, pas beaucoup plus à Arcahelm, je n'ai littéralement jamais touché à Saint-rock qui a été cédé à la Garde en l'état et quant au refuge de Pan, il est important de noter que le projet est terminé, et que ce que nous entreprenons dessus ne relève que de l'ajout/bonus; comme il en a été convenu avec son ancien dirigeant.

 

En somme, la Garde en elle-même n'est pas débordée en ce moment, et les travaux du refuge ne sont pas une entrave; pas plus que les travaux de Suljii sur son propre projet - surtout pour des travaux aussi peu ambitieux que cette extension x)

 

Au reste, cette demande est bien une extension de Férincs, qui n'implique pas Cénaria:

Comme je l'ai mentionné dans la fiche technique, les responsables de l'extension sont moi-même et Wendy; Suljii mène sa barque de son coté mais il n'est pas impliqué outre mesure dans cette demande. L'objectif poursuivi est l'harmonisation des frontières, mais c'est bien moi qui gratte le terrain.

 

J'en profite pour remercier ghid pour son soutien ~

 

Bonne soirée !

 

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Bonsoir,

 

Pour les regroupements que tu cites, il y a 1 voir 2 extensions/projets, tandis que pour votre regroupement de projet, il s’agit de 6 projets, dont certains de très grande taille, avec beaucoup de promesses (Arcahelm, Cénaria, Mirovitch, Saint Rocque, Middenheim, Refuge de Pan) et là est tout le problème.

 

Sur l’ensemble des projets de votre regroupement, vous réalisez à titre commun ; du RP, des logos, vous posez/payés des pnjs avec vos PAs (Toi et Pencroff), des changements de biomes et vous revendiquez l’autorité et l'appartenance de ces projets à votre groupe ; “les nombreux territoires réunis sous la bannière de la Garde”. Vous êtes les suzerains RP et pratique de ces projets.

 

Je rappelle que cette “fuite en avant” d’aller chercher de nouveaux projets et de nouvelles extensions en accumulant pleins de gros projets non finis à une conséquence pour les autres ; 


Les Provinces Unies, il y a 3 mois, ont payé les pots cassés des récentes extensions ambitieuses de projets extérieurs à notre groupe, et qui sont actuellement toujours à un stade de brouillons.

 

Si vous voulez avancer des projets de votre groupe qui vous plaisent et qui pour vous sont vraiment importants, alors revoyez vos ambitions à la hauteur de vos capacités et faites état des projets dans votre giron, qui sont faramineux et vides.

 

Si vous voulez continuer ce sujet, nous pouvons en parler sur discord,

Bon courage pour la suite,
Bonne soirée.

 

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Bonsoir !
Je viens apporter mon soutien à la demande de projet de Pencroff. En effet, une véritable cohérence est nécessaire à ce niveau de la carte : un terraforming soigné et des éléments de décoration bien intégrés ne peuvent qu’enrichir cette petite zone et renforcer son charme. Le projet a déjà été en grande partie rénové avec goût et logique, et l’ambiance qui s’en dégage actuellement est vraiment agréable !

Cette extension représente donc une belle opportunité de finaliser l’ensemble de manière harmonieuse. Elle permettrait de donner une vraie conclusion à ce projet, en consolidant son identité visuelle et en assurant une continuité esthétique sur toute la zone. Et surtout ! Enfin un rp ou tout le monde s'en sort ! C'est pas banal chez nous ! 

 

Enfin bref, ce n'est pas une surprise, mais tu as tout mon soutiens o/

 

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Rebonsoir nono,

 

Je fais une petite réponse courte, histoire de clore le sujet, détailler quelques points sur notre fonctionnement et laisser place à ce qui concerne Férincs. Je reste bien sûr disponible sur discord si tu souhaites en parler plus en détails :D

 

En somme, je pense que tu te coinces à une vision de l'ensemble des projets de la Garde ayant un seul dirigeant, un seul responsable : ce n'est pas le cas.

A titre personnel par exemple, mon seul projet en cours est le refuge de pan. Je pense avoir sur mes derniers projets, Tolwhig et Novi, plus que répondus aux attentes pouvant s'en faire (bien que pas mal de petits détails sont encore à ajouter, j'y repasse de temps en temps). En ce moment, après un petit passage pour un coup de jeune du commandement de FH, j'avance le Refuge de Pan, et après pas mal de temps de terraforming, je vais enfin pouvoir commencer le build, ce qui devrait vite répondre à tes inquiétudes sur mes promesses concernant le projet :) (on ne communique par encore dessus, mais un gros post est prévu assez bientot avec nos plans, et un RP).

