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Thalkion

[Validé] [Stendel] Le domaine de Rousset

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Messieurs, mesdames, Plot !


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Sommaire : 

I. Résumé technique

II. Présentation

III. Images

IV. Accords des voisins

V. Un nouveau roleplay

 

- ─ ──────── ─⊰ - ⊱─ ───────── ─ -

 

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=> Nom : Domaine de Rousset

=> Dimensions : Se référer au plan

=> Hauteur : Maximale, bien que le vignoble ne sera pas aussi grand

=> Zone de construction : Principalement en surface, également sous terre

=> Objectif du Projet : Décoration

=> Personne(s) responsable(s) du projet : Thalkion, Lugnasad, Pierrot

=> Plan : (Frontières en bleu)

 

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      Qu'est-ce que le petit vignoble de Rousset ? Véritable tâche dans le décor stendelien, le vignoble est une petite enclave, symbole du duché de Provence se trouvant loin à l'ouest, par delà les terres de Glindelhall et le rempart Aégis. Rousset dans la langue provençale, signifie "Petit rouge" et fait écho à la couleur rouge du ciel lors des couchers de soleil dans cette région. Au domaine de Rousset, le soleil est toujours tapant, veillant sur les quelques ouvriers agraires et oléicoles entretenant vignes et oliviers.
Le domaine est apparu dans les années 210 par l'arrivée de provençaux dans l'Empire, peu avant les premiers échanges entre le duché et Stendel. De fait et comme dans la région de Provence, la mentalité du vignoble y est pacifiste et se consacre exclusivement à la culture de la vigne et de l’olivier provençal, tous deux ramenés du duché éponyme. Le vignoble se veut discret malgré sa proximité avec la grande route, et souhaite se développer paisiblement tout en commerçant étroitement avec le duché de Glindelhall considéré comme très similaire à la culture provençale.

       Le domaine de Rousset, au niveau viticole, se spécialise essentiellement dans la production de vin rouge. En effet, sur les huit cuves du domaine, quatre sont spécialement attribuées à la production de vin rouge. Deux autres cuves sont destinées au vin de presse, également rouge, lui destiné à une consommation locale à l'intérieur du domaine. Enfin, les deux dernières cuves sont elles destinées à la production d'un vin rosé, plus qualitatif, qu'on appelle la Rousse. Les principaux cépages du domaine sont la Syrah, la Provençale, ou encore la Glindel. Rousset compte en tout une vingtaine d'habitants, et ne se targue d'aucune vanité en tant que petit domaine.


/!\ Attention ! Synthèse du roleplay, ne lisez pas ce qui suit si vous souhaitez le lire en bonne et due forme /!\
      L'histoire du vignoble commence dans les années 215 quand une caravane marchande venant du lointain duché de Provence (soit loin à l'ouest derrière Glindelhall), ayant entendue des ragots d'une autre civilisation cherche à parvenir à une région qu'on appelle "Stendel", sous la tutelle d'un empire inconnu. Cette troupe traverse avec beaucoup de pertes toutes les étendues sauvages de l'ouest en dehors de Stendel et arrive donc par les monts de l'Ougal. Après de nombreuses mésaventures dans ces monts, la troupe est prise à partie par un groupe de Gobelins qui enlève plusieurs membres. C'est ici qu'ils rencontrent le Chevalier Halwynt Thalkion, et racontent à celui-ci l'existence d'un duché au temps fabuleux et aux couleurs criardes loin à l'ouest. c'est ce qui motivera plus tard ce dernier de partir à la recherche de ce soi-disant duché, qu'il finira par trouver. En attendant, le chevalier aida les marchands à sauver leurs proches des gobelins et leur indiqua un endroit où s'installer le temps qu'il contacte les hautes autorités de l'Empire en les priant d'accepter ces gens d'une région inédite.

 

 

 

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        L’inspiration est clairement d’idée provençale ainsi que de l’extension Blood and Wine du jeu-vidéo The Witcher 3 : Wild Hunt. Je me suis aussi appuyé sur les différentes architectures déjà présentes sur Minefield ; je pense notamment à celle de la refonte de Yorez (xadrow, rtdu24 et Pierrot) ou encore le village balnéaire de Valensburgh, par l'équipe simurgheoise. Vous l'aurez également compris, à la manière de la demande du Pays d'Arda, le domaine de Rousset est d'ors et déjà construit en créatif sur une parcelle FreeField. Ce choix, si ne laissant sur le papier pas place à l'improvisation est à nuancer : premièrement la domaine est un travail de précision, que seul le créatif permet pleinement d'établir  ; deuxièmement quelques autres idées ont été prévues et seront, à la manière de Simurgh, dévoilées et créées en temps et heure ^^

 

Voici donc les images de la parcelle FreeField ! =)

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Les caves du domaine !

 

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Le pont que l'on va refaire

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Voici donc quelques images d'inspiration pour ce qui est de The Witcher ainsi que la réelle Provence =)

 

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Cerve :

 

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Tsuribashi :

 

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Prologue : Un contrat qui n’en vaut pas la peine

 

Comme souvent dans la blanche chevalerie de Stendel, régnait dès les premières lueurs de l’aube une agitation certaine, propre aux chevaliers de l’Empire. Bruits en tout genre, allant du bâillement au grincement des pièces d’armures trop usées ; tout en ce lieu respirait et vivait au rythme des guerriers les plus fins de tout Stendel. Dès l’apparition du soleil, toute cette cacophonie ordonnée se dirigeait déjà vers les étages inférieurs de la forteresse, car en effet, il y existait une pièce bien particulière, accessible seulement par ces chevaliers. Le Hall des missions, ou la Salle de la guerre, comme on la surnommait affectueusement, abritait un tableau au but éponyme, à savoir celui d’afficher des missives de tout l’Empire, et proposer ces missions aux chevaliers. Paradoxalement, comme chaque matin dans la prestigieuse chevalerie, éclataient des disputes enfantines quant à ces missions. En général, tous attendent ce moment avec impatience, des guerriers expérimentés aux nouveaux chevaliers, adoubés le mois précédent ; tous nourrissent le rêve de prendre un contrat fantastique leur rapportant par la suite honneur, respect et renommée.