 

D'ailleurs, nos différents pôles ont une gestion de ressources différentes et non mise en commun (FH pour mes projets, Arca pour ceux de Suljii et Jihair, Middenheim pour ceux de Wariow, etc..). De même pour nos dépenses. Nos PA's pour la gestion de nos projets ne sont pas mis en commun, bien qu'il nous arrive de se faire des dons. La seule exception, c'est que Pencroff et moi nous occupons d'offrir des PNJ's militaires (gardes préfectoraux, etc) aux préfectures, c'est notre petit kiff.

 

Mais par exemple, la direction étant différente, nous ne profitons pas des avantages récents décidés par la modération sur les zones d'ambiance de projets ayant le même dirigeant (je peux entre Tolwhig et Terre-Morne, à moi, mais par entre ces projets et Arcahelm. Cénaria ne pourra pas en profiter avec Férincs).

 

J'espère avoir répondu un peu à tes inquiétudes et questionnements, mais n'hésite pas à contacter les dirigeants respectifs des projets du Consulat si tu as des interrogations à leur sujet, aucun d'entre nous n'a jamais été fermé au dialogue.

 

Bonne soirée !

 

Ghideon Zorn, 1er Consul de la Garde Volontaire

 

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Hello, Je suis ici pour soutenir mon ami et estimé voisin Pencroff dans sa nouvelle demande d’extension. La dernière en date fut un succès, et j’ai donc peine à croire qu’il puisse en être autrement cette fois-ci. L’harmonisation entre nos deux territoires ne fera que renforcer la beauté et la cohérence de notre région du nord de Stendel. Férincs est un projet des plus agréables à visiter, et lui permettre de finaliser son vis-à-vis en retravaillant le terraforming de cette bande de terre, tout en y ajoutant une touche de lore, de petits builds, et une belle connexion avec Cénaria, ne pourra que lui rendre justice.

 

Un gros soutien pour Pencroff et Wendy !

 

Pour te répondre, Nono, concernant Cénaria : le chantier est en effet toujours en cours, et j’y travaille chaque jour depuis plusieurs semaines maintenant. Je me ferai un plaisir de te faire visiter et de te montrer les avancements du projet — projet qui, bien que lié au consulat par le RP, reste un travail personnel, avec seulement quelques coups de main ponctuels de membres de la Garde et d'autres projets :)

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Bonsoir !

 

Des maquettes très sympathiques comme la falaise au nord ou bien le temple en ruine, ainsi qu’une harmonisation globale de la zone. J’apporte donc mon soutien à Pencroff pour cette extension.

 

Simurgheoisement,

MrFalcar

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Hello !

 

Je viens évidemment soutenir cette demande d'extension. Que dire franchement bon build, bon terraf, des déco cool qui vont ajouter un certain charme a cette zone un peu trop vide.

Enfin bref hâte de voir ce que ça donne ! 

 

Sky

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Bonsoir.

Je viens apporter mon soutien au projet de Pencroff. La première partie du projet est déjà très réussie. Mainteant une petite extension pour l'harmonie avec Cénaria. J'approuve.
Pencroff est un compagnon en qui j'ai une totale confiance quant à ses capacités à achever cette petite extension. Et je me porte volontaire pour une contribution financière, vu que le bougre ne fait jamais ses quêtes =3.

---

Maintenant je vais m'exprimer quant aux projets mentionnés sur les quels j'ai autorité, à savoir l'Arsenal de Middenheim, l'île minière de Saint-Rock et le bagne de Mirovitch.
Les deux premiers n'ont de lien avec la Garde que mon personnage qui est historiquement proche de cette dernière depuis sa création. Cette association, bien qu'élégante d'un point de vu RP, n'est dans les faits qu'indirect. Ces projets ne reçoivent ni financement, ni PNJ de la Garde Volontaire et les seuls qui y sont présents sont payés par la marine, qui est une entité totalement indépendante de la Garde sur le plan financier et de ressource. Saint-Rock n'a pour ainsi dire même pas de drapeau de la Garde de présent puisque totalement indépendant sur le plan RP. Et non "cédé à la Garde" comme à pu le dire Pencroff. Il s'agit d'un projet avec sa propre identité et son propre RP. "Il m'a été cédé par Rocky. Et il va conserver sa lancée initiale" conviens mieux à sa situation.
Et bien que le bagne de Mirovitch soit une entité entièrement dédiée à la Garde Volontaire, il reste la propriété et sous la responsabilité de la marine. Et réponds aux même conditions que pour l'arsenal et la cité minière. Son lien avec la Garde n'est que RP et il faut le considéré comme étant plutôt un projet en duo avec SkyKKou.


 

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Bonjour/Bonsoir,

 

La demande est simple et courte sur le fond mécanique. Créer une zone d’aménagement entre 2 projets avec 2 biomes très distincts n’est pas toujours facile, mais l’idée d’une transition avec une falaise rocheuse marche bien. Ça permet non seulement de distinguer les régions, mais aussi de créer un mur visuel entre les deux zones permettant de garder l’immersion dans les 2 sens.

 

S’ajoute à ça que ce genre de falaise n’est pas unique dans la région, le nord de Stendel ayant un dénivelé similaire proche du village de Riannon (mais une inversion des biomes, chose marrante) et ça continue une terraformation intéressante qui s’étend lentement depuis le nord est, chose que je ne peux que soutenir sur l’échelle de la map.

 

Le RP est LONG pour une demande de 100 blocs de large, mais au moins on ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’effort, malgré le fait qu’à mon avis une campagne hors frontière de map alors que Férincs ne touche pas lesdites frontières du monde est hors sujet, surtout quand il s’agit principalement de terraformation et d’éléments purement décoratifs comme une taverne locale ou des ruines. Néanmoins, la plume de Pencroff reste agréable à lire.

 

Je ne vois aucune raison de ne pas soutenir une demande d’extension simple, raisonnable et en accord avec son environnement.

 

+1 donc, bonne chance et bon jeu.

 

Xadrow

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 **Bonjour ChatGPT fait moi une réponse pour la demande d'extension du Marquisat de Férincs**


+1 pour l’extension !
Le projet me paraît cohérent et bien pensé, ça s’intègre bien dans la logique du marquisat.
L’idée d’étendre vers le nord ouvre pas mal de possibilités RP et architecturales, et ça reste fidèle à l’ambiance du coin.
Hâte de voir ce que ça donnera sur le terrain !

 

Bon mise à part la blague, le rp est évidemment de qualité comme à son habitude pour le camarade Pencroff ☭, j'ai tout lu (a mon grand malheur mdrrr) et franchement rien a redire mis à part que c'est très au dessus de ce qu'on demande pour une demande d'extension de 100 blocs haha. Au niveau de la demande en elle même toujours content de voir les frontières de projets s'harmoniser, pour ce qui est des builds c'est dans la continuité de Ferincs et Cénaria donc rien a redire non plus, la seul chose c'est que j'ai pas tout compris pour le Bourg de Boniface les builds envisagés (my bad).  

 

Je ne vois donc aucune raison de ne pas soutenir cette demande d’extension.

 

C'est donc un +1 ! 

 

Votre Elfe New-Stendelien Rigou aka "Le Bourdon"

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Salutations Bonsoir ! 

 

Je viens ici pour soutenir la demande d'extension de Férincs qui va permettre d'apporter de la cohérence au niveau de la frontière avec Cénaria je ne doute pas des capacités de Pencroff a réaliser cette extension.

 

Amicalement Lugnasad,

Chevalier de l'Empire 

Colonel du 8e régiment de hussards de la Garde Volontaire 

 

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Bonsoir.

Je viens apporter mon soutien à cette demande d'extension. Le Marquisat de Férincs est un très beau projet et les nouvelles constructions à venir ne vont que l'embellir davantage.

J'aime beaucoup les nouvelles constructions présentées, surtout les vieux temples en ruine qui pourront offrir une excellente transition avec Cénaria.

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  • Ankorkibil a changé le titre en [A étudier] Marquisat de Férincs, extension septentrionale

Hello,

 

Une demande d'extension logique en mon sens, pour ne pas dire nécessaire ! Elle permettra de mettre en valeur les beaux builds des projets alentours.

Les visuels sont cools, et en considérant le travail accompli sur le reste du projet, je n'ai aucun doute sur la bonne tenue de ce chantier.

 

J'ai également pris plaisir à lire le rôleplay qui est excellement bien écrit !

 

Tout ça pour dire que je soutiens évidement cette demande d'extension, c'est avec plaisir que je viendrais piocher quelques cubes !

 

Dark_Lannes

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Bonjour,

 

Je viens ici ce soir pour apporter tout mon soutien à la demande de Pencroff concernant l’extension de sa reprise du projet Ferincs.

 

Pour commencer, il faut reconnaître le travail déjà accompli. Ferincs dans sa forme actuelle, est achevé. C’est donc tout à fait logique et légitime de vouloir prolonger cette aventure lorsqu’on a encore des idées nouvelles et cohérentes à développer dans la continuité du travail réalisé.