 

Au petit matin du 5 Claircelune de l'année 215, la même ambiance régnait dès les sept heures du matin dans le hall de la chevalerie. Dans l’attente de l’arrivée des employés impériaux amenant avec eux les missives de tout Stendel, tout ce beau monde composé d’armures multicolores discutaient entre eux. Puis enfin arriva le majordome principal, ouvrant les lourdes portes scellées de la pièce aux missions. Tout le respect jusqu’ici établi vola comme à l’accoutumée en éclat, et chacun entreprit de démolir le voisin de devant pour gagner quelques places. Tout ceci dans le plus pur respect de la tradition chevaleresque bien-entendu. Une heure plus tard, la pièce s’était désengorgée de trois-quarts et seuls restaient les bleus, les employés du château, et quelques chevaliers discutant entre eux. Les missions les plus intéressantes étant déjà prises et ne restant que les plus simples, beaucoup avaient vite lâchés l’affaire et s’étaient retranchés dans leur chambre, attendant oisivement la journée suivante. 

Au milieu de tout ceci traînait depuis plusieurs semaines une affiche que le temps n’avait pas épargnée. Celle-ci a n’en point douter avait voyagée dans tout Stendel. La missive, sans doute jugée trop simple et nulle, ne semblait guère intéresser le monde alentour, et pourtant ; celle-ci était toute aussi urgente et dangereuse que les autres.

 

-  -  -

 

Le vent ; violent, froid et cinglant, revint subitement à l’assaut de la petite troupe. À cela, vint s’ajouter presque aussitôt la pluie et la brume, tout aussi virulents, rendant le sentier de pierre mortel au premier faux-pas. Finalement, l'accalmie qui avait permit de passer le col de la chaîne de montagne avait volée en éclats avec le retour du mauvais temps, et dans le ciel gris et sombre s’agitaient désormais de grands nuages, tombant presque sur les êtres encapuchonnés. La troupe, pourtant, avançait, encore et toujours au milieu des neiges, des roches et de l’eau ruisselante. Qui s’était trouvé non loin aurait pu apercevoir des gens de toute taille et de toute corpulence, s’enfonçant au plus profond de leurs capes de routes, étonnamment aux couleurs criardes, mais délavées. À cela, s’agitait la présence d’une ou deux carrioles, menaçant à chaque instant de glisser par-delà les dangereuses falaises des monts. La troupe avançait en terre inconnue depuis maintenant un bon mois et avait déjà souffert de plusieurs pertes dues au temps, au relief ou bien aux animaux, plus sauvages dans cette région-ci du monde. Après tout, aucun marchand n’était préparé à devenir homme d’action.

 

Une silhouette, se détacha du groupe et parvint à en rejoindre une autre plus avant. C’était une jeune femme, et elle parla dans le vent tonnant :

 

— Père, cette route est réellement impraticable, si nous continuons de forcer, les carrioles contenant nos réserves vont finir par dégringoler, et nous avec !

— Il est trop tard pour rebrousser chemin, fit l’homme, manifestement son père, qui avait un air grave mais amical. De surcroît, je vois déjà le bout du chemin, nous n’en sommes plus très loin.

 

La jeune femme parla à nouveau, mais une bourrasque de vent l'empêcha d’être entendue. Presque après, un cri se fit entendre, lui bien au-dessus des éléments météorologiques. Une silhouette venait de tomber vers la mort.

 

— Père, nous devons trouver un abri, où nous ne passerons pas la nuit. Nos gens tremblent de peur et de froid, les petits vont mourir ... Père !

— Nous ne sommes plus très loin, répéta simplement l’homme. Nous en voyons le bout, c’est tout proche. Nous devrions continuer.

 

À ce moment-là, un grondement macabre retentit. Pire encore que tout ce qui avait été entendu jusqu’ici. La montagne, sous les coups du tonnerre, grinça et se mit à secouer comme jamais montagne ne trembla. Enfin, dans un crac terrible, un pan entier de la montagne se détacha de la cime, détruisant le col emprunté plus tôt par les marchands. À la stupéfaction de ceux-ci en contrebas, le bloc de pierre et de roche ouvrit de grands yeux orangés, fendus en leur milieu d’une barre noire, et entreprit de bouger ce qui semblait être son corps. La troupe, terrifiée, ne put que écarquiller les yeux devant le spectacle qui se déroulait désormais devant leurs petits yeux : ce n’était rien d’autre qu’un immense reptile fait de pierre qui, bougeant ses membres, allait provoquer un immense éboulis. La jeune femme, face à l’inactivité de son père, décida d’agir. À la troupe, elle cria "Abandonnez les chariots et suivez-moi, courez !". La panique prit alors tout le monde, et chacun se mit à piailler pour savoir quoi faire. La nouvelle cheffe elle, attrapa son père par la main droite, et posa l’autre main sur la paroi, à la recherche de la moindre anfractuosité de la paroi, pouvant cacher un refuge potentiel. Les malheureux qui avaient trop trainés furent bientôt fauchés par les roches descendant les pentes à toute vitesse, d’autres, transis de peur se blottirent contre la paroi et il ne fut dès lors plus possible de les en bouger. On dut les abandonner. L’une des deux caravanes explosa sous le coup du tonnerre, et s'enflamma, détruisant de manière certaine l’une des deux réserves. Mais tout le monde, désormais, n’en avait guère d'intérêt ; il fallait courir ou mourir. Alors la troupe courut sans s’arrêter, à gorge déployée pendant une bonne vingtaine de minutes, chacun sauvant sa vie, sans se retourner aux cris des malheureux glissant vers une fin certaine.

 

Puis la main de la jeune femme glissa dans un trou de la paroi, et cette dernière s’affala de tout son long dans l’obscurité réconfortante et protectrice d’une grotte tant espérée.

-  -  -

 

 

Roland de Brinvert posa un regard paternel sur sa fille, Emeline, maintenant affalée sur le sol, endormie. Sa fille, il le savait, les avait probablement tous sauvés d’une mort certaine plus tôt sur les pentes tortueuses de la montagne. Pour tout dire, la lumière que lui avait cru voir plus bas n’était en fait rien d’autre qu’un bout de métal reflétant la lumière de la lune, et non pas une auberge comme il l’avait pensé. La nuit elle, continuait de régner au-dehors, Roland pouvait la voir par l’ouverture de la grotte ; pour autant, le temps lui semblait s’être un peu calmé. Le lendemain, si tout allait bien, il formerait sans doute une équipe de volontaires pour essayer de voir si les charrettes étaient encore debout, bien que cela soit peu probable. Le père Brinvert, du haut de sa barbe noire grisonnante, passa un regard circulaire sur l'alcôve de roche où logeait la compagnie : Sur la trentaine de gens qui étaient présents avant l’escalade de la montagne, il n’en voyait qu’une dizaine dans la grotte, les autres s’étaient donc soit perdus, soit cachés, soit avaient trouvés leur fatale destinée. Roland le savait, il n’avait rien fait pour les sauver ; et ce bien malgré lui, il faut le dire. Il avait failli en tant que père, que fils, et plus que tout, en tant que meneur de la troupe. Tandis qu’un feu séchait les parois humides des murs, tout le monde dormait à présent, si ce n’est le père Brinvert et une autre femme, sanglotant timidement dans le coin opposé. 