 

Les screens présentés parlent d’eux-mêmes, c’est vraiment beau. L’architecture est riche, soignée et très détaillée, tout en gardant une identité propre et reconnaissable. J’apprécie particulièrement les ruines entourées d’échafaudages. C'est un détail visuel qui donne un vrai sentiment d’immersion et de vie au projet. Franchement, c’est bluffant, on se croirait presque devant le Parthénon ! Une vraie réussite, bravo pour ça !

 

Concernant le bateau, je dois avouer être un peu plus mitigé. Peut-être que la coque me paraît légèrement trop massive par rapport à la taille globale du navire, ce qui déséquilibre un peu l’ensemble. Mais bon, c’est purement une question de goût et je reconnais volontiers que je ne suis pas un expert des bateaux (mes propres essais en la matière se sont souvent terminés au fond du port ptdr). Donc, prends cette remarque comme une simple impression personnelle, rien de plus.

 

Sur le plan géographique, la zone demandée me semble parfaitement cohérente avec le projet actuel. Elle est raisonnablement dimensionnée, bien pensée et, surtout, elle ne risque pas de dénaturer la zone. Au contraire, elle permettra d’harmoniser davantage cette partie de Stendel.
Il faut dire que depuis le déménagement de Cenaria dans les environs il y a quelques années maintenant, il manquait justement cette transition naturelle entre les terres fertiles et le désert aride. Ce projet va donc combler ce vide visuel et apporter une cohérence paysagère bienvenue.

 

En résumé, c’est une extension réfléchie, sobre et mesurée, qui s’inscrit dans une logique de continuité. On sent qu’il y a une vraie vision derrière, et surtout la motivation de faire les choses bien.

 

Bref, bonne chance pour ton extension ! Même si je n’irai pas jusqu’à rallier la Garde (on ne se refait pas héhé), je dois bien reconnaître que soutenir une extension portée par la Garde volontaire, c’est déjà un petit exploit de ma part mdr!!! On dira que c’est mon geste diplomatique du mois !! le Kim Jong-un de l’Ouest fait preuve de clémence mdr !

 

Voici mon +1

 

Carlyto

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Tressui 3 Pampélune de l'an 388 du calendrier Erachien,
De par le Gouverneur Squirkiz, au service de l'Empire,
Adressé au Marchal Pencroff, Marquis de Férincs, et à ses loyaux compagnons du Consulat de la Garde,

Honorables Maréchal et Marquis,

Nous avons lu avec la plus grande attention votre missive détaillant l'extension septentrionale du Marquisat de Férincs, ce noble effort d'harmonisation des frontières avec la Baronnie de Cenaria. Les cadastres proposés témoignent d'une ambition mesurée, propice à estomper les laides traces de l'abandon de la zone. Votre récit captivant de l'embuscade dans les Hespérides, de la protection du Prince Louen d'Artelois par vos Spahis et dragons, jusqu'à la magistrale "bataille" sans coup de feu face au Duc de Brionne – ce piège tactique des dunes où l'ardeur du soleil acheva ce que la stratégie avait ourdi –, illustre avec éclat la vigilance de Férincs et du Consulat, protégeant nos routes marchandes et l'honneur impérial contre les intrigues étrangères.

L'Empire approuve pleinement cette extension sur la zone demandée, surface et souterrains, incluant le Lac de Ligny et la bande est du canal vers Zuccheria. Que routes, postes-frontières, navires de pêche et fouilles antiques animent ces terres, renforçant la cohérence régionale au bénéfice de tous – Cenaria comprise, dont les efforts méritent soutien.

Longue vie à l'Empire !

Gouverneur Squirkiz

Divulgacher

+

  • Harmonisation frontalière avec Cenaria : j'aime toujours quand on comblee les no man's land vanilla pour y créer transitions naturelles (falaise, ruines), ça fait plaisir pour la cohérence de la map.

  • RP immersif et original

  • Visuels jolis malgré leur nombre limité

  • Soutiens communautaires et crédibilité des dirigeants actuels (Férincs est déjà une réussite)

  • Aide indirecte Cenaria/Suljii

-

  • Screens peu nombreux : plus de vues d'ensemble (bourg Boniface, plateaux) auraient aidé, mais compensé par qualité et contexte.

  • Débat avanc Cénaria/Middenheim : clarifié (projets indépendants malgré Consulat et on a posté un message sur le sujet dans les communiqués), pas bloquant.

Bonne construction!

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  • Ghideon a changé le titre en [Validé] Marquisat de Férincs, extension septentrionale

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