 

Le meneur du groupe se sentit dérangé par ses pleurs, qu’il assimilait à des reproches, aussi chercha t-il un endroit plus calme et silencieux dans les recoins de la cavité pour ne plus avoir à les entendre. Il s’installa alors sur l’une des pièces jonchant le sol, et entreprit d’écrire son rapport journalier sur l’expédition qu’il menait. La troupe était partie depuis déjà deux gros mois. Essentiellement composée de marchands, et d’ouvriers ou de fermiers, ils avaient eu la chance quasi-miraculeuse de ne rencontrer en chemin aucun danger. Selon les estimations qu’il avait lui-même fait, Roland considérait qu’ils devaient arriver à destination d’ici un jour maximum. Peut-être étaient-ils même déjà arrivés ? Il n’en savait rien, car il n’avait vu aucun panneau, ou aucune trace pouvant laisser croire à une civilisation non loin ; et pour couronner le tout le temps les avaient empêchés de voir depuis la cime des montagnes, autrement, il était sûr qu’il aurait pu déceler quelques indications. L’homme traça distraitement quelques montagnes sur la carte qu’il tenait dans son journal et passa quelques secondes à écouter les murmures de la montagne, provenant du corridor sombre en face de lui ; puis il se remit à réfléchir. Peut-être qu’après tout, sa quête ... Enfin, leur quête, était vouée à l’échec depuis le début ? Roland se souvenait comme on s’était moqué de lui bien loin en arrière dans son pays en disant que cette histoire et le lieu que lui cherchait, n’étaient que des rumeurs ; des “on-dit” fabuleux. L’homme ne savait plus quoi penser : continuer vers ce lieu hypothétique ou bien au contraire faire marche arrière ?

 

Il continua d’y réfléchir pendant quelque temps, en écoutant paresseusement les messes-basses de la montagne que le vent devait faire parler.

 

-  -  -

 

« Loin, loin au delà les Grandes-collines, et par delà les grandes étendues sauvages et inhospitalières qui bordent notre duché existe, paraît-il, une région de toutes les intrigues. Aux oreilles de votre fidèle auteur, on a rapporté d’elle qu’elle comprenait toutes les visions ; tous les paysages ; tous les peuples et tous les dirigeants possibles. Cette région inaccessiblement fabuleuse est grande, riche et prospère et, pour sa majorité, vit sous le règne d’empereurs bons et immortels. Telle est la légende de Stendel la lointaine. »

Guillaume de Buisse,

Racontars d’un chevalier errant

 

-  -  -

 

Le réveil fut rude pour toute la compagnie, malgré les quelques heures supplémentaires de repos qu’avait accordé le père Brinvert. Le soleil avait déjà largement commencé son ascension quand le groupe, préparé et quelque peu remotivé sorti de son abri. À l’extérieur, les pentes étaient toujours humides et glissantes de la tempête du soir précédent. Il fallut ensuite retourner sur le lieu de l’abandon des charrettes, mais, comme le groupe l’avait largement anticipé, ils n’y trouvèrent rien. En vérité, les charrettes se trouvaient bel et bien plus bas pourtant, mais explosées et émiettées parmi les bouts de roche des versants de la chaîne ; en bref, il n’y avait plus rien à faire de ce côté-ci, et il fallait déjà mieux continuer la descente pour arriver en bas dès que possible. Le groupe se remit en marche tandis que Roland scrutait doucement l’horizon voilé à la recherche de vie. Les cieux étaient lourds et les nuages nombreux malgré le soleil flambant loin au-dessus. L’homme s'apprêtait à rejoindre la troupe, abandonnant ses observations lorsqu’il la vit :

 

— Une tour… Une tour ! Cria-t-il avec une pointe d’euphorie dans sa gorge serrée.

 

Sa fille, Emeline, se retourna, prête à réprimander son père sur le chemin qu’ils devaient encore parcourir quand, au bout du doigt de son père, elle la vit aussi.

— Une … tour ? Fit-elle avec hésitation. C’est une tour ?

 

Et une tour, ca l’était. 

Pointant au-dessus des cimes vertes et cachée entre deux passages de nuages, se trouvait bel et bien une tour à l’allure magique. La pointe de sa toiture noire, sans doute en ardoise, semblait entretenue et sans aucun trou, laissant supposer que l’on pouvait y vivre. La tour en elle-même peinait à dépasser les arbres lointains, mais on pouvait voir que les murs étaient faits en une sorte de pierre grise, inconnue de la caravane provençale.

Roland de Brinvert, se pliant sur ses genoux sous le coup de l'excitation se répéta euphoriquement :

 

— De la vie, il y a de la vie !

 

Sans la pluie, sans l’orage et sans le vent, la troupe alla bon train, et plus rapidement que la veille. Tous étaient pressés de descendre les flancs rocheux après la découverte de la tour. Bien que celle-ci était à environ une cinq lieues provençales (soit une trentaine de kilomètres avec les mesures standards stendeliennes). La troupe avait par-ci, par-là réussit à attraper quelques restes du convoi éclaté, et s’était remise en route, gonflée par la découverte du chef d’expédition. Quelques heures plus tard, ils avaient déjà descendu de moitié les flancs de la montagne et, avaient même trouvés un cairn, présence d’une vie intelligente dans les environs. Brinvert, se surprenait lui-même à entendre sa communauté parler de manière si joyeuse, quoique bruyante, en s’imaginant déjà arriver aux cités d’or décrites par les racontars de De Buisse. 

Aux environs de cinq heures de l’après-midi, la caravane que nous appellerons ici par commodité “provençale”, arrivait enfin au pied des monts grisâtres, ceux-ci regardant s’éloigner en la toisant du haut de leurs arêtes rocheuses. Le paysage d’andésite avait laissé place à une épaisse forêt de pins et autres conifères, qui montaient haut dans le ciel, installant à leurs pieds une ambiance lourde quoique tamisée en cette fin de journée. Hélas pour les provençaux, la forêt n’inspirait que peu confiance et sentait l’humidité et le danger. On laissa le chevalier Bélin Albenas-Ligny-De-Bonvouloir prendre la tête du groupe du fait de son expérience militaire acquise dans le duché. L’homme en armure de plaques aux couleurs d’or et de laiton guida la compagnie à travers les bois, dépassant ici des ruisseaux boueux, et là des tanières de fouines. L’humeur n’était guère plus à la rigolade et chacun se concentrait pour entendre le moindre bruit pouvant signaler un danger potentiel. 

Pourtant, qu’est-ce qu’ils auraient pu faire ? Ils étaient perdus dans une immense étendue sauvage.

 

La nuit était largement tombée, et la lumière de lune elle, peinait à se faufiler sous les pins. Sir Albenas-Ligny-De-Bonvouloir avait observé que le jour tombait vers sept heures environ par ici, et en avait déduit qu’ils marchaient dans la forêt depuis bientôt quatre heures. La boue et la saleté commençaient à sérieusement salir son armure, et son pantalon fendu et bouffant de lansquenet avait lui pris des teintes verdâtres. Avec les torches de fortune qu’ils s’étaient fabriquées, ils continuaient d’avancer tout droit, en direction de la tour qu’ils avaient vu plus tôt dans la journée. Finalement, exténués, ils durent s’arrêter au milieu d’une clairière au fond de laquelle coulait un petit ruisseau. Tout le monde prit ses quartiers, et toutes les dispositions pour établir un campement de fortune ; feu, eau, à cela devait s’ajouter la nourriture qui commençait cruellement à manquer. On désigna alors les frères Hatrentuit, des chasseurs hors-pair, qui partirent sur-le-champ dans les sous-bois à la recherche de gibier. Albenas, lui revenant de sa ronde, s’approcha du père Brinvert :

 

— Monsieur Brinvert, fit-il. Il y a une tanière non loin au bout de la clairière.

— Une clairière ? Répéta l’intéressé. Quelle sorte de clairière, dois-je rappeler les Hatrentuit ?

Le chevalier marqua un moment de réflexion et embraya :

— Non, ce n’est pas une tanière d’animal, répondit le sire. J’ai peur que nous ne soyons en train de camper près d’une fourmilière prête à exploser.

— Mais nous ne pouvons pas nous déplacer à nouveau, coupa Rolland Brinvert. Les chasseurs sont déjà trop loin pour être rappelés, et nous ne ferions qu'inquiéter nos familles et compagnons… Non, nous devrions plutôt aller voir par nous-même, histoire d’être sûrs.

 

Le chevalier ne dit rien. Lui avait l’habitude de l’action, après tout, il avait juré sur le héron de défendre les veuves et les enfants. Mais amener avec lui un civil… Non, ce n’était pas chose avisée.

 

— J’ai décidé et c’est tout, intervint Rolland alors que le chevalier allait faire part de son point de vue. Allons y.

 

Les deux hommes partirent, sous couverture de la chasse, en direction de la tanière, et pendant ce temps, la troupe se mit à papoter bruyamment, ignorant les dangers de ces contrées. Et pourtant, qu’est-ce qu’ils auraient pu faire ? Ils étaient perdus dans une immense étendue sauvage.

 

-  -  -

 

Le chevalier avança prudemment entre les grands pins, attentif à chaque mouvement, chaque bruissement, chaque chute d’épines de pins. On lui avait déjà rapporté la présence de voix dans les environs, que les locaux appelaient “Fantômes de l’Ourgal”. Lointaines, indescriptibles et plus que tout, introuvables, ces voix semblaient “filer avec le vent lui-même” selon les propres mots du bailli de Sciure. Halwynt Thalkion s’était alors juré de mettre cette affaire au clair, surtout dans cette région prospère de Stendel. Pour le moment, il suivait une tout autre quête : une missive que le temps n’avait pas épargnée. Celle-ci a n’en point douter avait voyagée dans tout Stendel. La missive, sans doute jugée trop simple et nulle à l’époque, ne semblait guère intéresser les chevaliers quelques semaines plus tôt, et pourtant ; celle-ci était toute aussi urgente et dangereuse que les autres missions proposées. Une affaire de Rochelins.

Rownr, le cheval de Thalkion, marchait au pas cadencé sur la route reliant Sciure au reste du duché de Glindelhall. Mais le chevalier, halas, s’était trop attardé et la nuit l’avait surpris. Il descendit donc de sa monture, et s’arrêta quelques mètres plus loin sur le bord de la route. La grande forêt de Glindalaan en effet, était un endroit dangereux à la nuit tombée, interdisant même l’usage de feu. Enfant, on racontait au jeune Halwynt qu’une fois la nuit tombée, plus personne ne devait bouger, car tous les monstres étaient de sortie ; l’immobilité et la discrétion étaient donc l’arme des survivants.

 

Le chevalier désella son cheval et l’attacha près du cours d’eau qui ruisselait non loin, il installa son propre camp près de la souche pourrie d’un arbre, sortant au passage son journal de route pour y inscrire sa progression. Et soudainement, il les entendit : les fantômes de l’Ourgal, parlant et riant. Puis il les vit, ou plutôt il vit le feu de camp qu’ils avaient allumé. Ni une ni deux, le chevalier attrapa son sabre et fit marcher sa tête machinalement : logiquement, il n’y avait que deux réponses à ce qui se produisait devant ses yeux, soit il s’agissait de bandits ignorant les dangers de Glindel, soit c’était bel et bien des fantômes ; chose que le chevalier n’avait encore jamais vue. Il se mit à ramper entre les buissons, et s’approcha peu à peu de la lueur du feu, conscient que cela le rapprochait aussi d’un plus grand danger. Halwynt avança encore d’une vingtaine de mètres et se cacha derrière un tronc pour mieux observer la scène qui lui faisait face :

Au centre de la clairière dansaient une poignée de femmes, encouragées par toute une compagnie de gens, adultes et enfants, environ une vingtaine en tout. Tous avaient une sale mine, mais semblaient pour l’instant très joyeux … et très alcoolisés à la vue d’un tonnelet qui se trouvait non loin. Étonnamment, leur style vestimentaire était inconnu à Thalkion, il n’avait jamais vu celui-ci autre part sur Stendel et dans l’Empire. Rouge écarlate, jaune pissenlit, vert clair et autre couleurs criardes accompagnaient les curieuses formes de vêtements bouffantes de ces gens. Excentré, un homme chantait et jouait d’une sorte d’instrument à vent produisant un étrange son quand l’homme le pliait et le dépliait dans tous les sens. Curieusement, le plus étonnant dans tout ce spectacle était une chose qui n’avait pas tout de suite marqué le chevalier : leur langue. Tous parlaient un dialecte qui était inconnu au chevalier, mêlant des phonétiques courantes et d’autres plus fantaisistes. 

Ces gens étaient tout bonnement fascinants.

 

La troupe festoyait bon train, pensa Emeline de Brinvert, quand plusieurs bruits commencèrent soudainement à se faire entendre dans les broussailles jouxtant la clairière. Ceux-ci s’amplifièrent peu à peu, puis vint l'accroc. Du fond de la clairière sortirent des petits êtres gris. Instantanément, la danse des femmes s’arrêta, et les cris succédèrent presque aussitôt à la fabuleuse musique qui se déroulait juste avant. Ces petits monstres, au début déstabilisés par ces sons stridents, reprirent peu à peu le contrôle de la situation, un sourire mauvais au coin des lèvres.

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Dans la Chevalerie de Stendel traînait depuis plusieurs semaines maintenant, une affiche que le temps, pour sûr, n’avait pas épargné. Celle-ci a n’en point douter avait voyagée dans tout Stendel. La missive, sans doute jugée trop simple et nulle, ne semblait guère attirer l'intérêt des chevaliers alentour, et pourtant ; celle-ci était toute aussi urgente et dangereuse que les autres : C’était une affaire de Rochelins.

-  -  -

 

Des Rochelins, pensa instinctivement le chevalier ; il sauta à son tour dans la clairière en dégainant son sabre. Les petits gnomes avaient déjà fondu sur la troupe inconnue, et étaient en train de frapper à qui mieux mieux les marchands apeurés et désordonnés. Eux s’étaient éparpillés dans la clairière, ce qui était parfaitement stupide, car les rochelins se jetaient par paquet de 3 sur chaque humain ; déjà quelques-uns gisaient à terre, assommés, ou morts. Les rochelins en effet, frappaient avec des armes contondantes lourdes, comme des massues et, une fois au sol, soit ils vous abandonnaient, soit ils vous éclataient le crâne. En une dizaine de pas, le chevalier fut sur eux, et il commença à distribuer des coups, son écu aux couleurs stendeliennes dans le dos. Lesdits coups fondèrent sur les premiers rochelins attaquant une mère et son enfant, mais ils rebondirent sur la peau de pierre du petit gnome. Thalkion le savait, la peau granitique de ces monstres était une bonne protection, et le seul moyen d’abattre un de rochelins, était de viser les jointures, principalement entre le torse et le bas du ventre. Il réajusta alors sa portée, donna une botte à l’un des rochelins voulant sauter sur lui, et lança un autre coup transversal en direction de celui qui arrivait de face. La bête hurla, et ne put qu’observer son sang noir se déverser sur le sol herbeux. Il en alla de même pour les deux autres quelques secondes plus tard. Sans se retourner, le chevalier impérial laissa hagard les deux provençaux, et se dirigea vers le reste de la troupe.

La prochaine cible était la troupe de quatre gnomes gris entourant vicieusement deux enfants, que leur père tentait de cacher dans son dos tout en agitant un coutelas vers les monstres. En un instant, le chevalier était sur le dos du premier à portée, et sa tête, dont les jointures s’étaient trop exposées, vola au pied des deux gosses. Thalkion put donner un coup de garde à celui arrivant de la gauche, mais il ne put éviter celui de droite, qui lui faucha quasiment les pieds. Le chevalier peina à rester en place, mais parvint tout de même à esquiver le coup de massue du petit diablotin. Il suffit alors d’un bon coup d'estoc pour transpercer le gnome, qui s'affaissa en se tenant désespérément à la lame du sabre. Les deux derniers, à la vue du gnome sanguinolent, se retournèrent et coururent jusqu’à la lisière de la clairière. Le chevalier fit un tour d’horizon du lieu en essuyant sa lame poisseuse : tous les rochelins fuyaient, mais pas de peur, non. Sous les cris incompréhensibles des gens de la troupe, Thalkion vit disparaître dans une tanière, des pieds humains que l’on traînait. 

Les rochelins avaient capturés leurs proies.

 

Par des paroles et des cris perçants, on tira sur le bas ensanglanté du chevalier tout en montrant l’entrée de la tanière. On se mit même à pleurer. Thalkion n’eut d’autre choix que de plonger à son tour dans les profondeurs de la tanière.

Celle-ci était étonnamment était calme, et voyait un ruisseau s’écouler depuis la surface jusque dans les profondeurs de la terre. Le chevalier, qui avait eut le temps de dégoter une sorte de torche, éclaira d’abord succinctement les deux bords du couloir pour être sûr qu’il n’y avait pas de renfoncements annexes d’où l’on aurait pu le prendre en embuscade. Le chevalier le savait, les rochelins n’avait, au contraire de leurs cousins gobelins, aucun appétit autre qu’alimentaire ;Celle-ci était étonnamment était calme, et voyait un ruisseau s’écouler depuis la surface jusque dans les profondeurs de la terre. Il s’agissait donc de ne pas se jeter dans la gueule du loup et finir inutilement capturé. Thalkion marchait à pas de loup, en évitant soigneusement de ne pas marcher dans l’eau, dont le cours devenait de plus en plus large au fil de la descente. Le chevalier se figea soudainement ; il avait entendu ce que les locaux appellent “les murmures de la montagne”. Mais l’homme en armure n’était pas dupe, et lui connaissait la signification de ces bruits: des gnomes. Plusieurs gnomes. Ceux-ci, jusque-là dans l’obscurité, en sortirent brusquement en poussant des cris perçants, toutes armes dehors. Thalkion les attendait cependant, et tout aussitôt, il fit danser son sabre entre les parois rocheuses. La lame d’acier cueilli au passage l’un des rochelins juste sous l’aine, et l’autre en plein milieu de la carotide, gonflée par la rage. Les deux s’éffrondrèrent, mortellement touchés, aux pieds du stendelien. Les autres, plus prudents, scrutèrent la moindre occasion de frapper ; cependant, ils n’en avaient pas l’occasion, car le chevalier les poussait sans cesse plus loin, agitant sa torche écarlate. Acculés au fond d’un renfoncement, les rochelins n’eurent bientôt plus le choix, ils fondirent sur le chevalier en armure comme un seul monstre, et pour la première fois, l’obligèrent à reculer. Thalkion fit danser une fois de plus son sabre, et toucha la carapace de l’un d’eux. Son geste l’emporta trop cependant, et il exposa malgré lui l’arrière de sa cuisse gauche.

-  -  -

 

Le chevalier ressentit une cuisante morsure sur la partie qu’il savait trop exposée. Il réussit sans mal à abattre le rochelin qui le mordait, mais le mal était déjà fait. Les rochelins avaient une force titanesque en matière de morsure, et celui-là n’avait pas fait exception en tordant les plaques en métal vers l’intérieur. Poussé par l’adrénaline, le chevalier pivota pour désorienter ses adversaires, tapa, et fit encore deux pas de côté pour lancer une transversale sur les parties exposées des rochelins. Il en faucha deux, et blessa gravement le troisième, qui se mit à toussoter à quatre pattes, face contre terre.

Le couloir était rapidement devenu silencieux, mais pas pour longtemps, le chevalier s’en doutait. Il n’avait pas pu empêcher le dernier gnome de fuir vers le nid central ; les rochelins restants seraient bientôt au courant de l’arrivée du chevalier. En conséquence, Thalkion redoubla d’efforts pour être le plus discret, mais son pied mordillé provoquait à chaque pas, une vive douleur, et aussi un petit crissement de tôles métalliques. Le corridor de roche finit peu à peu par se faire plus large, et l’eau qui coulait au fond, devenait plus étroite, mais du même coup plus bruyante. Puis finalement, au coin d’un couloir, la luminosité se fit plus vive et plus claire ; l’espace le plus grand de la tanière baignait dans la vive clarté de la lune, s'infiltrant par le plafond à travers des racines tortueuses. Les murs de la cavité étaient troués de petites entrées, pas plus grandes qu’un rochelin, c’était là leur repaire ; de plus au centre se trouvaient une grande cuve ainsi qu’un feu sur lequel se trouvait une immense marmite de roche. Tout autour de cette placette archaïque, une dizaine de gnomes observaient l’un des leurs, singulièrement plus grand (bien que plus petit qu’un humain), une sorte de chaman gémissant dans une langue propre à ces êtres. Non loin derrière gisaient, assommés les membres capturés à la surface. La torche fut rapidement éteinte, elle ne serait plus d’aucune utilité pour ce qui allait suivre. Le chevalier lui, fouilla dans sa sacoche, et en sortit enfin ce qu’il cherchait, un petit flacon contenant un élixir de force et de rapidité. Il but sans hésiter le contenu et fut parcouru de frissons peu agréables, il avait l’impression que son ventre allait exploser. Enfin, la torpeur s’éteignit, et il ne ressentit plus qu’une grande légèreté, et une souplesse extrême.

Le chevalier lança discrètement, mais de toutes ses forces, la petite fiole de verre, qui vint s’écraser sur l’un des murs. Profitant de cette maigre diversion, il se mit à courir vers le rochelin le plus proche, découvrant trop la jointure sous son dos. Le chevalier frappa si fort que le monstre fut simplement découpé en deux. Le guerrier attrapa nonchalamment la petite sagaie qui tombait par terre, arma son bras, et lança le projectile vers le chaman au centre. Hélas pour le stendelien, la sagaie ne toucha que le rochelin qui s’était interposé, rebondissant sur sa carapace de pierre.

“Neuf” fit simplement Thalkion. Puis il continua sa besogne. Il esquiva deux gnomes qui lui fonçaient dessus, et para un troisième au niveau de la ceinture. Il le souleva alors, et sans mal le fit s’écraser tête la première contre le sol. Un craquement vint satisfaire l’oreille de Thalkion qui compta : “Huit”. Il frappa de nouveau, mais manqua son coup, et la lame de son sabre vint s’écraser contre le minuscule bras de granit d’un autre monstre. Complètement arrêté, des fourmis dans les doigts, le chevalier ne put enlever la bestiole qui lui sautait sur le bras, celle-ci plantant ses dents pareilles à du silex dans l’avant-bras de l’homme. De rage, ce dernier s’agita, s'ébouriffa et enfin s'arquebouta, faisant tomber le gnome au sol. Un coup rapide éventra la cible. Sept. Attrapant la massue du mort, Thalkion ne put éviter le coup dans les côtes qui le toucha par la gauche, pas plus que le coup de gourdin sur la tête. Il erra, désorienté, pour quelques secondes, mais se remit vite de ses coups. Il fit valser l’épaisse massue et massacra deux rochelins de plus ; et après une feinte, il balança son arme vers le chaman, qui se la prit dans les genoux, faisant de fait cesser le ricanement ignoble de l'intéressé. Six, cinq, quatre, se dit le chevalier. Halwynt se prit encore un coup dans les pieds, ce qui le força à mettre un genoux à terre. Sa rage alors, se mua en véritable haine, et en jetant son sabre, il parvint à stopper net un troisième rochelin. Un bon coup de massue dans la nuque fit définitivement chanceler le chevalier, qui cracha du sang, et se retrouva collé au sol sous l’emprise du gnome qui se trouvait sur son dos. Il essaya de ruer comme un cheval, mais ne reçut qu’un coup supplémentaire à l’arrière de la tête, ce qui fit définitivement apparaître des étoiles dans son champ de vision. Tentant le tout pour le tout, le chevalier se retourna et frappa fort vers le visage enfoncé du rochelin. Il s'explosa d’une part les mains jusqu’au sang et de l’autre les dents du monstre, qui essayait de se dégager, mais sans grand succès. Le chevalier ne comptait plus les rochelins, mais il aurait dû pourtant, puisque le dernier survivant de l’hécatombe revint discrètement de la pénombre pour planter ses grands crocs dans la hanche droite du chevalier. Ce fut le coup de trop, qui acheva Thalkion et lui arracha une quinte de toux sanguinolente. Il allait mourir ici en essayant de sauver des gens qui n’étaient même pas stendeliens.

Et c’est alors qu’une forme dorée vint à sa rencontre.

 

Était-ce Askell, la déesse ninegÿréenne de la mort ?




Quelques remerciements :

      En définitive, ce projet si je l'avais fait seul aurait été moins qualitatif et tout autre. Finalement, il est apparu que plusieurs personnes se sont greffées à celui-ci, à plus ou moins grande échelle, et il est sûr que celles-ci ont énormément contribuées à le rendre meilleur encore de par les touches complètement différentes et les idées complémentaires. Pour le coup j'ai plus qu'aimé construire ce projet avec toutes les personnes que je vais citer puisque ce chantier en lui-même m'a donné beaucoup de plaisir. Changer de camarades de travail, d'ambiance, et tout ce genre de choses qui en découlent on été les meilleures choses qui puissent arriver. Ce projet transpire une pluralité de styles tous différents et pourtant si cohérents et sublimes quand mélangés. Allant de la décoration Lyorienne aux détails Lugnesques de la décoration extérieure ; des bâtiments Thalkiens aux champs modèle Pierrot. En un mot comme en mille, j'ai pris mon pied du début à la fin, et pour ça un grand merci à tous ^^

  Je tiens donc à remercier ici ces quelques personnes pour leur aide sur ce projet qui me tenait tant à cœur, et grâce auxquelles j'ai pu le mettre en place. Tout d'abord, le groupe Simurgh, Lyoriu et titi_montagnard pour votre aide sur la décoration ; mais aussi Ghideon et Jihair pour le soutien moral (et le harcèlement pour que j'en fasse un projet *tousse*) ; Skykkou, Guillaume73 pour la bonne humeur généralisée ; et enfin Pierrot et Lugnasad pour le boulot colossal fourni aboutissant à ce qu'est aujourd'hui cette demande 


Merci à tous du temps accordé à la lecture de cette demande, et bon jeu =)

 

Thal' et Lugnasad o/

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Salutations,

 

Étant une GRANDE admiratrice de la région de Toussaint dans Witcher 3, il est dans la logique des choses que j'apporte mon soutiens à Thalkion. Je serais très heureuse de donner un coup de main pour cette nouvelle aventure qui s'annonce déjà magnifique. ( Réservez moi une maison ! :') )

 

Bon courage pour la suite de cette demande !

 

Amicalement,

 

Shalaevar.

 

 

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Salutations Bonsoir !

 

Je me présente ici pour soutenir cette demande de projet plus que qualitative ! Tout d'abord, faisant partie de cette aventure je peux vous dire que le domaine de Rousset. De plus, avec Pierrot et Thal'  nous avons tout fait pour faire ressentir l'ambiance de la Provence  et clairement on s'y croirait il ne manque que le bruit des cigales !

D'autre part connaissant les qualités architecturales de thal, pierrot et moi-même qui a réussi à prendre le style en peu de temps. Je n'ai aucun doute sur le fait que nous mettrons tout notre investissement sur ce projet  et nous saurons mener à bien ce projet de manière aboutie. De plus ce projet confirmerai que l'Ouest Stendelien produit les meilleurs vins de l'empire.

 

Enfin je tenais à remercier thal pour avoir pu me faire m'éclater à build comme je ne l'avais jamais fait auparavant !

 

J'apporte donc tout mon soutient à cette demande de projet !

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Coucou, 

Je trouvais le projet sur FF très chouette du coup je vous apporte mon soutient !

 

Bise,

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OH bordel ! Il l'a fais !

C'est un grand oui pour le Domaine de Rousset !

C'est la grande classe, c'est beau, c'est du beau boulot et vu la qualité de la parcelle présente sur FF, je suis plus qu'impatient de voir le résultat en map survival.

 

Thalkion est un architecte de génie sur ce serveur et nulle doute qu'il arrivera très facilement à bout de ce projet. Accompagné de Pierrot et Lugnasad, on a affaire à une équipe de très grande qualité. Pierrot étant également un très bon architecte, touche à tout et Lugnasad, un joueur d'expérience depuis des années sur le serveur et qui fournit toujours de très beaux travaux.

 

Le RP est cool et l'inspiration de la Toussaint dans The Witcher est vraiment bien retranscrit dans les builds.

Pour se donner une idée du travail fourni rien que sur la maquette FF, Thalkion m'avait expliqué qu'il avait regardé plusieurs documentaires de C'est pas Sorcier pour voir la confection de A à Z d'un vin artisanal.

 

Bref c'est un gros +1 ! J'ai hâte de prendre quelques vacances aux domaines si de la place pour une petite maison est possible ;)


Cordialement,

 

Stalroc,

Grand Prestataire de la nation d'Aegis,

Roi de Simurgh,

Chevalier de l'Empire

Edited by Stalroc
Oubli d'un titre fondamentale aux yeux du Gouverneur ;)

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Bonsoir, 

 

Après avoir vu les travaux de Thal, Lugna et Pierrot sur FF. Je suis ravis de voir ces constructions aboutir à une demande de projet sur Stendel. Sur Minefield, peu de projet sont aussi représentatifs d’une architecture dite « provençale ». Parlant et vivant parmi ces domaines provinciaux, j’apporte mon plus grand soutien à la réalisation de votre projet, ni vous avez besoin d’aide n’hésitez pas à me le faire savoir. 

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Bonsoir ! 


Je soutiens évidemment Thalkion dans sa demande de projet, pour commencer par des généralités : Thalkion est un joueur connu de la plupart pour la grande qualité de ses builds et de ses roleplays, il en va de soi que ce projet saura être mené à bien grâce à l'équipe de choc dont il a su s'entourer. De plus, son implication pour le serveur n'est plus à prouver, que ce soit grâce à la fantastique reprise de Ronceltiq, des travaux effectués sur FH, des multiples constructions que je ne saurai énumérer, mais également son travail du côté des scribes ! 


Concernant le projet, pour l'avoir suivi de près durant sa conception, tout d'abord, je commencerai par dire que le côté provençal, et l'inspiration qui en découle comme le duché de Toussaint dans The Witcher III est absolument fantastique, je n'ai à ce jour jamais vu de build illustrant aussi bien les villages provençaux et il faut avouer que le résultat est sacrément joli et cohérent ! 
Concernant le build maintenant, c'est une architecture des plus originales, l'utilisation des nombreux nouveaux blocs apporte beaucoup de détail, et des formes tout à fait singulières. Que ce soit au niveau des maisons, des vignes, ou encore des chemin et bâtiments "fonctionnels" tout est une réussite à mon sens, quand on entre sur la parcelle freefield, nous ressentons tout de suite l'ambiance globale du lieu, chacun des bâtiments fonctionnels pour le peu que l'on s'y intéresse transpire la logique, j'irai même jusqu'à dire que c'est une façon très amusante d'en apprendre plus sur les différents métiers de la vigne, et aussi de l'élaboration de vins ! 


Enfin, vous l'aurez compris, c'est un +1 pour mon ami Thalkion ! 
Tu as tout mon soutien pour ta candidature, mais également pour la suite o/ 
Amicalement, Jihair

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J'aime beaucoup, 

 

C'est original comme projet, et on à déjà envie d'aller le visiter ^^

J'aime beaucoup les couleurs, y'en à énormément et pourtant ça reste cohérent, ça ce voit que c'est vraiment travailler, même niveau taille c'est pas énorme, mais c'est juste ce qu'il faut, c'est pas dans l'abus ou juste "regarde c'est moi qui est la plus grosse maison" c'est juste regarde c'est jolie, travaillé et pas surchargé 

 

Beau boulot ! 

 

Vous avez mon soutien pour ce magnifique travail ^^ 

 

Sabowh 

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Bonjour

 

Je viens aujourd'hui soutenir ce magnifique projet qu'est le domaine de Rousset.

Premièrement et l'un des plus importants, l'architecture: Elle est tout bonnement magnifique, rien à redire, on se croirait en effet réellement dans la campagne provençale, il manque que le chant des criquets et un verre de rosé dans la main^^

Le niveau de détail est vraiment super sans faire "trop chargé" et l'utilisation des nouveaux blocs est vraiment judicieux à certains endroits. Les couleurs sont parfaites et très bien choisi, comme dit plus haut il y en a beaucoup mais curieusement ça fait pas trop bien au contraire, excellent travail sur ce point là.

 

Deuxièmement, les joueurs, il n'est plus à prouver que nous avons là des joueurs motivés sérieux et excellents en architecture. Je suis sur que ce projet aboutira il n'y a aucun doute là-dessus. Thalkion, Lugnasad et Pierrot ont fait leurs preuves à plusieurs reprises sur Minefield et continueront avec ce projet à nous en mettre pleins les yeux!

 

Troisièmement le territoire, il est cohérent et a la taille parfaite pour ce genre de petit projet très détaillé, la zone se prête fortement à ce type de construction.

 

Enfin le rp, je ne m'attarderais pas dessus ne l'ayant pas lu mais il m'a l'air bien bien fourni^^

 

Bref très beau projet, qui mérite toute notre attention et notre soutien, bravo les gars et à très vite au concours national des meilleurs vins de l'empire, vous allez faire de l'ombre aux cépages de Glindelhall !!

 

 

Carlyto,grand duc de Glindelhall et gardien du patrimoine d'Aégis

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Bonjour à tous,

 

Je viens apporter mon plus grand soutien à cette demande de projet. Pour commencer par la demande en elle-même, le travail architectural effectué dessus est juste fou. Il n'y a pas le moindre espace qui semble vide, délaissé, tout a été aménagé, décoré, terraformé. L'ambiance qui s'en dégage est réellement exceptionnelle, unique même. En fait, avec la zone d'ambiance par dessus, on ressent vraiment la même ambiance que lorsqu'on arrive à Toussaint dans The Witcher 3. Quand je me balade sur place, j'ai le sentiment d'y être, je ne peux qu'à applaudir le travail sur l'immersion que vous avez fait. Chaque détail à sa place, son explication. Vignes, maisons des ouvriers, caves, roue à eau pour faire de l'huile. Le style de build en lui-même est également très beau. Frais, coloré, original, avec une bonne utilisation des blocs minefield, c'est parfait.

 

Pour revenir sur l'équipe qui nous propose ce beau projet, j'ai confiance en chacun d'entre eux pour sa mise en place. Chaque, ils ont déjà prouvé leur détermination dans leurs projets. L'investigateur, Thalkion, est un joueur connu par la majorité du serveur, et ce n'est pas la première fois qu'il nous étonne avec ses builds. Pour le côtoyer depuis plus de trois ans, je peux affirmer que c'est un joueur déterminé qui va au bout de ce qu'il entreprend. Il ne recule pas devant le travail, aussi colossal soit-il. Son extension sur Ronceltiq et ses montagnes en sont la preuve. En bref, c'est clairement un joueur en qui on peut confier un territoire tout en sachant qu'il en fera une zone travaillée, cohérente et roleplay.

 

 

Un grand soutien pour le domaine de Rousset et son équipe \o/

Bonne chance à vous pour la suite, j'ai hâte de pouvoir venir me promener sur zone in-game !

 

Ghid'

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Yoho o/

 

TLDR: +1

 

je soutiens ce petit havre de paix tout mignon qui promet de bien décorer Stendel. Les joueurs derrière cette petite perle sont des membres actifs et investis dans la communauté et je suis sûre qu'il porterons à fruition ce petit coin de calme et de sérénité.

 

Cordialement,

Xadrow

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Tressui 35 Agrevent de l'an 245 du calendrier Erachien,

De par le Gouverneur Squirkiz, au service de l'Empire,

Adressé au général et chevalier de l'Empire Halwynt Thalkion,

 

Messire Thalkion,

 

Nous avons bien reçu votre missive concernant ce groupe d'individus qui se fait appeler les "Provençaux". Il va de soit que leur installation sera régularisée dans de plus courts délais afin de leur faciliter le commerce avec le reste de nos contrées. J'ai ouïe dire des multiples talents de ces nouveaux arrivants et il me tarde de voir affluer leurs productions affluer dans les différents étal de l'Ouest.

 

Enfin, nous espérons que vous vous remettez peu à peu de vos blessures récoltées lors de cette expédition. Je ne sais pas si vous avez eu le temps de vous intéresser aux mondanités de la capitale depuis votre retour, mais vos aventures -voire exploits- répétés commencent à vous construire une renommée admirable. 

 

Continuez de nous honorer comme vous n'avez cessé de le faire depuis votre chevaliérisation, Halwynt Thalkion !

 

Longue vie à l'Empire.

Gouverneur Squirkiz. 


 

Divulgacher

 

Okok passons aux choses sérieuses

Les plus

+ Des constructions très originales et bien réalisées. C'est vrai qu'on ressent bien l'inspiration de Toussaint dont j'ai essayé, avec moins de ferveur et de succès, de m'inspirer pour la dernière extension d'Aégis.

+ La possibilité de visiter sur FF, GG

+ Un soutien unanime de la communauté et de gens très beaux

+ RP très propre, pas de faute détectée à la lecture, GG

+ Un soutien du grand prestataire de la ville d'Aégis, c'est ça qui a finit de me convaincre

 

Le(s) moins

- Le RP un peu confus, y'a un passage qui est là en triple et je suis toujours pas sûr que ce soit un fail ou un effet de style. Le passage qui contient "sans doute jugée trop simple et nulle" revient trois fois (c'est quoi une missive nulle ? x) Je trouve ça un peu hors-contexte comme qualificatif dans un RP aussi soigné. Soit je connais pas cette utilisation "mediévale" du terme, soit c'est vraiment curieux)

 

Ah, au cas où c'était pas clair : Go ! Go ! Go !

 

 

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Quelle joie de voir l'installation de ces nouveaux voisins approuvée !
Puisqu'une route nous relie directement, Ultharik serait plus qu'heureuse de commercer avec le Domaine de Rousset dès que la première cuvée sera prête à la dégustation.

En effet, vos prouesses viticoles et vinicoles nous ayant été rapportées, nous serions ravis de garnir nos banquets de quelques-unes de vos charmantes bouteilles.

 

Salutations distinguées,

Alexas,

Chancelier d'Ultharik.

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